Reactionism Watch

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Archive for the ‘Analyse’ Category

L’utilité du patronat, versus celle des syndicats

Posted by sylvainguillemette sur 22 janvier, 2010

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/10/la_pyramide_du_capitalisme1.jpg

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau fit une sortie en grande pompe, contre les syndicats. C’est de bonne guerre. Mais analysons donc, tout simplement, les pours et les contres des syndicats, versus les pours et les contres du patronat, et des gens comme Pierre Karl Péladeau, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, celui du prolétariat en l’occurrence, qu’il critique lorsque assemblé.

D’abord, constatons que le patronat, lui, est tout aussi bien regroupé, sous la bannière du Conseil du Patronat. Ensuite, constatons de plus que, les principaux médias sont concertés de façon à promouvoir le plein pouvoir aux patrons, et critiquent ardemment les groupes syndiqués, à commencer, justement, par les propriétés de monsieur Péladeau lui-même. Cette fenêtre, les syndicats ne l’ont pas, pour critiquer les excès de parasites tel monsieur Péladeau. Également, quelques instituts privés, abondamment financés par les bourgeois de la trempe de Péladeau, offrent une simpliste couverture des régularités économiques d’un rouage capitaliste. Ils normalisent, pour ne pas les banaliser, dans leur jargon, les inégalités sociales, elles, découlant directement des inégalités économiques, donc relatives au système en place. Nous avons par exemple vu, depuis plus d’une décennie, des mercenaires telle qu’Elgrably, excuser le parasitisme des bourgeois, vis-à-vis leur exploités, les prolétaires. Cette même charlatane malhonnête, ne s’est jamais retenue pour prôner la privatisation de la totalité de l’économie,  des services même, tel que l’accès à l’eau par exemple, ou l’accès aux soins de santé, etc..

C’est simple, selon les capitalistes, les syndicats sont jaloux de la réussite des patrons, c’est ce que recopient dans leurs textes, les nombreux militants du capitalisme absolu. Mais pourtant, nous sommes à même de constater que, ce sont les travailleurs salariés, donc les prolétaires, qui créent la richesse, et que donc, le mérite devrait leur revenir. Il n’en n’est rien. Chez le patronat, et sa servitude, le mérite ne revient qu’au propriétaire des moyens de production, et cela, sans la moindre possibilité d’en débattre avec eux. Et pourtant, qui fait rouler la machine à l’usine? Le patron, ou l’ouvrier? Qui s’y blesse? Qui s’y brûle de fatigue? Le patron, ou le travailleur salarié, ce prolétaire exploité? Et qui, dans des exemples plus extrêmes, se blesse, ou se tue même? Des gens comme monsieur Péladeau, ou leurs exploités, que ce patron préfèrerait divisés et dépourvus de moyens de défense?

Monsieur Péladeau rêve d’un monde où il dicterait, sans scrupule, le travail à accomplir, et cela, sans que quiconque ne puisse lui rouspéter. Il se prend pour un général, à qui on ne peut que dire, «Oui missieur». Mais abordons donc, tant qu’à en parler, l’utilité de ces patrons sans scrupule, qui osent critiquer l’existence des syndicats, et faisons-le d’un point de vue marxiste, pour rappeler à monsieur, son lointain passé.

Qui au Journal de Montréal, crée la richesse, qui écrit le journal, qui le met en page, qui le corrige, qui fait les recherches, qui prend les photos, qui expédie ce journal, qui bref, participe vraiment à sa création, de toutes parts? Le travailleur, ici, syndiqué. Pas monsieur Péladeau. Bref, à quoi sert ici, sauf à palier au manque de capitaux, monsieur Péladeau? À rien! À rien du tout même! La seule raison pour laquelle monsieur Péladeau, ici, se trouve utile à quelque chose, c’est qu’il investi ses capitaux, qu’il n’a point mérité, puisqu’il les a amassés sur le labeur d’autrui, et par un héritage. Le plus inutile de la compagnie elle-même, est  son propriétaire. S’il ne s’agissait pas de capital dans ce système, l’inutilité de ce «vaut rien» serait apparente, et même, flagrante. Il n’apporte pas d’eau au moulin, autre que son capital. La gestion d’une entreprise peut également passer sous la gouverne des travailleurs, lesquels sauraient, conditionnement à l’appui, gérer cette entreprise. Les travailleurs peuvent gérer, d’ailleurs, certaines compagnies sont déjà pourvues d’un conseil d’administration, lorsque plusieurs bourgeois en sont propriétaires ou mêmes, parfois constitués de cadres, donc de salariés. Il n’est pas impossible de copier le conseil, mais de remplacer les propriétaires inutiles, ces bourgeois, par des travailleurs qui font leur part dans la société, et non pas là,  en exploitant le labeur d’autrui, comme le font les parasites tel Péladeau.

Maintenant, à quoi servent les syndicats? À se défendre? Certes, mais pas seulement à cela. Les syndicats, d’origine, servaient la cause des travailleurs, pris à la gorge par les nombreuses menaces bourgeoises, mises à exécution, comme des lock-out par exemple. Les syndicats servaient également à promouvoir l’occupation des usines, suite à des faillites par exemple. Le syndicat était non seulement nécessaire pour que les employés soient respectés, et encore, mais nécessaires pour donner une voix à ceux qui créaient, et qui créent toujours, la richesse. Les patrons, eux, ont toujours eu, soit l’appui de groupes privés, de mercenaires, de polices privées, ou de l’État même, qui défend depuis longtemps, leur dictature. Les syndicats, certes en manifestant la colère des travailleurs, nous ont obtenus des moindres maux, de meilleurs horaires, plus flexibles,  de meilleurs avantages, un si peu soit-il, respect des patrons, l’apport de sécurité pour les travailleurs, des hausses de salaire considérables, et j’en passe… Sans syndicat, nous ne serions même pas reconnus comme créateurs de richesses, nous n’aurions pas de droits bien à nous, nous n’aurions pas d’équité salariale, nous n’aurions pas le respect de nos exploitants, ces bourgeois minoritaires et parasitaires, totalement inutiles finalement, à notre société, sauf dans un dessein capitaliste.

En fait, je vais aller plus loin ici. Le véritable problème, ce ne sont pas les syndicats, mais bien, la bourgeoisie, soit le patronat. Il est je crois, temps de se débarrasser de ce patronat, qui ne sert visiblement à rien d’autre qu’à injecter son capital, puis à en retirer des bénéfices, que nous leurs créons. Autrement dit, pourquoi ne pas décapiter l’intermédiaire entre la demande et l’offre, et ne pas offrir nous-mêmes, sans le patronat, l’offre demandée. Certes, en ce moment, cela semble impossible, puisque force est de constater que nous vivons dans un modèle capitaliste, qui ne vit que par l’afflux de capitaux. Alors bon, commençons par créer des entreprises sociales, gérées et financées par un réseau social, appelé à grandir, pour qu’il remplace peu à peu, les parasites de ce système, totalement inutiles à l’évolution de l’humanité.

Contrairement à ce que certains prétendent, le capitalisme, un système économique, ne crée pas la richesse, ce sont les humains qui la créent. Le capitalisme n’invente pas Windows, ce sont des humains qui travaillent, qui se creusent les méninges derrière un écran, donc derrière un capital autrement dit, dans ce système capitaliste –il faut donc préalablement, que le chercheur ait un soupçon de capital, d’où le totalitarisme observé-. Le système lui-même, n’est que l’excuse dont ont besoin ces charlatans, tels Péladeau, pour s’auto-pardonner l’exploitation du labeur d’autrui, et là, tout en le critiquant, en le malmenant, et en disant des unions syndicales, qu’elles sont compromettantes pour leur enrichissement personnel.

En terminant, j’aimerais vous faire prendre conscience d’une seule chose. Enlevez les patrons du réseau, la demande demeurera, les travailleurs y répondront, d’une façon ou d’une autre. Maintenant, enlevez le prolétariat, ce travailleur salarié, et voyez si les bourgeois comme Péladeau, pourront continuer de créer la richesse, dont ils revendiquent la totalité des dus.

Encore une fois, mon mot d’ordre est, «seule solution, révolution!»

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Le communisme selon les médias

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2009

http://dutron.files.wordpress.com/2009/03/kim-jong-il.jpg

En début de semaine s’est ouverte, la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, pour faire suite au protocole de Kyoto qui arrive à sa fin. Harper n’y était pas, car, idéologiquement parlant, celui-ci continue de croire que le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste –et le récent «scandale» du ClimateGate n’était finalement qu’une superficialité quant aux portées qu’il avait vis-à-vis les données recueillies depuis 21 ans par la communauté scientifique- et préfère défendre les intérêts des grandes pétrolières –comme Mulroney qui défendait les minières accusées de complicité dans des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en Afrique-. D’ailleurs, nous avons vu notre premier ministre faire un tour en Chine dite communiste, qui ne l’est pas lorsque l’on constate les faits. Et une des raisons pour lesquelles Ottawa n’y allait pas avant, la seule en vérité, c’était justement la prétendue appartenance à l’Internationalisme socialiste de ce grand pays surpeuplé, prétention qui fut détruite par le temps, et les faits. Et c’est surtout, sur ce point que je désire axer mon texte, car à la suite de sa visite en Corée du sud, où il a fait une attaque en règle contre le communisme d’idéologie –qu’il disait chancelante, tout en pointant la Coré du Nord -, une prétendante au journalisme a fait suite à ses attaques, tout en ne considérant bien sûr pas, les faits, à l’instar des autres médias capitalistes bornés.

Parlant de la Corée du Nord, et de la Corée du Sud, Emmanuelle Latraverse de Radio-Canada a parlé d’une confrontation entre  la démocratie et le communisme. Or, pour ce faire, il aurait fallu que madame tire de véritables conclusions, à savoir, ce qu’est le communisme, et ce qu’est la démocratie et, qu’a de prétendument démocratique, la société libérale et capitaliste, par rapport au communisme. Ensuite, une fois le communisme étudié, puis compris, elle n’aurait pu que s’apercevoir que la Corée du Nord ne portait que les habits du moine, et que l’habit ne fait pas nécessairement le moine.

En Corée du Nord, Kim-Jong-Il règne sur son prolétariat –et toutes les autres classes, quelles qu’elles soient-, comme un grand roi, et remettra même ses pouvoirs entre les mains de l’un de ses fils héritiers. Déjà, question d’authenticité du communisme avec les écrits de Karl Marx et Engels, c’est raté. Le communisme n’est pas la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, mais précisément, du prolétariat, sur quiconque, y compris sur cette royauté d’un autre temps qui méprise le peuple nord-coréen. Mais il faut donc savoir ce qu’est le prolétariat, pour savoir reconnaître sa dictature, pour ensuite finaliser notre observation par la conclusion suivante. Le communisme n’a finalement jamais existé, où que ce soit au monde, et ce qu’ont vécu les gens prétendant le contraire n’était nul autre que la dictature sur le prolétariat d’une poignée de prétendants, plutôt que son contraire attendu par les communistes. Il n’était donc pas question de conclure obstinément au communisme dans le cas de la Corée du Nord, surtout que les faits démontraient exactement l’épanouissement de son contraire. Mais madame Latraverse a préféré taire le mensonge proféré et prétendu par ces oligarques qui trônent en région nord-coréenne, à savoir cette junte militaire, avec à sa tête, possiblement, Kim-Jong-Il –Il n’est peut-être finalement, que le porte parole populaire de cette duperie.-. Ce faisant, elle démontre soit son côté partisan d’une propagande mensongère vis-à-vis le communisme –issue des capitalistes-, soit son manque de professionnalisme –manque de recherche sur le sujet (car prétendre que le communisme soit la dictature d’une minorité, alors que c’est précisément, une fois observé et détaillé, la démocratie de la majorité, sa dictature…). Croire que la Coré du Nord, la Chine ou la Russie soit ou ait été communiste, démontre l’ignorance crasse de la dame quant au communisme et à l’idéologie qu’il représente. L’État d’abord, ne devrait plus exister à ce moment, et malheureusement, tous ces exemples disposent d’État très interventionnistes. Cela s’apparente à la phase socialiste de la révolution, non pas à la phase finale, nommée communisme.-

Le prolétariat est cette classe qui vend sa force de travail pour venir à bout de ses besoins premiers et secondaires. Car oui, les classes existent, contrairement à ce que certains pourraient en dire. Et si les classes existent, il y a des intérêts qui viennent avec. Encore faut-il se reconnaître dans ces classes, et en comprendre ses intérêts, mais ce n’est bien sûr pas ce que les institutions éducatives nous enseignent, majoritairement. Le prolétariat vend donc, comme je disais, sa force de travail, et il vend cette dernière à ceux et celles qui peuvent l’acheter, c’est-à-dire la bourgeoisie. Étant majoritaires sur la bourgeoisie, les prolétaires ont tout à gagner à revendiquer le pouvoir, et si ce n’est pas eux, ce sont les serviteurs de la bourgeoisie qui s’y débattent, ce que ne peut nier madame Latraverse, et ce,  où que ce soit dans le monde.

La dictature est-elle une réalité dans notre propre société? Bien sûr que oui. On élie un gouvernement aux 4 ans, et pendant ces 4 années, manifestations pour ou contre celui-ci et ses directions, ce gouvernement fait à sa tête, s’il a la marge de manœuvre pour ce. Par exemple, au Québec, beaucoup de groupes offrent au gouvernement des alternatives aux coupures dans les services sociaux indispensables, mais le gouvernement fait à sa tête, et va de l’avant dans les coupures, dans les dégels de frais scolaires, dans les hausses de tarif d’électricité patrimonial, -ce, même si notre hypothèque est payée-, etc..  Si cela n’est pas une dictature… Il faut également reconnaître qu’une infime minorité québécoise, de plus, vote pour ce gouvernement qui hélas, nous impose sa dictature, peu importe les impressions données.

Bref, la dictature, si nommée par le peuple aux 4 ans, est acceptable, selon madame Latraverse toujours. Mais si celle-ci doit découler du peuple, comme s’obstinent les communistes à le défendre, c’est la dictature selon madame Latraverse, qui prend toutes duperies dites communistes, pour la volonté de ceux-ci, des véritables communistes. Bref, totalitarisme, et faible impartialité dans les faits.

La Coré du Nord n’est pas communiste, et je ne la défends pas. La Corée du Nord, aussi, possède des armes nucléaires, ce qui est déplorable, mais non pas plus que les 1000 ogives nucléaires états-uniennes disposées en Corée du sud, qui pointent sur Pyongyang. La Coré du sud, également, a connu la dictature, imposée comme tant d’autres, par Washington, qui d’autre? Elle a également connu les financements de cette capitale, à coups de milliards. Il est donc normal que Harper trouve la Corée du Nord sous-développée.

Bref, tout n’est que répétition du discours capitaliste, et madame Latraverse, ici, s’avère une vive chevalière du capital! Ou l’a-t-elle fait maladroitement? Si un système devrait se défendre ces temps-ci, c’est bien le capitalisme, qui démontre échec aux 30-40 ans, aux frais des salariés. Que l’on cesse de victimiser les tenants du socialisme, et que l’on parle des échecs patents du capitalisme…, lui existant bel et bien.

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Québec solidaire propose les cercles citoyens 1/4

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 19 mars, 2009

Comme vous le savez, Québec solidaire est un jeune parti. Avec à peine trois ans d’existence nous avons déjà un élu en chambre . Et ce n’est qu’un début, pour avancer avec la participation citoyenne Québec solidaire propose quelque chose de très intéressant, le cercle citoyen . En quoi consiste le cercle citoyen ? Le cercle est formé d’une personne membre de Québec solidaire et de deux autres personnes (ou plus) qui ne sont pas obligé de faire parti de la formation politique. Le but est de répondre a une série de question sur les thèmes qui sont présentés. Il n’est pas obligatoire de répondre a toutes les questions . Le cercle citoyen doit formuler une analyse sur les questions , il doit soulevé les problèmes ayant rapport avec les sujets donnés, le texte doit comporter au maximum 1600  mots. Ensuite doit s’en suivre un texte de perspective qui constitue les solutions pour changer la société, que le cercle doit produire en 400 mots maximum. Trois types de perspectives sont possibles :  

– des objectifs (ex : un Québec sans émission de carbone)

– des mesures structurantes (ex : l’instauration d’une taxe sur les émissions de carbone)

– des principes d’action ou d’organisation (ex : s’assurer que tous les événements de Québec solidaire respectent l’environnement)

 

Donc voici le premier thème d’une série de quatre, qui suivra sous peu. Je profite de l’occasion pour le mettre sur le blog en vous invitant a crée des cercles citoyens ou tout simplement à donner vos idée de principe sur les questions dans le billet. La pertinence est de mise donc pas de trolling ou d’insulte s’il-vous-plaît .

 

 

Thème 1 Comment définir le Québec souverain que nous voulons ?

 

Dans sa déclaration de principes, Québec solidaire se définit comme un parti souverainiste. Nous devons maintenant définir plus clairement les fondements les fondements de ce choix et préciser ce que nous entendons par la souveraineté du Québec et comment ce choix s’articule à notre projet de société égalitaire, féministe, écologiste et altermondialiste.

 

1 Comment définit-on la nation québécoise ? Nation civique ? Nation ethnique ? Nation politico-culturel ?

 

2 Quelles sont les différentes dimensions de la souveraineté du Québec?

·       Comment exercer notre souveraineté économique ?

·       Comment exercer notre souveraineté au niveau culturel ? En quel sens et part quel moyens?

·       Que ferait un Québec souverain des pouvoirs actuellement exercés par le         

           gouvernement fédéral ?

 

3 Quelles sont les contraintes imposées par la globalisation actuelle à un État souverain? Quels rapporte établir avec les États voisins et l’état canadien sans le Québec?

 

4 Quels rapports établir avec les autres peuples du monde ? Quelle coopération et quelle solidarité internationale devraient être mises de l’avant par un Québec souverain ?

 

5 Quels types de rapports établir avec les nations ou peuples autochtones ?

·       Comment établir des rapports égalitaires ?

·       Quelle démarche proposer à cette fin ?

·       Comment reconnaître les droits ancestraux et territoriaux des nations autochtones?

·       Comment respecter la volonté de partager le territoire et les ressources du Québec ?

·       Quelles ententes devrions-nous favoriser pour en arriver à un consensus accepté de toutes et tous ?

 

6 Souveraineté ou indépendance : Quelles sont les nuances ? Pouvez-vous identifier les différences ? Quel sont les avantages et les inconvénients de l’un ou l’autre terme ? Comment Québec solidaire devrait-il nommer son option sur la question nationale ?

 

pour plus d’information www.programme.quebecsolidaire.net

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La fin de la logique comptable

Posted by jimmystgelais sur 3 mars, 2009

comptNous pouvons qualifier cette crise économique de virtuelle.

 

Ce n’est pas un cataclysme ou une catastrophe naturelle qui en est l’instigateur, mais cette logique comptable si importante pour nous qui vient de démontrer son échec.

 

Il n’y a aucun sens dans ce système capitaliste basé sur la croissance infinie. Tout ce château de cartes économique dont nous étions si fiers vient de s’écrouler malgré les taux de croissance démesurés des grandes entreprises et les hausses vertigineuses des bourses d’une part et d’autre du monde depuis 10 ans.

 

Le crédit est le sang qui coule dans les veines du capitalisme. Sans le crédit, il n’y aurait pas de croissance, pas de profit, pas de plein-emploi. En conséquence, l’élastique de l’endettement finit par « péter » lorsque les consommateurs ne disposent plus de revenus nécessaires afin de soutenir l’économie. Et la crise s’ensuit…

 

La reconstruction de l’Europe a pu, lors de la dernière crise économique d’une semblable magnitude, renflouée les coffres des États lourdement endettés suite à la grande dépression des années 30 et de la guerre mondiale qui suivit. C’est ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses. L’Âge d’or du capitalisme.

 

Mais, en 2009, aucune grande guerre n’a dévasté un continent et ne pourra stimuler l’économie mondiale pour plus d’un quart de siècle. Aujourd’hui, on investit à tout va des milliards appartenant aux contribuables dans les infrastructures, dans le soutient aux banques, mais comme ce fut le cas avec le New Deal de Roosevelt dans les années 30 du siècle dernier, les résultats seront sûrement mitigés.

 

Et si ces plans de relance ne fonctionnaient pas? Si l’économie ne se relevait pas? Si le chômage endémique ne se résorbait pas? Si l’endettement démesuré des autorités publiques dans leur lutte contre la débâcle économique les empêchaient d’assurer un minimum vital pour l’ensemble de leurs citoyens?

 

Nous devrions alors opter pour un nouveau modèle socio-économique. Un modèle au-delà de la simple comptabilité avec ses équilibres budgétaires, ses bilans, ses actifs, ses passifs, ses « plus « et ses « moins ».

 

Par ailleurs, la tendance est déjà amorcée. On nationalise les grandes institutions bancaires en péril. On légifère afin de mieux baliser une économie qui a perdu les pédales. Nécessité oblige.

 

N’en déplaise aux anti-étatistes de toutes allégeances, les gouvernements interviendront de plus en plus dans l’économie afin de calmer les ardeurs d’une population appauvrie et affamée qui demandera réparation.

Ils laisseront alors tomber cette logique comptable virtuelle et inefficace pour retourner sur le terrain du monde économique réel, là où le capitalisme a échoué: c’est-à-dire la satisfaction des besoins matériels de la majorité.

 

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Le « complot terroriste mondial » mis à nu

Posted by quebecsocialiste sur 15 février, 2009

 Un texte de Paul Craig Roberts, qui se définit lui-même comme « un conservateur opposé au néo-conservatisme », traduit sur le site Le Grand Soir et qui fait la lumière sur les trous béants dans la propagande de guerre mensongère des establishments néo-con U.S. (le président a peut-être changé, mais les tendances des têtes dirigeantes restent étrangement similaires aux anciennes) et sioniste israélien:

Selon la propagande du gouvernement étasunien, des cellules terroristes sont répandues partout aux Etats-Unis, obligeant le gouvernement à espionner tous les citoyens et à violer la majorité des protections constitutionnelles. Parmi les derniers mots du Président Bush quand il a quitté ses fonctions, il y a l’avertissement que l’Amérique sera bientôt frappée de nouveau par le terrorisme Musulman.

Si les Etats-Unis étaient infestés de terroristes, le gouvernement n’aurait pas à nous le dire. Les faits nous le diraient. Comme il ne se passe rien, le gouvernement y va de ses avertissements pour entretenir les peurs qui font accepter au public les guerres sans fondement, les infractions aux libertés publiques, les cartes d’identité et autres tracas et harcèlements lors de déplacements en avion.

La preuve la plus évidente qu’il n’y a pas de cellules terroristes c’est que pas un seul néo-conservateur n’a été assassiné.

Je n’approuve pas les assassinats, et j’ai honte que le gouvernement de mon pays pratique l’assassinat politique. Les Etats-Unis et Israël montrent un très mauvais exemple à Al Qaïda.

Les Etats-Unis combattent Al Qaïda et les Talibans en assassinat leurs dirigeants, et Israël fait de même avec le Hamas. Il est raisonnable de penser qu’Al Qaïda pourrait agir pareil avec les instigateurs et les responsables des guerres étasuniennes au Moyen-Orient.

Aujourd’hui, tous les membres d’Al Qaïda connaissent la complicité des néo-conservateurs dans la mort et les dévastations infligées aux Musulmans en Irak, en Afghanistan, au Liban et à Gaza. De plus, les néocons sont très visibles et constituent des cibles faciles pour les chefs du Hamas et du Hezbollah. Les néocons sont connus dans les médias depuis des années et des listes de leurs noms, accessibles à tous, circulent en ligne.

Les néocons ne sont pas protégés par les Services Secrets. C’est terrible à envisager, mais ce serait un jeu d’enfant pour Al Qaïda de les assassiner tous un par un. Mais, les néocons se déplacent librement, bonne indication qu’il n’y a pas de problème terroriste aux USA.

Si, comme l’affirment toujours les néocons, les terroristes peuvent passer en contrebande des armes nucléaires et autres bombes sales aux USA pour semer des ravages sur nos villes, ils peuvent aussi obtenir des armes pour assassiner tout néocon ou ancien responsable du gouvernement.

Et pourtant, les néocons, étasuniens les plus haïs des Musulmans, sont saints et saufs.

La “guerre au terrorisme“ est un canular qui dissimule la prise de contrôle par les Etats-Unis des oléoducs, les profits du complexe militaro-sécuritaire, les attaques contre les libertés publiques par les adeptes de l’état policier, et l’expansion territoriale d’Israël.

Al Qaïda n’existait pas en Irak avant qu’il n’y soit importé par l’invasion étasunienne et le renversement de Saddam Hussein qui maintenait Al Qaïda hors d’Irak. Les Talibans ne sont pas une organisation terroriste mais un mouvement qui essaye d’unifier l’Afghanistan sous les lois de l’Islam. Les seuls étasuniens menacés par les Talibans sont ceux que Bush a envoyés en Afghanistan pour tuer des Talibans et imposer un état fantoche au peuple Afghan.

Le Hamas est le gouvernement démocratiquement élu de Palestine, ou du peu qu’il en reste après les annexions illégales par Israël. Le Hamas est une organisation terroriste de la même façon que les gouvernements Israélien et Etasunien le sont. Pour soumettre le Hamas à l’hégémonie israélienne, Israël utilise la terreur des bombardements et les assassinats contre les Palestiniens. Le Hamas réplique à la terreur d’Israël avec des roquettes artisanales et inefficaces.

Le Hezbollah représente les Chiites du Sud Liban, autre région du Moyen-Orient convoitée par Israël pour son expansion territoriale.

Les USA classent le Hamas et le Hezbollah dans les “organisations terroristes“ pour la seule raison qu’ils sont du côté d’Israël dans le conflit. Il n’y a pas de raison objective à ce que le Département d’Etat étasunien appelle le Hamas et le Hezbollah des organisations terroristes. C’est de la propagande pure et simple.

Les USA et Israël ne considèrent pas leurs bombardements de civils comme de la terreur. Ce qu’ils considèrent comme tel c’est la réponse des peuples opprimés et sans Etat parce que leurs pays sont gouvernés par des marionnettes à la solde des oppresseurs. Ces peuples, dépossédés de leurs propres pays, n’ont pas de Département d’Etat, pas de Département de la Défense, pas de sièges aux Nations Unies ou de porte-parole dans les médias dominants. Ils ne peuvent que se soumettre à l’hégémonie ou résister avec le peu de moyens dont ils disposent.

Le fait qu’Israël et les Etats-Unis poursuivent leur propagande sans fin pour empêcher cette vérité fondamentale d’éclater prouve que ce sont eux qui ont tort et que ce sont les Palestiniens, les Libanais, les Irakiens et les Afghans qui sont lésés.

Les généraux étasuniens à la retraite qui servent de propagandistes à Fox “News“ clament sans arrêt que l’Iran arme les résistants Irakiens ou Afghans et le Hamas. Mais où sont les armes ? Pour s’opposer aux chars “made in USA“, les résistants doivent fabriquer des engins explosifs artisanaux à partir d’obus récupérés. Après six ans de conflit, les insurgés n’ont toujours pas d’armes contre les hélicoptères de combat étasuniens. Comparez leur “armement“ avec celui que les Etats-Unis ont fourni aux Afghans, il y a une trentaine d’années lorsqu’ils combattaient contre les Soviétiques.

Les images de l’attaque meurtrière d’Israël sur Gaza montre de nombreux Gazaouis, tous sans armes, fuyant sous les bombes israéliennes ou dégageant des décombres des morts et des blessés. Tout le monde pourrait penser que chaque Palestinien est maintenant armé, chaque homme, chaque femme et chaque enfant. Cependant, tous les reportages sur l’attaque israélienne ont montré une population désarmée. Le Hamas doit fabriquer des roquettes artisanales qui sont tout juste des marques de défi. Si le Hamas était armé par l’Iran, l’attaque d’Israël sur Gaza lui aurait coûté des hélicoptères de combat, des chars et des centaines de morts parmi ses soldats.

Le Hamas est une petite organisation armée avec des fusils de petit calibre incapable de pénétrer un gilet pare-balles. Le Hamas est incapable d’empêcher les descentes de petites bandes de colons israéliens sur les villages de Cisjordanie, qui jettent dehors les Palestiniens et s’approprient leurs terres.

Le mystère est : pourquoi après 60 années d’oppression les Palestiniens sont-ils toujours un peuple sans armes ? Il est clair que les pays Musulmans sont complices d’Israël et des Etats-Unis en maintenant les Palestiniens désarmés.

L’affirmation indue que l’Iran fournit des armes sophistiquées aux Palestiniens est du même acabit que celle sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein. C’est une propagande pour la justification du massacre de civils arabes et de la destruction des infrastructures civiles pour conforter l’hégémonie des Etats-Unis et d’Israël au Moyen-Orient.

Paul CRAIG ROBERTS

Paul Craig Roberts est un économiste et journaliste américain. Au début des années 1980, il a été Sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan. Édouard Balladur lui a décerné la Légion d’honneur en mars 1987 pour son renouvellement de la science économique et politique après un demi-siècle d’interventionnisme. Il a enseigné l’économie politique au Center for Strategic and International Studies. Il a été rédacteur et chroniqueur de divers journaux, notamment The Wall Street Journal ou BusinessWeek.

Traduction Laurent EMOR pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

ARTICLE ORIGINAL
http://www.informationclearinghouse.info/article21906.htm

Information Clearinghouse, 4 février 2009.

Source

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Le cas Daniel Audet

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 20 janvier, 2009

Qui est Daniel Audet ?

Ancien délégué général du Québec à Londres, l’auteur est revenu en politique en juin 2006, comme conseiller spécial du chef du Parti québécois, André Boisclair. Dans les années 1990, il a pratiqué le droit au cabinet Lapointe Rosenstein, a été directeur de cabinet du vice-premier ministre Bernard Landry, puis est devenu vice-président de Vidéotron, en 1997. Avant de replonger dans l’univers politique, il a dirigé le Cabinet de relations publiques National à Montréal. Il est maintenant premier vice-président du Conseil du patronat du Québec. (1)

Dans le magazine L’actualité (15 octobre 2007), il nous présente ses « 15 idées pour un Québec fort ».
Invité à l’émission Christiane Charrette de Radio-Canada (29 septembre), Daniel Audet déclarait qu’il peut maintenant dire tout haut ce qu’il pensait tout bas lorsqu’il était le principal conseiller d’André Boisclair.

Ce qu’il dit a effectivement le mérite d’être clair. « Les  » lucides  » ne vont pas assez loin », affirme aujourd’hui celui qui s’est trouvé une niche au lendemain des dernières élections à titre de vice-président du Conseil du patronat. (2)
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Et voici ce que M. Audet avait à nous dire ce matin dans le journal de Montréal

 » Le cas d’Amir Khadir

Dans d’autre pays – des pays aux traditions belliqueuses séculaires -,lancer des chaussures au visage de son adversaire en guise d’argument est un geste à la fois grave et classique. On dit d’ailleurs que là-bas, le lanceur de chaussures est devenu un héros national…

Mais il se trouve que par ici, les moeurs sont beaucoup plus respectueuses de l’intégrité physique des personnes. À la limite, il nous arrive de lancer des insultes du genre kalb (ou chien en français) mais habituellement, c’est pour s’en excuser les heures qui suivent… Et quand on brûle des effigies, ce n’est généralement pas le fait de membres de l’Assemblée nationale mais celui de groupes de pression qui dérapent.

LA POLITIQUE SPECTACLE

Le mot qui décrit le mieux l’art auquel s’adonne le député Amir Khadir est : politique spectacle. C’est un spécialiste du stunt publicitaire. C’est un artiste du verbe qui déballe sa logorrhée remplis de sophisme de cégépien qui se croit. Il fait de la politique par romantisme. Et ceux qui ont voté pour lui, pour la plupart, l’ont fait par snobisme. Par effet de mode. Et c’est ça le plus déprimant: pour être cool et branché sur le Plateau Mont-Royal, il faut voter Québec solidaire. Au moin les vrai communistes -pas les caviars, les autres, ceux qui vendaient En Lutte ou La Forge en queue de chemise aux stations de métro-,eux, faisaient de leur idéal une parxis sérieuse. Ils se triomphaient royalement mais ils était sincères. Maintenant tout est cliché. On rejoue Germinal en technicolor!

Que savent les communistes en goguettes du Plateau des purges staliniennes, du génocide perpétré par Khmers rouges et des journalistes bâllionnés et tués par les nombreuses dictatures de cette obédience? Savent-ils seulement que le parti dont M.Khadir est co-porte-parole est partiellement issu du Parti communiste du Québec et que Québec solidaire n’a fait aucun mystère de son association formel avec ce parti lors de la dernière campagne électorale? Il est odieux de voter pour les communistes au Québec en 2009, ce mouvement ayant fait la preuve par 9 que s’était un des pire système que l’humanité est connus.

LE PLUS GRAVE

Mais le plus grave ce n’est pas l’acte de violence ( les chaussures lancées à Bush ) que M.Khadir a endossé en lançant lui même sa chaussure, mais les positions inacceptables qu’il a prisent par le passé. Ainsi, à la veille du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, M.Khadir a cru bon évoquer la possibilité que cet événement n’était peu-être au fond un vaste complot organisé par les américains eux-mêmes et qu’une grande enquête internationale devrait être instituée pour faire la lumière sur les attentats! Excusez du peu!

SNOBISME

Ce n’est pas comme insulte ni même une chaussure lancée au visage. On ne peu pas demander pardon pour une pensé qu’on a réellement eue. Pour moi, cette déclaration suffit à elle seule pour disqualifier M.Khadir.

Je me réjouis par ailleurs du fait que QS stagne au dessous des 4% à l’échelle du Québec, malgré la complaisance d’une certaine presse. Autre bonne nouvelle: à part la cool circonscription de Mercier, le niveau de snobisme ailleurs au Québec n’est pas assez élevé pour permettre l’élection d’un autre député Québec solidaire.  »
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Et maintenant cet éminence grise de la politique québécoise nous montre son vrai visage en démontrant son ignorance crasse à l’égard de Québec solidaire et surtout du communisme.

 »Dans d’autre pays – des pays aux traditions belliqueuses séculaires  »

Vous parlez de quel pays ,l’Irak ou les États-Unis? Parce que pour ce qui est de chercher la guerre au autres je crois que les États-Unis gagne haut la main! Il n’est pas obligé d’être sur son territoire pour déclarer la guerre .

 »On dit d’ailleurs que là-bas, le lanceur de chaussures est devenu un héros national… »

Non seulement national mais international!

 »Mais il se trouve que par ici, les moeurs sont beaucoup plus respectueuses de l’intégrité physique des personnes. »

C’est vrai que nôtre cher police est très respectueuses des manifestants venants prononcer une opinion, ou des prisons étatsuniennes dans lequels la torture est chose commune.(3) Ou du fait qu’il veulent maintenant équiper les policiers de défibrillateur pour réanimer une personne morte d’un tazer! C’est vrai qu’ici on est beaucoup plus respectueux de l’intégrité physique des personnes!

 »À la limite, il nous arrive de lancer des insultes du genre kalb (ou chien en français) »

Kalb ? Jamais entendu, quelqu’un a déjà entendu sa?

 » Et quand on brûle des effigies,  »

Personne n’a  brûlé d’effigie dans ce lancer de souliers, et ce 3 camarades de ce blog peuvent le confirmer moi même car j’en suis l’un d’eux.

 »ce n’est généralement pas le fait de membres de l’Assemblée nationale »

Et bien moi je suis content de voir qu’à l’Assemblée nationale il y a maintenant une personne qui dénonce les vrais problèmes et ne parle pas en langue de bois pour plaire au peuple pendant qu’on prépare sa retraite politique au conseil du patronat!

 »mais celui de groupes de pression qui dérapent. »

Je me demande bien de quel groupe de pression vous parler , il y a seulement des citoyens en colère venant dénoncer un acte criminel et meurtrier qu’est l’invasion de l’Irak nommé  »Iraqi Freedom ». Cette guerre qui a fait plus d’un million de mort civil Irakiens depuis ce et vous nous dites qu’on dérape ?! Je crois plutôt que c’est vous qui dérapez.

 »C’est un spécialiste du stunt publicitaire. »

Il ne donne que sont opinion . Encore un anglicisme vous étiez vraiment dans le PQ?

 »qui déballe sa logorrhée remplis de sophisme de cégépien qui se croi »

Attaque gratuite et totalement fausse! C’est drôle je ne pensait pas apprendre de nouveau mots dans le journal ce matin ,

logorrhée : Perturbations du langage dans sa dynamique, se caractérisant par un flux de paroles débité rapidement pendant un long moment. Ce besoin irrésistible de parler caractérise certains individus atteints de troubles psychiatriques comme la manie ou l’accès maniaque.

La logorrhée s’observe également au cours de l’aphasie de Wernicke qui est une affection neurologique d’une partie de l’encéphale (système nerveux compris dans le crâne). Ceci se traduit par une perte de la compréhension du langage et du sens des mots. Autrement dit, le patient déforme les mots et emploie un mot pour un autre mot. Quelquefois le langage se transforme en un jargon incompréhensible pour l’auditoire, mais le patient n’en a pas conscience. Le discours logorrhéique s’observe également chez les personnes délirantes. Chez les schizophréniques la logorrhée n’est pas cohérente, on parle alors de verbigération incoercible s’accompagnant de bizarreries. Les personnes atteintes de paranoïa passionnelle présentent une logorrhée centrée sur le thème de la revendication. Certaines personnes arriérées présentent une logorrhée à type de bavardage sans suite. Dans certaines situations d’exaltation on assiste également à une logorrhée.(4)

 »Que savent les communistes en goguettes du Plateau des purges staliniennes, »

Bien plus que vous de toute évidence!
Surtout que le stalinisme et le communisme n’ont rien en commun.
Pas plus que les Khmers rouges d’ailleur.

 »Savent-ils seulement que le parti dont M.Khadir est co-porte-parole est partiellement issu du Parti communiste du Québec et que Québec solidaire n’a fait aucun mystère de son association formel avec ce parti lors de la dernière campagne électorale?  »

Premièrement Québec solidaire n’est pas issu du Parti communiste du Québec , le PCQ fait parti de QS en tant que collectif . Le PCQ faisait parti de l’UFP ,L’Union des Forces Progressistes, donc il va de soi que Québec solidaire ne réfutera jamais un tel fait , alors pourquoi caché la vérité , vous nous reprochez d’être transparent ?!

 »Et ceux qui ont voté pour lui, pour la plupart, l’ont fait par snobisme. »

Encore des attaques gratuites sans aucun fondement , pathétique.

 »Il est odieux de voter pour les communistes au Québec en 2009, »

Il est odieux de vouloir être plus catholique que le pape quand son gouvernement a contribuer au files d’attentes que nous connaissons aujourd’hui par manque de lit et de personnels , les deux place ou Lucien Bouchard a coupé principalement. Ensuite on nous vante les mérites du privé comme solution miracle .

 »ce mouvement ayant fait la preuve par 9 que s’était un des pire système que l’humanité est connus. »

Erreur le communisme n’est pas le pire système puisqu’il na jamais vraiment été appliquer selon les principes du communisme soit pour commencer l’abolition de l’état.  Mais le système capitaliste par compte fait très bien ses preuves de son inutilité face à l’avancement de la race humaine , autant au niveau économique , social  qu’environnemental . Un système qui est en train de nous emmener tout droit dans le gouffre et  ce, à pleine vitesse. En fait la seule vrai liberté dans le capitalisme est celle de faire du profit par tout les moyens possibles légaux et illégaux.

 »Mais le plus grave ce n’est pas l’acte de violence ( les chaussures lancées à Bush ) que M.Khadir a endossé en lançant lui même sa chaussure, mais les positions inacceptables qu’il a prisent par le passé.  »

Il n’y a pas violence a dénoncer symboliquement .

 »Ainsi, à la veille du 5e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001, M.Khadir a cru bon évoquer la possibilité que cet événement n’était peu-être au fond un vaste complot organisé par les américains eux-mêmes et qu’une grande enquête internationale devrait être instituée pour faire la lumière sur les attentats! Excusez du peu! »

Je ne vois absolument rien de grave a ce qu’il y aie une enquête sur un événement tel que le 11 septembre et sur lequel il sort plein de documentaires pour démentir la version officiel.

 »Pour moi, cette déclaration suffit à elle seule pour disqualifier M.Khadir. »

Vive la liberté d’expression , la droite a son meilleure encore une fois censure! censure! censure!Alors a chaque fois que M.Audet ne sera pas du même avis que ses adversaires il aura droit de les disqualifier car il a probablement la vérité infuse et personne de peu avoir avis contraire au sien.

 »Je me réjouis par ailleurs du fait que QS stagne au dessous des 4% à l’échelle du Québec, malgré la complaisance d’une certaine presse. »

Québec solidaire est un jeune parti en a peine trois ans d’existence, deux élections et une visibilité beaucoup plus réduite que les autres , mis a part des verts, QS a maintenu les votes et en plus a fait élire un de ses députés . Maintenant qu’il y a élu nous avons une voie au débat des chefs de la prochaine élection et une a l’assemblée nationale .

 »Autre bonne nouvelle: à part la cool circonscription de Mercier, le niveau de snobisme ailleurs au Québec n’est pas assez élevé pour permettre l’élection d’un autre député Québec solidaire. »

N’importe quoi encore des insultes gratuites sans fondement argumentaire.

À la fin il est écrit que nous pouvons réagir a cet article en nous donnant le lien suivant : audet_commentaire@journalmtl.com , mais il semble bien que ce blog n’existe tout simplement pas et rien non plus sur le site du journal de Montréal .

(1) http://www.vigile.net/_Audet-Daniel_
(2) http://www.vigile.net/L-agenda-secret-de-Daniel-Audet
(3) lire L’État voyou de William Blum,
(4) http://www.vulgaris-medical.com/encyclopedie/logorrhee-2839.html

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50 ans de révolution à Cuba, tout est près pour se rendre à un siècle

Posted by quebecsocialiste sur 3 janvier, 2009

« Solidarité mondiale avec la révolution cubaine »

Le premier janvier 2009, c’était le cinquantième anniversaire de la victoire de la révolution cubaine, ni plus ni moins que la véritable indépendance de Cuba, celle de 1898 ayant été volé par les USA qui transformèrent l’île en colonie fantoche et facilement exploitable, plus tard surnommée « le bordel de l’Amérique ». Cuba toucha le fond durant la dictature sanguinaire de Fulgencio Batista, issue d’un coup d’état supporté par les États-Unis, qui avaient horreur de « perdre le contrôle pour des détails de volonté démocratique ». La révolution cubaine, c’est avant tout le triomphe commun d’un peuple sur l’impérialisme et sa propulsion vers la dignité humaine. L’histoire se rappelle et se rappellera de ce jour comme le début de la route des cubains vers le succès en matière de santé, d’éducation et de sécurité civile. En effet, les chiffres sur ces départements vitaux de la vie quotidienne d’une société parlent d’eux-mêmes:

En santé: Avant la révolution, le système de santé cubain était privatisé et les meilleurs soins n’étaient accessibles qu’aux quelques riches exploitants agricoles cubains et aux mafieux états-uniens en visite sur l’île « pour affaires ». L’élite batistienne, quant à elle, préférait se faire soigner aux USA. La situation pour la classe ouvrière était plus que déplorable, affichant les statistiques habituelles d’un état du tiers-monde en grande difficulté. Depuis le début des mesures révolutionnaires, en revanche, le système de santé cubain affiche ces statistiques: Selon les chiffres de l’ONU, l’espérance de vie des Cubains est de 77,9 ans (elle est de 78 ans aux États-Unis)… des statistiques de pays développés. Rappelons que la ressource naturelle nationale des cubains n’est autre que le sucre. Pas vraiment le gros lot naturel disons… et ils ont réussi à bâtir un système de santé universel avec çà, pendant qu’au Québec, avec notre multitude de ressources naturelles plus que suffisantes et une population inférieure en nombre à celle de Cuba, nous ne sommes même pas foutus d’atteindre les standards canadiens… merci au privé et au laisser-faire gouvernementale des 15 dernières années pour ce fiasco complet! Déficit ZÉRO qu’il disait… pendant ce temps, « l’île communiste » a découvert rien de moins qu’une solution pour guérir le cancer du poumon cette année. En passant, mes félicitations à ces brillants médecins! Pour finir sur ce sujet, notons que Cuba est le plus grand exportateur de médecins au monde. Pas pire pour un « méchant régime communiste », n’est-ce pas Éric Caire?

En éducation: Avant la prise de pouvoir légitime des révolutionnaires, seulement un cubain sur dix savait lire… aujourd’hui, l’analphabétisme a été éradiqué, le pays affichant un taux d’alphabétisation (extraordinaire pour un pays du tiers-monde) de 99,8%. À ce qu’on dit, un dictateur a tout intérêt à garder sa population dans l’ignorance, parce qu’un peuple instruit ne peut être vaincu. Il semblerait que le peuple cultivé de Cuba a eu tout le loisir d’analyser sa situation et qu’il préfère de loin son gouvernement national responsable à un pantin pro-empire qui s’empresserait de réduire ses droits au niveau de 1958. Finalement, la révolution a fait beaucoup pour faire avancer les droits des femmes sur son territoire, à travers une éducation moderne, ce qui était loin d’être une tâche facile dans ce pays à la culture machiste.

La sécurité civile: En matière de sécurité nationale, Cuba n’a aucune leçon à recevoir de personne. En plus de faire régulièrement face à des actes terroristes de la part des expatriés mafieux de Miami (terrorisme justifié par Washington et ses éternelles double-mesures qui lui donnent le droit divin d’abriter des terroristes faisant face à un mandat d’arrêt international sur son sol) et d’en avoir fait avorter une bonne partie (pas tous malheureusement), les forces de sécurité de Cuba sont passées maîtres dans le domaine de la protection contre les ouragans. Un des exemples les plus frappants est celui de l’année dernière, 2008: Dans la période des ouragans de 2008, pas moins de trois ouragans destructeurs ont fait des ravages sur l’île, pour un montant total d’environ dix milliards de dollars. Ce qu’il faut retenir dans cette tragédie, c’est que dans toute cette destruction de la part de la nature (la plus puissante armée du monde), une seule personne a trouvé la mort. Ça aurait pu être bien pire sans les mesures de sécurité civiles exemplaires dont s’est prévalu l’état cubain. Les responsables de la sécurité intérieure de l’empire yankee devraient définitivement aller suivre des cours de protection civile à Cuba. C’est justement à cause des ouragans de l’automne dernier que les autorités cubaines ont décidé de s’en tenir à de tranquilles célébrations pour le cinquantième, en solidarité avec les personnes dont les domiciles sont toujours en reconstruction.

Le devoir internationaliste: Il ne faudrait surtout pas oublier de souligner les résultats du devoir internationaliste de Cuba. L’aide militaire cubaine en Afrique, dont l’idée était dû au regretté guérilleros et héros du tiers-monde, Ernesto « Che » Guevara, aura mené, sur une période de trente ans de durs combats, à l’indépendance de la Guinée-Bissau, de l’Angola et de la Namibie, ainsi qu’à la chute du régime d’apartheid raciste sud-africain, pays qui pourrait bien élire un gouvernement à orientation communiste sous peu. La fin de l’aide militaire ne signifia nullement la fin du mandat internationaliste de Cuba qui, comme je l’ai mentionné plus haut, est aujourd’hui le principal exportateur de médecins de la planète. Ce que Cuba a retiré de tout ça: En premier lieu, il n’y avait que la satisfaction du devoir accompli, mais aujourd’hui, Cuba constate avec encore plus de force les résultats de ses efforts solidaires, assistant aujourd’hui à la naissance de toute une nouvelle génération de gouvernements de gauche en Amérique du Sud ayant à coeur le bien-être de leurs peuples respectifs, plutôt que les intérêts de la maison blanche et des multinationales exploitantes et criminelles, de par le vol de ressources qu’elles effectuaient encore en toute impunité sur ce continent il n’y a pas si longtemps que ça. Les seuls pays encore sous le joug de valets locaux de Washington en Amérique du Sud sont en fait la Colombie narcotrafiquante, fasciste et agressive d’Alvaro Uribe l’exterminateur de syndicalistes et de paysans, ainsi que le Pérou totalitaire (voter dans des boîtes transparentes sous les yeux de soldats armés, ce n’est pas démocratique, peu importe l’avis positif borné de Washington là-dessus). Cuba a de plus enfin pu profiter d’un retour d’ascenseur lorsque le Venezuela et l’Angola lui ont apporté leur aide après les ouragans de l’automne dernier.

Nous souhaitons une excellente fête nationale à tout le peuple cubain, ainsi que toujours plus de succès dans l’avenir!

Hasta la victoria siempre!

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Mensonges sur le Vénézuela démentis

Posted by quebecsocialiste sur 27 décembre, 2008

Flag of Venezuela

Un autre excellent texte du site Le Grand Soir portant cette fois sur les faussetés du « rapport » plus que douteux sur le Vénézuela que la respectable organisation Human Right Watch a accepter de diffuser en son nom. J’aimerais spécifier que je respecte tout de même Human Right Watch pour son bon travail au nom des droits humains, mais malheureusement, une possible ignorance de la réalité de certaines régions du monde la pousse parfois à faire confiance à des individus peu scrupuleux pour écrire ses rapports. Ce fut le cas au Vénézuela, où l’organisation fut victime d’une intoxication particulièrement ridicule de la part de son équipe chargée de l’Amérique du Sud. Est-ce que quelqu’un a au moins lu ce rapport avant de le diffuser? Il semblerait que non. Si, après avoir pris connaissance de cet exposé des faits, Human Right Watch cautionne toujours ce rapport et ses auteurs, alors il y aura de sérieuses questions à se poser sur la crédibilité de cette ONG dans le futur…

Plus de 100 spécialistes de l’Amérique latine remettent en question le rapport de Human Right Watch sur le Vénézuela

Dans une lettre ouverte au Comité des Directeurs de Human Rights Watch, plus de 100 experts sur l’Amérique Latine critiquent le récent rapport de l’organisation sur le Venezuela, “Une décennie sous Chavez : intolérance politique et occasions perdues pour améliorer les droits de l’homme au Venezuela“, qui “n’atteint pas un niveau même minimum de connaissance, d’impartialité, d’exactitude, ou de crédibilité“. Les signataires sont des spécialistes universitaires de premier plan, d’établissements étasuniens, comme Harvards, Johns Hopkins et autres Universités d’état, et d’institutions académiques d’Argentine, du Brésil, du Mexique, du Royaume-Uni, du Venezuela et d’autres pays.
 
Human Rights Watch
350 Fifth Avenue, 34th floor
New York, NY 10118-3299 USA

A l’attention du Comité des Directeurs,

Nous écrivons pour attirer votre attention sur un rapport publié par Human Rights Watch (HRW) qui n’atteint pas un niveau même minimum de connaissance, d’impartialité, d’exactitude, ou de crédibilité. Le document, Une décennie sous Chavez : intolérance politique et occasions perdues pour améliorer les droits de l’homme au Venezuela, ressemble plus à un essai à motivation politique plutôt qu’à un rapport sur les Droits de l’Homme. C’est bien ce qu’a admis l’auteur principal du rapport, Jose Miguel Vivanco, en s’adressant à la presse quelques jours après sa publication, “Nous avons fait ce rapport parce que nous voulions prouver au monde que le Venezuela n’est un modèle à suivre pour personne…“ [2]

M. Vivanco peut évidemment avoir sa propre opinion sur le Venezuela, mais il n’a pas à la présenter dans le cadre d’une mission de HRW ni bien sûr de tout autre organisation dont le but est la défense des Droits de l’Homme. En publiant un rapport d’une telle pauvreté, et en reconnaissant qu’il le fait pour des raisons politiques, M. Vivanco sape la crédibilité d’une importante organisation des Droits de l’Homme.

Nous ne portons pas ces accusations à la légère et nous espérons que vous comprendrez le sérieux de telles erreurs de jugement. En tant qu’universitaires spécialistes de l’Amérique Latine, nous dépendons d’organisations supposées indépendantes et non partisanes comme HRW pour des informations factuelles sur des violations des Droits de l’Homme commises par des acteurs gouvernementaux et parfois non-gouvernementaux. C’est ce qu’attendent aussi d’autres institutions comme la presse, certains officiels gouvernementaux et l’opinion publique. C’est une perte énorme pour la société civile si on ne peut plus faire confiance à une source comme HRW pour mener une enquête impartiale et en tirer des conclusions basées sur des faits avérés.

Ce rapport comporte des allégations à l’emporte-pièce, sans faits à l’appui ou dans certains cas sans même d’arguments logiques pour les soutenir. Par exemple, l’allégation la plus importante et la plus marquante est que “la discrimination sur des bases politiques est un caractère constitutif de la présidence de Chávez » (p. 1). Cependant, le rapport ne montre pas, ni essaye de montrer, que la discrimination politique a augmenté sous le gouvernement actuel (en comparaison des gouvernements précédents), ou est plus un problème au Venezuela que dans d’autres pays du monde.

Quelles sont les preuves fournies pour une telle généralisation ?

« Dans la plupart des cas, il n’a pas été possible de prouver de discrimination politique – sauf en de rares exceptions, aucune raison des décisions prises n’a été donnée aux citoyens – mais beaucoup ont su de façon informelle qu’ils avaient perdu leur emploi, leur contrat ou les aides allouées pour avoir signé la pétition [pour la révocation du président Chávez]. Par exemple, dans l’un des cas rapporté à Human Rights Watch, une femme de 98 ans s’est vue refuser les médicaments qu’elle recevait depuis longtemps d’une agence gouvernementale pour le développement parce que, comme il a été dit à sa famille par le secrétaire de ce programme, elle avait signé la pétition pour le référendum“ (p.21) (italiques ajoutées).

Pour parler des aides en premier, le paragraphe ci-dessus se réfère à l’affirmation que les médicaments ont été refusés à un citoyen vénézuélien pour des raisons politiques. Etonnamment, c’est le seul cas présumé de discrimination de la part des services publics cité dans l’ensemble des 230 pages du rapport. En d’autres termes, le programme Barrio Adentro a fourni chaque année depuis 2003, des services de santé à des millions de vénézuéliens pauvres, et les auteurs ont exhumé une affirmation (rapportée à l’auteur lors d’une conversation téléphonique avec le neveu de la victime présumée) de discrimination concernant une seule personne. Sur cette base, les auteurs généralisent à l’emporte-pièce que “les citoyens qui exercent leur droit d’appeler au référendum – en invoquant un des nouveaux mécanismes participatifs soutenu par Chávez lors de la mise en place de la Constitution de 1999 – sont menacés de représailles et mis sur liste noire pour les aides et les emplois gouvernementaux“. P.10, italiques ajoutés)

Ceci est outrancier et totalement indéfendable. Nous n’attendons pas d’un rapport de cette nature qu’il suive des normes académiques trop rigoureuses, mais il doit tout de même y avoir certaines normes.

En ce qui concerne l’emploi, il ne fait aucun doute qu’il y a eu des cas où individuellement des agents gouvernementaux ont pratiqué la discrimination sur la base des convictions politiques de leurs employés. (Il y a eu aussi des cas de discrimination et de licenciement d’employés progouvernementaux dans le secteur privé, que le rapport mentionne entre parenthèses (p.10) mais sur lesquels il n’enquête pas). Cependant, le rapport ne montre pas qu’il y ait eu d’efforts systématiques et organisés pour purger le gouvernement des employés antigouvernementaux. Bien sûr, pas loin de dix ans après l’élection du Président Hugo Chávez, toute personne un peu familière avec le gouvernement du Venezuela sait que le service public est toujours empli d’employés hostiles au gouvernement.

Le rapport ne mentionne pas que les licenciements qui eurent lieu, aussi bien dans le public que dans le privé, résultent tout bonnement d’actions individuelles au sein d’une société fortement polarisée dans laquelle l’opposition a passé au moins quatre ans (selon le chef de l’opposition Teodoro Petkoff)[3] à tenter de déloger le gouvernement par un coup d’état militaire. Il n’est donc pas difficile d’imaginer que beaucoup d’agents du gouvernement purent dans un tel climat appréhender d’employer des individus hostiles au gouvernement. Le rapport n’envisage pas que ceci puisse être la cause de la discrimination observée. Cela ne justifie évidemment pas une telle discrimination, mais ne légitime pas non plus les affirmations abusives de ce rapport, qui voudraient prouver que le gouvernement utilise son emprise sur l’emploi public pour museler l’opposition politique.

En fait, l’affirmation la plus sérieuse de discrimination à l’emploi concerne un cas où celle-ci ne fut pas due à une politique partisane, mais fut causée par une subversion illégale qu’aucun gouvernement ne peut, ni ne doit tolérer : “A la suite du blocus pétrolier, PDVSA a éliminé de ses rangs des milliers de travailleurs ayant participé à la grève“ (p.29). Mais comme quiconque présent au Venezuela à cette époque peut l’attester, c’était une grève conduite ouvertement pour renverser le gouvernement, ce que l’opposition avait réussi moins de huit mois auparavant. Le blocus pétrolier a dévasté l’économie – qui a perdu 24% de son PIB au cours de la récession qui suivit – et ne fut pas loin d’atteindre son but pour une seconde fois.

Le rapport implique que des employés du secteur public, dans ce cas des travailleurs du pétrole, ont le droit de faire grève pour renverser un gouvernement élu ; nous n’adhérons pas à cette façon de voire. Ceci est d’autant plus problématique quand ce groupe d’employés représente moins de 1% des travailleurs, et utilise le contrôle qu’il a sur une ressource stratégique – les revenus du pétrole représentent la moitié des rentrées de l’état et 80% des gains à l’exportation – pour paralyser l’économie et par la même inverser le résultat d’élections démocratiques. Le point de vue qui présente une telle grève comme “une grève légitime“ n’est soutenu, à notre connaissance, par aucun gouvernement démocratique au monde. [4]

De façon plus importante pour la crédibilité du rapport de HRW, il est totalement fallacieux de la part des auteurs d’argumenter que “la discrimination politique est un trait caractéristique“ d’un gouvernement qui ne veut simplement pas risquer de continuer à employer des individus qui ont mené une telle grève.

Les références quasi-exclusives de ce rapport à des faits provenant de sources de l’opposition de fiabilité douteuse sapent aussi sa crédibilité et rendent difficiles pour la plupart des lecteurs de savoir quelles parties du rapport sont vraies et lesquelles ne le sont pas. La source la plus citée au sujet de la discrimination politique est le journal El Universal. [5] Celui-ci est non seulement un véhément journal d’opposition, mais a aussi régulièrement, pendant les années où il est cité, produit de fausses informations. Par exemple, dans un montage typique de ceux déployés pour diffamer les membres du gouvernement, El Universal a proclamé que le Ministre de l’Intérieur d’alors Jesse Chacón avait acheté un tableau pour 140.000 $ [6]. Ce qui s’avéra totalement faux. Il y a de nombreux autres exemples de tels montages dans El Universal, ainsi que dans d’autres sources de l’opposition citées dans le rapport [7].

Nous nous inquiétons qu’un rapport sur les Droits de l’Homme repose si fortement sur des sources si incertaines. Est-ce qu’un rapport sur les Droits de l’Homme aux Etats-Unis serait pris au sérieux s’il dépendait tant de Fox News, ou même pire de The National Enquirer ? En effet, ce rapport se risque même plus avant dans le marais des sources peu fiables et cite un blogueur instable de l’opposition (p.20, note 30). C’est une personne qui cède régulièrement, non seulement au mensonge mais qui a aussi publiquement rêvé de tuer ses ennemis politiques et de jeter leurs corps sur les taudis à partir d’hélicoptères, et d’en torturer d’autres en “versant de l’argent fondu dans leurs yeux“ [8].

Ce qui inquiète dans la dépendance de ce rapport envers ces sources incertaines c’est qu’il dévoile un manque de connaissance de la matière même du sujet, ou peut-être pire, un préjugé profond qui permet aux auteurs de percevoir ces sources comme non problématiques. En effet, il n’y a qu’une brève indication, et en plus faite à l’imparfait, que ces journaux, El Universal et El Nacional, font partie des journaux d’opposition [9], ce qui peut donc raisonnablement faire penser au lecteur que cela n’a pas d’importance. D’un autre côté, le rapport considère le journal Últimas Noticias comme “favorable en grande partie à Chávez et son gouvernement“ et comme “un tabloïd généralement progouvernemental“ [p.70, p.89). C’est en fait un journal qui critique quotidiennement et sévèrement le gouvernement et, selon des sondages au Venezuela, est perçu comme beaucoup plus indépendant que n’importe quel autre périodique majeur. La vision que les auteurs ont des médias vénézuéliens semble refléter celle de l’opposition droitière du Venezuela, ou celle que la droite étasunienne a des “médias libéraux“ aux Etats-Unis.

Ces préjugés si profonds, par lesquels les évènements sont en majorité interprétés à travers le prisme de l’opposition de droite du Venezuela, apparaissent tout au long du document : par exemple quand les auteurs décrivent les groupes qui ont aidé à l’organisation, et appuyé le coup d’état d’avril 2002 comme “de nouvelles organisations dédiées à la défense de la démocratie et de l’autorité de la loi“ (p.203).

Mais la pire chose au sujet de cette dépendance envers des sources d’opposition telles que El Universal, El Nacional, ou Sumate, est que ces sources sont impliquées dans tant de mensonges que l’on ne peut se fier à elles pour y puiser des faits.

Dans sa présentation des médias, le rapport peint un tableau extrêmement exagéré de la réalité, bien qu’il présente quelques critiques valides des lois et pratiques existantes. Il reconnaît, dans des notes de bas de pages profondément enfouies dans le texte, que l’opposition domine toujours les médias, radio ou télédiffusés et papier (note 184 p.74 ; note 181, p.73). Malgré tout, il est encore reproché au gouvernement “d’avoir fait pencher l’équilibre des médias en faveur du gouvernement“ en créant, à partir du coup d’état de 2002, des stations TV progouvernementales alors que “Chávez était confronté à des médias privés qui lui étaient quasiment tous hostiles“. C’est une position très étrange de la part d’une organisation pour les Droits de l’Homme. Bien qu’il serait souhaitable que le gouvernement puisse créer des stations TV sans aucun biais, n’est-il pas mieux qu’il y ait une certaine diversité dans les médias – avec des stations de gauche, progouvernementales – plutôt qu’un monopole privé, de droite et antidémocratique ? Tout particulièrement lorsque ce monopole de droite a, comme jamais auparavant dans l’histoire mondiale, organisé un coup d’état militaire contre un gouvernement démocratiquement élu et appelé à une grève du pétrole dévastatrice qui faillit renverser le gouvernement une seconde fois ? Est-ce que les auteurs considèrent ce genre de monopole comme plus apte à protéger les Droits de l’Homme que des médias toujours dominés par l’opposition mais comprenant en plus quelques autres sources d’information ?

Le rapport se réfère constamment au danger de “l’autocensure“, mais n’en fournit aucun exemple actuel. C’est une faiblesse majeure de son argumentation puisqu’il est si facile de trouver de tels exemples en réponse à des pressions gouvernementales, par exemple dans les médias étasuniens.

Au cours des élections présidentielles Américaines de 2004, le groupe de diffusion Sinclair du Maryland, propriétaire de la plus grande chaîne de télévision des Etats-Unis, avait prévu de montrer un documentaire qui accusait le candidat John Kerry d’avoir trahi des prisonniers étasuniens pendant la guerre du Vietnam. La compagnie a ordonné à ses 62 stations de montrer le film aux heures de grande écoute, deux semaines avant les élections. Dix-neuf sénateurs Démocrates ont envoyé une lettre à la Commission Fédérale des Communications (NDT, l’équivalent de notre CSA) demandant une enquête sur cette intervention dans la campagne planifiée par Sinclair (http://leahy.senate.gov/press/200410/101504.html), et certains ont publiquement déclaré que la licence de diffusion de Sinclair pourrait être remise en cause si le groupe persistait dans cette voix. A la suite de ces pressions, Sinclair a fait marche arrière et abandonné la diffusion du film.

Cet exemple concerne directement le rapport de HRW sur le Venezuela. Il montre que pour avoir droit à une licence de diffusion aux Etats-Unis et dans d’autres pays démocratiques, le groupe qui la demande doit s’astreindre à certaines règles et ne pas devenir un acteur politique majeur, en intervenant dans les élections par exemple. Comme Vivanco l’a remarqué, “le non-renouvellement du contrat [la licence de diffusion] n’est pas en soi une atteinte à la liberté de parole“. Cependant ce rapport dénonce le non-renouvellement de la licence de RCTV comme exemple évident, et bien sûr le principal, des attaques présumées du gouvernement Vénézuélien contre la liberté de parole. Il ne semble pas importer aux auteurs que la station ait participé à un coup d’état militaire et à d’autres tentatives de renverser le gouvernement, et qu’elle n’aurait droit à aucune licence dans un pays démocratique.

Le rapport use même de sous-entendus pour insinuer que le gouvernement est responsable d’attaques de journalistes, qui ont eu lieu à la fois contre des journalistes de l’opposition et progouvernementaux. Les auteurs affirment que la station TV d’opposition Globovisión “a reçu des lettres d’avertissement de la CONATEL (NDT, Conseil National des Télécommunications, encore un autre CSA) à cause de la tonalité politique de ses reportages, s’est souvent vu refusé l’accès à des conférences de presse gouvernementales, et que ses journalistes et preneurs de vue ont été physiquement attaqués et menacés par des supporteurs de Chávez“ [p.117). Les auteurs ne fournissent aucune preuve que le gouvernement ait d’une façon ou d’une autre approuvé ou soutenu ces attaques présumées.

Les principaux médias du Venezuela d’aujourd’hui restent inégalés dans l’hémisphère, et même dans le reste du monde, pour leurs attaques véhémentes, effrénées, abjectes et violentes contre le gouvernement [10]. Bien que le rapport d’HRW présente un certain nombre de critiques valables des lois existantes et un nombre restreint d’interventions injustifiées du gouvernement, il n’a aucune légitimité à cacher ou déformer l’état actuel des médias du Venezuela.

La même chose est vraie du reste du rapport, y compris du traitement du pouvoir judiciaire [11]. HRW a l’obligation de critiquer toutes lois ou pratiques du gouvernement vénézuélien qu’il juge propre à mettre en danger les Droits de l’Homme, et nous acceptons les critiques soulevées dans le rapport lorsqu’elles sont fondées. Mais M. Vivanco a gravement nuit à la crédibilité de Human Rights Watch en produisant un rapport qui est, de son propre aveu motivé politiquement, grossièrement exagéré, basé sur des sources non fiables, et qui met en avant des généralisations à l’emporte-pièce et non prouvées.

Nous demandons en conséquence que HRW retire et révise son rapport et produise un document crédible. M. Vivanco doit aussi retirer sa remarque au sujet des motivations politiques du rapport.

Nous serions heureux de vous rencontrer pour discuter plus à fond de cette question, et accepterions volontiers un débat avec M. Vivanco dans un forum public de son choix, s’il souhaite défendre son rapport en public.

Nous espérons que vous traiterez cette demande avec le sérieux qui lui est dû. Notre lettre n’a pas pour but de justifier la décision du gouvernement vénézuélien d’expulser du pays les auteurs du rapport. Les Droits de l’Homme sont une affaire trop importante pour être utilisés politiquement comme le football, comme l’a fait si souvent Washington quand elle a voulu montrer du doigt un gouvernement considéré comme ennemi. C’est pour cela que nous avons besoin que des organisations de la société civile fournissent des rapports et des enquêtes indépendants, non partisan et non orientés politiquement.

Dans un esprit de coopération avec nos collègues de langue espagnole nous avons fait traduire et diffuser cette lettre en Amérique Latine.

Sincèrement,

17 décembre 2008,

Les signataires (*) :

http://www.venezuelanalysis.com/analysis/4051

traduction Laurent Emor pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

Notes :

[2] « Venezuela no es modelo para nadie, » September 21, 2008, El Universal. El Universal n’étant pas toujours une source sûre (voir ci-dessous), nous confirmons l’exactitude de cette citation de Mr Vivanco.

[3] Petkoff décrit l’opposition par “une stratégie qui rechercha ouvertement un coup d’état militaire“ de 1999 à 2003, et écrit aussi sur l’utilisation par l’opposition de son emprise sur l’industrie pétrolière pour renverser le gouvernement dans “Un moment décisif au Venezuela.“ Inter-American Dialogue Working Paper (July 2008).

[4] Les Etats-Unis possèdent des lois qui auraient empêché la mise en place d’une telle grève, et permis de licencier et même d’emprisonner ses organisateurs.

[5] En plus de ces journaux d’opposition, la section sur les discriminations politiques cite extensivement d’autres journaux (El Nacional, Tal Cual) et des groupes (Sumate) d’opposition.

[6] http://www.eluniversal.com/2004/09/27/pol_art_chacon.shtml

[7] Quelques autres exemples : en Août 2004, El Universal fait courir en première page le bruit selon lequel un récent sondage donne gagnant le vote pour le oui contre Chávez et qu’il y a des “preuves qui indiquent la fin d’Hugo Chávez en tant que président“. Le sondage s’est avéré inexistant. Un autre journal d’opposition cité par HRW, El Nacional, a aussi monté une histoire pour essayer de discréditer le gouvernement. Le 12 janvier 2003 il écrit qu’un employé du pétrole a été brûlé à mort dans un accident à la raffinerie El Palito. Le jour même de cette annonce, le travailleur “mort“ apparaît à la télévision en bonne santé. Le rapport d’HRW cite fréquemment aussi le groupe d’opposition Sumate ; Sumate soutient, sur la base de sondages truqués (à la collecte desquels elle a participé), que le référendum révocatoire de 2004, a en fait été volé grâce à une fantastique fraude électronique. Voire “Sondage et scrutin au Venezuela“. Les médias d’opposition en général ont diffusé cette théorie fantaisiste de la conspiration. (Chávez a gagné le référendum, dont le bon déroulement a été certifié par des observateurs internationaux de l’Organisation des Etats Américains et du Centre Carter, avec une marge de 58-41%).

[8] http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2007/sep/01/friendsinlowplaces

[9] « Deux quotidiens établis de longue date – El Universal et El Nacional- étaient des critiques tenaces » (p.69).

[10] Un exemple récent en a été donné quand l’éditeur du journal El Nuevo Pais, Rafael Poleo, a affirmé lors d’un débat télévisé, Allo citadin, sur Globovisión qu’ “Hugo va finir comme Mussolini, pendu la tête en bas“.
Voir : http://www.youtube.com/watch ?v=UeotfcwBLqI
NDT voir aussi enfrançais : http://www.legrandsoir.info/spip.php ?article7273.

[11] Pour un compte rendu plus détaillé quoique non exhaustif des éxagérations, erreurs, et omissions du rapport de HRW, voir Gregory Wilpert, « Smoke and Mirrors : An Analysis of Human Rights Watch’s Report on Venezuela », Venezuelanalysis.com October 17, 2008. http://www.venezuelanalysis.com/analysis/3882

Source (avec la liste des 118 signataires)

Pétition en faveur du respect de la souveraineté nationale du Nicaragua:

Encore sur le même site, une pétition circule avec comme revendication les suivantes :

Nous déclarons :

1. Notre soutien inconditionnel au droit du peuple nicaraguayen à son autodétermination et à sa souveraineté nationale, sans ingérence étrangère d’aucune forme.

2. Notre appui à l’orientation indépendante, souveraine et populaire du gouvernement du FSLN, dirigé par le président Daniel Ortega.

3. Notre satisfaction pour la victoire sandiniste dans 105 des 146 gouvernements municipaux.

Nous rejetons et condamnons :

1. L’ingérence étrangère dans les affaires internes du Nicaragua.

2. La politique de pression et de chantage qu’exercent les gouvernements des Etats-Unis et de l’Union Européenne.

3. La campagne de mensonges déclenchée par les corporations et les multinationales de la (dés) information internationale.

Nous demandons :

1. Aux peuples du monde entier, spécialement européen et nord-américain, de renouveler leurs liens d’amitié avec le Nicaragua, en faisant pression sur leurs gouvernements respectifs pour qu’ils débloquent les fonds destinés à éradiquer la pauvreté et pour les obliger à ce qu’ils ne continuent pas à s’ingérer dans les affaires du peuple nicaraguayen.

2. Aux communicateurs sociaux et spécialement, aux médias alternatifs de communication, de rompre le silence sur la situation nicaraguayenne, et informer activement avec véracité et indépendance, sur ce qui se passe réellement au Nicaragua et la région centre-américaine.

3. Aux gouvernements progressistes et indépendants d’Amérique Latine et du reste du monde, de multiplier leur solidarité avec le peuple du Nicaragua et son gouvernement légitime et démocratiquement élu.

Décembre 2008

Pour signer, envoyez un courrier à carta@tortillaconsal.com

Signatures à jour consultables ici : http://www.tortillaconsal.com/firmas_carta.html

J’invite donc tous les camarades et les gens qui ont à coeur le respect de la souveraineté nationale d’un pays tentant d’atteindre des avancées pour son peuple à signer cette pétition.

Vive la révolution! Un peuple instruit, jamais ne sera vaincu!

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LE CANADA! DEUX ENTITÉS POLITIQUES BOURGEOISES! UNE VOIE DE CLASSE!

Posted by sylvainguillemette sur 13 décembre, 2008

(Samedi 6 décembre 2008, mon retard)

https://i0.wp.com/www.anirom.com/panneaux/danger/img/p1_3.gif

Aujourd’hui, le Canada est scindé en deux parties distinctes. Deux parties bourgeoises. Une nation impérialiste d’une part et une nation opprimée d’autre part. La nation impérialiste est représentée par les conservateurs de Stephen Harper au pouvoir et soutenue par des organisations réactionnaires telles Canadians for Democracy au Canada anglais. Leur but est le but de leur classe dirigeante soit la Haute finance canadienne toute imbriquée dans la Haute finance internationale qui cherche à sauvegarder les intérêts et les privilèges des familles riches du Canada et de celles qui investissent sur ce marché local.

Or la solidité de ce marché local qu’est le Canada dépend de la capacité de la classe au pouvoir d’imposer d’une part son diktat au Québec et à toutes les nations opprimées qu’elle emprisonne dans une constitution imposée en 1982 et jamais entérinée par aucun gouvernement québécois depuis , et d’autre part de maintenir dans un état d’oppression les masses productives exploitées dans le but de créer quotidiennement leur capital à ces familles riches toutes nationalités confondues. Or voilà que le gouvernement impérialiste du Canada vient de prorogé la Chambre jusqu’au 26 janvier empêchant ainsi la tenue d’un vote de non confiance et l’organisation d’un gouvernement de coalition ad hoc. C’est ça une dictature de classe !

Comment devrions-nous réagir face à cette situation ? D’abord il faut marteler un fait indéniable si on ne veut pas sombrer dans un marais de voeux pieux. Un gouvernement de coalition bourgeois ne défendra pas plus les intérêts des opprimés que le gouvernement conservateur. Et toutes leurs envolés « à la défense des travailleurs » ne sont que de la poudre aux yeux.

Et le gouvernement bourgeois du Québec est on ne peut plus vague et silencieux sur ce qui se passe à Ottawa. Tout ce qu’il veut a déjà été exprimé de belle façon par Jean Charest: «Les Québequois ont besoin d’un gouvernement majoritaire et stable». C’est tout dire ! Majoritaire pour pouvoir museler l’opposition officielle et faire ce qu’ils veulent et stable dans leurs relations avec les forces productives du Québec i.e. soumises à son diktat.

Et en ce sens, ce gouvernement Charest rejoint on ne peut mieux les intérêts de la Haute finance canadienne et internationale. Rappelons-nous ce qui est arrivé aux travailleurs d’Aleris à Trois-Rivières et comment le gouvernement s’est jeté à plat-ventre devant leurs maîtres impérialistes !

Rien d’étonnant à ce que les porte parole les plus audibles et les plus visibles de l’opposition québécoise au gouvernement du Canada ne sont pas les politiciens bourgeois et petits bourgeois mais les syndicats de travailleurs et travailleuses du Québec. Ces organisations ouvrières et de travailleurs de tous les secteurs de l’activité économique du Québec se sont entendus pour faire front commun contre la dictature de la Haute finance canadienne. Il n’en faudrait pas plus pour qu’ils s’entendent pour former un Parti ouvrier mais ils ne le font pas. Au contraire ils se battent pour le gouvernement de coalition en devenir ce qui est un non sens et va contre les intérêts de leurs membres. Ils se trompent d’enjeu. L’enjeu actuel n’est PAS la démocratie canadienne. L’enjeu actuel est la capacité des travailleurs et travailleuses du Québec comme du Canada anglais à marcher indépendamment des Partis bourgeois QUELQUES SOIENT LES PRISES DE POSITIONS DE CES PARTIS LES UNS CONTRE LES AUTRES. Laissons les s’entre déchirer s’ils le désirent, vous m’en voyez fort aise.

Nous, nous avons un Parti à construire, un Projet de société à élaborer, monter à l’assaut d’un pouvoir et en faire ce que bon nous semblera dans notre intérêt à tous, i.e. les intérêts humains. La meilleure réponse que nous puissions donner aujourd’hui est un vote le plus massif possible à Québec Solidaire. POURQUOI ?

QS s’est construit avec une base militante de travailleurs et travailleuses de toutes les sphères de l’activité économique du Québec. Il se finance à partir de ces forces sociales, à partir donc de la classe qui cherche par tous les moyens à sa disposition de se doter d’une représentation qui lui ressemble et qui va la diriger dans le sens de ses intérêts de classe. QS n’est cependant pas un Parti ouvrier et encore moins un Parti révolutionnaire. Il faut bien plus pour mériter ce titre ! Par contre, QS est un Parti dont la base est potentiellement révolutionnaire et caractérisée par une forte composition prolétarienne. C’est le Parti le plus représentatif des intérêts de la classe prolétarienne depuis des lustres au Québec par sa composition.

En outre, construire QS c’est se doter de la possibilité d’aller encore plus loin dans la lutte pour le pouvoir prolétarien. C’est un bon moyen pour se distancer des esclandres bourgeoises d’Ottawa comme de Québec et de forger notre propre orientation de classe organisée politiquement. QS devrait se rapprocher du Front commun syndical et soutenir leur mouvement tout en proposant une action commune en vue de la construction d’un véritable Parti de masse prolétarien comme seule alternative valable pour les travailleurs et travailleuses du Québec

Claude Vallée

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Le livre noir du capitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2008

(Je ne suis pas l’auteur, la source est au bas de la page.)

https://i1.wp.com/www.memo.fr/Media/Symbole_communisme.jpg

En 1996, le « Livre Noir du Communisme » fit un tabac en établissant le bilan de la soit disant plus grande utopie du XXème siècle: 100 millions de mort-es. Pour faire bonne mesure, que dirait la comptabilité des mort-es du capitalisme ? La voici donc, par ordre chronologique de la Traite des Noir-es à la guerre du Golfe.

– Traite des Noir-es aux XVII ème et XVIII ème siècle: 10 000 000 mort-es


– Liquidation des Indien-nes d’Amérique de 1500 à 1860: 70 000 000 mort-es


– Guerre de Crimée: 252 000 mort-es


– Guerre de Sécession américaine 1860-1865: 617 000 mort-es


– Guerre de 1870 (France contre Allemagne) : 220 000 mort-es


– Ecrasement de la Commune de Paris en 1871: 20 000 mort-es


– colonisation de l’Algérie par la France en 1840: 10 000 mort-es


– Colonisation de l’Afrique par la France au XIX ème siècle: 112 000 mort-es


– Colonisation du Congo par la Belgique au XIX ème siècle: 1 000 000 mort-es


– Guerre USA-Espagne en 1898: 100 000 mort-es


– par les Boers en Afrique du Sud en 1900: 57 000 mort-es


– Guerre 1914-1918: 10 000 000 mort-es


– Guerre d’Espagne 1936-1939: 410 000 mort-es


– Guerre 1939-1945: 50 000 000 mort-es


– Répression de l’armée française à Madagascar en 1948 : 80 000 mort-es


– Guerre d’Algérie: 380 000 mort-es


– Guerre d’indépendance du Vietnam: 3 107 000 mort-es


– Répression anti-communiste en Indonésie en 1965: 500 000 mort-es


– Répression mai 68 en France: 4 mort-es


– Massacre d’étudiant-es à Mexico: 400 mort-es


– Guerre du Biafra 1966-1969: 1 000 000 mort-es


– Dictature du Chili 1973-1990: 3 167 mort-es


– Dictature en Argentine 1976-1982: 30 000 mort-es


– Escadrons de la Mort au Guatemala, Brésil et au Salvador 1975-2000: 50 000 mort-es


– Guerre des Malouines: 1 005 mort-es


– Usine explosée à Bhopal (Inde) en 1984: 2 900 mort-es


– Guerre du Golfe en 1991: 160 022 mort-es

TOTAL: 147 387 051 personnes mort-es du capitalisme !

Nous pouvons également ajouter les 100 000 000 de mort-es du communisme, et ce, pour deux raisons;


1) Le communisme est directement issu de la guerre 14-18, guerre capitaliste par excellence.


2) Le communisme n’a jamais existé: ce qui s’est produit-e en URSS et en Chine fut en
réalité du capitalisme d’Etat.

Ce qui ferait donc un total de:

147 387 051 + 100 000 000
=
247 387 051 mort-es !!!

Merci le capitalisme !

… Et nous ne parlons là que de personnes dont le capitalisme est responsable de leur mort.
Les crimes du capitalisme ne se limitent bien sûr-e pas au nombre de mirt-es mais aussi à la quantité et à la gravité des conséquences dramatiques en terme social, psychologique, éthique, sanitaire, etc…

Le nombre de personnes physiquement ou psychologiquement mutilées par le capitalisme additionné au nombre de personnes tuées par celui-ci vous donne une idée de ce qu’est le capitalisme.


ET ENCORE ! Cette comptabilité n’inclut pas les millions de mort-es de faim du Tiers-monde
(même si la Communauté Européenne détruit des stocks de nourriture !!)


– Les mort-es des maladies et la criminalité -dans le Tiers-monde encore- induites par les « mesures de redressement » du Front Monétaire International (FMI) et dont le chiffre est étrangement rendu inconsultable (!!!)


– Les mort-es explosé-es sur les mines antipersonnelles fabriquées par des industries occidentales


– Les 100 000 mort-es et plus de la guerre civile colombienne qui perdure depuis 1948 (même si, bien entendu-e, ellil s’agît d’affrontements locaux et que le capitalisme n’a rien à y voir, ce qui reste d’ailleurs à démontrer)


– Les millions de mort-es des guerres de Napoléon (même si, là encore, ces guerres résultant
de la folie mégalomaniaque d’un Corse dérangé n’ayant, c’est bien connu-e, rien à voir avec le capitalisme (ce qui reste encore à démontrer)


– Les millions de mort-es de la partition de l’Inde en 1947, en admettant qu’ellil s’agisse d’une affaire religieuse (hindouistes contre musulmans) et non pas d’une manip’ une manip’ de l’Empire britannique, ce qui reste toujours à démontrer


– Les 8 000 000 mort-es de la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988, guerre religieuse et nationaliste, en admettant que les intérets pétroliers n’y soient pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les milliers de mort-es de la guerre Israélo-Arabe, guerre religieuse et nationaliste en
admettant que le capitalisme n’y soit pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les milliers de mort-es de la guerre civile en Irlande de 1920 à nos jours, guerre religieuse et nationaliste, en admettant que le capitalisme n’y soit pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les millions de mort-es (chaque année ) du paludisme, de la maladie du sommeil et du sida
en Afrique et ailleurs, évitables si les laboratoires pharmaceutiques occidentaux distribuaient gratuitement les vaccins et traitements au lieu de les vendre à des prix inaccessibles à des malades qui n’ont même pas les moyens de vivre décemment


– les centaines de millions de mort-es (dans le monde et par an) en bagnole à cause de moteurs non bridés par des industriels irresponsables, parce que les accidents de voiture ont, nous dit-on, souvent plusieurs causes inextricablement mêlées


– Les centaines de milliers de mort-es de la guerre russo-japonaise de 1905 parce que les chiffres manquent


– Les millions de mort-es par suicide chaque année dans le monde dûs au désespoir et à la violence sordide du capitalisme,


– les millions de mort-es par overdoses alors que celles-ci pourrait être évitée si les drogues et leurs usager-es étaient mieux entouré-es, moins plongé-es dans l’isolement, le
tabou et la répression, que de véritables structures d’aide gratuites soient à la disposition des toxicomanes pour leur permettre de décrocher en douceur et sans risque sanitaire


– les centaines de millions de femmes dans le monde violées, battues, prostitué-es et/ou tuées, violences causées par le système capitaliste qui promeut l’image de la femme objet via le porno et les publicités et films sexistes, et par l’exploitation de la misère des femmes qui crée le profit et la domination, schéma perpétué, plébiscité, encouragé, martelé et défendu par le capitalisme, ou par l’entente complice de celui-ci afin de ne pas perdre une part de marché dans les pays arabes qui détiennent le pétrole


– les centaines de millions de personnes tué-es par des armes vendues par le capitalisme occidental et la perpétuation du marché des armes si rentable au capitalisme


– la destruction de la faune et la flore – et certainement à moyen ou long terme des 6 000 000 000 de personnes vivant sur Terre- dûe aux marées noires, au bouleversement climatique lié à la déterioration de l’éco-système qui implique directement le capitalisme dans ses ventes effreinées de produits toxiques et polluants (des produits complètement écologiques rapporterait bien moins)

La liste est bien trop longue pour mesurer le nombre de crimes imputable au capitalisme.


LE CAPITALISME TUE PREMATUREMENT !

LE CAPITALISME NUIT GRAVEMENT A LA SANTE !

LE CAPITALISME NUIT A VOTRE ENTOURAGE !

POUR ETRE EN BONNE SANTE, NE CAPITALISEZ PAS (et ne capitulez pas non plus)!

http://lesfuries.chez-alice.fr/crimes.htm

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