Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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Les 14, racisme et impérialisme

Posted by sylvainguillemette sur 4 janvier, 2010

Fichier:Posada.jpg

Le 25 décembre 2009, un Nigérian tente de faire exploser sa charge explosive, sans succès, à bord du vol Amsterdam-Detroit, où il tentait semble t-il, de se martyriser. Attrapé, celui-là avoue sa cause, ses sources, et on décèle finalement une faille dans le service de renseignements de la défense nationale états-unienne. Car auparavant, selon les États-Unis en fait, le père du «terroriste» les aurait avertis du danger que représentait son fils. Bref, Washington conclue que le «méchant Yémen» est désormais une menace, ainsi que 13 autres pays, ajoutés à une liste noire, imposant ainsi, des contrôles renforcés à certains étrangers, selon leur appartenance nationale. L’acte apparaît non seulement comme raciste, de par les pays visés par cette interdiction, mais définitivement impérialiste à l’endroit d’un de ces pays en particulier.

L’Afghanistan, l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran, le Liban, la Libye, le Pakistan, la Somalie, le Soudan, la Syrie, le Nigeria, le Yémen et Cuba, figurent tous sur la liste en question. Tout de suite, et les réseaux d’informations québécois l’auront souligné, on s’aperçoit que la majorité des pays, sont des pays où les «arabes» logent. Toutefois, l’un de ces pays ci-haut, n’a jamais envoyé de terroristes à l’étranger, ce, dans toute son histoire. Mais plutôt, ce pays fut assailli de terroristes, provenant comme par hasard, des États-Unis d’Amérique.

Cuba -NOTONS QUE NUL MÉDIA NE REMET EN QUESTION L’EXISTENCE DE CUBA SUR CETTE LISTE- pose sur la photo de famille, concept avoué des États-Unis d’Amérique, mais ne possède aucun lien avec quelconque organisation terroriste de la planète Terre. L’île socialiste, et c’est son seul litige avec Washington en réalité, n’émet aucun chèque à quelconque terroriste. Et si c’était le cas, les États-Unis d’Amérique devraient en fournir les preuves, accompagnant leurs vaines et puériles accusations.

Un vrai terroriste cependant, a transigé des États-Unis d’Amérique vers Cuba, pour y commettre des attentats terroristes, dont celui du vol «455 Cubana». Pire encore, ce sont les agents de la C.I.A. –l’organisation terroriste la mieux financée du monde-, qui l’ont armé, financé et entraîné.

Luis Posada Carriles a participé à la préparation d’un attentat contre le Vol 455 Cubana, un avion de ligne cubain parti de Caracas au Venezuela, ayant explosé au-dessus de la Barbade le 6 octobre 1976. Cela tua ainsi, 73 personnes, dont l’équipe d’escrime cubaine de la catégorie junior.

Il a également fait exploser des hôtels cubains à la Havane, et des discothèques. Plusieurs blessés, un mort.

Le 15 novembre 2007, la sous-commission des Droits de l’homme de la Chambre des représentants des États-Unis a établi la responsabilité de Luis Posada Carriles dans plusieurs actes terroristes, dont celui contre le Vol 455 Cubana. Carriles est aujourd’hui libre, aux États-Unis, qui le protègent. Ceux qui l’ont financé, le sont aussi. Ils ont pourtant tous, commis des actes terroristes, financés des actes terroristes, ou côtoyés des terroristes. Aucun d’eux n’est soumis à la justice à demi-mesure des États-Unis d’Amérique.

En fait, les États-Unis d’Amérique, sont épargnés eux-mêmes, pour tout le terrorisme qu’ils ont soutenu, financé, encouragé, qu’ils ont fait, et fait naître. Durant le seul dernier siècle, cet État voyou a renversé plus de 45 États démocratiques, qui ne plaisaient pas à ses volontés capricieuses. Il a envahi de nombreux autres pays souverains, puis y ont fait des guerres sanglantes, que l’on continue de panser. En fait, les pires actes et les plus abominables, durant ces dernières décennies, fut orchestrés et commis par Washington et ses sbires.

D’autre part, et mise à part, justement, du terrorisme ici cité, le terrorisme qui s’annonce, lui, doit bien se financer quelque part. Pourquoi ne pas étaler les manques du service de renseignements, et y palier en demandant au congrès, un financement supplémentaire, qui de fait, viendra financer le terrorisme prochain, celui de l’Amérique latine qui ne plaît pas à Washington.

L’Amérique latine libre, et socialiste.

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Faire la guerre pour la paix

Posted by sylvainguillemette sur 11 décembre, 2009

https://i2.wp.com/lasserpe.blogs.sudouest.com/media/00/00/1681483230.jpg

Barack Hussein Obama, hier, est allé à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. Certes, ce prix arrive au même moment où le président des États-Unis d’Amérique annonce qu’il envoie 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, dans une guerre illégitime, rappelons-nous, déclenchée sur une base mensongère, et de fait, démarrée en 1998, donc avant les attentats du 11 septembre 2001, prouvant cette illégitimité.

Comme discours, Barack Obama rappelle son absence de choix, il dit qu’il le fallait, pour accéder à la paix en Afghanistan. Or, faire la guerre, pour obtenir la paix, n’a jamais que fait des morts additionnels, et n’a jamais pansé quelque plaie que ce soit. En Afghanistan, comme ailleurs où sont allés les États-Unis d’Amérique au cours du dernier siècle, la population civile est celle touchée par la guerre, bien d’avantage que les militants visés par Washington et ses alliés impérialistes.

Et pour obtenir cette «paix», s’il en est une véritable, Washington ne renonce à aucun moyen, pas mêmes les illégaux, ou plutôt qu’elle ne s’engage pas à respecter –mines anti-personnelles, ADM, armes chimiques, armes bactériologiques, attaques de cibles civiles (centrale électrique, ponts, hôpitaux, écoles..)-. Washington utilise des Armes de Destruction Massive, elle utilise aussi la torture, les enlèvements, la séquestration illégale, le meurtre, et bref, elle envahie et occupe des pays, et leur impose sa vision de la paix, soit le libre-marché, la privatisation des ressources humaines et naturelles, et l’indignation totale des populations locales, tout en méprisant les intérêts de celle-ci, tant que ça fait plaisir à la bourgeoisie internationale. Et elle installe des dictatures, respectant ses vœux.

Au Nicaragua, lorsque les sandinistes ont chassé la dictature des Somoza qui brutalisait le peuple nicaraguayen depuis près de 45 ans, Ronald Reagan a senti le besoin d’amener la paix, là aussi, au prix de dizaines de milliers de vies. Et lorsque Ronald Reagan créa son commando, mené par des mercenaires, les Contras –un tas de repris de justice et des mercenaires en solde-, il les mobilisa en disant qu’il fallait ramener la paix et la démocratie au Nicaragua. Du Honduras, qui constituait une base de repli –et sous dictature états-unienne également- pour les criminels employés par Washington, les Contras revenaient en force contre les sandinistes, armés et financés par Washington.

Au Salvador, les prêtres et les sœurs n’y étaient pas épargnés. Le peuple, comme dans les autres pays envahis par Washington, a du souffrir, souffrir et encore souffrir, pour finalement se retrouver avec une dictature sanglante lui aussi, ce qu’appelait pourtant Washington, sans que la communauté internationale n’intervienne avec des sanctions quelconques, la paix.

En Colombie, encore aujourd’hui, la paix tente de se gagner à coups d’armes automatiques. Les paramilitaires, financés et mandatés par l’État d’Alvaro Uribe, exterminent les éléments dérangeants, et on ne parle pas ici des F.A.R.C., mais bien du peuple, des syndicalistes, des militants de toutes sortes, des droits de l’homme aux causes pacifistes.

Au Venezuela, en 2002, et les trois années suivantes, Washington a tenté de renverser l’élu  démocratique, Hugo Chavez. Washington brandissait encore une fois, la paix pour cautionner l’indéfendable. En 2002, ils enlèvent Chavez, le séquestrent, et assermentent un nouveau président (le tristement célèbre, Carmona), en de ça de 48 heures.

En Jamaïque, c’est également pour la paix qu’interviendra Washington auprès des socialistes, en faisant couler leur sang.

Qui ne se rappelle pas du Chili, où Washington met en branle, ses assassins, pour la cause commune, commune aux bourgeois. Pinochet, acheté par la CIA, ne se souciera pas le moins du monde des vies qu’il enlèvera. Et c’est au nom de la paix que fut mené ce coup d’État. Et drôlement, suite au coup d’État, Milton Friedman arrive avec ses copains pour dicter la marche à suivre, économiquement parlant.

Idem pour la République dominicaine, pour l’Équateur, pour le Mexique, pour le Pérou, pour la Bolivie, et j’évite ici de parler des conflits sanglants qu’a entretenu Washington en Afrique, où des enfants-soldats sont souvent répertoriés parmi les combattants. Mais c’était pour la paix dit-on.

Et c’est également pour la paix, que Washington soutiendra l’Apartheid sud-africain, qu’elle fera emprisonner Nelson Mandela, et qu’elle fera assassiner tout élément dérangeant pour les intérêts de Washington sur ce sol. Lumumba sera d’ailleurs l’un des premiers assassinés, après sa victoire démocratique.

En outre,  tous les pays d’Amérique du sud et centrale ont connu la liberté et la paix de Washington, mais les seules libertés que défendaient réellement Washington, c’était celle des bourgeois d’entreprendre, et de tenir en salariat l’économie de ces pays qu’elle envahissait. Jusqu’en Afrique, Washington voulut amener la paix, sinon, rappelez-vous la paix qu’ont connu les vietnamiens –et qu’ils connaissent encore sous la forme de suites d’épandage de l’Agent Orange (qui se trouve désormais dans la nappe phréatique), ou des mines anti-personnelles-. C’était pour leur bien…, pour la paix.

En Afghanistan comme ailleurs, les peuples à la base, ne veulent rien entendre du discours de Barack Hussein Obama, ce nouveau tyran aux gants blancs. Ils le connaissent son discours, ils se rappellent l’aide apportée aux talibans, à Al-Qeada sinon, qui, à coups de milliards, a pu asseoir son pouvoir et ce, grâce à Washington qui ne voulait que la paix.

Les beaux discours de monsieur Obama ne changent rien au passé, et non, les États-Unis n’ont jamais apporté la paix, nulle part au monde. Que la guerre, que le sang, et que la haine.

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Manifestation pour la démocratie au Honduras et le démentèlement des bases militaires en Colombie

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 17 novembre, 2009

En contradiction avec leur prétendue guerre au trafic de drogue, le Pentagone a déclaré aujourd’hui que les États-Unis utiliseront les bases militaires en Colombie contre les pays qu’ils qualifient d’”anti-étasuniens”.

Pour ceux qui avaient encore des doutes par rapport à la menace impérialiste en Amérique latine, cette déclaration vient clarifier les intentions de guerre contre les pays membres de l’Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA), dont particulièrement le Venezuela.

Il s’agit de la plus grave menace pour l’Amérique latine depuis des décennies.

Nous répudions cette nouvelle tentative des États-Unis de s’emparer de l’Amérique latine par les armes ce qui pourrait provoquer un conflit de proportions continentales.

Nous ne laisserons pas les États-Unis transformer l’Amérique latine en bain de sang comme ils le font en Iraq et en Afghanistan!

Non à la guerre! Oui à la paix!

VENDREDI LE 20 NOVEMBRE 2009

Rassemblement devant le Consulat du Honduras (1650 de Maisonneuve Ouest, Métro Guy-Concordia) à 15h00

Départ de la Manifestation à 15h30

Rassemblement devant le Consulat de la Colombie (1010 Sherbrooke Ouest, Métro Peel) à 16h00

Un appel conjoint de:
Société Bolivarienne du Québec / Hands Off Venezuela (SBQ/HOV)
Haïti Action Montréal
ASOCOLOM

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Lettre ouverte : Sacrifier les droits humains pour le commerce?

Posted by Libertad ! sur 31 mars, 2009

Lettre ouverte aux députés du Parti Libéral du Canada

Sacrifier les droits humains pour le commerce?

Je suis un Québécois actuellement délégué du Comité de solidarité avec la Colombie du Regroupement Autonome des Jeunes (une organisation jeunesse existant depuis plus de 25 ans).

Nous avons appris récemment que le gouvernement Harper allait enclencher le processus pour le traité de libre-échange Canada-Colombie, un traité qui aurait pour conséquence de légitimer un gouvernement qui bafoue les droits humains et qui est décrié par des organisations internationales telles Human Rights Watch et Amnistie internationale.

Je travaille avec plusieurs organisations de droits humains en Colombie et ce traité de libre-échange saboterait grandement nos efforts. Le gouvernement Uribe n’a aucun respect pour les droits humains et j’ai été témoin du laxisme à cet égard, quand ce n’était pas des violations du gouvernement lui-même, qui, selon Human Rigths Watch, a commis plus d’exactions en une année qu’il y en a eu au Chili sous la dictature de Pinochet. 40% des membres du Congrès sont actuellement sous enquête ou emprisonnés pour avoir des liens avec les paramilitaires, des milices d’extrême droites qui menacent et assassinent des paysans pour voler leurs terres, ainsi que les opposants politiques du gouvernement.

Loin de combattre les assassinats politiques, le gouvernement participe à l’impunité en faisant traîner les enquêtes et processus judiciaires. Ce fut le cas dans l’affaire, toujours irrésolue, de Jhonny Silva, cet étudiant assassiné en pleine grève par la police en 2005. Le gouvernement a fait traîner le procès en changeant 9 fois de juge, l’enquête fut finalement abandonnée, faute de fonds. Pour ajouter de l’huile sur le feu, le président Uribe, le gouvernement, les forces de l’ordre et les médias stigmatisent les étudiants, n’hésitant pas à les qualifier de terroristes de la guérilla, ce qui a pour effet de les donner en cible aux milices paramilitaires. Ce fut le cas de Diego Marin, leader étudiant, qui, quelques semaines après s’être fait traiter de « terroriste » par le président lui-même, dût s’exiler en Norvège à cause de menaces de mort.

J’ai vu également des étudiants qui n’ont pas vu leur famille depuis des années parce qu’ils doivent se cacher des paramilitaires qui les ont menacés à mort. D’autres furent assassinés quelques jours après notre rencontre. Je ne compte plus le nombre de déplacés que je croise sur ma route à Bogotá qui auparavant possédaient une ferme et qui, aujourd’hui, en sont à mendier dans les rues pour nourrir leur famille. Le gouvernement s’en lave les mains traitant ces personnes de « terroristes en civil », afin de légitimer leur mort ou leur misère.

C’est pour ces considérations que le Congrès américain a bloqué l’adoption de ce traité malgré l’insistance de George W. Bush et que Barack Obama refuse de s’engager dans un tel traité. La Norvège a également fait marche arrière pour les mêmes raisons.

Pendant ce temps, notre organisation, le RAJ, tente de faire une tournée de sensibilisation et nous sommes toujours en attente d’une réponse de l’ambassade du Canada en Colombie pour obtenir les visas des conférenciers colombiens. Le délai normal de traitement d’une telle demande est dépassé de beaucoup. Nous avons appris aujourd’hui que cette même ambassade a effectué une tournée d’appels pour convaincre les députés de la chambre des communes d’appuyer le projet de traité de libre-échange. Néanmoins, le Bloc Québécois et le NPD ont déjà pris leur responsabilité en s’opposant à cet accord. Ce seront donc les députés libéraux qui trancheront le débat.

Le Canada s’est construit une image de promotion du respect des droits humains. Ce traité aura un impact sur la vie des Canadiens et Canadiennes en plus d’engager le Canada avec des crimes d’État atroces: des assassinats, des enlèvements, menaces de mort, etc. Stephen Harper clame haut et fort qu’un tel traité améliorera les conditions des droits humains. Je vois très mal comment donner plus de force à un gouvernement qui viole systématiquement les droits humains peut améliorer les choses. En fait, Stephen Harper nous montre son vrai visage : il est prêt à tout pour favoriser son idéologie, voire bafouer les droits humains et la démocratie.

Les libéraux auront donc un choix à faire : se démarquer des conservateurs et bloquer ce traité ou se plier devant Stephen Harper et porter la responsabilité des conséquences de ce traité en Colombie comme au Canada.

David Lanneville

Délégué du Regroupement Autonome des Jeunes en Colombie

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Dix raisons majeures d’annuler l’accord de « libre-échange » de Harper avec la Colombie

Posted by elcommunist sur 19 mars, 2009

Bonjour camarades, il y a longtemps que j’ai écrit sur le site, mais j’ai trouvé pertinent de venir partager avec vous et peut-être commencer à écrire quotidiennement sur votre site.

J’ai assisté ce soir à une conférence organisée par Solidarité Populaire Estrie sur le le néo-libéralisme, notemment sur la question du traité de libre-échange avec la Colombie, et j’ai trouvé plus que pertinent de vous partager leur documents qui s’intitule, comme le titre le dit,  » Dix raisons majeures d’annuler l’accord de libre-échange avec la Colombie« 

Dix raisons majeures d’annuler l’accord de libre-échange avec la Colombie

  • 1. La colombie est le pays le plus dangereux au monde pour les syndicalistes!

Plus de leaders syndicaux sont tués en Colombie chaque année que dans tous les pays réunis! On terrorise les syndicalistes pour nuire à la syndicalisation. Les syndicats s’en trouvent affaiblis et les salaires restent dérisoires. Les bénéfices nets des entreprises augmentent et la Colombie attire l’investissement étranger

Qui est ciblé? Les principales cibles sont les militants qui cherchent à former un syndicat, y adhérChiquita Brands Internationaler ou négocier collectivement, qui participent à des conflits e travail ou qui luttent contre la privatisation. Ce sont des enseignants; des gardiens de prison; des travailleurs et travailleuses des secteurs de l’agriculture, de l’alimentation, des soins de santé et de presque tous les secteurs.

Qui tue ces organisateurs syndicaux? La plupart des meurtres sont commis par les escadrons de la mort paramilitaires. Les paramilitaires sont des armées illégales qui financent leurs activités au moyen du commerce illégal de drogues et des contributions illégales de certaines entreprises telles que Chiquita Brands International.

  • 2. Le droit du travail colombien : pas à la hauteur des normes de l’OIT

Une culture antisyndicale règne en Colombie. Le droit du travail régressif réprime les syndicats et réduit les droits des travailleurs. Récemment, pour montrer qu’il fait quelque chose de positif, le gouvernement de la Colobie a apporté deux modifications au code du travail : l’une sur le droit de grève et l’autre sur les « coopératives de travail associé ». Malgré tout, le code est loin d’être conforme aux normes minimales de l’organisation internationale du travail (OIT). Les obstacles juridiques et bureaucratiques à la syndicalisation et à la négotiation collective sont énormes. Certains disent qu’il est plus facile de former un groupe armé qu’un syndicat en Colombie.

Les lois antisyndicales, conjuguées à la violence et à la terreur, ont contribué à maintenir le taux de syndicalisation à moins de 5%. En raison de l’énorme secteur non structuré et du taux de chomage élevé, seulement un travailleur sur cent peut négocier une convention collective.

  • 3. Meurtriers Impunis : on ne fait pas assez pour les traduires en justice

Très peu de crimes commis contre les syndicaliste et les civils ont fait l’objet d’enquetes. Et encore moins d’auteurs des crimes ont été reconnus coupables. C’est ce qu’on appelle impunité. Les victimes sont souvent accusées de sympathiser avec la guérilla. Les meurtres ne font donc pas l’objet d’interrogatoire. En fait, 97% des meurtres de syndicalistes ne sont jamais résolus.

  • 4: pas de justice : pas de paix

Le gouvernement insiste sur le fait qu’il a « démobilisé » les paramilitaires pour qu’ils ne soient plus une menace. Aux termes d’un programme créé par la Loi pour la justice et la paix, les paramilitaires étaient censés déposer leurs armes et admettre leurs crimes en échange d’une sentance réduite. Or, des milliers de « démobilisés » ont tout simplement échappé au programme et formé de nmouveaux groupes dangereux tels les Aigles noirs, qui terrorisent les pauvres et quiconque ose se soustraire au plan de sécurité d’Uribe. Les aigles noirs ont même envoyé une menace envenimée à l’ambassade du Canada à Bogota. Nous sommes loin des demandes des colombiens pour un processus qui expose la vérité sur les crimes des paramilitaires et qui assure la justice et la réparation des torts causés aux victimes.

5 : Liens scandaleux entre le gouvernement et les paramilitaires

À l’heure actuelle, 62 réseaux mafieux, d’ex-paramilitaires, de narco-traficants, et de criminels contrôlent les activités économiques et les institutions politiques dans 23 des 31 provinces de la Colombie. La violence et l’insécurité règnent dans les campagnes. La Cour suprême indépendante de la Colombie (une des rares lueurs d’espoir) a lancé une série d’enquêtes novatrices sur la présence de paramilitaires au sein du congrès de la Colombie. Plus de 60 membres du congrès issus de la coalition d’Uribe – représentan5 : Liens scandaleux entre le gouvernement et les paramilitairest 20% du congrès – font l’objet d’enquêtes liées à des crimes tels que la collaboration avec les paramilitaires, l’enrichissement lié au trafic de drogues et la collusion dans la fraude électorale. Des accusations ont été portées contre 30 d’entre eux.

6 : Armée et gouvernement impliqués dans des crimes contre l’humanité

En aout 2008, à la suite d’une décision suspecte, Uribe a extradé aux États0Unis 14 chefs paramilitaires accusés de trafic de narcotiques, crime beaucoup moins grave que leurs crimes contre l’humanité. Fort à propos, ces criminels ne font plus l’objet des enquêtes de la Cour suprême sur leurs liens avec les atrocités commises pasr Uribe et ses membres. La Cour pénale internationale de la Haye enquête présentement sur les événements.

En novembre 2008, le  monde entier a été indigné d’apprendre que 27 hauts-gradés de l’armée avaient été accusés d’un crime effroyable qualifié de « faux-positif ». Que s’est-il produit? Des soldats ont kidnappé et éxécuté des civils innocents, les ont habillés en guérilleros de la FARC et ont affirmé qu’ils avaient été tués au combat. Ils se sont livrés à cette pratique en réponse aux pressions du président Uribe, qui avait exigé des résultats dans la lutte contre les insurgés de la FARC et offert des primes fondées sur le décompte des corps. Ces révélations ne sont que le début d’une série d’accusations de l’armée dans des exécutions, des extorsions et des liens avec des narco-traficants et d’autres crimes contre l’humanité.

  • 7: Divers groupes colombiens disent NON!

Les syndicats colombiens ont dit non au modèle de l’ALENA parce qu’il entraînera une hausse du chômage, de la pauvreté et de la faim. Signer un accord de « libre-échange » avec Uribe, c’est donner l’aval au terrorisme d’État et à l’assassinat de syndicalistes. Le parti d’opposition au Parlement de la Colombie, le PDA, est contre le « libre-échange » parce qu’il liera l’économie aux multinationales. Par exemple, il accordera de nouvelles terres aux entreprises militaires canadiennes, qui auront des droits nouveaux et puissants, mais pas de responsabilité. Lors d’un référendum populaire mené par le conseil autochtone du Nord de Cauca en 2005, 98% ont dit « non » au « libre-échange ». En octobre 2008, des dizaines de milliers de personnes ont protesté contre le modèle du libre-échange, le liant à la mort de la mère-terre.

  • 8. Accroître le commerce et l’investissement risque de nuire aux droits humains

Des organisations indépendantes des droits humains, dont Human Rights Watch, nous préviennent qu’un tel accord risque de nuire à la lutte pour la démocratie en Colobie. En l’absence de pressions internationales, rien n’inciterait le gouvernement de la Colombie à améliorer la situation des droits humains.

  • 9. Une évaluation des droits humains d’abord, dit le comité du commerce international

En 2008, le comité permanent du commerce international de la chambre des communes a entrepris une étude en profondeur intitulée « Droits humains, l’environnement et l’accord de libre-échange avec la Colombie » Il a même effectué une mission officielle à Bogota pour savoir ce que pensent les gens. Le rapport du CIIT comprend la recommendation suivante :

«Le comité recommende qu’un organe compétent effectue un examen indépendant, impartial et complet des répercussions d’un accord sur les droits de la personne, examen qui serait vérifié et validé, puis qu’il formule des recommandations à mettre en oeuvre avant que le Canada n’envisage de signer, de ratifier et d’éxécuter un accord avec la Colombie.»

Recommendation 4, présenté au gouv. du Canada par le CIIT

  • 10. Barack Obama dit « oui » aux droits des travailleurs et des travailleuses

Lors du dernier débat des candidats aux élections présidentielles de 2008, le sénateur Barqack Obama a dit :

«L’histoire actuelle de la Colombie se résume par l’assassinat de leaders syndicaux et l’absence de pouresuite judiciaire. Nous devons défendre les dorits humains et faire en sorte que les travailleurs ne soient pas victimes de violence parce qu’ils cherchent à se syndiquer pour faire respecter leurs droits.»

Pour terminer l’article, voici une citation qui démontre la position de harper sur les échanges avec la Colombie :

«Nous n’allons pas dire « réglez vos problèmes sociaux, politiques et de droits humains, et nous pourrons ensuite entretenir des relations commerciales avec vous » C’est une position ridicule.»

En gros, le commerce est beaucoup plus importants que les droits humains et la démocratie.

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60e anniversaire de la charte des droits de l’homme…

Posted by sylvainguillemette sur 10 décembre, 2008

https://i2.wp.com/www.thewe.cc/thewei/&_/images8/iraq_image_/victims_of_us_attack.jpg

En Irak et en Afghanistan, les États-Unis d’Amérique et le Canada ont commis des bavures comme ils les appellent,

tuant certes, autant d’innocents que les armées pauvres qui les affrontent sans moyen l’ont fait.

En ce 60e anniversaire de la charte des droits de l’homme,

j’aimerais en profiter pour dénoncer deux pays de l’Amérique du Nord qui n’ont pas respectée cette charte, tout en s’en prétendant membre.


D’abord, les États-Unis d’Amérique qui;

-utilisent la violence pour défendre leur idéologie qui ne privilégie qu’une minorité parasitaire, impliquant le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme»,

-utilisent et possèdent donc, des Armes de Destruction Massive, sur des civils en toute connaissance de leur présence lors de ces usages -dont MÊME l’arme nucléaire, ceci impliquant le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme»,

-mettent en place des dictatures ne respectant aucunement ces mêmes droits de l’homme, encore pour des intérêts idéologiques bourgeois, impliquant encore le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme»

-utilisent le terrorisme -tout en se disant chasseur de…- afin de défendre leur idéologie sectaire privilégiant cette même minorité parasitaire déjà nommée ci-haut, impliquant encore et toujours, le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme»,

-utilisent la torture, ainsi que les enlèvements, encore afin de faire avancer leur idéologie sectaire et dictatrice à travers le monde, etc.. (pour ne nommer que ceux-là) en devinez quoi!!! En impliquant le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme», un pacte pourtant hypocritement signé par ce pays…

N’est-ce pas déjà contradictoire jusqu’ici?


Ensuite, vient notre territoire tout aussi impérialiste et dévoué à défendre les intérêts de la bourgeoisie de par;

-son association aux États-Unis d’Amérique dans la plupart de ses agressions impliquant le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme.»,

-son absence de critique envers les actions états-uniennes, qu’elles soient terroristes ou complètement débordantes de violence inutile, impliquant donc, le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme»,

-la torture qu’ordonne Ottawa envers Omar Kadhr, un simple enfant-soldat condamné d’avance pour des crimes que commettent quotidiennement les États-Unis d’Amérique et le Canada, donc impliquant le non-respect de la dite «charte des droits et libertés de l’homme» encore et toujours…

Je rappellerai que ces crimes ne respectent déjà pas le premier article de la charte des droits de l’homme, charte que ces deux pays hypocrites et impérialistes ont frauduleusement signé.


Honte aux États-Unis d’Amérique!

Honte au Canada!

Honte au capitalisme et à l’impérialisme qui en découle!

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Du nouveau sur Raùl Reyes

Posted by sylvainguillemette sur 3 avril, 2008

 

Rafael Correa nous apprend du nouveau cette semaine, sur le récent massacre d’un camp des Forces armées révolutionnaires colombiennes. Selon ce dernier, son homologue colombien, le narco-terroriste Alvaro Uribe, aurait délibérément, en toute connaissance de cause, fait torpiller plusieurs tentatives des échanges d’otages initiés par les F.A.R.c., mais avec la parole de M. Uribe de ne pas agir de la sorte. Ce n’est pas une première…

 Selon Piedad Cordoba, la sénatrice au coeur de la tourmente dans les récentes tensions entre la Colombie, le Venezuela et l’Équateur, la France avait offert un téléphone satellitaire* pour tenir un contact permanent, lors des négociations concernant Ingrid Bétancourt. Mais dans les faits, cet appareil servait à une mission hypocrite conjointe franco-états-uno-colombienne. Les français ont en fait utilisé l’appareil pour localiser le négociateur et numéro 2 de la guérilla marxiste-leniniste, Raùl Reyes, et l’assassiner. Cette sale besogne fut prise en charge par la CIA, qui d’autre? Elle a tiré si bravement, comme elle seule sait le faire, un missile guidé sur le camp qui lui, fut ensuite nettoyé par les troupes ultra-courageuses** colombiennes, les paramilitaires chargés d’abattre les rouges.

 Certaines victimes du leader neo-facsiste Mario Sandoval, affirment avoir reconnu ce dernier parmi les membres de la délégation française, chargée des négociations.

 Selon l’organisme argentin (Comision Nacional sobre Desaparicion de Personas (Conadep))chargé d’enquêter sur les crimes de la junte de Sandoval, le leader neo-facsiste aurait été à la fin des années 70 professeur à l’école de police et aurait commis divers crimes (dossier d’instruction 1076/1163).

 El Tiempo de Bogota rapporte, qui fut d’ailleurs repris par de nombreux autres quotidiens latino-américain, Mario Sandoval serait désormais un grand stratège de l’état-major militaire de l’Élisée, rien de neuf en soi pour nous les rouges, habitués à ce genre d’inepties capitalistes tolérées. On vient ensuite accoler des titres tels que terroristes*** aux groupes tels les F.A.R.C..

 La France nie le tout, mais Washington nie aussi bien des crimes, comme la Grande-Bretagne, comme la Russie, comme…

*Les russes ont usé de la même tactique contre un chef des rebelles tchétchènes, il y a de ça plusieurs années.

**Comme les troupes états-uniennes, les troupes colombiennes sont reconnues pour avoir beaucoup de courage face à des ennemis moindre de taille. Les États-Unis pilonnent durant des heures, font passer des « predator », ensuite les bombardiers, puis vont voir si quelque chose bouge encore, que d’héroïsme!

***Les États-Unis ont utilisé le terrorisme en Irak, en Afghanistan, en Somalie, au Pakistan et ailleurs, ces dernières années. La France a aussi eu sa part de terrorisme en Algérie, au Vietnam, etc.. La Colombie utilise le terrorisme depuis plus de 40 ans contre les F.A.R.C., en tuant tous les rouges et leur sympathisant, mais sous la simple présomption. Alavaro Uribe est aussi en passant, un narco-traficant. Que de double-mesures!

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