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George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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Discussion avec… Jean-Pierre Blackburn

Posted by quebecsocialiste sur 24 février, 2009

Aujourd’hui, mardi le 24 février 2009, à mon école, j’ai eu l’occasion de rencontrer Jean-Pierre Blackburn, ministre fédéral conservateur de l’agriculture et ministre d’état* du revenu. La conversation a porté en grande partie sur la crise économique, mais elle nous tout de même réservé quelques surprises à moi et au camarade Ben, camarade étudiant avec moi et également présent à cette rencontre. Je vous présente ici les grandes lignes de cette rencontre qui a duré un peu moins d’une heure et demi.

*Ministre d’état: L’équivalent au fédéral d’un sous-ministre provincial. Ils en connaissent souvent plus sur les sujets touchant à leur ministère qu’au ministres eux-mêmes.

 D’entrée de jeu, le ministre se familiarise avec la salle, dans laquelle étaient également présents des gens en formation professionnelle, avec quelques pointes d’humour bien propres à ces chers saguenéens. Jusque là, tout va bien, un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne. C’est alors que le sujet du logement est abordé par des élèves, qui font valoir que la ville albertaine de Calgary (la « capitale nationale » du conservatisme canadien), qui est en grand manque de main d’oeuvre, ressemble à un piège pour les travailleurs. Certes, une ville où tant d’emplois sont disponibles en temps de crise économique semble alléchante, mais il y a également un revers majeur dans cette situation: Alors que le salaire horaire moyen y est de 12$ l’heure, un appartement standard y coûte pas moins de 1000 dollars par mois. Rien de bien abordable pour des « touristes travailleurs » à 12$ l’heure disons… la réponse du ministre a été de parler des plans fédéraux d’aide à la rénovation. Rien de surprenant, jusqu’à ce qu’il nous sortes une blague un peu déplacée: « Ce genre d’aide est vraiment pratique, surtout avec les femmes qui veulent toujours tout rénover dans vos maisons: La cheminée, la cuisine, le salon… bref, vous savez comment elles sont (rire un peu forcé). » Venant d’une personne ordinaire, ça ne m’aurait pas dérangé. En fait, même venant d’un élu, ça ne m’aurait pas fait tiquer outre mesure… mais dans le contexte actuel de chasse aux sorcières dans les médias (les sorcières étant les personnes « politiquement incorrectes » selon l’élite dirigeante), en plus des qualifications insultantes de « terroristes », puis de « sectaristes » à l’endroit de députés élus du Bloc Québécois formulées par des membres du cabinet Harper à la chambre des communes et du déluge d’insultes et de calomnies qu’a dû supporter Amir Khadir à la suite de son simple lancé de soulier contre une affiche de George W. Bush, symbole international d’abus des droits de la personne, de la guerre, des crimes de guerre et de l’impérialisme en général (insultes reçus malgré le fait qu’il eu spécifié avant son geste symbolique qu’il ne lancerait jamais de soulier à qui que ce soit en vrai)… surtout avec le cas d’Amir en exemple, disons que la droite devrait être d’accord sur le fait qu’un ministre fédéral ne devrait pas tenir ce genre de propos en public.

Ensuite, la situation des chômeurs fut abordée. Un élève demanda ce que le gouvernement comptait faire pour aider les chômeurs, ce à quoi le ministre répondit: « Dans le dernier budget fédéral, nous avons dû nous retrouver avec un déficit de 34 milliards de dollars. Ce n’est pas rien, surtout que nous prédisions un surplus budgétaire d’un milliard en 2009. Malheureusement, notre secteur privé, qui s’occupe de l’exportation de nos produits vers les marchés étrangers, marché dont les États-Unis occupent 84% de l’espace, est paralysé par la présente crise économique et les États-Unis n’achètent plus autant qu’avant les produits étrangers comme ceux du Canada. C’est pour cette raison que nous avons dû, au fédéral, transformer un surplus d’un milliard en un déficit de 34 milliard: Pour compenser ce que le privé n’a pas été en mesure de faire. » (ouch…) « Dans ce budget, des mesures ont été prises afin de venir en aide aux travailleurs ayant perdu leur emploi. Nous avons pris l’excellente initiative d’allonger le temps de prestation à l’assurance-chômage de 5 semaines. » (Concrètement et au vu de l’ampleur de la crise qui se pointe à l’horizon pour le Canada, ces mesures sont nettement insuffisantes.) « Nous avons débloqué 40 millions de dollars pour la formation professionnelle, ce qui aidera les travailleurs à trouver de nouveaux emplois lorsque la crise sera terminée. » Ce qui me fait tiquer dans cette politique, ce n’est pas seulement le fait que les conservateurs appréhendent déjà la fin de la crise sans même l’avoir affronté, mais surtout le fait que le regretté camarade Henri Gagnon, dans son livre de 1989 intitulé « Les dinosaures du XXe siècle », avait déjà prouver la parfaite inefficacité de cette mesure qui ne consistera, à court et à moyen terme, qu’à créer un grande classe de chômeurs instruits. En résumé, il n’y a là, comme pour le budget Mulroney-Wilson de la même année (1989), absolument rien de concret pour les travailleurs. Ce « budget » n’est qu’un énorme plan d’aide destiné aux grandes entreprises parasitaires et financé à même les fonds publiques! Ça me fait un peu penser à ce que le gouvernement irlandais tente de faire faire chez lui, sauf que ce dernier s’est ramassé avec une puissante manifestation populaire entre les mains. Le mouvement contestation et de ras-le-bol populaire là-bas est indéniable. Les irlandais connaissent les limites que leur gouvernement ne doit pas franchir, eux au moins…

Ensuite, dans le cadre d’un tour de table pour savoir ce que les intervenants présents voulaient faire dans la vie, monsieur Blackburn nous parla brièvement de son fils et de l’expérience de ce dernier dans l’armée, à la suite de quoi il dut lui aussi terminer ses études. C’est alors que vint le tour du camarade Ben, qui a lui même été « servir » dans l’armée, dont six mois en Afghanistan. Il raconta au ministre conservateur comment son expérience dans l’armée canadienne lui avait ouvert les yeux et fait découvrir qu’au final, il était dans son intérêt de finir ses études plutôt que de vivre des illusions des forces armées canadiennes. Le ministre, une lueur dans l’oeil, demanda: « L’Afghanistan? C’est intéressant ça. Continuez s’il-vous-plait. » Ben: « Pour être allé en Afghanistan, je peux vous dire que ce n’est certainement pas une mission de paix. C’est une mission de guerre vraiment violente et nous commettons des crimes dans cette guerre. Tout ce que je peux dire, c’est que le gouvernement ne dit pas tout à la population. L’armée nous cache des choses. » Le ministre conservateur (visiblement déconcerté), qui était pourtant « intéressé » il y avait à peine 30 secondes, changea subitement de sujet… et d’interlocuteur.

Avant cet épisode, le ministre conservateur avait abordé brièvement l’accord de libre-échange Canada-Pérou comme « exemple » pour « améliorer le sort des travailleurs étrangers tout en retirant de bons bénéfice pour le Canada ». Voici le moment le plus marquant de cette discussion selon moi…

(la vrai valeur des « droits humains » selon le capitalisme)

Pourquoi cette affirmation? Tenez-vous bien: J’ai finalement pu prendre la parole et j’ai décidé de demander des clarifications sur ce fameux lien entre le libre-échange et les droits humains. Il me répondit qu’il avait voyagé là-bas (au Pérou) et qu’il y avait vu la misère des gens et comment ils s’entraidaient et que c’était magnifique et que selon lui et monsieur Harper, il fallait les aider… en faisant affaire avec leur élite corrompue et despotique… ouais… je lui ai ensuite fait remarquer que le Pérou et la Colombie, deux pays avec lesquels le Canada a conclu des accords de libre-échange, ont de bien piètres résultats en matière de droits humains. Il me répondit alors que le que le gouvernement canadien était au courant de ce fait, en plus du fait que le Pérou et la Colombie ne répondent à aucune des normes élémentaires en fait de droits des travailleurs (sécurité minimale des lieux de travail, travail des enfants en bas âge, exploitation inhumaine, dignité des travailleurs, discrimination sexiste, menaces (et meurtres) contre les membres de syndicats, etc.)… logiquement, il enchaîna immédiatement: « Bien-sûr, nous faisons pression sur les gouvernements fautifs pour qu’ils fassent respecter les droits élémentaires des travailleurs, mais nous sommes fier, au gouvernement canadien, d’inclure une clause punitive dans nos accords de libre-échange: Lorsqu’un état signataire ne respecte pas ses engagements en fait de droits humains, une pénalité de 15 millions de dollars lui est imposé, une somme qui lui sera ensuite rendue avec la garantie de l’état fautif qu’il réinvestira cette somme pour améliorer le sort des travailleurs dans le pays. » … Je suis convaincu que je ne suis pas le seul ici à trouver cette mesure totalement insignifiante. Pour état narco-traffiquant et bourré d’autres ressources naturelles comme la Colombie, qui possède un budget de plusieurs milliards de dollars, en plus d’être armé pour pratiquement aucun coût par les USA, qui arment et aident financièrement le Pérou également, 15 millions, ce n’est rien. Pour mettre la situation en image, disons que c’est comme si j’allais dans un restaurants hupé manger un repas à 100$ avec un vin à 300$ et qu’il me serait permis de payer le tout avec une poignée d’arachides, en l’honneur de ma mauvaise conduite. Rappellons que les deux états voyous mentionnés ici étaient cités en « exemples de démocraties » par le criminel de guerre Bush de Washington. Une « démocratie » dans ce sens là, non merci.

Après cette révélation, j’ai insisté sur le fait qu’on ne pouvait pas faire confiance à un gouvernement comme celui d’Alvaro Uribe, qui bafoue systématiquement les droits humains en envoyant ses paramilitaires gouvernementaux massacrer des paysans et assassiner des opposants politiques. J’ai ensuite cité un cas de meurtre d’un opposant politique d’Uribe… « Faisait-il partie des FARC? » me demanda-t-il. « Non, il ne faisait pas parti des FARC monsieur, il faisait parti du… c’était quoi déjà… ah oui: Le Parti Communiste Colombien. Cet homme a été abattu par la police pour ses idéaux politiques et des organisations comme Human Right Watch dénoncent beaucoup d’autres cas similaires. » lui répondis-je. Le ministre réplica alors qu’il s’agissait bien d’un point à observer, mais que « ce n’est certainement pas une pratique systémique du gouvernement ». J’ai donc lâcher le morceau, satisfait d’avoir fait ressortir le manque d’argument d’un ministre fédéral (ayant voyagé dans la région) en la matière. Il faut aussi avouer que vu le peu d’intervenants présents à l’évènement (assez discret il faut dire), effectuer un coup d’éclat contre le gouvernement et ses pratiques fort douteuses à l’étranger ne comportait aucun avantage pour notre cause à mes yeux. Soulignons également aux miltants enragés de la droite et de l’extrême droite que si le massacre de milliers de paysans et d’opposants politiques en Colombie ne constitu pas une « pratique systémique du gouvernement colombien » (du narco-trafiquant Alvaro Uribe), je vois mal comment le meurtre de quatre militants syndicalistes par des policiers corrompus de la droite au Vénézuela pourrait en constituer une.

Pour finir, notons que le ministre conservateur a terminé la rencontre sur une note d’arrogance en vantant sa « grande victoire » sur la candidate bloquiste dans sa circoncription. Je me suis pour ma part gardé une petite gêne en ne lui rappellant pas que le candidat conservateur dans Rivière-Des-Milles-Îles et maire verreux de Saint-Eustache, Claude Carignan (que Blackburn avait visité peu avant son arrivée), s’est fait écrasé dans les urnes par Luc Desnoyers, le nouveau venu du Bloc dans la circonscription.

Sur ce, mes salutations solidaires à tous les lecteurs et lectrices et rappellez-vous: Les ministres ne sont pas des gens « d’un autre niveau » ou quelque chose du genre, ce sont des humains comme vous et moi, avec leurs failles et leurs forces. Ne soyez jamais intimidés par un ministre, en particulier si ses agissements ne commandent pas le respect.

Vive le Québec libre, future nation exemplaire dans le domaine des droits humains!

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Bilan gauche droite…

Posted by sylvainguillemette sur 26 décembre, 2008

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Depuis déjà bien des années, les bilans s’affrontent entre la gauche et la droite dans les pays développés et sous-développés. Cela ne change pas en notre ère, mais du moins, le fossé de l’impertinence chez la droite tente à se creuser alors qu’une nouvelle dépression semble en court et qu’ils ne songent qu’à attaquer la gauche, maintenant qu’elle perce démocratiquement  et ce, à travers le monde.

Les insultes gratuites sont choses courantes venant de la part des défenseurs du capitalisme, ainsi que les procès d’intention. Par exemple, lorsque les forces de gauche du Québec ont décidé de condamner la guerre impérialiste qui sévissait et sévit toujours en Afghanistan, le sablier n’a pas eu le temps de couler avant que les accusation de «talibanisme» fusent à notre endroit. Ces grands défenseurs de la liberté en avaient même oublié les faits historiques accablants qui leur imputaient l’armement, le financement et l’entraînement de ces mêmes talibans, ainsi qu’Al-Qeada!

Et tout en nous accusant de putchisme ailleurs dans le monde -comme par exemple à Cuba, où Batista sévissait violemment envers les  militants de gauche-, les forces de droite on pleinement supporté le coup d’État contre le gouvernement taliban, ainsi que la dictature Karzaï qui s’en est suivie! Sinon, ils ont également accusé Ortega d’en faire autant, contre une dictature (Somoza) pourtant âgée de 45 ans, laquelle fut défendue par des milices (Contras) elles-même financées à même les poches des contribuables états-uniens grâce à leur cher acteur impérialiste (Ronald Reagan)! Et devinez quoi! Daniel Ortega est aujourd’hui le président démocratiquement élu du Nicaragua! Un autre ennemi à abattre pour la droite!

Ils font en ce moment tout leur possible pour déstabiliser le Venezuela, où notre camarade Hugo Chavez a évincé la droite du pouvoir, démocratiquement! Que font-ils alors, pour donner à cette si chère démocratie qu’ils disent défendre, un certain sens ou une pertinence? En 2002, la droite vénézuélienne (une oligarchie formée de 5 familles qui possèdent à peu près tout au Venezuela) et la C.I.A. organisent un coup d’État et enlèvent Hugo Chavez. En moins de 48 heures, ils forment un gouvernement non-élu, une dictature… Mais ce faisant, ils mettent en rogne la majorité populaire qui elle, a bel et bien VOTÉ pour Hugo Chavez le socialiste!

Qu’en est-il aujourd’hui au Venezuela? Et bien les paramilitaires colombiens oeuvrent auprès des gouverneurs de droite, afin de stabiliser le processus démocratique et socialiste. Ils assassinent des syndicalistes, des militants de gauche et bref, organisent déjà leur prochain coup d’État. D’ailleurs, un de ces coups d’État était prévu en 2009, mais il fut déjoué par les services de renseignement.

Sinon ailleurs, comme en Bolivie, la droite en fait autant en tentant de cisailler le pays en parts avantageuses pour la riche oligarchie, pour cette parasitaire et minoritaire bourgeoisie tentée par le gain facile. Santa Cruz a même été jusqu’à assassiner des indigènes, tout en arborant des logos nazis! Et qui en a parler? RSF? Richard Martineau? Oh que non! C’était un bilan de la droite ça, alors…

Et si nous nous rendons à Cuba, la cible internationale des extrémistes de droite, on peut y déceler des attentats terroristes visant les acquis socialistes, ayant été perpétrés par des extrémistes de droite entraînés eux, par la C.I.A., une organisation terroriste! Les attentats vont des bombes dans les discothèques aux hôtels cubains, et même jusqu’à faire sauter une avion bourré de civils! Luis Posada Cariles, celui qui a commis l’odieux, est protégé par Washington et fut lui aussi entraîné par la C.I.A., qui lui a même fournit le matériel nécessaire. Est-ce que les accusations internationales fusent vis-à-vis ses complices? Aucunement! Ni RSF, ni Richard Martineau ne condamne…

Il ne faut pas non plus laisser pour contre le fait que l’environnement a souffert de ce capitalisme excessif. Que pour des profits faciles, les compagnies n’ont pas hésité à se foutre de l’environnement qui les sert dans leur vie de tous les jours. Il ne faut pas oublier non plus, que les modèles prônés par nos chers capitalistes ne tiennent aucunement compte des ressources nécessaires à la survie de l’humanité, puisque le profit est le seul et véritable but commun de ces parasites. Par exemple, on estime à plusieurs planètes Terre les ressources nécessaires à la globalisation du modèle nord-américain. Or, aujourd’hui en 2008, bientôt 1009, les chinois et les indiens tentent à vouloir se doter des mêmes luxures que nous, ils en ont les pleins droits autant que nous les avons, sauf que…

Laissons maintenant les actes barbares et meurtriers et les enjeux environnementaux pour nous rendre sur le terrain économique. La droite ici, ne pourra se vanter de grand chose, sauf d’avoir enrichi une minorité parasitaire qui, au dépend de la masse laborieuse, s’est certes enrichie d’avantage ces dernières années où les spéculations ont fait un tabac. Tenons-nous en à notre époque, afin de percevoir à quel point les  parasites ont pu s’engraisser, sur le labeur des prolétaires, tout en disposant d’une aide généreuse des gouvernements, lesquels ne sont en fait que la poche  creuse du contribuable.

Par exemple, dès le début de la crise qui touchait surtout les centres bancaires et d’assurances, les plans de sauvetage se sont succédés. Sortant d’abord des centaines de milliards afin d’éviter les faillites de ces derniers, ils en sont aujourd’hui à des milliers de milliards et cela ne risque pas de s’arrêter là, puisque le nouveau président des États-Unis d’Amérique promet lui, une aide de 1000 milliards en quête d’une relance économique qui s’essouffle de plus en plus vite. Y a t-il eu une aide pour les propriétaires perdaient alors, leur maison à raison de 2700 par jour? Aucunement! Rien! Quedal! Niet! Séchez prolétaires! Aucune coalition de banque ne s’est fait connaître pour sauver les hypothèques de ces états-uniens en proie maintenant, aux problèmes qui touchent quelconque famille dans le besoin. Et l’on parle ici de divorces, de dépressions et de suicides! Quedal!

Mais en fait, sans les contribuables et les prolétaires, les systèmes financiers et économiques capitalistes seraient morts, quoique que la mort est toujours une possibilité, une éventualité. À nous d’y voir. Mais encore, cela démolit point par point les dires des capitalistes sur le soit-disant mérite des bourgeois, puisque encore une fois, c’est nous, prolétaires, qui les sauverons de la débâcle, de la faillite qui elle, n’hésite pas à nous frapper, nous, producteurs de PLUS-VALUE.

Le capitalisme lui, n’a que des échecs à nous dévoiler, des échecs compilés les uns sur les autres. Car si cette crise vous surprend et vous écoeure, sachez que ce n’était pas la première, mais peut-être la dernière… Encore là, à nous d’y voir!

Et si l’on additionne ces échecs et que l’on observe le cumulatif, on peut également constater que le partage des richesses n’a jamais porté ses fruits parmi les prolétaires majoritaires, mais se sont bel et bien concentrés dans les porte-feuille des bourgeois minoritaires, non-élus, non-méritants et totalement inutiles à l’humanité. La cartellisation dont nous parlait Karl Marx et ses successeurs n’était donc pas un mythe, comme l’entendent encore les capitalistes (Le blogue Antagoniste le prétend!). Et de toute façon, quiconque regarde attentivement la bourse ne pourra que confirmer ces affirmations marxistes, puisque même les commentateurs boursiers le confirment. Tinto achète un tel, Wal-Marde une autre compagnie, bref, la cartellisation a même battu des records avec la crise actuelle! Qui n’a pas vu Buffet acheter pour des milliards d’actions?

Les bilans de gauche et de droite n’ont rien en commun et ne visent strictement pas les mêmes buts. La gauche vise à partager les richesses, à donner à toutes et tous une vie équitable, égale en droits et un sens révolutionnaire à la vie de tous les jours. La gauche vise à mettre fin à l’exploitation de l’être humain par d’autres êtres humains.

La droite elle, vise tout le contraire. Avec comme base, son système capitaliste, elle dont des droits inégaux aux plus grands détenteurs de capitaux, la bourgeoisie. Cette dernière dicte aux gouvernements pantins, la marche à suivre, afin de s’enrichir d’avantage, quitte à le faire sur le labeur d’autrui. Pourquoi celui des majoritaires prolétaire qui par la vente de leur force de travail, créent la PLUS-VALUE nécessaire au profit, lequel permet plus d’exploitation encore par la suite?

Bref, ce que l’on peut constater aujourd’hui, c’est que le système capitaliste est mort d’abus et de son impertinence. On peut également constater que sans la classe laborieuse qu’est le prolétariat, rien ne va plus comme dirait le croupier! Et que sans celle-ci, les faillites émergentes emporteraient nombres de capitalistes bourgeois dans les bas fonds de la pauvreté. Mais ainsi ne soit-il pas, puisque nous avons des gouvernements capitalistes et que donc, nos poches seront vidées afin de les soutirer de cette fâcheuse et honteuse situation.

Les capitalistes n’ont qu’à bien se tenir puisque nous sommes en 2009 dans quelques jours et qu’aujourd’hui, contrairement aux années  »30, les prolétaires savent lire. Cela est d’autant plus dangereux pour les capitalistes puisque en plus de cela, le Kapital de monsieur Marx se vend comme des petits pains chauds à travers le monde entier! Les Manga japonais en font même une version animée!

PLACE À LA RÉVOLUTION!

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Martineau le raciste

Posted by sylvainguillemette sur 25 décembre, 2008

https://i0.wp.com/radicarl.net/wp-content/uploads/titre/riri%20le%20clown.jpg

L’intolérance bat son plein chez Canoe! Richard Martineau, la p’tite crotte de TVA, le pseudo-journaliste qui n’est en fait qu’un résidu de xénophobe-girouette -qui, au besoin, peut se caméléoniser en ce qui est populaire-, a décidé de cogner sur Amir Kadhir, et la gauche en général.

Cette fois, cette petite fiotte nous sert un texte à saveur ultra-raciste envers Amir Khadir -qui le dérange certes!-, en ne servant que du populisme réchauffé et prémâché.

Amir Khadir aurait lancé une chaussure sur la pancarte du sanguinaire terroriste Bush. Ouf… ce terroriste libre et reconnu, et cela, ça dérange notre petit raciste Martineau. Ça le choque, imaginez! Cet imbécile se porte sans y réfléchir, à la défense du plus grand tueur de masse de notre siècle, jusqu’ici.

Dans son texte raciste à souhait, Martineau dit «Si Khadir avait 18 ans et qu’il était étudiant en sciences humaines au Cégep du Vieux-Montréal, son geste pourrait faire sourire.»…

Et pourtant… Monsieur Martineau serait-il en train de nous faire croire que cela n’a pas fait sourire le Québec, ou même le monde entier? Même le fabricant de chaussures est devenu riche! Ce crétin sait-il que c’est un terroriste qu’il défend? Le plus grand détenteur d’Armes de Destruction Massive de plus? Le sait-il ou fait-il juste l’idiot pour attirer l’attention –et cela fonctionnerait, puisque j’en parle-?

Mais il en ajoute ce con…

«Mais de la part d’un député qui siège à l’Assemblée nationale, et qui est censé représenter TOUS les citoyens de sa circonscription, ce geste est tout simplement inacceptable

Monsieur Martineau trouve peut-être acceptable que tous les autres politiciens du Québec ne condamnent pas George W. Bush pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité? Soit si c’est le cas. Ce n’est pas mon fardeau, c’est le sien! Mais les faits restent des faits et force m’est de constater que monsieur Martineau, lui, ne condamne aucunement les crimes de monsieur Bush, lequel a déclenché deux guerre sur des mensonges et lequel est responsable de plus d’un million de morts jusqu’ici. Ça aussi, c’est son problème! Je suis content de ne pas connaître ce censeur populiste. Quelle honte pour le Québec!

Mais attendez! Ce n’est pas tout! Lisez ce torchon xénophobe, parsemé d’insultes gratuites non fondées!

« En se comportant comme un agitateur (pour ne pas dire un ado attardé), Monsieur Khadir jette de l’ombre sur son parti et donne raison à tous ceux qui, comme moi, disent depuis longtemps que cet homme, loin d’être un atout pour Québec solidaire, est un loose canon qui fait plus de tort que de bien à sa formation. »

Monsieur Martineau, lui, est le «loose canon» du Québec et de l’humanité, et maintient celle-ci dans un statu quo d’évolution. Avant longtemps, avec un racisme aussi patent, les nouvelles espèces auront vite fait de nous dépasser! Ah le singe qui sommeille en nous!

Et j’en profite pour préciser qu’Amir Khadir est l’un des meilleurs canons de notre équipe. Que Richard Martineau démolisse n’importe laquelle des propositions d’Amir Khadir, ou quelconque de ses argumentaires. Ce serait déjà un début de voir cette «cloche et l’idiot» débattre et non censurer ses lecteurs qui diffèrent d’opinion.

Martineau il a ça, il parle, il parle, mais au bout de son texte, y a rien. C’est du racisme, de l’anticommunisme, bref, de la servitude de bourgeois. Si c’est ça l’évolution dont parlait Darwin, je conseille à toutes et tous de se tirer une balle dans la tête (Il y a certainement d’autres solutions, ne faites pas ça!)… C’est un incapable, soumettez-le à un débat, vous verrez! On l’a fait, nous, les communistes! Il nous censure sans nous répondre!

Le geste d’Amir Khadir avait sinon, bien du sens! Bush n’est qu’un sale tueur de masse! Que Martineau se sente plus fin que les autres en lui baisant le train ne m’importe en rien.

Regardez ensuite ce que dit le raciste!

« Monsieur Khadir aime lancer des souliers à la face des politiciens dans ses temps libres, histoire de montrer à la galerie qu’il est un grand révolutionnaire, ami des droits de la personne ?

Alors pourquoi ne lance-t-il pas des souliers sur une photo de Mahmoud Ahmadinejad, président de la République islamique d’Iran, un pays qui pend ses homosexuels ? »

Une chose est certaine, c’est que Martineau, au lieu de lancer SES chaussures sur le tueur de masse qu’est Bush, a préféré les lancer sur Amir Khadir qui n’a commis aucun crime! Et encore, ce lèche-derrière de bourgeois a omit de dire qu’Amir et sa famille ont quitté ce pays qu’est l’Iran et qu’il ne s’est jamais porté à la défense du système iranien actuel –qui osera dire le premier, qu’Amir partage les valeurs d’« Amaquelquechose »? On dirait bien que Martineau l’en accuse, lui.

Amir vit en Amérique, comme ce lèche-anus de bourgeois qu’est Richard Martineau. Mais ce dernier, lui, préfère regarder les débiles de l’Iran plutôt que ceux qui président le pays au sud du nôtre, ou même le nôtre! Parce que Martineau, il aime ça cracher sur les iraniens, puis les arabes en général. Parce que c’est simple!

Martineau, c’est juste un christ de raciste!

Est-ce qu’on lui dit à Martineau, que l’Iran a exécuté moins de gens que les États-Unis cette année? Des débiles, il y en a partout! Martineau en est d’ailleurs la preuve. Mais Martineau, lui, préfère regarder ceux qui sont différents de lui, parce que c’est un raciste. Il aime monter son lectorat contre les autres nations et du fait, se retrouve en train de légitimer une future invasion de ce pays indépendant qu’est l’Iran. Je suis même en train de me demander si la C.I.A. n’a pas trouvé un nouveau «Robert Ménard» en lui! Ça expliquerait tout, non? Qui s’en surprendrait opportuniste comme il est?

Ce sale raciste demande ensuite si nous avons, nous la gauche, le courage de lancer des souliers sur la Russie…Certainement que nous le faisons monsieur Martineau! J’ai déjà même voulu le cracher sur la Russie SUR LE BLOGUE DE MARTINEAU, mais j’ai été censuré par ce crétin et son équipe de valets!

La Russie, c’est comme les États-Unis, mais ça, Martineau s’en fiche. Lui, c’est ce qu’il croit à gauche qui le dérange, ou ce qui est différent de lui. Et je suis en train de me demander si ce crétin croit que ces pays qu’il nomme, sont à gauche.

Lisez-le vous-même!

« Pourquoi ne lance-t-il pas des souliers sur une photo de Vladimir Poutine, le premier ministre de la Russie qui a mis la Tchétchénie à feu et à sang et qui utilise des méthodes dignes de la mafia pour se débarrasser de ses adversaires politiques ? »

Des méthodes mafieuses?!? Et les États-Unis, eux, n’ont jamais fait ça? Et le Canada lui? Il n’a jamais rien fait non plus? Et la Zambie? Et les mineurs ensevelis par la «Suttin Institute» qui fut elle, achetée par Barrick –avec l’appui du gouvernement canadien sur toute la ligne!-?

Et les autres magouilles du Canada? Le coup d’État en Afghanistan qui a mis au pouvoir Hamid Karzaï? Les relations économiques du Canada avec la narco-traficante Colombie qui massacre des villages entiers –de gauche- et qui tue annuellement, des dizaines de syndicalistes? Ciboire! C’est vrai! C’est juste de la gauche qui se fait tuer! Ou des syndicalistes! Sacripant! Il pouvait bien rigoler de Québec-solidaire avec cette tarte de Johanne Turcotte! Pauvre crétin! Raciste! Putchiste! Défenseur du terrorisme! Tas de merde!

« Pourquoi ne lance-t-il pas ses souliers sur une photo des militaires qui sont en train de transformer la République Démocratique du Congo en charnier ? »

Ce zouf n’est même pas au courant que ses copains d’Ottawa sont liés avec ce qui s’y passe… Quel sérieux journaliste! Tarla! Je parie qu’il a un cellulaire celui-là, fabriqué avec du Coltan!

Sac à merde raciste Martineau

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas George W. Bush pour ses crimes?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas Harper pour son aide au coup d’État contre les palestiniens et son aide vis-à-vis le maintien de la dictature afghane?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas l’invasion irakienne et l’aide canadienne à celle-ci?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas la possession d’ADM des États-Unis et de leurs alliés idéologiques et l’utilisation de celles-ci contre des civils?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas le racisme, qu’il affiche lui-même envers des nations bien distinctes de la sienne?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité, lesquels sont maintenant, en 2008, commis par le Canada et les États-Unis, ainsi qu’une tonne d’autres pays à travers le monde?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas les mises à mort états-uniennes, plutôt que s’attaquer à celles qui ont lieu dans d’autres continents où les valeurs n’ont rien à voir avec les siennes?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas la torture que le Canada commet et ordonne, entre autre à des enfants-soldats qui par des lois internationales, seraient supposés être protégés de tels crimes ignobles?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas la torture pratiquée par Washington qui, à l’aide de pays étrangers, comme le Canada, peut transporter illégalement des prisonniers via les aéroports internationaux?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas les États-Unis et le Canada qui défendent leur alliée l’Arabie saoudite et ses crimes?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas la monarchie?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas les États-Unis pour avoir collaboré, financé, armé et entraîné avec les talibans et Al-Qeada?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas les attaques terroristes israéliennes qui, en 2006, tuaient 1100 civils libanais avec des armes de destruction massive sans la moindre sanction économique?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas le tyran états-unien?

-Pourquoi Martineau ne condamne t-il pas lui-même, la monarchie nord-coréenne qui n’a rien à voir avec le communisme ou le socialisme?

(-Pourquoi Martineau ne lit-il pas enfin sur le socialisme et le communisme afin de savoir ce dont il parle?)

« Et que dire de ben Laden? Ne mérite-t-il pas, lui aussi, quelques coups de sandales ? »

Et que dire de monsieur Martineau qui ne dénonce pas le fait que Ben Laden, sans Bush et les antécédentes maisons blanches, il n’était rien! Des milliards ils ont reçu de la part de la maison blanche, via la C.I.A.! Et c’est tout ce que ce crétin de raciste trouve à dire!

« Ah, non, c’est vrai : selon l’éminent député de la République Libre du Plateau, les Américains auraient eux-mêmes fait sauter les tours du World Trade Center… »

On peut vraiment se demander si ce n’est pas Washington qui le paie celui-là. Je mets au défi monsieur Martineau de me prouver que Ben Laden a des liens avec le WTC et de me prouver également que Washington n’a rien à y voir. Tous les pays de la planète en parlent, tout le monde se raconte les contradictions, mais Martineau, lui, tient bon! Bush est un héros…

Richard Martineau se contente de lancer des insultes contre Amir Khadir parce que, comme tous ses camarades de la droite impérialiste et militariste qui aime lécher les culs de bourgeois minoritaires et parasitaires -et regarder des « RACES » se faire tuer sur CNN- Monsieur le raciste populiste a la révolte très sélective!

Le mal, pour lui, n’existe que chez la gauche. Et plus il est arabe, plus il est méchant! Ça va être beau dans le journal d’abrutissement national cet hiver!

Haïl Richard Martineau!

Source : http://www2.canoe.com/infos/chroniques/richardmartineau/archives/2008/12/20081224-092200.html

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Venezuela : de la victoire électorale à l’amendement constitutionnel

Posted by sylvainguillemette sur 17 décembre, 2008


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Par Salim Lamrani

Les élections régionales et municipales du 23 novembre 2008 ont une nouvelle fois démontré la popularité du gouvernement du président vénézuelien Hugo Chávez. Pour la douzième fois en dix ans, le leader bolivarien a remporté le processus électoral par une écrasante majorité. En effet, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) a remporté 17 Etats sur 22 et 264 municipalités sur les 328 en jeu dont 18 capitales régionales sur 22, s’affirmant comme la première force politique du pays. Ainsi, Chávez et ses partisans ont remporté 77% des Etats et 80% des mairies. De son côté, l’opposition a ainsi perdu contrôle de deux Etats passant de sept à cinq, même si elle a remporté la mairie de la Caracas, capitale du pays1.

« Il s’agit d’une grande victoire du PSUV », a déclaré Chávez au sujet de son nouveau parti2. La participation a atteint les 65,25%, un chiffre sans précédent pour des élections régionales. « Il s’agit de la victoire du Venezuela et le chemin démocratique choisi par le peuple a été ratifié », a-t-il ajouté3. Ainsi, le PSUV a gagné 1,4 million de voix par rapport au référendum du 2 décembre 2007 sur la réforme constitutionnelle, ce qui représente une hausse de 20%, alors que l’opposition a subi une baisse de 10% par rapport au dernier scrutin4.

Quatre des cinq gouverneurs élus avec les voix du chavisme en 2006 et qui étaient entrés en dissidence par la suite ont été sanctionnés par les électeurs et ont perdu les Etats de Sucre, Guárico, Trujillo et Aragua. « La dissidence a été pulvérisée », a souligné le leader bolivarien, en référence à la trahison politique de ses anciens partisans. Au total, l’opposition a obtenu 25,17% des voix5.

« Le peuple, autant ceux qui ont voté pour les candidats de la révolution que ceux qui ont voté pour les autres candidats, a démontré qu’il y a ici un système démocratique et que l’on respecte les décisions du peuple », a affirmé Chávez. Le président vénézuelien a tenu à féliciter l’opposition : « Je veux féliciter les vainqueurs des partis d’opposition. Je reconnais leur victoire et je leur lance un appel au plus grand engagement démocratique ». Il les a mis en garde contre toute tentative « de reprendre les vieux chemins du putschisme », en référence au coup d’Etat d’avril 20026.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1998, le nombre de votes obtenus par Chávez n’a cessé d’augmenter. En 1998, il avait obtenu 32% des voix lors des élections régionales contre 41% pour l’opposition, avec une abstention de 47,6%. En 2000, le chiffre passa à 34% contre 45% pour l’opposition. En 2004, le leader bolivarien a obtenu 68% des voix contre 21% pour l’opposition. Ainsi, d’une mairie en 1998, Chávez est passé à 114 en 2000, 226 en 2004 et 264 en 20087.

Malgré l’écrasante victoire des partisans de Hugo Chávez, malgré le fait que l’opposition ait perdu deux Etats et 38 mairies par rapport au statu quo préélectoral, les médias occidentaux tels que Associated Press, l’Agence France Presse ou Reuters ont tenté d’occulter le nouveau triomphe électoral du leader bolivarien, essayant de transformer une véritable débâcle en un succès pour ses adversaires8.

L’extraordinaire popularité du président Chávez s’explique principalement par les spectaculaires réformes économiques et sociales entreprises depuis 1998, qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus fragiles de la population. De plus, l’opposition reste profondément divisée et n’a pas d’autre discours à proposer que celui d’une aversion viscérale à l’égard du gouvernement. Elle ne dispose pas de programme crédible et ne doit sa survie politique qu’à la forte campagne de soutien orchestrée par les médias privés, ainsi qu’au financement octroyé par Washington.

Vers une proposition d’amendement constitutionnel

En dix ans, Hugo Chávez n’a souffert qu’un seul revers électoral. Le 2 décembre 2007, sa proposition de réforme constitutionnelle, pourtant progressiste mais complexe et mal expliquée à la population, a été rejetée par une infime majorité de 124 961 électeurs, représentant 1,41% des votants9. L’implacable campagne de désinformation nationale et internationale lancée par l’opposition à ce sujet avait été sous-estimée par les partisans du président. Ces derniers avaient fait preuve d’un excès d’optimisme, pensant que la bataille électorale était gagnée d’avance, et n’avaient pas réussi à mobiliser leurs électeurs, entraînant une abstention de plus de 40%, qui s’est révélée fortement préjudiciable. La victoire étriquée des détracteurs de Chávez fut néanmoins un échec pour le pouvoir en place.

Fort de la nouvelle victoire du 23 novembre 2008, le PSUV a décidé de lancer un référendum en faveur d’un amendement de l’article 230 de la Constitution afin d’abolir la limite des mandats présidentiels et permettre à Hugo Chávez de se représenter en 2013. Pour cela, le projet doit avoir le soutien d’au moins 30% des parlementaires de l’Assemblée nationale ou de 15% des électeurs inscrits. Le PSUV a décidé d’utiliser la voie parlementaire tout en lançant une campagne de collecte de signatures auprès des électeurs10. Pourtant, pour simplifier les choses, Chávez aurait pu présenter lui-même le projet d’amendement en Conseil des ministres et le soumettre à référendum. Mais il a préféré laisser l’initiative aux élus et à la population, suite à l’échec de 200711. Le référendum devrait avoir lieu en février 200912.

L’opposition vénézuelienne a déjà commencé son travail de sape, avec la complicité des médias occidentaux, qui tentent eux aussi de présenter cet amendement comme étant anti-démocratique. Pourtant, la limite des mandats présidentiels est inexistante dans de nombreuses démocraties occidentales telles que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal. De la même manière, le Congrès colombien vient d’approuver un projet de référendum similaire permettant la réélection du président Alvaro Uribe en 2014, sans déclencher d’hystérie médiatique13.

Par ailleurs, en mai 2005, les Français avaient rejeté le traité constitutionnel européen à une large majorité. En février 2008, passant outre la volonté populaire, le président Nicolas Nicolas Sarkozy l’a fait ratifier par le Parlement, dans un silence médiatique assourdissant.

Les raisons de cette collusion des transnationales de l’information sont relativement simples : Uribe et Sarkozy sont des dirigeants de la droite dure, farouche défenseurs de l’ordre économique dominant, alors que Chávez est un président progressiste qui prône un modèle d’intégration régionale où l’être humain est placé au centre du projet de société.

Notes

1 El Nuevo Herald, « Victoria en Caracas fue la gran sorpresa para la oposición », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « PSUV ganó 77% de las gobernaciones y 80% de las alcaldías destacó Chávez », 24 novembre 2008.

2 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez : Estamos viendo un mapa rojo, rojito », 23 novembre 2008.

3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez sostiene que la victoria es de Venezuela y su Constitución », 24 novembre 2008.

4 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008.

5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez : Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición obtuvo respaldo de sólo 15% de la población total del país », 27 novembre 2008.

6 El Nuevo Herald, « Chávez se felicita por triunfo del PSUV y reconoce victorias de la oposición », 24 novembre 2008.

7 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez destacó ascenso de votos obtenidos en distintas elecciones desde 1998 », 24 novembre 2008.

8 Jorge Rueda, « Oposición gana terreno en el mapa político venezolano », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Fabiola Sanchez, « Venezuela’s Chavez Faces New Challenges », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Ramon Sahmkow, « Venezuela : Chavez repart à l’assaut de la réélection », Agence France Presse, 1er décembre 2008 ; Ana Isabel Martínez, « Chávez busca camino expedito para enmienda constitucional », Reuters, 3 décembre 2008 ;

9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Cronología de triunfos de la Revolución Bolivariana », 13 novembre 2008.

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Referendo para enmienda constitucional se viabilizará por Asamblea Nacional », 5 décembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Enmienda constitucional: mecanismo del poder popular », 2 décembre 2008.

11 El Nuevo Herald, « Crean dirección contra la reelección indefinida en Venezuela », 7 décembre 2008.

12 The Associated Press / El Nuevo Herald, « Consulta sobre reelección de Chávez sería en febrero », 2 décembre 2008 ; Christopher Toothaker, « Chavez Seeks Indefinite Re-election, again », The Associated Press, 30 novembre 2008.

13 Luis Jaime Acosta, « Congreso colombiano abre paso segunda reelección de Uribe », Reuters, 26 novembre 2008.

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Du nouveau sur Raùl Reyes

Posted by sylvainguillemette sur 3 avril, 2008

 

Rafael Correa nous apprend du nouveau cette semaine, sur le récent massacre d’un camp des Forces armées révolutionnaires colombiennes. Selon ce dernier, son homologue colombien, le narco-terroriste Alvaro Uribe, aurait délibérément, en toute connaissance de cause, fait torpiller plusieurs tentatives des échanges d’otages initiés par les F.A.R.c., mais avec la parole de M. Uribe de ne pas agir de la sorte. Ce n’est pas une première…

 Selon Piedad Cordoba, la sénatrice au coeur de la tourmente dans les récentes tensions entre la Colombie, le Venezuela et l’Équateur, la France avait offert un téléphone satellitaire* pour tenir un contact permanent, lors des négociations concernant Ingrid Bétancourt. Mais dans les faits, cet appareil servait à une mission hypocrite conjointe franco-états-uno-colombienne. Les français ont en fait utilisé l’appareil pour localiser le négociateur et numéro 2 de la guérilla marxiste-leniniste, Raùl Reyes, et l’assassiner. Cette sale besogne fut prise en charge par la CIA, qui d’autre? Elle a tiré si bravement, comme elle seule sait le faire, un missile guidé sur le camp qui lui, fut ensuite nettoyé par les troupes ultra-courageuses** colombiennes, les paramilitaires chargés d’abattre les rouges.

 Certaines victimes du leader neo-facsiste Mario Sandoval, affirment avoir reconnu ce dernier parmi les membres de la délégation française, chargée des négociations.

 Selon l’organisme argentin (Comision Nacional sobre Desaparicion de Personas (Conadep))chargé d’enquêter sur les crimes de la junte de Sandoval, le leader neo-facsiste aurait été à la fin des années 70 professeur à l’école de police et aurait commis divers crimes (dossier d’instruction 1076/1163).

 El Tiempo de Bogota rapporte, qui fut d’ailleurs repris par de nombreux autres quotidiens latino-américain, Mario Sandoval serait désormais un grand stratège de l’état-major militaire de l’Élisée, rien de neuf en soi pour nous les rouges, habitués à ce genre d’inepties capitalistes tolérées. On vient ensuite accoler des titres tels que terroristes*** aux groupes tels les F.A.R.C..

 La France nie le tout, mais Washington nie aussi bien des crimes, comme la Grande-Bretagne, comme la Russie, comme…

*Les russes ont usé de la même tactique contre un chef des rebelles tchétchènes, il y a de ça plusieurs années.

**Comme les troupes états-uniennes, les troupes colombiennes sont reconnues pour avoir beaucoup de courage face à des ennemis moindre de taille. Les États-Unis pilonnent durant des heures, font passer des « predator », ensuite les bombardiers, puis vont voir si quelque chose bouge encore, que d’héroïsme!

***Les États-Unis ont utilisé le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Somalie, au Pakistan et ailleurs, ces dernières années. La France a aussi eu sa part de terrorisme en Algérie, au Vietnam, etc.. La Colombie utilise le terrorisme depuis plus de 40 ans contre les F.A.R.C., en tuant tous les rouges et leur sympathisant, mais sous la simple présomption. Alavaro Uribe est aussi en passant, un narco-traficant. Que de double-mesures!

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Qui est Alvaro Uribe, l’actuel président de la Colombie?

Posted by sylvainguillemette sur 9 mars, 2008

Le président actuel de la Colombie, Alvaro Uribe, est le fils d’un grand propriétaire terrien d’Antioquia.  Son père, notoirement lié au narcotrafic, est mort dans des circonstances mystérieuses, avant de devenir soit disant un «martyr» des FARC par la grâce de son fils.

À une certaine époque, plus jeune, Alvaro Uribe était directeur d’Aeronautica Civil, l’autorité aéroportuaire colombienne.  Cela se passait alors où celle-ci fermait allégrement les yeux sur le narcotrafic du cartel de Medellin. Il deviendra la suite le maire de la cité de Pablo Escobar en 1982, avant d’en devenir sénateur. En 1991, le Département d’État étasunien n’hésitera pas à qualifier Uribe de «collaborateur» et d’«ami intime» du fameux parrain de Medellin et de le classer dans la liste des cent principaux acteurs du narcotrafic colombien .Mais là ne s’arrête pas son histoire.  Avant de devenir président du pays, il côtoiera en effet avec le Gouvernorat d’Antioquia ; cela se passa de 1995 à 1997, et il soutiendra alors la création des milices paramilitaires Convivir.

Autant, il a pu  être à une certaine époque un des proches « collaborateurs » des narcotrafiquants, selon les dires mêmes des autorités américaines, autant il est aujourd’hui le plus important et le plus en vue de tous les hommes de main des E.U., en Amérique Latine.

Selon les déclarations de Juan Manuel Santos, le ministre de la Défense dans le gouvernement Uribe, l’armée aurait localisé le dirigeant des FARC-EP (ainsi que les guérilleros qui l’accompagnaient) grâce à «la combinaison d’intelligence humaine et technologique». Mais tout porte à croire que cette opération était en fait savamment planifiée depuis des semaines à la faveur d’un agent infiltré, si l’on en juge par les propos du commandant en chef de l’armée colombienne, Freddy Padilla, rapportés par un journal français, Le Parisien. Et tout cela avec la coopération étroite des États-Unis, s’il faut en croire d’autres sources.

« Vous pourrez bientôt annoncer  la mise hors de  combat  d’un membre  du  secrétariat » , avait d’ailleurs déclaré ce même Freddy Padilla à des journalistes français, dès la mi-février. »

Les États-Unis subventionnent à coups de centaines de millions de dollars le gouvernement d’Alvaro Uribe.

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Bush et son arrongance face à la crise diplomatique en Amérique latine

Posted by Libertad ! sur 4 mars, 2008

Bonjour à tous,

Nous sommes désolés de cette pause qui d’une durée de plusieurs jours. Le travail, les études et nos implications dans nos partis respectifs ont mangés notre temps et nous ont empêchés d’écrire de nouveaux billets. Nous espérons qu’à l’avenir, nous aurons plus de temps pour nous consacrer à l’écriture. N’oubliez pas de consulter notre site dans les prochaines semaines pour notre dossier sur le sommet de la francophonie. Merci.

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L’arrogance de Bush face à la crise diplomatique en Amérique latine

Raul Reyes, le numéro deux des forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), à été tué au cours d’un bombardement de l’armée colombienne en territoire équatorien. L’Équateur, qui est dirigé par un gouvernement de gauche pas très ami avec le régime colombien à décider de rompre ses liens diplomatiques avec la Colombie, entraînant du même coup le Venezuela à expulser l’ambassadeur colombien et à envoyer des militaires aux frontières.

Alors que c’est clairement la Colombie qui a violé les juridictions territoriales de l’Équateur avec son armée, voilà que M.Bush affirme son appui à la soi-disant «démocratie» colombienne et affirme en même temps qu’il s’oppose à tout acte d’agression qui pourrait déstabiliser la région.

De quelle démocratie parle-t-on ? D’une «démocrassie» dans laquelle le gouvernement utilise l’argent de la drogue, au même titre que les guérillas pour répandre la violence ? D’un gouvernement qui est responsable de la mort de nombreux syndicalistes et dissidents chaque année ? L’usage du mot démocratie par Bush perd absolument tout son sens, étant donné que pour lui, «démocrassie» en est davantage une pour les multinationales que pour les gens.

Il pointe du doigt ce qu’il appelle le «régime» d’Hugo Chavez, comme si il s’agissait d’une dictature. Loin de se reconnaître dans ses propres défauts, Bush traîte également Chavez de «démagogue». Qui est le plus démagogue des deux ? Un gouvernement qui nationalise le pétrole pour aider sa population ou un gouvernement qui tue pour voler le pétrole des gens en prétextant amener la «liberté» dans leur pays ?

Non à la politique Bushienne en Amérique Latine !

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