Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for the ‘Fonds publics’ Category

Le Québec dans le rouge : à nous de payer pour la crise ?

Posted by Libertad ! sur 6 décembre, 2009

C’est tout récent, nous n’en n’avions jamais entendus parler ! La dette au Québec est littéralement en train de nous étouffer ! En nous prenant au cou, elle risque de tuer encore plus que la grippe H1N1. Il faut faire quelque chose ! Couper, couper et couper encore et davantage ! Moins de fonctionnaires, moins de services, moins d’État et plus de frais et plus de taxes ! On croirait un militant libertarien qui parle, mais non, c’est le point que nous entendons à LCN et à RDI, sans qu’il y ait aucun point de vue alternatif qui soit entendu. Voyons ce qu’il en est avec la crise des finances publiques capitalistes.

Malgré une crise économique qui nous a montré les faiblesses du système néo-libéral du laissez-faire économique et de la non-intervention de l’État, les journalistes ont perdu le souci d’objectivité au sujet de la crise budgétaire du gouvernement québécois. Les questions qu’ils posent aux téléspectateurs sont éloquentes : quels sont les services que l’on devrait couper ? Qu’est que nous devrions augmenter ? Comme si dans le fond, c’est toi et moi qui étions les seuls responsables du déficit. Personne ne fait mention de ceux qui ont profités de la crise économique, ni des riches entreprises qui ne paient pas leur juste part d’impôts. Lorsque nous regardons les chiffres sur l’évasion fiscale, c’est troublant de constater que l’État Québécois refuse de faire payer ceux qui en ont les moyens pour pénaliser davantage les plus pauvres.

Il y a diverses mesures pour regarnir les coffres de l’État sans en faire payer le prix aux classes les défavorisées de la société, dont fait partie les étudiants.

Rapatrier l’argent d’Ottawa au Québec

Nous pouvons tout d’abord rapatrier d’Ottawa l’argent qui revient de droit au Québec. En effet, il y a à Ottawa des centaines de millions de dollars qui dorment dans des coffres et que nous serions en droit de rapatrier au Québec. Le meilleur exemple est celui des bourses du millénaire. Pour remplacer ce programme destiné aux étudiants canadiens, le gouvernement Harper octroie plus de 500 millions de dollars à un nouveau programme de bourses scolaires, et le Québec n’en recevra pas un sou, étant donné qu’il possède déjà son système d’Aide financière aux études (AFE). Selon la loi canadienne, puisque l’éducation est une compétence provinciale, nous sommes en droit de nous retirer de ce programme avec pleine compensation (environ 100 millions pour le Québec). Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres de l’argent que nous pouvons aller chercher à Ottawa. Nous pourrions aussi parler des transferts de péréquation et de diverses taxes.

Une imposition progressiste

Il faut au plus vite que les plus riches d’entre nous paient leur juste part d’impôts et que le gouvernement cesse de faire des cadeaux fiscaux qui coûtent très cher à la société. Avec les baisses d’impôts des dernières années, nous avons vus que c’était (presque) uniquement les plus riches qui en bénéficiaient. Ainsi, pour quelqu’un qui gagne plus de 150 000$ par année, il va sauver plus de 1859$ en impôts tandis qu’une personne gagnant 50 000$ va à peine sauver 100$ dans son année, ce qui n’équivaut même pas à 2 cafés par semaine… Il importe donc que l’on abolisse les baisses d’impôts pour ceux et celles qui gagnent plus de 150 000$ et que l’on augmente même leur contribution à l’impôt. En ce sens, la proposition du Bloc Québécois de hausser de 1% les impôts des 100 000$ et plus est déjà un bon début, quoique très insuffisant.

Lutter contre l’évasion fiscale

Les paradis fiscaux sont des pays ou régions où le taux d’imposition est très faible, voire inexistant. Plusieurs entreprises et personnes fortunées créent des comptes bancaires dans ces paradis fiscaux pour ainsi préserver leur argent du fisc de leur pays respectif. Cette pratique illégale mais tolérée fait perdre des milliards par année à l’État. Ainsi, entre 1990 et 2003, le montant que les entreprises canadiennes déposaient dans des paradis fiscaux à été multiplié par 8, passant de 11 à 88 milliards de dollars (Statistique Canada, 2005).

En conclusion, il y a plein de mesures progressistes que nous, en tant que société, pourrions adopter afin de redresser les finances publiques, sans que cela se fasse mal aux personnes les plus atteintes par la crise économique. Si nous sommes en ce moment dans un déficit, cela est du à l’irresponsabilité de l’entreprise privée, et il serait logique qu’elle soit la première à sortir le porte-monnaie, puisque l’on constate qu’elle fait de plus en plus de profits malgré le climat économique actuel. Ce n’est pas à nous de payer pour la crise !

Les capitalistes ont amplement les moyens de payer puisque les travailleurs et travailleuses ont de plus en plus de difficulté à payer plus d’impôts afin de couvrir les pertes causées par les cadeaux aux plus riches. En plus de leur accorder des bonis, subventions, baisses et reports de paiements d’impôts, l’État québécois se prive de milliards de dollars chaque année avec l’évasion fiscal qu’il tolère afin de ne pas provoquer les «donneux de jobs», qui sont rien d’autres que des entrepreneurs qui s’accaparent de nos richesses collectives. Il est temps de demander paiement ! Et cette fois-ci, pas de chèque sans fond !

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La réaction s’organise au cégep de Maisonneuve !

Posted by L'Agitateur sur 27 novembre, 2009

La clique de réactionnaires s’organise présentement au cégep de Maisonneuve derrière la bannière du « Mouvement Nouveau-Québec ». Qu’est-ce que c’est ? Un « mouvement » qui rassemble toutes les idées de droite « communes » via un pont entre libertarienNEs et partisanEs de la droite, tout en rejetant le libéralisme des libéraux québécoisES. Leur colloque aura lieu au cégep de Maisonneuve.

Qui est l’auteur de ce nouveau cirque ? En fait, il y en a plusieurs. Le « fondateur » semble être Jeff Plante, l’ex-candidat à la chefferie de l’ADQ, qui est soutenu par ses acolytes du Moyen Âge. (Il a fait une vidéo explicative de l’évènement). Un autre disciple du gourou et de sa secte est Olivier Labbé, un ancien adéquiste et PDG d’une PME. Il a participé à l’organisation de cette réaction « non-politique » une journée après sa démission à l’ADQ.

Ces aveugléEs d’idéalisme de la « liberté » au sens davidien, c’est-à-dire « liberté de valorisation par l’argent, la vente ou la production par l’exploitation et l’aliénation », vomissent leurs élucubrations sur une soi-disant répression de leurs « libertés » et « droit à l’expression » comme les termes « droite » et « capitalisme ». Ils et elles cherchent à ramener l’aberration capitaliste en mettant la faute sur l’État d’être responsable de tous les maux du monde, tout en favorisant les éléments (agents économiques) qui « stimulent » l’activité  économique sans l’aide, la participation ou l’intervention de l’État. Pourtant, une étude de l’Institut Friser sorti aujourd’hui affirme que le Québec est le champion dans la subvention des entreprises au Canada. Mais ces réactionnaires – même que plusieurs sont issuEs de la bourgeoisie – continuent de dire qu’il faut se débarrasser de l’État …

Pour en savoir plus sur ce rassemblement de capitalistes et libertarienNEs : http://www.nouveauquebec.com/

P.S.: Toute perturbation à ce colloque est encouragée.

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Anticapitalisme

Posted by sylvainguillemette sur 29 avril, 2009

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Ce vendredi, 1er mai 2009, sonnera le jour des travailleurs, notre fête à nous, créateurs de richesse. Et pour signaler ce jour important, voire le plus important, les organisations des travailleurs organiseront pour l’occasion une manifestation dans laquelle marcheront des milliers de travailleurs, pour la plupart syndiqués. Mais il se tient cette année deux manifestations. L’une arborant les couleurs des travailleurs syndiqués –Le syndicalisme se tient toujours dans les 40% au Québec.- et l’autre arborant des couleurs clairement identifiées à l’anticapitalisme, mouvement faisant front à travers le monde.

L’année dernière, un évènement inattendu est survenu. Jamais je ne me serais attendu à ce qu’il ne survienne dans mon époque, jamais je n’aurais cru pouvoir le vivre. Le capitalisme est tombé sous le poids de sa propre dette reliée au crédit. Aujourd’hui, si le système peut encore fonctionner, c’est uniquement grâce aux plans de «sauvetage», que je préfère nommer «pillage», qu’il s’est octroyé. La minorité bourgeoise parasitant le labeur des prolétaires a imposé à ces derniers ce plan de pillage –Via les gouvernements capitalistes.-, auquel l’argent des créateurs de richesse sert en fait de moteur à la «refonte» du capitalisme. L’argent des travailleurs contribuables vient donc nourrir les comptes affamés des banques, des concessionnaires et des assureurs dans le seul but de perpétuer cette exploitation de masse toujours à ce jour, inexpliquée et inexplicable. Le salariat. Et tout ça, sans même faire passer ce plan de pillage à travers un quelconque référendum* qui pourtant, fait office de démocratie chez les capitalistes.

Cet évènement que je n’attendais pas m’a toutefois permis d’appréhender la fin de cette exploitation de masse à laquelle je ne me suis jamais habitué, laquelle je n’ai ni accepté, tout en y faisant tout de même ma place en y travaillant, comme les autres. Mais enfin les capitalistes se sont plantés. Sans que quiconque, ni même un socialiste, ne les ait aidé, ils se sont plantés, encore une fois. Désormais, ils ne leur reste comme capital que celui des prolétaires. Sinon celui que les prolétaires créeront durant les 40 ou 50 prochaines années -À savoir, cette fameuse richesse qui ne cesse de se cultiver tout en ne respectant jamais la promesse du partage tant attendu.-. Et le tout en ne faisant qu’imprimer des billets de banque, telle que l’usine de Monopoly sait si bien le faire. Il s’agit donc d’un pillage des prolétaires pour acquitter la dette de la bourgeoisie incapable de gérer du capital, elle qui pourtant, depuis son existence même, brandissait sa saine gestion comme argument légitimant moralement le salariat, l’exploitation de la force de travail des prolétaires. Il s’agissait donc d’un mythe, tout comme le mérite finalement.

Avec ce plan de pillage, les enfants des enfants des enfants des états-uniens continueront de payer les dettes de la bourgeoisie et les nôtres, continueront de quémander des services, de faire semblant que tout est correct. Que rien ne s’est passé. Mais tel n’est pas le cas et tel ne sera pas le cas, tout comme tel n’était pas le cas précédemment, en 1929 comme ensuite. Ils ont triché, les capitalistes ne respectent même plus le capitalisme et bafouent leurs propres règles.

 

Et vendredi prochain, je serai aux côtés de ceux et celles qui auront compris ce concept, donc aux côtés des anticapitalistes. Je ne pardonnerai pas aux capitalistes. Il s’agit d’un «momentum» qui ne se reproduira que dans plusieurs décennies, sinon qui n’aura jamais l’occasion de se reproduire. Il n’est pas question que ce premier mai, je ne revendique que le maintient de nos acquis. Les capitalistes ont échoué, il est temps de voir et de présenter les alternatives. Il est temps d’exiger leur départ. Il est temps de demander plus, de faire plus et d’encourager à faire plus. Il est le temps de faire une révolution.

J’appelle donc le lectorat de ce blogue à joindre les rangs de la manifestation anticapitaliste qui sera certes peuplées d’avantages d’anticapitalistes que de si cléments exploités.

Manifestation anticapitaliste le vendredi 1er mai. Rassemblement à 17h30 – Départ à 18h30 au Parc Cabot à Montréal (coin Atwater et Ste-Catherine – métro Atwater)

Pour information : Sophie Sénécal et Julien Tremblay au 1ermai2008@gmail.com

 

*Hugo Chavez a fait plus d’un référendum par année pour «imposer» ses réformes. À chacun sa façon d’appliquer la démocratie cou-donc!

 

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Le capitalisme, y a t-il une alternative?

Posted by sylvainguillemette sur 22 avril, 2009

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Rien ne va plus, la bourse chute tel le mythe du mérite tant défendu par la bourgeoisie, sinon tel l’autre mythe du risque, aujourd’hui tout aussi révolu que l’affirmation que la Terre puisse n’être que plate. Les mythes du capitalisme, malgré leur inexistence dans les faits, ont fait des ravages considérables au sein de la population, celle-ci tantôt malléable par la propagande capitaliste, sinon par celle du populiste, tout aussi opportuniste. Les affirmations capitalistes n’en finissent plus de sortir de la bouche des prolétaires, lesquels n’ont souvent aucune notion de l’existence des classes, lesquels n’ont souvent aucune considération pour leur propre classe, laquelle ils ignorent en fait l’existence, comme preuve d’aliénation.

Mais il est, je crois, justifiable de contempler les outils de propagande, tout restant à l’écart des mouvements de masse s’y rattachant. Leurs expériences ne peuvent que nous servir, puisqu’ils ont mené une population à l’asservissement –Pour une poignée de capital, non assez pour ne plus vendre ou louer sa force de travail.-. Certes, la qualité de ceux-ci reste à désirer, l’imparfait ramassis de mensonges paraît trop flagrant pour quiconque possède une instruction de base ou une connaissance du sujet attaqué. Mais cela, néanmoins, fonctionne et abrutit la masse laborieuse. Les médias jouent en effet un grand rôle dans l’abrutissement des travailleurs qui finissent, malheureusement, par dédaigner le syndicalisme qui pourtant, saurait les avantager dans leurs conditions de travail ou dans leurs avantages sociaux ou même encore, signifier la collaboration et l’union des travailleurs exploités. Sinon, ils exclament le mérite du bourgeois à sa place, n’écartant même pas les mythes aujourd’hui détruits et révélés par la crise du capitalisme. Comme par exemple celui du «Y a travaillé fort le boss pour arriver là!*». Sinon, il est commun d’entendre un travailleur parler de son entreprise en bien, comme quoi elle serait de type «familiale»…., mais la monarchie n’était-elle pas aussi familiale, alors Kim-Jong-Il serait un bon gars au fond? Les Barbecue organisés ne sont-ils pas en fait, une redistribution déguisée des capitaux amassés au fil du labeur des travailleurs exploités? Les partys de Noël et les autres occasions ne sont-ils pas plus en fait, une tentative de faire croire que l’entreprise appartient à ses employés –ses exploités-? Mais certes, un averti vous dira qu’il s’agit d’une vaine ou parfaite tentative de collaboration de classes, d’une conciliation de classes pour être plus exact.

Le capitalisme vient de sombrer, démontrant qu’un bourgeois trop haut placé, n’était en rien touché par la crise elle-même qui de fait, devrait toucher d’avantage le gestionnaire que le géré puisque cette même «gestion» permettait aux bourgeois d’expliquer qu’ils puissent bénéficier d’avantage de capital que les exploités –les gérés-. Les doubles-mesures se sont succédées et depuis, les capitalistes n’arrivent même plus à jouer leur propre rôle, celui du capitaliste dans le capitalisme. Leurs capitaux sont parfois inexistants ou découlent désormais directement d’un financement public. Donc en fait, les prolétaires fournissent maintenant le capital nécessaire à leur propre exploitation. C’est le monde à l’envers, ou le capitalisme n’est-il qu’une supercherie dédiée à nous tromper, à nous faire croire qu’il existe un quelconque mérite légitimant l’exploitation du labeur d’autrui et de facto, ce système prétend que le bourgeois y investit avec un risque, un capital X…., mais il n’en n’est pourtant rien. Ce mensonge est également révolu et l’énigme, elle, résolue.

Mais s’il y a tant de contraintes pour les travailleurs et de faits flagrants démontrant leur exploitation, comment se fait-il qu’ils adoptent tout de même ce type de structure? C’est simple, parce qu’ils ne connaissent pas les alternatives et furent apeurés par la bourgeoisie et les médias capitalistes quant aux mesures socialistes, comme le syndicalisme. On leur dit que l’entreprise fermerait les portes, les capitaux fuiraient le pays, etc.. On joue la carte du chantage, comme si les travailleurs, après la fuite des paresseux et des exploitants, ne sauraient plus manger, boire et se laver. Les bourgeois ne créent pas l’emploi, la demande le fait. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre la demande, le labeur et la paie. Il n’est pas indispensable, il n’est en fait qu’un parasite du système, une inutilité désuète, puisque ses mensonges se sont épuisés. Mais il y a aussi les faits, les travailleurs mangent, boivent et se lavent sous le capitalisme, alors ils ne s’en plaignent pas trop, comme l’esclave bien traité au fond.

L’alternative existe bel et bien et les travailleurs ne devraient que s’en réjouir. Leur vie ne dépend pas autant des bourgeois qu’on pourrait le croire ou vous le faire croire. Au contraire. C’est en fait la vie des bourgeois qui dépend de notre volonté d’être exploités. Ils vivent sur notre labeur, de par leurs capitaux. Ils ne créent pas la richesse, ni l’emploi. Le labeur des prolétaires et des divers contribuables crée la richesse. La demande crée l’emploi. Nous pourrions aisément remplacer le bourgeois par un panier d’oseille, sans que cela n’affecte qui que ce soit et sans que cela n’affecte la productivité des travailleurs qui de suite, deviendraient de simples travailleurs et non plus, des prolétaires. Les entreprises privées fonctionnent elles aussi avec des conseils administratifs, lesquels seraient représentés par des soviets dans le cas qui nous intéresse. C’est au fond, la même chose. Sauf que personne n’est exploité, personne n’exploite et le conseil est élu démocratiquement, ainsi que révocable en tous temps. La richesse créée peut enfin parvenir aux travailleurs l’ayant créée qui jadis, la remettaient instantanément à leur exploitant, le bourgeois. Relativement à ses nouvelles tâches, le travailleur développe une capacité intellectuelle qu’il ne pratiquait point. Nous jouons ici avec le conditionnement et ce dernier ne peut qu’amener un peuple beaucoup plus loin que la stagnation actuelle dans lequel il semblerait patauger. Je ne dis pas ici qu’un mécanicien peut devenir ingénieur en aéronautique, mais qu’un simple balayeur peut certainement développer sa capacité à réfléchir au point de participer de près ou de loin aux décisions prises par une entreprise, devenue coopérative ou propriété de l’État ou de la nation, si l’État n’existe plus.

Bref, maintenant que la supercherie capitaliste est dévoilée, les travailleurs exploités se doivent d’être attentifs, d’abord pour eux-mêmes, mais aussi pour leur progéniture, pour les autres générations, ainsi de suite. Maintenant que le capitalisme est décédé, il est grand temps de prôner et d’adopter une alternative économique…, pourquoi ne pas adopter et prôner une alternative propice à l’épanouissement de la collectivité, plutôt que de continuer à prôner l’égoïsme, l’individualisme, donc le capitalisme? Pourquoi ne pas prôner et adopter le socialisme?

*Nous savons désormais que le bourgeois possède des capitaux, lesquels il investit là où la demande fait son oeuvre. Possédant déjà des capitaux, l’entrepreneur peut tenter sa chance dans la dure jungle qu’est ce système avantageux pour une minorité. Son capital peut venir tout droit d’un héritage, d’une loterie, d’un blanchiment d’argent ou d’un ramassis de capitaux mis de côtés pour la cause.  Sans capital, le bourgeois n’est autre chose qu’un humain qui comme vous et moi, mange, urine et défèque.

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Le pire est passé

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2009


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Les économistes sont divisés, paraît-il, sur les débouchées de la crise bourgeoise dite «économique», mais certes, leur analyse ne sera pas la même que la mienne, s’ils sont capitalistes et totalitaires. Certains d’entre eux croient que le pire de la crise serait passé, mais d’autres, septiques, y voient une simple accalmie qui sera brève. Quant à moi, j’y vois le pire, déjà passé. Pourquoi?

Parce que le prolétariat, majoritairement, paiera de sa poche, malgré ses propres difficultés financières potentielles, ou éventuelles -pour un employé de quelconque entreprise ayant fermées ses portes-, les manques à la gestion de certaines entreprises privées ayant malheureusement pour elle, mais aussi pour le prolétariat lui créant la PLUS-VALUE, fermées leurs portes. La demande n’étant plus au rendez-vous, l’entreprise privée ferme et mène tout droit à la ruine ses cadres et ses prolétaires qui lui vendaient leur force de travail –Vendre ou louer sa force de travail…, peu importe, il y a exploitation en bout de ligne et celle-ci n’est permise que parce que la bourgeoisie s’octroie ces droits «divins» qui jadis, étaient réservés à des empereurs, à des rois –comme on peut encore en trouver dans ce drôle de monde- ou à quelconques personnes se réclamant d’un quelconque mérite plus grand que les autres –démesurément- . -.Mais qu’en disent donc les capitalistes?

Ils nous l’ont dit ce qu’ils en pensaient, rappelez-vous le ministre des finances du Canada qui nous disait tout bonnement «Nous allons traverser cela ensembles!». Ensembles? Et qui donc a traversé «ensembles» toutes les autres faillites états-uniennes ou canadiennes personnelles? Quelle banque a donc épongé, ainsi qu’il est proposé pour GM, pour AIG et pour toutes les banques en déroute aux États-Unis et ailleurs dans le monde, les dettes des contribuables et des prolétaires –créateurs de richesse-? Quelle banque a défilé devant les maisons des contribuables sur le point de perdre leur demeure, afin de récolter des fonds pour aider ces contribuables? Aucune et il est simple d’en expliquer les raisons.

C’est en fait parce que le régime capitaliste n’est qu’une façade à l’exploitation des masses laborieuses, une simple excuse pour continuer de bafouer les droits humains, en perpétuant cette exploitation, laquelle n’enrichit malheureusement que la bourgeoisie récoltant les fruits du labeur d’autrui et laquelle concentre sur elle-même, l’ensemble de la richesse créée de fait par un labeur véritablement exploité. Il s’agit donc d’une double-mesure…, on vous dit d’un côté, «Si VOUS faites faillite, c’est VOTRE problème!» et d’un autre, «Si les entreprises privées de la grande bourgeoisie font faillite, c’est aussi VOTRE problème!». Ainsi règnera, jusqu’à la fin des temps, la dictature bourgeoise avec VOTRE soutien non nécessairement consenti, mais toutefois réceptif à la propagande de la dite bourgeoisie.

Et la concentration des richesses se dévoile à travers les hausses et baisses de la bourse, on peut effectivement y percevoir la concentration de richesse telle que décrite par Karl Marx il y a plus d’un siècle. La cartellisation. Elle se caractérise par l’achat d’une société par une autre ou d’actifs d’une société par une autre, les grosses mangent les petites. Bref, l’impérialisme fait son œuvre à travers l’économie «planifiée», et je dis planifiée parce que comme on peut le démontrer, les faillites des grands -Révélatrices des échecs du capitalisme parce qu’elles frappent l’ensemble, contrairement au soit disant mythe du risque pris par le bourgeois.- sont tout simplement proscrites par les États servant les intérêts de la minorité parasitaire bourgeoise. GM par exemple, ne fera pas faillite comme vous feriez faillite. Une loi spéciale, développée à l’époque de la grande crise de 1929, aidera GM à s’e remettre, à s’en remettre surtout aux aides qui pleuvent de l’État, mais le capital découlant d’un État n’est nul autre que celui des contribuables, des prolétaires donc. Ainsi, le prolétariat sert de respirateur artificiel aux mauvais jours du capitalisme. Oui, le capitalisme triche perpétuellement. Il n’accepte pas ses échecs, il blâme les syndicats, il blâme les «trop généreuses» attributions de salaire aux employés syndiqués, bref, la faute est remise aux travailleurs qui pourtant ne se réclamaient d’aucun soit disant mérite de «gestion de risque» pour obtenir ces faveurs, mais se réclamaient plutôt de leur labeur, difficile, mais créateur de richesse. Bref, les bourgeois ont géré parce qu’ils revendiquaient ce droit par l’injection de leurs capitaux, mais quand vient le temps de juger la gestion de ces mêmes parasites, la faute passe sur le dos des prolétaires. La bourgeoisie demande ainsi le pain et le beurre, en exploitant le labeur d’autrui, puis en attribuant les échecs de leur gestion d’entreprise sur les seules faveurs attribuées à leurs exploités. Lâcheté et paresse font très bon ménage comme vous pouvez voir.

Quoiqu’il se passe désormais avec la bourse, avec cette dite «économie», le résultat est connu d’avance. Les prolétaires se sont fait flouer, carrément. Aux États-Unis par exemple, les contribuables paieront encore pendant des décennies les mauvaises gestions bourgeoises (GM, Ford, Chrysler, AIG, CITI GROUP, Lehman, etc.. Des milliers de milliards de dollars en dette publique! Ils impriment au fur et à mesure, donnant ainsi aussi, une valeur ridiculement basse au capital du trésor états-unien et à l’argent même qui circule dans nos poches.), alors qu’eux, devront également se serrer la ceinture pour payer leurs propres comptes sans compter sur l’appui de ces mêmes banques qu’ils aident pourtant. Le pire est passé, les prolétaires viennent de contribuer à la survie de l’exploitation des masses au profit d’une minorité parasitaire, au dépend de la majorité laborieuse. Les prolétaires viennent de se faire voler. Le plus grand pillage de l’histoire de l’humanité vient de se produire…, alors oui, même si la bourse regrimpe, obtient un bon rendement, etc., rappelez-vous que sans le pillage systématique des prolétaires et des autres contribuables, cela n’aurait aucunement été possible. La bourgeoisie, sans le prolétariat, n’est rien du tout. Mais le contraire n’est pas vrai, le prolétariat, sans bourgeoisie, pourrait tout de même répondre à la demande, aux besoins d’un peuple humain. Les efforts collectifs sont notre point fort, pourquoi ne pas en faire bénéficier l’ensemble de la population, plutôt que d’engraisser des flasques personnages aux seuls attributs de posséder le capital nécessaire à la création d’entreprises privées?

La solution passe en fait, dès maintenant, par les alternatives économiques. Le capitalisme n’a pas à survivre, l’exploitation des masses n’est pas une essentialité, elle n’est pas indispensable au bon développement de l’humanité. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre le labeur d’un travailleur et son pain, il n’est qu’un parasite, aisément remplaçable par un panier d’oseille. Mais, le pire est passé, le prolétariat n’a pas bronché après s’être fait annoncer qu’il allait se faire voler. Peu importe ce qui arrivera ces prochaines années, rappelez-vous que la bourgeoisie a triché -encore-, en 2008-2009. Rappelez-vous que sans votre support, ces parasites ne sont rien d’autre que des détenteurs de capitaux. Rien d’autre.

Nous avons perdue une guerre, admettons-le. Celle de la propagande. Car en effet, la propagande fait reposer le blâme de la crise, comme dit plus haut, sur l’ensemble, alors qu’il repose en fait sur la mauvaise gestion des entrepreneurs, de ces dits bourgeois. Les médias se sont en effet succédés à blâmer les syndicats, sinon les conditions de travail des travailleurs exploités, en les comparant par exemple aux conditions de travail d’un pays éloigné. Pourquoi pas le Japon, où le labeur sert srvilement l’employeur? Et encore, lorsque les spécialistes de la bourse vous annoncent une «forte hausse», c’est par omission de rapporter le fait que sans ce pillage des prolétaires, rien de tout cela ne serait possible. Alors oui, la bourgeoisie nous doit une fière chandelle, mais vous n’entendrez pas un seul merci de leur part puisque selon eux, ce pillage n’était nul autre que le déroulement normal du capitalisme. Et ils ont raison.

Le pire est passé. Maintenant, le capitalisme peut nous exploiter pour un autre siècle ou deux, comprenez qu’il s’agit pour nous, socialistes et récalcitrants du système actuel, d’un momentum. Il n’est pas certain que vous trouviez une occasion semblable de changer votre monde dans  les prochaines décennies. Bonne continuation à toutes et tous!

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George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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Du papier…

Posted by sylvainguillemette sur 3 mars, 2009

https://i1.wp.com/www.tshirt-maout.com/blog/public/goodies/GOODIES_02.jpg

Que sortirez-vous ce matin au commis du dépanneur lorsque vous achèterez votre journal, votre café ou un billet de loto qui sait? Vous lui tendrez votre carte de débit? Vous lui donnerez une pièce de monnaie, un billet de banque? Mais que valent ces papiers, maintenant qu’on les imprime sans compter, au fur et à mesure que le besoin se fait sentir?

Aux États-Unis, les contribuables se partagent désormais une dette que les enfants des enfants de leurs enfants n’auront pas fini de payer dans plusieurs décennies. On imprime tout de même ces billets impériaux qui, dans les faits, ne sont que papiers peints. Ces billets n’ont plus de valeur puisqu’on les imprime également dans les autres nations capitalistes du monde avec la même facilité et rapidité, c’est un mode de survie, un repli. Le capitalisme est mort.

On vous dit d’ailleurs d’un côté, «débrouillez-vous avez vos comptes», alors que vous savez nettement insuffisants vos revenus en rapport à vos dettes, mais d’un autre côté, le même gouvernement vous refusant cette aide plonge la main dans vos économies pour éponger les dettes de la bourgeoisie. AIG par exemple, a reçu sa quatrième injection de plusieurs dizaines de milliards, tout en dévoilant un trimestre des plus appauvrissant avec une perte de près de 62 milliards de dollars. Que dire de GM? Et des autres?

Au moment où vous lisez ces lignes, après la vertigineuse chute du 2 mars 2009, les investisseurs de par le monde retirent leurs avoirs craignant un krach boursier brutal. La panique est installée. Vous ne possédez que des billets de Monopoly, ça ne vaut plus rien. Au train où on les imprime, la dépréciation de ces billets est inévitable et même, probablement déjà en vigueur, mais on ne vous en soufflera point mot, par souci de confiance au marché. Mais il est mort, ce marché, il ne veut plus rien dire…

Faites-donc une blague aux banques, allez donc y déposer vos billets de jeu, sinon, fabriquez-en! Allez remplir les coffres de la banque de billets de Monopoly, c’est de toute façon ce qui s’y trouve déjà! Allez-y si vous voulez. Sinon, allez jouer au Monopoly avec les autres dupés, car c’est tout ce qui subsiste du capitalisme. Pour les autres, aidez-nous à faire tomber ce qui reste de ce système parasitaire et battons le fer pendant qu’il est encore chaud!

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La fin de la logique comptable

Posted by jimmystgelais sur 3 mars, 2009

comptNous pouvons qualifier cette crise économique de virtuelle.

 

Ce n’est pas un cataclysme ou une catastrophe naturelle qui en est l’instigateur, mais cette logique comptable si importante pour nous qui vient de démontrer son échec.

 

Il n’y a aucun sens dans ce système capitaliste basé sur la croissance infinie. Tout ce château de cartes économique dont nous étions si fiers vient de s’écrouler malgré les taux de croissance démesurés des grandes entreprises et les hausses vertigineuses des bourses d’une part et d’autre du monde depuis 10 ans.

 

Le crédit est le sang qui coule dans les veines du capitalisme. Sans le crédit, il n’y aurait pas de croissance, pas de profit, pas de plein-emploi. En conséquence, l’élastique de l’endettement finit par « péter » lorsque les consommateurs ne disposent plus de revenus nécessaires afin de soutenir l’économie. Et la crise s’ensuit…

 

La reconstruction de l’Europe a pu, lors de la dernière crise économique d’une semblable magnitude, renflouée les coffres des États lourdement endettés suite à la grande dépression des années 30 et de la guerre mondiale qui suivit. C’est ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses. L’Âge d’or du capitalisme.

 

Mais, en 2009, aucune grande guerre n’a dévasté un continent et ne pourra stimuler l’économie mondiale pour plus d’un quart de siècle. Aujourd’hui, on investit à tout va des milliards appartenant aux contribuables dans les infrastructures, dans le soutient aux banques, mais comme ce fut le cas avec le New Deal de Roosevelt dans les années 30 du siècle dernier, les résultats seront sûrement mitigés.

 

Et si ces plans de relance ne fonctionnaient pas? Si l’économie ne se relevait pas? Si le chômage endémique ne se résorbait pas? Si l’endettement démesuré des autorités publiques dans leur lutte contre la débâcle économique les empêchaient d’assurer un minimum vital pour l’ensemble de leurs citoyens?

 

Nous devrions alors opter pour un nouveau modèle socio-économique. Un modèle au-delà de la simple comptabilité avec ses équilibres budgétaires, ses bilans, ses actifs, ses passifs, ses « plus « et ses « moins ».

 

Par ailleurs, la tendance est déjà amorcée. On nationalise les grandes institutions bancaires en péril. On légifère afin de mieux baliser une économie qui a perdu les pédales. Nécessité oblige.

 

N’en déplaise aux anti-étatistes de toutes allégeances, les gouvernements interviendront de plus en plus dans l’économie afin de calmer les ardeurs d’une population appauvrie et affamée qui demandera réparation.

Ils laisseront alors tomber cette logique comptable virtuelle et inefficace pour retourner sur le terrain du monde économique réel, là où le capitalisme a échoué: c’est-à-dire la satisfaction des besoins matériels de la majorité.

 

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Hasta la vista Schwarzenegger!

Posted by sylvainguillemette sur 18 février, 2009

https://i1.wp.com/www.citizenside.com/fr/photos/manifestations/2008-09-15/9618/manifestation-contre-schwarzenegger-a-los-angeles/package/47710-los-angeles-california-september-15-protest-governor-s-office-023.jpg

En 2003, Arnorld Schwarzenegger était élu en Californie où déjà, les finances publiques étaient chancelantes. Mais elles ont continué de se détériorer sous la gouverne du sauveur hollywoodien, à tel point qu’aujourd’hui, la dette publique se chiffre dans les 40 milliards.

Monsieur Schwarzenegger est en attente que le sénat adopte un budget pour son État, lequel est le 8e État économique du monde. Mais jusqu’ici, ni les démocrates majoritaires dits «progressistes», ni les républicains minoritaires ne s’accordent sur l’autorisation de ce budget, l’une et l’autre des parties diamétralement opposées par des idéologies économiques qui se différencient assez visiblement par des tenues de responsabilité assez différentes l’une de l’autre.

Jusque là, tout ce que propose le républicain d’allégeance, laquelle n’est pas si réciproque que ça, c’est d’assainir les finances en coupant des postes au public et en augmentant l’imposition, sinon en coupant des postes (20 000) au fonctionnariat. Par exemple, Schwarzenegger voudrait hausser les impôts de 14 milliards et couper les services publics de 15 milliards, comme quoi même Hollywood sait faire payer le prolétariat pour ses abus du passé. Et cela n’a pas tardé à raviver les flammes si réputées des manifestants californiens qui, très rapidement, sont sortis dans la rue pour protester contre l’odieux.

Comme autre exemple de défaillance économique, les remises d’imposition seront retardées et au lieu d’un chèque, les sur-payeurs recevront un certificat attestant de leur dû. Imaginez un instant que des milliers ou des millions de familles aient pu comptabiliser ce chèque dans leur budget à court terme, comme porte de sortie, afin d’éviter de justesse, la faillite qui affame le reste de leur pays…

Depuis déjà quelques semaines, les chantiers d’autoroutes sont abandonnés, tout comme il était possible de voir de pareils exemples ailleurs dans le monde sur divers sites de construction.

Les États-Unis d’Amérique sont au bord de la faillite et tout ce qui les sauvera de cette certaine chute, c’est le martyr des prolétaires qui, comme toujours, paieront la note des abus bourgeois. Ni Schwarzenegger, ni quelconque autre messie ne sauvera les prolétaires, il est temps qu’ils se sauvent eux-mêmes.

Hasta la vista, Schwarzenegger!

Hasta la vista, capitalisme!

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