Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Le mythe des banques canadiennes

Posted by sylvainguillemette sur 21 juin, 2010

https://i2.wp.com/img.src.ca/2009/04/23/480x270/PC_090423banque-du-canada_8.jpgDéfaisons ce mythe illico qu’on nous foute la paix avec ce compte de fée. Le Canada n’a pas un meilleur système bancaire que ses homologues. Il ne fut qu’imperméable à une tricherie annoncée des capitalistes, de ces libertariens changeant de couleur comme des caméléons, au gré des saisons, et des tempêtes surtout.

De fait, le système capitaliste, qu’il soit corporatiste ou non, s’est écroulé en 2008. Washington a fait imprimer des milliers de milliards de dollars pour ramener les banques privées sur le droit chemin. Les capitalistes ont donc, de fait, triché, pour apporter de l’eau au moulin. Leur système est bel et bien mort. Aujourd’hui, si le système capitaliste semble pouvoir continuer à produire indéfiniment de la richesse, c’est parce que l’on a triché, ni plus, ni moins. Et les banques canadiennes n’y auraient changé non plus, d’aucune autre façon que ce soit.

Maintenant que cela est éclairé, tenons compte de ce fait et jugeons les performances bancaires du Canada, tout en tenant compte de la tricherie, et voyons si celle-ci y est pour quelque chose dans les dites performances des banques canadiennes par rapport aux autres. Parce que qui dit tricherie, dit aussi résultants non concluants. Ou totalitarisme dans ce cas précis.

Si les banques états-uniennes n’avaient pas été soutenues par les contribuables états-uniens, même si ce fut sans leur consentement, aucune banque, ni canadienne, n’aurait pu passer à travers cette autre mort du système capitaliste. Oui, oui, ce n’est pas la première fois que les capitalistes trichent pour redonner un brin de vie à leur système parasitaire.

Imaginons un seul instant que les banques états-uniennes tombent, les unes après les autres, et que leurs millions épargnants, du coup, se retrouvent eux aussi sans le moindre sou. Faites vous-même un calcul rapide dans votre tête. Calculez ces millions d’épargnants, qui, du jour au lendemain, ne peuvent plus acheter, ni consommer…  Imaginez donc, par la suite, que ceux qui créent la richesse que les premiers ne peuvent plus consommer, se retrouvent eux aussi sans emploi, puisque personne ne consomme leur production. Les dominos, vous connaissez?

En 2008, si l’on avait laissé les banques crever comme les libertariens le souhaitent ardemment, nous serions plus près de la révolution que j’attends avec mes camarades socialistes. Les unes après les autres, même les canadiennes, ces banques se seraient mises en faillite. Pourquoi? Parce que les économies canadiennes et états-uniennes sont intimement liées. Et que si  les États-Unis d’Amérique ont la grippe, eh bien on tousse ici!

Donc, les Canadiens auraient eux aussi, connu l’une des pires crises jamais vécues, si nous n’avions pas triché en 2008…

«Le capitalisme pur et dur!» disent les libertariens… Le problème, c’est que les plus riches bourgeois de ce monde sont parfaitement d’accords avec ces libertariens! Mais lorsqu’ils sont confrontés à une crise, et que du coup, ils peuvent tirer profit d’une situation misérable d’autrui, ces bourgeois se transforment en cannibales et laissent de côté leur propagande maladroite!

Car, et on peut désormais le constater, le capitalisme n’existe pas réellement. Et pour faire survivre un système tout aussi parasitaire, il aura fallu à la bourgeoisie, créer un autre contrat social, sans le consentement des contribuables, mais aux frais de ceux-ci! Ainsi, pour faire survivre le système corporatiste, issu d’idées capitalistes, les capitalistes sont prêts à tricher, à imprimer des billets de banque et à faire à peu près n’importe quoi à son prochain.

Et les banques canadiennes dans tout ça? Sans tricherie des capitalistes, pas de contribuables états-uniens sur le marché du travail, puisqu’ils perdent du coup, toutes leurs épargnes! Pas de contribuables états-uniens sur le marché du travail, pas de demande pour le Canada! Pas de demande pour le Canada, pas de travail au Canada! Pas de travail au Canada? Pas d’épargnants canadiens! Pas d’épargnants canadiens? Eh bien! Tout le monde a saisi ou je dois faire un dessin?

Les capitalistes sont des tricheurs. Débarrassons-nous du capitalisme et coupons tout de suite le chemin de ces imposteurs, déguisés en sauveurs, que sont les libertariens! Les libertariens ne sont que la suite des choses, de ce système parasitaire, riche en dogmes et en mythes!

8 Réponses to “Le mythe des banques canadiennes”

  1. Jean-Sébastien Vézina-Girard said

    Le système bancaire canadien comme le système états-unien est au-dessus des lois. Il fait bien ce qu’il veut de toute façon et si cela implique de prendre l’argent des contribuables dans la caisse fédérale et bien il va le faire. Les gouvernements sont assujetti au grandes banques, car les gouvernements capitalistes dépendent de la circulation de monnaie provenant des banques capitaliste elles aussi, qui contrôle les lois du marché mais pas le marché lui même. Car le marché est régulé par les bourses mais n’est contrôlé que par une poignée d’individu qui croi que le monde leur appartienne. Mais comme Geneviève le disait tout nos rapport d’aujourd’hui tournent autour de la consommation qui est référence du statut social dans lequel nous appartenons car comme tu le dis Sylvain pas d’argent, pas de profit, pas de profit pas de capitalisme!

    L’argent ou le capital est le carburant du système économique actuel, à la base la monnaie était justement une monnaie d’échange entre produits qui justement avait une valeur réel. Mais avec le temps et surtout depuis que le système capitaliste a permis l’accumulation de cette monnaie et bien la monnaie est devenu capital puisque l’intermédiaire entre l’argent et l’ouvrier ou le producteur et l’acheteur c’est insérer dans le rapport simple d’échange, le système est devenu malade. Puisque cette monnaie ce capital a crée des innégalités social comme jamais la société humaine n’avaient été en mesure de voir ou de constater.

    Le système capitaliste est donc malade depuis sa création c’est pour cela qu’il est voué à l’échec, les contradictions y sont tellement fortes que ce système tombe à tous les 30-40 ans et est sauvé par la classe social qui possède pourtant le moins de moyen, le prolétariat, donc la bourgeoisie à besoin du prolétariat pour créé sa richesse et pour le sauver de temps en temps.

  2. C’est probablement l’article le moins étayé qu’il m’ait été donné de lire de toute ma vie. Aucun chiffre à l’appui, aucun fait réel, que des ragots, et une « thèse » qui mérite rien de moins qu’un coup de pied au derrière.

    Et pourtant, je suis d’accord avec un point: il est vrai que des banques (et non les banques) ont été soutenues sans le consentement des contribuables, ce qui est inacceptable. Il aurait fallu laisser la loi du marché agir, et ainsi assainir ce marché trop concentré. Plus de banques, plus petites, quelques gros joueurs, en santé, et nous aurions un meilleur panorama financier.

    Ceci dit, ce n’est pas avec une « catastrophe bancaire » que se fera votre révolution tant souhaitée, j’en suis certain. Car l’économie de marché a cette faculté de se relever des pires crises, l’histoire en est garante. Le système capitaliste ne tombera pas, ne vous en déplaise.

  3. sylvainguillemette said

    C’est vrai JSP, je n’ai pas mis beaucoup de chiffres, mais ils étaient inutiles, alors… J’aurais pu, mais ça ne servait à rien, car mon point était que, de toute façon, le système capitaliste avait triché pour continuer d’exister. Si les États-Unis d’Amérique n’achètent plus la production canadienne, cela, du jour au lendemain, eh bien vous constaterez comme moi, la faillite de plusieurs compagnies canadiennes. Et si les banques états-uniennes font faillite, qu’elles font disparaître du coup, les épargnes des épargnants, eh bien ceux-ci ne consomment plus non plus, et font le jeu du «Domino».

    Alors, on peut donc dire que les banques canadiennes n’ont survécu, que parce que le capitalisme a triché pour demeurer en vie, cela, aux frais des contribuables, dont le prolétariat fait bien sur partie. Bref, la survie des banques canadiennes n’est que superficielle, et elle aussi, dépend malheureusement, de la tricherie des capitalistes.

    Maintenant, vos insultes ne sont pas les bienvenues. Si vous voulez débattre avec nous, faites-le avec politesse et apportez vos arguments, comme vous apportez votre vin au vieux Duluth.

    Quand vous dites «Il aurait fallu laisser la loi du marché agir, et ainsi assainir ce marché trop concentré. Plus de banques, plus petites, quelques gros joueurs, en santé, et nous aurions un meilleur panorama financier.», je crois que vous faites fi du fait que, ces millions d’épargnants perdant du coup leurs épargnes, se seraient concentrés dans la rue, en grognant. Et que comme par magie inversée, le libre marché aurait réglé son propre cas. Le capitalisme serait tombé. Et des pays auraient suivi très rapidement, et c’est pourquoi tous ces États capitalistes ont accepté de piler sur leurs principes non-fonctionnels dans le faits. Contrairement à vous, ceux-là savaient que le tout allait tomber, s’il ne le soutenait pas. D’ailleurs, les soupapes sociales, ces contrats sociaux, comme les «30 glorieuses», ne sont que ça, des soupapes. Mais ces simples soupapes ont maintes fois sauvé le capitalisme, si impur soit-il! Alors avec votre «meilleur panorama financier», je crois que vous faites office de mauvais tireur de cartes!

    Et les seules raisons pour lesquelles votre système capitaliste ne tombera pas à court terme, c’est précisément parce que vous êtes incapable de ne pas tricher. D’ailleurs, quand le système en était à sa pleine expansion dans ses propres frontières, les États capitalistes ont agrandies celles-ci en faisant la guerre aux États socialistes, pour y imposer, par la force, le capitalisme si impur soit-il.

    Alors, bref, dans les faits, votre système capitaliste repose sur la tricherie, comme ce sauvetage des banques en 2008. Si ces banques étaient tombées, les épargnants de ce pays auraient renvoyé le capitalisme. Mais en trichant, en mettant sur le dos des contribuables les dettes de «banques privées chummy du pouvoir», les capitalistes ont remis, une fois de plus -parce que ce n’est pas la première!- la mort du capitalisme à plus tard!

    En fait, vous n’êtes qu’une bande de mauvais perdants, une bande de tricheurs, en plus d’être des larves exploitantes ne sachant pas argumenter leur existence.

    Le système capitaliste est déjà tombé, c’est maintenant de son revenant qu’on souffre! Le capitalisme meure aux trente/quarante ans. Allez prêcher vos dogmes à d’autres.

    C’est en fait encore plus simple que cela! Sans prolétaire, pas de capitalistes! Pas d’épargnant? Pas de banque, ni privée, ni sociale! En fait mon gros parasite préféré, vous devez votre souffle, votre bouffe et votre eau aux travailleurs qui vous font grassement vivre. Faites donc comme tout le monde! Trouvez vous une job!

  4. Jean-Sébastien Vézina-Girard said

    Faire de l’argent avec de l’argent est malsain car aucune valeur sur un produit n’est crée. Seule une valeur sur une monnaie déjà existante ou bien sur la spéculation de ce qui n’existe même pas, voici le visage du capitalisme en ce début de 21e siècle. Les banques et les bourses en sont l’exemple parfait. Le capitalisme depuis sa création enrivon 400 ans ne cesse de crée des sous-classes intermédiaires pour adoucir le « clash » des classes.

  5. sylvainguillemette said

    «À l’écouter, les banques canadiennes se sont bien comportées pendant la crise, bien qu’elles aient reçu près de 200 milliards de dollars du gouvernement à travers la Société canadienne d’Habitation et de logement pour éviter qu’elles ne soient défavorisées.»

    http://www.mpsquebec.org/

    Elles en ont reçu, elles aussi, du fric d’autrui pour survivre! Et en passant par là, GM aussi a été sauvé. Et bien d’autres petites entreprises privées.

  6. sylvainguillemette said

    En fait, le mythe, c’est que les capitalistes soient indispensables dans nos sociétés. Or, on voit bien ici qu’on est toujours obligés de sauver le derrière de ces parasites, et que c’est finalement le prolétariat qui est indispensable aux bourgeois de merde. Sans le prolétariat pour ramasser ses dégâts, la bourgeoisie se noierait dans son propre vomit. Les bourgeois sont comme des malades en phase finale, ils sont paresseux, médiocres et dépendant des autres et des machines pour leur survie.

  7. J’adore la logique appliquée dans ce petit blogue:

    Monsieur Guillemette écrit:
    « Maintenant, vos insultes ne sont pas les bienvenues. Si vous voulez débattre avec nous, faites-le avec politesse et apportez vos arguments »

    Ensuite, il écrit, plus loin:
    « […]aux bourgeois de merde. Sans le prolétariat pour ramasser ses dégâts, la bourgeoisie se noierait dans son propre vomit. Les bourgeois sont comme des malades en phase finale, ils sont paresseux, médiocres et dépendant des autres et des machines pour leur survie. »

    Deux poids, deux mesures.

    Alors, je réponds que le prolétariat n’est PAS de la merde et que je ne les trouvent pas médiocres. Vous voyez, je ne suis pas comme vous, j’aime bien mon prochain….

  8. sylvainguillemette said

    Les bourgeois sont inutiles, alors que le prolétariat crée sa demande, et sa propre offre. Je n’ai pas peur d’insulter le bourgeois, en tant que titre. Mon prochain, après la chute du capitalisme, du corporatisme et/ou du libertarisme, ne sera que prolétaire. J’aime donc aussi mon prochain mon cher JSP.

    Vous voulez des «Deux poids deux mesures.»?

    Jacques Saint-Pierre condamne le terrorisme des Palestinien, mais soutient celui des Israéliens et des États-Uniens.

    Jacques Saint-Pierre condamne la prise de prisonniers de la part des FARC, mais ne condamne pas les enlèvements de la CIA, ceux du gouvernement de la Colombie, et l’ensemble des enlèvements de socialistes en Amérique latine, orchestré par la Maison blanche, sous toutes les présidences.

    Jacques Saint-Pierre ne veut pas que Téhéran obtienne la bombe nucléaire, mais permet à Israël de la posséder, sans que celle-ci ne soit importunée par ses amis comme Washington, qui de toute façon, en ont autant.

    Jacques Saint-Pierre disait que Saddam Hussein avait des armes de destruction massive, personne n’en a trouvé. Or, des armes de destruction massive, il y a des milliers aux États-Unis d’Amérique, et des centaines en Israël. JSP demeure muet.

    JSP disait que les Talibans étaient barbares, qu’ils torturaient les gens, etc.. C’était vrai, mais les amis de JSP, la CIA, le SCRS et toutes les autres organisations terroristes de ces pays de l’OTAN en faisaient autant.

    JSP est tellement clown qu’il accusait l’un de nos collègues de souffrir de carence en capacité à réfléchir, parce ce collègue avait fait une faute d’orthographe. Dans son affirmation «hyper-scientifique», le bougre avait omit de corriger ses propres fautes! Et devinez quoi! Il récidive! «…..je ne les trouvent pas médiocres.»

    Non, c’est vrai Jacques, vous n’êtes pas comme nous, et ce serait très gênant d’ailleurs!

    Et chère Pìnata, ne cessez surtout pas de visiter notre blogue! Votre visite est appréciée!

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