Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for mai 2010

Nouvelles internationales… (Voltaire http://www.voltairenet.org/fr)

Posted by sylvainguillemette sur 13 mai, 2010

Honduras : l’ONU s’émeut des assassinats de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

http://www.voltairenet.org/article165370.html

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Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.

http://www.voltairenet.org/article165371.html

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Faisal Shahzad accusé de faire ce que fait Washington

Posted by sylvainguillemette sur 6 mai, 2010

https://i1.wp.com/www.emarrakech.info/photo/653457-796445.jpgFaisal Shahzad s’est fait arrêter par les autorités policières états-uniennes, heureusement, avant qu’il parte pour le Pakistan. Il a heureusement également, raté son attentat, qui aurait coûté la vie à plusieurs passants, dont certains d’entre ceux-là, étaient des innocents aux premières observations*. Ce qui est toutefois questionnable, c’est la méthode d’accusation, et les propos terriblement hypocrites du président Barack Obama.

Faisal Shahzad sera inculpé de cinq chefs d’accusation, dont deux d’entre eux seront; Acte terroriste, tentative d’utilisation d’une Arme de Destruction Massive. Cela implique donc qu’il y ait eu, un acte terroriste. Nous pourrions condamner Faisal Shahzad pour avoir terrorisé une population, de par toute la mise en branle que son opération a suscité. Nous pourrions l’accuser d’avoir désiré commettre un attentat terroriste, mais celui-ci n’a pas eu lieu finalement, puisque la bombe artisanale n’a pas éclaté. Ce qui nous amène donc à dire que, Faisal Shahzad n’a pas commit d’acte terroriste, puisqu’il a échoué et qu’il n’est donc pas passible d’une telle accusation. La volonté y était, et c’est tout ce dont on peut l’accuser.

Maintenant, en ce qui concerne l’accusation d’avoir voulu utiliser une ADM, cela n’a tout simplement aucun sens. Car, les armes conventionnelles utilisées par nos forces (canadiennes), par celles de l’OTAN, et par celles de tous les pays de la planète pratiquement, qui ont les moyens de posséder une armée conventionnelle, sont définitivement plus puissantes que celle concoctée par Faisal Shahzad. Nous fabriquons donc tous, et utilisons donc tous, selon le constat de Washington, des Armes de Destruction Massive. Votre Barbecue en est peut-être une! L’explosion qui aurait retenti de cette arme artisanale, n’aurait en rien été comparable aux bombes larguées par nos F-18. L’explosion de cette arme artisanale, si elle s’inscrit dans les Armes de Destruction Massive, aurait tout de même été moindrement puissante que celles que nous utilisons constamment. Ce qui m’amène à dire que, nous possédons des ADM, et que nous les utilisons, cela, en toute contradiction avec les accusations que l’on porte contre nos ennemis idéologiques. Bref, les ADM que Faisal Shahzad n’a pas droit de posséder et d’utiliser, sont permises à l’OTAN, et à ses membres, tant qu’ils respectent les intérêts suprêmes de la bourgeoisie internationale. Autrement dit, Washington nous dit : «Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, et ce que mes alliés font!»

D’autre part, dans l’ordre de la double mesure, le président Barack Obama ne laisse pas sa place! Il invite sa population à ne pas céder «à la peur, à la terreur et aux intimidations». Or, là encore, les contradictions se multiplient comme des microbes. Puisque les discours «de peur, de terreur et les intimidations», sont monnaie courante lorsque Washington, pour faire plier les autres États à ses caprices d’Empire, verbalise avec ses interlocuteurs. Ne prenons par exemple que l’Iran, que Washington fustige de sanctions, tout en possédant elle-même, ce dont elle accuse l’Iran de vouloir posséder. Une arme nucléaire! Une ADM! Aussi, ces discours de chantage furent ceux émis avant l’invasion illégale de l’Irak, et de tous les autres pays qui ont subi d’ailleurs, l’occupation du maître des ADM. Jamais les États-Unis d’Amérique n’ont considéré leurs interlocuteurs comme des égaux, mais plutôt, comme des faibles, qu’il fallait de plus, en négociant, menacer, terroriser et faire plier sous le chantage.

S’il fallait accuser tout le monde possédant l’équivalence en explosifs, de la bombe artisanale de Faisal Shahzad, il n’y aurait plus une seule armée sur Terre, qui ne soit pas du lot de terroristes. S’il fallait que l’on accuse de terrorisme, chaque acteur qui propose la terreur comme solution miracle aux mésententes, toutes les armées du monde y passeraient, y compris la nôtre, qui terrorise les afghans sur leur propre territoire. S’il fallait que chaque «volonté de terroriser» soit considérée comme un acte de terrorisme, encore là, les États-Unis d’Amérique seraient le berceau du terrorisme, avec d’autres États de leur calibre. Combien de fois les États-Unis d’Amérique ont-ils envahi  ou menacé d’envahir d’autres États, qu’ils ne considéraient pas comme légitimes? Combien de fois Washington a-t-elle menacé d’utiliser l’arme nucléaire contre d’autres États, elle qui accuse ces autres États de vouloir posséder ce qu’elle possède, et d’en faire, ce que seule, elle, a finalement osé en faire contre les civils japonais (À deux reprises!)?

Faisal Shahzad est certainement une vermine qui voulait tuer des gens, et il doit payer pour son crime. Cela dit, les États-Unis d’Amérique ont tellement terrorisé de populations au niveau mondial, qu’il est infaillible qu’ils soient détestés par certains. Des bombes comme celle qui n’a pas explosé au Times Square, les États-Unis d’Amérique en ont larguées des tonnes sur des populations pourtant civiles (Au Vietnam, Washington a largué plus de 2 000 000 de tonnes de bombes!)! Jamais on ne les a accusés de terrorisme! Jamais on ne les a accusés de posséder des ADM! Et pourtant!

Les États-Unis d’Amérique ont, semble-t-il, ce droit immuable de faire ce qu’ils interdisent aux autres, et la communauté internationale ici, n’ose pas parler, de peur de se faire «intimider, de se faire terroriser et de se faire punir» à son tour par l’Empire qu’est Washington. Il serait également opportun pour moi, de dénoncer ce que font finalement les forts, contre leurs plus faibles ennemis. Dans le camp de Varsovie, sous occupation allemande-nazie, les juifs qui tentaient de se battre contre les gardiens allemands-nazis, étaient selon ces derniers, des terroristes! Ce qu’il faut comprendre, c’est que toutes les guerres sont terrorisantes et que lorsque les faibles réussissent à frapper distinctement les forts, ceux-ci taxent les faibles de terroristes par vengeance. Par exemple, Faisal Shahzad ne disposait pas d’avion bombardiers, qui pourtant, aurait causé bien plus de dommages qu’une arme artisanale telle qu’il a conçu la sienne. Des bombardiers plus puissants que le bombe de Faisal Shahzad, les États-Unis d’Amérique en utilisent tous les jours en Irak, ou en Afghanistan.

C’est simple! Si vous osez attaquer l’Empire, même avec des moyens de pacotille, qu’elle utilise elle aussi, vous n’êtes qu’une saleté de terroriste, et non pas un militant pour votre cause! Les seuls «gentils», sont ceux qui possèdent les armes de destruction massive modernes et le Capital!

*Comment justifier l’innocence, quand son pays envahit puis occupe d’autres pays, quand son pays possède des ADM (Dont au moins 5000 armes nucléaires, que l’on refuse à Téhéran!), quand son pays renverse (Plus de 45!) des États à travers la planète pour satisfaire son impérialisme, quand son pays pratique et prône le terrorisme (Une bombe de 500 kilos qui tombe sur votre maison, croyez-moi, c’est terrorisant!) à sens unique, quand son pays pratique l’internement illégal (Guantanamo et les autres prisons secrète, sinon, les 5 cubains…), quand son pays pratique la torture, quand son pays ne respecte bref, pas les règles qu’il entend imposer aux autres?

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Palmarès des paravents de la C.I.A.

Posted by sylvainguillemette sur 3 mai, 2010

https://i0.wp.com/www.interet-general.info/IMG/CIA-Logo-1-25.jpgRSF, comme toujours, rend disponible son propre palmarès subjectif des libertés d’expression brimées dans le monde. Mais ce faisant, ladite «ONG» rend également disponible sa teinte idéologique, et donc, le fait qu’elle ferme les yeux sur d’autres privations de ces droits, dans des pays qui lui semblent démocratiquement modernes, mais qui n’agissent pourtant pas selon leurs prêcheries (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ).

En exemples, RSF cite toujours ses mêmes ennemis idéologiques; «la dictature cubaine», les FARC en Colombie,  la Libye, quelques groupes africains armés, le président du Yémen, le Mollah Omar, le président tchétchène, etc..

Mais dans cette liste, comme vous le constatez, s’y trouvent des pays qui respectent la liberté de presse et d’expression. Par exemple, Cuba, souvent accusée injustement par le paravent qu’est RSF pour la CIA. Cuba n’a pas brimé la liberté de presse et d’ailleurs, laisse une cubaine du nom de Yoani Sánchez, pourtant financée, comme d’autres dissidents, illégalement par un ou des États étrangers pour renverser le gouvernement cubain, dire ce qu’elle veut sur le gouvernement, que cela soit fondé ou non. Or, rappelons également que, ce crime, aux États-Unis, est passible de la peine de mort, ou d’une peine à perpétuité. Il n’y a pas de liberté d’expression brimée à Cuba, qui ne soit pas brimée aux États-Unis, mais un socialisme, qui dérange les capitalistes et leurs valets, autant à Washington qu’en Europe. Et RSF, visiblement, est l’un de ces valets.

Quant au régime avec lequel n’est pas d’accord RSF à Cuba, il serait aisé aujourd’hui de dénoncer la position de l’«ONG», puisque si le tableau devait faire état de la qualité de vie des cubains, versus celle des pays avoisinants dont ne parle guère le paravent de la CIA, Cuba se hisserait facilement au sommet. À Cuba, la qualité de vie, malgré la pauvreté de l’État, demeure une priorité pour l’État. La longévité cubaine se compare à celle du Canada, et son taux de mortalité infantile est meilleur que ce lui des États-Unis d’Amérique. Dans ce pays dernièrement cité, les soins de santé sont inaccessibles à plusieurs millions de ses habitants (près d’un sixième!), ce qui n’est pas vrai à Cuba. Si Cuba exerce une économie alternative à celle des grands bourgeois de ce monde, elle ne tient pas pour autant, son peuple en otage, contre des capitaux. N’importe lequel des lecteurs ici, préféreraient de loin vivre à Cuba, qu’en République dominicaine, qu’à Haïti, etc.. Des pays dont ne parle pourtant pas RSF quant à leur liberté de presse, également malmenée et concertée pour soutenir toute aberration capitaliste.

Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie sont également de la partie, eux qui auraient, selon le paravent de la CIA qu’est RSF, tué ou enlevé des journalistes. Or, en Colombie, le gouvernement d’Alvaro Uribe est loin d’être transparent, et s’inscrit au nombre des tueurs de masse les plus importants; des journalistes, des syndicalistes et des militants pacifistes. En décembre 2009, la presse internationale faisait mention de la découverte d’un charnier important, regroupant plus de 2000 cadavres. Aux alentours, les habitants parlaient eux, du débarras du gouvernement en ce qui concerne les «militants syndicalistes». Le gouvernement parle pour sa part, de corps de militants des FARC. Mais l’un ou l’autre des scénarios supposent tout de même, une exécution sommaire et arbitraire. RSF demeure muette sur le dossier, et contradictoire donc, avec ses propres prétentions! C’est que cela ne va pas de pair avec l’agenda de la CIA qu’est également le sien. Ce charnier aurait été rempli par les forces paramilitaires d’extrême droite, payées elles, par le gouvernement d’Alvaro Uribe, ami de Washington.

Il serait aussi important de rappeler qu’RSF a supporté ouvertement la guerre illégale déclenchée par George Bush Jr en Irak, et qu’elle n’a jamais condamné les exactions commises par son armée là-bas. Elle n’a jamais condamné le meurtre délibéré des deux journalistes de Reuters sur le balcon d’un hôtel populaire de Bagdad, et n’a pas non plus condamné la prison d’Abu Graïb et ses tortures systématiques et quotidiennes. Elle n’a pas non plus condamné la prison illégale de Guantanamo, où sont également systématiquement torturés, des prisonniers dits d’exception, qui finalement, n’ont plus aucun droit, ni pour les États-Unis d’Amérique, ni pour RSF. RSF n’a jamais condamné l’emprisonnement de l’enfant-soldat Omar Khadr, qui était pourtant mineur lors de son arrestation dans un pays qu’occupait Washington, illégalement également.

RSF est similairement demeurée discrète, quant au Coup d’État mené par les États-Unis, l’an dernier, au Honduras. Des stations de radio s’opposant au Coup d’État y ont été systématiquement fermées, et les opposants de ce Coup d’État disparaissent peu à peu, laissant pourtant la prétendue «ONG» sans le moindre mot sur le cas. Pourtant, après que Caracas n’ait légalement pas renouvelée les licences de quelques stations putchistes (Globovision et RCTV entre autres) ayant participé à une tentative Coup d’État en 2002 – ayant appelé la population à assassiner le président et à prendre les armes contre le gouvernement– contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez, ladite «ONG» s’insurgeait contre un soit disant «droit d’expression» brimé de ces stations putchistes. Incapable d’être une seule seconde cohérente, RSF n’a jamais pu expliquer son soutien aveugle à l’opposition vénézuélienne. Ce sont plutôt ses liens prouvés avec la CIA, qui ont tout expliquer…

En Bolivie également, les meurtres commis à l’endroit du gouvernement, et les milices d’extrême droite et sécessionnistes de Santa Cruz, organisées et financées elles aussi par Washington, n’ont jamais été dénoncées par le paravent de la CIA qu’est RSF. Mais là aussi, le gouvernement est à tendance socialiste, donc alternatif aux intérêts de la haute bourgeoisie que défend finalement, ladite «ONG».

L’Amérique latine toute entière s’est vue imposée de la doctrine états-unienne par les armes durant le dernier siècle, une habitude qui ne semble pas se désister à Washington pour ce siècle-ci. Washington a mobilisé une flotte toute entière aux abords du Venezuela, menaçant ainsi, un pays souverain «ayant pratiqué sa démocratie». Et en Colombie, que ne dénoncent pas les vautours de RSF, les forces terrestres états-uniennes s’y sont aussi massées, dans un accord entre la Colombie et les États-Unis d’Amérique, se préparant ainsi, à jouer un rôle d’extermination des FARC, et à faire pression sur le Venezuela d’Hugo Chavez voisin. C’est sans parler là, des basses tactiques qu’emploient les forces capitalistes pour exterminer leurs opposants. Raul Reyes avait été assassiné par les états-uniens et les français, qui lui avaient donné un téléphone satellite à des fins de négociations, sur lequel était en réalité braqué un missile guidé (Cette attaque a tué des civils au passage, et n’a pourtant pas choqué RSF ou les instances internationales «chargées de surveiller le terrorisme international».). Cela n’est pas sans rappeler la façon dont les russes se débarrassaient des leaders tchétchènes, ce que dénonçaient pourtant ses opposants de l’OTAN, qui aujourd’hui, pratiquent le même «sport».

http://futurrouge.files.wordpress.com/2010/02/cia1.jpgBref, en gros, Reporters Sans Frontières est incapable d’accuser ses amis, des mêmes accusations qu’elle laisse pourtant planer sur des États qui font exactement la même chose pourtant, même en moindre gravité. Par exemple, aux États-Unis d’Amérique, il est illégal de recevoir des matériaux subversifs, d’un État étranger, en vue de déstabiliser le gouvernement, ce que font pourtant les «dissidents cubains» que soutiennent les sbires d’RSF.  Aux États-Unis, il est condamnable de commettre des attentats terroristes, mais pourtant, Luis Posada Cariles jouit d’une liberté quasi-totale, et d’une protection mafieuse pratico légale. Ce dernier a pourtant fait exploser un avion bourré de civils, fait exploser des discothèques et des hôtels cubains, cela, avec le soutien inconditionnel de la CIA, donc des États-Unis d’Amérique. Pourquoi ici, RSF ne dénonce pas ce qui s’apparente à du «terrorisme», et à ce qui semble à tout de moins être, un «financement d’actes terroristes» de la part de Washington.

La réponse à ces questions est pourtant simple, et la provenance des fonds permettant à RSF d’opérer à travers le monde, renchérie cette réponse. RSF n’est pas une ONG et ne défend pas les libertés d’expression. Elle n’est qu’un paravent à l’organisation terroriste la mieux financée du monde, et la seule apte à opérer sans se faire accuser par quiconque. Elle est un portevoix pour les agents de la CIA et l’interprète de la cause bourgeoise internationale!

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De la pathologie individuelle, à la pathologie sociale

Posted by sylvainguillemette sur 2 mai, 2010

Un lien étroit existe entre la transformation de notre société et le mal vécu subjectivement par les hommes et les femmes de notre société. Trop souvent, on fait état d’un mal individuel qui à mon avis, découle davantage des failles de notre système capitaliste. Voici mon point :

Si nous reculons de quelques décennies, nous pouvons constater que l’étau des interdits était contrôlé par l’Église par l’explication idéalisée des problèmes collectifs et individuels. Or, si l’individu se croit libéré des interdits, ce qui permet un développement sans entraves, il vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur de cet impératif de liberté. L’obsession du pêché est remplacée par la peur de la panne, la peur de l’impuissance, d’où le tableau clinique que nous retrouvons souvent en séance de thérapie : dépression, sentiment de vide intérieur, indifférence, etc. L’ère de l’individualisation des malaises. Pour reprendre la formule de Robert Elias : nous sommes de plus en plus une société des individus et non une société prônant une vision globale et commune.

Toutefois, rappelons-nous d’un principe élémentaire : chacune des conceptions subjectives d’un problème individuel est construite dans un contexte social particulier. L’individu naît du social et le social est l’individu. Cette liaison dépend donc de la spécificité d’un peuple, de son histoire, de son évolution… bref, de son continuum et ses configurations structurelles. Impossible de penser la société en dehors d’un phénomène de mouvement continu et de changement.

Si nous nous fions à l’individualisme américain étudié par Alan Enrhenberg, nous comprenons que pour lui, l’individu est par lui-même une institution : il s’autogouverne, se détermine et agit par lui-même. Il doit être libre de ses choix pour son accomplissement personnel. Si nous nous appuyons sur un fond puritain en analysant le rapport de l’homme en lien avec une vision idéaliste, certes nous pouvons mentionner qu’il s’agit d’un agent moral indépendant voué à la quête de la liberté. Cependant, cette conception de l’autonomie est dépassée et devient de plus en plus difficile à préserver dans une société qui se complexifie et dans laquelle les rapports sociaux se dépersonnalisent. Nous pouvons donc comprendre dans ce contexte d’évolution, l’importance qu’a jouée le développement de la psychologie. Elle peut être considérée comme un apport ou comme un support permettant à l’individu de conserver ou de retrouver une apparence d’autonomie dans une société qui se modifie. Cette façon de traiter les problèmes s’est imposée par une psychologie du Moi. Toutefois, je questionne : être soi-même, c’est d’avoir la capacité à exercer son autonomie dans le monde social. Non? Nous recherchons alors à travers les traitements, à favoriser l’adaptation sociale d’un individu, mais sans jamais re-questionner l’évolution de cette même société. Comme si cette évolution était en dehors de nous, en dehors de notre contrôle. Depuis 20 ans, il y a pourtant éclosion de diagnostics, tels que : dépression, personnalité borderline, personnalité antisociale, etc.

Selon moi, ces pathologies dites individuelles sont aussi des pathologies sociales, parce que l’autonomie repose sur la capacité à l’individu de se réaliser dans la société. Comment se réaliser dans une société malade?

En effet, l’autonomie est le produit de l’Histoire et elle se retrouve souvent prise entre les conflits politiques et sociaux. Elle est l’expression de l’indépendance à l’intérieur des intérêts généraux à protéger, ce qui est supposé être le rôle de l’État, mais les pressions du marché mondialisé nous mènent vers une désinstitutionnalisation, dé-protection, dé-régularisation, privatisation et j’en passe…

L’abandon progressif de la société par l’État laisse les individus à eux-mêmes et  aux faiblesses de la société civile. C’est désormais un individualisme de dé-liaison, ce qui dépouille l’individu des protections publiques nécessaires à l’exercice de son autonomie. Nous sommes actuellement comme société fixée sur une conception de l’autonomie liée à un État idéaliste qui soumet la protection de l’individu à l’individu sans égards aux inégalités et à sa capacité de déploiement de ses ressources personnelles. Le problème est remis entre leurs mains et ces mêmes personnes arrivent dans notre bureau démolies et coupables… mais, coupables de quoi?

Nous sommes davantage une clinique de la perte, perte de confiance en soi liée, entre autres, à la perte de son travail ou de son logement, en un mot, à la précarité… Je l’appelle la clinique de la souffrance sociale. Ces pertes sont toutes en lien direct avec l’évolution d’une société capitaliste qui se refuse de voir ses failles. L’histoire sociale nous montre que pour vivre pleinement sur le plan de notre autonomie et pour chercher à atteindre un équilibre entre l’homme et la société qu’il crée, l’homme doit reposer sur l’existence d’institutions et la présence d’un État favorisant un bien commun. Tout n’est pas affaire de mobilisation personnelle.

Geneviève Vadeboncoeur

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