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Harper et le Venezuela

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 23 février, 2010

Le ministre des Affaires étrangères du Canada a prononcé des propos diffamatoires à l’égard du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Peter Kent a dit: « Le Canada est préoccupé de la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que du décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi. Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l’espace démocratique au Venezuela. »

Il est du devoir de la Société Bolivarienne/Hands Off Venezuela et de la société québécoise et canadienne de répliquer à ces allégations et prendre la rue afin d’exprimer notre mécontentement et surtout de dire que les peuples du Canada et du Québec n’appuient pas les propos de Peter Kent. De tels propos encouragent la campagne menée présentement par le gouvernement des États-Unis en Amérique latine afin d’y endiguer la montée de la gauche, et ce par tous les moyens nécessaires.

La Révolution bolivarienne, appuyée et effectuée par le peuple vénézuélien, est présentement sous tension. Une manifestation pan-canadienne s’organise présentement afin de faire ravaler les propos du gouvernement fédéral conservateur et demander réparations. Elle aura lieu le 25 février un peu partout dans le monde, notamment à Toronto, Caracas et Montréal. Rendez-vous à 17h devant le Complexe Guy-Favreau sur René-Lévesque. (Ci-joint communiqué contre les propos diffamatoires de Peter Kent à l’égard du Venezuela)

Pour plus d’informations: Société Bolivarienne du Québec

Cette déclaration survient peu de temps après que le Parlement canadien aie été prorogé pour la troisième fois depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Le gouvernement bolivarien du Venezuela a récemment appliqué la loi de responsabilité sociale de radio et télévision (RESORTE) visant à réglementer la diffusion radio et télévisée au sein du pays. Cette loi prohibe des contenus adultes pour les enfants, racistes, sexistes, les propos diffamatoires, la provocation à la violence, limite l’espace publicitaire et oblige les médias qualifiés par la loi comme nationaux à diffuser les messages du gouvernement en simultané. Cette dernière ne diffère aucunement des règles mises de l’avant par le CRTC au Canada. Or, malgré l’implantation de cette loi, divers médias privés vénézuéliens sont venus à son encontre et ont donc dû être fermées temporairement par le gouvernement. Trois des six chaînes télévisées fermées ont pu être ré-ouvertes en raison de leur conformité avec la loi RESORTE. Rappelons que la chaîne Radio Caracas Television Internacional (RCTV internacional), dont la diffusion a été suspendue en janvier dernier, avait soutenu explicitement le coup d’État en 2002 contre le gouvernement du président Chavez élu démocratiquement par la majorité de la population vénézuélienne et a depuis tenu plusieurs propos diffamatoires à l’égard de ce gouvernement tout en suscitant l’insurrection du peuple.

Le 13 janvier 2010, Noel Alvarez, président du syndicat du patronat FEDECAMARAS, a dit, en ondes, que la solution face au gouvernement bolivarien est « militaire ». Cette déclaration porte donc à l’insurrection et à la violence. En ajout, le RCTV internacional a refusé de se joindre à la diffusion radio et télévisée simultanée. Elle a donc contrevenue à la loi RESORTE votée majoritairement en Assemblée par les représentants et représentantes, élu-e-s démocratiquement, du peuple vénézuélien à Caracas. De plus, depuis environ une semaine plusieurs manifestations/démonstrations ont éclaté à Caracas des deux côtés de l’échiquier politique afin de supporter ou discréditer le gouvernement bolivarien. Plusieurs événements ont eu lieu, dont un sabotage électrique, un rationnement électrique et en eau, l’explosion d’une usine d’épuration des eaux, l’inflation du Bolivar, la fermeture temporaire de chaînes télévisées, etc. Une montée de la violence s’en est donc suivie. Du côté de l’opposition, des manifestants et mercenaires armés tirent dans les foules et ont mené à la mort de deux manifestants bolivariens. La situation a bien sûr été utilisée par les médias privée afin de culpabiliser Hugo Chavez et ainsi augmenter les tensions au sein du pays.

De l’autre côté, le gouvernement a appelé l’armée afin de contenir les foules de manifestants qui troublent l’ordre publique et posent des gestes violents. Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères et Commerce international s’insurge et déclare qu’au Venezuela la démocratie et la liberté d’expression est en danger. Ces propos font suite à une série d’actions et déclarations du gouvernement canadien, suivant les pas étasuniens, afin d’endiguer la gauche latino-américaine et ainsi protéger leurs intérêts financiers au sein de ces pays.

Le Canada a d’ailleurs été pris à financer à deux reprises les groupes d’oppositions au Venezuela en plus d’avoir appuyé militairement et politiquement le régime putschiste au Honduras de Roberto Mitcheletti et Pepe Lobo. Notons qu’au Canada plusieurs mesures anti-démocratiques ont été mises en branle depuis la montée au pouvoir du gouvernement conservateur, notamment par la prorogation à trois reprises du Parlement canadien afin de freiner une coalition de partis politiques (représentant la majorité de la population) et, en janvier 2010, d’étouffer toutes discussions à propos des cas de tortures de prisonniers afghans par l’armée canadienne. De plus, le gouvernement du Canada a refusé de signer la Déclarations des droits peuples autochtones à l’ONU, a empêché la chaîne Al-Jazeera de diffuser au Canada, a mis aux rencarts Kyoto et à jouer à Copenhague, tout en organisant des Jeux Olympiques illégitimes, continue une guerre illégitime et sanglante en Afghanistan, coupe les fonds dirigés à des organismes tels que Kairos et Alternatives, fait des intrusions au sein des domiciles de militants et militantes, opte pour une politique pro-Israël en changeant et coupant les politiques aidant le peuple palestinien, tente de criminaliser sournoisement l’avortement et bien plus encore!

Comment un tel pays peut-il faire une déclaration de la sorte à l’égard d’un gouvernement élu majoritairement par sa population et qui investit massivement dans les services sociaux, dans la santé et dans l’éducation et qui construit avec son peuple les bases solides d’un développement sain et pour tous et toutes? Il est du devoir du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, de bien représenter son peuple et d’approfondir ses recherches avant de divulguer de telles déclarations sur la scène internationale. De tels propos ternissent l’image des peuples vivant au Canada et au Québec et contreviennent à la souveraineté des peuples de la République Bolivarienne du Venezuela. Le Canada se doit également d’être un exemple en termes de démocratie avant de critiquer tout autre gouvernement pour ses agissements.

 Plusieurs manifestations auront lieu à Montréal, Toronto et Caracas le 25 février prochain, afin de manifester notre désaccord face à cette déclaration publique du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, et le mener à formuler des excuses publiques ainsi qu’à changer l’orientation de son gouvernement à l’égard du peuple de la République bolivarienne du Venezuela qui mène depuis plus de dix ans une lutte d’émancipation. Toronto : 365, rue Bloor East (coin Sherbourne) Face au Consulat du Venezuela 25 février 2010 – 17h Montréal : Complexe Guy-Favreau 200, boul. René-Lévesque 25 février 2010 – 17h

Ces organisations endossent le présent communiqué : Société Bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela, Base de Paix Montréal, Barrio Nuevo, Frente Norman Bethune, Front contre le coup d’État au Honduras, Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), Défense de l’Humanité (chapitre Montréal), Association de campus de Québec Solidaire à l’UQÀM, Forum des Femmes de Montréal, Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba (TQSC), Arnold August, James Cockcroft, Action Créative, Association Étudiante du Module de Science Politique (AEMSP-UQAM)

source: www.sbqc.org

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D’ex-militaires de l’Est envoyés par la CIA en Bolivie pour assassiner Evo Morales

Posted by sylvainguillemette sur 15 février, 2010

Le 16 avril 2009, l’unité tactique de crise de la police bolivienne donne l’assaut de l’hôtel Amérique de Santa Cruz, surprenant un groupe paramilitaire. Trois mercenaires meurent durant l’opération : le chef du commando, le Croate Eduardo Rózsa Flores (photo) ; l’Irlandais Michael Dwyer ; et le double national roumano-hongrois Árpád Magyarosi. Deux mercenaires sont arrêtés et incarcérés à la prison centrale de La Paz : le Bolivien disposant d’un passeport croate Mario Francisco Tadic Astorga ; et le Hongrois Elod Tóásó.

A l’issue de neuf mois d’instruction, le procureur Marcelo Soza a indiqué que les e-mails découverts dans l’ordinateur de Rózsa Flores ont permis d’établir que le commando préparait une opération dénommée « Tree House » (la Maison de l’arbre). Il s’agissait d’assassiner le président de la Bolivie, Evo Morales.

Le commando recevait ses instructions de l’agent Scorpion-B, qui a été identifié comme étant l’ex-colonel hongrois Istvan Belovai, décédé le 6 novembre 2009. Belovai avait été un des patrons des services secrets hongrois durant la Guerre froide. En 1984, il avait été retourné par l’OTAN qu’il avait aidée à arrêter Clyde Lee Conrad, une taupe soviétique infiltrée dans les bureaux allemands de l’Alliance atlantique. Belovai avait été découvert à son tour et condamné dans son pays à la prison à vie pour espionnage. Il avait été libéré après l’effondrement de l’URSS et se revendiquait comme le « premier soldat hongrois de l’OTAN » depuis que son pays avait rejoint l’Organisation.

Dans son pays, Rózsa Flores était un militant du parti néonazi Jobbik. Il s’était lié à Scorpion-B au cours des guerres d’ex-Yougoslavie.

Les mercenaires étaient en relation en Bolivie avec un mystérieux « Conseil suprême » qui préparait la sécession de la province de Santa Cruz et la reconnaissance de son indépendance par les États-Unis d’Amérique.

Le procureur général de Bolivie a également mis en examen un entrepreneur de Santa Cruz, Branko Marinkovic, pour avoir financé le commando de Rosza Flores à hauteur d’au moins 200 000 dollars. L’homme s’est enfui aux Etats-Unis le 26 juin. Marinkovic est un des plus importants propriétaires terriens de Bolivie, il est le fils d’un criminel oustachi ayant fuit la Yougoslavie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Toujours selon le procureur, l’ex-président du « Comité civique de Santa Cruz » aurait été membre du « Conseil suprême ».

Source : http://www.voltairenet.org/article164023.html

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Un con-servateur parmi tant d’autres

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i0.wp.com/www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2008/04/12/boisvenu.jpgCe n’est plus une nouvelle, Pierre Hugues Boisvenu a été nommé sénateur, par le parti conservateur, qui l’a certainement choisi pour son idéologie, mais certes, aussi, pour son absence de pitié, et sa logique, qu’est celle de la majorité conservatrice. Répression, refus d’analyse de la situation, emprise de sujets émotionnellement, etc..

En entrevue à Radio-Canada (RDI), monsieur Boisvenu a répondu aux questions qu’on lui posait, de façon, conservatrice.

Sur le cas d’Omar Ahmed Khadr, le sénateur Boisvenu en est arrivé au même constat simpliste que celui des conservateurs. «Il a commis un acte criminel et doit être jugé devant un tribunal pour adultes, dans le pays où il a commis le crime, donc aux États-Unis d’Amérique.»

Pourtant, l’enfant-soldat, disposant de droits le concernant quant à son âge, quant à son statut de soldat, n’a pas commis l’acte aux États-Unis, et n’a pas encore été reconnu coupable de l’acte lui-même. Il est donc, jusqu’à preuve du contraire, présumé innocent, selon la constitution canadienne en vigueur, en vigueur parce que des agents complices de l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA), des agents du SCRS, l’ont interrogé dans la prison illégale(1) de Guantanamo, à Cuba.

Lorsqu’il a été fait prisonnier, Omar Ahmed Khadr avait tout juste 15 ans.

Mais encore une fois, vous me connaissez, j’aimerais aller plus loin que le simple constat de la stupidité de ce nouvel arrivant au poste de sénateur, un poste nommé, et non élu, j’aimerais le souligner! Quand monsieur Boisvenu dit «Lorsqu’on commet un crime dans un pays autre que le nôtre, le condamné doit être jugé dans ce pays…», est-il conscient que les soldats canadiens, états-uniens, français, britanniques, bref, de tous ces pays trompés par la propagande états-unienne, sont donc , puisqu’enfreignant les lois afghanes, assujetties aux lois afghanes, donc conséquemment, contraints de se plier aux dites lois afghanes, et d’y subir, par exemple, la peine de mort? Mais quoi? Les canadiens, états-uniens, etc., tuent des gens là-bas! Un meurtre, c’est un meurtre! Peu importe la raison, monsieur Boisvenu le sait!

Aujourd’hui, un drone états-unien a tué 5 membres d’une même famille, au Pakistan. Monsieur Boisvenu suggère t-il que les pilotes, ou les expéditeurs de ce drone, soient jugés selon la justice pakistanaise au Pakistan?

Rien d’autre à dire! Sauf peut-être… pour un type qui se dit contre le meurtre en général, monsieur Boisvenu a vite fait de fermer les yeux sur les crimes des amis de Harper, sinon, sur les crimes commis par l’administration Harper tout court! C’est un con-servateur parmi tant d’autres!

1-      La Cour suprême des États-Unis d’Amérique a jugé illégale la prison de Guantanamo.

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Tony Blair, un menteur et un tueur de masse sans regret

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i0.wp.com/scrapetv.com/News/News%20Pages/Everyone%20Else/images-4/tony-blair.jpgAprès être passé sous commission en Grande-Bretagne, l’ancien premier ministre Tony Blair affirme ne rien regretter de sa décision d’avoir envoyé ses troupes en Irak, pour déloger Saddam Hussein du trône qu’il s’était octroyé. Il dit du monde, qu’il est plus sûr depuis la chute du défunt Saddam Hussein.

Or, les armées états-uniennes continuent de faire des morts, d’armer des terroristes, de commettre des actes terroristes, de financer le terrorisme, de combler les manques en école de torture dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique, ou européens, de préparer des conflits d’intérêts majeurs pour l’humanité, etc.. Ma question, doit-on envahir les États-Unis d’Amérique,  pour palier à ces dangers?

Depuis l’avènement de la puissance reconnue de ce pays, nul ne peut remettre ce dernier en question, sur ses crimes de guerres évidents, sur ses crimes commis contre l’humanité évidents. Comme pour Israël, les États-Unis d’Amérique semblent intouchables, inaptes à subir des procès, sinon, comme tant d’autres, moins voyous pourtant, des sanctions économiques bien méritées.

Parce que disons-le, si quelconque pays ose remettre en question les politiques étrangères de Washington, il se verra frappé des dites sanctions économiques, pourtant méritées par Washington, bien plus que par quelconque autre pays.

Prenons l’un des pires de ceux-là, à mes propres yeux, la Coré du Nord. Elle est soumise à la junte militaire en place, dictée, ou dictant à Kim-Jong-Il, la voie à suivre. Ce pays a certes, un long éventail de raisons à citer, pour lui soumettre des sanctions internationales, mais ces mêmes raisons, pourtant, ne semblent pas en incriminer autant les États-Unis d’Amérique qui, justement, commettent les mêmes crimes, mais sur autrui.

La Coré du Nord possède des armes nucléaires, qu’elle menace de lancer sur la Coré du Sud et sur le Japon. Washington en possède plus de 1000, en Corée du sud, qu’elle menace, et menaçait avant que la Corée du Nord n’obtienne ses propres ogives nucléaires, de lancer sur Pyongyang. Une autre question! Est-ce que Washington a le droit de faire ce que Pyongyang n’a pas le droit de faire? De posséder des armes nucléaires, et de menacer des pays souverains de lancer ses armes nucléaires contre eux?

Rappelons-nous qu’à Cuba, lors de la crise des missiles, il y avait des ogives nucléaires russes, mais qu’en même temps, même avant, des ogives nucléaires états-uniennes étaient basées en Turquie, pointant toutes sur Moscou! Une autre question? Allons-y! Est-ce que Washington a le droit exclusif de baser des armes nucléaires tout près de ses ennemis idéologiques? Et a-t-elle le droit de recourir à celles-ci, plus que les autres pays tout autant souverains?

Sinon, que dire d’Israël, qui commet des meurtres à peu près tous les jours, de parfaits innocents? Saviez-vous qu’Israël possède l’arme nucléaire, sans faire partie de la liste sélective des possédants de ces ADM, et qu’elle déclare toujours ne pas posséder d’ADM? Ma question! Est-ce que Tel-Aviv a un droit divin de posséder des armes nucléaires, sans faire partie du club sélect de l’AIEA, et un droit divin aussi, de passer incognito vis-à-vis cette même structure, pourtant appelée en 2003, à voir si Saddam Hussein possédait des ADM, dont des armes nucléaires? Rappelons qu’Israël, en 2006, et en 2007, a tué des milliers de palestiniens, ou de libanais, sans là, se faire taxer de terroriste, sans se faire couvrir de sanctions internationales! Elle l’a fait avec des ADM, dont le phosphore blanc, le NAPALM et les armes à sous-munitions. Israël a visé les ponts, les écoles, les hôpitaux, les bâtisses gouvernementales, les centrales électriques et les points d’eau potable, ma question! Est-ce qu’Israël se trouve au-dessus des lois internationales, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne? Est-ce qu’Israël a le droit de posséder des ADM, dont des armes nucléaires, même si elle démontre un visage terroriste à l’année longue et qu’elle ne respecte pas les droits humains des palestiniens, ou des libanais?

Si Tony Blair a raison de dire que le monde est mieux sans Saddam Hussein, qui ne représentait visiblement aucun danger autre, pour la Grande Bretagne et pour les États-Unis d’Amérique, qu’un exemple en matière de politique des ressources naturelles, soit la nationalisation de celles-ci, ais-je raison d’affirmer que nous devrions désormais, penser à renverser la dictature bourgeoise par  les armes, puisqu’elle nous mène à notre perte certaine, ne serait-ce qu’en matière environnementale?

Si la logique de Tony Blair doit s’appliquer, celle-ci aura vite fait de légitimer les pires exactions commises au sein de l’humanité. Bref, le jugement de ce patent incompétent, ou de ce complice d’une tuerie qu’il n’a toujours pas évalué justement, est aussi contradictoire que ses prétentions du monde plus sûr, qu’est le nôtre sans Saddam Hussein!

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Omar Ahmed Khadr, lésé

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/SwLZOKgtlKI/AAAAAAAAGaw/_dZjYvA3xQg/s1600/omar_khadr_wounded.jpghttps://i0.wp.com/img.src.ca/2008/09/19/480x270/PC_080919militaire-canadien-kandahar_8.jpg

La Cour suprême du Canada a donné son jugement concernant le cas d’Omar Ahmed Khadr, et ce n’est pas en félicitant le gouvernement conservateur de monsieur Harper, que ce jugement fut rendu.

D’abord, le gouvernement canadien de monsieur Harper a été accusé; d’avoir participé à l’interrogatoire illégal d’un enfant soldat, et d’avoir utilisé la torture à des fins militaires, alors que l’enfant soldat avait des droits, et que la détention, puis la torture de cet enfant soldat, contraignaient aux droits de ce même enfant soldat. Aussi, la traite du dit enfant soldat, par les conservateurs, contraignait également à ses droits, puisque ceux-ci considèrent toujours Omar Ahmed Khadr,  comme déjà coupable, parce qu’accusé, des délits que lui reprochent les autorités états-uniennes. Ne faut-il pas établir la preuve avant de conclure à un jugement quelconque à son endroit?

Entrons plus loin dans le débat.

Le soldat, envahissant le pays d’Omar Ahmed Khadr, celui-même qu’on accuse ce dernier d’avoir assassiné, aurait été, selon l’autopsie, par une grenade M-67, de fabrication donc, états-unienne. Déjà, la possibilité qu’Omar Ahmed Khadr puisse accéder à ce genre de munitions est pratiquement impossible. L’odieux semble plus pointer, vers un accident entre camarades états-uniens qui, le remarquons-nous aujourd’hui, ont tenté de sauver leur camarade fautif, des accusations auxquelles il aurait eu droit devant une Cour martiale certes, sans pitié. La grenade lancée, donc, n’est que le résultat d’un mauvais usage, états-unien, et non un meurtre, comme l’affirme l’accusation, de toute façon puérile…

Puérile pourquoi? Parce que l’on pourrait aisément,  accuser tous les soldats participant à cet effort impérialiste –puisque la mission en Afghanistan repose sur un argumentaire mensonger, et que celle-ci a été déclenchée, en 1998-, d’avoir enlevé la vie d’autrui, donc d’avoir assassiné quelqu’un, qui qu’il soit.

Le tout n’est donc que l’obstination ultime d’un gouvernement, qui de façon patente, tente de lécher le derrière de l’Empire, pour s’y préserver une place de choix, tel l’opportunisme de quiconque, étant opportuniste. L’aveuglement idéologique, aussi, rend le tout plus confus que jamais. Si l’on peut accuser Omar Ahmed Khadr d’avoir assassiné un soldat envahisseur de son pays d’origine, peut-on au moins accuser le soldat envahisseur, d’avoir voulu assassiner Omar Ahmed Khadr? Si l’un avait tué l’autre avant l’autre, d’ordre contraire, aurait-on pu accuser le soldat états-unien –aujourd’hui mort-, d’avoir assassiné Omar Ahmed Khadr? Laissez-moi en douter!

Le tout n’est qu’un aveuglement idéologique, surtout destiné à taire le débat sur la guerre en Afghanistan elle-même.  Elle était illégitime. Illégale donc. Elle fut déclenchée sur une base mensongère. D’ailleurs, cette guerre fut déclenchée bien avant les prétendus attentats du 11 septembre 2001.

Pourquoi alors, les conservateurs daignent-ils ainsi, aux accusations proposées par Washington, contre de toute façon, un enfant soldat privé de ses droits, selon la constitution canadienne? Ces conservateurs sont-ils vraiment des canadiens fiers d’en être, ou de parfaits complices d’une guerre illégitime, illégale, d’une torture systématiquement rendue aux prisonniers afghans, et pourquoi pas, dans le fond, d’un terrorisme étatique états-unien vis-à-vis ses ennemis idéologiques?

Après tout, les conservateurs n’ont-ils pas les mêmes adversaires idéologiques que les États-Unis, puisqu’ils ont les mêmes intérêts à coeur? N’ont-ils pas mis, par exemple, comme Bush, le réchauffement climatique sur la faute des «socialistes»? N’ont-ils pas léchés, depuis leur arrivée  en maître à la Chambre des communes, les bottes des deux présidents états-uniens ayant pris le pouvoir sous leur mandat?

Omar Ahmed Khadr est innocent de ce dont on l’accuse. Il n’a pas pu lancer de grenade états-unienne, et même s’il l’avait fait, c’était en parfaite légalité des droits de se défendre, des militaires d’un pays souverain. Ottawa est elle, coupable d’avoir envahi un pays souverain, en vue d’y imposer une dictature, et elle est également coupable d’y avoir perpétré des crimes de guerre, comme par exemple, d’avoir utilisé du phosphore blanc via l’artillerie, et ce, offensivement.

J’ajouterais également, pour répondre aux dires sans force du député Steven Blaney, qui accuse Omar Ahmed Khadr d’être l’un des responsables de la mort de la soldate Karine Blais, tuée par un engin artisanal, mieux connu sous le nom de I.E.D. (Improvised Explosive Device), que les soldats canadiens, eux aussi, tuent des gens là-bas, des afghans. Et que l’Afghanistan pourrait citer des noms de la sorte, bien plus souvent que ne pourrait jamais le faire monsieur Blaney. Les bombes, par exemple, tombant du ciel, elles aussi, tuent des gens, dont des civils majoritairement. Elles tuent, sans tenir compte du côté des gens au sol. Les bombes ne sont pas intelligentes à ce point. Et ajoutons, à cela, que déjà, certains soldats canadiens ont tué, accidentellement disent-ils, des civils, plus d’une fois en Afghanistan.

Rapatrions donc Omar Ahmed Khadr, et voyons nous-mêmes qui dit vrai dans tout ce cafouillage, ici, au Canada .

(L’image d’Omar Ahmed Khadr ci-haut, présente une version toute différente du récit des soldats états-uniens, prouvant qu’Omar Ahmed Khadr fut tiré dans le dos, donc qu’il ne présentait pas son visage, lors de l’échange de coups de feu. Il existe d’ailleurs une version longue de l’historique, approuvant ce fait, qu’Omar Ahmed Khadr n’a pas lancé de grenade, et qu’il était de dos lorsque les troupes états-uniennes, invasionnaires, lui ont tiré dessus. D’autres photos mettent en évidence ce fait, montrant le mur contre lequel l’enfant soldat se tenait, de face.)

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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Le Centre canadien pour l’avancement du libéralisme.

Posted by sylvainguillemette sur 12 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.voltairenet.org/IMG/jpg/fr-NED-nebuleuse.jpg

Stephen Harper n’a jamais caché son agenda conservateur –capitaliste-, mais aujourd’hui, il va un peu plus de l’avant dans des projets de déstabilisation des démocraties naissantes, par exemple, dans des pays à tendances socialistes, en voulant créer un organisme gouvernemental, réciproque à ceux créés aux États-Unis, sous la plupart des présidences états-uniennes. Cet organisme, sensé promouvoir la «démocratie», n’est en fait qu’un subterfuge, ne visant que l’épanouissement  du libre-marché, du capitalisme donc. Ce qui n’a rien de démocratique en soi. Aussi, de tels organismes par le passé, fournissaient aides financières, logistiques et même, des armes, à des groupes de renégats tentant de saper les efforts socialistes.

Le National Endowment for Democracy a par exemple, dans plusieurs pays d’Amérique latine, aidé des putchistes, formé des putchistes, sinon même, des écoles de torture. Le NED a participé secrètement à des coups d’État, a favorisé des candidats de la droite populiste au détriment des populations et de la démocratie, et n’a bref, jamais servi sa cause soit disant pressentie.

Le Centre canadien pour l’avancement de la démocratie aurait par exemple missions; à Cuba. Quelle surprise! Nous ne sommes pas sans savoir que les conservateurs ne considèrent pas le socialisme de Cuba comme une démocratie –et que Harper avait déjà dit à Bush qu’il s’occuperait de Cuba à ses côtés le temps venu…-, mais ils seraient fort surpris de constater que Cuba est plus démocratique que le Canada, dans les faits. De plus, avec un taux de participation aussi chancelant au pays, nous sommes en droit de nous demander pourquoi Harper ne ferait pas cette promotion ici même. Le tout ne révèle qu’une chose, que cet organisme ne servira en fait que les intérêts bourgeois et impérialistes du Canada, et que jamais il ne fera la promotion d’autre chose que le libéralisme.

En fait, à 70 millions le budget annuel de cet organisme, le Canada ferait mieux de s’occuper de ses propres problèmes. Les taux de participation électorale, ici même, sont en grave chute libre. Seulement un peu plus de 50% des canadiens ont participé aux dernières élections fédérales…  2/3 des montréalais ont voté contre le maire sortant, il est pourtant de retour au pouvoir! Ici, au Québec, quant aux élections aux commissions scolaires, nous n’avons même pas dépassé 7.9% de participation de l’électorat. Harper croit-il sincèrement que les pauvres cubains ne s’occupent pas de leurs affaires et qu’ils demeurent bredouilles à la maison en cas de besoin? Les cubains sauraient même faire sourciller Mario Dumont quant à leur autonomisme développé.

En réalité, ce type d’aide fournirait surtout les anticastristes, ces «dissidents» basés à Miami –ce tas de criminels, d’anciens tortionnaires, d’ex-dictateur…-, rêvant du retour triomphal de la bourgeoisie en sol cubain. Or, les cubains, de Cuba, eux, ne désirent pas le retour de ces pourritures, et ne regrettent surtout pas le temps de Batista, où les riches faisaient la pluie et le beau temps, où il n’y avait que 6000 médecins réservés pour les gens capables de se les payer, où les militants syndicalistes et pacifistes se faisaient littéralement tuer en pleine rue –En fait, cela n’a rien d’étonnant. Après tout, en Colombie, le président Uribe massacre son propre peuple, celui qui semble socialiste, et Harper signe des contrats juteux avec lui, pas avec personne d’autre… Quel hasard!-, où l’éducation n’était que pour les riches.

Les anticastristes ont également utilisé des moyens non-démocratiques pour déstabiliser le socialisme de Cuba. Ils émettent par exemple, à partir de Miami, une émission de radio destinée à renverser le socialisme, cela en parfaite contradiction des lois internationales qui rend l’acte illégal, et pourtant…, ce sont ces organismes qui paient pour ce genre d’«actes illégaux»! Ils ont fait des attentats terroristes, en faisant exploser des discothèques, des hôtels et un avion bourré de civils. Ils ont essayé de faire un coup d’État à partir de la Baie des Cochons –avec l’aide de Washington-. Ils ont essayé maintes fois d’assassiner Fidel Castro. Ils ont saboté des plantations, des usines, des chemins de fer, assassiné des enseignants, et j’en passe. Et c’est grâce à des organismes tels que celui qu’Harper veut créer, avec nos fonds, que cela fut possible.

Le soulèvement contre le socialisme à Cuba n’est qu’un mythe, un mythe entretenu par les nostalgiques de Batista. Et les dissidents sont si peu nombreux qu’ils entrent tous dans l’œil d’une caméra. S’il fallait faire la comparaison avec les États-Unis, nous conclurions que les États-Unis sont en danger et que la dictature s’y est usurpée en douce. À l’échelle internationale en tout cas! Quant aux soit disant prisonniers politiques détenus à Cuba, il s’agit en fait des comploteurs ayant pour projet le renversement littéral du socialisme à Cuba. Or, ce genre d’acte illégal aux États-Unis, est passible de la peine de mort! Aux États-Unis, on dénombre près de 10 000 prisonniers politiques. Si Cuba émettait sur le territoire des États-Unis, une émission appelant le peuple à renverser son président, voire à l’assassiner, comme le fait la radio de Miami, et toutes les stations privées allant en ce sens et ayant été créées par ces organismes, Cuba serait bombardée, peut-être même envahie.

Au Venezuela, en 2002, ce sont de tels organismes qui ont soutenu le coup d’État raté contre Hugo Chavez, pourtant démocratiquement élu. Ce sont ces organismes qui donnaient leur appui logistique à des stations comme Globovision ou RCTC, qui appelaient, ni plus ni moins, à l’assassinat de leur président, sans que ces organismes ne condamnent quoi que ce soit de leurs propos. Ce sont aussi ces organismes qui ont employé des mercenaires –Ce d’ailleurs, pourquoi le rapport parle d’hauts coûts à la hauteur de 70 millions annuels.-, qui ont sinon, donné leur appui aux chaînes de radio et de tv qui incitaient le peuple à prendre les armes contre le président Hugo Chavez. Drôle de promotion de la démocratie!

Le dessein véritable des promotions de cet organisme n’a rien de démocratique. Tout au contraire! La seule mention de Cuba fait comprendre que le véritable but, c’est le capitalisme à tout vent, coûte que coûte, même au détriment des populations qui ont le fait le choix du socialisme, et cela, démocratiquement! Et le comble, c’est que nous serions les poches de ce projet antidémocratique et violent! Non merci Harper!

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Le communisme selon les médias

Posted by sylvainguillemette sur 9 décembre, 2009

http://dutron.files.wordpress.com/2009/03/kim-jong-il.jpg

En début de semaine s’est ouverte, la conférence de Copenhague sur les changements climatiques, pour faire suite au protocole de Kyoto qui arrive à sa fin. Harper n’y était pas, car, idéologiquement parlant, celui-ci continue de croire que le réchauffement climatique n’est qu’un complot socialiste –et le récent «scandale» du ClimateGate n’était finalement qu’une superficialité quant aux portées qu’il avait vis-à-vis les données recueillies depuis 21 ans par la communauté scientifique- et préfère défendre les intérêts des grandes pétrolières –comme Mulroney qui défendait les minières accusées de complicité dans des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en Afrique-. D’ailleurs, nous avons vu notre premier ministre faire un tour en Chine dite communiste, qui ne l’est pas lorsque l’on constate les faits. Et une des raisons pour lesquelles Ottawa n’y allait pas avant, la seule en vérité, c’était justement la prétendue appartenance à l’Internationalisme socialiste de ce grand pays surpeuplé, prétention qui fut détruite par le temps, et les faits. Et c’est surtout, sur ce point que je désire axer mon texte, car à la suite de sa visite en Corée du sud, où il a fait une attaque en règle contre le communisme d’idéologie –qu’il disait chancelante, tout en pointant la Coré du Nord -, une prétendante au journalisme a fait suite à ses attaques, tout en ne considérant bien sûr pas, les faits, à l’instar des autres médias capitalistes bornés.

Parlant de la Corée du Nord, et de la Corée du Sud, Emmanuelle Latraverse de Radio-Canada a parlé d’une confrontation entre  la démocratie et le communisme. Or, pour ce faire, il aurait fallu que madame tire de véritables conclusions, à savoir, ce qu’est le communisme, et ce qu’est la démocratie et, qu’a de prétendument démocratique, la société libérale et capitaliste, par rapport au communisme. Ensuite, une fois le communisme étudié, puis compris, elle n’aurait pu que s’apercevoir que la Corée du Nord ne portait que les habits du moine, et que l’habit ne fait pas nécessairement le moine.

En Corée du Nord, Kim-Jong-Il règne sur son prolétariat –et toutes les autres classes, quelles qu’elles soient-, comme un grand roi, et remettra même ses pouvoirs entre les mains de l’un de ses fils héritiers. Déjà, question d’authenticité du communisme avec les écrits de Karl Marx et Engels, c’est raté. Le communisme n’est pas la dictature d’un seul homme sur le prolétariat, mais précisément, du prolétariat, sur quiconque, y compris sur cette royauté d’un autre temps qui méprise le peuple nord-coréen. Mais il faut donc savoir ce qu’est le prolétariat, pour savoir reconnaître sa dictature, pour ensuite finaliser notre observation par la conclusion suivante. Le communisme n’a finalement jamais existé, où que ce soit au monde, et ce qu’ont vécu les gens prétendant le contraire n’était nul autre que la dictature sur le prolétariat d’une poignée de prétendants, plutôt que son contraire attendu par les communistes. Il n’était donc pas question de conclure obstinément au communisme dans le cas de la Corée du Nord, surtout que les faits démontraient exactement l’épanouissement de son contraire. Mais madame Latraverse a préféré taire le mensonge proféré et prétendu par ces oligarques qui trônent en région nord-coréenne, à savoir cette junte militaire, avec à sa tête, possiblement, Kim-Jong-Il –Il n’est peut-être finalement, que le porte parole populaire de cette duperie.-. Ce faisant, elle démontre soit son côté partisan d’une propagande mensongère vis-à-vis le communisme –issue des capitalistes-, soit son manque de professionnalisme –manque de recherche sur le sujet (car prétendre que le communisme soit la dictature d’une minorité, alors que c’est précisément, une fois observé et détaillé, la démocratie de la majorité, sa dictature…). Croire que la Coré du Nord, la Chine ou la Russie soit ou ait été communiste, démontre l’ignorance crasse de la dame quant au communisme et à l’idéologie qu’il représente. L’État d’abord, ne devrait plus exister à ce moment, et malheureusement, tous ces exemples disposent d’État très interventionnistes. Cela s’apparente à la phase socialiste de la révolution, non pas à la phase finale, nommée communisme.-

Le prolétariat est cette classe qui vend sa force de travail pour venir à bout de ses besoins premiers et secondaires. Car oui, les classes existent, contrairement à ce que certains pourraient en dire. Et si les classes existent, il y a des intérêts qui viennent avec. Encore faut-il se reconnaître dans ces classes, et en comprendre ses intérêts, mais ce n’est bien sûr pas ce que les institutions éducatives nous enseignent, majoritairement. Le prolétariat vend donc, comme je disais, sa force de travail, et il vend cette dernière à ceux et celles qui peuvent l’acheter, c’est-à-dire la bourgeoisie. Étant majoritaires sur la bourgeoisie, les prolétaires ont tout à gagner à revendiquer le pouvoir, et si ce n’est pas eux, ce sont les serviteurs de la bourgeoisie qui s’y débattent, ce que ne peut nier madame Latraverse, et ce,  où que ce soit dans le monde.

La dictature est-elle une réalité dans notre propre société? Bien sûr que oui. On élie un gouvernement aux 4 ans, et pendant ces 4 années, manifestations pour ou contre celui-ci et ses directions, ce gouvernement fait à sa tête, s’il a la marge de manœuvre pour ce. Par exemple, au Québec, beaucoup de groupes offrent au gouvernement des alternatives aux coupures dans les services sociaux indispensables, mais le gouvernement fait à sa tête, et va de l’avant dans les coupures, dans les dégels de frais scolaires, dans les hausses de tarif d’électricité patrimonial, -ce, même si notre hypothèque est payée-, etc..  Si cela n’est pas une dictature… Il faut également reconnaître qu’une infime minorité québécoise, de plus, vote pour ce gouvernement qui hélas, nous impose sa dictature, peu importe les impressions données.

Bref, la dictature, si nommée par le peuple aux 4 ans, est acceptable, selon madame Latraverse toujours. Mais si celle-ci doit découler du peuple, comme s’obstinent les communistes à le défendre, c’est la dictature selon madame Latraverse, qui prend toutes duperies dites communistes, pour la volonté de ceux-ci, des véritables communistes. Bref, totalitarisme, et faible impartialité dans les faits.

La Coré du Nord n’est pas communiste, et je ne la défends pas. La Corée du Nord, aussi, possède des armes nucléaires, ce qui est déplorable, mais non pas plus que les 1000 ogives nucléaires états-uniennes disposées en Corée du sud, qui pointent sur Pyongyang. La Coré du sud, également, a connu la dictature, imposée comme tant d’autres, par Washington, qui d’autre? Elle a également connu les financements de cette capitale, à coups de milliards. Il est donc normal que Harper trouve la Corée du Nord sous-développée.

Bref, tout n’est que répétition du discours capitaliste, et madame Latraverse, ici, s’avère une vive chevalière du capital! Ou l’a-t-elle fait maladroitement? Si un système devrait se défendre ces temps-ci, c’est bien le capitalisme, qui démontre échec aux 30-40 ans, aux frais des salariés. Que l’on cesse de victimiser les tenants du socialisme, et que l’on parle des échecs patents du capitalisme…, lui existant bel et bien.

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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Colvin contre Hillier

Posted by sylvainguillemette sur 26 novembre, 2009

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Les médias sont ainsi, ils laissent planer un doute, un suspense, question de mousser un tantinet leurs reportages. Depuis hier, ceux-ci abordent à nouveau la question des prisonniers afghans, que nous savons désormais, possiblement systématiquement torturés, et cela, alors que le Canada serait au courant, lorsqu’il transfert les prisonniers aux «autorités» afghanes. Mais deux versions s’affrontent ici, laissant planer ce dit doute, alors que pourtant, les choses semblent claires pour la majorité populaire, ce que confirme d’ailleurs un sondage d’autant plus que la crédibilité d’un militaire, voulant «exterminer de la vermine», vient changer la donne dans l’opinion publique si l’on s’y attarde.

 

Rick Hillier, ancien général, à la retraite désormais, affirme que durant son temps affecté au commandement, Colvin ne l’a pas averti des possibilités de torture. À l’époque, McKay était le ministre de la défense du Canada, responsable de rendre ces «mémos» (rendus confidentiels par les conservateurs de Harper) aux généraux. Richard Colvin, lui, affirme que le Canada a toujours été  au courant, et qu’il a mis au courant Hillier et ses collègues du danger potentiel de torture. Mais qui donc, des deux, a quelque chose à gagner, ou à cacher, bref,  à vendre sa version à l’opinion publique?

 

Hillier, jadis au commandement de nos troupes impérialistes en Afghanistan, rappelons-le, dans une mission déclenchée sur un tas de mensonges répétés à maintes reprises par l’administration Bush , illégale et institutrice d’un «gouvernement» de talibans rasés et de seigneurs de guerre, ainsi que d’un dictateur non élu par le peuple, affirme pour sa part, n’avoir jamais été mis au courant par Colvin de telles possibilités, attribuant donc à ce dernier, le mensonge éhonté. Mais qu’a à gagner Colvin à mentir sur cette situation désespérée en Afghanistan? Rien, il met d’ailleurs, et c’est maintenant évident, sa propre carrière en jeu, ainsi que sa réputation et sa crédibilité. Mais qu’a Rick Hillier à gagner, si Colvin n’y a, lui, rien du tout, sauf tout à perdre? Eh bien! Il commandait les troupes, il se trouverait donc, en partie, responsable du sort des prisonniers afghans, selon les ententes qu’aurait signées le Canada, internationalement, et auprès du «gouvernement» afghan. Il aurait donc, tout à gagner, à mentir sur la situation réelle, et le contraire n’est pas une observation possible, ni plausible. Il serait sinon, passible d’accusations criminelles de guerre, voire de complicité dans la torture systématique des prisonniers afghans –Les États-Unis ont toujours, dans leurs nombreux conflits étalés sur 150 ans, usé de torture vis-à-vis leurs prisonniers. La CIA, et la DEA désormais, ont construit des écoles de torture à travers toute l’Amérique latine, et à travers l’Europe et l’Afrique. C’est une tradition états-unienne, ou capitaliste et bourgeoise devrais-je dire.-.

 

Aussi, il serait peut-être bien de rappeler au lectorat que Rick Hillier fut partisan de la ligne dure, et des conservateurs, qui eux-mêmes, ont participé à la torture d’un enfant-soldat (Omar Khadr) via leur SCRS (Affilié à la plus financée des organisations terroristes, la CIA.), selon encore une fois, les traités qu’a signés le Canada par le passé. Que cela plaise ou non aux conservateurs, ou aux militaires, la détention d’un enfant-soldat était et demeure illégale, et sa torture évidemment, l’est tout autant! De plus, cet enfant-soldat est détenu dans un endroit peu commun, une prison –Guantanamo- jugée elle-même illégale, et construite sur un territoire occupé par les États-Unis d’Amérique sur l’île de Cuba, territoire que revendique bien sûr, La Havane. Rick Hillier avait affirmé, devant les caméras des médias -dont Radio-Canada-, qu’il allait tout faire pour «exterminer cette vermine talibane». Or, cette seule remarque partisane et radicale déterminait à l’avance, la culpabilité des combattants afghans, qu’ils soient ou non, talibans, et d’origine verminale. Bref, un partisan pur et dur de l’occupation de l’Afghanistan, un partisan pur et dur de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie. Hillier n’a donc pas la notoriété de Colvin, ni son prestige, pour affirmer que ce dernier ment. Le seul prestige qu’il a, c’est d’avoir monté les échelons dans une organisation impérialiste, une armée officielle, certes, mais également, une armée perpétrant des crimes de guerre à l’étranger (bombardements en Yougoslavie de cibles civiles, invasion de pays souverains, mise en place de dictature dans des pays souverains, participation à des coups d’État avec leurs alliés, utilisation de phosphore blanc offensivement, etc..). Et c’est un militaire, sachant très bien garder un secret… Et nous observons, justement, un secret bien gardé à Ottawa. Car Stephen Harper, si vous ne le saviez pas, a tout fait pour bloquer et rendre confidentiels, les mémos de Colvin rendus à MacKay.

 

Bref, les conservateurs nous disent que Colvin ne raconte que des bobards, mais ils font taire ces bobards, question d’être certain que personne n’en apprenne sur ceux-là…

 

 

Qui donc doit-on croire? Hillier, le militariste assoiffé par l’envie d’«exterminer de la vermine talibane», ou un parfait innocent, ne rapportant que des faits qui, aujourd’hui, mettent sa carrière en péril? Et qui s’étonne de voir Hillier et ses collègues démentir Colvin, car après tout, Hillier n’est pas contre cette torture, faite vis-à-vis ceux qu’il désire exterminer…, tout au contraire. Et en voulant exterminer cette dite vermine, sans par exemple tenir compte du fait qu’elle a été financée par Washington cette «vermine», il le démontre bien…

 

Il y a donc eu torture, et le Canada le savait, et y a participé, en complice. De toute façon, le Canada est complice de ses alliés, quant à l’invasion de ce pays qu’est l’Afghanistan, quant à la mise en place d’une dictature militairement soutenue, et du maintien au pouvoir, des factions de guerres, elles, dirigées par les seigneurs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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