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Archive for the ‘Environnement’ Category

Tony Blair, un menteur et un tueur de masse sans regret

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i0.wp.com/scrapetv.com/News/News%20Pages/Everyone%20Else/images-4/tony-blair.jpgAprès être passé sous commission en Grande-Bretagne, l’ancien premier ministre Tony Blair affirme ne rien regretter de sa décision d’avoir envoyé ses troupes en Irak, pour déloger Saddam Hussein du trône qu’il s’était octroyé. Il dit du monde, qu’il est plus sûr depuis la chute du défunt Saddam Hussein.

Or, les armées états-uniennes continuent de faire des morts, d’armer des terroristes, de commettre des actes terroristes, de financer le terrorisme, de combler les manques en école de torture dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique, ou européens, de préparer des conflits d’intérêts majeurs pour l’humanité, etc.. Ma question, doit-on envahir les États-Unis d’Amérique,  pour palier à ces dangers?

Depuis l’avènement de la puissance reconnue de ce pays, nul ne peut remettre ce dernier en question, sur ses crimes de guerres évidents, sur ses crimes commis contre l’humanité évidents. Comme pour Israël, les États-Unis d’Amérique semblent intouchables, inaptes à subir des procès, sinon, comme tant d’autres, moins voyous pourtant, des sanctions économiques bien méritées.

Parce que disons-le, si quelconque pays ose remettre en question les politiques étrangères de Washington, il se verra frappé des dites sanctions économiques, pourtant méritées par Washington, bien plus que par quelconque autre pays.

Prenons l’un des pires de ceux-là, à mes propres yeux, la Coré du Nord. Elle est soumise à la junte militaire en place, dictée, ou dictant à Kim-Jong-Il, la voie à suivre. Ce pays a certes, un long éventail de raisons à citer, pour lui soumettre des sanctions internationales, mais ces mêmes raisons, pourtant, ne semblent pas en incriminer autant les États-Unis d’Amérique qui, justement, commettent les mêmes crimes, mais sur autrui.

La Coré du Nord possède des armes nucléaires, qu’elle menace de lancer sur la Coré du Sud et sur le Japon. Washington en possède plus de 1000, en Corée du sud, qu’elle menace, et menaçait avant que la Corée du Nord n’obtienne ses propres ogives nucléaires, de lancer sur Pyongyang. Une autre question! Est-ce que Washington a le droit de faire ce que Pyongyang n’a pas le droit de faire? De posséder des armes nucléaires, et de menacer des pays souverains de lancer ses armes nucléaires contre eux?

Rappelons-nous qu’à Cuba, lors de la crise des missiles, il y avait des ogives nucléaires russes, mais qu’en même temps, même avant, des ogives nucléaires états-uniennes étaient basées en Turquie, pointant toutes sur Moscou! Une autre question? Allons-y! Est-ce que Washington a le droit exclusif de baser des armes nucléaires tout près de ses ennemis idéologiques? Et a-t-elle le droit de recourir à celles-ci, plus que les autres pays tout autant souverains?

Sinon, que dire d’Israël, qui commet des meurtres à peu près tous les jours, de parfaits innocents? Saviez-vous qu’Israël possède l’arme nucléaire, sans faire partie de la liste sélective des possédants de ces ADM, et qu’elle déclare toujours ne pas posséder d’ADM? Ma question! Est-ce que Tel-Aviv a un droit divin de posséder des armes nucléaires, sans faire partie du club sélect de l’AIEA, et un droit divin aussi, de passer incognito vis-à-vis cette même structure, pourtant appelée en 2003, à voir si Saddam Hussein possédait des ADM, dont des armes nucléaires? Rappelons qu’Israël, en 2006, et en 2007, a tué des milliers de palestiniens, ou de libanais, sans là, se faire taxer de terroriste, sans se faire couvrir de sanctions internationales! Elle l’a fait avec des ADM, dont le phosphore blanc, le NAPALM et les armes à sous-munitions. Israël a visé les ponts, les écoles, les hôpitaux, les bâtisses gouvernementales, les centrales électriques et les points d’eau potable, ma question! Est-ce qu’Israël se trouve au-dessus des lois internationales, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne? Est-ce qu’Israël a le droit de posséder des ADM, dont des armes nucléaires, même si elle démontre un visage terroriste à l’année longue et qu’elle ne respecte pas les droits humains des palestiniens, ou des libanais?

Si Tony Blair a raison de dire que le monde est mieux sans Saddam Hussein, qui ne représentait visiblement aucun danger autre, pour la Grande Bretagne et pour les États-Unis d’Amérique, qu’un exemple en matière de politique des ressources naturelles, soit la nationalisation de celles-ci, ais-je raison d’affirmer que nous devrions désormais, penser à renverser la dictature bourgeoise par  les armes, puisqu’elle nous mène à notre perte certaine, ne serait-ce qu’en matière environnementale?

Si la logique de Tony Blair doit s’appliquer, celle-ci aura vite fait de légitimer les pires exactions commises au sein de l’humanité. Bref, le jugement de ce patent incompétent, ou de ce complice d’une tuerie qu’il n’a toujours pas évalué justement, est aussi contradictoire que ses prétentions du monde plus sûr, qu’est le nôtre sans Saddam Hussein!

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Embargo sur les produits du phoque: Enfin!

Posted by quebecsocialiste sur 7 mai, 2009

 Je sais que le parlement européen est bourré d’anticommunistes primaires et contient même une bonne poignée de fascistes qui votent souvent contre le peuple, mais ici, je dois l’avouer: Je supporte leur décision. Il s’agit ici d’une victoire pour la justice et les droits des animaux, particulièrement bafoués dans cette conne-fédération illégitime qu’est le Canada. De quoi je parle? Simplement du progrès de la semaine, j’ai nommé l’interdiction de la vente des produits de l’industrie immorale du phoque sur le territoire européen. Un petit pas pour la cause environnementale, une grande avancée pour les phoques sans défense qui se font massacrer par dizaines de milliers chaque année au Canada pour fournir fourrures et produits de beauté au marché capitaliste de « la mode ». Mais attention! Nos élus qui se foutent de l’opinion publique une fois élus, n’ont pas l’intention de laisser cette « industrie lucrative » de quelques milliers de dollars insignifiants subir une défaite, noooon! La ministre canadienne des Pêches, Gail Shea, a souligné que le Canada étudiait tous les recours juridiques et diplomatiques afin d’empêcher une interdiction. On parle ici de cette vulgaire farce anti-démocratique nommée « Organisation Mondiale du (capitalisme) Commerce » (OMC), l’outil par excellence de la grande bourgeoisie internationale pour combattre les politiques de dignité humaine que certains gouvernements du tier-monde tentent de mettre en place pour préserver leurs populations du capitalisme sauvage qui ravage leurs pays. Mais bon, revenons au Canada: Je voudrais juste souligner, pendant qu’on y est, que la déshonorable Gail Shea est favorable à la censure, dont elle a allègrement fait usage dans son coin de pays contre la presse locale. C’est aussi une francophobe farouchement opposée à l’implantation d’hôpitaux strictement francophones au Nouveau-Brunswick bilingue alors que les hôpitaux unilingues anglais, incapables de servir leurs nombreux clients francophones, sont légions dans cette province. Ça par contre, ça ne lui pose pas problème. Allez-y: Tapez son nom sur google, vous allez en trouver des pas pires sur la dame en question en charge du dossier. C’est donc possiblement une raciste qui va aller faire rire de nous devant l’OMC… que de plaisir en vue…

Pendant ce temps, chez les mass médias…

Mesdames et messieurs, hier plus que d’habitude, c’était le délire à LCN! Entre autres bijoux de propagande bâclée que j’ai trouvé, il y a l’entrevue de la blondasse de service du canal de désinformation continu de Quebecor avec Mac Harb, un sénateur libéral opposé à la chasse aux phoques. La blondasse commence sur un air hautain en lui annonçant qu’il est « seul dans son coin ». Monsieur Harb, qui présentait à l’appui une étude démontrant que 65% des canadiens sont opposés à la chasse aux phoques (la tendance est à peu près la même au Québec), ne l’a pas convaincu et elle a continué sur la note de « vous êtes seul aux communes et bla bla bla » comme si cela avait la moindre valeur informative. La seule chose que j’ai appris en visionnant cette vidéo, c’est que TOUS les partis présents aux communes ont condamné le boycott en coeur. Bravo au Bloc et au NPD, qui nous rappellent qu’ils sont loin de la gauche. Peut-être qu’un jour, ça rentrera dans la tête des droitistes qui pourront enfin arrêter de parler du « Bloc marxiste » et du « socialisme à outrance du NPD »… Quoi qu’il en soit, ça en dit long sur la volonté de ces partis qui disent « représenter la population » alors qu’ils votent à l’unisson contre les demandes de la majorité de ce dernier.

J’ai également eu l’occasion de me brûler quelques cellules en regardant les entrevues de Jean-Luc Mongrain sur le sujet. Dans son entrevue avec Germain Chevarie, le député libéral des Îles-de-la-Madeleine, qui n’avait lui-même pas grand chose d’intelligent ou d’informatif à dire, « le grand Jean-Luc » y est allé de cette affirmation, que j’écris comme il a prononcé: « Nous, urbains et gens de villes, qui savont même pas qu’une poule doit êt’ tuée pour qu’à s’eu’trouve dans l’plastic dans nos comptoirs… » Ce n’est presque pas insultant pour « les urbains », absolument pas! Une banalisation inutile et purement provocative de l’acte de tuer un écureuil sans aucune raison avec ça? Il l’a fait. Il a ensuite affirmé, sans même en nommer des exemples et donc sans la démentir publiquement, que la documentation sur la barbarie de cette chasse n’est que de la « propagande, parce que c’est bien ce dont on parle ici, de la propagande »… Vous savez quoi monsieur Mongrain? Ce que vous faites là, tout comme ce que fait l’empire médiatique criminel (et insultant pour la profession de journaliste) dans lequel vous déblatérez maintenant, c’est de la propagande!

Il y a également une autre entrevue tout aussi vide de contenu informatif dans le cadre de laquelle « le grand Jean-Luc » est allé chercher nul autre député européen que… Peter Stastny, l’ancien joueur vedette des nordiques de Québec, pour défendre « nos » positions anti-faune en Europe (il était parmi la mince poignée qui a voté contre le projet de loi). Sérieusement, il n’y a pas grand chose à dire sinon que « j’aime le Québec et j’aime la chasse et bla bla bla », alors ce n’était que pour mentionner à quel point il est difficile de trouver des députés européens prêts à appuyer la « cause » de la destruction de la magnifique faune nordique. Niveau « propagande », on soulignera l’utilisation d’un ancien joueur de hockey dans une tentative stérile de toucher la corde sensible des québécois. Peter Stastny est, en passant, un anticommuniste primaire et même pour son groupe, il est dans le champs, alors c’est tout dire sur la crédibilité de ce personnage…

Pour finir cette promenade au parc de la folie démagogique, qui de mieux que Riri Martineau, dit « le clown ». C’est difficile à expliquer, mais il a réussi à être encore plus prévisible que ce à quoi je m’attendais. Il ne s’est pas contenté d’écrire un billet pour s’en prendre aux défenseurs de la cause des phoques (et des animaux en général), il est allé jusqu’à littéralement nous servir le même article qu’il y a quelques mois, et ce malgré le fait que la situation soit totalement différente qu’à cette occasion. Son article d’aujourd’hui (mercredi) était intitulé « What the phoque », un titre qu’il a déjà utilisé dans des chroniques antérieures sur le même sujet, ainsi que sur sa critique de la publicité anticonservatrice « la complainte du phoque ». C’était également le titre d’un ancien billet, ce fameux torchon où il avait insulté l’intelligence de « la masse » du Québec au grand complet pour les propos déplacés d’UN individu. Bref, rien de bien original, on voit que Richard se fait vieux. Pour résumer, sa chronique n’est qu’un plat, infecte à la base, qui a été réchauffé, puis surgelé, puis re-réchauffé, puis re-surgeler… En un mot: Martineau nous sert du périmé.

 Ce que je reproche à la chasse aux phoques:

La chasse aux phoques, telle que nous la connaissons, qui consiste à se jeter sur des bêtes à peine capables de se déplacer sur la glace et à les frapper à coup de gourdin jusqu’à ce que mort s’en suive, est une pratique barbare qui n’a plus sa raison d’être en 2009. Certains, comme le propagandiste Germain Chevarie, aiment nous sortir l’étude bidon des « vétérinaires indépendants » qui affirmeraient que d’assomer les phoques à coups « d’aquapik » (un beau ti-nom inuit qui n’enlève rien au fait qu’on parle d’un vulgaire morceau de bois avec un pic au bout), ce serait « la façon la plus humaine possible » (lire: la moins coûteuse) de mettre fin à leurs jours. Connaissant le cas du camarade Sylvain, dont le « médecin indépendant » (payé par son patron) a déclaré que son pied blessé et douloureux ne lui faisait en fait ressentir aucune douleure rien qu’en passant sa main dessus, laissez-moi douter de la crédibilité de ces « indépendants » sortis de nulle part. Ensuite, il y en a dans les médias qui aiment bien nous sortir « le cas inuit » pour tenter de nous accuser de « double mesure ». Laissez-moi vous expliquer pourquoi il ne s’agit pas d’une double mesure. Tout d’abord, la manière qu’ont les inuits de tuer les phoques est exactement la même, donc je condamne avec autant d’énergie. Ensuite, et c’est bien là le point de différence le plus important, les inuits chassent le phoque pour leur viande, ce qui en fait une chasse de subsistance, ou de survie si vous préférez. Ils mangent la viande, puis vendent les surplus, fin de l’histoire (jusqu’à ce qu’ils ne soient plus dépendants de ce moyen de subsistance, ou qu’ils changent leur manière de chasser). Du côté des Îles-de-le-Madeleine et de Terre-Neuve, nous savons que la majorité des phoques tués le sont pour leur fourrure et pour leur graisse, qui est utilisée dans des produits de beauté. Utilité: ZÉRO. Je ne considère donc pas la chasse aux phoques comme un travail honnête et vous comprendrez que j’appui l’interdiction pure et simple de cette chasse barbare pratiquée comme à l’âge de pierre, sauf qu’aujourd’hui, c’est en mode « production de masse » que ces bêtes innocentes sont massacrées au nom de l’industrie de la mode du Ô capital! Qu’avez-vous dit monsieur Chevarie? 30% de l’économie des Îles-de-le-Madeleine provient de cette industrie du massacre? Si, avec ses maigres recettes pour les chasseurs eux-même, vous n’êtes pas capable de trouver un autre moyen plus honnête de gagner vos vies, vous n’avez qu’à demander au gouvernement de créer une industrie respectable et des emplois convenables pour les travailleurs dans votre région. En parlant du gouvernement…

Le gouvernement corrompu du Québec appui la chasse aux phoques contre la volonté de la majorité des québécois!

À l’exception d’Amir Khadir, tous les députés de l’Assemblée nationale ont appelé mardi le Canada à contester, devant l’Organisation mondiale du commerce, l’embargo européen sur les produits du phoques. J’aimerais profiter de cette nouvelle pour féliciter le député solidaire Amir Khadir pour son leadership, car disons le carrément, il est le seul député du Québec à avoir voté dans le sens de ce que désirait 65% de la population québécoise. Quant aux autres opportunistes des partis bourgeois, la honte est sur eux et je leur interdit de parler en mon nom. Ni moi, ni monsieur Khadir, ni Québec Solidaire ne reconnaissons l’OMC mafieuse et anti-peuple de toute façon.

Pour plus d’information:

Pour finir, si vous voulez plus de documentation en la matière, je vous conseillerais le site de l’IFAW (International Fund for Animal Welfare), ainsi qu’une autre page que j’ai trouvé et qui contient des informations fiables sur le sujet. Attention: Cette prochaine page contient des images qui peuvent choquer. Si vous êtes prêts, cliquez ici.

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Québec Solidaire remet en question le capitalisme!

Posted by quebecsocialiste sur 30 avril, 2009

À la veille de la Journée internationale des travailleurs et des travailleuses, Québec solidaire procédait aujourd’hui au lancement de son manifeste Pour sortir de la crise : dépasser le capitalisme ?.

L’actuelle crise économique est l’aboutissement des politiques néolibérales imposées depuis 30 ans par les divers gouvernements, selon le député de QS, Amir Khadir, qui est donc d’avis qu’elle n’est pas seulement le fait de quelques fraudeurs.

« Notre système économique lui-même, basé sur l’accumulation de profits sans fin, est en grande partie responsable des problèmes que nous vivons actuellement. Il est temps de revoir ce système pour qu’il place l’humain et la nature au centre de ses préoccupations. Québec solidaire propose de dépasser le capitalisme et d’oser aller vers des alternatives radicalement différentes au plan politique, social et écologique. Déjà des initiatives citoyennes et politiques existent : économie sociale, agriculture verte, énergies renouvelables, systèmes d’échanges et de troc, etc. Allons plus loin! Plus que jamais, un autre Québec et un autre monde sont non seulement possibles, mais nécessaires », a conclu Amir Khadir.

La brochure du manifeste sera distribuée dans toutes les régions du Québec au cours des prochaines semaines. Le manifeste complet est disponible au www.quebecsolidaire.net.

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Au royaume des imbéciles

Posted by jimmystgelais sur 17 avril, 2009


Il y a un royaume que vous connaissez où les habitants n’ont aucune conscience des répercussions de leurs gestes. Comme un idiot sciant la branche sur laquelle il se maintient, leurs actions menacent de plus en plus leur survivance.

Le Roi de cette contrée en péril clame à ses sujets de jouir de la vie sans penser au lendemain tandis qu’on empile d’indécentes richesses dans le palais royal. Les champs de blé se vident, l’eau des puits commence à se tarir et les forêts meurent à petit feu.

Contre toute attente, on ne fait rien. On se cache la tête sous le sable. Les conseillers du Roi le rassurent en lui disant que tout va bien.

Et les paysans, dont la pensée est totalement atrophiée par les beaux discours du Roi et de sa cour, offrent stupidement toujours et encore leurs services à l’élite monarchique qui s’enrichit excessivement.

Malgré l’évidence d’un futur incertain ainsi que problématique, rien ne bouge sur ces terres autrefois prospères. Les ressources commencent à manquer, la pauvreté s’installe pernicieusement et le peuple accepte le tout sans quémander de changements cruciaux à la pérennité de son existence.

À croire qu’au royaume des imbéciles, rien n’est impossible…

Homo Politicus

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La nouvelle coqueluche d’Antagoniste

Posted by quebecsocialiste sur 2 avril, 2009

Coup de théâtre! Ce n’est qu’un autre démagogue infantile de FAUX NEWS!

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Voici pourquoi Amir Khadir a été élu

Posted by quebecsocialiste sur 20 mars, 2009

(Je ne suis pas l’auteur de ce vidéo)

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George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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Un tueur sanguinaire invité à Calgary

Posted by sylvainguillemette sur 13 février, 2009

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Alors que nos critiques envers la reconstitution de la bataille des plaines d’Abraham semblent porter fruit, un autre scénario plutôt scandaleux s’ébauche en Alberta. Le 17 mars prochain, un être plus détesté que jamais par son propre peuple, ayant porté l’impérialisme à son plus haut niveau depuis des décennies aux États-Unis d’Amérique et ayant fait de l’économie états-unienne, la risée du monde entier et le malheur des travailleurs touchés par les faillites successives, néanmoins, sera présent sur le sol albertain pour une conférence intitulée «Une conversation avec George W. Bush». Oui, oui, vous avez bien lu! On rendra hommage à ce pourri de tueur de masse qu’est le pire président de l’histoire des États-Unis d’Amérique!

Après avoir fait tuer plus d’un million d’irakiens, après avoir menti honteusement à son peuple plus de 900 fois pour le conduire ensuite dans une guerre illégitime, après avoir possiblement joué un rôle dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001 au WTC –de toute façon, c’est la maison blanche qui a financé Al-Qeada et les talibans!-, après avoir ordonné l’utilisation d’Armes de Destruction Massive sur des civils irakiens, après avoir proféré la propagande qui voulait que le réchauffement climatique ne soit qu’un complot socialiste, après avoir participé à quelque coups d’État –dont le coup raté monté contre Hugo Chavez démocratiquement élu-, après avoir induit en erreur la population mondiale sur les stocks d’ADM de Saddam Hussein, après avoir saccagé le pays de celui-ci (ainsi que les vestiges du passé, comme la porte de Babylon –des dalles âgés de plus de 2000 ans ont été détruites par des blindés qui se sont stationnés dessus-), après avoir coupé dans les programmes sociaux –dont l’aide aux personnes âgées, pauvres et aux vétérans!- tout en faisant des cadeaux aux bourgeois et gens riches des États-Unis, après avoir menti sur ses états de service au sein de l’armée, bref, après avoir mené un combat idéologique digne des plus sectaires des êtres humains, George Walter Bush sera l’invité d’Andy McCreath, l’organisateur de l’évènement en question qui réunira près de 1500 personnes, ou complices devrais-je dire!

Que l’on s’insurge lorsque des dignitaires irrespectueux des droits humains posent le pied sur notre sol, c’est tout à fait normal, plus particulièrement lorsqu’ils sont responsables, comme monsieur Bush, de centaines de milliers de morts inutiles –voire le million, dont les soldats états-uniens considérés comme chair à canon-. On s’insurgeait au Québec, il y a si peu de temps, du port d’un drapeau du Hezbollah par Pierre Falardeau. Comment peut-on aujourd’hui percevoir autrement le fait qu’Andy McCreath est en train d’inviter un tueur de masse, un chef sanguinaire en sol canadien? Bush n’est plus président et ne dispose donc plus de cette immunité diplomatique, c’est un être humain à qui l’on peut reprocher des crimes et il a commis ces crimes ignobles.

À des fins monétaires, le président sortant a déclaré la guerre, en 2003, à l’Irak de Saddam Hussein, le même dictateur que son propre pays avait soutenu par le passé -1982, Washington vend des armes à Saddam Hussein pour qu’il entre en guerre contre l’Iran. Un an plus tard, Washington vend des armes à l’Iran pour se défendre de Saddam Hussein!-. Mais les faits sont les faits, et des centaines de milliards de dollars, sinon des milliers, furent engloutis par des entreprises privées spécialisées soit dans l’armement, l’aéronautique ou le service –Haliburton (qui fut en passant, mandatée sans appel d’offres et qui fut par le passé, dirigée par Dick Cheney –qui détient toujours des parts!-)-. Bush avait donc déjà, en 2004 et 2005, gagné son pari et ce, même si l’Irak était toujours plongée dans le chaos et la guerre civile. Parce que la réelle bataille de ces conservateurs républicains, des concédés à la cause bourgeoise, n’était de fait que le lobby des armements, lequel fut plutôt payant ces dernières années aux États-Unis d’Amérique.

Andy McCreath est lui, depuis longtemps déjà, lié au domaine du pétrole et je n’aurai pas besoin de vous faire des pieds et des mains pour vous dire qu’il s’agit ici du pétrole le plus polluant du monde, celui des sables bitumineux. Bien que sa production ait été assaillie par la crise économique en cours, ce pétrole salissant demeure l’objet de plans stratégiques économiques et cela, ne calculant aucunement l’effet qu’il peut et pourrait avoir sur notre environnement à court, moyen ou long terme. Mais rappelons-nous que pour ces conservateurs aux idées obscurantistes, le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste et que l’on peut polluer indéfiniment.

«C’est vraiment excitant d’avoir le président Bush en visite à Calgary» – Andy McCreath, alors qu’en Europe, les manifestants l’ont bien averti qu’il serait accusé de crimes de guerre –commis par ses troupes en Irak- et de crimes contre l’humanité s’il y mettait les pieds. C’est tout dire l’indifférence des «Andy McCreath» vis-à-vis ces crimes infâmes qu’a pu commettre cet invétéré terroriste.

Encore une fois, cela s’inscrit dans l’histoire de ce mouvement dit «conservateur» et se cumule aux autres évènements tranchés certes, mais très révélateurs quant aux valeurs défendues. George Walter Bush n’est pas ici le bienvenue, qu’on se le tienne pour dit!

(Ceux qui voudraient organiser une levée pour accuser ce tyran de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, envoyez-nous vos idées. Il nous fera plaisir de faire partie d’un tel collectif.)

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Pétition pour la préservation de la faune en Alaska

Posted by quebecsocialiste sur 2 février, 2009

Il semblerait que Sarah Palin n’ait pas encore compris qu’elle et son patron sénile ont perdu (lamentablement) la course à la présidence. En effet, à la suite de la décision du nouveau président Obama d’interdire de nouvaux forages dans des réserves fauniques nationales afin de sauver les nombreuses espèces en voie d’extinction de la région et ainsi préserver cette nature fragilisée par l’activité humaine (décision que nous appuyons), Sarah « corrupted hockey mom » Palin, en sa position de gouverneure de l’Alaska (état qu’elle a déjà voulu voir être régit par la « loi biblique », en contradiction absolu de ses intérêts de femme), a décidé de s’opposer en cour fédérale à la présence des baleines bélugas « cook inlet » sur la liste des espèces menacés d’extinction (et donc « protégées » dans une certaine mesure par le gouvernement), une espèce dont le nombre est aujourd’hui estimé à 300 (vous avez bien lu: 300) et dont la présence empêche les amis du parti républicain de détruire la place pour se faire encore un peu plus de $$$$ au détriment des générations futures.

Que pouvons-nous faire contre cette injustice, nous, en tant que commun des mortels? Nous pouvons tous signer cette pétition destinée directement à madame Palin et lui faire part de notre opposition collective, mais aussi en tant qu’individus concernés, à son petit projet de spoliation massif de la nature dans les réserves fauniques d’Alaska.

Justice pour la nature et les espèces en voie de disparition!

Nous voulons un avenir pour nos enfants!

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Daniel Audet, le spécialiste du socialisme de JDM

Posted by sylvainguillemette sur 20 janvier, 2009

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(anti-syndicaliste notoire, défenseur des idées de droite, pseudo-journaliste)

Le cas Daniel Audet

Après Richard Martineau, sa colistière Johanne Marcotte la toute lucide et quelques uns des blogueurs drètistes d’internet, c’est au tour de Daniel Audet du Journal de Montréal de s’en prendre aux idées d’Amir Khadir, de son parti, en s’en prenant à l’homme plutôt qu’au bien fondé de son argumentaire basé sur une expérience indéniable.

Dans un texte des plus ABC, bâti d’un échafaudage primaire, le pseudo-spécialiste du socialisme ravage l’homme politique en retournant sur les évènements du «lancer de chaussure», sur l’effigie d’un des plus grands tueurs de masse de notre ère, George Bush. Mais se serait-on offusqué d’un tel acte vis-à-vis Saddam Hussein, lui qui pourtant, n’est pas responsable d’autant de morts que George Bush -et l’ancien copain du père de ce dernier-?

Qu’Amir Khadir n’ait pas excusé ses actes est pour son électorat, un signe d’encouragement brisant le cynisme de ce dernier, puisque pour une fois, un politicien dit les mêmes choses qu’«avant», après avoir été élu démocratiquement par une majorité populaire. Que les autres politiciens n’aient pu en faire autant me désoriente sur leur position quant aux criminels de guerre, quant aux crimes de guerre même.

Populisme crasse et abjecte


L’article de Daniel Audet s’inscrit dans une suite d’articles populistes et démagogiques publiés par le journal anti-syndical de Montréal et laisse croire au lecteur aliéné, qu’Amir Khadir pourrait agir par intérêt personnel, voire populiste. Cela ne vise qu’à effrayer le lectorat du journal des mesures socialistes, alors qu’un effondrement du capitalisme fut bel et bien amorcé l’année dernière et ce,  à travers le monde. Les craintes de voir le socialisme ressurgir leur impose de lancer une propagande sans retenue envers les militants de la gauche qui pourtant, tiennent bon grâce à un argumentaire de béton. Daniel Audet accuse Amir Khadir de miser sur le populisme, dans un article «populiste» et sans contenu argumentaire.

S’en prenant ensuite à l’électorat lui-même de monsieur Khadir, Audet les accuse de snobisme. De suivre une mode… Et c’est ça le plus méprisant, envers ces électeurs qui dois-je le croire, n’auraient pas toute leur tête, selon Daniel Audet l’anti communisme primaire. Comme pour vouloir mettre des épices sur son spaghetti à la sauce du jour, Audet enchaîne avec des attaques non-argumentées contre les communistes, contre le Parti communiste du Québec entre autre.

Il dit, avec certitude affichée, que les communistes, eux, avaient au moins l’honneur de pratiquer leur dogme… Or, Karl Marx semblait bien avoir raison, si l’on se fie aux derniers évènements touchant l’économie capitaliste; de la cartellisation des richesses aux effondrements multiples des marchés, suivis du pillage des prolétaires et divers contribuables afin de sauver l’odieux système d’exploitation des masses.

Et pour se convaincre, Audet en rajoute en citant un chef d’œuvre, Germinal. Mais en quoi est-ce que Germinal avait-il tort, sur quels points l’exploitation n’était-elle pas démontrée dans ce film, fait et refait, et refait? Bref, plus d’un siècle de raison, laissé dans l’oubli par des capitalistes fautifs et complices, pourtant confrontés aux échecs multiples et aux bilans les plus sombres sur leur modèle économique basé sur le parasitisme des exploitants, envers des exploités.

Quant aux connaissances de monsieur Audet sur le communisme, elles sont aussi profondes que celles de Joe le plombier en électricité. Passant des purges staliniennes, qu’il cite d’ailleurs ainsi, telles quelles, au froid régime des Khmers Rouges, Audet n’en démord pas, c’était du «communisme«! Or, tous savent aujourd’hui que les régimes qui ont pu se réclamer du communisme sans pour autant afficher quelconque projet socialiste, mais également, que l’habit ne fait pas le moine.  Bref, Staline n’appliqua aucunement la dictature DU prolétariat, mais bien SA dictature SUR le prolétariat. Ce qui n’a rien de communiste… Quant aux Khmers rouges, autant prétendre que Charles Taylor du  Liberia, était capitaliste alors… Si par le seul fait de s’en réclamer, un être peut être considéré comme communiste par les ignorants en la matière, je déclare que George Bush peut lui, se mériter le prix Nobel de la paix! Visiblement, monsieur Audet n’y connait strictement rien.

Par exemple, où sont les conseils populaires munis d’élus révocables en tout temps, dans l’un ou l’autre des exemples cités par monsieur Audet? Mais encore, il est odieux et abjecte de lancer des bilans mensongers sur des systèmes n’ayant tout simplement jamais existé, alors que le capitalisme, lui, bien réel, s’effondre tous les 30 ans et mène à la misère, des milliards d’êtres humains, tout en concentrant les richesses dans les poches des bourgeois, une élite parasitaire qui se situe en de ça des 5% globalement parlant. Si monsieur Audet voulait sérieusement lancer des bilans, il pourrait constater que l’année 2008 donne suite au plus gros pillage de l’histoire de l’humanité et que c’est encore une fois signé, CAPITALISME.

Je suis fier du parti auquel je contribue, d’abord pour ses efforts vis-à-vis les multiples attaques disgracieuses et sans fondement dont elle est victime, mais aussi pour son ouverture d’esprit par rapport à nous, les communistes, ce dont Audet ne pourrait se targuer.

En 2009, c’est odieux de prétendre que le capitalisme, ce système pourri qui légitime l’exploitation des êtres humains par une élite non-méritante, qui ne partage pas les richesses, mais qui les concentre chez cette même minorité citée, s’avère être le meilleurs système. Avec autant de défaites, de crimes commis par impérialisme, bref, de pauvreté et de sang versé –sans parler du gaspillage de ressources et de la pollution massive-, les capitalistes trouvent encore le culot pour cracher leur venin sur leurs opposants idéologiques en sortant bien entendu, les vieux épouvantails désuets, dont même les communistes les plus sérieux se sont débarrassés depuis belle lurette.

Le communisme, «le pire système qu’ait connu l’humanité» affirme Daniel Audet…  Mais qu’en connait-il? Il n’a cité aucun communiste, il a même cité un ancien copain de Washington pour auto-affirmer ses dires. Et si nous comparons le régime de Cuba à celui des autres pays de l’Amérique latine de droite – ce qui en reste d’ailleurs -ou des pays du tiers-monde, Cuba sort gagnante à coup sûr, sur tous les plans! Santé? Éducation? Mettons Audet au défi de prouver le contraire… Sinon, tous les systèmes capitalistes,, eux, n’ont survécu que grâce aux pillages systématiquesdes contribuables, dont les prolétaires, sans même avoir leur consentement. Tantôt appelés «Plans de sauvetage» ou «Deal» , ces efforts ne sont en fait et en réalité, que le transfert d’une dette bourgeoise vers le prolétariat, les dits «fonds publics».

J’aimerais également ajouter que le Parti communiste du Québec, lequel est cité par Daniel Audet le populiste crasse, n’a jamais commis de crimes contre l’humanité, ni de crimes de guerre, ni fait couler quelconque goutte de sang. Alors que le gouvernement Harper, lui, a bel et bien torturé un enfant-soldat, ce qui constitue un crime de guerre, violant les conventions signées par Ottawa, monsieur Audet n’a pas jugé bon condamner ces pratiques haineuses et violentes. Ça ne dérange pas monsieur Audet, il en a contre les communistes, lui qui travaille pour un journal réactionnaire et anti-syndical. Et pour les tirs de phosphore blanc de l’armée canadienne en Afghanistan, ou du maintient de la dictature en Afghanistan? Monsieur Audet est sélectif dans ses attaques, dans ses accusations. Ça, ça ne le dérange pas non plus, étant donné que ce sont des capitalistes, donc des alliés idéologiques, qui commettent ces crimes violents et haineux. Daniel Audet, comme ses comparses drètistes, est infligé par le syndrôme de la critique sélective.

Le plus con!


Le plus con dans tout ça, à part monsieur Audet lui-même, c’est que ce dernier espère briser l’appui à monsieur Khadir, aux forces progressistes, en citant son interrogation sur les attentats du 11 septembre 2001. Or, monsieur Khadir n’accusait personne, il se questionnait, ce qui était parfaitement légal et normal, compte tenu des inepties que véhiculait l’administration Bush. Mais monsieur Audet, lui, semble tout savoir, c’est qu’il est omniscient devons-nous comprendre. Ou encore,c’est le syndrôme qui fait encore des siennes et monsieur Audet ne trouve rien d’anormal dans toute ces escroquerie.

Et de plus en plus de gouvernements affirment trouver plutôt louche, la conception historique des évènements du 11 septembre 2001. Qui ne peut pas se soucier des liens entre la famille Bush et la famille Ben Laden? Qui ne peut pas se soucier du fait que la mission afghane ait débuté bien avant les attentats du 11 septembre 2001? Qui ne soucie pas des «900 mensonges» proférés par le président états-unien, ce tueur de masse impuni nommé George Bush? Qui ne se soucie pas des liens qu’avait Hamid Karzaï, en tant que consultant chez UNOCAL, avec la maison blanche qui considérait à l’époque, les talibans comme un gouvernement légitime? Qui ne soucie guère des explosions ayant été entendues et vues au bas des tours, ce fatidique jour de septembre en 2001? Les faits sont qu’aucune enquête réelle n’a eu lieue, qu’elle était strictement contrôlée par Washington et ses services secrets. Les faits sont aussi que le jeune frère de Bush, quelques semaines avant l’attentat, installait le système de sécurité du WTC pour une coquette somme de quelques millions de dollars, tout en remplissant le bâtiment de poussière, comme si l’on avait creusé des trous dans les murs. Que dire du fait que le propriétaire a assuré ses tours contre les attentats terroristes spécifiquement, queqlues semaines avant les attentats et alors que ses affaire$ n’allaient pas tellement bien? Sont les faits également, qu’Al-Qeada et les Talibans, furent financés, armés et entraînés par la CIA, une organisation terroriste comme tant d’autre, mais qui doit être légitime, aux yeux des «Daniel Audet». Ces ennemis d’aujourd’hui, Al-Qeada et les Talibans, étaient en fait les outils utiles d’un passé douteux.

Conclusion

Je me réjouis de savoir que de plus en plus de prolétaires se démarquent par leur conscience et que les discours populistes crasses anti-communistes, comme ceux de monsieur Audet, ne trouve écho que parmi les aliénés et les capitalistes encore cons-vaincus, malgré l’effrayante réalité qui afflige leur modèle économique parasitaire -en mode survie-, pour une Xe fois. L’effroyable réalité, c’est que les futurs chômeurs devront leurs futures dettes et celles de leurs enfants au si merveilleux système capitaliste, puisque sans leurs fonds de poche, les dettes bourgeoises ne seront jamais résorbées et le système s’écroulera sur lui-même. Alors c’est sans consentement que ces contribuables se verront payer la note, comme avant, comme ce sra toujours le as sous le capitalisme, sous cette dictature bourgeoise.

Avec un peu plus d’«Amir Khadir», ce sera un peu moins de messieurs «Audet» et nous ne pouvons que nous en réjouir, tout comme nous pouvons nous réjouir de la chute adéquiste et du système capitaliste international, de cette dictature bourgeoise qui depuis déjà trop longtemps, maintient dans la misère une humanité plus méritante que ses minoritaires exploitants.

Révolution, seule solution!

Sylvain Guillemette (communiste membre de Québec-solidaire et du Parti communiste du Québec)

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