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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i1.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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Le coup de grâce

Posted by sylvainguillemette sur 8 novembre, 2009

 

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Je ne sais pas si l’Action Démocratique du Québec est en phase terminale, mais lorsque les marins quittent le bateau, lorsque les rats fuient d’une direction à une autre, il devient opportun de parler d’une situation où, l’accompagnement de fin de vie devrait être envisagé, sinon qu’il faut changer radicalement de direction.

Éric Caire et Marc Picard, des dits lucides –ILS se disent lucides-, ont quitté ce parti qui, au Québec, pouvait se vanter de défendre les intérêts du sacro-saint capital, et de la minorité qui s’en privilégie surtout. Sans ces deux chevaliers du capital, ou plutôt, des intérêts de ceux et celles qui en bénéficient, l’ADQ devient un parti, ou demeure plutôt, un parti de pacotille. Le parti populiste crasse par excellence du Québec aura toutefois soulevé quelques maladies infantiles au Québec, par exemple, une qui conditionne les autres, le conditionnement capitaliste qui sévit d’ailleurs, de par le monde. Sans ces deux serviteurs de la bourgeoisie au parti tiers qu’est désormais l’ADQ, ce dernier n’offrira plus les extrémités attendues par les aliénés de cette nation dite québécoise, qui eux, n’en demandaient pas moins que de s’abrutir d’avantage. Car, même s’ils étaient caricaturaux, ces deux moines ne respectant pas le mutisme volontaire, moines de par leur croyance, n’avaient pas moins l’oreille et les yeux de ces aliénés qui les élisaient.

Quoiqu’il en soit, ces deux vautours du drame humain causé par le capitalisme ne me manqueront pas, ni leur «lucidité» d’ailleurs. Les intérêts qu’ils servaient au sein de ce parti populiste n’étaient pas les miens, ni ceux des travailleurs salariés de ce monde fleur-de-lysé, conscients de leur classe et des intérêts de celle-ci. Et bref, ces opportunistes, qu’on trouve partout où il y a de la bourgeoisie, et de leurs intérêts à défendre, se feront vite remplacés par d’autres, comme eux, avares de profiter d’une demande quelconque, provenant elle, pourtant, des misères et des problèmes sociaux graves d’autres humains comme eux. Si c’est ça, l’esprit du «aider son prochain»…, je passe mon tour et m’en remet au socialisme.

Bref, beaucoup de bruit, pour pas grand-chose. Ce n’est surtout, ou, surtout pas, une grand perte pour le Québec, sauf peut-être dans le cas où, nous aurions besoin d’exemples afin de décrire ce qu’est; un opportuniste, un populiste, mais surtout, un idéaliste. Car s’ils avaient bien quelque chose en commun ces lucides, c’était bien le fait qu’ils étaient lucides comme des idéalistes. Et l’idéalisme, dans l’espoir de voir les bornes de l’ignorance humaine se résorber, ne joue qu’un rôle opposé.

 

Dormez en paix…

 

 

 

 

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Une dictature, rien de moins, rien de plus…

Posted by sylvainguillemette sur 3 novembre, 2009

https://i1.wp.com/www.dhnet.be/pictures_news/art_80103.jpgEn Afghanistan, après déjà plusieurs années d’occupation, le dictateur est finalement reconduit à son poste de président du pays occupé, malgré de lourdes fraudes électorales et d’apparentes malfaisances vis-à-vis l’électorat perpétrées par les rebelles durant la deuxième «élection» du pays. Mais en fait, en réalité, l’occupation a tout simplement coûté trop chère en capitaux, qu’ils soient d’ordre d’outils financiers ou humains, pour que l’on se refuse de mettre en place, le pantin choisi servant les intérêts des occupants.

Par exemple, le taux de participation fut très faible, et pourtant, les premiers résultats laissaient planer l’impression d’une participation massive, mais c’était d’une fraude massive qu’il s’agissait, la plupart de ces fraudes portant monsieur Karzaï au pouvoir. Si ici on faisait voter les plantes et les morts, en Afghanistan on a fait voter des gens qui n’avaient jamais existé, on a également fermé plus de 440 bureaux de scrutin, laissant ainsi croire que l’opération allait être annulée, mais non… Malgré un tas de détails nous laissant sourciller sur la légitimité de ces «élections», Karzaï est élu.

Donc, l’occupation du pays peut continuer, l’imposition d’un capitalisme sauvage peut aller de l’avant, les ressources naturelles du pays peuvent continuer d’enrichir les riches bourgeois étrangers,  la mise en place de bases militaires quasi-permanentes peut également continuer, et nos militaires impérialistes peuvent continuer d’exploser sur des IED.

Bravo Karzaï, et toutes mes félicitations à ces tricheurs d’occupants d’impérialistes!

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La bourgeoisie, seule gagnante des élections municipales

Posted by Libertad ! sur 2 novembre, 2009

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Le résultat était prévisible : la bourgeoisie est la seule gagnante des élections municipales. Partout au Québec, nous avons vus ces capitalistes amateurs (chef de la chambre de commerce, propriétaire, industriel, avocats, représentant de la police) se présenter à la fois au poste de maire et de conseiller municipal. Entre autre, à Montréal, la lutte se faisait entre Louise Harel (représentante d’un parti bourgeois, le P-Cul) et Gérald  »Corleone » Tremblay, dont l’administration fait l’objet de scandales avec ces entrepreneurs en construction.

Le niveau politique au municipal est tout aussi pourri qu’au provincial et au fédéral. Nous ne gagnons rien à parier uniquement sur le  »moins pire », il faut lutter et lutter.

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L’opposition vénézuélienne et la démocratie par Salim Lamrani

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


La justice vénézuélienne accuse de corruption deux leaders de l’opposition, le maire de Maracaibo (droite) et le président du parti Podemos (gauche), lesquels crient au complot politique. Dépourvue de perspective électorale, face à un président Chávez qui a gagné quatorze consultations populaires sur quinze, l’opposition n’envisage de reprendre le pouvoir que par la force. Le maire de Caracas a encore une fois appelé l’armée à réaliser un coup d’État pour chasser Hugo Chávez.

Manuel Rosales, principal leader de l’opposition, candidat présidentiel défait lors du scrutin de décembre 2006 et actuel maire de la ville de Maracaibo, est dans la ligne de mire de la justice vénézuélienne. Celle-ci le soupçonne de corruption et d’enrichissement illicite lors de son mandat de gouverneur de l’État du Zulia entre 2002 et 2004. Confirmant les soupçons qui pèsent à son encontre, ce dernier, au lieu de se présenter à la justice et de prouver son innocence, a préféré prendre la fuite tout en accusant le président Hugo Chávez d’avoir ordonné son arrestation [1].

JPEG - 22.2 koManuel Rosales, maire de Maracaibo

Le procureur de la République Katuiska Plaza a souligné que Rosales s’est montré incapable de justifier la provenance des fonds qui ont substantiellement augmenté la valeur de son patrimoine personnel. Ce dernier, s’il est reconnu coupable, risque entre 3 et 10 ans de prison. Interrogé par l’agence de presse états-unienne Associated Press, l’avocat de Rosales Alvaro Castillo n’a pas souhaité donner plus de détails [2].

Rosales, dont le procès a été transféré à Caracas après qu’il se soit entretenu avec quatre juges de l’État du Zulia, est soupçonné, entre autres, d’avoir fait don à ses proches de plus de 300 véhicules appartenant à l’État, d’avoir ouvert des entreprises à Miami dont les actifs dépassent les 11 millions de dollars et d’avoir touché des pots-de-vin de la part de l’entreprise allemande Siemens pour la construction du métro de Maracaibo. Cette multinationale a reconnu avoir versé certaines sommes pour obtenir le contrat, sans citer de noms [3].

Omar Barboza, président du parti Un Nuevo Tiempo auquel appartient Rosales, a confirmé la fuite du maire de Maracaibo, tout en accusant le gouvernement bolivarien de vouloir éliminer un adversaire politique. Mais il a omis de préciser que la mise en examen de Rosales en 2009 n’est en réalité que la conséquence d’une enquête ouverte en septembre 2004, c’est-à-dire il y a près de cinq ans [4].

Cilia Flores, présidente de l’Assemblée nationale, a rejeté les accusations de Barboza : « Il a commis un certain nombre de délits qui ne sont pas politiques, ce sont des faits de corruption, des délits d’enrichissement illicite ». Elle a ajouté que Rosales, en plus de fuir ses responsabilités personnelles à l’égard de la justice vénézuélienne, n’assumait plus sa fonction de maire de la ville de Maracaibo [5].

De son côté, le ministre de l’Information Jesse Chacón a affirmé que les preuves à l’encontre de Rosales étaient suffisamment nombreuses pour qu’il soit présenté à la justice : « Il y a une série de faits contenus dans un dossier, des maisons, des propriétés et des centres commerciaux qui sont inscrits à son nom et à celui des membres de sa famille. A lui de se défendre ». Il a rejeté les tentatives de politisation d’une affaire de corruption : « La question est de savoir s’il existe ou non suffisamment d’indices pour ouvrir une enquête et c’est le cas pour Rosales [6] ».

Chacón a admis ne pas être surpris du comportement de l’opposition. Elle « s’est toujours comportée ainsi. On a pu le voir lors du coup d’État du 11 avril 2002, le 12, ils sont tous apparus dans la presse, ils avaient tous participé au coup d’État, mais le 14, personne n’a parlé, et il n’y a eu aucun coup d’État », a-t-il ajouté d’un ton sarcastique, en référence au refus du Tribunal suprême de l’époque contrôlé par l’opposition d’admettre la réalité du coup de force du putschiste Pedro Carmona Estanga [7].

En effet, Manuel Rosales avait activement participé au coup d’État d’avril 2002 contre le président Hugo Chávez. Il avait signé le décret qui avait dissout toutes les institutions de la nation. Il avait été ensuite acquitté par le Tribunal suprême lors d’un verdict qui a choqué l’ensemble de la société vénézuélienne. Le 3 avril 2009, la justice a condamné 3 commissaires et six policiers responsables des assassinats de manifestants en avril 2002. Ce furent les premières condamnations de responsables de crimes perpétrés lors du putsch [8].

Rosales doit se présenter au plus tard le 20 avril 2009 au tribunal pour répondre des 26 chefs d’accusations qui pèsent à son encontre. Dans le cas contraire, il sera considéré comme fugitif par la justice vénézuélienne [9]. Il a d’ores et déjà abandonné temporairement sa fonction de maire pour une durée de 90 jours [10]. Selon certaines informations, il se trouverait en Colombie [11].

La plainte déposée par les avocats de Rosales auprès de la Commission interaméricaine des droits de l’homme n’a pas été admise par cette instance, montrant ainsi son désaccord par rapport à la tentative de politiser une affaire relevant du délit commun [12].

Raúl Isaías Baduel en détention préventive

L’ancien ministre de la Défense Raúl Isaías Baduel, général à la retraite et farouche détracteur d’Hugo Chávez, a été arrêté le 1er avril 2009 par les services de renseignement militaires. Il est soupçonné de détournement de fonds des forces armées durant son mandat ministériel pour un montant de 14,5 millions de dollars. Le général Ernesto Cedeño, procureur général militaire, a signalé qu’il existait « des éléments de preuves suffisants » pour mettre en examen liberté Baduel [13].

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Général Raúl Isaías Baduel, président de Podemos

Tout comme Rosales, le général Baduel, au lieu de répondre aux accusations qui pèsent à son encontre, s’en est pris à Hugo Chávez, qu’il a accusé d’être le responsable de son incarcération [14]. En réalité, Baduel avait été cité à comparaître à cinq reprises pour être entendu et n’a répondu à aucune de ces convocations. Ce n’est que suite à ces refus réitérés qu’il a été arrêté, a souligné Cedeño [15].

De son côté, Chávez a catégoriquement rejeté les allégations de l’opposition [16]. Les accusations de Rosales et de Baduel à son encontre ne sont guère crédibles pour une raison bien simple. La justice vénézuélienne a également lancé un autre mandat d’arrêt à l’encontre de Carlos Giménez, un ancien gouverneur partisan du président, destitué en juin 2008 pour une affaire de corruption [17].

L’appel au coup d’État de l’opposition vénézuélienne

L’opposition vénézuélienne a opté pour la déstabilisation. Elle a lancé un appel à la « résistance démocratique » face aux réformes administratives, économiques et sociales du gouvernement bolivarien. En effet, l’Assemblée nationale a décidé de confier la gestion des ports, aéroports et autoroutes au gouvernement central afin de contrecarrer les plans sécessionnistes de certains gouverneurs [18].

Le maire de la capitale Caracas, Antonio Ledezma, a lancé un appel au coup d’État : « Je lance un appel aux Forces armées nationales pour qu’elles prennent en compte le concept de désobéissance ». Il a annoncé la création d’un « front national » contre d’Hugo Chávez [19]. Le leader bolivarien est un « grand cauchemar » pour les Vénézuéliens, a-t-il affirmé. Il n’a pas daigné expliquer pourquoi les électeurs ont choisi de voter en faveur de ce « grand cauchemar » quatorze fois sur quinze depuis 1998, date de la première élection de Chávez [20].

L’opposition vénézuélienne joue un jeu dangereux en refusant de reconnaître à la fois la volonté souveraine du peuple vénézuélien et l’autorité d’Hugo Chávez. Ce dernier est, sans nul doute, le président qui jouit de la légitimité démocratique la plus importante de l’histoire du Venezuela et de l’Amérique latine. En retombant dans les travers du passé et dans la tentation putschiste, l’opposition apparaît aux yeux du monde comme le principal obstacle à la démocratie.

[1] El Nuevo Herald, « Fiscalía ordena arresto de alcalde y líder opositor », 20 mars 2009 ; Fabiola Sanchez, « Acciones contra opositores elevan tensiones en Venezuela », 20 mars 2009.

[2] Fabiola Sanchez, « Venezuelan Prosecutor Calls for Arrest of Opposition Leader on Corruption Charge », 19 mars 2009.

[3] Casto Ocando, « La corrupción chavista no se investiga », 21 mars 2009 ; Fabiola Sanchez, « Ordenan trasladar a Caracas el juicio al líder opositor Manuel Rosales », 25 mars 2009.

[4] EFE, « Rosales en lugar ‘seguro’, pero el gobierno insiste en que huyó », 1er avril 2009.

[5] Agencia Bolivariana de Noticias, « CNE podría aplicar abandono de cargo a Manuel Rosales », 31 mars 2009.

[6] Agencia Bolivariana de Noticias, « Si Rosales está en Venezuela debe dar la cara ante la justicia », 31 mars 2009.

[7] Ibid.

[8] Agencia Bolivariana de Noticias, « Carlos Escarrá ratificó que Rosales no está en el país y evade justicia venezolana », 6 avril 2009 ; Fabiola Sanchez, « Condenan entre 17 y 30 años a policías por muertes de manifestantes », The Associated Press, 3 avril 2009.

[9] EFE, « Rosales deberá comparecer ante la justicia el 20 de abril », 1er avril 2009.

[10] The Associated Press, « Alcalde venezolano opositor se separa del cargo por proceso », 3 avril 2009.

[11] Agencia Bolivariana de Noticias, « Carlos Escarrá ratificó que Rosales no está en el país y evade justicia venezolana », op.cit.

[12] Agencia Bolivariana de Noticias, « Cancillería aclara que CIDH no admitió denuncia de Manuel Rosales », 3 avril 2009.

[13] Jorge Rueda, « Detienen a ex ministro de Defensa en Venezuela », The Associated Press, 2 avril 2009.

[14] The Associated Press, « Ex ministro responsabiliza a Chávez de su detención », 3 avril 2009.

[15] Agencia Bolivariana de Noticias, « Privación preventiva de libertad de Baduel garantiza la investigación », 3 avril 2009.

[16] Fabiola Sanchez, « Ex-Defense Minister Blames Chavez for Detention », The Associated Press, 3 avril 2009.

[17] EFE, « Ordenan arresto de ex gobernador afín a Chávez », 5 avril 2009.

[18] Agence France Presse, « Oposición venezolana declara resistencia democrática a gobierno de Chávez », 25 mars 2009.

[19] EFE, « Ledezma llama a militares a no respaldar a Chávez », 28 mars 2009.

[20] EFE, « El frente antichavista ‘no es una aventura’ », 31 mars 2009.

Salim Lamrani

Enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les États-Unis. Auteur de Cuba face à l’empire : Propagande, guerre économique et terrorisme d’État, dernier ouvrage publié en français : Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme.

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Voici pourquoi Amir Khadir a été élu

Posted by quebecsocialiste sur 20 mars, 2009

(Je ne suis pas l’auteur de ce vidéo)

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Un Canada dirigé d’une main de fer!

Posted by sylvainguillemette sur 13 janvier, 2009

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Le Canada, dirigé d’une main de fer sous la dictature harperienne (1), n’a visiblement pas fait long feu en tant que nation des droits humains, comme le rapporte mon camarade des Laurentides. Mais l’a-t-il seulement réellement été? Je laisse les lecteurs des générations passées en juger.

Cela dit, au cours des années 2007-2008, la dictature extrémiste, tortionnaire et «putchiste» de Harper a également bafoué toutes les règles de conduite terriennes, volant ici la vedette à tous les illuminés qui hallucinaient des complots kyotistes partout, prétextant que le réchauffement climatique n’était qu’un vent soutenu par un complot socialiste, un vent de gauche quoi. Mais qu’en est-il aujourd’hui? Ce même mercenaire à la défense des bourgeois, défend maintenant son programme vert –kaki- d’être le meilleur au monde, alors que toutes les instances écologiques en font la risée et qu’il est un exemple à la maternelle, de suicide-collectif humanitaire -voire la vie sur Terre, qui peut prétendre connaître l’avenir de toute façon?-. Sinon, le taux de CO2 a augmenté radicalement et ce, à travers le monde. Mais plus précisément pour nous, canadiens, québécois et les autres nations de ce vaste territoire, en Alberta et en Saskatchewan. Car, n’ayant pas été satisfait de la pollution engendrée par l’Alberta et ses sables, la dictature sanguinaire (2) conservatrice a poussé l’interrupteur de la re-pollution en prolongeant la possibilité de polluer impunément, jusqu’en Saskatchewan après avoir découvert qu’elle cachait encore plus de sables bitumineux que l’Alberta. Pas étonnant qu’un parti typiquement «adéquiste», prônant le capitalisme sauvage et possédant des affinités avec les conservateurs y ait pris le pouvoir! Que de surprise!

Mais ce n’est pas tout ce qu’a fait la dictature Harper, elle a monté depuis l’initiation de celle-ci, un rideau de fer vis-à-vis les médias, laissant perplexes toute forme de critique qui depuis, s’est finalement résolue à l’évidence… Harper a surement raison d’agir de la sorte, soit de copier le sanguinaire tueur de masse Bush -demeuré impuni par la communauté internationale- ! Et qu’est-ce que cela a donné, mise à part les défilés de médias capitalistes fiers de ce coup, sinon soumis à ce dernier? Exactement ce que voulait le «lider maximo» du Canada! Un mutisme des plus patents sur ses agissements douteux et criminels (3) ! Il a fallu plus de 5 jours à Radio-Canada pour décrire ce qui était un bombardement au phosphore blanc la semaine dernière, il s’agit pourtant d’une arme chimique. Ses compétiteurs n’ont pas fait bien mieux.

Je n’ai pas fini, ne finissez pas ce café…

Qu’a t-il fait aussi, ce demeuré, impuni? N’a-t-il pas collaboré avec des organisations terroristes? Ne collabore t-il pas, toujours aussi activement, avec des organisations terroristes? Ne soumet-il pas ses tortionnaires à de bien complaisantes missions envers des enfants-soldats, ici considéré, dans les années où il n’était pas né d’allié -voire de «gouvernement taliban»- (4), et là comme une «vermine terroriste» (5) à abattre sur le champ et ce, sans procès? Déjà, la similitude entre les crimes commis de par les deux administrations (Bush et Harper) est étonnante.

En collaborant avec la C.IA., une organisation qui n’a pas hésité elle-même à user de ces basses tactiques répugnantes nommées «terroristes», le Canada avec son S.C.R.S., n’avantage en rien la perception qu’un peuple étranger pourrait avoir de notre pays dit «défenseur des libertés et des droits humains». Le S.C.R.S. a torturé Omar Kadhr, un enfant soldat qui n’avait point l’âge légal pour être tenu responsable d’acte de guerre, des actes qui furent également commis par l’envahisseur de l’Afghanistan -ici la coalition de l’O.T.A.N.-. C’est un crime majeur et les responsables, dont ceux qui ordonnent de tels actes indignes, devraient rendre des comptes à la justice en plaidant devant un tribunal international, apte à le faire impartialement. (La C.I.A. a entraîné des dizaines de milliers de tueurs en leur donnant même les armes pour tuer. Elle a par exemple, financé, armé et entraîné Luis Posada Cariles, un terroriste cubano-miamiain ayant fait exploser un avion civil, à la solde des bourgeois cubains retranchés dans les paradis fiscaux de Miami.)

Également, notre «capitaliste intransigeant» a su faire preuve de ses grands élans démocrates en finançant, après la défaite du Fatah en Palestine lors d’élections démocratiques, ce dernier afin qu’il prenne les armes contre le Hamas démocratiquement élu. On peut être contre, ou pour le Fatah ou le Hamas, mais cependant, on ne peut pas faire semblant d’être démocrate. Harper a démontré, lui, qu’il avait ces valeurs bien loin derrière les enjeux stratégiques et militaires de la région. Imaginez! C’est comme si, ici, au Québec, Jean-Marie Lepen venait financer Mario Dumont pour prendre les armes contre Jean Charest, malgré l’élection démocratique de ce dernier. On peut être contre Charest pour bien des raisons, sinon, cet acte «putchiste» est bel et bien une tentative de coup d’État de la part de pays étrangers en Palestine. Le dirigeant haineux et méprisant qu’est Stephen Harper a donc deux mesures en démocratie… Bref, comme la plupart des capitalistes impérialistes, il est favorable à une dictature, si celle-ci est alliée, et contre, lorsque celle-ci ne sert pas les intérêts de la bourgeoisie comme il sait si bien le faire.

Parlant de coup d’État, vous n’êtes pas sans savoir qu’Hamid Karzaï ne fut jamais élu démocratiquement, mais qu’il était bel et bien un consultant chez UNOCAL dans les années 2000 et qu’il négociait le passage d’un oléoduc pour la maison blanche, avec ce fameux «gouvernement taliban». Lorsqu’il a été «élu», l’Afghanistan était, en majeure partie, contrôlé par les talibans et les autres rebelles de divers groupes non nécessairement liés au premier. Lorsqu’ils ont tenté de nous faire croire que Karzaï se faisait élire, plus de la moitié du pays n’avait même pas reçu la visite de quelconque formation militaire. Et cela, sans préciser que le gouvernement Karzaï était juché de talibans rasés et de seigneurs de guerre. Dès que Karzaï fut à son poste, comme première initiative, il privatisa les ressources naturelles et humaines, instaurant pour ainsi dire, le capitalisme sans même avoir le consentement de la population. Qui servait-il donc? Qui pouvait, tout à coup, se payer le labeur des afghans bon marché ou les réserves de gaz naturel? Qui d’autre que les bourgeois étrangers en avaient les moyens, mise à part les seigneurs de guerre afghans? Et tout ça cher lectorat, Stephen Harper l’a appuyé. Il s’agit en effet, ni plus ni moins, d’une occupation militaire et d’un pillage des ressources afghanes, via une prétendue mission de PAIX. Faire la guerre pour avoir la paix, et quoi encore?

Je n’ai pas fini…

Le directeur général des élections du Canada a décelé une inconduite au parti conservateur, une pratique illégale ayant porté plus de moyens pour certains candidats conservateurs. Ils ont outrepassé la loi électorale. Ce n’est pas tout, car Harper a également violé sa propre loi sur la tenue d’élection à date fixe.

Il y eut récemment, cet énoncé économique où l’homme de fer, Harper le dictateur, le pseudo-scientifique, le «putchiste» et le tortionnaire d’enfants-soldats, nous livra son vrai message, à nous «canadians». D’abord, il a tenté de brimer le droit de grève du secteur public, puis s’ajoutait l’impossibilité pour les femmes, d’aller défendre leur droit d’équité en justice et finalement, il a essayé de mettre fin au financement public des partis politiques, une mesure qui est de loin plus démocratique que le financement privé, par des gens ayant des moyens bien différents à travers le Canada.

Ajoutons qu’il a muselé l’opposition, puis prorogé le parlement dans le but de s’accrocher à un pouvoir dont il a abusé ces dernières années, ce, en toute complaisance des analystes politiques des canaux locaux. Bref, quel bilan!

Avec un bilan pareil, Stephen Harper n’a rien à envier aux «Bush» de ce monde, il a pratiquement violé les mêmes lois internationales que ce dernier, participé à un coup d’État puis à la tentative d’en commettre un en Palestine en finançant le Fatah. Il a fait torturer un enfant-soldat, son armée a utilisé des ADM, dont le phosphore blanc, en Afghanistan. Il a collaboré avec des organisations terroristes et récemment, comme vous le savez, il a donné un appui ferme et sans réserve à l’État terroriste d’Israël, enfin, au massacre que cet État commettait en territoire palestinien.

À vous de juger ce dernier et son équipe du tonnerre! (Et j’ai passé beaucoup de stock là, y a beaucoup plus encore!)

1- La démocratie est la dictature de la majorité, ici, une minorité si l’on tient compte des abstentionnistes et/ou des partis opposants additionnés.

2- Cette dictature ne fait pas couler le sang au Québec, ni au Canada (le TASER brûle, il ne fait pas couler le sang.), mais elle soutient le bain de sang perpétré par l’État terrorisant d’Israël, ce qui dans d’autres cas, serait considéré comme une complicité à même légitimant la torture d’enfants-soldats! Cohérence?!?

3- La torture d’un enfant soldat est un crime grave selon les instances internationales et les traités signés par le Canada.

4- Dans le début des années 2000, la maison blanche, l’administration actuelle en fait, collaborait avec ce qu’elle appelait elle-même, le gouvernement taliban.

5- Tout d’un coup, parfois, les capitalistes perçoivent un allié potentiel, comme un ennemi potentiel. Dans ce cas précis, la vermine terroriste est Al-Qeada, puis s’est ajoutée le «gouvernement taliban». Le général Hillier, lui, parlait peut-être des deux entités, fortes différentes je dois dire, je ne sais pas. Allez lui demander. Une chose est sure, ces deux entités ont été financées, armées et entraînées par la maison blanche, par le biais de la C.I.A., l’organisation terroriste en l’occurrence. (Je dois avouer que jusqu’ici, mon droit d’expression fut strictement respecté. J’espère que Harper n’ira pas jusque là, je lui laisse le bénéfice du doute.)

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Bilan gauche droite…

Posted by sylvainguillemette sur 26 décembre, 2008

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Depuis déjà bien des années, les bilans s’affrontent entre la gauche et la droite dans les pays développés et sous-développés. Cela ne change pas en notre ère, mais du moins, le fossé de l’impertinence chez la droite tente à se creuser alors qu’une nouvelle dépression semble en court et qu’ils ne songent qu’à attaquer la gauche, maintenant qu’elle perce démocratiquement  et ce, à travers le monde.

Les insultes gratuites sont choses courantes venant de la part des défenseurs du capitalisme, ainsi que les procès d’intention. Par exemple, lorsque les forces de gauche du Québec ont décidé de condamner la guerre impérialiste qui sévissait et sévit toujours en Afghanistan, le sablier n’a pas eu le temps de couler avant que les accusation de «talibanisme» fusent à notre endroit. Ces grands défenseurs de la liberté en avaient même oublié les faits historiques accablants qui leur imputaient l’armement, le financement et l’entraînement de ces mêmes talibans, ainsi qu’Al-Qeada!

Et tout en nous accusant de putchisme ailleurs dans le monde -comme par exemple à Cuba, où Batista sévissait violemment envers les  militants de gauche-, les forces de droite on pleinement supporté le coup d’État contre le gouvernement taliban, ainsi que la dictature Karzaï qui s’en est suivie! Sinon, ils ont également accusé Ortega d’en faire autant, contre une dictature (Somoza) pourtant âgée de 45 ans, laquelle fut défendue par des milices (Contras) elles-même financées à même les poches des contribuables états-uniens grâce à leur cher acteur impérialiste (Ronald Reagan)! Et devinez quoi! Daniel Ortega est aujourd’hui le président démocratiquement élu du Nicaragua! Un autre ennemi à abattre pour la droite!

Ils font en ce moment tout leur possible pour déstabiliser le Venezuela, où notre camarade Hugo Chavez a évincé la droite du pouvoir, démocratiquement! Que font-ils alors, pour donner à cette si chère démocratie qu’ils disent défendre, un certain sens ou une pertinence? En 2002, la droite vénézuélienne (une oligarchie formée de 5 familles qui possèdent à peu près tout au Venezuela) et la C.I.A. organisent un coup d’État et enlèvent Hugo Chavez. En moins de 48 heures, ils forment un gouvernement non-élu, une dictature… Mais ce faisant, ils mettent en rogne la majorité populaire qui elle, a bel et bien VOTÉ pour Hugo Chavez le socialiste!

Qu’en est-il aujourd’hui au Venezuela? Et bien les paramilitaires colombiens oeuvrent auprès des gouverneurs de droite, afin de stabiliser le processus démocratique et socialiste. Ils assassinent des syndicalistes, des militants de gauche et bref, organisent déjà leur prochain coup d’État. D’ailleurs, un de ces coups d’État était prévu en 2009, mais il fut déjoué par les services de renseignement.

Sinon ailleurs, comme en Bolivie, la droite en fait autant en tentant de cisailler le pays en parts avantageuses pour la riche oligarchie, pour cette parasitaire et minoritaire bourgeoisie tentée par le gain facile. Santa Cruz a même été jusqu’à assassiner des indigènes, tout en arborant des logos nazis! Et qui en a parler? RSF? Richard Martineau? Oh que non! C’était un bilan de la droite ça, alors…

Et si nous nous rendons à Cuba, la cible internationale des extrémistes de droite, on peut y déceler des attentats terroristes visant les acquis socialistes, ayant été perpétrés par des extrémistes de droite entraînés eux, par la C.I.A., une organisation terroriste! Les attentats vont des bombes dans les discothèques aux hôtels cubains, et même jusqu’à faire sauter une avion bourré de civils! Luis Posada Cariles, celui qui a commis l’odieux, est protégé par Washington et fut lui aussi entraîné par la C.I.A., qui lui a même fournit le matériel nécessaire. Est-ce que les accusations internationales fusent vis-à-vis ses complices? Aucunement! Ni RSF, ni Richard Martineau ne condamne…

Il ne faut pas non plus laisser pour contre le fait que l’environnement a souffert de ce capitalisme excessif. Que pour des profits faciles, les compagnies n’ont pas hésité à se foutre de l’environnement qui les sert dans leur vie de tous les jours. Il ne faut pas oublier non plus, que les modèles prônés par nos chers capitalistes ne tiennent aucunement compte des ressources nécessaires à la survie de l’humanité, puisque le profit est le seul et véritable but commun de ces parasites. Par exemple, on estime à plusieurs planètes Terre les ressources nécessaires à la globalisation du modèle nord-américain. Or, aujourd’hui en 2008, bientôt 1009, les chinois et les indiens tentent à vouloir se doter des mêmes luxures que nous, ils en ont les pleins droits autant que nous les avons, sauf que…

Laissons maintenant les actes barbares et meurtriers et les enjeux environnementaux pour nous rendre sur le terrain économique. La droite ici, ne pourra se vanter de grand chose, sauf d’avoir enrichi une minorité parasitaire qui, au dépend de la masse laborieuse, s’est certes enrichie d’avantage ces dernières années où les spéculations ont fait un tabac. Tenons-nous en à notre époque, afin de percevoir à quel point les  parasites ont pu s’engraisser, sur le labeur des prolétaires, tout en disposant d’une aide généreuse des gouvernements, lesquels ne sont en fait que la poche  creuse du contribuable.

Par exemple, dès le début de la crise qui touchait surtout les centres bancaires et d’assurances, les plans de sauvetage se sont succédés. Sortant d’abord des centaines de milliards afin d’éviter les faillites de ces derniers, ils en sont aujourd’hui à des milliers de milliards et cela ne risque pas de s’arrêter là, puisque le nouveau président des États-Unis d’Amérique promet lui, une aide de 1000 milliards en quête d’une relance économique qui s’essouffle de plus en plus vite. Y a t-il eu une aide pour les propriétaires perdaient alors, leur maison à raison de 2700 par jour? Aucunement! Rien! Quedal! Niet! Séchez prolétaires! Aucune coalition de banque ne s’est fait connaître pour sauver les hypothèques de ces états-uniens en proie maintenant, aux problèmes qui touchent quelconque famille dans le besoin. Et l’on parle ici de divorces, de dépressions et de suicides! Quedal!

Mais en fait, sans les contribuables et les prolétaires, les systèmes financiers et économiques capitalistes seraient morts, quoique que la mort est toujours une possibilité, une éventualité. À nous d’y voir. Mais encore, cela démolit point par point les dires des capitalistes sur le soit-disant mérite des bourgeois, puisque encore une fois, c’est nous, prolétaires, qui les sauverons de la débâcle, de la faillite qui elle, n’hésite pas à nous frapper, nous, producteurs de PLUS-VALUE.

Le capitalisme lui, n’a que des échecs à nous dévoiler, des échecs compilés les uns sur les autres. Car si cette crise vous surprend et vous écoeure, sachez que ce n’était pas la première, mais peut-être la dernière… Encore là, à nous d’y voir!

Et si l’on additionne ces échecs et que l’on observe le cumulatif, on peut également constater que le partage des richesses n’a jamais porté ses fruits parmi les prolétaires majoritaires, mais se sont bel et bien concentrés dans les porte-feuille des bourgeois minoritaires, non-élus, non-méritants et totalement inutiles à l’humanité. La cartellisation dont nous parlait Karl Marx et ses successeurs n’était donc pas un mythe, comme l’entendent encore les capitalistes (Le blogue Antagoniste le prétend!). Et de toute façon, quiconque regarde attentivement la bourse ne pourra que confirmer ces affirmations marxistes, puisque même les commentateurs boursiers le confirment. Tinto achète un tel, Wal-Marde une autre compagnie, bref, la cartellisation a même battu des records avec la crise actuelle! Qui n’a pas vu Buffet acheter pour des milliards d’actions?

Les bilans de gauche et de droite n’ont rien en commun et ne visent strictement pas les mêmes buts. La gauche vise à partager les richesses, à donner à toutes et tous une vie équitable, égale en droits et un sens révolutionnaire à la vie de tous les jours. La gauche vise à mettre fin à l’exploitation de l’être humain par d’autres êtres humains.

La droite elle, vise tout le contraire. Avec comme base, son système capitaliste, elle dont des droits inégaux aux plus grands détenteurs de capitaux, la bourgeoisie. Cette dernière dicte aux gouvernements pantins, la marche à suivre, afin de s’enrichir d’avantage, quitte à le faire sur le labeur d’autrui. Pourquoi celui des majoritaires prolétaire qui par la vente de leur force de travail, créent la PLUS-VALUE nécessaire au profit, lequel permet plus d’exploitation encore par la suite?

Bref, ce que l’on peut constater aujourd’hui, c’est que le système capitaliste est mort d’abus et de son impertinence. On peut également constater que sans la classe laborieuse qu’est le prolétariat, rien ne va plus comme dirait le croupier! Et que sans celle-ci, les faillites émergentes emporteraient nombres de capitalistes bourgeois dans les bas fonds de la pauvreté. Mais ainsi ne soit-il pas, puisque nous avons des gouvernements capitalistes et que donc, nos poches seront vidées afin de les soutirer de cette fâcheuse et honteuse situation.

Les capitalistes n’ont qu’à bien se tenir puisque nous sommes en 2009 dans quelques jours et qu’aujourd’hui, contrairement aux années  »30, les prolétaires savent lire. Cela est d’autant plus dangereux pour les capitalistes puisque en plus de cela, le Kapital de monsieur Marx se vend comme des petits pains chauds à travers le monde entier! Les Manga japonais en font même une version animée!

PLACE À LA RÉVOLUTION!

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Venezuela : de la victoire électorale à l’amendement constitutionnel

Posted by sylvainguillemette sur 17 décembre, 2008


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Par Salim Lamrani

Les élections régionales et municipales du 23 novembre 2008 ont une nouvelle fois démontré la popularité du gouvernement du président vénézuelien Hugo Chávez. Pour la douzième fois en dix ans, le leader bolivarien a remporté le processus électoral par une écrasante majorité. En effet, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV) a remporté 17 Etats sur 22 et 264 municipalités sur les 328 en jeu dont 18 capitales régionales sur 22, s’affirmant comme la première force politique du pays. Ainsi, Chávez et ses partisans ont remporté 77% des Etats et 80% des mairies. De son côté, l’opposition a ainsi perdu contrôle de deux Etats passant de sept à cinq, même si elle a remporté la mairie de la Caracas, capitale du pays1.

« Il s’agit d’une grande victoire du PSUV », a déclaré Chávez au sujet de son nouveau parti2. La participation a atteint les 65,25%, un chiffre sans précédent pour des élections régionales. « Il s’agit de la victoire du Venezuela et le chemin démocratique choisi par le peuple a été ratifié », a-t-il ajouté3. Ainsi, le PSUV a gagné 1,4 million de voix par rapport au référendum du 2 décembre 2007 sur la réforme constitutionnelle, ce qui représente une hausse de 20%, alors que l’opposition a subi une baisse de 10% par rapport au dernier scrutin4.

Quatre des cinq gouverneurs élus avec les voix du chavisme en 2006 et qui étaient entrés en dissidence par la suite ont été sanctionnés par les électeurs et ont perdu les Etats de Sucre, Guárico, Trujillo et Aragua. « La dissidence a été pulvérisée », a souligné le leader bolivarien, en référence à la trahison politique de ses anciens partisans. Au total, l’opposition a obtenu 25,17% des voix5.

« Le peuple, autant ceux qui ont voté pour les candidats de la révolution que ceux qui ont voté pour les autres candidats, a démontré qu’il y a ici un système démocratique et que l’on respecte les décisions du peuple », a affirmé Chávez. Le président vénézuelien a tenu à féliciter l’opposition : « Je veux féliciter les vainqueurs des partis d’opposition. Je reconnais leur victoire et je leur lance un appel au plus grand engagement démocratique ». Il les a mis en garde contre toute tentative « de reprendre les vieux chemins du putschisme », en référence au coup d’Etat d’avril 20026.

Depuis son arrivée au pouvoir en 1998, le nombre de votes obtenus par Chávez n’a cessé d’augmenter. En 1998, il avait obtenu 32% des voix lors des élections régionales contre 41% pour l’opposition, avec une abstention de 47,6%. En 2000, le chiffre passa à 34% contre 45% pour l’opposition. En 2004, le leader bolivarien a obtenu 68% des voix contre 21% pour l’opposition. Ainsi, d’une mairie en 1998, Chávez est passé à 114 en 2000, 226 en 2004 et 264 en 20087.

Malgré l’écrasante victoire des partisans de Hugo Chávez, malgré le fait que l’opposition ait perdu deux Etats et 38 mairies par rapport au statu quo préélectoral, les médias occidentaux tels que Associated Press, l’Agence France Presse ou Reuters ont tenté d’occulter le nouveau triomphe électoral du leader bolivarien, essayant de transformer une véritable débâcle en un succès pour ses adversaires8.

L’extraordinaire popularité du président Chávez s’explique principalement par les spectaculaires réformes économiques et sociales entreprises depuis 1998, qui ont singulièrement amélioré le niveau de vie des catégories les plus fragiles de la population. De plus, l’opposition reste profondément divisée et n’a pas d’autre discours à proposer que celui d’une aversion viscérale à l’égard du gouvernement. Elle ne dispose pas de programme crédible et ne doit sa survie politique qu’à la forte campagne de soutien orchestrée par les médias privés, ainsi qu’au financement octroyé par Washington.

Vers une proposition d’amendement constitutionnel

En dix ans, Hugo Chávez n’a souffert qu’un seul revers électoral. Le 2 décembre 2007, sa proposition de réforme constitutionnelle, pourtant progressiste mais complexe et mal expliquée à la population, a été rejetée par une infime majorité de 124 961 électeurs, représentant 1,41% des votants9. L’implacable campagne de désinformation nationale et internationale lancée par l’opposition à ce sujet avait été sous-estimée par les partisans du président. Ces derniers avaient fait preuve d’un excès d’optimisme, pensant que la bataille électorale était gagnée d’avance, et n’avaient pas réussi à mobiliser leurs électeurs, entraînant une abstention de plus de 40%, qui s’est révélée fortement préjudiciable. La victoire étriquée des détracteurs de Chávez fut néanmoins un échec pour le pouvoir en place.

Fort de la nouvelle victoire du 23 novembre 2008, le PSUV a décidé de lancer un référendum en faveur d’un amendement de l’article 230 de la Constitution afin d’abolir la limite des mandats présidentiels et permettre à Hugo Chávez de se représenter en 2013. Pour cela, le projet doit avoir le soutien d’au moins 30% des parlementaires de l’Assemblée nationale ou de 15% des électeurs inscrits. Le PSUV a décidé d’utiliser la voie parlementaire tout en lançant une campagne de collecte de signatures auprès des électeurs10. Pourtant, pour simplifier les choses, Chávez aurait pu présenter lui-même le projet d’amendement en Conseil des ministres et le soumettre à référendum. Mais il a préféré laisser l’initiative aux élus et à la population, suite à l’échec de 200711. Le référendum devrait avoir lieu en février 200912.

L’opposition vénézuelienne a déjà commencé son travail de sape, avec la complicité des médias occidentaux, qui tentent eux aussi de présenter cet amendement comme étant anti-démocratique. Pourtant, la limite des mandats présidentiels est inexistante dans de nombreuses démocraties occidentales telles que la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Italie ou le Portugal. De la même manière, le Congrès colombien vient d’approuver un projet de référendum similaire permettant la réélection du président Alvaro Uribe en 2014, sans déclencher d’hystérie médiatique13.

Par ailleurs, en mai 2005, les Français avaient rejeté le traité constitutionnel européen à une large majorité. En février 2008, passant outre la volonté populaire, le président Nicolas Nicolas Sarkozy l’a fait ratifier par le Parlement, dans un silence médiatique assourdissant.

Les raisons de cette collusion des transnationales de l’information sont relativement simples : Uribe et Sarkozy sont des dirigeants de la droite dure, farouche défenseurs de l’ordre économique dominant, alors que Chávez est un président progressiste qui prône un modèle d’intégration régionale où l’être humain est placé au centre du projet de société.

Notes

1 El Nuevo Herald, « Victoria en Caracas fue la gran sorpresa para la oposición », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « PSUV ganó 77% de las gobernaciones y 80% de las alcaldías destacó Chávez », 24 novembre 2008.

2 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez : Estamos viendo un mapa rojo, rojito », 23 novembre 2008.

3 Agencia Bolivariana de Noticias, « Chávez sostiene que la victoria es de Venezuela y su Constitución », 24 novembre 2008.

4 Agencia Bolivariana de Noticias, « Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008.

5 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez : Hemos obtenido una gran victoria », 24 novembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Oposición obtuvo respaldo de sólo 15% de la población total del país », 27 novembre 2008.

6 El Nuevo Herald, « Chávez se felicita por triunfo del PSUV y reconoce victorias de la oposición », 24 novembre 2008.

7 Agencia Bolivariana de Noticias, « Presidente Chávez destacó ascenso de votos obtenidos en distintas elecciones desde 1998 », 24 novembre 2008.

8 Jorge Rueda, « Oposición gana terreno en el mapa político venezolano », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Fabiola Sanchez, « Venezuela’s Chavez Faces New Challenges », The Associated Press, 24 novembre 2008 ; Ramon Sahmkow, « Venezuela : Chavez repart à l’assaut de la réélection », Agence France Presse, 1er décembre 2008 ; Ana Isabel Martínez, « Chávez busca camino expedito para enmienda constitucional », Reuters, 3 décembre 2008 ;

9 Agencia Bolivariana de Noticias, « Cronología de triunfos de la Revolución Bolivariana », 13 novembre 2008.

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Referendo para enmienda constitucional se viabilizará por Asamblea Nacional », 5 décembre 2008 ; Agencia Bolivariana de Noticias, « Enmienda constitucional: mecanismo del poder popular », 2 décembre 2008.

11 El Nuevo Herald, « Crean dirección contra la reelección indefinida en Venezuela », 7 décembre 2008.

12 The Associated Press / El Nuevo Herald, « Consulta sobre reelección de Chávez sería en febrero », 2 décembre 2008 ; Christopher Toothaker, « Chavez Seeks Indefinite Re-election, again », The Associated Press, 30 novembre 2008.

13 Luis Jaime Acosta, « Congreso colombiano abre paso segunda reelección de Uribe », Reuters, 26 novembre 2008.

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Le Parti Indépendantiste…. raciste!

Posted by sylvainguillemette sur 16 décembre, 2008

Villemaire s\'avoue des affinités avec Le Pen

Ce matin j’ouvre ma boîte de courriel et hop, je tombe sur cet article de Patrick Duquette, dans lequel Jean-Roch Villemaire, un des candidats de ce nouveau parti populiste, beaucoup plus nationaliste que l’ADQ/Équipe Mario Dumont,  s’affirme des affinités avec Jörg Haider et Jean-Marie Le Pen!

Jean-Roch Villemaire a beau dire « Pour ce qui est de Jörg Haider, je dénonce tout ce qu’il a pu dire plus jeune sur les SS, dit Jean-Roch Villemaire. Mais c’était quand même un politicien admiré de son peuple, réélu plusieurs fois, et qui a été gouverneur de sa province. Sans endosser tout ce qu’a dit l’homme, j’admets certains liens. », il n’en demeure pas moins qu’il aurait pu trouver ces mêmes qualités chez le plombier de son patelin. Alors pourquoi Haider?

Et lorsque Jean-Roch se met à parler de Le Pen, ce n’est pas dans l’intérêt de dénoncer sa haine des immigrants, au contraire! «Les seuls vrais Québécois sont les « Québécois de souche » disait-il à son interlocuteur! « Et un vrai Québécois de souche, c’est quelqu’un dont les ancêtres sont arrivés ici avec les Français » lui a t-il précisé!

Jean-Roch se distingue t-il ainsi, des autres racistes du Québec, affirmant qu’il y a des québécois de souche, et d’autres québécois? Aucunement! Même Falardeau ne serait pas d’accord, lui qui pourtant, affiche un fanatisme bien avoué envers le nationalisme québécois. Ce dernier avait déjà précisé qu’un habitant du territoire du Québec, était forcément un québécois! Mais ici, Jean-Roch Villemaire se semble pas d’accord du tout!

Et que fait Jean-Roch de ceux et celles qui habitaient le Québec, bien avant lui? Que pense t-il des premières nations qui, elles aussi, se demandent peut-être pourquoi l’homme blanc se disant québécois, a t-il le droit de vote sur son territoire traditionnel «québécois»?

Le Parti Indépendantiste peut paraître inoffensif à première vue, mais en y plongeant les yeux plus longuement, on peut bien se demander s’il n’est pas un de ces partis extrémistes nationalistes qui, comme en Russie, ont fait monter le taux de nationalisme au point d’en déclencher des conflits entre humains, entre semblables. Tout cela dans le but de diviser, pour mieux régner, parce que tenez-vous le pour dit, le Parti Indépendantiste du Québec ne propose clairement pas la fin du capitalisme. Au contraire! Les «Jean-Roch» de ce parti rêvent d’avoir leurs bourgeois québécois à eux.

Pendant que les québécois feront la guerre aux non-québécois, toujours selon Jean-Roch Villemaire, le socialisme n’avancera pas d’un poil, mais le racisme lui…

Je condamne certainement les propos de Jörg Le Pen, euh de Jean-Roch Villemaire….

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