Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for août 2010

Cuba et le nombre de « prisonniers politiques » par Salim Lamrani

Posted by sylvainguillemette sur 27 août, 2010

La question du nombre de « prisonniers politiques » à Cuba est sujette à polémique. Pour le gouvernement cubain, il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba, mais des personnes condamnées pour des délits inscrits au code pénal, notamment le fait d’être financé par une puissance étrangère. Amnesty International (AI), quant à elle, recense dans son rapport 2010 « 55 prisonniers d’opinion1 », parmi lesquels 20 ont été libérés en juillet 2010 et 6 autres le 15 août 2010, suite à la médiation de l’Eglise catholique et de l’Espagne, et deux autres auparavant2. Donc, selon AI, il reste actuellement 27 « prisonniers politiques » à Cuba. Enfin, l’opposition cubaine et Elizardo Sánchez de la Commission des droits de l’homme et de la réconciliation nationale (CDHRN) en particulier évoquent le nombre de 147 prisonniers politiques, moins les 6 récemment libérés, soit 1413. Les médias occidentaux privilégient cette dernière liste.

Il convient d’abord de faire la lumière sur un aspect de cette question avant d’évoquer le sujet du nombre exact de « prisonniers politiques » dans l’île : l’existence ou non d’un financement de l’opposition cubaine par les Etats-Unis.

Cette politique, clandestine entre 1959 et 1991, est désormais publique et attestée par maintes sources. En effet, Washington reconnaît cette réalité dans plusieurs documents et déclarations officiels. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement la section 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba4 ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à la section 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba5 ». Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante6 ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit un budget de 31 millions de dollars pour financer l’opposition interne7. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba8 ».

La représentation diplomatique étasunienne à La Havane, la Section d’intérêts nord-américains (SINA) confirme cela dans un communiqué : « Depuis longtemps, la politique des Etats-Unis consiste à fournir une assistance humanitaire au peuple cubain, particulièrement aux familles des prisonniers politiques. Nous permettons également aux organisations privées de le faire9 ».

Laura Pollán, du groupe dissident « les Dames en Blanc », admet avoir reçu de l’argent des Etats-Unis10 : « Nous acceptons l’aide, le soutien, que ce soit de l’extrême droite ou de la gauche, sans conditions11 ». L’opposant Vladimiro Roca confesse que la dissidence cubaine est stipendiée par Washington tout en rétorquant que l’aide financière reçue est « totalement et complètement légale ». Pour le dissident René Gómez, le soutien financier de la part des Etats-Unis n’est « pas une chose qu’il faudrait cacher ou dont il faudrait avoir honte12 ». De la même manière, Elizardo Sánchez confirme l’existence d’un financement de la part des Etats-Unis : « La question n’est pas de savoir qui envoie de l’aide mais ce que l’on en fait13 ».

La presse occidentale admet cette réalité. L’Agence France-Presse informe que « les dissidents ont pour leur part revendiqué et assumé ces aides financières14 ». L’agence espagnole EFE fait allusion aux « opposants payés par les Etats-Unis15 ». L’agence de presse britannique Reuters, « le gouvernement étasunien fournit ouvertement un soutien financier fédéral pour les activités des dissidents, ce que Cuba considère comme un acte illégal16 ». L’agence de presse étasunienne The Associated Press reconnaît que la politique de fabriquer et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : « Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine17 ». Elle précise : « Une partie du financement provient directement du gouvernement des Etats-Unis, dont les lois préconisent le renversement du gouvernement cubain. L’agence internationale pour le développement des Etats-Unis (USAID), qui supervise le soutien financier du gouvernement pour une ‘transition démocratique’ à Cuba, a alloué plus de 33 millions de dollars pour la société civile cubaine pour la présente année fiscale18 ».

Wayne S. Smith est un ancien diplomate étasunien qui a été chef de la SINA à La Havane de 1979 à 1982. Selon lui, il est « illégal et imprudent d’envoyer de l’argent aux dissidents cubains19 ». Il a ajouté que « personne ne devrait donner de l’argent aux dissidents et encore moins dans le but de renverser le gouvernement cubain » car « lorsque les Etats-Unis déclarent que leur objectif est de renverser le gouvernement cubain, et qu’ensuite ils affirment qu’un des moyens pour y parvenir est de fournir des fonds aux dissidents cubains, ces derniers sont placés de facto dans la position d’agents payés par une puissance étrangère pour renverser leur propre gouvernement20 ».

Evoquons à présent la position d’Amnesty International. L’organisation fait état de 27 prisonniers politiques à Cuba au 15 août 2010. Or, elle reconnaît en même temps que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba21 ». Ainsi, l’organisation entre en contradiction car le droit international considère comme illégal le financement d’une opposition interne dans une autre nation souveraine. Tous les pays du monde disposent d’un arsenal juridique codifiant comme délits de telles conduites. Ainsi, les législations étasunienne et européennes, entre autres, sanctionnent lourdement le fait d’être stipendié par une puissance étrangère.

La liste élaborée par Elizardo Sánchez est plus longue et inclut tout type d’individus. Parmi les 141 noms, 10 autres avaient déjà été remis en liberté pour des raisons de santé, ce qui fait un total de 131 personnes. Au sujet de ces dix personnes, Sánchez a expliqué qu’il les maintenait dans sa liste car elles pouvaient être de nouveau incarcérées dans le futur. Quatre autres personnes ont accompli leur peine et sont sorties de prison. Il reste donc 127 individus. 27 autres personnes doivent être libérées d’ici le mois d’octobre, selon l’accord passé entre La Havane, l’Espagne et l’Eglise catholique.

Sur les 100 individus restant, près de la moitié ont été condamnés pour des crimes violents. Certains ont réalisé des incursions armées à Cuba et au moins deux d’entre eux, Humberto Eladio Real Suárez et Ernesto Cruz León, sont responsables de la mort de plusieurs civils, respectivement en 1994 et en 199722.

Ricardo Alarcón, président du Parlement cubain, n’a pas manqué de souligner ces contradictions : « Curieusement, ceux qui nous critiquent parle d’une liste [et pas de noms]. Pourquoi ne disent-ils pas qu’ils sont en train de demander la liberté de la personne qui a assassiné Fabio di Celmo23 ? ».

Associated Press (AP) a également souligné le caractère douteux de la liste de Sánchez et note que « plusieurs d’entre eux ne devraient normalement pas être considérés comme des prisonniers politiques ». « Une étude plus attentive permet de voir la présence de terroristes, de preneurs d’otages et d’agents étrangers ». AP note que parmi les 100 personnes restantes, « près de la moitié ont été condamnées pour terrorisme, prise d’otages et autres crimes violents, et quatre d’entre eux sont d’anciens militaires ou agents des services de renseignement condamnés pour espionnage ou pour avoir révélé des secrets d’Etat24 ».

De son côté, Amnesty International affirme qu’elle ne peut pas considérer les membres de la liste de Sánchez comme des « prisonniers de conscience » car elle inclut « des gens jugés pour terrorisme, espionnage ainsi que ceux qui ont tenté et même réussi à faire exploser des hôtels », indique l’organisation. « Nous ne demanderons certainement pas leur libération et ne les décrirons pas comme prisonniers de conscience25 ».

Miguel Moratinos, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui a joué un rôle clé dans l’accord portant sur la libération de 52 prisonniers, a également mis en doute la liste de Sánchez et souligné son caractère aléatoire. : « Ne dites pas qu’il faut libérer 300 prisonniers car il n’y en a pas 300. La liste de la Commission des droits de l’homme de Cuba disait, une semaine avant mon arrivée, qu’il y en avait 202. A mon arrivée à Cuba, elle a affirmé la veille qu’il y en avait 16726 ».

A l’issue de la libération des autres 27 personnes incluses dans l’accord de juin 2010, il ne restera qu’un seul « prisonnier politique » à Cuba, Rolando Jimenez Pozada, selon Amnesty International. Associated Press note pour sa part que ce dernier a en réalité été « emprisonné pour désobéissance et pour avoir révélé des secrets d’Etat27 ».

Curieusement, la liste dressée par Sánchez, qui est la moins fiable et qui est dénoncée de toutes parts en raison de l’inclusion d’individus condamnés de graves actes de terrorisme, est privilégiée par la presse occidentale.

Le gouvernement cubain a effectué un geste notable en procédant à la libération des prisonniers considérés comme « politiques » par les Etats-Unis et certaines organisations telles qu’Amnesty International. Le principal obstacle à la normalisation des relations entre Washington et La Havane – du point de vue de l’administration Obama – est désormais levé. Il revient donc à la Maison-Blanche d’effectuer un geste de réciprocité et de mettre un terme aux sanctions économiques anachroniques et inefficaces contre le peuple cubain.

Notes

1 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/default/files/AIR2010_AZ_FR.pdf (site consulté le 7 juin 2010), pp. 87-88.

2 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010 ; Carlos Batista, « Disidencia deplora ‘destierro’ de ex presos », El Nuevo Herald, 15 août 2010.

3 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010

4 Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

5 Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

6 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, ( Washington  : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.

7 Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, ( Washington  : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.

8 Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, ( Washington  : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 22.

9 The Associated Press/El Nuevo Herald, « Cuba : EEUU debe tomar ‘medidas’ contra diplomáticos », 19 mai 2008.

10 The Associated Press, « Cuban Dissident Confirms She Received Cash From Private US Anti-Castro Group », 20 mai 2008.

11 El Nuevo Herald, « Disidente cubana teme que pueda ser encarcelada », 21 mai 2008.

12 Patrick Bèle, « Cuba accuse Washington de payer les dissidents », Le Figaro, 21 mai 2008.

13 Agence France-Presse, « Prensa estatal cubana hace inusual entrevista callejera a disidentes », 22 mai 2008.

14 Agence France-Presse, « Financement de la dissidence : Cuba ‘somme’ Washington de s’expliquer », 22 mai 2008.

15 EFE, « Un diputado cubano propone nuevos castigos a opositores pagados por EE UU », 28 mai 2008.

16 Jeff Franks, « Top U.S. Diplomat Ferried Cash to Dissident : Cuba  », Reuters, 19 mai 2008.

17 Ben Feller, « Bush Touts Cuban Life After Castro », Associated Press, 24 octobre 2007

18 Will Weissert, « Activistas cubanos dependen del financiamiento extranjero », The Associated Press, 15 août 2008.

19 Radio Habana Cuba, « Former Chief of US Interests Section in Havana Wayne Smith Says Sending Money to Mercenaries in Cuba is Illegal », 21 mai 2008.

20 Wayne S. Smith, « New Cuba Commission Report : Formula for Continued Failure », Center for International Policy, 10 juillet 2006.

21 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2 (site consulté le 23 avril 2008).

22 Juan O. Tamayo, « ¿Cuántos presos políticos hay en la isla? », El Nuevo Herald, 22 juillet 2010

23 José Luis Fraga, « Alarcón : presos liberados pueden quedarse en Cuba y podrían ser más de 52 », Agence France-Presse, 20 juillet 2010.

24 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », The Associated Press, 23 juillet 2010.

25 Ibid.

26 EFE, « España pide a UE renovar relación con Cuba », 27 juillet 2010.

27 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », op. cit.

Salim Lamrani

Source

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Terrorisme au Canada, deux poids, deux mesures!

Posted by sylvainguillemette sur 26 août, 2010

Les membres de divers corps policiers rendaient cet après-midi compte de leur triomphe sur trois terroristes en devenir. Et c’est de fait, une excellente affaire qu’ils les aient arrêté avant qu’ils n’accomplissent leur but, pour nous, simples citoyens canadiens, n’ayant pas droit de décider des politiques étrangères canadiennes. Mais cela dit, qu’arrivera t-il aux autres terroristes? À ceux qui sont nos alliés, à ceux qui ont enquêté pour arrêter ces «trois», qui rappelons-le, avaient collaboré avec la CIA pour interroger sous torture, Omar Khadr, un enfant soldat accusé d’avoir fait –lancement d’une grenade…- ce que les soldats de l’OTAN font tous les jours dans les conflits qu’ils occasionnent? Le SCRS n’est-il pas, lui aussi, complice de terrorisme selon les articles 83.03, 82.3 du code criminel canadien? Il possède l’arsenal explosif reproché aux «terroristes». Il entretient des liens avec l’entité terroriste par excellence, la CIA, qui rappelons-le, a renversé, en moins d’un siècle, plus de 45 États qu’elle jugeait non légitime à travers le monde.

La CIA a également largué des produits chimiques et bactériologiques sur des populations, et étrangères, et états-uniennes. La CIA a mis en place des dictatures sanguinaires. Elle a également fait assassiner de nombreux militants pacifistes pourtant, et fait torturer des milliers d’autres «opposants» idéologiques. Elle a également fait commerce de la drogue via le Panama de Manuel Noriega, le célèbre dictateur jeté ensuite aux poubelles. La CIA a également commis des tas de massacres au Vietnam, où ses habitants meurent et souffrent encore de l’Agent Orange, déployé par John F. Kennedy et concocté par Monsanto. La CIA, en Amérique latine, a fait des centaines de milliers de morts et a mis par exemple en place, la célèbre dictature du général Pinochet, célèbre surtout, pour le sang qu’elle a versé et pour la démocratie socialiste qu’elle a renversé.

Sinon, comment Benjamin Netanyahu peut-il traverser nos frontières, lui qui s’adonne au terrorisme, cela dit, avec la complaisance de notre Premier ministre? Comment le Canada peut-il appliquer deux poids, deux mesures, lorsque les faits concernent ses propres forces ou celles de ses alliés? Israël n’avait pas elle, l’intention de faire exploser une cinquantaine de bombes, elle a plutôt, en toute impunité et sans condamnation d’Ottawa, largué des tonnes de bombes sur des zones civiles du Liban en 2006, y tuant près de 1100 civils, et en a fait de même à Gaza, en y en tuant cette fois-ci plus de 1600! Elle y a utilisé du phosphore blanc offensivement, sur des civils également. Elle a largué des armes à sous-munitions, dont 5% à 15% de ses sous-munitions n’ont pas explosé, constituant des champs de mine pour les civils. Elle a même utilisé du NAPALM sur les civils, y tuant, là encore impunément, des civils.

On annonce donc, aujourd’hui, l’arrestation de trois hommes en possession d’engins explosifs, qui avaient pour but de «terroriser» la population canadienne. Ces gens seraient en lien avec des cellules afghanes, où le Canada, aux côtés de ses alliés économiques, occupe le pays dans le but de soutenir la dictature d’Hamid Karzaï qui, rappelons-le, n’a jamais été élu démocratiquement, ni à son premier, ni à son deuxième mandat. Les forces armées canadiennes occupent l’Afghanistan dans le but de protéger, surtout, l’oléoduc et le pillage des ressources afghanes, en plus de la position stratégique que représente le pays quant aux ennemis idéologiques de la région.

Nous voyons donc de la sorte, des terroristes en accuser d’autres de terrorisme, et surtout, nous voyons un État voyou, le Canada, faire fi des conditionnements qui amenèrent ces «trois terroristes en devenir» à poser les gestes qu’ils projetaient. Car, de fait, c’est probablement à cause de l’occupation de l’Afghanistan, et de celle de l’Irak que ces gens en sont venus à vouloir rendre la monnaie à leurs ennemis, à nous. Car, ne nous le cachons pas! Notre occupation de ces territoires leur est tout aussi terrorisante. Et je ne parle pas là de groupes religieux, que je condamne également, mais de simples Afghans ou Irakiens voulant défendre leur patrie de l’ingérence des États voyous comme Washington ou Ottawa.

Tel que «défini pourtant par les lois canadiennes», le Canada et ses services secrets ont ainsi contrevenu à leur propre code criminel. Agissant parfois de concert avec la CIA, qui n’hésite pas à tuer ses opposants idéologiques, à les enlever, à les séquestrer ou à les torturer, le SCRS collabore de fait, avec une entité terroriste, soit la mieux financée du monde.

C’est une bonne chose que les Canadiens, dont les Québécois, n’aient pas payé pour les crimes commis par Ottawa et ses alliés terroristes. Et certes, le danger terroriste existe bel et bien au Canada, mais tant que le «danger terroriste» existera ailleurs, en Afghanistan ou en Irak par exemple, avec les activités douteuses de l’OTAN, de la CIA, du SCRS et des autres complices de la dictature bourgeoise, ce danger terroriste demeurera.

Encore une fois, bravo! Mais le travail n’est pas terminé!

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Gérard Deltell, l’ADQ, le Conseil du Patronat, une autre époque…

Posted by sylvainguillemette sur 25 août, 2010

https://i1.wp.com/support.dell.com/support/edocs/systems/prn968/en/ug/resource/cable_power_remove_2.jpgCette semaine, vous l’avez vu, le Conseil du Patronat s’inquiétait des faibles développements de nos ressources naturelles québécoises. Cela n’a rien de surprenant, puisque le CDP va de pair avec les prophéties des oracles tels l’Institut Économique de Montréal, dont les sermons voguent sur la toile de QUEBECOR toute confondue, et l’Institut FRASER, qui argue dans le même sens. Mais un autre acteur, tout aussi populiste, s’est immiscé au sujet, en mettant le gouvernement en garde contre ce qu’il appelle, les «lobbys environnementalistes».

Comme si le réchauffement climatique n’était que complot socialiste, et comme si les multiples constats de notre surconsommation n’étaient aussi que mirages, Gérard Deltell affirme que le gouvernement du Québec devrait, à l’instar des remarques du CDP et des autres valets de la bourgeoisie, développer ses ressources naturelles, telles; les gaz de schiste, ou l’uranium de Sept-Îles, etc..

Or, dans un constat rendu par l’ONG canadienne Global Footprint Network, on a déterminé que le 20 août était le jour à partir duquel l’humanité a commencé à vivre au-delà de son « budget écologique ». Ce « jour du dépassement » manifeste le moment où l’humanité a dépensé les capacités régénératrices de la Terre : du stockage du CO2, de l’absorption des pollutions et déchets à la production de matières premières pour la nourriture. Rappelons que ce jour, l’an dernier, était le «25 septembre 2009».

Ma question : Comment peut-on être aussi déconnecté de la réalité de la Terre et des humains? Ma réponse : En ne servant que les intérêts de la bourgeoisie et en méprisant ceux de la masse laborieuse et de tout être vivant sur Terre. Tout simplement!

Gérard Deltell signe ainsi la mort de son parti populiste crasse, un parti qui, s’il incarnait le changement jadis pour l’ignare, n’incarne aujourd’hui que la suite des malheurs issus du capitalisme sauvage, aveuglé par le désir infini de créer la richesse, celle qui ne se partage pas. Et je dis celle qui ne se partage pas, parce que comme vous le savez, pour monsieur Deltell, il ne serait pas question de développer ces ressources nationalement, mais plutôt, au privé, là où les richesses créées disparaîtraient du Québec, pour se concentrer chez les propriétaires de telles entreprises, au détriment des Québécoises et Québécois. Rappelez-vous que Mario Dumont parlait d’enrichir les Québécoises et Québécois en privatisant Hydro-Québec. Il n’en était de fait rien de cela. Au contraire, les Québécoises et Québécois auraient, si nous avions écouté Mario Dumont, cédé leur merveille aux bourgeois Québécoises et Québécois, aptes à se payer de tels moyens de production. Donc, une seule partie des Québécoises et Québécois, une minorité, précisons-le, en aurait profité.

Car imaginons que ces développements ne soient pas polluants… Ne serait-il pas plus profitable pour les Québécoises et Québécois de détenir ces moyens de production, plutôt que de laisser des entreprises privées piller nos richesses pour les investir ensuite ailleurs, sans rien faire pour réparer des torts qu’ils causeraient –ce qui est le cas partout ailleurs- à notre environnement? Hydro-Québec n’a-t-elle pas fait ses preuves en la matière? Les milliards de profit que récoltent les minières canadiennes à l’étranger ne devraient-ils pas servir d’exemple, de leçon? Certaines de ces minières engendrent des dizaines de milliards par année, et nous devrions nous passer des ces richesses, pour les laisser aux mains des parasites bourgeois que défendent le CDP, Gérard Deltell et son parti à l’agonie? Et quoi encore? N’a-t-on pas appris de ce système parasitaire, avec sa faillite de 2008, qu’il n’enrichissait toujours qu’une minorité, celle qui possédait les moyens de production?

D’abord, les constats scientifiques me semblent plus crédibles que les propos alarmants du chef populiste de l’ADQ qui de fait, démontre une peur de finir dernier dans un système pyramidal, dont il connait limites de partage de richesses. En nous pressant le pas, Gérard Deltell avoue d’une certaine manière que, «si on ne le fait pas», nous ne pourrons pas faire compétition dans ce système capitaliste qui se base sur la compétition, plutôt que sur la solidarité. Ces dogmes divers au sein de cette idéologie dépassée par le temps et les faits, ne font plus plausibles et le discours des capitalistes aurait du s’adapter, mais il n’en est rien.

Et ailleurs, partout dans le monde, l’excès dans l’exploitation des ressources naturelles n’a jamais rien donné aux peuples les possédant. Au contraire! Et lorsque Deltell affirme que l’uranium sauve des vies, il fait aussi fausse route. Il ment effrontément à vrai dire, puisque l’uranium ne sert pas à créer des isotopes pour traiter les malades. Cet uranium est pour un tout autre usage, entre autre, le militaire. Il servira de base à la fabrication des obus criminalisés par l’ONU, ou des bombes nucléaires que l’Iran voudrait posséder, et qu’Israël possède et les pays du «club sélect» possèdent. Et il n’y a donc aucune urgence d’exploiter cet uranium qui, nous le savons, produira de terribles répercutions sur l’environnement lorsqu’il sera extrait, transformé, utilisé, puis mis au rancart. Les déchets radioactifs s’entassent, et nous ne savons toujours pas quoi en faire, sans parler des alternatives à cette énergie ultra-polluante.

Encore une fois, l’ADQ démontre qu’il n’est pas capable d’offrir autre chose que les dogmes précédemment chéris par les systèmes capitalistes de ce monde, même si pourtant, ces mêmes systèmes capitalistes font faillite aux 30-40 ans, cela, aux frais des contribuables salariés du monde entier et même si, pendant ces 30-40 ans, les richesses se concentrent chez la minorité possédant les moyens de production.

L’ADQ n’est plus de son temps, il est voué à la disparition.

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L’ONU, l’impunité et la guerre

Posted by sylvainguillemette sur 18 août, 2010

La Havane. 16 Août 2010

Réflexion du compañero Fidel

La Résolution 1929 votée le 9 juin 2010 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a scellé le destin de l’impérialisme.

Je ne sais combien de gens auront pris conscience du fait que, entre autres absurdités, le secrétaire général de cet organisme, Ban Ki-moon, exécutant des ordres venus de plus haut, a commis l’idiotie de nommer Alvaro Uribe –alors qu’il était sur le point de conclure son mandat en Colombie– vice-président de la commission chargée d’enquêter sur l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire qui transportait des aliments essentiels à la population assiégée de la Bande de Gaza, l’attaque ayant eu lieu dans des eaux internationales, à une distance considérable de la côte.

Cette décision octroie à Uribe, accusé de crimes de guerre, une impunité totale, comme si un pays aux fosses communes remplies de cadavres de personnes assassinées, dont certaines contenant jusqu’à deux mille victimes, et aux sept bases militaires yankees, plus les autres bases militaires colombiennes à leur service, n’avait rien à voir avec le terrorisme et le génocide!

Le journaliste cubain Randy Alonso, qui dirige l’émission «La Table ronde» de notre télévision nationale, a publié le 10 juin 2010, sur le site web CubaDebate, un article intitulé «Le « gouvernement mondial » se réunit à Barcelone», dans lequel il signalait:

«Ils sont arrivés à l’agréable hôtel Dolce en voiture de luxe aux vitres fumées ou en hélicoptère.

«Plus de cent pontes de l’économie, des finances, de la politique et des médias des USA et d’Europe, qui accouraient à la réunion annuelle du Club de Bilderberg, une sorte de gouvernement mondiale agissant dans l’ombre.

D’autres journalistes honnêtes suivaient comme lui les nouvelles qui parvenaient au compte-goutte de cette curieuse rencontre. Quelqu’un de bien mieux informé qu’eux suivait la piste de ces rencontres depuis de nombreuses années.

«Le Club sélect qui s’est réuni à Sitges a vu le jour en 1954, à partir de l’idée du conseiller et observateur politique Joseph Retinger. Ses promoteurs furent au départ le magnat étasunien David Rockefeller, le prince Bernard de Hollande et le Premier ministre belge, Paul Van Zeeland, afin, avant tout, de combattre l’ »anti-américanisme » croissant en Europe et de contrer l’Union soviétique et le communisme qui prenaient de la force sur le vieux continent.

«Il a tenu sa première réunion les 29 et 30 mai 1954 à l’hôtel Bilderberg, à Osterbeck (Pays-Bas), d’où son nom, et il s’est retrouvé depuis tous les ans, sauf en 1976.

«Il existe un noyau d’affiliés permanents –les 39 membres du Comité directeur– les autres sont des invités.

«…l’organisation exige que personne « ne donne d’interview » ni ne révèle rien de ce qu’ »a dit un participant individuel ». Une des conditions sine qua non est une excellente maîtrise de l’anglais… aucun interprète n’étant présent.

«On ne sait trop quelle est la portée réelle de ce groupe. Ceux qui l’étudient disent que ce n’est pas par hasard qu’il se réunit toujours un peu avant que ne le fasse le G-8 (ex-G-7) et qu’ils cherchent l’établissement d’un nouvel ordre mondial en matière de gouvernement, d’armée, d’économie et d’idéologie unique.

«David Rockefeller a déclaré dans le cadre d’un reportage de la revue Newsweek: « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble pour ce faire le meilleur organe ».

«…le banquier James P. Warburg a affirmé: « Que ça plaise ou non, nous aurons un gouvernement mondial. La seule chose à savoir, c’est si ce sera de gré ou de force« .

«Ils connaissaient dix mois avant la date exacte de l’invasion de l’Irak. Ils savaient aussi ce qui allait se passer avec la bulle immobilière. Avec une information pareille, on peut faire beaucoup d’argent sur toutes sortes de marchés. Nous parlons de clubs de pouvoir et de savoir.

«Pour les observateurs, l’un des points qui tracassent le plus le Club, c’est la « menace économique » que représente la Chine, avec ses répercussions sur les sociétés étasunienne et européenne.

«Pour connaître son influence sur l’élite, qu’il suffise de dire que Margaret Thatcher, Bill Clinton, Anthony Blair et Barack Obama ont été ses invités avant d’être élus au sommet en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Obama s’est rendu à sa réunion de Virginie (USA) en juin 2008, cinq mois avant sa victoire électorale, que le groupe avait prévue dès sa réunion de 2007.

«Bien qu’ils agissent en tapinois, la presse arrive de temps à autre à sortir un nom. Parmi ceux qui sont allés à Sitges, on comptait les présidents de FIAT, de Coca Cola, de France-Telecom, de Telefonica de España, de Suez, de Siemens, de Shell, de Novartis et d’Airbus.

«Il y avait aussi des gourous des finances et de l’économie, comme George Soros, le fameux spéculateur ; Paul Volcker et Larry Summers, conseillers économiques d’Obama; George Osborne, le tout nouveau secrétaire britannique du Trésor; Peter Shilton, ancien président de Goldman Sachs et de British Petroleum; Robert Zoellic, président de la Banque mondiale; Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI; Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne; Philippe Maystad, président de la Banque européenne d’investissement.

«Nos lecteurs le savaient-ils? Un organe important des médias a-t-il dit un mot? Est-ce donc cela la liberté de la presse dont on parle tant en Occident? L’un d’eux peut-il nier que les plus puissants financiers du monde se réunissent systématiquement tous les ans, hormis l’année susmentionnée?

«Le pouvoir militaire a envoyé certains de ses faucons: Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire à la Défense de Bush; Paul Wolfowitz, son subalterne; Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN; et Jaap de Hoop Scheffer, son prédécesseur.

«Le magnat de l’ère numérique, Bill Gates, a été le seul à dire quelque chose à la presse avant la rencontre: « Je serai présent. Il y aura beaucoup de débats financiers sur la table ».

«Les spéculateurs de nouvelles disent que le pouvoir dans l’ombre a analysé l’avenir de l’euro et les stratégies pour le sauver, la situation de l’économie européenne et l’orientation de la crise. Le groupe tient à prolonger la vie du malade à l’aide de la religion du marché et de coupes sombres dans le social.

 » Cayo Lara, le coordonnateur de Gauche unie, a défini clairement le monde que nous imposent les Bildeberg: « Le monde à l’envers: les démocraties soumises au contrôle, à la tutelle et aux pressions des dictatures des pouvoirs financiers ».

«Le plus périlleux, comme l’a révélé le journal espagnol Publico, c’est le consensus du Groupe en faveur d’une attaque des USA contre l’Iran. […] Se rappeler que ses membres connaissaient la date exacte de l’invasion de l’Irak en 2003 dix mois à l’avance.»

Est-ce là une idée saugrenue, quand on réunit toutes les preuves que j’ai exposées dans mes dernières Réflexions? Les hautes sphères de l’Empire ont d’ores et déjà décidé de la guerre contre l’Iran, et seul un effort extraordinaire de l’opinion publique mondiale pourra l’empêcher d’éclater sous peu. Qui cache la vérité? Qui dupe? Qui ment ? Peut-on démentir quoi que ce soit de ce que je dis ici ?

Fidel Castro Ruz

Le 15 août 2010

8 h 25

(Traduction ESTI)

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Le Cardinal Ouellet s’en va, bon débarras!

Posted by sylvainguillemette sur 16 août, 2010

Le Cardinal Ouellet, connu pour ses positions rétrogrades, mais tranchées en ce qui concerne; l’homosexualité, l’avortement, la famille et le rôle de la femme, plie bagages pour Rome, la célèbre capitale sectaire où tous les péchés sont permis, à condition d’être confessés.

On se rappellera surtout de lui pour sa fermeture idéologique en ce qui concerne l’avortement, où il avouait fantasmer d’un monde où les femmes avortant seraient traitées comme de vulgaires criminelles.

Sinon, comment effacer de notre mémoire ses propos accusateurs sur les mariages d’homosexuels, lesquels il condamnait fermement, toujours accompagné des mêmes fidèles pour ce faire, rétrogrades et fermés idéologiquement sur eux-mêmes, tout comme lui?

Et comment faire fi du simple fait, justement, qu’il défende des idées conservatrices, allant là de pair avec l’aile idéologique, tant sur le plan religieux que politique? Comment oublier que, ces mêmes qu’il qualifie d’omniscients, comme lui, sont en fait ces mêmes conservateurs qui défendent ce gouvernement conservateur, qui ne peut se vanter de suivre le pas dicté par la Bible?

Traitant ses adversaires idéologiques d’infidèles, il omet cependant d’éclairer ceux-ci sur son propre entourage et ses propres fidèles, où pourtant, les contradictions avec ses sermons devraient égayer plusieurs sermonnés et passants. Les conservateurs ne sont pas rares parmi ceux-là, et conséquemment, certains de ses propres fidèles devraient être, selon la Bible, considérés comme des démons envoyés par Satan. Comment passer droit, devant de pareilles contradictions?

Ouellet représente une aile ultra-déconnectée de la réalité sociale de 2010, où les normalités sociales, découlant elles, directement de leurs conditionnements, ne sont toujours pas prises en compte. L’homosexualité? C’est une maladie, ou un positionnement satanique clament ces fondamentalistes. L’avortement? Un meurtre selon certains… Comme si l’Église était blanche comme neige, elle qui, dans les années nazies de l’Allemagne, soutenait quasi secrètement le troisième Reich. Sinon, comment peut-on minimiser le fait que ces conservateurs, qui soutiennent mot pour mot l’idéologie du Pape Benoît XVI, soutiennent également; la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan, le massacre des Palestiniens par les Israéliens, celui des Libanais par ces mêmes sionistes, etc.. De toute façon, tant qu’ils se confessent…

C’est pourquoi, avec tout ce qui concerne cet extrémiste fondamentaliste catholique, je ne peux que dire…

Bon Débarras, vous ne nous manquerez pas!

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Procès d’un enfant-soldat, une première au 21e siècle

Posted by sylvainguillemette sur 12 août, 2010

La population mondiale s’apprête à vivre une nouvelle étape historique dans l’escalade impérialiste des États-Unis d’Amérique –et de ses comparses, dont le Canada- et de la bourgeoisie en sa dictature. Le procès d’un enfant-soldat débute aujourd’hui, ce qui ne s’est pas produit depuis des décennies et ce, sous des régimes fascistes et totalitaires.

La Base et Prison de Guantanamo, base servant d’introduction d’un potentiel «Putch» contre l’État socialiste de Cuba, abritent, vous le savez, des prisonniers de guerre, de guerres déclenchées sur des argumentaires indéniablement mensongers, rappelons-le. Ses prisonniers y sont torturés avec le consentement de l’État alors que pourtant, la cour Suprême des États-Unis d’Amérique condamne et ordonne la fermeture de la célèbre base de torture.

Un jury militaire est déjà choisi et décidera du sort de l’enfant-soldat. Omar Khadr prend ainsi le risque de passer une partie de sa vie en prison, sinon le reste, alors qu’il est accusé dans le fond, d’avoir «osé» faire ce qu’on voulait lui faire…  Les soldats envahisseurs états-uniens, eux, quand ils entrent dans des pays souverains comme l’Irak, avec des 

arguments mensongers pour se le permettre et cela, au-delà des permissions de l’ONU, n’en lancent-ils pas des grenades? Ils lancent même des Mother of All Bomb!

Et de fait, Omar Khadr a première admis qu’il n’a pas lancée de grenade dans sa première déposition, qui fut détruite et remplacée par celle dictée par le Pentagone. Enfin, torturé et détenu depuis longtemps, Omar Khadr fut contraint de déposer une deuxième version, alléguant le contraire. La torture fut donc utilisée pour qu’il admette avoir lancé une grenade, une «grenade» que des milliers de soldats canadiens et états-uniens ont lancé en Irak ou en Afghanistan voyez-vous?

L’avenir d’Omar Khadr se trouve en réalité entre les mains du gouvernement conservateur canadien, qui prône ouvertement sa condamnation avant même son procès. Cela n’est pas incohérent avec ses positions habituelles, remarquons-le. Si les conservateurs avaient été au pouvoir en 2003, nous serions en Irak, à «buter de l’Irakien» pour imposer la Loi de la bourgeoisie canadienne, états-unienne et anglaise. Heureusement, ce n’était pas le cas. Ottawa sinon, passe son temps à se faire complaisante des crimes d’Israël. Il s’en vante partout sur les tribunes, que Tel-Aviv a le droit de larguer du phosphore blanc sur des zones peuplées de civils pour se «défendre». Ottawa ne sauvera Khadr que si on lui impose, et encore. En réalité, Ottawa se fiche éperdument de la justice internationale et des crimes de Khadr. Elle est le chien-chien de Washington, et fera tout ce que Washington lui demandera.

C’est comme je vous le dis, un évènement historique, mais dont je me passerais volontiers.

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Le cirque commence…

Posted by sylvainguillemette sur 10 août, 2010

Hier, lundi, 9 août 2010, la poursuite de Guantanamo a rejeté les requêtes de l’avocat de l’enfant-soldat Omar Khadr, en ce qui concerne ses avoeux obtenus sous la contrainte et la torture. Aujourd’hui, la poursuite procède déjà à la sélection du jury, qui rappelons-le, sera composé uniquement de membres de la défense nationale, s’assurant ainsi du verdict déjà connu de toutes et tous.

Pourtant, Omar Khadr était un enfants-soldat au moment de sa capture et le crime dont il est accusé est le lancer d’une grenade à ses ennemis, comme pourtant, tous les soldats lancent dès leur entraînement militaire –en imaginant l’attaque d’ennemis-, de quelque pays qu’ils soient. Et de plus, la grenade ayant tué le soldat états-unien était de fabrication états-unienne, ce qui laisse croire à une mort due à un tir ami. En effet, une M-67 serait responsable de la mort du soldat envahisseur.

Mais le plus aberrant dans tout cela, c’est qu’Ottawa, qui a signé la convention sur les enfants-soldats, a le pouvoir de rapatrier le seul prisonnier occidental qui demeure à la prison illégale de Guantanamo, qu’Obama promettait en période d‘élection de fermer. Et rappelons qu’il s’agit du plus jeune prisonnier de cette prison illégale, où la torture et les séquestrations arbitraires et sommaires sont de coutume. Ottawa pourtant, plus tôt, a même participé à la torture du jeune enfant-soldat capturé, via ses agents du SCRS.

Les conservateurs d’Ottawa sont identiques aux conservateurs états-uniens, ils ont les mêmes intérêts et sont prêts à nous imposer les mêmes contradictions pour arriver à leurs fins. Par exemple, s’il fallait tenir compte du crime d’Omar Khadr, et reconnaître ce crime tel qu’un crime, il faudrait alors enfermer une bonne partie soldats états-uniens et canadiens, pour le même crime décidément, et pour bien d’autres conséquemment.

Le procès de Khadr est un cirque, et à l’instar des procès staliniens, il est sommaire et arbitraire. Guantanamo est entrain de juger un prisonnier de guerre, capturé pendant une invasion, une occupation, un Coup d’État et la mise en place d’une dictature pétrolière amie, tout cela, rappelons-le, déclenché sur un argumentaire mensonger selon lequel Ben Laden aurait fait sauter les tours du World Trade Centre.  Or, la CIA n’a pas de nouvelle de ce dernier depuis plus de 9 ans et les troupes de l’OTAN préparaient le terrain en Afghanistan bien avant le 11 septembre 2001, d’après Denis Morisset, ancien membre des JTF2 ayant participé à ces missions de préparation.

Il faut à tout prix diminuer la portée de ce procès et le condamner partout sur Terre. Ce serait un vif et dangereux précédent pour les victimes de l’Empire états-unien.

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Nous y serions

Posted by sylvainguillemette sur 10 août, 2010

Vous rappelez-vous cette banderole «Victory» accrochée sur le porte-avion où George Walker Bush Jr atterrissait en héros dans un avion de chasse? Vous rappelez-vous ses prétentions, interprétées par la machine à propagande bourgeoise états-unienne? Les ADM? L’Axe du mal? Les crimes affreux de Saddam Hussein? Ses liens avec al-Qeada? Et la «Victoire», vite annoncée par Washington?

Aujourd’hui, en Irak, rien ne va plus et ce sol n’a probablement pas été aussi violenté que depuis les débuts de son invasion, en 2003.  La guerre interethnique n’en finit plus, les luttes de pouvoir s’y multiplient et s’y intensifient. Il n’y avait peut-être pas les Armes de Destruction Massive prétendues, ni de lien entre al-Qeada et le défunt Raïs, mais les risques de carnage annoncés par les pacifistes, eux, étaient bien réels et aujourd’hui, c’est l’Irak et son peuple qui paient l’avidité de la bourgeoisie occidentale. L’Irak s’est littéralement transformé en enfer bien réel, en un bourbier duquel elle ne tirera aucun profit et duquel Washington doit maintenant sortir, sans perdre la face.

Chaque jour y est peut-être votre dernier. Les courses au marché public irakien sont les évènements les plus risqués de votre semaine. Et votre occupant vous assure que tout va bien, alors que vous voyez de vos yeux, quotidiennement, des actes de barbarie perpétrés par de nouveaux escadrons de la mort, du «bon côté» cette fois, enfin dit-on. En mai dernier, 563 morts… Mais tout va bien, le pétrole coule à flot, lui. Même les kurdes indépendantistes n’y sont pas négligés. Mais la contribution civile y est monstrueuse.

Le compte de morts dépasse maintenant le million et ce, chez la portion civile uniquement. Quant aux Armes de Destruction Massive censées se trouver dans ce pays, on en trouve effectivement des traces, mais ce sont celles apportées par l’Occident et non celles d’une Irak en alliance avec le Mal, comme le stipulait le mal incarné lui-même, George Walker Bush Jr. Bien que je ne sois pas croyant, Bush n’a-t-il pas contrevenu, ainsi que ses disciples, aux lois de la Bible sur laquelle ils jurent ironiquement allégeance?

Le seul mois de juillet fut l’un des plus meurtriers depuis le déclenchement de l’invasion illégale de l’Irak, berceau des nations civilisées pourtant. Et sur les 535 morts répertoriés par les ministères de la Santé, de la Défense et de l’Intérieur, 396 d’entre eux étaient des civils, ce qui ne vient surtout pas démentir les dires selon lesquelles les civils paient un plus lourd tribut que les hommes en armes dans quelconque conflit opposant ces derniers. Sur ce lot, seuls 50 étaient des soldats armés, et 89, des policiers. Et il ne faut surtout pas déconsidérer les 1043 blessés lors du même mois, une donnée qui explique ensuite, les conditions sociales locales et les difficultés du pays à remonter la pente en ce qui concerne…, à peu près tout en fait. Comment soigner les malades, quand les hôpitaux sont jonchés de cadavres, parce que la morgue est aussi pleine? Comment assurer une sécurité publique quand même la police, fait parfois partie du problème? Comment promettre l’eau, le toit, la nourriture, les soins et les autres services quand l’instabilité est une conséquence de la lutte de pouvoir qui se joue en Irak sans dictature établie et que celle-ci n’est pas sur le point de se terminer?

L’Irak est devenu un véritable enfer, grâce aux États-Unis d’Amérique capitalistes et ses alliés, assoiffés de capital. Sous les prétentions de jouer à la «police du monde» se cachent des faits. Des intérêts. Ceux de la bourgeoisie, de toute évidence. Le pétrole irakien, suite à la mise en place de la dictature amie, fut privatisé. Les politiques étrangères irakiennes sont celles du Pentagone. Les contrats de reconstruction furent octroyés, sans appel d’offre, à des intérêts du pouvoir en place (Halliburton, etc..). L’Irak s’est peut-être débarrassé du Raïs, mais elle s’est embourbée dans une guerre civile, camouflée sous une fausse démocratie.

Et outre ces intérêts particulièrement bourgeois, il faut aussi tenir compte des pertes de soldats «alliés», à qui l’on ment pour user de leur chair. Ces soldats qui meurent, autant les nôtres, ces Canadiens en Afghanistan comme en Irak le font les États-uniens, il faut se rappeler que l’aliénation fait souvent partie de l’équation pour expliquer de tels sacrifices. Donner sa vie pour sauver un peuple, en tuant ce peuple, en y imposant une dictature, en y pratiquant le terrorisme, l’enlèvement, la séquestration et la torture, ça n’a rien d’analogue, je me trompe?

L’Irak est un tel fiasco humanitaire qu’il me vient à l’esprit une constatation soudaine. Quand on y songe, si notre gouvernement conservateur canadien avait été au pouvoir en 2003, ou s’il était majoritaire aujourd’hui, nous y serions, nous aussi, dans ce bain de sang prévisible et prédit par les militants pacifistes qui couvraient les rues du monde entier et sur lesquels crachaient les conservateurs canadiens.

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Le Capitalisme, l’Impérialisme et la Liberté de Choix

Posted by sylvainguillemette sur 4 août, 2010

Les conservateurs s’installent, et plus ils s’installent, plus ça s’emballe. Il semblerait, selon leurs propres dires, que les conservateurs soient les rois de la liberté de choix. Comble d’ironie, ces conservateurs refusent aux conscrits états-uniens «le droit de refuser» d’aller mourir pour le Capital et d’éviter la guerre sale en se réfugiant au Canada.

Ce n’est donc pas comme si la liberté de choix était une quelconque base dans le système capitaliste. On y vante pourtant souvent cette «liberté de choix», chez les capitalistes. Mais de fait, ces choix sont limités et existent dans n’importe quel système, mais en différences. Tout ce qu’il y a de réellement différent en réalité, c’est que les capitalistes vantent ces quelques choix qui leur semblent plus grands qu’ils le sont. Le choix d’entreprendre, le choix de se faire entreprendre…  Mais au bout du compte, les choix limitent le choisissant. Il ne peut que choisir entre exploiter, ou exploiter à son tour.

Et lorsque le capitalisme atteint une phase impérialiste, qu’il s’étend par les armes, par le chantage, et par la politique de bas étage, les choix se limitent encore plus, et on peut même être forcé de combattre pour sauver le capitalisme, qui ne nous est pourtant, à nous les prolétaires, aucunement favorable. Ainsi, quelques soldats, dont Jeremy Hinzman, tentent leur chance, comme c’était possible auparavant sous les Libéraux canadiens, de venir se réfugier ici, en sol canadien, plus ouvert sur ces choix d’éviter d’«entreprendre la lutte armée» pour défendre la dictature des minoritaires et des parasitaires.

Le Canada conservateur en est là. Il imposera aux «déserteurs» -Liberté de choix?- états-uniens, un resserrement évident. Ceux-ci seront traités comme des criminels, lorsqu’ils seront interceptés sur le sol canadien, et renvoyés aussitôt en sol états-unien pour subir leur procès. Le Canada, pour justifier sa doctrine sectaire et totalitaire, argue la désertion va à l’encontre de la «Loi sur la défense» canadienne, et se dit même prêt à appliquer celle-ci avec le zèle le plus crasse. C’est donc bien simple! En refusant d’aller buter de l’«arabe» pour agrandir l’Empire bourgeois, en refusant par exemple de servir dans une guerre, pourtant jugée illégitime par l’ONU, comme celle de l’Irak –où les rapports du WIKILEAKS sont accablants quant aux crimes de guerre perpétrés par Washington en sol Afghan ou Irakien-, les soldats canadiens qui refuseraient de servir aux ordres de sa majesté Harper, risqueraient la prison à vie! Eh bien!

C’est donc ça, la liberté de choix? «Choisis le capitalisme, ou nous vous l’imposerons par les armes, euh…., il, ce soldat conscrit, vous l’imposera par les armes! Et s’il n’obtempère pas, on lui imposera, à celui-là, la prison!»

Cela met en évidence la fermeture idéologique des conservateurs canadiens, ces mêmes qui en contrebalance, soutiennent des crimes de guerre perpétrés par des États, des crimes perpétrés contre l’humanité par ces mêmes États, du terrorisme perpétré par ces mêmes États, des invasions de pays souverains illégitimes perpétrées par ces mêmes États, des enlèvements perpétrés par ces mêmes États, des séquestration et de la torture perpétrées par ces mêmes États et l’utilisation d’ADM sur des zones peuplées de civils par ces mêmes États voyous.

De facto, les terroristes conservateurs par alliance aux terroristes républicains états-uniens et israéliens, n’ont aucune morale à donner aux soldats refusant bravement de servir sous les ordres de ces «Grands Criminels» de guerre! Aucune! Au contraire! Ce sont les vermines conservatrices qui devraient croupir derrière les barreaux jusqu’à la foin de leurs jours pour avoir soutenu tous ces crimes perpétrés par leurs alliés idéologiques, grands créateurs des Talibans et des Al-Qeadiens! Mais non.

(Photo: Renart Source )

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