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Tony Blair, un menteur et un tueur de masse sans regret

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i0.wp.com/scrapetv.com/News/News%20Pages/Everyone%20Else/images-4/tony-blair.jpgAprès être passé sous commission en Grande-Bretagne, l’ancien premier ministre Tony Blair affirme ne rien regretter de sa décision d’avoir envoyé ses troupes en Irak, pour déloger Saddam Hussein du trône qu’il s’était octroyé. Il dit du monde, qu’il est plus sûr depuis la chute du défunt Saddam Hussein.

Or, les armées états-uniennes continuent de faire des morts, d’armer des terroristes, de commettre des actes terroristes, de financer le terrorisme, de combler les manques en école de torture dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique, ou européens, de préparer des conflits d’intérêts majeurs pour l’humanité, etc.. Ma question, doit-on envahir les États-Unis d’Amérique,  pour palier à ces dangers?

Depuis l’avènement de la puissance reconnue de ce pays, nul ne peut remettre ce dernier en question, sur ses crimes de guerres évidents, sur ses crimes commis contre l’humanité évidents. Comme pour Israël, les États-Unis d’Amérique semblent intouchables, inaptes à subir des procès, sinon, comme tant d’autres, moins voyous pourtant, des sanctions économiques bien méritées.

Parce que disons-le, si quelconque pays ose remettre en question les politiques étrangères de Washington, il se verra frappé des dites sanctions économiques, pourtant méritées par Washington, bien plus que par quelconque autre pays.

Prenons l’un des pires de ceux-là, à mes propres yeux, la Coré du Nord. Elle est soumise à la junte militaire en place, dictée, ou dictant à Kim-Jong-Il, la voie à suivre. Ce pays a certes, un long éventail de raisons à citer, pour lui soumettre des sanctions internationales, mais ces mêmes raisons, pourtant, ne semblent pas en incriminer autant les États-Unis d’Amérique qui, justement, commettent les mêmes crimes, mais sur autrui.

La Coré du Nord possède des armes nucléaires, qu’elle menace de lancer sur la Coré du Sud et sur le Japon. Washington en possède plus de 1000, en Corée du sud, qu’elle menace, et menaçait avant que la Corée du Nord n’obtienne ses propres ogives nucléaires, de lancer sur Pyongyang. Une autre question! Est-ce que Washington a le droit de faire ce que Pyongyang n’a pas le droit de faire? De posséder des armes nucléaires, et de menacer des pays souverains de lancer ses armes nucléaires contre eux?

Rappelons-nous qu’à Cuba, lors de la crise des missiles, il y avait des ogives nucléaires russes, mais qu’en même temps, même avant, des ogives nucléaires états-uniennes étaient basées en Turquie, pointant toutes sur Moscou! Une autre question? Allons-y! Est-ce que Washington a le droit exclusif de baser des armes nucléaires tout près de ses ennemis idéologiques? Et a-t-elle le droit de recourir à celles-ci, plus que les autres pays tout autant souverains?

Sinon, que dire d’Israël, qui commet des meurtres à peu près tous les jours, de parfaits innocents? Saviez-vous qu’Israël possède l’arme nucléaire, sans faire partie de la liste sélective des possédants de ces ADM, et qu’elle déclare toujours ne pas posséder d’ADM? Ma question! Est-ce que Tel-Aviv a un droit divin de posséder des armes nucléaires, sans faire partie du club sélect de l’AIEA, et un droit divin aussi, de passer incognito vis-à-vis cette même structure, pourtant appelée en 2003, à voir si Saddam Hussein possédait des ADM, dont des armes nucléaires? Rappelons qu’Israël, en 2006, et en 2007, a tué des milliers de palestiniens, ou de libanais, sans là, se faire taxer de terroriste, sans se faire couvrir de sanctions internationales! Elle l’a fait avec des ADM, dont le phosphore blanc, le NAPALM et les armes à sous-munitions. Israël a visé les ponts, les écoles, les hôpitaux, les bâtisses gouvernementales, les centrales électriques et les points d’eau potable, ma question! Est-ce qu’Israël se trouve au-dessus des lois internationales, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne? Est-ce qu’Israël a le droit de posséder des ADM, dont des armes nucléaires, même si elle démontre un visage terroriste à l’année longue et qu’elle ne respecte pas les droits humains des palestiniens, ou des libanais?

Si Tony Blair a raison de dire que le monde est mieux sans Saddam Hussein, qui ne représentait visiblement aucun danger autre, pour la Grande Bretagne et pour les États-Unis d’Amérique, qu’un exemple en matière de politique des ressources naturelles, soit la nationalisation de celles-ci, ais-je raison d’affirmer que nous devrions désormais, penser à renverser la dictature bourgeoise par  les armes, puisqu’elle nous mène à notre perte certaine, ne serait-ce qu’en matière environnementale?

Si la logique de Tony Blair doit s’appliquer, celle-ci aura vite fait de légitimer les pires exactions commises au sein de l’humanité. Bref, le jugement de ce patent incompétent, ou de ce complice d’une tuerie qu’il n’a toujours pas évalué justement, est aussi contradictoire que ses prétentions du monde plus sûr, qu’est le nôtre sans Saddam Hussein!

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Omar Ahmed Khadr, lésé

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/SwLZOKgtlKI/AAAAAAAAGaw/_dZjYvA3xQg/s1600/omar_khadr_wounded.jpghttps://i0.wp.com/img.src.ca/2008/09/19/480x270/PC_080919militaire-canadien-kandahar_8.jpg

La Cour suprême du Canada a donné son jugement concernant le cas d’Omar Ahmed Khadr, et ce n’est pas en félicitant le gouvernement conservateur de monsieur Harper, que ce jugement fut rendu.

D’abord, le gouvernement canadien de monsieur Harper a été accusé; d’avoir participé à l’interrogatoire illégal d’un enfant soldat, et d’avoir utilisé la torture à des fins militaires, alors que l’enfant soldat avait des droits, et que la détention, puis la torture de cet enfant soldat, contraignaient aux droits de ce même enfant soldat. Aussi, la traite du dit enfant soldat, par les conservateurs, contraignait également à ses droits, puisque ceux-ci considèrent toujours Omar Ahmed Khadr,  comme déjà coupable, parce qu’accusé, des délits que lui reprochent les autorités états-uniennes. Ne faut-il pas établir la preuve avant de conclure à un jugement quelconque à son endroit?

Entrons plus loin dans le débat.

Le soldat, envahissant le pays d’Omar Ahmed Khadr, celui-même qu’on accuse ce dernier d’avoir assassiné, aurait été, selon l’autopsie, par une grenade M-67, de fabrication donc, états-unienne. Déjà, la possibilité qu’Omar Ahmed Khadr puisse accéder à ce genre de munitions est pratiquement impossible. L’odieux semble plus pointer, vers un accident entre camarades états-uniens qui, le remarquons-nous aujourd’hui, ont tenté de sauver leur camarade fautif, des accusations auxquelles il aurait eu droit devant une Cour martiale certes, sans pitié. La grenade lancée, donc, n’est que le résultat d’un mauvais usage, états-unien, et non un meurtre, comme l’affirme l’accusation, de toute façon puérile…

Puérile pourquoi? Parce que l’on pourrait aisément,  accuser tous les soldats participant à cet effort impérialiste –puisque la mission en Afghanistan repose sur un argumentaire mensonger, et que celle-ci a été déclenchée, en 1998-, d’avoir enlevé la vie d’autrui, donc d’avoir assassiné quelqu’un, qui qu’il soit.

Le tout n’est donc que l’obstination ultime d’un gouvernement, qui de façon patente, tente de lécher le derrière de l’Empire, pour s’y préserver une place de choix, tel l’opportunisme de quiconque, étant opportuniste. L’aveuglement idéologique, aussi, rend le tout plus confus que jamais. Si l’on peut accuser Omar Ahmed Khadr d’avoir assassiné un soldat envahisseur de son pays d’origine, peut-on au moins accuser le soldat envahisseur, d’avoir voulu assassiner Omar Ahmed Khadr? Si l’un avait tué l’autre avant l’autre, d’ordre contraire, aurait-on pu accuser le soldat états-unien –aujourd’hui mort-, d’avoir assassiné Omar Ahmed Khadr? Laissez-moi en douter!

Le tout n’est qu’un aveuglement idéologique, surtout destiné à taire le débat sur la guerre en Afghanistan elle-même.  Elle était illégitime. Illégale donc. Elle fut déclenchée sur une base mensongère. D’ailleurs, cette guerre fut déclenchée bien avant les prétendus attentats du 11 septembre 2001.

Pourquoi alors, les conservateurs daignent-ils ainsi, aux accusations proposées par Washington, contre de toute façon, un enfant soldat privé de ses droits, selon la constitution canadienne? Ces conservateurs sont-ils vraiment des canadiens fiers d’en être, ou de parfaits complices d’une guerre illégitime, illégale, d’une torture systématiquement rendue aux prisonniers afghans, et pourquoi pas, dans le fond, d’un terrorisme étatique états-unien vis-à-vis ses ennemis idéologiques?

Après tout, les conservateurs n’ont-ils pas les mêmes adversaires idéologiques que les États-Unis, puisqu’ils ont les mêmes intérêts à coeur? N’ont-ils pas mis, par exemple, comme Bush, le réchauffement climatique sur la faute des «socialistes»? N’ont-ils pas léchés, depuis leur arrivée  en maître à la Chambre des communes, les bottes des deux présidents états-uniens ayant pris le pouvoir sous leur mandat?

Omar Ahmed Khadr est innocent de ce dont on l’accuse. Il n’a pas pu lancer de grenade états-unienne, et même s’il l’avait fait, c’était en parfaite légalité des droits de se défendre, des militaires d’un pays souverain. Ottawa est elle, coupable d’avoir envahi un pays souverain, en vue d’y imposer une dictature, et elle est également coupable d’y avoir perpétré des crimes de guerre, comme par exemple, d’avoir utilisé du phosphore blanc via l’artillerie, et ce, offensivement.

J’ajouterais également, pour répondre aux dires sans force du député Steven Blaney, qui accuse Omar Ahmed Khadr d’être l’un des responsables de la mort de la soldate Karine Blais, tuée par un engin artisanal, mieux connu sous le nom de I.E.D. (Improvised Explosive Device), que les soldats canadiens, eux aussi, tuent des gens là-bas, des afghans. Et que l’Afghanistan pourrait citer des noms de la sorte, bien plus souvent que ne pourrait jamais le faire monsieur Blaney. Les bombes, par exemple, tombant du ciel, elles aussi, tuent des gens, dont des civils majoritairement. Elles tuent, sans tenir compte du côté des gens au sol. Les bombes ne sont pas intelligentes à ce point. Et ajoutons, à cela, que déjà, certains soldats canadiens ont tué, accidentellement disent-ils, des civils, plus d’une fois en Afghanistan.

Rapatrions donc Omar Ahmed Khadr, et voyons nous-mêmes qui dit vrai dans tout ce cafouillage, ici, au Canada .

(L’image d’Omar Ahmed Khadr ci-haut, présente une version toute différente du récit des soldats états-uniens, prouvant qu’Omar Ahmed Khadr fut tiré dans le dos, donc qu’il ne présentait pas son visage, lors de l’échange de coups de feu. Il existe d’ailleurs une version longue de l’historique, approuvant ce fait, qu’Omar Ahmed Khadr n’a pas lancé de grenade, et qu’il était de dos lorsque les troupes états-uniennes, invasionnaires, lui ont tiré dessus. D’autres photos mettent en évidence ce fait, montrant le mur contre lequel l’enfant soldat se tenait, de face.)

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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Colvin contre Hillier

Posted by sylvainguillemette sur 26 novembre, 2009

http://peacerebelgirl.files.wordpress.com/2009/02/cgr_eng_iraq_afghanistan1.jpg

 

 

Les médias sont ainsi, ils laissent planer un doute, un suspense, question de mousser un tantinet leurs reportages. Depuis hier, ceux-ci abordent à nouveau la question des prisonniers afghans, que nous savons désormais, possiblement systématiquement torturés, et cela, alors que le Canada serait au courant, lorsqu’il transfert les prisonniers aux «autorités» afghanes. Mais deux versions s’affrontent ici, laissant planer ce dit doute, alors que pourtant, les choses semblent claires pour la majorité populaire, ce que confirme d’ailleurs un sondage d’autant plus que la crédibilité d’un militaire, voulant «exterminer de la vermine», vient changer la donne dans l’opinion publique si l’on s’y attarde.

 

Rick Hillier, ancien général, à la retraite désormais, affirme que durant son temps affecté au commandement, Colvin ne l’a pas averti des possibilités de torture. À l’époque, McKay était le ministre de la défense du Canada, responsable de rendre ces «mémos» (rendus confidentiels par les conservateurs de Harper) aux généraux. Richard Colvin, lui, affirme que le Canada a toujours été  au courant, et qu’il a mis au courant Hillier et ses collègues du danger potentiel de torture. Mais qui donc, des deux, a quelque chose à gagner, ou à cacher, bref,  à vendre sa version à l’opinion publique?

 

Hillier, jadis au commandement de nos troupes impérialistes en Afghanistan, rappelons-le, dans une mission déclenchée sur un tas de mensonges répétés à maintes reprises par l’administration Bush , illégale et institutrice d’un «gouvernement» de talibans rasés et de seigneurs de guerre, ainsi que d’un dictateur non élu par le peuple, affirme pour sa part, n’avoir jamais été mis au courant par Colvin de telles possibilités, attribuant donc à ce dernier, le mensonge éhonté. Mais qu’a à gagner Colvin à mentir sur cette situation désespérée en Afghanistan? Rien, il met d’ailleurs, et c’est maintenant évident, sa propre carrière en jeu, ainsi que sa réputation et sa crédibilité. Mais qu’a Rick Hillier à gagner, si Colvin n’y a, lui, rien du tout, sauf tout à perdre? Eh bien! Il commandait les troupes, il se trouverait donc, en partie, responsable du sort des prisonniers afghans, selon les ententes qu’aurait signées le Canada, internationalement, et auprès du «gouvernement» afghan. Il aurait donc, tout à gagner, à mentir sur la situation réelle, et le contraire n’est pas une observation possible, ni plausible. Il serait sinon, passible d’accusations criminelles de guerre, voire de complicité dans la torture systématique des prisonniers afghans –Les États-Unis ont toujours, dans leurs nombreux conflits étalés sur 150 ans, usé de torture vis-à-vis leurs prisonniers. La CIA, et la DEA désormais, ont construit des écoles de torture à travers toute l’Amérique latine, et à travers l’Europe et l’Afrique. C’est une tradition états-unienne, ou capitaliste et bourgeoise devrais-je dire.-.

 

Aussi, il serait peut-être bien de rappeler au lectorat que Rick Hillier fut partisan de la ligne dure, et des conservateurs, qui eux-mêmes, ont participé à la torture d’un enfant-soldat (Omar Khadr) via leur SCRS (Affilié à la plus financée des organisations terroristes, la CIA.), selon encore une fois, les traités qu’a signés le Canada par le passé. Que cela plaise ou non aux conservateurs, ou aux militaires, la détention d’un enfant-soldat était et demeure illégale, et sa torture évidemment, l’est tout autant! De plus, cet enfant-soldat est détenu dans un endroit peu commun, une prison –Guantanamo- jugée elle-même illégale, et construite sur un territoire occupé par les États-Unis d’Amérique sur l’île de Cuba, territoire que revendique bien sûr, La Havane. Rick Hillier avait affirmé, devant les caméras des médias -dont Radio-Canada-, qu’il allait tout faire pour «exterminer cette vermine talibane». Or, cette seule remarque partisane et radicale déterminait à l’avance, la culpabilité des combattants afghans, qu’ils soient ou non, talibans, et d’origine verminale. Bref, un partisan pur et dur de l’occupation de l’Afghanistan, un partisan pur et dur de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie. Hillier n’a donc pas la notoriété de Colvin, ni son prestige, pour affirmer que ce dernier ment. Le seul prestige qu’il a, c’est d’avoir monté les échelons dans une organisation impérialiste, une armée officielle, certes, mais également, une armée perpétrant des crimes de guerre à l’étranger (bombardements en Yougoslavie de cibles civiles, invasion de pays souverains, mise en place de dictature dans des pays souverains, participation à des coups d’État avec leurs alliés, utilisation de phosphore blanc offensivement, etc..). Et c’est un militaire, sachant très bien garder un secret… Et nous observons, justement, un secret bien gardé à Ottawa. Car Stephen Harper, si vous ne le saviez pas, a tout fait pour bloquer et rendre confidentiels, les mémos de Colvin rendus à MacKay.

 

Bref, les conservateurs nous disent que Colvin ne raconte que des bobards, mais ils font taire ces bobards, question d’être certain que personne n’en apprenne sur ceux-là…

 

 

Qui donc doit-on croire? Hillier, le militariste assoiffé par l’envie d’«exterminer de la vermine talibane», ou un parfait innocent, ne rapportant que des faits qui, aujourd’hui, mettent sa carrière en péril? Et qui s’étonne de voir Hillier et ses collègues démentir Colvin, car après tout, Hillier n’est pas contre cette torture, faite vis-à-vis ceux qu’il désire exterminer…, tout au contraire. Et en voulant exterminer cette dite vermine, sans par exemple tenir compte du fait qu’elle a été financée par Washington cette «vermine», il le démontre bien…

 

Il y a donc eu torture, et le Canada le savait, et y a participé, en complice. De toute façon, le Canada est complice de ses alliés, quant à l’invasion de ce pays qu’est l’Afghanistan, quant à la mise en place d’une dictature militairement soutenue, et du maintien au pouvoir, des factions de guerres, elles, dirigées par les seigneurs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le jour du souvenir

Posted by sylvainguillemette sur 12 novembre, 2009

 

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Le jour du souvenir est arrivé. Mais que représente ce jour, exactement, si les causes libératrices du joug  nazi peuvent être comparées aux causes impérialistes d’un Empire sur d’autres nations le siècle suivant? Les soldats canadiens d’aujourd’hui, dans une mission d’occupation en Afghanistan –qui amena en 2004, la dictature Karzaï au pouvoir-, ont-ils le même mérite que les soldats canadiens ayant combattu les soldats nazis sur les côtes françaises et/ou en Europe généralement? Aucunement, même si je me dois de respecter leur choix de donner leur vie pour leur cause, qui n’était forcément pas mienne, comme vous pourrez le lire dans ces prochaines lignes.

 

Les soldats morts au combat en Afghanistan, sont morts en imposant une dictature aux afghans, bien que ceux-ci soient aux prises avec une autre dictature de toute façon. Les soldats canadiens, aux côtés de leurs comparses impérialistes de l’OTAN, n’ont rien du sauveur tombé sur les plages normandes. Le soldat canadien, en Afghanistan, ne défend pas des droits humains, mais l’ordre établi par la dictature Karzaï, elle, soumise au dictat de Washington. C’est ainsi, et nous le savions tous avant même que le sol afghan soit foulé par les GI ou par nos «vaillants soldats» -Nos soldats canadiens sont armés des plus sophistiqués équipements militaires, de soutiens sinon, des frappes aériennes alliées, etc., et se battent généralement contre des combattants armés de vieux AK-47, de lance grenade RPG7 et de fusils mitrailleurs PK.- Parler de courage, je veux bien, à condition qu’on félicite également, sans regarder la cause, comme celle de l’Afghanistan, les combattants talibans ou autres qui prennent part aux combats déclenchés, rappelons-le, contre un envahisseur qui occupe toujours leur terre à cette heure-ci.

 

Depuis l’invasion de ce pays souverain, les seigneurs de guerre gouvernent toujours les provinces de ce pays souverain. Les enfants continuent de se faire violer, mais maintenant, ces violeurs portent un uniforme*. Les «checkpoints» permettent aux soldats afghans de piller les paysans afghans qui passent par là, laissant ceux-ci plutôt pauvres après ces journées de labeur qu’ils peuvent accomplir à Kabul ou dans les autres grandes villes comme Kandahar. Bref, les pratiques n’ont pas changé tant que ça depuis la gouverne des talibans, mais cela est tout à fait normal, puisque les mêmes gouverneurs contrôlent les provinces et il s’agit toujours de seigneurs de guerre se faisant la guerre, les uns aux autres.

 

Mais pire encore, rien n’est véritablement fait pour accommoder les difficiles vies des afghans, qui par exemple, n’ont pas des tonnes d’eau. Pour les aider, la communauté internationale fait installer une usine de Coca-Cola, celle-ci videra les nappes phréatiques peu à peu, comme l’a fait ailleurs cette multinationale aux couleurs de Noël. En réalité, la prise de l’Afghanistan est purement stratégique, et permettra dorénavant, aux forces de l’OTAN, d’étendre le bras de leur bourgeoisie jusqu’à la Mer Noire, où ils pourront entrer en compétition avec le marché gazier des russes.  La guerre de l’an dernier en Géorgie n’était d’ailleurs pas une coïncidence et avait des liens bien communs avec ce qui se passe au pays de l’opium. Aussi, cet opium, justement, sa production a grimpé en flèche et semble, comme dans d’autres conflits cela était le cas, enrichir les forces occultes états-uniennes, la CIA. Car celle-ci, n’en déplaise à ses fans, depuis des années s’enrichit de cette façon, que ce soit en Colombie, au Panama, ou ailleurs dans le monde, elle a toujours trempé dans des échanges manifestement gros de drogue, protégeant tantôt tel cartel, ou tel autre, selon ses avantages.

 

Du haut des airs, l’armée impérialiste occupant l’Afghanistan bombarde des zones où les afghans vivent, tuant de ceux-ci. Du sol, de l’artillerie, les troupes occupantes pilonnent des positions vraisemblablement ennemies, pendant des jours. Là aussi, ils tuent parfois des civils. Dans les villes, la coalition de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie, se promène en blindés et gare à celui qui fait de faux mouvements s’il ne veut pas se prendre du 20mm dans les dents! Les élections sont truquées, on triche sans honte, multipliant les électeurs parfois par 10 dans certaines provinces de ce qu’ils sont véritablement. Karzaï l’emporte haut la main lors d’élections truquées…., lui qui servait il y a si peu de temps, UNOCAL, qui avait été mandatée par la Maison blanche pour négocier le passage d’un oléoduc avec ce que George Bush nommait à l’époque, le «gouvernement taliban» -les talibans refusèrent-.

 

Alors oui, donnons notre pensée à ces soldats qui ont combattu le joug nazi ou ces premiers soldats allemands de 1914, mais de grâce, ne le donnons pas à des envahisseurs d’un pays souverain, qui pour seul mérite, n’ont que leurs combats contre les outils désuets de Washington à mettre sur la table! L’OTAN occupe un pays, et ses soldats également. Ils ne méritent pas notre pensée, ni même qu’on s’attarde à leur cas, malgré leur aliénation et leur obligation d’obtempérer aux ordres de sa majesté.

*Un camarade à moi, ayant fait son tour en Afghanistan en tant qu’artilleur de l’armée canadienne, a été témoin d’un de ces viols répétitifs. Un enfant faisant la vaisselle pour les soldats afghans entraînés par les forces canadiennes, s’est fait violer par ces soldats afghans.

 

 

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Quel changement?

Posted by quebecsocialiste sur 8 avril, 2009

Un texte de Ron Jacobs traduit sur Le Grand Soir qui aborde le statut Quo de l’administration Obama au niveau de l’impérialisme international des États-Unis, plus particulièrement sur le sujet de l’Afghanistan et de l’OTAN impérialiste qui a réussi à s’aliéner l’écrasante majorité des populations locales afghanes:

Passer une nouvelle couche sur une stratégie qui a échoué

Par Ron Jacobs

J’allume la télé, le vendredi 27 mars 2009. Je tombe sur la chaîne C-Span. Le discours de Barack Obama sur l’Afghanistan y était retransmis.

Si on écoutait le mot d’introduction en faisant abstraction de celui qui parlait, on aurait aussi bien pu penser qu’il s’agissait de George Bush.

C’étaient les mêmes rengaines qui revenaient : le 11 sept, le terrorisme, Al-Qaida. Al-Qaida, le terrorisme, le 11 sept.

Quelques nouveaux termes apparaissaient. Le « Pakistan » et la « diplomatie » en faisaient partie. Washington et ses alliés de l’OTAN resteront en Afghanistan tant que le monde ne sera pas débarrassé du danger que représente Al-Qaida.

Ce que n’a pas dit Obama, à l’instar de Bush, c’est qu’en réalité, le fait que la coalition étrangère ait massacré des Afghans et des Pakistanais n’a pas mis un tant soit peu un terme à cette menace que constituerait Al-Qaida. La preuve : les soldats de la coalition étrangère pensent toujours qu’ils sont en mission en Afghanistan pour détruire Al-Qaida. L’idée qu’une organisation apatride telle qu’Al-Qaida peut être éliminée en occupant ces régions du monde où elle est censée avoir ses quartiers généraux est absurde. L’idée qu’assassiner les populations qui habitent ces régions va servir cette cause est également absurde, discutable du point de vue de la stratégie et immorale.

L’argument majeur donné par Bush quand les forces US ont attaqué Al-Qaida en 2001 était que le gouvernement Taliban donnait asile à Al-Qaida. Donc, le pays tout entier et le peuple afghan méritaient que s’abattent mille morts sur eux. Cette logique simpliste ne tient pas compte du tout du fait qu’il était très probable que beaucoup d’Afghans ne soutenaient pas les Taliban. De même, cette stratégie ne se préoccupait pas de savoir comment le fait de bombarder des villages et des villes permettrait de capturer les dirigeants d’Al-Qaida.

En outre, le plan élaboré pour lancer l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan par les forces étrangères faisait fi de l’hostilité que provoquerait une telle agression.

Et aujourd’hui, sept ans et demi plus tard, les troupes d’occupation et les Afghans sont tributaires des décisions prises à Washington. Les soldats de l’armée d’occupation sont régulièrement tués par des villageois, des policiers afghans, des Taliban, et des Afghans alliés à d’autres milices.

Les Afghans sont confrontés aux vicissitudes de la vie dans un pays occupé où chaque groupe armé qui les entoure – l’armée d’occupation, les mercenaires, les Taliban, les membres des forces de sécurité afghanes mises en place par les US, ou les criminels – peut leur rendre la vie encore plus insupportable. Par-dessus le marché, la majorité des Afghans vit dans la misère, encore plus terrible depuis ces années de guerre.

Et, dans ces conditions, il n’est pas surprenant que les milices afghanes qui s’opposent aux forces d’occupation gagnent du terrain. Elles apportent la sécurité aux Afghans ordinaires tout en répondant à leur souhait de voir les troupes étrangères quitter le pays. Ce n’est pas tant que les Afghans épousent nécessairement la doctrine fondamentaliste de ces milices (les Taliban et les autres) mais plutôt qu’ils partagent une même culture en tant qu’Afghans.

On peut rapprocher le soutien des Afghans à ces milices à ce qui se passe à Gaza entre le Hamas et les Palestiniens. Beaucoup de Palestiniens ne partagent pas le programme religieux du Hamas mais le considèrent comme la seule organisation politique qui partage leur voeu de mettre un terme à la domination d’Israël sur la Palestine, et qui lutte à cette fin. Evidemment, il y a de grandes différences entre les deux situations, mais je pense que l’analogie existe fondamentalement.

De même, les populations des régions dites « tribales » de la Province de la Frontière du Nord-Ouest s’indignent de la présence sur leurs terres de troupes étrangères et des tirs de roquettes téléguidées.

Et donc, ils se sont insurgés contre leur présence, souvent par les armes. De même, dans les régions qui résistent également contre la présence étrangère, les populations ont décidé de rejoindre les Taliban et les autres. Contrairement à l’Afghanistan, où le gouvernement de Karzai à Kaboul sert les intérêts de Washington, le gouvernement d’Islamabad a, à l’occasion, manifesté plus que Karzai (qui a parfois exprimé son irritation) sa désapprobation aux incursions dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest. Cela n’a pas empêché Washington de tirer des roquettes téléguidées sur la région, mais cela a peut-être évité d’autres d’incursions en hélicoptère et au sol. On peut encore donc dire à l’heure actuelle sans avoir peur de se tromper que le gouvernement pakistanais acceptera les plans d’Obama pour la région et permettra aux forces US d’agir où et quand elles le veulent.

D’après Obama, Washington a un objectif clair et bien ciblé : désorganiser, démanteler et terrasser Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan et empêcher leur éventuel retour. « Actuellement, Al-Qaida a peut-être ou peut-être pas l’intention de frapper aux Etats-Unis, comme l’a affirmé M. Obama dans son discours. Le fait que cette éventualité continue d’être utilisée pour justifier non seulement l’occupation de l’Afghanistan, mais l’escalade militaire (et l’étendre en pénétrant encore plus avant au Pakistan) montre bien le leurre de cette tactique, si le véritable objectif est bien celui qu’Obama prétend être. M. Obama et ses conseillers ont beau souhaiter qu’il en soit autrement, la poursuite de l’actuelle stratégie d’occupation et d’escalade militaire ne vont pas amener ces Afghans qui luttent contre la présence des troupes US à déposer les armes. Donc, il est peu crédible que ces mesures anéantiront les Taliban ou Al-Qaida, même si beaucoup parmi nous voudraient bien que ce soit le cas.

Le fait que la stratégie de Washington ait peu de chances d’atteindre les objectifs annoncés par Obama (et par Bush en 2001) indique que ces objectifs ne sont probablement pas les véritables raisons de la présence de Washington dans la région. Les desseins qu’Obama a explicitement niés (je cite : « Nous ne sommes pas en Afghanistan pour contrôler ce pays et décider de leur avenir à leur place« ) ne seraient-ils pas, justement, les véritables objectifs ?

C’est alors que l’escalade militaire là-bas prendrait tout son sens.

Ron Jacobs

Ron Jacobs a écrit, entre autres, « The Way the Wind Blew : a history of the Weather Underground » (histoire du Weather Underground http://fr.wikipedia.org/wiki/Weathermen), publié par Verso. Il peut être contacté à l’adresse suivante : rjacobs3625@charter.net

Traduction des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

ARTICLE ORIGINAL
http://www.dissidentvoice.org/2009/03/putting-a-new-coat-on-a-failed-strategy/

Source

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Discours du banni Galloway +Bonus

Posted by quebecsocialiste sur 2 avril, 2009

Le discours intégral de George Galloway, l’homme qui peut transformer les enfants canadiens en bombes humaines par sa simple présence (selon les crackpots du gouvernement canadien supporter de terrorisme, qui considèrent maintenant l’aide humanitaire comme un crime sans nom), en cinq parties. Cliquez ici pour la première, les quatre autres sont juste à côté.

Rappellons que pendant ce temps, l’organisation terroriste (selon des pays comme la France et les États-Unis du moins) « Jewish Defence League » a le droit de mentir à la face de la population dans les mass médias et d’influencer le gouvernement dans ses prises de positions! Pathétique! Le Canada, cette fédération illégitime grotesque, a vraiment touché le fond du baril. Le plus cruellement ironique, c’est que pendant que la province « diaboliquement gaugauche avec une couche d’antisémitisme » du Québec a vu son taux de crimes haineux (dont les crimes antisémites) diminuer de 27% dans la dernière année, la montée inquiétante de l’antisémitisme au Canada se propage surtout… dans les provinces de l’ouest (en hausse de 79%, rien de moins) qui votent Harpeur! C’est également là que les camarades communistes se font le plus attaquer par des groupes d’extrême droite néo-nazis qui ne sont presque jamais traduits en justice (ça attirerait trop l’attention sans doute). Mais où sont donc Barbara Kay et les démagogues pro-sionistes de l’extrême droite québécoise!?

Mais le pire, c’est que ce militant anti-raciste de longue date (comme vous pourrez le constater dans la vidéo) s’est fait interdire l’entrée dans la « démocrassie » canadienne, alors que le criminel de guerre international George W. Bush a pu y pénétrer sans le moindre problème! Honte au gouvernement canadien!

En bonus, cette excellente vidéo qui résume bien vers quoi nous nous en allons si jamais la population laisse passer cette attaque en règle contre la liberté d’expression sans rien faire:

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L’histoire s’est répétée

Posted by quebecsocialiste sur 22 mars, 2009

Six ans d’occupation impérialiste en Irak et plus d’un million de morts…

Tout ça au nom de:

Le plus cruellement ironique, c’est que même dans la version officielle pourtant plus que douteuse des autorités fédérales états-uniennes, aucun irakien n’était impliqué…

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George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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