Reactionism Watch

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Colvin contre Hillier

Posted by sylvainguillemette sur 26 novembre, 2009

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Les médias sont ainsi, ils laissent planer un doute, un suspense, question de mousser un tantinet leurs reportages. Depuis hier, ceux-ci abordent à nouveau la question des prisonniers afghans, que nous savons désormais, possiblement systématiquement torturés, et cela, alors que le Canada serait au courant, lorsqu’il transfert les prisonniers aux «autorités» afghanes. Mais deux versions s’affrontent ici, laissant planer ce dit doute, alors que pourtant, les choses semblent claires pour la majorité populaire, ce que confirme d’ailleurs un sondage d’autant plus que la crédibilité d’un militaire, voulant «exterminer de la vermine», vient changer la donne dans l’opinion publique si l’on s’y attarde.

 

Rick Hillier, ancien général, à la retraite désormais, affirme que durant son temps affecté au commandement, Colvin ne l’a pas averti des possibilités de torture. À l’époque, McKay était le ministre de la défense du Canada, responsable de rendre ces «mémos» (rendus confidentiels par les conservateurs de Harper) aux généraux. Richard Colvin, lui, affirme que le Canada a toujours été  au courant, et qu’il a mis au courant Hillier et ses collègues du danger potentiel de torture. Mais qui donc, des deux, a quelque chose à gagner, ou à cacher, bref,  à vendre sa version à l’opinion publique?

 

Hillier, jadis au commandement de nos troupes impérialistes en Afghanistan, rappelons-le, dans une mission déclenchée sur un tas de mensonges répétés à maintes reprises par l’administration Bush , illégale et institutrice d’un «gouvernement» de talibans rasés et de seigneurs de guerre, ainsi que d’un dictateur non élu par le peuple, affirme pour sa part, n’avoir jamais été mis au courant par Colvin de telles possibilités, attribuant donc à ce dernier, le mensonge éhonté. Mais qu’a à gagner Colvin à mentir sur cette situation désespérée en Afghanistan? Rien, il met d’ailleurs, et c’est maintenant évident, sa propre carrière en jeu, ainsi que sa réputation et sa crédibilité. Mais qu’a Rick Hillier à gagner, si Colvin n’y a, lui, rien du tout, sauf tout à perdre? Eh bien! Il commandait les troupes, il se trouverait donc, en partie, responsable du sort des prisonniers afghans, selon les ententes qu’aurait signées le Canada, internationalement, et auprès du «gouvernement» afghan. Il aurait donc, tout à gagner, à mentir sur la situation réelle, et le contraire n’est pas une observation possible, ni plausible. Il serait sinon, passible d’accusations criminelles de guerre, voire de complicité dans la torture systématique des prisonniers afghans –Les États-Unis ont toujours, dans leurs nombreux conflits étalés sur 150 ans, usé de torture vis-à-vis leurs prisonniers. La CIA, et la DEA désormais, ont construit des écoles de torture à travers toute l’Amérique latine, et à travers l’Europe et l’Afrique. C’est une tradition états-unienne, ou capitaliste et bourgeoise devrais-je dire.-.

 

Aussi, il serait peut-être bien de rappeler au lectorat que Rick Hillier fut partisan de la ligne dure, et des conservateurs, qui eux-mêmes, ont participé à la torture d’un enfant-soldat (Omar Khadr) via leur SCRS (Affilié à la plus financée des organisations terroristes, la CIA.), selon encore une fois, les traités qu’a signés le Canada par le passé. Que cela plaise ou non aux conservateurs, ou aux militaires, la détention d’un enfant-soldat était et demeure illégale, et sa torture évidemment, l’est tout autant! De plus, cet enfant-soldat est détenu dans un endroit peu commun, une prison –Guantanamo- jugée elle-même illégale, et construite sur un territoire occupé par les États-Unis d’Amérique sur l’île de Cuba, territoire que revendique bien sûr, La Havane. Rick Hillier avait affirmé, devant les caméras des médias -dont Radio-Canada-, qu’il allait tout faire pour «exterminer cette vermine talibane». Or, cette seule remarque partisane et radicale déterminait à l’avance, la culpabilité des combattants afghans, qu’ils soient ou non, talibans, et d’origine verminale. Bref, un partisan pur et dur de l’occupation de l’Afghanistan, un partisan pur et dur de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie. Hillier n’a donc pas la notoriété de Colvin, ni son prestige, pour affirmer que ce dernier ment. Le seul prestige qu’il a, c’est d’avoir monté les échelons dans une organisation impérialiste, une armée officielle, certes, mais également, une armée perpétrant des crimes de guerre à l’étranger (bombardements en Yougoslavie de cibles civiles, invasion de pays souverains, mise en place de dictature dans des pays souverains, participation à des coups d’État avec leurs alliés, utilisation de phosphore blanc offensivement, etc..). Et c’est un militaire, sachant très bien garder un secret… Et nous observons, justement, un secret bien gardé à Ottawa. Car Stephen Harper, si vous ne le saviez pas, a tout fait pour bloquer et rendre confidentiels, les mémos de Colvin rendus à MacKay.

 

Bref, les conservateurs nous disent que Colvin ne raconte que des bobards, mais ils font taire ces bobards, question d’être certain que personne n’en apprenne sur ceux-là…

 

 

Qui donc doit-on croire? Hillier, le militariste assoiffé par l’envie d’«exterminer de la vermine talibane», ou un parfait innocent, ne rapportant que des faits qui, aujourd’hui, mettent sa carrière en péril? Et qui s’étonne de voir Hillier et ses collègues démentir Colvin, car après tout, Hillier n’est pas contre cette torture, faite vis-à-vis ceux qu’il désire exterminer…, tout au contraire. Et en voulant exterminer cette dite vermine, sans par exemple tenir compte du fait qu’elle a été financée par Washington cette «vermine», il le démontre bien…

 

Il y a donc eu torture, et le Canada le savait, et y a participé, en complice. De toute façon, le Canada est complice de ses alliés, quant à l’invasion de ce pays qu’est l’Afghanistan, quant à la mise en place d’une dictature militairement soutenue, et du maintien au pouvoir, des factions de guerres, elles, dirigées par les seigneurs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La montée d’un monstre

Posted by quebecsocialiste sur 20 mars, 2009

Un texte en anglais qui résume bien le sombre personnage d’extrême droite (puissance 1000) qu’est Avigdor Lieberman, chef du parti moyen-âgeux « Israel Beitenu » (Israël notre maison) et le nouveau chef de la « diplomatie » (département de l’apitoiement sur soi pour l’occident et celui des menaces d’extermination pour le monde arabe) israélienne. J’aurais bien aimé traduire ce texte en français, mais il contient malheureusement trop d’expressions ne pouvant pas être traduites, alors par soucis de ne pas altérer le sens du texte, j’ai finalement décidé de le laisser passer ici dans sa langue d’origine. Avant de commencer, sachez, chers lecteurs et lectrices, que Lieberman est également un homophobe de la pire espèce (au moins aussi pire que le débile Ahmadinejad d’Iran) et que ce trait de caractère est aussi honteusement omniprésent dans son parti qui ferait rougir même le Front National fasciste de Le Pen. Je me suis permis de souligner les moments forts de ce texte.

Why Lieberman is Worst Thing that Could Happen to Mideast
By Robert Fisk – The Independent
March 19, 2009

World Focus: I can identify Lieberman’s language with the language of Messrs Mladic and Karadzic and Milosevic
 
Only days after they were groaning with fury at the Israeli lobby’s success in hounding the outspoken Charles Freeman away from his proposed intelligence job for President Obama, the Arabs now have to contend with an Israeli Foreign Minister whose – let us speak frankly – racist comments about Palestinian loyalty tests have brought into the new Netanyahu cabinet one of the most unpleasant politicians in the Middle East.
 
The Iraqis produced the hateful Saddam, the Iranians created the crackpot Ahmadinejad – for reasons of sanity, I leave out the weird ruler of Libya – and now the Israelis have exalted a man, Avigdor Lieberman, who out-Sharons even Ariel Sharon.
 
A few Palestinians expressed their cruel delight that at last the West will see the « true face » of Israel. I’ve heard that one before – when Sharon became prime minister – and the usual nonsense will be trotted out that only a « hard-line extremist » can make the compromises necessary for a deal with the Palestinians.
 
This kind of self-delusion is a Middle East disease. The fact is that the Israeli Prime Minister-to-be has made it perfectly clear there will be no two-state solution; and he has planted a tree on Golan to show the Syrians they will not get it back. And now he’s brought into the cabinet a man who sees even the Arabs of Israel as second-class citizens.
 
Lieberman’s first visit to Washington will be a gem. AIPAC – posing as an Israeli lobby when in fact it works for the Likudists – will fight for him and Lady Hillary will have to greet him warmly at the State Department. Who knows, he might even suggest to her that she imposes a loyalty test for American minorities as well – which would mean demanding an oath of faithfulness from Barack himself. The horizon goes on forever.
 
In Egypt, Avigdor Lieberman will have a tough time. Hosni Mubarak can be a soft touch for the Americans but it was Lieberman who, complaining that the Egyptian President should visit Israel or « go to hell », deeply offended a man who has taken great risks in maintaining his country’s peace with the Israeli state.
 
Egyptians have been outraged to read in their newspapers that Lieberman has talked of drowning Palestinians in the Dead Sea or executing Israeli Palestinians who talked to Hamas. Last night, a supporter of Lieberman appeared on Al Jazeera television to describe Hamas as « an anti-Semitic, barbarous organisation » – even though Israeli army officers spoke openly with this supposedly « barbarous » group both before and after the Oslo agreement.
 
But the growth of such an extremist administration in Israel and the hopeless response of the Obama administration to the so-called supporters of Israel who destroyed Freeman’s career, can only be dangerous news for the Middle East. The Jeddah-based Arab News called the Freeman disaster « a grave defeat for US foreign policy ». But while uttering all the usual platitudes, the Arab press has been playing up the pusillanimous remarks of US press secretary Robert Gibbs when asked why Obama was « standing mute » in the Freeman affair. « I’ve watched with great interest how people perceive different things about our policy and during the campaign about whether we were too close to one group or too close to the other. So I don’t give a lot of thought to those. » Asked for « straight answers », Gibbs said: « I gave you as straight a one as I can get. »
 
This was almost as funny as The New York Times when it attempted last week to explain why Lady Hillary was frightened of offending the Israelis during the formation of the Netanyahu government when she described the destruction of 1,000 Palestinian homes as « unhelpful ».
 
Her caution in the Middle East, it explained, was « a reflection of the treacherous landscape in the Middle East, where a misplaced phrase can ruffle feathers among constituencies back home ». You bet it can – and when Mr Lieberman comes to town, we’ll see who those feathers belong to.
 
Their owners would do well, however, to dwell on the incendiary language of Avigdor Lieberman. He speaks like a Russian nationalist rather than the secular Israeli he claims to be.
 
I covered the bloodbath of Bosnia in the early Nineties and I can identify Lieberman’s language – of executions, of drownings, of hell and loyalty oaths – with the language of Messrs Mladic and Karadzic and Milosevic.
 
Lady Hillary and her boss should pull out a few books on the war in ex-Yugoslavia if they want to understand who they are now dealing with. « Unhelpful » will not be the appropriate response.

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La CIA protégeait le génocidaire Radovan Karadzic

Posted by Libertad ! sur 3 août, 2008

Après avoir formé et entraîné des groupes terroristes (Al Qaeda, cubains de droite de Miami), instaurer et protéger des dictatures de droite, voilà maintenant que l’on apprend que la CIA, la plus puissante organisation terroriste du monde, protégeait l’ex dirigeant des serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, accusé de génocide et de crimes contre l’humanité.

Voici un article de l’Agence France Presse qui explique bien cette protection de la CIA, immorale, mais pas surprenante.

BELGRADE (AFP) — Radovan Karadzic a été protégé par les Etats-Unis jusqu’en 2000, date à laquelle la CIA l’a surpris en train de rompre les termes de l’accord qui le liait à eux et qui lui permettait d’échapper à la justice internationale, a affirmé samedi le quotidien serbe Blic.

L’ancien chef politique des Serbes de Bosnie, inculpé pour génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre, « était sous protection américaine jusqu’en 2000, date à laquelle la CIA a intercepté une de ses conversations téléphoniques démontrant clairement qu’il dirigeait personnellement une réunion de son ancien parti politique », le SDS, écrit le journal, citant « une source du renseignement américain bien informée ».

Radovan Karadzic, qui a comparu jeudi, pour la première fois depuis son arrestation à Belgrade, devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI) à La Haye, a assuré que l’émissaire américain Richard Holbrooke, l’un des architectes de l’accord de paix en Bosnie en 1995, lui avait promis qu’il échapperait au TPI s’il se retirait de la vie publique. Richard Holbrooke a démenti l’existence d’un tel accord.

« Je ne suis pas sûr qu’il y ait eu un document écrit confirmant (un accord), mais j’ai en revanche l’admission par Holbrooke que des garanties verbales avaient été fournies à Karadzic au plus haut niveau » américain, a déclaré la source citée par Blic.

« Au cours de l’année 2000, au moment des élections (générales de novembre) en Bosnie, la CIA a appris que Karadzic dirigeait toujours le SDS (la formation nationaliste serbe qu’il avait mis en place au début des années 90), en dépit de leur accord stipulant qu’il ne devait pas s’occuper de politique », a poursuivi la même source.

« En 2000 », a précisé cette source, « s’est tenue dans la ville de Bijeljina (est de la Bosnie) une réunion du SDS dirigée personnellement par Karadzic. Il donnait des instructions aux militants et désignait les membres de la direction qui devaient être remplacés ou encore les personnes qui devaient être nommées et à quelles positions ».

Karadzic « était personnellement engagé dans toutes les activités du SDS. En Amérique, ils ont été furieux lorsqu’ils ont réalisé que Karadzic se payait leur tête de la sorte ». Les Américains et la CIA ont décidé alors de mettre fin à la « protection informelle » dont bénéficiait l’ancien chef des Serbes de Bosnie, conclut la source.

Dans le cadre de cet accord avec la CIA, Radovan Karadzic était également protégé d’une arrestation par d’autres services de renseignement, comme ceux de France et de Grande-Bretagne, affirme Blic.

Un ancien ministre des Serbes de Bosnie, Aleksa Buha, a affirmé samedi à Radio Belgrade avoir été témoin en 1996 d’un accord entre Richard Holbrooke et Radovan Karadzic assurant l’immunité à l’ancien chef politique des Serbes de Bosnie.

« Holbrooke m’a formellement promis que Karadzic ne serait pas concerné par le tribunal de La Haye s’il se retirait pour toujours de la vie politique », a déclaré à la radio publique de Serbie Aleksa Buha, qui a été jusqu’en 1998 ministre des Affaires étrangères de la Republika Srpska (RS), l’entité serbe de Bosnie.

Selon M. Buha, cette promesse de M. Holbrooke a été faite au cours d’une réunion à Belgrade « dans la nuit du 18 au 19 juillet 1996 », à laquelle assistaient également Slobodan Milosevic, à l’époque président yougoslave, Milan Milutinovic, alors ministre yougoslave des Affaires étrangères, et Momcilo Krajisnik, un haut responsable politique des Serbes de Bosnie.

==> Source

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