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Archive for the ‘Économie’ Category

Conseil du Patronat, portevoix de la bourgeoisie

Posted by sylvainguillemette sur 3 février, 2010

https://i2.wp.com/www.bb-communication.fr/web3/upload_img/jnb/publicite/porte_voix.jpgSurprise! Ceci est un scoop! Attachez bien votre tuque! Vous en resterez stupéfait!

Yves-Thomas Dorval, la pourriture qui sert de portevoix des bourgeois au Conseil du Patronat, se dit d’accord avec les propos de Pierre Karl Péladeau sur les syndicats «gênants»! Hein! Vous ne vous y attendiez pas! Pas vrai?

Pierre Karl Péladeau disait des syndicats, il y n’y a pas si longtemps, qu’il y avait des « privilèges » accordés à ceux-ci. « Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question de syndicats, confère à ce groupe une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange. » disait-il, mettant hélas, de côté le fait que, sans ses travailleurs syndiqués, il n’y aurait aucune réponse à la demande. Pour Pierre Karl Péladeau, la bannière du Conseil du Patronat n’est pas, semble t-il, l’égal des syndicats. Et pourtant, même l’État conjugue rarement demandes syndicales à ses décisions gouvernementales, mais voit d’un œil apprenti, les conseils lui paraissant sages, du Conseil du Patronat. Sinon ceux de la Chambre de Commerce! Et même, dans par exemple, un conflit entre travailleurs et employeurs, la part prise pour l’employeur est évidente. Les lois spéciales fusent pour renvoyer des travailleurs au bercail de l’exploitation, alors que l’inverse, lors de lock-out par exemple, comme celui qu’impose Pierre Karl Péladeau à ses créateurs de richesses, n’est aucunement puni, même qu’il est ignoré du gouvernement. Rappelons-nous Pétro-Canada… Depuis que Pierre Karl Péladeau est maître de Quebecor, une quinzaine de lock-out ont eu lieu dans son empire. Un autre capitaliste pataugeant dans la contradiction.

Les syndicats ne se sont pas créés en claquant des doigts. Ils n’ont pas été créés non plus, pour servir les intérêts d’une minorité, ce à quoi sert par exemple, le Conseil du Patronat pour les employeurs si peu nombreux, en proportions aux travailleurs salariés –donc exploités-. Et pourtant, justement, les employeurs ne créent pas la richesse, ils ne font qu’utiliser leurs capitaux pour transformer la demande en offre, via le labeur de leurs travailleurs, qu’ils exploitent donc, par le salariat. Par le passé, des gens comme Pierre Karl Péladeau abusaient de leurs exploités, et cela a créé des associations de travailleurs, légitimes et nécessaires. Des syndicats. Sans ces syndicats, nous serions toujours des esclaves du labeur, sans droit, et n’aurions aucune balance du pouvoir, et c’est justement la beauté des syndicats. Ils redonnent un sentiment de pouvoir aux travailleurs, lesquels rappelons-le, sont indispensables pour que les gros bonnets comme Pierre Karl Péladeau  puissent asseoir leur paresseux derrière. Les droits et fonctions des travailleurs se sont améliorés, grâce aux syndicats, c’est indéniable.

Pierre Karl Péladeau juge que les syndicats sont publiquement intouchables, or, on peut en dire de même, de l’«establishment» du capitalisme, soit du salariat. L’exploitation du labeur du prolétariat, au Québec, comme ailleurs, n’est jamais passé par un débat quelconque, et c’est comme si c’était coulé dans le béton. Et pourtant, par de nombreuses interventions sur les blogues, j’ai pu constater que les capitalistes n’avaient aucun argument pour expliquer la tenue de l’exploitation du labeur des créateurs de richesses, exploitation précisons-le, faite par des gens qui ne créent pas la richesse. Dans l’histoire également, des bourgeois comme Péladeau ont mis de côté les textes de Karl Marx, de ses prédécesseurs, de ses héritiers, sans même s’attarder à tenter de les démentir, de les «démystifier», question de prouver qu’ils n’étaient que mythes. Le tout est totalitaire, figé dans le temps, impossible à ramener au seuil du débat. Je pourrais donc reprendre la phrase du bourgeois cité plus haut et l’inverser de la sorte que vous y retrouviez un sens tout autre. Par exemple : « Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question des exploitants du labeur d’autrui, confère à cette minorité parasitaire, une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange possible. ». Et voilà le travail!

On dit également des syndicats, qu’ils sont trop puissants, mais cela n’est-il pas normal, puisqu’au fond, sans leur labeur, rien autour de vous n’existerait. Ni même les moyens de production de monsieur Péladeau! Quedal! Pas de clavier! Pas d’écran d’ordinateur! Pas de siège de cuir, ni de siège de toilette! Ni de toilette d’ailleurs! Allez, ouste, aux latrine! Ben non! Pu de latrine! Ça prend quelqu’un pour les creuser! Eh bien! S’ils sont puissants, laissez-moi vous dire que ces travailleurs n’en sont pas encore conscients.

Ce modèle capitaliste est mort en 2008-2009, ils l’ont réanimé avec des milliers de milliards, que les travailleurs paieront sur bien des générations encore. Sans quoi, ce régime capitaliste n’aurait pas survécu, et la seule raison de l’existence des bourgeois non plus, puisque seul le régime capitaliste leur permet d’avoir une utilité dans notre ère, qui, rappelons-le, ne fut pas élue par le peuple. Oui, le capitalisme confère aux bourgeois, ce pouvoir d’utiliser leur capital à leur seul avantage. Ce capital, qu’ils possèdent préalablement, leur permet d’obtenir des moyens de production, comme autant de privilèges inutiles que de services essentiels. Ce, au dépend des majoritaires, qui pourtant, sont indispensables au monde idéal des bourgeois.

Si le milieu des affaires est si d’accord avec les propos de Pierre Karl Péladeau, c’est qu’ils sont, ceux-là, tous bourgeois, et que leurs intérêts de classe passent bien sûr, avant ceux de la classe prolétarienne. Sauf que, ce sont les prolétaires qui créent la richesse, qui créent tout en fait, comme nous disions plus haut, et ceux-ci sont majoritaires sur Terre. Les bourgeois, tout au contraire, sont dispensables, et n’ont aucune utilité lorsque nous faisons le constat de la dictature capitaliste, et que nous la déduisons de notre réalité imaginairement. Les bourgeois ne servent donc à rien d’autre qu’à porter ce lourd capital, concentré dans leur personne égoïste, mais pourtant créé par ceux qu’ils exploitent, sans là, qu’il y est débat sur ce fait.

Le monde des affaires d’accord avec Péladeau, les millionnaires disons, sont si insignifiants qu’ils ne représentent même pas un demi -pourcent de la planète Terre. Ces millionnaires ne sont que quelque 10 000 000 sur une population de plusieurs milliards. Cela fait donc, 0.15% de la population mondiale. La richesse, crée par le prolétariat, ne l’atteint donc point. Et des firmes, des soit disant «Conseils», des «Instituts» bidons, leur servent d’appareil de propagande puissants. À travers les divers médias, on attire votre attention sur l’opinion de ces portevoix.

Oui les syndicats sont puissants, mais ils n’utilisent pas encore cette puissance de façon optimale. Ils pourraient, par exemple, occuper des usines abandonnées… Sinon, la FTQ, ayant les capitaux pour ce, pourrait aisément acheter des moyens de production et créer un réseau de coopératives, quitte sinon, à racheter ceux qui sont en faillite.

Les bourgeois peuvent bien pleurnicher, mais ils devraient se garder quelques larmes pour le jour où les prolétaires se rendront compte de leur réel pouvoir.

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Le communisme selon les médias

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2009

http://dutron.files.wordpress.com/2009/03/kim-jong-il.jpg

En début de semaine s’est ouverte, la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, pour faire suite au protocole de Kyoto qui arrive à sa fin. Harper n’y était pas, car, idéologiquement parlant, celui-ci continue de croire que le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste –et le récent «scandale» du ClimateGate n’était finalement qu’une superficialité quant aux portées qu’il avait vis-à-vis les données recueillies depuis 21 ans par la communauté scientifique- et préfère défendre les intérêts des grandes pétrolières –comme Mulroney qui défendait les minières accusées de complicité dans des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en Afrique-. D’ailleurs, nous avons vu notre premier ministre faire un tour en Chine dite communiste, qui ne l’est pas lorsque l’on constate les faits. Et une des raisons pour lesquelles Ottawa n’y allait pas avant, la seule en vérité, c’était justement la prétendue appartenance à l’Internationalisme socialiste de ce grand pays surpeuplé, prétention qui fut détruite par le temps, et les faits. Et c’est surtout, sur ce point que je désire axer mon texte, car à la suite de sa visite en Corée du sud, où il a fait une attaque en règle contre le communisme d’idéologie –qu’il disait chancelante, tout en pointant la Coré du Nord -, une prétendante au journalisme a fait suite à ses attaques, tout en ne considérant bien sûr pas, les faits, à l’instar des autres médias capitalistes bornés.

Parlant de la Corée du Nord, et de la Corée du Sud, Emmanuelle Latraverse de Radio-Canada a parlé d’une confrontation entre  la démocratie et le communisme. Or, pour ce faire, il aurait fallu que madame tire de véritables conclusions, à savoir, ce qu’est le communisme, et ce qu’est la démocratie et, qu’a de prétendument démocratique, la société libérale et capitaliste, par rapport au communisme. Ensuite, une fois le communisme étudié, puis compris, elle n’aurait pu que s’apercevoir que la Corée du Nord ne portait que les habits du moine, et que l’habit ne fait pas nécessairement le moine.

En Corée du Nord, Kim-Jong-Il règne sur son prolétariat –et toutes les autres classes, quelles qu’elles soient-, comme un grand roi, et remettra même ses pouvoirs entre les mains de l’un de ses fils héritiers. Déjà, question d’authenticité du communisme avec les écrits de Karl Marx et Engels, c’est raté. Le communisme n’est pas la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, mais précisément, du prolétariat, sur quiconque, y compris sur cette royauté d’un autre temps qui méprise le peuple nord-coréen. Mais il faut donc savoir ce qu’est le prolétariat, pour savoir reconnaître sa dictature, pour ensuite finaliser notre observation par la conclusion suivante. Le communisme n’a finalement jamais existé, où que ce soit au monde, et ce qu’ont vécu les gens prétendant le contraire n’était nul autre que la dictature sur le prolétariat d’une poignée de prétendants, plutôt que son contraire attendu par les communistes. Il n’était donc pas question de conclure obstinément au communisme dans le cas de la Corée du Nord, surtout que les faits démontraient exactement l’épanouissement de son contraire. Mais madame Latraverse a préféré taire le mensonge proféré et prétendu par ces oligarques qui trônent en région nord-coréenne, à savoir cette junte militaire, avec à sa tête, possiblement, Kim-Jong-Il –Il n’est peut-être finalement, que le porte parole populaire de cette duperie.-. Ce faisant, elle démontre soit son côté partisan d’une propagande mensongère vis-à-vis le communisme –issue des capitalistes-, soit son manque de professionnalisme –manque de recherche sur le sujet (car prétendre que le communisme soit la dictature d’une minorité, alors que c’est précisément, une fois observé et détaillé, la démocratie de la majorité, sa dictature…). Croire que la Coré du Nord, la Chine ou la Russie soit ou ait été communiste, démontre l’ignorance crasse de la dame quant au communisme et à l’idéologie qu’il représente. L’État d’abord, ne devrait plus exister à ce moment, et malheureusement, tous ces exemples disposent d’État très interventionnistes. Cela s’apparente à la phase socialiste de la révolution, non pas à la phase finale, nommée communisme.-

Le prolétariat est cette classe qui vend sa force de travail pour venir à bout de ses besoins premiers et secondaires. Car oui, les classes existent, contrairement à ce que certains pourraient en dire. Et si les classes existent, il y a des intérêts qui viennent avec. Encore faut-il se reconnaître dans ces classes, et en comprendre ses intérêts, mais ce n’est bien sûr pas ce que les institutions éducatives nous enseignent, majoritairement. Le prolétariat vend donc, comme je disais, sa force de travail, et il vend cette dernière à ceux et celles qui peuvent l’acheter, c’est-à-dire la bourgeoisie. Étant majoritaires sur la bourgeoisie, les prolétaires ont tout à gagner à revendiquer le pouvoir, et si ce n’est pas eux, ce sont les serviteurs de la bourgeoisie qui s’y débattent, ce que ne peut nier madame Latraverse, et ce,  où que ce soit dans le monde.

La dictature est-elle une réalité dans notre propre société? Bien sûr que oui. On élie un gouvernement aux 4 ans, et pendant ces 4 années, manifestations pour ou contre celui-ci et ses directions, ce gouvernement fait à sa tête, s’il a la marge de manœuvre pour ce. Par exemple, au Québec, beaucoup de groupes offrent au gouvernement des alternatives aux coupures dans les services sociaux indispensables, mais le gouvernement fait à sa tête, et va de l’avant dans les coupures, dans les dégels de frais scolaires, dans les hausses de tarif d’électricité patrimonial, -ce, même si notre hypothèque est payée-, etc..  Si cela n’est pas une dictature… Il faut également reconnaître qu’une infime minorité québécoise, de plus, vote pour ce gouvernement qui hélas, nous impose sa dictature, peu importe les impressions données.

Bref, la dictature, si nommée par le peuple aux 4 ans, est acceptable, selon madame Latraverse toujours. Mais si celle-ci doit découler du peuple, comme s’obstinent les communistes à le défendre, c’est la dictature selon madame Latraverse, qui prend toutes duperies dites communistes, pour la volonté de ceux-ci, des véritables communistes. Bref, totalitarisme, et faible impartialité dans les faits.

La Coré du Nord n’est pas communiste, et je ne la défends pas. La Corée du Nord, aussi, possède des armes nucléaires, ce qui est déplorable, mais non pas plus que les 1000 ogives nucléaires états-uniennes disposées en Corée du sud, qui pointent sur Pyongyang. La Coré du sud, également, a connu la dictature, imposée comme tant d’autres, par Washington, qui d’autre? Elle a également connu les financements de cette capitale, à coups de milliards. Il est donc normal que Harper trouve la Corée du Nord sous-développée.

Bref, tout n’est que répétition du discours capitaliste, et madame Latraverse, ici, s’avère une vive chevalière du capital! Ou l’a-t-elle fait maladroitement? Si un système devrait se défendre ces temps-ci, c’est bien le capitalisme, qui démontre échec aux 30-40 ans, aux frais des salariés. Que l’on cesse de victimiser les tenants du socialisme, et que l’on parle des échecs patents du capitalisme…, lui existant bel et bien.

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Anticapitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 29 avril, 2009

http://lahary.files.wordpress.com/2008/06/communisme.jpg

Ce vendredi, 1er mai 2009, sonnera le jour des travailleurs, notre fête à nous, créateurs de richesse. Et pour signaler ce jour important, voire le plus important, les organisations des travailleurs organiseront pour l’occasion une manifestation dans laquelle marcheront des milliers de travailleurs, pour la plupart syndiqués. Mais il se tient cette année deux manifestations. L’une arborant les couleurs des travailleurs syndiqués –Le syndicalisme se tient toujours dans les 40% au Québec.- et l’autre arborant des couleurs clairement identifiées à l’anticapitalisme, mouvement faisant front à travers le monde.

L’année dernière, un évènement inattendu est survenu. Jamais je ne me serais attendu à ce qu’il ne survienne dans mon époque, jamais je n’aurais cru pouvoir le vivre. Le capitalisme est tombé sous le poids de sa propre dette reliée au crédit. Aujourd’hui, si le système peut encore fonctionner, c’est uniquement grâce aux plans de «sauvetage», que je préfère nommer «pillage», qu’il s’est octroyé. La minorité bourgeoise parasitant le labeur des prolétaires a imposé à ces derniers ce plan de pillage –Via les gouvernements capitalistes.-, auquel l’argent des créateurs de richesse sert en fait de moteur à la «refonte» du capitalisme. L’argent des travailleurs contribuables vient donc nourrir les comptes affamés des banques, des concessionnaires et des assureurs dans le seul but de perpétuer cette exploitation de masse toujours à ce jour, inexpliquée et inexplicable. Le salariat. Et tout ça, sans même faire passer ce plan de pillage à travers un quelconque référendum* qui pourtant, fait office de démocratie chez les capitalistes.

Cet évènement que je n’attendais pas m’a toutefois permis d’appréhender la fin de cette exploitation de masse à laquelle je ne me suis jamais habitué, laquelle je n’ai ni accepté, tout en y faisant tout de même ma place en y travaillant, comme les autres. Mais enfin les capitalistes se sont plantés. Sans que quiconque, ni même un socialiste, ne les ait aidé, ils se sont plantés, encore une fois. Désormais, ils ne leur reste comme capital que celui des prolétaires. Sinon celui que les prolétaires créeront durant les 40 ou 50 prochaines années -À savoir, cette fameuse richesse qui ne cesse de se cultiver tout en ne respectant jamais la promesse du partage tant attendu.-. Et le tout en ne faisant qu’imprimer des billets de banque, telle que l’usine de Monopoly sait si bien le faire. Il s’agit donc d’un pillage des prolétaires pour acquitter la dette de la bourgeoisie incapable de gérer du capital, elle qui pourtant, depuis son existence même, brandissait sa saine gestion comme argument légitimant moralement le salariat, l’exploitation de la force de travail des prolétaires. Il s’agissait donc d’un mythe, tout comme le mérite finalement.

Avec ce plan de pillage, les enfants des enfants des enfants des états-uniens continueront de payer les dettes de la bourgeoisie et les nôtres, continueront de quémander des services, de faire semblant que tout est correct. Que rien ne s’est passé. Mais tel n’est pas le cas et tel ne sera pas le cas, tout comme tel n’était pas le cas précédemment, en 1929 comme ensuite. Ils ont triché, les capitalistes ne respectent même plus le capitalisme et bafouent leurs propres règles.

 

Et vendredi prochain, je serai aux côtés de ceux et celles qui auront compris ce concept, donc aux côtés des anticapitalistes. Je ne pardonnerai pas aux capitalistes. Il s’agit d’un «momentum» qui ne se reproduira que dans plusieurs décennies, sinon qui n’aura jamais l’occasion de se reproduire. Il n’est pas question que ce premier mai, je ne revendique que le maintient de nos acquis. Les capitalistes ont échoué, il est temps de voir et de présenter les alternatives. Il est temps d’exiger leur départ. Il est temps de demander plus, de faire plus et d’encourager à faire plus. Il est le temps de faire une révolution.

J’appelle donc le lectorat de ce blogue à joindre les rangs de la manifestation anticapitaliste qui sera certes peuplées d’avantages d’anticapitalistes que de si cléments exploités.

Manifestation anticapitaliste le vendredi 1er mai. Rassemblement à 17h30 – Départ à 18h30 au Parc Cabot à Montréal (coin Atwater et Ste-Catherine – métro Atwater)

Pour information : Sophie Sénécal et Julien Tremblay au 1ermai2008@gmail.com

 

*Hugo Chavez a fait plus d’un référendum par année pour «imposer» ses réformes. À chacun sa façon d’appliquer la démocratie cou-donc!

 

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Le capitalisme, y a t-il une alternative?

Posted by sylvainguillemette sur 22 avril, 2009

https://i1.wp.com/bibliobs.nouvelobs.com/files/BibliObs.com/Faucille-Marteau_vignette.jpg

Rien ne va plus, la bourse chute tel le mythe du mérite tant défendu par la bourgeoisie, sinon tel l’autre mythe du risque, aujourd’hui tout aussi révolu que l’affirmation que la Terre puisse n’être que plate. Les mythes du capitalisme, malgré leur inexistence dans les faits, ont fait des ravages considérables au sein de la population, celle-ci tantôt malléable par la propagande capitaliste, sinon par celle du populiste, tout aussi opportuniste. Les affirmations capitalistes n’en finissent plus de sortir de la bouche des prolétaires, lesquels n’ont souvent aucune notion de l’existence des classes, lesquels n’ont souvent aucune considération pour leur propre classe, laquelle ils ignorent en fait l’existence, comme preuve d’aliénation.

Mais il est, je crois, justifiable de contempler les outils de propagande, tout restant à l’écart des mouvements de masse s’y rattachant. Leurs expériences ne peuvent que nous servir, puisqu’ils ont mené une population à l’asservissement –Pour une poignée de capital, non assez pour ne plus vendre ou louer sa force de travail.-. Certes, la qualité de ceux-ci reste à désirer, l’imparfait ramassis de mensonges paraît trop flagrant pour quiconque possède une instruction de base ou une connaissance du sujet attaqué. Mais cela, néanmoins, fonctionne et abrutit la masse laborieuse. Les médias jouent en effet un grand rôle dans l’abrutissement des travailleurs qui finissent, malheureusement, par dédaigner le syndicalisme qui pourtant, saurait les avantager dans leurs conditions de travail ou dans leurs avantages sociaux ou même encore, signifier la collaboration et l’union des travailleurs exploités. Sinon, ils exclament le mérite du bourgeois à sa place, n’écartant même pas les mythes aujourd’hui détruits et révélés par la crise du capitalisme. Comme par exemple celui du «Y a travaillé fort le boss pour arriver là!*». Sinon, il est commun d’entendre un travailleur parler de son entreprise en bien, comme quoi elle serait de type «familiale»…., mais la monarchie n’était-elle pas aussi familiale, alors Kim-Jong-Il serait un bon gars au fond? Les Barbecue organisés ne sont-ils pas en fait, une redistribution déguisée des capitaux amassés au fil du labeur des travailleurs exploités? Les partys de Noël et les autres occasions ne sont-ils pas plus en fait, une tentative de faire croire que l’entreprise appartient à ses employés –ses exploités-? Mais certes, un averti vous dira qu’il s’agit d’une vaine ou parfaite tentative de collaboration de classes, d’une conciliation de classes pour être plus exact.

Le capitalisme vient de sombrer, démontrant qu’un bourgeois trop haut placé, n’était en rien touché par la crise elle-même qui de fait, devrait toucher d’avantage le gestionnaire que le géré puisque cette même «gestion» permettait aux bourgeois d’expliquer qu’ils puissent bénéficier d’avantage de capital que les exploités –les gérés-. Les doubles-mesures se sont succédées et depuis, les capitalistes n’arrivent même plus à jouer leur propre rôle, celui du capitaliste dans le capitalisme. Leurs capitaux sont parfois inexistants ou découlent désormais directement d’un financement public. Donc en fait, les prolétaires fournissent maintenant le capital nécessaire à leur propre exploitation. C’est le monde à l’envers, ou le capitalisme n’est-il qu’une supercherie dédiée à nous tromper, à nous faire croire qu’il existe un quelconque mérite légitimant l’exploitation du labeur d’autrui et de facto, ce système prétend que le bourgeois y investit avec un risque, un capital X…., mais il n’en n’est pourtant rien. Ce mensonge est également révolu et l’énigme, elle, résolue.

Mais s’il y a tant de contraintes pour les travailleurs et de faits flagrants démontrant leur exploitation, comment se fait-il qu’ils adoptent tout de même ce type de structure? C’est simple, parce qu’ils ne connaissent pas les alternatives et furent apeurés par la bourgeoisie et les médias capitalistes quant aux mesures socialistes, comme le syndicalisme. On leur dit que l’entreprise fermerait les portes, les capitaux fuiraient le pays, etc.. On joue la carte du chantage, comme si les travailleurs, après la fuite des paresseux et des exploitants, ne sauraient plus manger, boire et se laver. Les bourgeois ne créent pas l’emploi, la demande le fait. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre la demande, le labeur et la paie. Il n’est pas indispensable, il n’est en fait qu’un parasite du système, une inutilité désuète, puisque ses mensonges se sont épuisés. Mais il y a aussi les faits, les travailleurs mangent, boivent et se lavent sous le capitalisme, alors ils ne s’en plaignent pas trop, comme l’esclave bien traité au fond.

L’alternative existe bel et bien et les travailleurs ne devraient que s’en réjouir. Leur vie ne dépend pas autant des bourgeois qu’on pourrait le croire ou vous le faire croire. Au contraire. C’est en fait la vie des bourgeois qui dépend de notre volonté d’être exploités. Ils vivent sur notre labeur, de par leurs capitaux. Ils ne créent pas la richesse, ni l’emploi. Le labeur des prolétaires et des divers contribuables crée la richesse. La demande crée l’emploi. Nous pourrions aisément remplacer le bourgeois par un panier d’oseille, sans que cela n’affecte qui que ce soit et sans que cela n’affecte la productivité des travailleurs qui de suite, deviendraient de simples travailleurs et non plus, des prolétaires. Les entreprises privées fonctionnent elles aussi avec des conseils administratifs, lesquels seraient représentés par des soviets dans le cas qui nous intéresse. C’est au fond, la même chose. Sauf que personne n’est exploité, personne n’exploite et le conseil est élu démocratiquement, ainsi que révocable en tous temps. La richesse créée peut enfin parvenir aux travailleurs l’ayant créée qui jadis, la remettaient instantanément à leur exploitant, le bourgeois. Relativement à ses nouvelles tâches, le travailleur développe une capacité intellectuelle qu’il ne pratiquait point. Nous jouons ici avec le conditionnement et ce dernier ne peut qu’amener un peuple beaucoup plus loin que la stagnation actuelle dans lequel il semblerait patauger. Je ne dis pas ici qu’un mécanicien peut devenir ingénieur en aéronautique, mais qu’un simple balayeur peut certainement développer sa capacité à réfléchir au point de participer de près ou de loin aux décisions prises par une entreprise, devenue coopérative ou propriété de l’État ou de la nation, si l’État n’existe plus.

Bref, maintenant que la supercherie capitaliste est dévoilée, les travailleurs exploités se doivent d’être attentifs, d’abord pour eux-mêmes, mais aussi pour leur progéniture, pour les autres générations, ainsi de suite. Maintenant que le capitalisme est décédé, il est grand temps de prôner et d’adopter une alternative économique…, pourquoi ne pas adopter et prôner une alternative propice à l’épanouissement de la collectivité, plutôt que de continuer à prôner l’égoïsme, l’individualisme, donc le capitalisme? Pourquoi ne pas prôner et adopter le socialisme?

*Nous savons désormais que le bourgeois possède des capitaux, lesquels il investit là où la demande fait son oeuvre. Possédant déjà des capitaux, l’entrepreneur peut tenter sa chance dans la dure jungle qu’est ce système avantageux pour une minorité. Son capital peut venir tout droit d’un héritage, d’une loterie, d’un blanchiment d’argent ou d’un ramassis de capitaux mis de côtés pour la cause.  Sans capital, le bourgeois n’est autre chose qu’un humain qui comme vous et moi, mange, urine et défèque.

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Le pire est passé

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


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Les économistes sont divisés, paraît-il, sur les débouchées de la crise bourgeoise dite «économique», mais certes, leur analyse ne sera pas la même que la mienne, s’ils sont capitalistes et totalitaires. Certains d’entre eux croient que le pire de la crise serait passé, mais d’autres, septiques, y voient une simple accalmie qui sera brève. Quant à moi, j’y vois le pire, déjà passé. Pourquoi?

Parce que le prolétariat, majoritairement, paiera de sa poche, malgré ses propres difficultés financières potentielles, ou éventuelles -pour un employé de quelconque entreprise ayant fermées ses portes-, les manques à la gestion de certaines entreprises privées ayant malheureusement pour elle, mais aussi pour le prolétariat lui créant la PLUS-VALUE, fermées leurs portes. La demande n’étant plus au rendez-vous, l’entreprise privée ferme et mène tout droit à la ruine ses cadres et ses prolétaires qui lui vendaient leur force de travail –Vendre ou louer sa force de travail…, peu importe, il y a exploitation en bout de ligne et celle-ci n’est permise que parce que la bourgeoisie s’octroie ces droits «divins» qui jadis, étaient réservés à des empereurs, à des rois –comme on peut encore en trouver dans ce drôle de monde- ou à quelconques personnes se réclamant d’un quelconque mérite plus grand que les autres –démesurément- . -.Mais qu’en disent donc les capitalistes?

Ils nous l’ont dit ce qu’ils en pensaient, rappelez-vous le ministre des finances du Canada qui nous disait tout bonnement «Nous allons traverser cela ensembles!». Ensembles? Et qui donc a traversé «ensembles» toutes les autres faillites états-uniennes ou canadiennes personnelles? Quelle banque a donc épongé, ainsi qu’il est proposé pour GM, pour AIG et pour toutes les banques en déroute aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les dettes des contribuables et des prolétaires –créateurs de richesse-? Quelle banque a défilé devant les maisons des contribuables sur le point de perdre leur demeure, afin de récolter des fonds pour aider ces contribuables? Aucune et il est simple d’en expliquer les raisons.

C’est en fait parce que le régime capitaliste n’est qu’une façade à l’exploitation des masses laborieuses, une simple excuse pour continuer de bafouer les droits humains, en perpétuant cette exploitation, laquelle n’enrichit malheureusement que la bourgeoisie récoltant les fruits du labeur d’autrui et laquelle concentre sur elle-même, l’ensemble de la richesse créée de fait par un labeur véritablement exploité. Il s’agit donc d’une double-mesure…, on vous dit d’un côté, «Si VOUS faites faillite, c’est VOTRE problème!» et d’un autre, «Si les entreprises privées de la grande bourgeoisie font faillite, c’est aussi VOTRE problème!». Ainsi règnera, jusqu’à la fin des temps, la dictature bourgeoise avec VOTRE soutien non nécessairement consenti, mais toutefois réceptif à la propagande de la dite bourgeoisie.

Et la concentration des richesses se dévoile à travers les hausses et baisses de la bourse, on peut effectivement y percevoir la concentration de richesse telle que décrite par Karl Marx il y a plus d’un siècle. La cartellisation. Elle se caractérise par l’achat d’une société par une autre ou d’actifs d’une société par une autre, les grosses mangent les petites. Bref, l’impérialisme fait son œuvre à travers l’économie «planifiée», et je dis planifiée parce que comme on peut le démontrer, les faillites des grands -Révélatrices des échecs du capitalisme parce qu’elles frappent l’ensemble, contrairement au soit disant mythe du risque pris par le bourgeois.- sont tout simplement proscrites par les États servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. GM par exemple, ne fera pas faillite comme vous feriez faillite. Une loi spéciale, développée à l’époque de la grande crise de 1929, aidera GM à s’e remettre, à s’en remettre surtout aux aides qui pleuvent de l’État, mais le capital découlant d’un État n’est nul autre que celui des contribuables, des prolétaires donc. Ainsi, le prolétariat sert de respirateur artificiel aux mauvais jours du capitalisme. Oui, le capitalisme triche perpétuellement. Il n’accepte pas ses échecs, il blâme les syndicats, il blâme les «trop généreuses» attributions de salaire aux employés syndiqués, bref, la faute est remise aux travailleurs qui pourtant ne se réclamaient d’aucun soit disant mérite de «gestion de risque» pour obtenir ces faveurs, mais se réclamaient plutôt de leur labeur, difficile, mais créateur de richesse. Bref, les bourgeois ont géré parce qu’ils revendiquaient ce droit par l’injection de leurs capitaux, mais quand vient le temps de juger la gestion de ces mêmes parasites, la faute passe sur le dos des prolétaires. La bourgeoisie demande ainsi le pain et le beurre, en exploitant le labeur d’autrui, puis en attribuant les échecs de leur gestion d’entreprise sur les seules faveurs attribuées à leurs exploités. Lâcheté et paresse font très bon ménage comme vous pouvez voir.

Quoiqu’il se passe désormais avec la bourse, avec cette dite «économie», le résultat est connu d’avance. Les prolétaires se sont fait flouer, carrément. Aux États-Unis par exemple, les contribuables paieront encore pendant des décennies les mauvaises gestions bourgeoises (GM, Ford, Chrysler, AIG, CITI GROUP, Lehman, etc.. Des milliers de milliards de dollars en dette publique! Ils impriment au fur et à mesure, donnant ainsi aussi, une valeur ridiculement basse au capital du trésor états-unien et à l’argent même qui circule dans nos poches.), alors qu’eux, devront également se serrer la ceinture pour payer leurs propres comptes sans compter sur l’appui de ces mêmes banques qu’ils aident pourtant. Le pire est passé, les prolétaires viennent de contribuer à la survie de l’exploitation des masses au profit d’une minorité parasitaire, au dépend de la majorité laborieuse. Les prolétaires viennent de se faire voler. Le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité vient de se produire…, alors oui, même si la bourse regrimpe, obtient un bon rendement, etc., rappelez-vous que sans le pillage systématique des prolétaires et des autres contribuables, cela n’aurait aucunement été possible. La bourgeoisie, sans le prolétariat, n’est rien du tout. Mais le contraire n’est pas vrai, le prolétariat, sans bourgeoisie, pourrait tout de même répondre à la demande, aux besoins d’un peuple humain. Les efforts collectifs sont notre point fort, pourquoi ne pas en faire bénéficier l’ensemble de la population, plutôt que d’engraisser des flasques personnages aux seuls attributs de posséder le capital nécessaire à la création d’entreprises privées?

La solution passe en fait, dès maintenant, par les alternatives économiques. Le capitalisme n’a pas à survivre, l’exploitation des masses n’est pas une essentialité, elle n’est pas indispensable au bon développement de l’humanité. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre le labeur d’un travailleur et son pain, il n’est qu’un parasite, aisément remplaçable par un panier d’oseille. Mais, le pire est passé, le prolétariat n’a pas bronché après s’être fait annoncer qu’il allait se faire voler. Peu importe ce qui arrivera ces prochaines années, rappelez-vous que la bourgeoisie a triché -encore-, en 2008-2009. Rappelez-vous que sans votre support, ces parasites ne sont rien d’autre que des détenteurs de capitaux. Rien d’autre.

Nous avons perdue une guerre, admettons-le. Celle de la propagande. Car en effet, la propagande fait reposer le blâme de la crise, comme dit plus haut, sur l’ensemble, alors qu’il repose en fait sur la mauvaise gestion des entrepreneurs, de ces dits bourgeois. Les médias se sont en effet succédés à blâmer les syndicats, sinon les conditions de travail des travailleurs exploités, en les comparant par exemple aux conditions de travail d’un pays éloigné. Pourquoi pas le Japon, où le labeur sert srvilement l’employeur? Et encore, lorsque les spécialistes de la bourse vous annoncent une «forte hausse», c’est par omission de rapporter le fait que sans ce pillage des prolétaires, rien de tout cela ne serait possible. Alors oui, la bourgeoisie nous doit une fière chandelle, mais vous n’entendrez pas un seul merci de leur part puisque selon eux, ce pillage n’était nul autre que le déroulement normal du capitalisme. Et ils ont raison.

Le pire est passé. Maintenant, le capitalisme peut nous exploiter pour un autre siècle ou deux, comprenez qu’il s’agit pour nous, socialistes et récalcitrants du système actuel, d’un momentum. Il n’est pas certain que vous trouviez une occasion semblable de changer votre monde dans  les prochaines décennies. Bonne continuation à toutes et tous!

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Bon débarras!

Posted by quebecsocialiste sur 8 avril, 2009

(Deux bandits, sauf que l’un des deux possède une base populaire)

Ça y est: Monique Jérôme-Forget la baveuse sacre son camp! On se rappellera d’elle comme de l’incompétente suprême qui a amené la ruine sur le bas de laine des québécois et des québécoises, ainsi que de l’arrogante qui insultait ses opposants électoraux en les traitant de « cons » sur la base de… leurs « mensonges électoralistes » sur les pertes astronomiques (aujourd’hui connues de tous) de la Caisse de Dépôt et Placement du Québec.

Enfin, on se rappellera que le démagogue fédéraliste aveugle et dénué de vocabulaire qu’est Michel Hébert, du « Journal de Québec », l’aura défendu à travers une glorification ridicule de cette criminelle des grandes « élites » jusqu’à la fin. Son plus grand défenseur était donc l’homme qui, pas plus tard que cette semaine, a cru bon de se moquer un bon coup des « con-tribuables », alors qu’il était grimpé au plafond à propos du fameux « bye bye 2008 », sur ordre de son parasite de patron. Bonjour la « neutralité » et le « professionnalisme »… et dire que les con-servateurs, qui coupent partout où ils le peuvent dans le secteur public, sont sur le point de débloquer 150 millions de dollars pour « venir en aide » aux médias privés canadiens (largement favorables à son idéologie de fond de toilette), dont la galeuse Quebecor fait partie…

Vous trouvez que je sors du sujet? Eh bien c’est exactement ce que Monique J-F a fait avec le public pendant des mois pour cacher les résultats catastrophiques de son ministère! Elle ne mérite pas le respect d’un vrai « au revoir », mais seulement un bon vieux « ramasse tes vidanges et sacre ton camp »! Je crois que cet « hommage » lui va à la perfection.

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Charest se moque du Québec

Posted by quebecsocialiste sur 6 avril, 2009

 Une autre preuve que Charest et sa bande de charognards font exactement la même chose à la population québécoise que ce que Charest fait sur cette photo. Merci une fois de plus au député Amir Khadir pour avoir défendu l’honneur du peuple. Aussi, j’adore la référence à ce non regretté facho de Maurice Duplessis:

Jocelyne Richer
LA PRESSE CANADIENNE

Le Québec se comporte comme une république de bananes, en offrant son sous-sol aux compagnies minières sans percevoir de redevances en retour, a dénoncé le député Amir Khadir, jeudi.

La générosité envers les minières manifestée par le gouvernement Charest lui fait penser à l’époque de Maurice Duplessis, alors que «c’était une cenne la tonne» du minerai extrait.

«On fait actuellement pire qu’une république de bananes», a-t-il conclu.

En Chambre, il s’en est pris au ministre délégué aux Ressources naturelles, Serge Simard, qui a eu bien du mal à expliquer pourquoi le gouvernement ne se montrait pas plus prompt à exiger des compagnies minières qu’elles versent leur dû au trésor public pour pouvoir extraire nos minerais.

La veille, dans son rapport annuel, le vérificateur général du Québec, Renaud Lachance, avait noté le laxisme du gouvernement, qui n’applique pas sa loi et ne s’assure pas de percevoir les sommes dues en termes de droits miniers.

Entre 2002 et 2008, 14 compagnies minières n’ont pas versé un seul sou de redevances à Québec, malgré une production d’une valeur totale de 4,2 milliards $.

Quant aux autres, elles n’ont versé au total que 259 millions $ de droits miniers, durant la même période, au lieu des 2 milliards $ dus.

Ces compagnies n’auront donc versé à Québec que 1,5 pour cent de leurs profits, plutôt que 12 pour cent, comme l’exige la loi, a calculé le vérificateur général.

«Il faut respecter une juste proportion entre les charges à appliquer et les emplois à créer, et c’est comme ça que le Québec va gagner», a répliqué le ministre Simard, en lisant ses notes.

Le plus important, à ses yeux, consiste pour le gouvernement à faire en sorte que «les gens viennent investir au Québec pour développer le secteur minier».

Le député de Mercier a jugé ces propos «évasifs» et s’est demandé quel intérêt le Québec avait à s’ouvrir ainsi aux minières, s’il n’en retirait aucun bénéfice.

«À quoi bon épuiser nos ressources? À quoi bon dévaster notre territoire? À quoi bon ouvrir d’autres routes, si c’est pour toucher des miettes?», s’est interrogé le député, en point de presse.

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Québec solidaire propose les cercles citoyens 3/4

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 29 mars, 2009

Voici en troisième partie une série de questions qui selon moi est primordiale à une société qui se veut d’évoluer. Je vous invite encore une foi a y répondre publiquement.

Comment concevoir l’intégration des personnes issues de l’imigration?

L’augmentation de la population par l’immigration a entraîné une grande diversification culturelle.  Ainsi, l’intégration citoyenne est devenue une question centrale dans la société québécoise et le ralliment autour d’un projet commun de société devient de plus en plus complexe. Pour Québec solidaire, le Québec doit être moderne, diversifié, pluraliste et inclusif.

1 Quel modèle d’intégration voulons-nous défendre?

2 Comment peut-on devenir Québécois-e ?

3 Comment définir la citoyenneté québécoise et quand l’accorder?

4 Quelles sont les différentes dimentions de l’Intégration citoyenne ?

Au niveau économique:

  • Que veut dire l’intégration économique ?
  • Comment lutter contre la discrimination économique, celle des femmes et des personnes issus de l’immigration en particulier ?
  • Quels est le rôle des organisations collectives (syndicats, organisations populaires, féministes…) à cet égard?

Au niveau politique:

  • Faut-il être citoyen-ne canadien-ne pour devenir citoyen-ne québécois-e ?
  • Comment assurer la participation des néo-québécois-es à la vie politique ?
  • Quel type de laïcité peut favoriser l’intégration citoyenne ? Comment se définit la laïcité et comment s’applique-t-elle au Québec en particulier ?
  • Comment s’applique la laïcité complète de l’État et des services publics, du système judiciaire et du système d’éducation, telque stipulé dans la Déclaration de principes ? Est-ce que le concept de laïcité interculturelle , tel que défendu par Québec solidaire dans son mémoire à la Commission Bouchard-Taylor, constitue la perspective retenue ?
  • Comment le système d’éducation peut-il participer à l’intégration citoyenne interculturelle ?

Au niveau culturel:

  • Faut-il modifier la Charte de la langue française pour favoriser l’intégration citoyenne et dans quelsens faut-il le faire ?
  • Comment dévlopper la lutte contre le racisme et la xénophobie ?
  • Comment les personnes immigrantes et issus des minorités ethnoculturelle peuvent-elle promouvoir leur intégration ?
  • Quels sont les droits historiques des anglophones ? Comment reconnaîtreces droits et favoriser leur respect dans une perspective d’intégration citoyenne ?

En lien avec Thème 1 et Thème 2

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Le capitalisme est décédé

Posted by sylvainguillemette sur 26 mars, 2009


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Le capitalisme, dans sa forme initiale, n’est plus. Quant à sa forme évoluée, celle que l’on connaissait pleine de règlementation, elle est également morte. Tout s’est écroulé, la croisée des chemins est arrivée, mais…

Mais les capitalistes n’ont pas dit leur dernier mot, ils trichent et mettent au rancart les règles capitalistes, les règles du «privé», pour laisser place à l’indulgence, au «pardon aux mauvais gestionnaires», puis aux secondes, puis troisièmes chances. On rembourse collectivement LEURS dettes!

Nous y sommes. En vue de discréditer le socialisme, prêt à remplacer le défunt ayant cumulé les échecs, les capitalistes se hâtent de redémarrer leur modèle décédé en ajoutant des capitaux non-existants aux comptes des fautifs, tout comme on ajoute de l’eau dans un verre, sauf que l’on sait d’où provient l’eau lorsque l’on ouvre la champlure. Mais tout comme l’eau de la champlure, ces capitaux viennent forcément de quelque part, non pas juste d’une imprimante à qui l’on ordonne l’imprimerie.

Ces capitaux, ils sont en fait la dette future de nos enfants, de nos petits-enfants, puis des leurs, ainsi de suite. Ces capitaux, sans notre consentement, on nous les a volés, volés sur notre futur labeur, c’est une hypothèque. Aucun référendum n’a été effectué afin de nous piller pour faire survivre l’entreprise privée, faisant également fi des règles du capitalisme, du moins, auprès des entreprises privées X ou Y. Car si vous faites une faillite personnelle, les chances sont bien minces, voire nulles pour que les banques et les assureurs se regroupent devant votre demeure afin de payer VOS dettes. C’est un sens unique, un sens unique qui n’a pas de sens moral.

Ainsi, les capitalistes effectuent, visiblement, le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité sans que celle-ci ne s’insurge, alors qu’elle s’insurge pourtant pour des riens, pour des conflits anodins, anodins vis-à-vis ce pillage du moins. Aux États-Unis par exemple, les propriétaires perdant leur maison se chiffrent par milliers quotidiennement, et ces mêmes anciens propriétaires doivent maintenant se serrer la ceinture au nom des banques ou des assureurs ayant procédé à la saisie de leur maison. N’est-ce pas là ironique?

Le capitalisme n’est tout simplement plus ce qu’il était et quoiqu’en disent les économistes travaillant pour les médias complices du pillage, s’il reprend, le capitalisme aura toutefois une dette immense envers le prolétariat, envers les contribuables qui n’ont jamais consenti à payer les dettes de leurs exploitants. Mais ces mêmes médias, vous l’aurez remarqué, ne parlent aucunement de ce pillage pourtant bien réel! On évite même le débat, on n’en parle point, parce qu’on tente d’éviter, visiblement, la révolte.

À quoi sert-il donc de suivre ces règles capitalistes (payer nos hypothèques), si les capitalistes eux-mêmes, ces banques à qui l’on paie des intérêts sur de l’argent qu’ils ne possèdent même pas, ne paient pas leurs propres dettes, donc ne respectent pas leurs propres règles? À quoi suivre les règles du jeu si les principaux acteurs ne cessent de tricher –et j’écarte là le débat sur les paradis fiscaux!-?

Le capitalisme serait-il un système à sens unique? Serait-il finalement, ce que nous communistes et socialistes disions depuis le début? Ne serait-ce qu’un système d’exploitation du labeur humain? En tous les cas, nos exigences sociales ont pris le bord avec les dettes bourgeoises!

Je vous encourage chers prolétaires, chers contribuables, à vous révolter contre ce système qui, indéniablement, ne sert que les intérêts d’une minorité parasitaire bourgeoise, exclue et exemptée de ses propres lois!

À mort le capitalisme!

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