Reactionism Watch

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Un Québec impossible

Posted by Libertad ! sur 20 mars, 2010

Il y a de ça 33 ans, Pierre Vallières publiait un livre du même nom qui critiquait durement le Parti Québécois et sa peur maladive de faire peur aux gens. Il parlait alors du «virage à droite» au PQ. Nous avons été témoins récemment de l’expulsion des syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-Libre) du PQ. Mais est-ce vraiment surprenant ? Certains journalistes se mettent à parler d’un «virage à droite» au PQ mais il faut le dire ; ils sont en retard de 30 ans !

Cette expulsion du SPQ-Libre est surtout symbolique. Si l’on savait le PQ à droite, il n’a fait que le confirmer aux yeux du Conseil du patronat et de l’Institut économique de Montréal avec cette manœuvre peu respectueuse envers les membres du SPQ-Libre. Le but non-avoué de Pauline Marois est d’aller chercher les 700 000 électeurs adéquistes qui ne sont pas allés voter à la dernière élection.

Pour combattre le capitalisme ici au Québec, il faut connaître ses ennemis et déconstruire les mythes qu’ils ont répandus dans la population québécoise. Maintenant que le PQ connait une crise de légitimité parmi la gauche syndicale, c’est le moment d’y aller avec un peu d’histoire, qui, comme on peut le constater, se répète. Voici 2 mythes tenaces : le préjugé favorable aux travailleurs et la volonté de faire la «souveraineté» du Québec.

Déconstruisons les mythes

Depuis sa fondation en 1968, le Parti Québécois s’est toujours présenté comme le parti de la classe ouvrière francophone au Québec. Malgré la présente d’une certaine gauche critique à l’époque, le PQ ne puise pas ses origines dans les partis et groupes populaires. Il est le fruit d’une défection de membres nationalistes du Parti Libéral, qui voulaient développer la bourgeoisie québécoise avec un parti qui lui est propre.
René Lévesque, à l’origine de la nationalisation de l’électricité , fut élu premier ministre du Québec en 1976. Celui qui disait avoir un «préjugé favorable» aux travailleurs à trompé tout le monde avec ses politiques répressives envers les travailleurs syndiqués et les étudiants.

Voyons-en quelques-unes :

1979 : la loi 62 est adoptée par le gouvernement Lévesque. Pour la première fois, on interdit une grève avant même qu’elle ne soit déclenchée ! Wow ! Bonjour le «préjugé favorable aux travailleurs» de René Lévesque.

1982 : Jacques Parizeau baisse de 14% à 20% le salaire des fonctionnaires. Les fonctionnaires sont mécontents, et avec raison !

1996 : Lucien Bouchard annonce le déficit zéro : coupures de centaines de millions de dollars dans la santé, dans l’éducation, dans les services sociaux. Il fait ce déficit au nom de la «souveraineté du Québec».

1996 : Dégel annoncé des frais de scolarité. Mobilisation étudiante énorme pour contrer le gouvernement Bouchard. Le gouvernement doit reculer mais impose sa taxe à l’échec.

Et ça, c’est sans compter toutes les fois où le gouvernement à envoyer la police pour mettre fin aux grèves, où il a coupé dans les services sociaux, et où il a fait voter des lois répressives qui interdisent le recours à la grève.

La souveraineté pour qui ?

L’article 1 du programme du Parti Québécois stipule que son but ultime est de faire la «souveraineté du Québec». Remarquez l’absence du mot «indépendance» du jargon péquiste. Ce n’est pas innocent. Il est possible pour le peuple québécois d’être souverain sans être nécessairement indépendant. Nous le sommes déjà jusqu’à un certain point (moins que les États américains cela dit). Le but du Parti Québécois est de faire une souveraineté-association (ou partenariat selon le cas) avec le Canada anglais dans des buts purement économiques. Comme bourgeoisie nationale, la bourgeoisie québécoise sent qu’elle a souvent les mains liées lorsqu’il est temps de brasser des affaires à l’intérieur ou à l’extérieur du Canada. C’est pour cette raison qu’elle souhaite avoir davantage d’autonomie dans le cadre canadien.

L’indépendance est, quant à elle, un geste de rupture clair avec le Canada. Pas d’institutions communes comme en rêvent en coulisse le Bloc Québécois. 2 pays distincts. Ce n’est pas ce que veut la bourgeoisie nationale du Québec. L’indépendance serait trop dangereuse pour elle, puisqu’elle y perdrait l’appui des capitalistes du Canada et accélérerait probablement un processus révolutionnaire au Québec qui risque de remettre en question son existence comme classe.

C’est pour cette raison qu’elle souhaite la «souveraineté» du Québec et non l’indépendance, que nous voulons. De plus, cette souveraineté n’offre pas grand-chose aux travailleurs, sinon d’être davantage soumis aux lois du marché américain (les péquistes sont de fervents partisans du libre-échange) et n’offre aucune garantie quant au respect de la langue française en milieu de travail. Nous aurions au plus les mêmes pouvoirs qu’un État Américain, qui possèdent chacun leur propre cour suprême.

Le Parti Québécois, dirigé pour et par la bourgeoisie québécoise, n’est qu’un Parti conçu pour diriger une province canadienne, sans réel projet de société. Le projet de souveraineté, différent de l’indépendance, n’est qu’une attrape pour les travailleurs du Québec, qui n’ont rien à gagner d’un partenariat économique avec la bourgeoisie canadienne anglaise et l’impérialisme américain et du renforcement de la bourgeoisie québécoise. Le fait que le SPQ-Libre ait persisté à croire à ce parti largement corrompu pouvait changer, à nuit au développement d’une alternative de gauche crédible au Québec. Laissons-leur une chance, en les invitant dans Québec Solidaire, mais s’ils refusent, laissons-les pleurer dans leur coin sans que l’on s’en mêle. Nous avons une révolution indépendantiste et socialiste à bâtir, avec ou sans eux !

Voir l’excellente texte d’Olivier Lachance : Le Parti québécois de René Lévesque : un mythe ! http://www.pressegauche.org/spip.php?article2852

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Posted in Bourgeoisie, Capitalisme, Exploitation, Indépendance, PQ, Syndicalisme | 4 Comments »

Le pire est passé

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


https://i1.wp.com/domi33.blogsudouest.com/files/2008/10/pyramide_capitalisme1.png

Les économistes sont divisés, paraît-il, sur les débouchées de la crise bourgeoise dite «économique», mais certes, leur analyse ne sera pas la même que la mienne, s’ils sont capitalistes et totalitaires. Certains d’entre eux croient que le pire de la crise serait passé, mais d’autres, septiques, y voient une simple accalmie qui sera brève. Quant à moi, j’y vois le pire, déjà passé. Pourquoi?

Parce que le prolétariat, majoritairement, paiera de sa poche, malgré ses propres difficultés financières potentielles, ou éventuelles -pour un employé de quelconque entreprise ayant fermées ses portes-, les manques à la gestion de certaines entreprises privées ayant malheureusement pour elle, mais aussi pour le prolétariat lui créant la PLUS-VALUE, fermées leurs portes. La demande n’étant plus au rendez-vous, l’entreprise privée ferme et mène tout droit à la ruine ses cadres et ses prolétaires qui lui vendaient leur force de travail –Vendre ou louer sa force de travail…, peu importe, il y a exploitation en bout de ligne et celle-ci n’est permise que parce que la bourgeoisie s’octroie ces droits «divins» qui jadis, étaient réservés à des empereurs, à des rois –comme on peut encore en trouver dans ce drôle de monde- ou à quelconques personnes se réclamant d’un quelconque mérite plus grand que les autres –démesurément- . -.Mais qu’en disent donc les capitalistes?

Ils nous l’ont dit ce qu’ils en pensaient, rappelez-vous le ministre des finances du Canada qui nous disait tout bonnement «Nous allons traverser cela ensembles!». Ensembles? Et qui donc a traversé «ensembles» toutes les autres faillites états-uniennes ou canadiennes personnelles? Quelle banque a donc épongé, ainsi qu’il est proposé pour GM, pour AIG et pour toutes les banques en déroute aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les dettes des contribuables et des prolétaires –créateurs de richesse-? Quelle banque a défilé devant les maisons des contribuables sur le point de perdre leur demeure, afin de récolter des fonds pour aider ces contribuables? Aucune et il est simple d’en expliquer les raisons.

C’est en fait parce que le régime capitaliste n’est qu’une façade à l’exploitation des masses laborieuses, une simple excuse pour continuer de bafouer les droits humains, en perpétuant cette exploitation, laquelle n’enrichit malheureusement que la bourgeoisie récoltant les fruits du labeur d’autrui et laquelle concentre sur elle-même, l’ensemble de la richesse créée de fait par un labeur véritablement exploité. Il s’agit donc d’une double-mesure…, on vous dit d’un côté, «Si VOUS faites faillite, c’est VOTRE problème!» et d’un autre, «Si les entreprises privées de la grande bourgeoisie font faillite, c’est aussi VOTRE problème!». Ainsi règnera, jusqu’à la fin des temps, la dictature bourgeoise avec VOTRE soutien non nécessairement consenti, mais toutefois réceptif à la propagande de la dite bourgeoisie.

Et la concentration des richesses se dévoile à travers les hausses et baisses de la bourse, on peut effectivement y percevoir la concentration de richesse telle que décrite par Karl Marx il y a plus d’un siècle. La cartellisation. Elle se caractérise par l’achat d’une société par une autre ou d’actifs d’une société par une autre, les grosses mangent les petites. Bref, l’impérialisme fait son œuvre à travers l’économie «planifiée», et je dis planifiée parce que comme on peut le démontrer, les faillites des grands -Révélatrices des échecs du capitalisme parce qu’elles frappent l’ensemble, contrairement au soit disant mythe du risque pris par le bourgeois.- sont tout simplement proscrites par les États servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. GM par exemple, ne fera pas faillite comme vous feriez faillite. Une loi spéciale, développée à l’époque de la grande crise de 1929, aidera GM à s’e remettre, à s’en remettre surtout aux aides qui pleuvent de l’État, mais le capital découlant d’un État n’est nul autre que celui des contribuables, des prolétaires donc. Ainsi, le prolétariat sert de respirateur artificiel aux mauvais jours du capitalisme. Oui, le capitalisme triche perpétuellement. Il n’accepte pas ses échecs, il blâme les syndicats, il blâme les «trop généreuses» attributions de salaire aux employés syndiqués, bref, la faute est remise aux travailleurs qui pourtant ne se réclamaient d’aucun soit disant mérite de «gestion de risque» pour obtenir ces faveurs, mais se réclamaient plutôt de leur labeur, difficile, mais créateur de richesse. Bref, les bourgeois ont géré parce qu’ils revendiquaient ce droit par l’injection de leurs capitaux, mais quand vient le temps de juger la gestion de ces mêmes parasites, la faute passe sur le dos des prolétaires. La bourgeoisie demande ainsi le pain et le beurre, en exploitant le labeur d’autrui, puis en attribuant les échecs de leur gestion d’entreprise sur les seules faveurs attribuées à leurs exploités. Lâcheté et paresse font très bon ménage comme vous pouvez voir.

Quoiqu’il se passe désormais avec la bourse, avec cette dite «économie», le résultat est connu d’avance. Les prolétaires se sont fait flouer, carrément. Aux États-Unis par exemple, les contribuables paieront encore pendant des décennies les mauvaises gestions bourgeoises (GM, Ford, Chrysler, AIG, CITI GROUP, Lehman, etc.. Des milliers de milliards de dollars en dette publique! Ils impriment au fur et à mesure, donnant ainsi aussi, une valeur ridiculement basse au capital du trésor états-unien et à l’argent même qui circule dans nos poches.), alors qu’eux, devront également se serrer la ceinture pour payer leurs propres comptes sans compter sur l’appui de ces mêmes banques qu’ils aident pourtant. Le pire est passé, les prolétaires viennent de contribuer à la survie de l’exploitation des masses au profit d’une minorité parasitaire, au dépend de la majorité laborieuse. Les prolétaires viennent de se faire voler. Le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité vient de se produire…, alors oui, même si la bourse regrimpe, obtient un bon rendement, etc., rappelez-vous que sans le pillage systématique des prolétaires et des autres contribuables, cela n’aurait aucunement été possible. La bourgeoisie, sans le prolétariat, n’est rien du tout. Mais le contraire n’est pas vrai, le prolétariat, sans bourgeoisie, pourrait tout de même répondre à la demande, aux besoins d’un peuple humain. Les efforts collectifs sont notre point fort, pourquoi ne pas en faire bénéficier l’ensemble de la population, plutôt que d’engraisser des flasques personnages aux seuls attributs de posséder le capital nécessaire à la création d’entreprises privées?

La solution passe en fait, dès maintenant, par les alternatives économiques. Le capitalisme n’a pas à survivre, l’exploitation des masses n’est pas une essentialité, elle n’est pas indispensable au bon développement de l’humanité. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre le labeur d’un travailleur et son pain, il n’est qu’un parasite, aisément remplaçable par un panier d’oseille. Mais, le pire est passé, le prolétariat n’a pas bronché après s’être fait annoncer qu’il allait se faire voler. Peu importe ce qui arrivera ces prochaines années, rappelez-vous que la bourgeoisie a triché -encore-, en 2008-2009. Rappelez-vous que sans votre support, ces parasites ne sont rien d’autre que des détenteurs de capitaux. Rien d’autre.

Nous avons perdue une guerre, admettons-le. Celle de la propagande. Car en effet, la propagande fait reposer le blâme de la crise, comme dit plus haut, sur l’ensemble, alors qu’il repose en fait sur la mauvaise gestion des entrepreneurs, de ces dits bourgeois. Les médias se sont en effet succédés à blâmer les syndicats, sinon les conditions de travail des travailleurs exploités, en les comparant par exemple aux conditions de travail d’un pays éloigné. Pourquoi pas le Japon, où le labeur sert srvilement l’employeur? Et encore, lorsque les spécialistes de la bourse vous annoncent une «forte hausse», c’est par omission de rapporter le fait que sans ce pillage des prolétaires, rien de tout cela ne serait possible. Alors oui, la bourgeoisie nous doit une fière chandelle, mais vous n’entendrez pas un seul merci de leur part puisque selon eux, ce pillage n’était nul autre que le déroulement normal du capitalisme. Et ils ont raison.

Le pire est passé. Maintenant, le capitalisme peut nous exploiter pour un autre siècle ou deux, comprenez qu’il s’agit pour nous, socialistes et récalcitrants du système actuel, d’un momentum. Il n’est pas certain que vous trouviez une occasion semblable de changer votre monde dans  les prochaines décennies. Bonne continuation à toutes et tous!

Posted in Actualité, Année 2007, Économie, États-Unis, Capitalisme, Communisme, Compagnie, Démocratie, Dictature, Droite, Exploitation, Fonds publics, Gauche, Histoire, Impérialisme, Internationale, Lutte de classe, Média, Médias, Mouvement ouvrier, Propagande, Révolution, USA | 15 Comments »

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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Discussion avec… Jean-Pierre Blackburn

Posted by quebecsocialiste sur 24 février, 2009

Aujourd’hui, mardi le 24 février 2009, à mon école, j’ai eu l’occasion de rencontrer Jean-Pierre Blackburn, ministre fédéral conservateur de l’agriculture et ministre d’état* du revenu. La conversation a porté en grande partie sur la crise économique, mais elle nous tout de même réservé quelques surprises à moi et au camarade Ben, camarade étudiant avec moi et également présent à cette rencontre. Je vous présente ici les grandes lignes de cette rencontre qui a duré un peu moins d’une heure et demi.

*Ministre d’état: L’équivalent au fédéral d’un sous-ministre provincial. Ils en connaissent souvent plus sur les sujets touchant à leur ministère qu’au ministres eux-mêmes.

 D’entrée de jeu, le ministre se familiarise avec la salle, dans laquelle étaient également présents des gens en formation professionnelle, avec quelques pointes d’humour bien propres à ces chers saguenéens. Jusque là, tout va bien, un peu d’humour n’a jamais fait de mal à personne. C’est alors que le sujet du logement est abordé par des élèves, qui font valoir que la ville albertaine de Calgary (la « capitale nationale » du conservatisme canadien), qui est en grand manque de main d’oeuvre, ressemble à un piège pour les travailleurs. Certes, une ville où tant d’emplois sont disponibles en temps de crise économique semble alléchante, mais il y a également un revers majeur dans cette situation: Alors que le salaire horaire moyen y est de 12$ l’heure, un appartement standard y coûte pas moins de 1000 dollars par mois. Rien de bien abordable pour des « touristes travailleurs » à 12$ l’heure disons… la réponse du ministre a été de parler des plans fédéraux d’aide à la rénovation. Rien de surprenant, jusqu’à ce qu’il nous sortes une blague un peu déplacée: « Ce genre d’aide est vraiment pratique, surtout avec les femmes qui veulent toujours tout rénover dans vos maisons: La cheminée, la cuisine, le salon… bref, vous savez comment elles sont (rire un peu forcé). » Venant d’une personne ordinaire, ça ne m’aurait pas dérangé. En fait, même venant d’un élu, ça ne m’aurait pas fait tiquer outre mesure… mais dans le contexte actuel de chasse aux sorcières dans les médias (les sorcières étant les personnes « politiquement incorrectes » selon l’élite dirigeante), en plus des qualifications insultantes de « terroristes », puis de « sectaristes » à l’endroit de députés élus du Bloc Québécois formulées par des membres du cabinet Harper à la chambre des communes et du déluge d’insultes et de calomnies qu’a dû supporter Amir Khadir à la suite de son simple lancé de soulier contre une affiche de George W. Bush, symbole international d’abus des droits de la personne, de la guerre, des crimes de guerre et de l’impérialisme en général (insultes reçus malgré le fait qu’il eu spécifié avant son geste symbolique qu’il ne lancerait jamais de soulier à qui que ce soit en vrai)… surtout avec le cas d’Amir en exemple, disons que la droite devrait être d’accord sur le fait qu’un ministre fédéral ne devrait pas tenir ce genre de propos en public.

Ensuite, la situation des chômeurs fut abordée. Un élève demanda ce que le gouvernement comptait faire pour aider les chômeurs, ce à quoi le ministre répondit: « Dans le dernier budget fédéral, nous avons dû nous retrouver avec un déficit de 34 milliards de dollars. Ce n’est pas rien, surtout que nous prédisions un surplus budgétaire d’un milliard en 2009. Malheureusement, notre secteur privé, qui s’occupe de l’exportation de nos produits vers les marchés étrangers, marché dont les États-Unis occupent 84% de l’espace, est paralysé par la présente crise économique et les États-Unis n’achètent plus autant qu’avant les produits étrangers comme ceux du Canada. C’est pour cette raison que nous avons dû, au fédéral, transformer un surplus d’un milliard en un déficit de 34 milliard: Pour compenser ce que le privé n’a pas été en mesure de faire. » (ouch…) « Dans ce budget, des mesures ont été prises afin de venir en aide aux travailleurs ayant perdu leur emploi. Nous avons pris l’excellente initiative d’allonger le temps de prestation à l’assurance-chômage de 5 semaines. » (Concrètement et au vu de l’ampleur de la crise qui se pointe à l’horizon pour le Canada, ces mesures sont nettement insuffisantes.) « Nous avons débloqué 40 millions de dollars pour la formation professionnelle, ce qui aidera les travailleurs à trouver de nouveaux emplois lorsque la crise sera terminée. » Ce qui me fait tiquer dans cette politique, ce n’est pas seulement le fait que les conservateurs appréhendent déjà la fin de la crise sans même l’avoir affronté, mais surtout le fait que le regretté camarade Henri Gagnon, dans son livre de 1989 intitulé « Les dinosaures du XXe siècle », avait déjà prouver la parfaite inefficacité de cette mesure qui ne consistera, à court et à moyen terme, qu’à créer un grande classe de chômeurs instruits. En résumé, il n’y a là, comme pour le budget Mulroney-Wilson de la même année (1989), absolument rien de concret pour les travailleurs. Ce « budget » n’est qu’un énorme plan d’aide destiné aux grandes entreprises parasitaires et financé à même les fonds publiques! Ça me fait un peu penser à ce que le gouvernement irlandais tente de faire faire chez lui, sauf que ce dernier s’est ramassé avec une puissante manifestation populaire entre les mains. Le mouvement contestation et de ras-le-bol populaire là-bas est indéniable. Les irlandais connaissent les limites que leur gouvernement ne doit pas franchir, eux au moins…

Ensuite, dans le cadre d’un tour de table pour savoir ce que les intervenants présents voulaient faire dans la vie, monsieur Blackburn nous parla brièvement de son fils et de l’expérience de ce dernier dans l’armée, à la suite de quoi il dut lui aussi terminer ses études. C’est alors que vint le tour du camarade Ben, qui a lui même été « servir » dans l’armée, dont six mois en Afghanistan. Il raconta au ministre conservateur comment son expérience dans l’armée canadienne lui avait ouvert les yeux et fait découvrir qu’au final, il était dans son intérêt de finir ses études plutôt que de vivre des illusions des forces armées canadiennes. Le ministre, une lueur dans l’oeil, demanda: « L’Afghanistan? C’est intéressant ça. Continuez s’il-vous-plait. » Ben: « Pour être allé en Afghanistan, je peux vous dire que ce n’est certainement pas une mission de paix. C’est une mission de guerre vraiment violente et nous commettons des crimes dans cette guerre. Tout ce que je peux dire, c’est que le gouvernement ne dit pas tout à la population. L’armée nous cache des choses. » Le ministre conservateur (visiblement déconcerté), qui était pourtant « intéressé » il y avait à peine 30 secondes, changea subitement de sujet… et d’interlocuteur.

Avant cet épisode, le ministre conservateur avait abordé brièvement l’accord de libre-échange Canada-Pérou comme « exemple » pour « améliorer le sort des travailleurs étrangers tout en retirant de bons bénéfice pour le Canada ». Voici le moment le plus marquant de cette discussion selon moi…

(la vrai valeur des « droits humains » selon le capitalisme)

Pourquoi cette affirmation? Tenez-vous bien: J’ai finalement pu prendre la parole et j’ai décidé de demander des clarifications sur ce fameux lien entre le libre-échange et les droits humains. Il me répondit qu’il avait voyagé là-bas (au Pérou) et qu’il y avait vu la misère des gens et comment ils s’entraidaient et que c’était magnifique et que selon lui et monsieur Harper, il fallait les aider… en faisant affaire avec leur élite corrompue et despotique… ouais… je lui ai ensuite fait remarquer que le Pérou et la Colombie, deux pays avec lesquels le Canada a conclu des accords de libre-échange, ont de bien piètres résultats en matière de droits humains. Il me répondit alors que le que le gouvernement canadien était au courant de ce fait, en plus du fait que le Pérou et la Colombie ne répondent à aucune des normes élémentaires en fait de droits des travailleurs (sécurité minimale des lieux de travail, travail des enfants en bas âge, exploitation inhumaine, dignité des travailleurs, discrimination sexiste, menaces (et meurtres) contre les membres de syndicats, etc.)… logiquement, il enchaîna immédiatement: « Bien-sûr, nous faisons pression sur les gouvernements fautifs pour qu’ils fassent respecter les droits élémentaires des travailleurs, mais nous sommes fier, au gouvernement canadien, d’inclure une clause punitive dans nos accords de libre-échange: Lorsqu’un état signataire ne respecte pas ses engagements en fait de droits humains, une pénalité de 15 millions de dollars lui est imposé, une somme qui lui sera ensuite rendue avec la garantie de l’état fautif qu’il réinvestira cette somme pour améliorer le sort des travailleurs dans le pays. » … Je suis convaincu que je ne suis pas le seul ici à trouver cette mesure totalement insignifiante. Pour état narco-traffiquant et bourré d’autres ressources naturelles comme la Colombie, qui possède un budget de plusieurs milliards de dollars, en plus d’être armé pour pratiquement aucun coût par les USA, qui arment et aident financièrement le Pérou également, 15 millions, ce n’est rien. Pour mettre la situation en image, disons que c’est comme si j’allais dans un restaurants hupé manger un repas à 100$ avec un vin à 300$ et qu’il me serait permis de payer le tout avec une poignée d’arachides, en l’honneur de ma mauvaise conduite. Rappellons que les deux états voyous mentionnés ici étaient cités en « exemples de démocraties » par le criminel de guerre Bush de Washington. Une « démocratie » dans ce sens là, non merci.

Après cette révélation, j’ai insisté sur le fait qu’on ne pouvait pas faire confiance à un gouvernement comme celui d’Alvaro Uribe, qui bafoue systématiquement les droits humains en envoyant ses paramilitaires gouvernementaux massacrer des paysans et assassiner des opposants politiques. J’ai ensuite cité un cas de meurtre d’un opposant politique d’Uribe… « Faisait-il partie des FARC? » me demanda-t-il. « Non, il ne faisait pas parti des FARC monsieur, il faisait parti du… c’était quoi déjà… ah oui: Le Parti Communiste Colombien. Cet homme a été abattu par la police pour ses idéaux politiques et des organisations comme Human Right Watch dénoncent beaucoup d’autres cas similaires. » lui répondis-je. Le ministre réplica alors qu’il s’agissait bien d’un point à observer, mais que « ce n’est certainement pas une pratique systémique du gouvernement ». J’ai donc lâcher le morceau, satisfait d’avoir fait ressortir le manque d’argument d’un ministre fédéral (ayant voyagé dans la région) en la matière. Il faut aussi avouer que vu le peu d’intervenants présents à l’évènement (assez discret il faut dire), effectuer un coup d’éclat contre le gouvernement et ses pratiques fort douteuses à l’étranger ne comportait aucun avantage pour notre cause à mes yeux. Soulignons également aux miltants enragés de la droite et de l’extrême droite que si le massacre de milliers de paysans et d’opposants politiques en Colombie ne constitu pas une « pratique systémique du gouvernement colombien » (du narco-trafiquant Alvaro Uribe), je vois mal comment le meurtre de quatre militants syndicalistes par des policiers corrompus de la droite au Vénézuela pourrait en constituer une.

Pour finir, notons que le ministre conservateur a terminé la rencontre sur une note d’arrogance en vantant sa « grande victoire » sur la candidate bloquiste dans sa circoncription. Je me suis pour ma part gardé une petite gêne en ne lui rappellant pas que le candidat conservateur dans Rivière-Des-Milles-Îles et maire verreux de Saint-Eustache, Claude Carignan (que Blackburn avait visité peu avant son arrivée), s’est fait écrasé dans les urnes par Luc Desnoyers, le nouveau venu du Bloc dans la circonscription.

Sur ce, mes salutations solidaires à tous les lecteurs et lectrices et rappellez-vous: Les ministres ne sont pas des gens « d’un autre niveau » ou quelque chose du genre, ce sont des humains comme vous et moi, avec leurs failles et leurs forces. Ne soyez jamais intimidés par un ministre, en particulier si ses agissements ne commandent pas le respect.

Vive le Québec libre, future nation exemplaire dans le domaine des droits humains!

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Un remplaçant pour Jeff Fillion

Posted by sylvainguillemette sur 1 février, 2009

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Dans un torchon-poubelle comme seuls savent le faire les drètistes en manque de sensations fortes, Sylvain Bouchard, l’animateur de 93,3 FM, a attaqué et diffamé Françoise David, l’une des co-porte-parole de Québec-solidaire.

Qualifiant cette dernière de soviétique, sans pour autant mesurer le poids de ses propos et l’in-justesse de ces derniers, Sylvain bouchard, un populiste à la sauce conservatrice, a démontré toute l’incohérence et l’ignorance crasse qui repose sous le couvercle de la fermeture idéologique de ces capitalistes, disjonctés et désuets si l’on tient compte du récent krach boursier et de la défaite de leurs derniers bastions en Amérique du Nord et en Australie.

Parce qu’elle figurait dans un cahier d’exercices scolaire qui choque les drètistes, Madame David a froissé les intérêts idéologiques de ces conservateurs qui, voyant le catholicisme décrit égalitairement aux diverses sectes du monde, dont celles du Moyen-Orient, se sont senti offusqués. Pourtant, madame David n’y apparaît qu’à titre d’ex-présidente de la Fédération des femmes et y représente des intérêts féministes. Mais c’était une parution dans le cahier Dialogue 2, ce cahier portant sur le cours «éthique et culture religieuse». Ce fameux cours qui dérange tout au plus, quelque millier de familles croyantes sur des millions qui ne croient et pratiquent pas.

Le bourgeois Michel Lorrain a défendu son chevalier du populisme sans retenue, qualifiant cette affaire, d’affaire publique. «Fort heureusement, notre système démocratique protège la liberté d’expression et son corollaire, la liberté de presse, qui jouent un rôle essentiel et inestimable dans notre société. D’ailleurs, il ne peut y avoir de démocratie sans la liberté d’exprimer des idées et des opinions sur le fonctionnement des institutions publiques.» Sauf qu’en se faisant, l’animateur capitaliste extrémiste et conservateur Bouchard a démontré une haine affichée contre les valeurs de gauche, tout en omettant de démontrer la liaison existante avec le sujet dont il parlait. Il n’a en fait, qu’exprimer son intolérance vis-à-vis la gauche qui, pourtant, est plus crédible aujourd’hui qu’il y a quelques mois, et plus viable que le système capitaliste qui le privilégie.

Après une chute inévitable du système capitaliste débutée ces derniers mois, ce système économique a démontré ses limites et sa dépendance de la poche du prolétariat et des divers contribuables. C’est une défaite, une défaite qui devrait, en principe, faire reculer les abcès que sont les capitalistes, sur leurs prétentions. Leur modèle, ne leur en déplaise, est un système parasitaire qui légitime et défend le droit d’exploitation des travailleurs par une poignée d’individus, a bourgeoisie. Ce modèle parasitaire est récemment tombé et depuis, les pillages se succèdent, se faisant par contre appeler «plans de sauvetage» par nos serviles du jour. Mais de fait, ils consistent en un vol systématique des contribuables, dont les prolétaires, ceux-ci produisant la PLUS-VALUE dont se régalent les voraces appétits bourgeois. Il est un fait que sans l’aide apportée par ces plans de pacotille, le système aurait déjà sombré dans une crise bien plus grave et que donc, ce n’est plus un système viable, c’est un système économique sur l’assistance sociale. En fait, il ne l’a jamais été puisque ces crises se sont déjà produites avant et que là encore, les «plans de sauvetage» se succédaient.

Bref, Bouchard, ce chevalier populiste crasse par excellence, a vogué sur une vague populaire auprès de quelque millier de familles, alors que des millions d’autres voient d’un bon œil ce cours d’éthique et des religions. Son bourgeois, monsieur Lorrain, n’a pu que prouver ses véritables intérêts, soit les cotes d’écoute de sa radio poubelle transfusant la haine et l’ignorance à travers l’ouïe des auditeurs, dont la plupart sont des adéquistes frustrés de leur défaite bien méritée.

Dans son plaidoyer, Bouchard a attaqué le socialisme, alors qu’il ne s’agissait que d’un cahier d’exercice portant sur les sectes du monde. Ne reconnaissant pas le catholicisme comme une secte, cette branche populiste du monde de la radio a confirmé l’absence de neutralité et donc, de journalisme dans ses articles.

«N’acceptez pas le « brainwashage » socialiste de vos profs syndiqués en faveur d’un parti qui s’appelle Québec solidaire» clamait Bouchard, alors que lui même capitaliste, il «brainwashait» ses auditeurs consentants ou endormis. Malgré l’évidence de la non-viabilité du modèle qu’il défend, il trouve le moyen d’attaquer un modèle qu’il ne saurait expliquer, même avec un dessin. Aurait été intéressant que Bouchard ajoute POURQUOI, le socialisme doit être balayé sous le tapis. Mais je ne compte pas sur lui pour argumenter ses coups de tête populistes.

Et lorsqu’il ajoute «Dans un cours où on se vante de mettre toutes les sorcières, les sectes et les chamans sur un même pied d’égalité, quand vient le temps de parler de politique, les masques tombent. Les profs gauchistes syndicalistes du Québec s’affichent»…, Bouchard le populiste crasse démontre son incompréhension du sujet et de la popularité de ce cours. Il tente également de lier la gauche syndicaliste au tout, arguant que nous nous masquons. Il n’en n’est point le cas, toutes et tous au Québec, savent où logent les socialistes en matière de religion. Quant aux faits qu’il évoque, soit que la religion catholique en est une comme les autres, il est impossible de savoir si le populiste crasse qu’il est dément ou réfute cette affirmation. J’aimerais, là encore, obtenir un argumentaire soutenant sa position, s’il se positionne clairement. Et peu importe si la gauche portait un masque ou non, la religion catholique demeure une secte comme les autres, ne leur en déplaise.

Heureusement, ce cours sera bel et bien tenu et enfin, nos enfants apprendront les rudiments de la manipulation intellectuelle, laquelle est un outil avantageant les privilèges de l’Église et de la bourgeoisie. Bouchard et Lorrain pourront s’ils le veulent, s’inscrire au cours et voir qu’en aucun cas, les syndicats et les socialistes ne jouent quelconque rôle de manipulation intellectuelle. Ils ne pourront, qu’au contraire, se rendre compte qu’ils en sont, eux, les complices avantagés.

Honte aux capitalistes!

Honte aux manipulateurs intellectuels!

Note

CJMF a invité madame David à débattre à sa station, mais quiconque connait la station sait que le débat n’y existe point, que tout comme sur les blogues ou les radios de droite, lesquels nous censurent, nos dires sont transformés et manipulés par ces défenseurs du capitalisme. Démagogie s’en suit, laissant place à la discorde et aux insultes émanant des cordes vocales capitalistes. Quiconque a déjà entendu cet imbécile parler à la radio, sait également qu’il ne saurait pas reconnaître un système socialiste, même s’il vivait dedans et que jamais au cours de sa carrière, le populiste Bouchard n’a argumenté la moindre de ses diatribes à l’endroit de ses adversaires idéologiques. Madame David devrait refuser le débat et l’inviter lui, à débattre dans nos instances DÉMOCRATIQUES, qui lui laisseront un temps suffisant, et égal à celui de son interlocuteur. Ainsi, paraîtra toute la lucidité de cet imbécile de service, au service de la bourgeoisie (Lorrain).

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Daniel Audet, le spécialiste du socialisme de JDM

Posted by sylvainguillemette sur 20 janvier, 2009

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(anti-syndicaliste notoire, défenseur des idées de droite, pseudo-journaliste)

Le cas Daniel Audet

Après Richard Martineau, sa colistière Johanne Marcotte la toute lucide et quelques uns des blogueurs drètistes d’internet, c’est au tour de Daniel Audet du Journal de Montréal de s’en prendre aux idées d’Amir Khadir, de son parti, en s’en prenant à l’homme plutôt qu’au bien fondé de son argumentaire basé sur une expérience indéniable.

Dans un texte des plus ABC, bâti d’un échafaudage primaire, le pseudo-spécialiste du socialisme ravage l’homme politique en retournant sur les évènements du «lancer de chaussure», sur l’effigie d’un des plus grands tueurs de masse de notre ère, George Bush. Mais se serait-on offusqué d’un tel acte vis-à-vis Saddam Hussein, lui qui pourtant, n’est pas responsable d’autant de morts que George Bush -et l’ancien copain du père de ce dernier-?

Qu’Amir Khadir n’ait pas excusé ses actes est pour son électorat, un signe d’encouragement brisant le cynisme de ce dernier, puisque pour une fois, un politicien dit les mêmes choses qu’«avant», après avoir été élu démocratiquement par une majorité populaire. Que les autres politiciens n’aient pu en faire autant me désoriente sur leur position quant aux criminels de guerre, quant aux crimes de guerre même.

Populisme crasse et abjecte


L’article de Daniel Audet s’inscrit dans une suite d’articles populistes et démagogiques publiés par le journal anti-syndical de Montréal et laisse croire au lecteur aliéné, qu’Amir Khadir pourrait agir par intérêt personnel, voire populiste. Cela ne vise qu’à effrayer le lectorat du journal des mesures socialistes, alors qu’un effondrement du capitalisme fut bel et bien amorcé l’année dernière et ce,  à travers le monde. Les craintes de voir le socialisme ressurgir leur impose de lancer une propagande sans retenue envers les militants de la gauche qui pourtant, tiennent bon grâce à un argumentaire de béton. Daniel Audet accuse Amir Khadir de miser sur le populisme, dans un article «populiste» et sans contenu argumentaire.

S’en prenant ensuite à l’électorat lui-même de monsieur Khadir, Audet les accuse de snobisme. De suivre une mode… Et c’est ça le plus méprisant, envers ces électeurs qui dois-je le croire, n’auraient pas toute leur tête, selon Daniel Audet l’anti communisme primaire. Comme pour vouloir mettre des épices sur son spaghetti à la sauce du jour, Audet enchaîne avec des attaques non-argumentées contre les communistes, contre le Parti communiste du Québec entre autre.

Il dit, avec certitude affichée, que les communistes, eux, avaient au moins l’honneur de pratiquer leur dogme… Or, Karl Marx semblait bien avoir raison, si l’on se fie aux derniers évènements touchant l’économie capitaliste; de la cartellisation des richesses aux effondrements multiples des marchés, suivis du pillage des prolétaires et divers contribuables afin de sauver l’odieux système d’exploitation des masses.

Et pour se convaincre, Audet en rajoute en citant un chef d’œuvre, Germinal. Mais en quoi est-ce que Germinal avait-il tort, sur quels points l’exploitation n’était-elle pas démontrée dans ce film, fait et refait, et refait? Bref, plus d’un siècle de raison, laissé dans l’oubli par des capitalistes fautifs et complices, pourtant confrontés aux échecs multiples et aux bilans les plus sombres sur leur modèle économique basé sur le parasitisme des exploitants, envers des exploités.

Quant aux connaissances de monsieur Audet sur le communisme, elles sont aussi profondes que celles de Joe le plombier en électricité. Passant des purges staliniennes, qu’il cite d’ailleurs ainsi, telles quelles, au froid régime des Khmers Rouges, Audet n’en démord pas, c’était du «communisme«! Or, tous savent aujourd’hui que les régimes qui ont pu se réclamer du communisme sans pour autant afficher quelconque projet socialiste, mais également, que l’habit ne fait pas le moine.  Bref, Staline n’appliqua aucunement la dictature DU prolétariat, mais bien SA dictature SUR le prolétariat. Ce qui n’a rien de communiste… Quant aux Khmers rouges, autant prétendre que Charles Taylor du  Liberia, était capitaliste alors… Si par le seul fait de s’en réclamer, un être peut être considéré comme communiste par les ignorants en la matière, je déclare que George Bush peut lui, se mériter le prix Nobel de la paix! Visiblement, monsieur Audet n’y connait strictement rien.

Par exemple, où sont les conseils populaires munis d’élus révocables en tout temps, dans l’un ou l’autre des exemples cités par monsieur Audet? Mais encore, il est odieux et abjecte de lancer des bilans mensongers sur des systèmes n’ayant tout simplement jamais existé, alors que le capitalisme, lui, bien réel, s’effondre tous les 30 ans et mène à la misère, des milliards d’êtres humains, tout en concentrant les richesses dans les poches des bourgeois, une élite parasitaire qui se situe en de ça des 5% globalement parlant. Si monsieur Audet voulait sérieusement lancer des bilans, il pourrait constater que l’année 2008 donne suite au plus gros pillage de l’histoire de l’humanité et que c’est encore une fois signé, CAPITALISME.

Je suis fier du parti auquel je contribue, d’abord pour ses efforts vis-à-vis les multiples attaques disgracieuses et sans fondement dont elle est victime, mais aussi pour son ouverture d’esprit par rapport à nous, les communistes, ce dont Audet ne pourrait se targuer.

En 2009, c’est odieux de prétendre que le capitalisme, ce système pourri qui légitime l’exploitation des êtres humains par une élite non-méritante, qui ne partage pas les richesses, mais qui les concentre chez cette même minorité citée, s’avère être le meilleurs système. Avec autant de défaites, de crimes commis par impérialisme, bref, de pauvreté et de sang versé –sans parler du gaspillage de ressources et de la pollution massive-, les capitalistes trouvent encore le culot pour cracher leur venin sur leurs opposants idéologiques en sortant bien entendu, les vieux épouvantails désuets, dont même les communistes les plus sérieux se sont débarrassés depuis belle lurette.

Le communisme, «le pire système qu’ait connu l’humanité» affirme Daniel Audet…  Mais qu’en connait-il? Il n’a cité aucun communiste, il a même cité un ancien copain de Washington pour auto-affirmer ses dires. Et si nous comparons le régime de Cuba à celui des autres pays de l’Amérique latine de droite – ce qui en reste d’ailleurs -ou des pays du tiers-monde, Cuba sort gagnante à coup sûr, sur tous les plans! Santé? Éducation? Mettons Audet au défi de prouver le contraire… Sinon, tous les systèmes capitalistes,, eux, n’ont survécu que grâce aux pillages systématiquesdes contribuables, dont les prolétaires, sans même avoir leur consentement. Tantôt appelés «Plans de sauvetage» ou «Deal» , ces efforts ne sont en fait et en réalité, que le transfert d’une dette bourgeoise vers le prolétariat, les dits «fonds publics».

J’aimerais également ajouter que le Parti communiste du Québec, lequel est cité par Daniel Audet le populiste crasse, n’a jamais commis de crimes contre l’humanité, ni de crimes de guerre, ni fait couler quelconque goutte de sang. Alors que le gouvernement Harper, lui, a bel et bien torturé un enfant-soldat, ce qui constitue un crime de guerre, violant les conventions signées par Ottawa, monsieur Audet n’a pas jugé bon condamner ces pratiques haineuses et violentes. Ça ne dérange pas monsieur Audet, il en a contre les communistes, lui qui travaille pour un journal réactionnaire et anti-syndical. Et pour les tirs de phosphore blanc de l’armée canadienne en Afghanistan, ou du maintient de la dictature en Afghanistan? Monsieur Audet est sélectif dans ses attaques, dans ses accusations. Ça, ça ne le dérange pas non plus, étant donné que ce sont des capitalistes, donc des alliés idéologiques, qui commettent ces crimes violents et haineux. Daniel Audet, comme ses comparses drètistes, est infligé par le syndrôme de la critique sélective.

Le plus con!


Le plus con dans tout ça, à part monsieur Audet lui-même, c’est que ce dernier espère briser l’appui à monsieur Khadir, aux forces progressistes, en citant son interrogation sur les attentats du 11 septembre 2001. Or, monsieur Khadir n’accusait personne, il se questionnait, ce qui était parfaitement légal et normal, compte tenu des inepties que véhiculait l’administration Bush. Mais monsieur Audet, lui, semble tout savoir, c’est qu’il est omniscient devons-nous comprendre. Ou encore,c’est le syndrôme qui fait encore des siennes et monsieur Audet ne trouve rien d’anormal dans toute ces escroquerie.

Et de plus en plus de gouvernements affirment trouver plutôt louche, la conception historique des évènements du 11 septembre 2001. Qui ne peut pas se soucier des liens entre la famille Bush et la famille Ben Laden? Qui ne peut pas se soucier du fait que la mission afghane ait débuté bien avant les attentats du 11 septembre 2001? Qui ne soucie pas des «900 mensonges» proférés par le président états-unien, ce tueur de masse impuni nommé George Bush? Qui ne se soucie pas des liens qu’avait Hamid Karzaï, en tant que consultant chez UNOCAL, avec la maison blanche qui considérait à l’époque, les talibans comme un gouvernement légitime? Qui ne soucie guère des explosions ayant été entendues et vues au bas des tours, ce fatidique jour de septembre en 2001? Les faits sont qu’aucune enquête réelle n’a eu lieue, qu’elle était strictement contrôlée par Washington et ses services secrets. Les faits sont aussi que le jeune frère de Bush, quelques semaines avant l’attentat, installait le système de sécurité du WTC pour une coquette somme de quelques millions de dollars, tout en remplissant le bâtiment de poussière, comme si l’on avait creusé des trous dans les murs. Que dire du fait que le propriétaire a assuré ses tours contre les attentats terroristes spécifiquement, queqlues semaines avant les attentats et alors que ses affaire$ n’allaient pas tellement bien? Sont les faits également, qu’Al-Qeada et les Talibans, furent financés, armés et entraînés par la CIA, une organisation terroriste comme tant d’autre, mais qui doit être légitime, aux yeux des «Daniel Audet». Ces ennemis d’aujourd’hui, Al-Qeada et les Talibans, étaient en fait les outils utiles d’un passé douteux.

Conclusion

Je me réjouis de savoir que de plus en plus de prolétaires se démarquent par leur conscience et que les discours populistes crasses anti-communistes, comme ceux de monsieur Audet, ne trouve écho que parmi les aliénés et les capitalistes encore cons-vaincus, malgré l’effrayante réalité qui afflige leur modèle économique parasitaire -en mode survie-, pour une Xe fois. L’effroyable réalité, c’est que les futurs chômeurs devront leurs futures dettes et celles de leurs enfants au si merveilleux système capitaliste, puisque sans leurs fonds de poche, les dettes bourgeoises ne seront jamais résorbées et le système s’écroulera sur lui-même. Alors c’est sans consentement que ces contribuables se verront payer la note, comme avant, comme ce sra toujours le as sous le capitalisme, sous cette dictature bourgeoise.

Avec un peu plus d’«Amir Khadir», ce sera un peu moins de messieurs «Audet» et nous ne pouvons que nous en réjouir, tout comme nous pouvons nous réjouir de la chute adéquiste et du système capitaliste international, de cette dictature bourgeoise qui depuis déjà trop longtemps, maintient dans la misère une humanité plus méritante que ses minoritaires exploitants.

Révolution, seule solution!

Sylvain Guillemette (communiste membre de Québec-solidaire et du Parti communiste du Québec)

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L’illusioniste Kapital

Posted by sylvainguillemette sur 2 janvier, 2009

https://i1.wp.com/blog.dalipas.fr/wp-content/uploads/2008/01/la_pyramide_du_capitalisme1.jpg

Comment peut-on distraire le prolétaire moyen de ses principales tâches visant à se défaire de ses chaînes capitalistes et des bourgeois exploitant son labeur, tout en amusant ce dernier? Pourquoi ne pas simplement lui mentir? Parce que c’est plus payant de mentir ET de faire du profit sur ce même mensonge.

Par exemple, pour que le prolétaire ne réalise pas qu’on lui dérobe du Kapital pour payer la dette de son exploitant, le bourgeois, on lui indique le désastre humanitaire frappant une île des caraïbes faisant partie des pays du tiers monde et se disant socialiste, non communiste comme certains médias capitalistes le prétendent. Mais encore faudrait-il que ce désastre dépasse ceux des pays dotés de systèmes capitalistes, où l’exploitation de l’être humain par ses semblables demeure d’actualité. Ces pays où les régimes universels de santé et d’éducation dont s’est dotée Cuba font encore l’envie de ces peuples rêveurs, ne résistent pas longtemps contre le bilan de cette petite île socialiste, très débrouillarde pour avoir été frappé d’un blocus économique abominable qui fut instauré par l’impérialiste états-unienne à son nord, depuis déjà près de 50 ans!

Mais en au lieu de nous parler des gains indéniables que l’île socialiste s’est donnée par des moyens révolutionnaires, l’emphase des médias capitalistes se tourne elle, vers la pauvreté de cette île qui présente la même longévité que le Canada et le même taux de mortalité infantile que ce dernier. Et c’est ce, sans rappeler que Cuba fut touchée par 3 ouragans qui possiblement, lui coûteront son budget annuel pour quelques années. On note en effet, des dégâts qui vont de l’ordre des dizaines de milliards de dollars. Ce qui n’a rien à voir avec le déluge du Saguenay…

Le bilan à étaler sur la table, comme nous le soulignions récemment dans un autre billet, n’est pas celui des socialistes qui ne forment qu’une part des pays sur Terre, et ce, depuis peu! Mais bien celui des capitalistes qui, comme à tous les 30 ans, pillent les poches des prolétaires afin d’éponger la dette que les bourgeois ont pu s’accumuler, malgré qu’ils aient allègrement pu profiter du labeur de ce même prolétariat pendant ces mêmes décennies!

Et pendant qu’Israël massacre impunément des gens et que l’économie s’écroule, certains y voient encore l’occasion de ridiculiser ce qu’ils ne comprennent même pas -le socialisme- alors que dans les faits, c’est peut-être le seul pansement qui pourrait venir à bout des problèmes que s’est infligés l’humanité, par naïveté quelque fois, mais par insouciance et opportunisme d’autres fois.

Et pour nous éviter, encore une fois, de constater l’échec patent de ce modèle exploitant et ses dérives majeures vers l’impérialisme inévitable dont nous parlait jadis Lénine, on nous présente un sacro-saint sauveur, un messie en quelque sorte. Barak Obama serait selon les uns, les mêmes en fait, puisqu’il s’agit bien évidemment des capitalistes encore une fois, que ce dernier serait la lueur d’espoir, mais les faits parlent d’eux même et détruisent ces volatiles paroles désuètes. Barack Obama ne condamne aucunement le terrorisme d’Israël, ce qui fait de lui, sans aucun doute possible, un supporteur du terrorisme et donc, un complice d’actes terroristes. Mais encore, ce même sauveur aurait déjà avoué qu’il serait prêt à utiliser l’arme nucléaire, donc une Arme de Destruction Massive, à des fins agressives plutôt que défensives. Et cela encore, ne soulève aucunement le tollé chez la communauté internationale* de savoir que Washington possède de telles armes, pourtant interdites chez leurs ennemis idéologiques!

En attendant que le sauveur attire l’attention populaire et que les malheurs des victimes de Cuba se délaissent de l’emprise états-unienne illégale, nos poches, elles, se voient bel et bien vidées par les mêmes vautours qui, dans les années, et les suivantes crises, ont pillé les poches de vos parents, de vos grands-parents et de vos arrière grands parents. Et tout cela chers camarades, afin d’éponger la mauvaise gestion de gestionnaires privés qui revendiquaient pourtant, le droit d’exploiter votre labeur sans votre consentement majoritaire, car ce modèle n’a jamais été démocratiquement élu, comme ce fut le cas pour le socialisme au Venezuela par exemple.

Mais sur une note plus grave, ce modèle est en plus, non-viable, puisqu’il propose un système où les ressources terriennes ne répondent pas à la demande du dit système exploitant capitaliste. Pourquoi ne pas dire que tout ça, n’est qu’un complot socialiste? Oh! C’est vrai! Ils le font déjà, ça aussi!

Alors ne laissez-vous pas berner camarades, on pige bien dans vos poches, quand on parle d’un plan de sauvetage. Encore ici, on use de double-mesure inacceptable, puisque l’on vous dit d’un côté, «Si vous faites faillite, c’est votre problème» et d’un autre, «Si les grandes entreprises font faillite, c’est aussi votre problème!». Avez-vous déjà vu des banques se cotiser et payer les dettes de particuliers? C’est un peu ce qu’elles font en ce moment, mais aussi parce qu’elles ont mal gérées leurs s affaires et prévu leurs finances sur de l’argent fictif, le crédit. Se faisant, les banques ne visaient qu’à jouer le rôle d’une soupape qui elle, évitait les révoltes populaires. Comme les cadeaux fiscaux empoisonnés des libéraux et des conservateurs en fait qui dans le fond, sont nécessaires à la nation canadienne et la nation québécoise.

Des solutions existent,  le socialisme en est une. Car il ne s’agit pas ici de constater les échecs du système capitaliste à survivre sans le prolétariat, il s’agit aussi de juger le partage des richesses qui selon moi, ne s’est jamais pointé au rendez-vous fixé par les capitalistes. 10 000 000 de millionnaires habitent cette Terre, cela peut paraître d’une grande importance, mais il ne s’agit en fait que d’un maigre 0.15% de l’humanité. La cartellisation annoncée par monsieur Marx, elle, était bien au rendez-vous à chacune des crises qu’a pu connaître le système parasitaire des minoritaires bourgeois qui ne furent jamais élus. Et ce qu’on nous dit aujourd’hui, alors que le système s’écroule  et que l’on sent cette main baladeuse bourgeoise vider fonds publics , c’est de regarder ailleurs, comme vers Cuba qui en fait, ne peut que subir les attaques économiques et idéologiques du pays le plus puissant de la planète.«Regardez ce qu’il vous arrivera si vous suivez les exemples de Cuba!». «Sinon, regardez-moi ce messie sauveur!»


Il n’est pas de sauveurs suprêmes,

Ni Dieu, ni César, ni tribun.

Producteurs sauvons-nous nous-mêmes!

Décrétons le salut commun,

Pour que le voleur rende gorge,

Pour tirer l’esprit du cachot.

Soufflons nous-mêmes notre forge!

Battons le fer quand il est chaud!

Jusqu’à la victoire, toujours!

*Ce sont les pays membres permanents du conseil de sécurité des nations unies, lesquels possèdent le droit de VETO antidémocratique dans les instances donc, antidémocratiques de l’O.N.U..

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Bilan gauche droite…

Posted by sylvainguillemette sur 26 décembre, 2008

https://i0.wp.com/accel21.mettre-put-idata.over-blog.com/0/36/31/71/gauche-droite.jpg

Depuis déjà bien des années, les bilans s’affrontent entre la gauche et la droite dans les pays développés et sous-développés. Cela ne change pas en notre ère, mais du moins, le fossé de l’impertinence chez la droite tente à se creuser alors qu’une nouvelle dépression semble en court et qu’ils ne songent qu’à attaquer la gauche, maintenant qu’elle perce démocratiquement  et ce, à travers le monde.

Les insultes gratuites sont choses courantes venant de la part des défenseurs du capitalisme, ainsi que les procès d’intention. Par exemple, lorsque les forces de gauche du Québec ont décidé de condamner la guerre impérialiste qui sévissait et sévit toujours en Afghanistan, le sablier n’a pas eu le temps de couler avant que les accusation de «talibanisme» fusent à notre endroit. Ces grands défenseurs de la liberté en avaient même oublié les faits historiques accablants qui leur imputaient l’armement, le financement et l’entraînement de ces mêmes talibans, ainsi qu’Al-Qeada!

Et tout en nous accusant de putchisme ailleurs dans le monde -comme par exemple à Cuba, où Batista sévissait violemment envers les  militants de gauche-, les forces de droite on pleinement supporté le coup d’État contre le gouvernement taliban, ainsi que la dictature Karzaï qui s’en est suivie! Sinon, ils ont également accusé Ortega d’en faire autant, contre une dictature (Somoza) pourtant âgée de 45 ans, laquelle fut défendue par des milices (Contras) elles-même financées à même les poches des contribuables états-uniens grâce à leur cher acteur impérialiste (Ronald Reagan)! Et devinez quoi! Daniel Ortega est aujourd’hui le président démocratiquement élu du Nicaragua! Un autre ennemi à abattre pour la droite!

Ils font en ce moment tout leur possible pour déstabiliser le Venezuela, où notre camarade Hugo Chavez a évincé la droite du pouvoir, démocratiquement! Que font-ils alors, pour donner à cette si chère démocratie qu’ils disent défendre, un certain sens ou une pertinence? En 2002, la droite vénézuélienne (une oligarchie formée de 5 familles qui possèdent à peu près tout au Venezuela) et la C.I.A. organisent un coup d’État et enlèvent Hugo Chavez. En moins de 48 heures, ils forment un gouvernement non-élu, une dictature… Mais ce faisant, ils mettent en rogne la majorité populaire qui elle, a bel et bien VOTÉ pour Hugo Chavez le socialiste!

Qu’en est-il aujourd’hui au Venezuela? Et bien les paramilitaires colombiens oeuvrent auprès des gouverneurs de droite, afin de stabiliser le processus démocratique et socialiste. Ils assassinent des syndicalistes, des militants de gauche et bref, organisent déjà leur prochain coup d’État. D’ailleurs, un de ces coups d’État était prévu en 2009, mais il fut déjoué par les services de renseignement.

Sinon ailleurs, comme en Bolivie, la droite en fait autant en tentant de cisailler le pays en parts avantageuses pour la riche oligarchie, pour cette parasitaire et minoritaire bourgeoisie tentée par le gain facile. Santa Cruz a même été jusqu’à assassiner des indigènes, tout en arborant des logos nazis! Et qui en a parler? RSF? Richard Martineau? Oh que non! C’était un bilan de la droite ça, alors…

Et si nous nous rendons à Cuba, la cible internationale des extrémistes de droite, on peut y déceler des attentats terroristes visant les acquis socialistes, ayant été perpétrés par des extrémistes de droite entraînés eux, par la C.I.A., une organisation terroriste! Les attentats vont des bombes dans les discothèques aux hôtels cubains, et même jusqu’à faire sauter une avion bourré de civils! Luis Posada Cariles, celui qui a commis l’odieux, est protégé par Washington et fut lui aussi entraîné par la C.I.A., qui lui a même fournit le matériel nécessaire. Est-ce que les accusations internationales fusent vis-à-vis ses complices? Aucunement! Ni RSF, ni Richard Martineau ne condamne…

Il ne faut pas non plus laisser pour contre le fait que l’environnement a souffert de ce capitalisme excessif. Que pour des profits faciles, les compagnies n’ont pas hésité à se foutre de l’environnement qui les sert dans leur vie de tous les jours. Il ne faut pas oublier non plus, que les modèles prônés par nos chers capitalistes ne tiennent aucunement compte des ressources nécessaires à la survie de l’humanité, puisque le profit est le seul et véritable but commun de ces parasites. Par exemple, on estime à plusieurs planètes Terre les ressources nécessaires à la globalisation du modèle nord-américain. Or, aujourd’hui en 2008, bientôt 1009, les chinois et les indiens tentent à vouloir se doter des mêmes luxures que nous, ils en ont les pleins droits autant que nous les avons, sauf que…

Laissons maintenant les actes barbares et meurtriers et les enjeux environnementaux pour nous rendre sur le terrain économique. La droite ici, ne pourra se vanter de grand chose, sauf d’avoir enrichi une minorité parasitaire qui, au dépend de la masse laborieuse, s’est certes enrichie d’avantage ces dernières années où les spéculations ont fait un tabac. Tenons-nous en à notre époque, afin de percevoir à quel point les  parasites ont pu s’engraisser, sur le labeur des prolétaires, tout en disposant d’une aide généreuse des gouvernements, lesquels ne sont en fait que la poche  creuse du contribuable.

Par exemple, dès le début de la crise qui touchait surtout les centres bancaires et d’assurances, les plans de sauvetage se sont succédés. Sortant d’abord des centaines de milliards afin d’éviter les faillites de ces derniers, ils en sont aujourd’hui à des milliers de milliards et cela ne risque pas de s’arrêter là, puisque le nouveau président des États-Unis d’Amérique promet lui, une aide de 1000 milliards en quête d’une relance économique qui s’essouffle de plus en plus vite. Y a t-il eu une aide pour les propriétaires perdaient alors, leur maison à raison de 2700 par jour? Aucunement! Rien! Quedal! Niet! Séchez prolétaires! Aucune coalition de banque ne s’est fait connaître pour sauver les hypothèques de ces états-uniens en proie maintenant, aux problèmes qui touchent quelconque famille dans le besoin. Et l’on parle ici de divorces, de dépressions et de suicides! Quedal!

Mais en fait, sans les contribuables et les prolétaires, les systèmes financiers et économiques capitalistes seraient morts, quoique que la mort est toujours une possibilité, une éventualité. À nous d’y voir. Mais encore, cela démolit point par point les dires des capitalistes sur le soit-disant mérite des bourgeois, puisque encore une fois, c’est nous, prolétaires, qui les sauverons de la débâcle, de la faillite qui elle, n’hésite pas à nous frapper, nous, producteurs de PLUS-VALUE.

Le capitalisme lui, n’a que des échecs à nous dévoiler, des échecs compilés les uns sur les autres. Car si cette crise vous surprend et vous écoeure, sachez que ce n’était pas la première, mais peut-être la dernière… Encore là, à nous d’y voir!

Et si l’on additionne ces échecs et que l’on observe le cumulatif, on peut également constater que le partage des richesses n’a jamais porté ses fruits parmi les prolétaires majoritaires, mais se sont bel et bien concentrés dans les porte-feuille des bourgeois minoritaires, non-élus, non-méritants et totalement inutiles à l’humanité. La cartellisation dont nous parlait Karl Marx et ses successeurs n’était donc pas un mythe, comme l’entendent encore les capitalistes (Le blogue Antagoniste le prétend!). Et de toute façon, quiconque regarde attentivement la bourse ne pourra que confirmer ces affirmations marxistes, puisque même les commentateurs boursiers le confirment. Tinto achète un tel, Wal-Marde une autre compagnie, bref, la cartellisation a même battu des records avec la crise actuelle! Qui n’a pas vu Buffet acheter pour des milliards d’actions?

Les bilans de gauche et de droite n’ont rien en commun et ne visent strictement pas les mêmes buts. La gauche vise à partager les richesses, à donner à toutes et tous une vie équitable, égale en droits et un sens révolutionnaire à la vie de tous les jours. La gauche vise à mettre fin à l’exploitation de l’être humain par d’autres êtres humains.

La droite elle, vise tout le contraire. Avec comme base, son système capitaliste, elle dont des droits inégaux aux plus grands détenteurs de capitaux, la bourgeoisie. Cette dernière dicte aux gouvernements pantins, la marche à suivre, afin de s’enrichir d’avantage, quitte à le faire sur le labeur d’autrui. Pourquoi celui des majoritaires prolétaire qui par la vente de leur force de travail, créent la PLUS-VALUE nécessaire au profit, lequel permet plus d’exploitation encore par la suite?

Bref, ce que l’on peut constater aujourd’hui, c’est que le système capitaliste est mort d’abus et de son impertinence. On peut également constater que sans la classe laborieuse qu’est le prolétariat, rien ne va plus comme dirait le croupier! Et que sans celle-ci, les faillites émergentes emporteraient nombres de capitalistes bourgeois dans les bas fonds de la pauvreté. Mais ainsi ne soit-il pas, puisque nous avons des gouvernements capitalistes et que donc, nos poches seront vidées afin de les soutirer de cette fâcheuse et honteuse situation.

Les capitalistes n’ont qu’à bien se tenir puisque nous sommes en 2009 dans quelques jours et qu’aujourd’hui, contrairement aux années  »30, les prolétaires savent lire. Cela est d’autant plus dangereux pour les capitalistes puisque en plus de cela, le Kapital de monsieur Marx se vend comme des petits pains chauds à travers le monde entier! Les Manga japonais en font même une version animée!

PLACE À LA RÉVOLUTION!

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Le livre noir du capitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2008

(Je ne suis pas l’auteur, la source est au bas de la page.)

https://i0.wp.com/www.memo.fr/Media/Symbole_communisme.jpg

En 1996, le « Livre Noir du Communisme » fit un tabac en établissant le bilan de la soit disant plus grande utopie du XXème siècle: 100 millions de mort-es. Pour faire bonne mesure, que dirait la comptabilité des mort-es du capitalisme ? La voici donc, par ordre chronologique de la Traite des Noir-es à la guerre du Golfe.

– Traite des Noir-es aux XVII ème et XVIII ème siècle: 10 000 000 mort-es


– Liquidation des Indien-nes d’Amérique de 1500 à 1860: 70 000 000 mort-es


– Guerre de Crimée: 252 000 mort-es


– Guerre de Sécession américaine 1860-1865: 617 000 mort-es


– Guerre de 1870 (France contre Allemagne) : 220 000 mort-es


– Ecrasement de la Commune de Paris en 1871: 20 000 mort-es


– colonisation de l’Algérie par la France en 1840: 10 000 mort-es


– Colonisation de l’Afrique par la France au XIX ème siècle: 112 000 mort-es


– Colonisation du Congo par la Belgique au XIX ème siècle: 1 000 000 mort-es


– Guerre USA-Espagne en 1898: 100 000 mort-es


– par les Boers en Afrique du Sud en 1900: 57 000 mort-es


– Guerre 1914-1918: 10 000 000 mort-es


– Guerre d’Espagne 1936-1939: 410 000 mort-es


– Guerre 1939-1945: 50 000 000 mort-es


– Répression de l’armée française à Madagascar en 1948 : 80 000 mort-es


– Guerre d’Algérie: 380 000 mort-es


– Guerre d’indépendance du Vietnam: 3 107 000 mort-es


– Répression anti-communiste en Indonésie en 1965: 500 000 mort-es


– Répression mai 68 en France: 4 mort-es


– Massacre d’étudiant-es à Mexico: 400 mort-es


– Guerre du Biafra 1966-1969: 1 000 000 mort-es


– Dictature du Chili 1973-1990: 3 167 mort-es


– Dictature en Argentine 1976-1982: 30 000 mort-es


– Escadrons de la Mort au Guatemala, Brésil et au Salvador 1975-2000: 50 000 mort-es


– Guerre des Malouines: 1 005 mort-es


– Usine explosée à Bhopal (Inde) en 1984: 2 900 mort-es


– Guerre du Golfe en 1991: 160 022 mort-es

TOTAL: 147 387 051 personnes mort-es du capitalisme !

Nous pouvons également ajouter les 100 000 000 de mort-es du communisme, et ce, pour deux raisons;


1) Le communisme est directement issu de la guerre 14-18, guerre capitaliste par excellence.


2) Le communisme n’a jamais existé: ce qui s’est produit-e en URSS et en Chine fut en
réalité du capitalisme d’Etat.

Ce qui ferait donc un total de:

147 387 051 + 100 000 000
=
247 387 051 mort-es !!!

Merci le capitalisme !

… Et nous ne parlons là que de personnes dont le capitalisme est responsable de leur mort.
Les crimes du capitalisme ne se limitent bien sûr-e pas au nombre de mirt-es mais aussi à la quantité et à la gravité des conséquences dramatiques en terme social, psychologique, éthique, sanitaire, etc…

Le nombre de personnes physiquement ou psychologiquement mutilées par le capitalisme additionné au nombre de personnes tuées par celui-ci vous donne une idée de ce qu’est le capitalisme.


ET ENCORE ! Cette comptabilité n’inclut pas les millions de mort-es de faim du Tiers-monde
(même si la Communauté Européenne détruit des stocks de nourriture !!)


– Les mort-es des maladies et la criminalité -dans le Tiers-monde encore- induites par les « mesures de redressement » du Front Monétaire International (FMI) et dont le chiffre est étrangement rendu inconsultable (!!!)


– Les mort-es explosé-es sur les mines antipersonnelles fabriquées par des industries occidentales


– Les 100 000 mort-es et plus de la guerre civile colombienne qui perdure depuis 1948 (même si, bien entendu-e, ellil s’agît d’affrontements locaux et que le capitalisme n’a rien à y voir, ce qui reste d’ailleurs à démontrer)


– Les millions de mort-es des guerres de Napoléon (même si, là encore, ces guerres résultant
de la folie mégalomaniaque d’un Corse dérangé n’ayant, c’est bien connu-e, rien à voir avec le capitalisme (ce qui reste encore à démontrer)


– Les millions de mort-es de la partition de l’Inde en 1947, en admettant qu’ellil s’agisse d’une affaire religieuse (hindouistes contre musulmans) et non pas d’une manip’ une manip’ de l’Empire britannique, ce qui reste toujours à démontrer


– Les 8 000 000 mort-es de la guerre Irak-Iran de 1980 à 1988, guerre religieuse et nationaliste, en admettant que les intérets pétroliers n’y soient pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les milliers de mort-es de la guerre Israélo-Arabe, guerre religieuse et nationaliste en
admettant que le capitalisme n’y soit pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les milliers de mort-es de la guerre civile en Irlande de 1920 à nos jours, guerre religieuse et nationaliste, en admettant que le capitalisme n’y soit pour rien (ce qui reste à démontrer)


– Les millions de mort-es (chaque année ) du paludisme, de la maladie du sommeil et du sida
en Afrique et ailleurs, évitables si les laboratoires pharmaceutiques occidentaux distribuaient gratuitement les vaccins et traitements au lieu de les vendre à des prix inaccessibles à des malades qui n’ont même pas les moyens de vivre décemment


– les centaines de millions de mort-es (dans le monde et par an) en bagnole à cause de moteurs non bridés par des industriels irresponsables, parce que les accidents de voiture ont, nous dit-on, souvent plusieurs causes inextricablement mêlées


– Les centaines de milliers de mort-es de la guerre russo-japonaise de 1905 parce que les chiffres manquent


– Les millions de mort-es par suicide chaque année dans le monde dûs au désespoir et à la violence sordide du capitalisme,


– les millions de mort-es par overdoses alors que celles-ci pourrait être évitée si les drogues et leurs usager-es étaient mieux entouré-es, moins plongé-es dans l’isolement, le
tabou et la répression, que de véritables structures d’aide gratuites soient à la disposition des toxicomanes pour leur permettre de décrocher en douceur et sans risque sanitaire


– les centaines de millions de femmes dans le monde violées, battues, prostitué-es et/ou tuées, violences causées par le système capitaliste qui promeut l’image de la femme objet via le porno et les publicités et films sexistes, et par l’exploitation de la misère des femmes qui crée le profit et la domination, schéma perpétué, plébiscité, encouragé, martelé et défendu par le capitalisme, ou par l’entente complice de celui-ci afin de ne pas perdre une part de marché dans les pays arabes qui détiennent le pétrole


– les centaines de millions de personnes tué-es par des armes vendues par le capitalisme occidental et la perpétuation du marché des armes si rentable au capitalisme


– la destruction de la faune et la flore – et certainement à moyen ou long terme des 6 000 000 000 de personnes vivant sur Terre- dûe aux marées noires, au bouleversement climatique lié à la déterioration de l’éco-système qui implique directement le capitalisme dans ses ventes effreinées de produits toxiques et polluants (des produits complètement écologiques rapporterait bien moins)

La liste est bien trop longue pour mesurer le nombre de crimes imputable au capitalisme.


LE CAPITALISME TUE PREMATUREMENT !

LE CAPITALISME NUIT GRAVEMENT A LA SANTE !

LE CAPITALISME NUIT A VOTRE ENTOURAGE !

POUR ETRE EN BONNE SANTE, NE CAPITALISEZ PAS (et ne capitulez pas non plus)!

http://lesfuries.chez-alice.fr/crimes.htm

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Panem et circenses : les Jeux Olympiques

Posted by Libertad ! sur 8 août, 2008

Aujourd’hui, c’est l’ouverture des Jeux Olympiques de Beijing, malgré toute la controverse qui entoure la tenue de l’événement en Chine, pays accusé régulièrement de violations des droits de l’homme. Les athlètes y sont, tout comme les politiciens, les touristes et d’autres types d’opportunistes. Dans cette vaste mascarade qui dure depuis trop longtemps, les pro-Tibet, le gouvernement américain, le gouvernement chinois, la CIA et ses organisations fantoches (Reporters sans frontière) se livrent une guerre pour l’image, pour, dans chacun des cas, réaliser des buts politiques réactionnaires. Voici quelques matières à réflexion sur les jeux olympiques. Les Jeux Olympiques sont bien plus que des mascottes comiques, des médailles et des drapeaux. Bien au-delà de cette image positive projetée par les chaînes de télé, ces Jeux demeurent une nuisance pour la classe ouvrière.

 

Tout premièrement, nous pouvons mentionner la destruction des logements, du patrimoine et de quartiers en entier pour construire les infrastructures des jeux. Les personnes expulsées sont généralement laissées pour compte, avec rien. La répression des pauvres et des sans abris y est vive lors de ces événements internationaux, les autorités des pays ayant la matraque facile pour expulser les pauvres des villes, qui pourraient être  »gênants » pour les touristes et les caméras de télévision. On rapporte même des cas de torture et de mauvais traitements contre des expulsés en Chine.

 

Deuxièmement, les jeux coûtent extrêmement cher. Non seulement les billets pour assister aux Olympiques sont hors de prix (donc innaccessible à la majorité), mais les gens doivent payer, par l’entremise de leurs impôts, les déficits des villes qui accueillent ces jeux. Parce qu’économiquement, les Jeux ont toujours laissés des déficits aux villes qui les accueillaient. Par exemple, ça nous as pris près de 30 ans pour payer le stade Olympique de Montréal. Les jeux sont profitables uniquement à la grande bourgeoisie et non à la classe ouvrière.

 

Troisièmement, le patriotisme grossier derrière les jeux. Le but de chaque pays est de gagner le maximum de médailles, et par le fait même, de prouver sa supériorité sur les autres nations. Ceci toujours dans l’optique de diviser pour mieux régner. Cette propagande se révèle par ailleurs un outil redoutable que les gouvernements peuvent utiliser sur leur population.

 

En un seul mot, ce que vous pouvez faire pour résister : boycottez ! Nous ne boycottons pas parce que les Jeux sont en Chine, puisque les Etats-Unis, une nation qui viole les droits de l’homme, les as eu plusieurs fois. Ce n’est pas non plus pour faire plaisir aux réactionnaires du Tibet, qui sont totalement hypocrites et menteurs dans leurs buts politiques réels. Nous boycottons parce que les jeux n’apportent strictement rien à la classe ouvrière ! Nous les boycotterons de toute manière qu’ils soient à Calcutta, Bucarest, Tokyo ou encore à Iqualuit !

 

La question des droits de l’homme, même si elle mérite d’être considérée, est devenue un prétexte utilisé par les américains pour nuire à la Chine sur le plan mondial, pour garder leur hégémonie planétaire. Pourtant, les États-Unis violent également les droits de l’homme à travers le monde et dans leur propre pays. Nous trouvons ridicule ces ONG (pas si non gouvernementales que ça…) qui boycottent uniquement pour le Tibet et non pas pour la réalité capitaliste et anti-ouvrière des jeux olympiques. Ils se disent même favorable au concept même des Jeux, c’est tout dire…

 

Par ailleurs, ceci est pour vous annoncer que Reactionism Watch supporte le mouvement d’opposition aux Jeux Olympiques de Vancouver en 2010. Ces jeux qui se construisent sur des terres autochtones volées et sur le dos des pauvres seront encore une fois l’occasion pour la bourgeoisie de détourner les fonds publics pour s’enrichir, mais par le fait même, d’opprimer les pauvres. Nous vous donnerons des détails dans les prochains mois.

 

Un monde, un rêve !

À bas les Jeux Olympiques !

Le nettoyage social doit terminer !

On veut plus de pains et de jeux ! On veut une bonne révolution !

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