Reactionism Watch

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Soixante heures à «Torontonamo»

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 3 juillet, 2010

Voici un texte qu’un camarade ma conseiller de lire qui me remplit de frustration. Les faits et les témoignages sont ceux des événements de la semaine passée à Toronto.  Je vous avertis que ce que vous allez lire est très choquant et démontre très bien l’État dans lequel nous vivons un État policier fort, irrespectueux de la jeunesse et abusant de son pouvoir d’autorité digne d’un pays en dictature. Le discours de certains est que les policiers doivent intervenir avec plus de force alors je vous conseille de lire ce qui suit et de nous dire comment il doit y avoir plus de force la prochaine fois?

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Par Agnès Gruda

Dans la vie de tous les jours, Maryse et Jacynthe Poisson sont des étudiantes d’université vives, intelligentes et engagées.

La première étudie en travail social, la seconde en droit international. L’été, elles travaillent comme animatrices, l’une avec des jeunes, l’autre dans un quartier défavorisé. Ce sont aussi des soeurs jumelles. Elles ont 21 ans.

Mais pendant un cauchemar qui aura duré presque 60 heures, Maryse et Jacynthe n’étaient plus rien de tout cela. Elles étaient devenues des détenues désignées par un numéro inscrit sur un bracelet: 5366 pour Maryse, 5340 pour Jacynthe.

Pendant ces presque 60 heures, Maryse et Jacynthe ont mangé seulement quelques sandwichs au fromage Kraft. Parquées dans des cellules aux murs grillagés, leur univers se limitait à une toilette chimique laissée à la vue de tous, à un néon jamais éteint et à un plancher de béton froid.

Elles se sont fait confisquer leurs chaussures, leur montre et leur soutien-gorge. Oui, oui, leur soutien-gorge. C’est à cause de l’armature de métal, potentiellement dangereuse, paraît-il.

Au moment de monter dans le fourgon cellulaire, Jacynthe s’est même fait prendre ses lunettes. Comme elle est très, très myope, elle a passé près de trois jours dans le brouillard, incapable de lire les badges des policiers qui la traitaient comme elle n’avait jamais imaginé être traitée dans son pays, le Canada.

Car cette histoire se passe bel et bien au Canada, en 2010. Jacynthe et Maryse font partie du millier de personnes qui ont été arrêtées après que des casseurs eurent fait déraper les manifestations contre le sommet du G20.

Il était environ 8h45, dimanche, quand les policiers armés sont entrés dans le gymnase de l’Université de Toronto où elles dormaient en compagnie de 200 autres jeunes Québécois.

«Police! Haut les mains!» ont crié les agents. C’est là que le cauchemar a commencé. Il s’est terminé quand elles sont rentrées à Montréal, dans la nuit de mardi à mercredi, avec une accusation de complot sur les bras.

Nous nous sommes rencontrées dans un café, où elles m’ont raconté leurs deux jours et demi d’incarcération, leurs moments de révolte, de déprime et d’impuissance. Mais aussi les bulles d’humour et de solidarité.

Leur récit confirme ceux d’autres manifestants arrêtés au cours du week-end. Il recoupe les observations de l’Association canadienne pour les libertés civiles, selon laquelle la vaste opération policière du week-end était «disproportionnée, arbitraire et excessive».

Le hasard

L’avocat que Jacynthe et Maryse ont fini par consulter avant d’être libérées leur a conseillé de ne pas témoigner publiquement des événements du samedi, jour de la grande manifestation, tant que leurs démêlés judiciaires ne seront pas terminés.

Je me contenterai donc de noter que c’est le hasard le plus pur qui les a fait atterrir dans les autocars nolisés par la Convergence de luttes anticapitalistes (CLAC), qui ont amené des dizaines de manifestants à Toronto.

Pourquoi manifester contre le sommet des chefs d’État? Maryse voulait dénoncer certaines positions du gouvernement Harper, comme le rejet de la taxe bancaire. Jacynthe voulait se faire une meilleure idée du G20. Ses professeurs en parlent plutôt favorablement. Elle voulait voir l’autre côté de la médaille. Au lieu de ça, elle est passée de l’autre côté du miroir…

Réveil brutal

Après l’arrivée des policiers, les jeunes ont été sommés de rester assis, les mains à la vue des agents. Interdit de s’habiller. Interdit de se rendre aux toilettes. Un à un, ils ont décliné leur identité, fait fouiller leur sac, tendu leurs mains pour se faire menotter. Et ont attendu.

C’est là qu’un policier a demandé à Jacynthe de lui remettre ses lunettes. En cas d’accident du fourgon cellulaire, elles risquaient de lui causer des blessures.

Arrivées au centre de détention temporaire, c’est le choc: ces cages métalliques, ces toilettes découvertes, ça semblait sortir d’un mauvais film. «Dans une cage, il y avait plein de filles toutes recroquevillées. C’était dégradant», raconte Maryse.

Dans leur récit, Maryse et Jacynthe ont de la difficulté à situer les événements dans le temps. Faute de points de repère, les étapes de leur détention se fondent en un magma où certains éléments se découpent avec une précision chirurgicale.

«On devait crier pour tout. Pour avoir de l’eau. Du papier toilette. De temps en temps, on recevait un petit verre en styromousse ou quelques feuilles de papier», raconte Maryse.

Certains détenus s’entassaient à 30 dans une cage. Quand ils avaient faim ou soif, ils secouaient la plaque de métal fixée sur la grille. Le vacarme était infernal.

Les policiers se promenaient entre les cages en criant des noms et des numéros, l’air perdu. Dans la cellule de Maryse, il y avait une femme qui souffrait de problèmes de santé mentale. Elle réclamait ses médicaments. «Calm down», lui disaient les policiers. «Elle a fini par péter une coche, elle a crié et frappé sur les murs.» Il a fallu qu’elle en arrive là pour obtenir des soins.

Dépouillées de tous leurs biens, les prévenues qui avaient été surprises dans leur sommeil ne portaient pour la plupart qu’un short et une camisole. Certaines ont obtenu des chaussettes ou un chandail. Toutes ont eu froid.

Fouille à nu

Impossible de dormir: trop froid, trop bruyant. À un moment, on a commencé à appeler les jeunes femmes une à une. Celles qui revenaient tremblaient et pleuraient. Elles venaient de subir leur première fouille à nu.

À un moment, les «filles» sont transférées, pieds et mains liés, vers la Cour, puis vers la prison des femmes. Deuxième fouille à nu, devant une porte ouverte cette fois.

À un moment, les jumelles subissent un interrogatoire surréaliste. «As-tu l’intention de te suicider dans les deux prochaines heures?» Puis: «Es-tu folle?» Elles s’étonnent encore de cette formulation méprisante.

À la prison des femmes, les prisonnières finissent par recevoir leur premier repas digne de ce nom et des uniformes verts qui les tiennent plus au chaud. Mardi, elles comparaissent enfin devant le juge, qui les informe de leur acte d’accusation: complot avec intention criminelle.

Avant de partir, Maryse et Jacynthe doivent encore signer leurs conditions de libération. «Signez tout de suite», leur dit le policier. Quand elles prennent le temps de lire le document, elles se font menacer de retourner en prison. Quand elles protestent, elles se font répondre: «La prochaine fois, vous irez commettre votre crime au Québec!»

Enfin libres, les filles tombent dans les bras de leur père. Mais encore faut-il aller chercher leurs biens à la prison des femmes. Maryse retrouve presque tout, sauf une écharpe, un manteau et une petite culotte d’une couleur suspecte: le noir…

Jacynthe, elle, n’a jamais récupéré ses affaires. Elle est sortie de prison sans papiers d’identité, sans carte bancaire. Et sans lunettes.

Montagnes russes

Pendant leur incarcération, les deux jeunes femmes ont connu les montagnes russes, passant de la colère à l’abattement. Parfois, les détenus se livraient à des jeux pour passer le temps. Des jeux d’enfant où, par exemple, ils personnifiaient des animaux pour défier les policiers. «Ils nous traitaient comme des animaux, alors…»

Et il y a aussi eu des moments de délire joyeux. Dominic, étudiant en sociologie, raconte comment les gars de sa cellule ont fabriqué un ballon en plastique et styromousse. C’était l’Italie contre le Ghana…

Mais ces moments de légèreté ne changent rien au fond des choses: Maryse, Jacynthe, Dominic, tout comme Émilie Guimond-Bélanger, l’émissaire de Québec solidaire au G20, elle aussi accusée de complot, ont tous été profondément choqués par ce qu’ils ont vécu.

«Jamais je n’ai senti que les policiers me considéraient comme si j’étais présumée innocente», dit Jacynthe. «Jamais je n’aurais cru que mes droits pouvaient être violés comme ça», dit sa soeur jumelle.

Émilie Guimond-Bélanger souffre d’hypoglycémie et il a fallu qu’elle se sente défaillir pour qu’un policier prenne son état au sérieux. «Je ne demandais pas des oreillers de plume, je voulais juste manger!»

Et tous racontent comme il était pénible d’être maintenus dans l’ignorance absolue de ce qui les attendait. Pire: d’être sans cesse nourris de faux espoirs. Le verre d’eau s’en vient; le coup de fil, c’est pour bientôt. Des heures plus tard, toujours rien.

Dominic est un jeune homme costaud de 23 ans. Mais à un moment, il a craqué. Une nuit, il a vu ses compagnons couchés sur le sol, grelottant dans leur sommeil. «On aurait dit qu’ils faisaient une crise d’épilepsie.» Dominic a alors éclaté en sanglots.

Pendant un moment, il a eu l’impression d’être à Guantánamo. Les gars de sa cellule ont d’ailleurs rebaptisé leur prison. Ils l’ont appelée: «Torontonamo».

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/201007/01/01-4294842-soixante-heures-a-torontonamo.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4295050_article_POS1

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Le communisme selon les médias

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2009

http://dutron.files.wordpress.com/2009/03/kim-jong-il.jpg

En début de semaine s’est ouverte, la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, pour faire suite au protocole de Kyoto qui arrive à sa fin. Harper n’y était pas, car, idéologiquement parlant, celui-ci continue de croire que le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste –et le récent «scandale» du ClimateGate n’était finalement qu’une superficialité quant aux portées qu’il avait vis-à-vis les données recueillies depuis 21 ans par la communauté scientifique- et préfère défendre les intérêts des grandes pétrolières –comme Mulroney qui défendait les minières accusées de complicité dans des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en Afrique-. D’ailleurs, nous avons vu notre premier ministre faire un tour en Chine dite communiste, qui ne l’est pas lorsque l’on constate les faits. Et une des raisons pour lesquelles Ottawa n’y allait pas avant, la seule en vérité, c’était justement la prétendue appartenance à l’Internationalisme socialiste de ce grand pays surpeuplé, prétention qui fut détruite par le temps, et les faits. Et c’est surtout, sur ce point que je désire axer mon texte, car à la suite de sa visite en Corée du sud, où il a fait une attaque en règle contre le communisme d’idéologie –qu’il disait chancelante, tout en pointant la Coré du Nord -, une prétendante au journalisme a fait suite à ses attaques, tout en ne considérant bien sûr pas, les faits, à l’instar des autres médias capitalistes bornés.

Parlant de la Corée du Nord, et de la Corée du Sud, Emmanuelle Latraverse de Radio-Canada a parlé d’une confrontation entre  la démocratie et le communisme. Or, pour ce faire, il aurait fallu que madame tire de véritables conclusions, à savoir, ce qu’est le communisme, et ce qu’est la démocratie et, qu’a de prétendument démocratique, la société libérale et capitaliste, par rapport au communisme. Ensuite, une fois le communisme étudié, puis compris, elle n’aurait pu que s’apercevoir que la Corée du Nord ne portait que les habits du moine, et que l’habit ne fait pas nécessairement le moine.

En Corée du Nord, Kim-Jong-Il règne sur son prolétariat –et toutes les autres classes, quelles qu’elles soient-, comme un grand roi, et remettra même ses pouvoirs entre les mains de l’un de ses fils héritiers. Déjà, question d’authenticité du communisme avec les écrits de Karl Marx et Engels, c’est raté. Le communisme n’est pas la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, mais précisément, du prolétariat, sur quiconque, y compris sur cette royauté d’un autre temps qui méprise le peuple nord-coréen. Mais il faut donc savoir ce qu’est le prolétariat, pour savoir reconnaître sa dictature, pour ensuite finaliser notre observation par la conclusion suivante. Le communisme n’a finalement jamais existé, où que ce soit au monde, et ce qu’ont vécu les gens prétendant le contraire n’était nul autre que la dictature sur le prolétariat d’une poignée de prétendants, plutôt que son contraire attendu par les communistes. Il n’était donc pas question de conclure obstinément au communisme dans le cas de la Corée du Nord, surtout que les faits démontraient exactement l’épanouissement de son contraire. Mais madame Latraverse a préféré taire le mensonge proféré et prétendu par ces oligarques qui trônent en région nord-coréenne, à savoir cette junte militaire, avec à sa tête, possiblement, Kim-Jong-Il –Il n’est peut-être finalement, que le porte parole populaire de cette duperie.-. Ce faisant, elle démontre soit son côté partisan d’une propagande mensongère vis-à-vis le communisme –issue des capitalistes-, soit son manque de professionnalisme –manque de recherche sur le sujet (car prétendre que le communisme soit la dictature d’une minorité, alors que c’est précisément, une fois observé et détaillé, la démocratie de la majorité, sa dictature…). Croire que la Coré du Nord, la Chine ou la Russie soit ou ait été communiste, démontre l’ignorance crasse de la dame quant au communisme et à l’idéologie qu’il représente. L’État d’abord, ne devrait plus exister à ce moment, et malheureusement, tous ces exemples disposent d’État très interventionnistes. Cela s’apparente à la phase socialiste de la révolution, non pas à la phase finale, nommée communisme.-

Le prolétariat est cette classe qui vend sa force de travail pour venir à bout de ses besoins premiers et secondaires. Car oui, les classes existent, contrairement à ce que certains pourraient en dire. Et si les classes existent, il y a des intérêts qui viennent avec. Encore faut-il se reconnaître dans ces classes, et en comprendre ses intérêts, mais ce n’est bien sûr pas ce que les institutions éducatives nous enseignent, majoritairement. Le prolétariat vend donc, comme je disais, sa force de travail, et il vend cette dernière à ceux et celles qui peuvent l’acheter, c’est-à-dire la bourgeoisie. Étant majoritaires sur la bourgeoisie, les prolétaires ont tout à gagner à revendiquer le pouvoir, et si ce n’est pas eux, ce sont les serviteurs de la bourgeoisie qui s’y débattent, ce que ne peut nier madame Latraverse, et ce,  où que ce soit dans le monde.

La dictature est-elle une réalité dans notre propre société? Bien sûr que oui. On élie un gouvernement aux 4 ans, et pendant ces 4 années, manifestations pour ou contre celui-ci et ses directions, ce gouvernement fait à sa tête, s’il a la marge de manœuvre pour ce. Par exemple, au Québec, beaucoup de groupes offrent au gouvernement des alternatives aux coupures dans les services sociaux indispensables, mais le gouvernement fait à sa tête, et va de l’avant dans les coupures, dans les dégels de frais scolaires, dans les hausses de tarif d’électricité patrimonial, -ce, même si notre hypothèque est payée-, etc..  Si cela n’est pas une dictature… Il faut également reconnaître qu’une infime minorité québécoise, de plus, vote pour ce gouvernement qui hélas, nous impose sa dictature, peu importe les impressions données.

Bref, la dictature, si nommée par le peuple aux 4 ans, est acceptable, selon madame Latraverse toujours. Mais si celle-ci doit découler du peuple, comme s’obstinent les communistes à le défendre, c’est la dictature selon madame Latraverse, qui prend toutes duperies dites communistes, pour la volonté de ceux-ci, des véritables communistes. Bref, totalitarisme, et faible impartialité dans les faits.

La Coré du Nord n’est pas communiste, et je ne la défends pas. La Corée du Nord, aussi, possède des armes nucléaires, ce qui est déplorable, mais non pas plus que les 1000 ogives nucléaires états-uniennes disposées en Corée du sud, qui pointent sur Pyongyang. La Coré du sud, également, a connu la dictature, imposée comme tant d’autres, par Washington, qui d’autre? Elle a également connu les financements de cette capitale, à coups de milliards. Il est donc normal que Harper trouve la Corée du Nord sous-développée.

Bref, tout n’est que répétition du discours capitaliste, et madame Latraverse, ici, s’avère une vive chevalière du capital! Ou l’a-t-elle fait maladroitement? Si un système devrait se défendre ces temps-ci, c’est bien le capitalisme, qui démontre échec aux 30-40 ans, aux frais des salariés. Que l’on cesse de victimiser les tenants du socialisme, et que l’on parle des échecs patents du capitalisme…, lui existant bel et bien.

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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La réaction s’organise au cégep de Maisonneuve !

Posted by L'Agitateur sur 27 novembre, 2009

La clique de réactionnaires s’organise présentement au cégep de Maisonneuve derrière la bannière du « Mouvement Nouveau-Québec ». Qu’est-ce que c’est ? Un « mouvement » qui rassemble toutes les idées de droite « communes » via un pont entre libertarienNEs et partisanEs de la droite, tout en rejetant le libéralisme des libéraux québécoisES. Leur colloque aura lieu au cégep de Maisonneuve.

Qui est l’auteur de ce nouveau cirque ? En fait, il y en a plusieurs. Le « fondateur » semble être Jeff Plante, l’ex-candidat à la chefferie de l’ADQ, qui est soutenu par ses acolytes du Moyen Âge. (Il a fait une vidéo explicative de l’évènement). Un autre disciple du gourou et de sa secte est Olivier Labbé, un ancien adéquiste et PDG d’une PME. Il a participé à l’organisation de cette réaction « non-politique » une journée après sa démission à l’ADQ.

Ces aveugléEs d’idéalisme de la « liberté » au sens davidien, c’est-à-dire « liberté de valorisation par l’argent, la vente ou la production par l’exploitation et l’aliénation », vomissent leurs élucubrations sur une soi-disant répression de leurs « libertés » et « droit à l’expression » comme les termes « droite » et « capitalisme ». Ils et elles cherchent à ramener l’aberration capitaliste en mettant la faute sur l’État d’être responsable de tous les maux du monde, tout en favorisant les éléments (agents économiques) qui « stimulent » l’activité  économique sans l’aide, la participation ou l’intervention de l’État. Pourtant, une étude de l’Institut Friser sorti aujourd’hui affirme que le Québec est le champion dans la subvention des entreprises au Canada. Mais ces réactionnaires – même que plusieurs sont issuEs de la bourgeoisie – continuent de dire qu’il faut se débarrasser de l’État …

Pour en savoir plus sur ce rassemblement de capitalistes et libertarienNEs : http://www.nouveauquebec.com/

P.S.: Toute perturbation à ce colloque est encouragée.

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Anticapitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 29 avril, 2009

http://lahary.files.wordpress.com/2008/06/communisme.jpg

Ce vendredi, 1er mai 2009, sonnera le jour des travailleurs, notre fête à nous, créateurs de richesse. Et pour signaler ce jour important, voire le plus important, les organisations des travailleurs organiseront pour l’occasion une manifestation dans laquelle marcheront des milliers de travailleurs, pour la plupart syndiqués. Mais il se tient cette année deux manifestations. L’une arborant les couleurs des travailleurs syndiqués –Le syndicalisme se tient toujours dans les 40% au Québec.- et l’autre arborant des couleurs clairement identifiées à l’anticapitalisme, mouvement faisant front à travers le monde.

L’année dernière, un évènement inattendu est survenu. Jamais je ne me serais attendu à ce qu’il ne survienne dans mon époque, jamais je n’aurais cru pouvoir le vivre. Le capitalisme est tombé sous le poids de sa propre dette reliée au crédit. Aujourd’hui, si le système peut encore fonctionner, c’est uniquement grâce aux plans de «sauvetage», que je préfère nommer «pillage», qu’il s’est octroyé. La minorité bourgeoise parasitant le labeur des prolétaires a imposé à ces derniers ce plan de pillage –Via les gouvernements capitalistes.-, auquel l’argent des créateurs de richesse sert en fait de moteur à la «refonte» du capitalisme. L’argent des travailleurs contribuables vient donc nourrir les comptes affamés des banques, des concessionnaires et des assureurs dans le seul but de perpétuer cette exploitation de masse toujours à ce jour, inexpliquée et inexplicable. Le salariat. Et tout ça, sans même faire passer ce plan de pillage à travers un quelconque référendum* qui pourtant, fait office de démocratie chez les capitalistes.

Cet évènement que je n’attendais pas m’a toutefois permis d’appréhender la fin de cette exploitation de masse à laquelle je ne me suis jamais habitué, laquelle je n’ai ni accepté, tout en y faisant tout de même ma place en y travaillant, comme les autres. Mais enfin les capitalistes se sont plantés. Sans que quiconque, ni même un socialiste, ne les ait aidé, ils se sont plantés, encore une fois. Désormais, ils ne leur reste comme capital que celui des prolétaires. Sinon celui que les prolétaires créeront durant les 40 ou 50 prochaines années -À savoir, cette fameuse richesse qui ne cesse de se cultiver tout en ne respectant jamais la promesse du partage tant attendu.-. Et le tout en ne faisant qu’imprimer des billets de banque, telle que l’usine de Monopoly sait si bien le faire. Il s’agit donc d’un pillage des prolétaires pour acquitter la dette de la bourgeoisie incapable de gérer du capital, elle qui pourtant, depuis son existence même, brandissait sa saine gestion comme argument légitimant moralement le salariat, l’exploitation de la force de travail des prolétaires. Il s’agissait donc d’un mythe, tout comme le mérite finalement.

Avec ce plan de pillage, les enfants des enfants des enfants des états-uniens continueront de payer les dettes de la bourgeoisie et les nôtres, continueront de quémander des services, de faire semblant que tout est correct. Que rien ne s’est passé. Mais tel n’est pas le cas et tel ne sera pas le cas, tout comme tel n’était pas le cas précédemment, en 1929 comme ensuite. Ils ont triché, les capitalistes ne respectent même plus le capitalisme et bafouent leurs propres règles.

 

Et vendredi prochain, je serai aux côtés de ceux et celles qui auront compris ce concept, donc aux côtés des anticapitalistes. Je ne pardonnerai pas aux capitalistes. Il s’agit d’un «momentum» qui ne se reproduira que dans plusieurs décennies, sinon qui n’aura jamais l’occasion de se reproduire. Il n’est pas question que ce premier mai, je ne revendique que le maintient de nos acquis. Les capitalistes ont échoué, il est temps de voir et de présenter les alternatives. Il est temps d’exiger leur départ. Il est temps de demander plus, de faire plus et d’encourager à faire plus. Il est le temps de faire une révolution.

J’appelle donc le lectorat de ce blogue à joindre les rangs de la manifestation anticapitaliste qui sera certes peuplées d’avantages d’anticapitalistes que de si cléments exploités.

Manifestation anticapitaliste le vendredi 1er mai. Rassemblement à 17h30 – Départ à 18h30 au Parc Cabot à Montréal (coin Atwater et Ste-Catherine – métro Atwater)

Pour information : Sophie Sénécal et Julien Tremblay au 1ermai2008@gmail.com

 

*Hugo Chavez a fait plus d’un référendum par année pour «imposer» ses réformes. À chacun sa façon d’appliquer la démocratie cou-donc!

 

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Spectacle anticapitaliste du 1er mai

Posted by L'Agitateur sur 11 avril, 2009

Spectacle anticapitaliste

C'est la crise ! Le capitalisme serait malade ? Qu'il crève, et nous danserons sur sa tombe! Le 1er mai, c'est la journée internationale des travailleuses et travailleurs!

Évènement sur Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=93905760420

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Chuck Norris organise la première réunion de milices pour la sécession du Texas

Posted by sylvainguillemette sur 22 mars, 2009

Chuck Norris organise la première réunion de milices pour la sécession du Texas

Lors du Glenn Beck Show (3 mars), puis dans une tribune publiée par WorldNetDaily (9 mars), l’acteur et militant politique Chuck Norris déclare envisager de se présenter comme « président » du Texas.

L’auteur de Black Belt Patriotism : How to Reawaken America (Le patriotisme de la ceinture noire : comment réveiller l’Amérique), s’insurge pèle-mêle contre le plan de relance économique mondiale d’Obama et le financement de la reconstruction de Gaza qui sont autant de charges pour le contribuable US. Citant les pères fondateurs de la Constitution états-unienne, il appelle ses concitoyens à se révolter.

M. Norris, qui rappelle être l’auteur d’un téléfilm « prémonitoire », Ground Zéro (2000) dans lequel Oussama Ben Laden tentait d’attaquer le territoire américain, a organisé le 13 mars une rencontre de délégués de centaines de groupes armés texans pour discuter d’une éventuelle sécession. Chuck Norris a évoqué l’époque bénie où le Texas était une république indépendante (1836-1846), avant qu’il ne rejoigne les États-Unis.

Depuis 1998, le professeur Igor Panarin (ancien directeur adjoint du KGB puis porte-parole de l’Agence spatiale russe, actuel doyen de la faculté de Relations internationales de l’Académie diplomatique de Moscou, auteur d’un ouvrage sur l’œuvre de Thierry Meyssan) étudie la possible dislocation des USA sur le modèle de l’effondrement de l’Union soviétique. Selon lui, elle devrait débuter en 2010, pour aboutir à une fragmentation en pays distincts :
la côte Pacifique (dominée par la population d’origine chinoise),
le Sud (dominé par la population d’origine mexicaine),
le Texas (comme république autonome),
la côte Atlantique (dominée par la population d’origine européenne, susceptible de se scinder en deux avec les anglo-saxons et latins),
les grandes plaines (qui reviendraient alors aux Indiens).
en outre, l’Alaska pourrait retourner à la Russie et Hawaï au Japon.

Ce scénario a fait l’objet d’une présentation détaillée, le 3 mars 2009 à l’Académie diplomatique de Moscou, et est aujourd’hui l’hypothèse de travail privilégiée du Kremlin.

http://www.voltairenet.org/article159312.html

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Le Salvador passe à gauche!

Posted by sylvainguillemette sur 16 mars, 2009

https://i2.wp.com/1.bp.blogspot.com/_IPnaHC_hnoE/SAJAVCSoHHI/AAAAAAAAAIo/WzBs3ejMNfY/S1600-R/mauricio2009.JPG

Mauricio Funes, candidat de l’ex-guérilla d’extrême gauche, a remporté dimanche l’élection présidentielle au Salvador, mettant fin à 20 ans d’hégémonie de la droite dans ce petit pays d’Amérique centrale! Le front des forces de gauche se consolide donc en Amérique latine, laissant la Colombie en tête de file, pour seul bastion restant des forces de droite dans cet hémisphère du monde.

Ainsi s’achève le règne d’un pouvoir qui fut d’abord installé par une forte dictature, appuyée des armes états-uniennes et de ce régime qui n’hésite pas trop souvent à se mêler des affaires des autres, surtout si le danger d’un pouvoir à gauche se fait sentir!

Bien que le nouveau président veuille rassurer Washington quant à son indépendance des autres pays de gauche, nous ne sommes pas sans savoir que cette victoire a fait des heureux parmi les chefs du vaste mouvement qui couvre désormais l’entier hémisphère de l’Amérique du sud.

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La voix de mai 68 à Montréal

Posted by Libertad ! sur 20 septembre, 2008

Si vous intéressez au patrimoine et à la culture révolutionnaire, vous connaissez sûrement Dominique Grange, la voix de mai 68 qui chanta les classiques dont les nouveaux partisans et À bas l’État policier !

Elle sera au Québec le 4 octobre prochain, dans le cadre du festival International de musique pop rock de Montréal. Le spectacle aura lieu au local de la fédération ukrainienne, au 5213 Hutchinson. L’ouverture des portes est à 19h, les billets sont en vente chez Cheap Thrills, L’Oblique et sur ticketpro.ca.

04 oct. 2008, 20:00
Fédération Ukrainienne- 5213 Hutchinson, Montréal, Québec
Coût : 20-25Dollars canadiens

Concert de Dominique Grange: « N’effacez pas nos traces » , avec projection des dessins de l’album du même nom réalisés par TARDI. Dans le cadre du festival International de musique pop rock de Montréal. Organisé par Pop Montréal et l’Institut des Métiers de la Musique. En 1ère partie Alden Penner et Millie Croche. http://www.popmontreal.com et www.metiersdelamusique.com

Pour visiter son site : http://www.myspace.com/dominiquegrange

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