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L’utilité du patronat, versus celle des syndicats

Posted by sylvainguillemette sur 22 janvier, 2010

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/10/la_pyramide_du_capitalisme1.jpg

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau fit une sortie en grande pompe, contre les syndicats. C’est de bonne guerre. Mais analysons donc, tout simplement, les pours et les contres des syndicats, versus les pours et les contres du patronat, et des gens comme Pierre Karl Péladeau, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, celui du prolétariat en l’occurrence, qu’il critique lorsque assemblé.

D’abord, constatons que le patronat, lui, est tout aussi bien regroupé, sous la bannière du Conseil du Patronat. Ensuite, constatons de plus que, les principaux médias sont concertés de façon à promouvoir le plein pouvoir aux patrons, et critiquent ardemment les groupes syndiqués, à commencer, justement, par les propriétés de monsieur Péladeau lui-même. Cette fenêtre, les syndicats ne l’ont pas, pour critiquer les excès de parasites tel monsieur Péladeau. Également, quelques instituts privés, abondamment financés par les bourgeois de la trempe de Péladeau, offrent une simpliste couverture des régularités économiques d’un rouage capitaliste. Ils normalisent, pour ne pas les banaliser, dans leur jargon, les inégalités sociales, elles, découlant directement des inégalités économiques, donc relatives au système en place. Nous avons par exemple vu, depuis plus d’une décennie, des mercenaires telle qu’Elgrably, excuser le parasitisme des bourgeois, vis-à-vis leur exploités, les prolétaires. Cette même charlatane malhonnête, ne s’est jamais retenue pour prôner la privatisation de la totalité de l’économie,  des services même, tel que l’accès à l’eau par exemple, ou l’accès aux soins de santé, etc..

C’est simple, selon les capitalistes, les syndicats sont jaloux de la réussite des patrons, c’est ce que recopient dans leurs textes, les nombreux militants du capitalisme absolu. Mais pourtant, nous sommes à même de constater que, ce sont les travailleurs salariés, donc les prolétaires, qui créent la richesse, et que donc, le mérite devrait leur revenir. Il n’en n’est rien. Chez le patronat, et sa servitude, le mérite ne revient qu’au propriétaire des moyens de production, et cela, sans la moindre possibilité d’en débattre avec eux. Et pourtant, qui fait rouler la machine à l’usine? Le patron, ou l’ouvrier? Qui s’y blesse? Qui s’y brûle de fatigue? Le patron, ou le travailleur salarié, ce prolétaire exploité? Et qui, dans des exemples plus extrêmes, se blesse, ou se tue même? Des gens comme monsieur Péladeau, ou leurs exploités, que ce patron préfèrerait divisés et dépourvus de moyens de défense?

Monsieur Péladeau rêve d’un monde où il dicterait, sans scrupule, le travail à accomplir, et cela, sans que quiconque ne puisse lui rouspéter. Il se prend pour un général, à qui on ne peut que dire, «Oui missieur». Mais abordons donc, tant qu’à en parler, l’utilité de ces patrons sans scrupule, qui osent critiquer l’existence des syndicats, et faisons-le d’un point de vue marxiste, pour rappeler à monsieur, son lointain passé.

Qui au Journal de Montréal, crée la richesse, qui écrit le journal, qui le met en page, qui le corrige, qui fait les recherches, qui prend les photos, qui expédie ce journal, qui bref, participe vraiment à sa création, de toutes parts? Le travailleur, ici, syndiqué. Pas monsieur Péladeau. Bref, à quoi sert ici, sauf à palier au manque de capitaux, monsieur Péladeau? À rien! À rien du tout même! La seule raison pour laquelle monsieur Péladeau, ici, se trouve utile à quelque chose, c’est qu’il investi ses capitaux, qu’il n’a point mérité, puisqu’il les a amassés sur le labeur d’autrui, et par un héritage. Le plus inutile de la compagnie elle-même, est  son propriétaire. S’il ne s’agissait pas de capital dans ce système, l’inutilité de ce «vaut rien» serait apparente, et même, flagrante. Il n’apporte pas d’eau au moulin, autre que son capital. La gestion d’une entreprise peut également passer sous la gouverne des travailleurs, lesquels sauraient, conditionnement à l’appui, gérer cette entreprise. Les travailleurs peuvent gérer, d’ailleurs, certaines compagnies sont déjà pourvues d’un conseil d’administration, lorsque plusieurs bourgeois en sont propriétaires ou mêmes, parfois constitués de cadres, donc de salariés. Il n’est pas impossible de copier le conseil, mais de remplacer les propriétaires inutiles, ces bourgeois, par des travailleurs qui font leur part dans la société, et non pas là,  en exploitant le labeur d’autrui, comme le font les parasites tel Péladeau.

Maintenant, à quoi servent les syndicats? À se défendre? Certes, mais pas seulement à cela. Les syndicats, d’origine, servaient la cause des travailleurs, pris à la gorge par les nombreuses menaces bourgeoises, mises à exécution, comme des lock-out par exemple. Les syndicats servaient également à promouvoir l’occupation des usines, suite à des faillites par exemple. Le syndicat était non seulement nécessaire pour que les employés soient respectés, et encore, mais nécessaires pour donner une voix à ceux qui créaient, et qui créent toujours, la richesse. Les patrons, eux, ont toujours eu, soit l’appui de groupes privés, de mercenaires, de polices privées, ou de l’État même, qui défend depuis longtemps, leur dictature. Les syndicats, certes en manifestant la colère des travailleurs, nous ont obtenus des moindres maux, de meilleurs horaires, plus flexibles,  de meilleurs avantages, un si peu soit-il, respect des patrons, l’apport de sécurité pour les travailleurs, des hausses de salaire considérables, et j’en passe… Sans syndicat, nous ne serions même pas reconnus comme créateurs de richesses, nous n’aurions pas de droits bien à nous, nous n’aurions pas d’équité salariale, nous n’aurions pas le respect de nos exploitants, ces bourgeois minoritaires et parasitaires, totalement inutiles finalement, à notre société, sauf dans un dessein capitaliste.

En fait, je vais aller plus loin ici. Le véritable problème, ce ne sont pas les syndicats, mais bien, la bourgeoisie, soit le patronat. Il est je crois, temps de se débarrasser de ce patronat, qui ne sert visiblement à rien d’autre qu’à injecter son capital, puis à en retirer des bénéfices, que nous leurs créons. Autrement dit, pourquoi ne pas décapiter l’intermédiaire entre la demande et l’offre, et ne pas offrir nous-mêmes, sans le patronat, l’offre demandée. Certes, en ce moment, cela semble impossible, puisque force est de constater que nous vivons dans un modèle capitaliste, qui ne vit que par l’afflux de capitaux. Alors bon, commençons par créer des entreprises sociales, gérées et financées par un réseau social, appelé à grandir, pour qu’il remplace peu à peu, les parasites de ce système, totalement inutiles à l’évolution de l’humanité.

Contrairement à ce que certains prétendent, le capitalisme, un système économique, ne crée pas la richesse, ce sont les humains qui la créent. Le capitalisme n’invente pas Windows, ce sont des humains qui travaillent, qui se creusent les méninges derrière un écran, donc derrière un capital autrement dit, dans ce système capitaliste –il faut donc préalablement, que le chercheur ait un soupçon de capital, d’où le totalitarisme observé-. Le système lui-même, n’est que l’excuse dont ont besoin ces charlatans, tels Péladeau, pour s’auto-pardonner l’exploitation du labeur d’autrui, et là, tout en le critiquant, en le malmenant, et en disant des unions syndicales, qu’elles sont compromettantes pour leur enrichissement personnel.

En terminant, j’aimerais vous faire prendre conscience d’une seule chose. Enlevez les patrons du réseau, la demande demeurera, les travailleurs y répondront, d’une façon ou d’une autre. Maintenant, enlevez le prolétariat, ce travailleur salarié, et voyez si les bourgeois comme Péladeau, pourront continuer de créer la richesse, dont ils revendiquent la totalité des dus.

Encore une fois, mon mot d’ordre est, «seule solution, révolution!»

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Les versets de Martineau

Posted by quebecsocialiste sur 15 avril, 2009

 

 En allant surveiller les conneries de Martineau sur son blogue, aujourd’hui, je suis tombé sur un billet où il nous étale une fois de plus son légendaire égoïsme crasse (applaudit par ses disciples arriérés), franchissant cette fois assez les limites de l’effroyable pour me forcer de nouveau à écrire un article sur ce personnage des plus mesquins.

Tout d’abord, tout ceci semble découler de la semaine qu’il a passé à « bullshiter » le monde (encore…) dans ses chroniques illégitimes de scab « oeuvrant » pour le JDM illégal. Après nous avoir « exposé », dans deux chroniques relatant les dires de DEUX sheiks nazis (autoproclamés sur combien de dizaines de milliers au juste?) qui, selon sa logique plus que douteuse, seraient censés « prouver » que la religion musulmane est la pire de toutes et qu’au final, tout cela est lié (selon lui) à l’ONU et à la conférence Durban II contre le racisme (tenue en Afrique du Sud il y a quelques mois), dont la suite aura lieu à Genève, en Suisse, où seront discutés des thèmes comme l’adoption d’une déclaration contre l’islamophobie (inacceptable selon le grand sage de l’objectivité Martineau, qui reproche à l’ONU son « manque de couilles »… même si des déclarations similaires existent pour pratiquement chaque groupe ethnique de la planète), le retour du sionisme sur la liste des idéologies racistes après presque deux décennies d’absence (ce qui a fait péter une coche aux lobbys sionistes et à leurs organes de propagandes haineux tel le « Point de bascule » islamophobe qui prône rien de moins que la déportation des musulmans, la « source d’information » du grand sage Martineau dans cette affaire), ainsi que diverses autres sujets en lien avec le racisme et l’intolérance sous diverses formes. Plusieurs pays européens, ainsi qu’Israël et le Canada ont annoncé leur boycott irresponsable de cette conférence symbolique, pendant que les USA d’Obama « hésitent ». Cette « hésitation », rien de plus, est assez pour faire s’enflammer le lobby sioniste qui en déchire sa chemise, révélant par la même occasion son intolérance à toute dissidence de la part d’un gouvernement étranger. La position de Martineau sur cet événement, ainsi que sa « source d’information » ne sont pas la raison première de ce billet, je ne voulais que le souligner. Le pire, le voici:

Étant au courant de l’affaire Nathalie Morin, cette québécoise retenue contre son gré avec ses enfants en Arabie-Saoudite par une merde misogyne, j’ai salué le geste de sa mère qui, sans ressources dans sa cause et découragée par l’attitude hypocrite du gouvernement fédéral, a décidé de poursuivre ce dernier pour 500 000$ à la lumière de leur manque flagrant d’effort et de courage dans cette affaire, comme dans pratiquement… non… comme dans toutes les affaires où des ressortissants canadiens à l’étranger ont besoin d’aide. Connaissant la haine de Martineau contre l’islam et le monde arabe en général, je m’attendais à ce que sa pique de colère prévue contre cette religion serait justifiée pour une fois… et ce n’est absolument pas ce qui s’est produit. Martineau a « merdé », comme d’habitude. Comment « merder » sur un sujet aussi facile me demandez vous? Comme ça:

La mère de Nathalie Morin, la Québécoise qui est retenue prisonnière par son mari en Arabie saoudite, songe à poursuivre le Ministre des Affaires étrangères Lawrence Cannon.

Ce que vit cette femme est triste, tragique.

Mais entre vous et moi, déménager en Arabie Saoudite quand on est une femme… A-t-on le droit de dire que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle ?

Déménageriez-vous dans un village dirigé par le chef du Ku Klux Klan si vous étiez un Noir, vous ?

C’est bien beau, l’amour. Mais il faut aussi garder la tête froide ! L’Arabie Saoudite traite mieux les chameaux que les femmes. C’est bien simple, un dromadaire a plus de chance de devenir Roi de ce pays qu’une Saoudienne d’être traitée comme l’égale d’un homme.

Et c’est là que la dame a décidé d’aller vivre, avec ses deux enfants ?

Bonne chance…

Je ne dis pas qu’il faut laisser cette dame dans la misère.

Mais on ne peut pas demander à l’État de tout faire pour nous.

Avant de déménager dans un pays, la moindre des choses est de s’informer des us, coutumes et lois en vigueur dans ce pays!

C’est bien beau, blâmer le gouvernement. Mais qu’en est-il de la RESPONSABILITÉ PERSONNELLE?

Le gouvernement du Canada ne peut tout de même pas dire à l’Arabie Saoudite comment vivre! On ne peut pas s’immiscer dans les affaires internes des pays…

C’était à Nathalie Morin de s’informer sur les lois en vigueur en Arabie saoudite!

C’est plate à dire, mais elle n’a qu’elle à blâmer…

« C’est plate à dire, mais elle n’a qu’elle à blâmer »?… « la responsabilité personnelle »?… « Ce n’est pas à l’état de s’occuper de ça »!?… « On ne peut pas s’immiscer dans les affaires internes des pays »!?! TAB******! Il a de la merde à la place du cerveau ce type! On parle ici du même cinglé (à moins qu’il ne possède des personnalités multiples) qui supporte l’occupation impérialiste de l’Afghanistan (un pays étranger), qui a déjà suggérer que l’invasion de l’Iran ne serait pas une si mauvaise chose et qui n’a de cesse de citer des auteurs (liés à la mafia des expatriés « cubains » de Miami et qui supportent le terrorisme contre Cuba) de livres et de documentaires bidons qui vont jusqu’à attribuer des attentats contre le peuple cubain perpétrés par le terroriste international Luis Posada Carilles à l’armée cubaine! Il devrait avoir honte d’écrire pareilles bassesses! Son employeur devrait avoir encore plus honte de donner du travail à ce désaxé!

« Je ne dis pas qu’il faut laisser cette dame dans la misère. » Non, presque pas! Vous êtes juste en train d’affirmer, monsieur Martineau, que cette situation inhumaine est de SA faute, que le gouvernement n’a rien à faire là-dedans et que sa mère devrait prendre son trou et attendre pendant que sa fille crève à petit feu, ce qui est pratiquement la même chose!! En fait, comme d’habitude, vous êtes juste irrité parce que la « petite populace » revendique quelque chose à ses élus. Et que dire de l’hypocrite « Ce que vit cette femme est triste, tragique » suivit du toujours aussi pratique (pour les paresseux intellectuels) « Mais entre vous et moi« … qui nous signale que son fiel est prêt.

Pour ce qui est de la « responsabilité personnelle », cette jeune femme avait 17 ans lorsqu’elle a rencontré ce salaud et pour votre information, « l’amour aveugle » peut frapper fort à cet âge là (aucun jeu de mot n’était voulu). Bien entendu, cet argument ne vaut rien aux yeux du divin omniscient infaillible qu’est Riri Martineau, cet être de lumière qui n’a jamais fait d’erreur de toute sa vie! « Jean Charest est un gros trou du cul de merde qui mange du vomi! » (par Richard Martineau, qui n’a cessé de cracher tout ce qu’il a à Dieudonné depuis)…

« Déménageriez-vous dans un village dirigé par le chef du Ku Klux Klan si vous étiez un Noir, vous ? » HEY! « FOCUS » là! On parle d’une adolescente qui s’en est fait passer une vite ici. Ça n’a absolument rien à voir!

« Le gouvernement du Canada ne peut tout de même pas dire à l’Arabie Saoudite comment vivre »… Il dit pourtant « comment vivre » aux afghans, aux chinois, aux iraniens, aux palestiniens, aux russes et aux québécois, alors je ne vois pas en quoi ça dérangerait de dire à un « allié » qu’il doit garantir la sécurité physique de nos ressortisants!

« A-t-on le droit de dire que ce n’est peut-être pas l’idée du siècle? »… Effectivement, mais vous donner une tribune pour écrire des torchons comme ÇA est tout aussi stupide et irresponsable, sinon même plus si vous voulez mon avis!

« Mais on ne peut pas demander à l’État de tout faire pour nous. » C’est vrai: Martineau semble avoir un penchant pour les thèses libertariennes ces temps-ci, alors pour lui, « Demander au gouvernement, c’est mal, voyez. »

Sa bassecourt n’est pas en reste non plus: « Donna Talbot » par exemple, s’en prend lâchement à la mère dans cette affaire, parce qu’elle « fait honte au gouvernement » et qu’elle serait « irresponsable »… pas mal moins que ce commentaire merdique en tout cas. « Jean-Claude St-Yves » quant à lui, parle de « proscrire l’Islam en Occident » et de « c’est ce qui arrive quand une chrétienne tombe amoureuse d’un islamiste ». Le reste n’est que pure merde presque identique, mais dans des mots différents, et à part de très rares commentaires, la majorité des hurluberlus s’en prennent surtout à Nathalie Morin et au « complot islamiste »… gracieuseté de la publicité de Richard Martineau au site raciste et paranoïaque « Point de bascule ».

Tenez, pour conclure, voici un lien vers un site qui devrait faire très plaisir à ceux qui ont le goût de « basher » ce sale connard fasciste de Martineau:

http://martineaudeconstruction.wordpress.com/

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Agents de la SQ pris en «flagrant délit» (Article du Devoir)

Posted by L'Agitateur sur 14 mars, 2009

Deux agents provocateurs

Deux agents provocateurs

Voici une autre raison pourquoi le port de masque est nécessaire, et que la répression policière est permanente.

Des document internes de la Sûreté du Québec (SQ) obtenus en vertu de la Loi d’accès à l’information lèvent le voile sur l’étendue de l’opération de surveillance des manifestants lors du Sommet de Montebello, en 2007: 26 agents civils étaient sur place, jour et nuit, dans le cadre de cette opération baptisée «Flagrant délit».

Ces renseignements ont été obtenus par Francis Dupuis-Déri, un professeur en science politique à l’UQAM dont l’un des objets de recherche est la répression des mouvements sociaux par les forces policières. M. Dupuis-Déri a été surpris par l’ampleur de l’opération menée lors du Sommet de Montebello, les 20 et 21 août 2007.

L’organigramme de «Flagrant délit» comprend une équipe de jour, pour encadrer les manifestations, et une équipe de nuit, pour surveiller les militants qui avaient érigé des campements de fortune sur le site du Sommet. Il comprend les noms de 35 policiers de la SQ imbriqués dans la hiérarchie: deux responsables, deux chefs de groupe, cinq chefs de section et 26 agents, parmi lesquels figurent au moins trois agents qualifiés de «provocateurs», et qui avaient été démasqués lors des manifestations en marge du Sommet.

En effet, la SQ avait été plongée dans l’embarras et forcée de reconnaître l’utilisation d’agents d’infiltration au lendemain des manifestations. Des militants avaient pris en grippe trois hommes assez costauds, vêtus de noir et le visage recouvert d’un foulard. L’un d’entre eux portait un t-shirt d’appui à la station CHOI-FM, un accoutrement plutôt rare dans les milieux d’extrême gauche. Un autre tenait une pierre dans ses mains. «Les déguisements n’étaient pas super « tight », ils étaient vaguement habillés en noir», dit Francis Dupuis-Déri.

Une vidéo diffusée sur YouTube (et vue plus de 437 000 fois) illustre à merveille cette situation rocambolesque. Pris à partie par des jeunes vêtus de noir et masqués également, les trois agents d’infiltration semblent déroutés. «Policiers! Policiers!», crient les jeunes militants. Un des agents d’infiltration, excédé, pousse même le président du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier (SCEP-FTQ), Dave Coles, qui essaie de lui arracher son foulard. Coles demande à plusieurs reprises à l’agent de «lâcher sa roche» en anglais, mais il se fait envoyer paître en termes typiquement québécois. Invectivés de toutes parts, les trois agents finissent par se ranger derrière l’escouade anti-émeute, qui «procède» à leur arrestation. «On va les voir se faire tabasser! Vive la police!», crie un manifestant.

Dans les jours suivant l’incident, la SQ avait fait savoir que les agents en civil avaient le mandat «de repérer et d’identifier les manifestants non pacifiques pour ainsi éviter les débordements». La SQ niait par le fait même que les trois policiers aient pu faire des gestes de provocation ou commettre des actes criminels. Aucune sanction disciplinaire n’a été prise contre eux.

«Mais qu’est-ce qu’un policier fait avec une roche dans les mains et un foulard sur le visage, si ce n’est pas de la provocation?, s’interroge Francis Dupuis-Déri. Il y a quelque chose là-dedans qui me met mal à l’aise. Quand tu te promènes avec un caillou dans la main, c’est sûr que t’as la possibilité d’encourager d’autres à le faire.»

Le chercheur et militant pacifiste mesure trop bien l’utilité des agents provocateurs dans les manifestations. «Il y a des situations où les policiers vont tirer avantage à ce qu’une manifestation dégénère. Ça peut détourner l’attention des arguments critiques du mouvement de contestation, puisqu’on va juste parler des gestes de turbulence dans les médias. Ça peut également faciliter les arrestations, et c’est certain que tant que la manifestation n’a pas dégénéré, les policiers ne peuvent pas faire ces arrestations», explique Francis Dupuis-Déri.

La SQ a tiré des leçons de l’incident, selon les documents internes obtenus par M. Dupuis-Déri. Un compte rendu de réunion suggère de «modifier le profil des personnes sélectionnées afin qu’elles puissent fonctionner de façon efficiente». Il y est question de la «grosseur» des agents et de l’absence de femmes dans les équipes d’infiltration. «Une bonification de la formation et des renseignements concernant les us et coutumes des manifestants serait appropriée. [Il est] plus ardu de se fondre dans la foule avec peu de connaissances», ajoute le document.

Le Sommet du partenariat pour la sécurité et la prospérité (PSP) s’est soldé par quatre arrestations, cinq blessés mineurs parmi les policiers et des dizaines de blessés mineurs parmi les manifestants incommodés par les balles de plastique et les gaz lacrymogènes. Environ 1200 personnes étaient descendues dans les rues du petit village de Montebello (996 habitants) pour protester contre le voile de secret entourant la rencontre entre les trois dirigeants nord-américains, le président mexicain Felipe Calderón, le président américain George W. Bush et le premier ministre canadien Stephen Harper.

Les partis d’opposition à Ottawa, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et des groupes de militants avaient exigé une enquête publique sur l’utilisation d’agents d’infiltration. Le ministre provincial de la Sécurité publique, Jacques Dupuis, et son homologue fédéral à l’époque, Stockwell Day, sont demeurés sourds à ces doléances.

On se demande maintenant qui commence les « violences » lors de la manifestation annuelle du 15 mars : la police ou les manifestant-e-s ? À lire…

Merci beaucoup Francis Dupuis-Déri pour son travail ! Je l’encourage à obtenir d’autres informations sur les activités douteuses et illégales de nos chers policiers dont on ne peut se protéger contre en cas d’abus. Merci encore !

Source : Le Devoir

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Daniel Audet, le spécialiste du socialisme de JDM

Posted by sylvainguillemette sur 20 janvier, 2009

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(anti-syndicaliste notoire, défenseur des idées de droite, pseudo-journaliste)

Le cas Daniel Audet

Après Richard Martineau, sa colistière Johanne Marcotte la toute lucide et quelques uns des blogueurs drètistes d’internet, c’est au tour de Daniel Audet du Journal de Montréal de s’en prendre aux idées d’Amir Khadir, de son parti, en s’en prenant à l’homme plutôt qu’au bien fondé de son argumentaire basé sur une expérience indéniable.

Dans un texte des plus ABC, bâti d’un échafaudage primaire, le pseudo-spécialiste du socialisme ravage l’homme politique en retournant sur les évènements du «lancer de chaussure», sur l’effigie d’un des plus grands tueurs de masse de notre ère, George Bush. Mais se serait-on offusqué d’un tel acte vis-à-vis Saddam Hussein, lui qui pourtant, n’est pas responsable d’autant de morts que George Bush -et l’ancien copain du père de ce dernier-?

Qu’Amir Khadir n’ait pas excusé ses actes est pour son électorat, un signe d’encouragement brisant le cynisme de ce dernier, puisque pour une fois, un politicien dit les mêmes choses qu’«avant», après avoir été élu démocratiquement par une majorité populaire. Que les autres politiciens n’aient pu en faire autant me désoriente sur leur position quant aux criminels de guerre, quant aux crimes de guerre même.

Populisme crasse et abjecte


L’article de Daniel Audet s’inscrit dans une suite d’articles populistes et démagogiques publiés par le journal anti-syndical de Montréal et laisse croire au lecteur aliéné, qu’Amir Khadir pourrait agir par intérêt personnel, voire populiste. Cela ne vise qu’à effrayer le lectorat du journal des mesures socialistes, alors qu’un effondrement du capitalisme fut bel et bien amorcé l’année dernière et ce,  à travers le monde. Les craintes de voir le socialisme ressurgir leur impose de lancer une propagande sans retenue envers les militants de la gauche qui pourtant, tiennent bon grâce à un argumentaire de béton. Daniel Audet accuse Amir Khadir de miser sur le populisme, dans un article «populiste» et sans contenu argumentaire.

S’en prenant ensuite à l’électorat lui-même de monsieur Khadir, Audet les accuse de snobisme. De suivre une mode… Et c’est ça le plus méprisant, envers ces électeurs qui dois-je le croire, n’auraient pas toute leur tête, selon Daniel Audet l’anti communisme primaire. Comme pour vouloir mettre des épices sur son spaghetti à la sauce du jour, Audet enchaîne avec des attaques non-argumentées contre les communistes, contre le Parti communiste du Québec entre autre.

Il dit, avec certitude affichée, que les communistes, eux, avaient au moins l’honneur de pratiquer leur dogme… Or, Karl Marx semblait bien avoir raison, si l’on se fie aux derniers évènements touchant l’économie capitaliste; de la cartellisation des richesses aux effondrements multiples des marchés, suivis du pillage des prolétaires et divers contribuables afin de sauver l’odieux système d’exploitation des masses.

Et pour se convaincre, Audet en rajoute en citant un chef d’œuvre, Germinal. Mais en quoi est-ce que Germinal avait-il tort, sur quels points l’exploitation n’était-elle pas démontrée dans ce film, fait et refait, et refait? Bref, plus d’un siècle de raison, laissé dans l’oubli par des capitalistes fautifs et complices, pourtant confrontés aux échecs multiples et aux bilans les plus sombres sur leur modèle économique basé sur le parasitisme des exploitants, envers des exploités.

Quant aux connaissances de monsieur Audet sur le communisme, elles sont aussi profondes que celles de Joe le plombier en électricité. Passant des purges staliniennes, qu’il cite d’ailleurs ainsi, telles quelles, au froid régime des Khmers Rouges, Audet n’en démord pas, c’était du «communisme«! Or, tous savent aujourd’hui que les régimes qui ont pu se réclamer du communisme sans pour autant afficher quelconque projet socialiste, mais également, que l’habit ne fait pas le moine.  Bref, Staline n’appliqua aucunement la dictature DU prolétariat, mais bien SA dictature SUR le prolétariat. Ce qui n’a rien de communiste… Quant aux Khmers rouges, autant prétendre que Charles Taylor du  Liberia, était capitaliste alors… Si par le seul fait de s’en réclamer, un être peut être considéré comme communiste par les ignorants en la matière, je déclare que George Bush peut lui, se mériter le prix Nobel de la paix! Visiblement, monsieur Audet n’y connait strictement rien.

Par exemple, où sont les conseils populaires munis d’élus révocables en tout temps, dans l’un ou l’autre des exemples cités par monsieur Audet? Mais encore, il est odieux et abjecte de lancer des bilans mensongers sur des systèmes n’ayant tout simplement jamais existé, alors que le capitalisme, lui, bien réel, s’effondre tous les 30 ans et mène à la misère, des milliards d’êtres humains, tout en concentrant les richesses dans les poches des bourgeois, une élite parasitaire qui se situe en de ça des 5% globalement parlant. Si monsieur Audet voulait sérieusement lancer des bilans, il pourrait constater que l’année 2008 donne suite au plus gros pillage de l’histoire de l’humanité et que c’est encore une fois signé, CAPITALISME.

Je suis fier du parti auquel je contribue, d’abord pour ses efforts vis-à-vis les multiples attaques disgracieuses et sans fondement dont elle est victime, mais aussi pour son ouverture d’esprit par rapport à nous, les communistes, ce dont Audet ne pourrait se targuer.

En 2009, c’est odieux de prétendre que le capitalisme, ce système pourri qui légitime l’exploitation des êtres humains par une élite non-méritante, qui ne partage pas les richesses, mais qui les concentre chez cette même minorité citée, s’avère être le meilleurs système. Avec autant de défaites, de crimes commis par impérialisme, bref, de pauvreté et de sang versé –sans parler du gaspillage de ressources et de la pollution massive-, les capitalistes trouvent encore le culot pour cracher leur venin sur leurs opposants idéologiques en sortant bien entendu, les vieux épouvantails désuets, dont même les communistes les plus sérieux se sont débarrassés depuis belle lurette.

Le communisme, «le pire système qu’ait connu l’humanité» affirme Daniel Audet…  Mais qu’en connait-il? Il n’a cité aucun communiste, il a même cité un ancien copain de Washington pour auto-affirmer ses dires. Et si nous comparons le régime de Cuba à celui des autres pays de l’Amérique latine de droite – ce qui en reste d’ailleurs -ou des pays du tiers-monde, Cuba sort gagnante à coup sûr, sur tous les plans! Santé? Éducation? Mettons Audet au défi de prouver le contraire… Sinon, tous les systèmes capitalistes,, eux, n’ont survécu que grâce aux pillages systématiquesdes contribuables, dont les prolétaires, sans même avoir leur consentement. Tantôt appelés «Plans de sauvetage» ou «Deal» , ces efforts ne sont en fait et en réalité, que le transfert d’une dette bourgeoise vers le prolétariat, les dits «fonds publics».

J’aimerais également ajouter que le Parti communiste du Québec, lequel est cité par Daniel Audet le populiste crasse, n’a jamais commis de crimes contre l’humanité, ni de crimes de guerre, ni fait couler quelconque goutte de sang. Alors que le gouvernement Harper, lui, a bel et bien torturé un enfant-soldat, ce qui constitue un crime de guerre, violant les conventions signées par Ottawa, monsieur Audet n’a pas jugé bon condamner ces pratiques haineuses et violentes. Ça ne dérange pas monsieur Audet, il en a contre les communistes, lui qui travaille pour un journal réactionnaire et anti-syndical. Et pour les tirs de phosphore blanc de l’armée canadienne en Afghanistan, ou du maintient de la dictature en Afghanistan? Monsieur Audet est sélectif dans ses attaques, dans ses accusations. Ça, ça ne le dérange pas non plus, étant donné que ce sont des capitalistes, donc des alliés idéologiques, qui commettent ces crimes violents et haineux. Daniel Audet, comme ses comparses drètistes, est infligé par le syndrôme de la critique sélective.

Le plus con!


Le plus con dans tout ça, à part monsieur Audet lui-même, c’est que ce dernier espère briser l’appui à monsieur Khadir, aux forces progressistes, en citant son interrogation sur les attentats du 11 septembre 2001. Or, monsieur Khadir n’accusait personne, il se questionnait, ce qui était parfaitement légal et normal, compte tenu des inepties que véhiculait l’administration Bush. Mais monsieur Audet, lui, semble tout savoir, c’est qu’il est omniscient devons-nous comprendre. Ou encore,c’est le syndrôme qui fait encore des siennes et monsieur Audet ne trouve rien d’anormal dans toute ces escroquerie.

Et de plus en plus de gouvernements affirment trouver plutôt louche, la conception historique des évènements du 11 septembre 2001. Qui ne peut pas se soucier des liens entre la famille Bush et la famille Ben Laden? Qui ne peut pas se soucier du fait que la mission afghane ait débuté bien avant les attentats du 11 septembre 2001? Qui ne soucie pas des «900 mensonges» proférés par le président états-unien, ce tueur de masse impuni nommé George Bush? Qui ne se soucie pas des liens qu’avait Hamid Karzaï, en tant que consultant chez UNOCAL, avec la maison blanche qui considérait à l’époque, les talibans comme un gouvernement légitime? Qui ne soucie guère des explosions ayant été entendues et vues au bas des tours, ce fatidique jour de septembre en 2001? Les faits sont qu’aucune enquête réelle n’a eu lieue, qu’elle était strictement contrôlée par Washington et ses services secrets. Les faits sont aussi que le jeune frère de Bush, quelques semaines avant l’attentat, installait le système de sécurité du WTC pour une coquette somme de quelques millions de dollars, tout en remplissant le bâtiment de poussière, comme si l’on avait creusé des trous dans les murs. Que dire du fait que le propriétaire a assuré ses tours contre les attentats terroristes spécifiquement, queqlues semaines avant les attentats et alors que ses affaire$ n’allaient pas tellement bien? Sont les faits également, qu’Al-Qeada et les Talibans, furent financés, armés et entraînés par la CIA, une organisation terroriste comme tant d’autre, mais qui doit être légitime, aux yeux des «Daniel Audet». Ces ennemis d’aujourd’hui, Al-Qeada et les Talibans, étaient en fait les outils utiles d’un passé douteux.

Conclusion

Je me réjouis de savoir que de plus en plus de prolétaires se démarquent par leur conscience et que les discours populistes crasses anti-communistes, comme ceux de monsieur Audet, ne trouve écho que parmi les aliénés et les capitalistes encore cons-vaincus, malgré l’effrayante réalité qui afflige leur modèle économique parasitaire -en mode survie-, pour une Xe fois. L’effroyable réalité, c’est que les futurs chômeurs devront leurs futures dettes et celles de leurs enfants au si merveilleux système capitaliste, puisque sans leurs fonds de poche, les dettes bourgeoises ne seront jamais résorbées et le système s’écroulera sur lui-même. Alors c’est sans consentement que ces contribuables se verront payer la note, comme avant, comme ce sra toujours le as sous le capitalisme, sous cette dictature bourgeoise.

Avec un peu plus d’«Amir Khadir», ce sera un peu moins de messieurs «Audet» et nous ne pouvons que nous en réjouir, tout comme nous pouvons nous réjouir de la chute adéquiste et du système capitaliste international, de cette dictature bourgeoise qui depuis déjà trop longtemps, maintient dans la misère une humanité plus méritante que ses minoritaires exploitants.

Révolution, seule solution!

Sylvain Guillemette (communiste membre de Québec-solidaire et du Parti communiste du Québec)

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Profession : chroniqueur réactionnaire

Posted by Libertad ! sur 15 juin, 2008

Ancien péquiste aujourd’hui devenu néo-conservateur

Nathalie Elgrably est une partisane pure et dure du néo-libéralisme sauvage. Richard Martineau quant à lui fait plus penser à une poule sans tête qu’à un journaliste. Mais par contre, tout les Martineau, Lagacé et Elgrably de ce monde sont des enfants d’écoles face à Jacques Brassard, l’ancien ministre péquiste devenu chroniqueur pour le journal Le Quotidien au Saguenay.

Auparavent dans un parti qui se prétend «social-démocrate», il est maintenant le défenseur le plus à droite du terrorisme et de l’exploitation des gouvernements occidentaux dans les pays du tiers-monde. Se décrivant lui-même comme un pro-Bush, il écrit régulièrement dans Le Quotidien des articles à saveur néo-conservatrice qui ont essentiellement pour thème la soi-disant menace de l’Islam en Occident, l’approbation de la guerre en Irak, le nucléaire iranien et j’en passe.

Dans un récent article, ce démagogue écrivait dans un article portant sur Barack Obama qu’il était de gauche, défaitiste et qu’il représentait une «menace» pour l’Occident. Non seulement Obama n’est pas de gauche (vous n’avez qu’à aller voir les propositions qu’il fait sur son site web) mais il se révèle même plus agressif que Bush lorsqu’il vient le temps de parler du conflit israélo-palestinien devant un puissant lobby sioniste. Donc, ne comptez pas sur le sénateur de l’Illinois pour changer la politique étrangère impérialiste des États-Unis… Il joue sur les clichés et vient raconter une série de mensonges que ce soit sur le moyen-orient ou encore sur le parti démocrate (qu’il dit être d’extrême gauche quand il est de centre-droit en réalité).

Dans cet article publié le 11 juin, il parle de la guerre en Irak, comme toujours. Possiblement le plus grand défenseur Québécois de cette vaste opération terroriste (ensuite vient l’Antagoniste, David Gagnon), il dit que ce sont les américains qui ont amenés la sécurité en Irak. Il serait bon de lui rappeller que les irakiens ne connaissaient pas ça les attentats suicides avant l’invasion américaine en 2003 et que cette baisse relative des attaques contre des civils est due à la trêve de la milice chiite de Moqtada al-Sadr et non au général David Patraeus.

Il fait également mention du fameux «programme nucléaire» iranien, arrêté depuis 2003 (confirmé par la CIA). Encore une fois, il se fait le mécène de la propagande de guerre, qui prône le bombardement de l’Iran.  Même si ce programme était vraiment en marche comme ils le disent, les iraniens sont alliés des russes et des chinois, et si les américains, par volonté suicidaire, attaquaient l’Iran, ces deux pays répondraient sûrement par la force et nous nous retrouverions avec un conflit d’envergure mondiale ou sinon, à des barils de pétrole à 300$. 

Brassard semble ici ne pas comprendre qu’il est devenu supporter d’un groupe de gens, particulièrement dangereux, qui oeuvrent pour le compte des entreprises multinationales et qui représentent le plus grand danger pour la paix dans le monde ! Quand je pense que certaines personnes puissent accorder du crédit face à de tels tarés !

Je t’en prie, prend ta retraite Brassard !

Pour voir l’article en question, il a été repris sur plusieurs blogues réactionnaires, mais je l’ai lu sur Majorité silencieuse. http://www.majoritesilencieuse.net/index.php?option=com_myblog&show=Et-si-Barack-Obama-etait-elu-president-.html&Itemid=60

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Cause Commune no 19 est arrivé !

Posted by Olivia sur 26 mars, 2008

Le numéro 19 de Cause commune, le journal de la NEFAC au Québec, est maintenant disponible sur le web. 4000 exemplaires papier de ce journal sont distribués gratuitement par des militantEs libertaires, membres ou non de l’organisation. Cause commune se veut un tremplin pour les idées anarchistes, en appui aux mouvements de résistance contre les patrons, les proprios et leurs alliés au gouvernement. Si le journal vous plaît et que vous voulez aider à le diffuser dans votre milieu, contactez le collectif de la NEFAC le plus près de vous.

Un pdf à basse résolution —format tabloïd— est disponible.

Au sommaire du no 19 (format HTML)

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Surveillez votre publi-sac, les cathos l’ont envahi !

Posted by Libertad ! sur 19 mars, 2008

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«Tiens, on va pouvoir boire de la crème de menthe, pour chier vers demain…» – Jean-Luc Soucy, retraité de l’enseignement et ami de la famille

Vous vous souvenez de ce billet dans lequel nous parlions du journal ultra-catholique «vers demain» ? Journal qui qualifie de marxiste et de franc-maçon tout ceux qui veulent une séparation de l’État et de l’église ?

Si vous vivez à Montréal, il y a beaucoup de chances que vous ayez reçu une copie de ce journal dans votre publi-sac. Il y en avait également quelques copies froissées à l’UQAM. Les gens de Sherbrooke ont reçus une deuxième copie pour leur part. N’étant pas très originaux, les bérêts blancs n’ont fait que reprendre une vieille édition de leur journal pour le redistribuer à nouveau (est-ce que la parole de «Dieu» passe la deuxième fois?). Si vous voulez vraiment une bonne action, renvoyez leur votre copie, car grâce à votre sacrifice, une âme pourra possiblement être «sauvée», les bérêts blancs seront ravis de les remettres à nouveau dans vos publi-sacs !

Parce que nous ne pouvons passer une occasion de faire sortir les meilleures citations du journal, voici des extraits qui, sont, espérons-le, assez amusants.

Quelques extraits :

«C’est à cette place-là, la place fait à la religion, qu’en veulent les agnostiques et les franc-maçons de chez nous, avec leur Mouvement laique de Langue Française, affilié à la Ligue d’Enseignement de France, elle-même fille de la Loge maçonnique, radicalement sectaire, du Grand-Orient.»

«On voulait sortir les évêques de l’instruction publique pour les remplacer par un ministre de l’éducation qui deviendrait le ministre du culte pour y imposer un jour une religion maçonnique. Le peuple et son clergé ont resisté à ce plan maçonnique pendant une soixantaine d’années.»

«La religion de satan est déjà enseignée dans les écoles du ministère de l’éducation, avant même la mise en vigueur de la loi 95 qui aura lieu en septembre 2008 (note de RW : il s’agit du nouveau cours d’éthique et culture religieuse). En voici des preuves : dans les écoles, les livres de Harry Potter – une initiation à la sorcellerie, aux sciences occultes, au satanisme – circulent abondamment entre les mains des enfants; des notions d’occultisme sont même présentées à l’intérieur du «cours de français». Et par surcroît, le tout est couronné par des cours d’initiation sexuelle qui plongent les enfants dans les égouts de l’impureté. «Populariser le vice dans la multitude» pour tuer le catholicisme dans l’âme est un plan franc-maçonnique. »

«Le système scolaire du Québec, contrôlé par l’État et officiellement athée, est la victoire de la Franc-Maçonnerie, l’Église de Satan sur terre.»

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L’âge des ténèbres réactionnaires

Posted by Libertad ! sur 2 décembre, 2007

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Nous avons reçu par courriel un article d’un certain Carl Bergeron publié dans la presse. Il est écrit en haut de l’article qu’il serait «membre du comité de rédaction de la revue Égards. Son premier livre, L’État québécois et le carnaval de la décadence, paraîtra en mars.»

L’auteur de l’article commence en introduisant le dernier film de Denys Arcand, l’âge des ténèbres qui est loin de faire l’unanimité, contrairement à ses autres films (le déclin de l’empire américain, les invasions barbares). Nous pourrions croire à une mauvaise critique de film au tout début, mais l’auteur de l’article se sert de ce film pour montrer tout son sexisme et son homophobie. Il crache sur le féminisme et les droits des homosexuels.

Nous avons déjà un bon avant goût dans cette introduction :

Mais, mes pauvres amis, le Québec «caricatural» qui est montré dans L’âge des ténèbres, ce n’est pas celui du voisin, c’est le vôtre: égalitarisme fanatique, féminisme totalitaire, misère sexuelle, puritanisme appuyé, ésotérisme managérial et festivisme programmatique forment en effet, pour l’essentiel, le substrat anthropologique de la vie nationale.

Il n’est pas étonnant que ce réactionnaire affirme de tels choses, car la revue Égards dans laquelle il publie de ses textes est très conservatrice. Sur son site internet, elle se réclame de la «résistance conservatrice». Elle se veut antiétatique et favorable au maintient des classes sociales.

Ce n’est pas tout. Carl Bergeron nous explique aussi comment selon lui les partis politiques s’allient avec les «idéologues radicaux» de la Coalition gaie et lesbienne pour faire des politiques contre l’homophobie.

Selon lui, c’est une catastrophe car il pense que l’homosexualité est une perversion. Les conservateurs comme lui sont hostiles au mariage entre conjoints du même sexe, il y en a même qui considèrent encore l’homosexualité comme une maladie !

Ce qui veut dire qu’il ne sera bientôt plus permis par la loi d’émettre une critique dans la sphère publique (et, de plus en plus, dans la sphère privée) sur les desseins pervers de l’homosexualité militante, notamment à travers des festivals obscènes comme Divers/Cité, pourtant financés avec l’argent des contribuables.

Après le menteur d’André Pratte, est-ce que nous allons avoir un nouveau réactionnaire à la presse ? Ça semble fort possible, car ce journal semble très préoccupé à diffuser les opinions de vidanges de la bourgeoisie impérialiste et conservatrice.

Homophobie et sexisme, je refuse et je résiste !

==> Lire la suite
==> Pour la revue Égards, c’est ici

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Désinfo dans le journal de Montréal

Posted by Libertad ! sur 13 novembre, 2007

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Voilà quelque chose qui n’étonnera personne, pas même les droitistes. Dans un article de la presse d’aujourd’hui publié sur cyberpresse, nous pouvions apprendre ceci :

Le Journal de Montréal blâmé par le Conseil de presse

Le Conseil de presse a donné raison au journaliste Guy Gendron et à ses collègues Jean-Luc Paquette et Monique Dumont de Radio-Canada qui ont accusé le journaliste Dany Bouchard du Journal de Montréal d’avoir publié de fausses informations dans un article du 25 janvier 2007.

Cet article portait sur un reportage de Zone libre sur les sables bitumineux de l’Alberta. Dany Bouchard écrivait «qu’en coulisses, on chuchote que le reportage de Radio-Canada pourrait être une vengeance à l’égard du gouvernement Harper qui a donné le feu vert à la révision du mandat et du financement de la société d’État».

Guy Gendron et ses collègues ont répondu que cette affirmation les représentait «comme des tueurs à gages de l’information, des fiers-à-bras du journalisme, des mercenaires corporatifs».

Ils ont ajouté que cet article n’était pas un simple dérapage. Il s’inscrirait dans une stratégie de l’empire Quebecor qui viserait à jeter le discrédit sur Radio-Canada.

Dany Bouchard a répliqué qu’en télévision, il arrive que des gens directement concernés par une nouvelle contactent les représentants de la presse pour partager leur point de vue. Mais ces gens ne veulent pas être identifiés, a-t-il ajouté, de peur d’être réprimandés.

Les plaignants ont reproché à Dany Bouchard de laisser entendre, en se cachant derrière des sources anonymes, qu’ils ont accepté une mission politique commandée par les patrons de Radio-Canada.

Dans sa décision de 14 pages, le Conseil de presse a retenu trois griefs contre Dany Bouchard. Il aurait fallu qu’il communique avec Guy Gendron pour obtenir sa version des faits. M. Bouchard a dit qu’il avait téléphoné à Guy Gendron la veille de sa publication, ce que nie le journaliste de Radio-Canada.

Le deuxième grief reproché à Dany Bouchard porte sur les «chuchotements en coulisses» qui laissaient entendre que Guy Gendron et cie avaient accepté une commande venant de leurs patrons. Or, M. Gendron précise que l’équipe travaillait au reportage depuis février 2006, bien avant que le gouvernement annonce une révision du mandat de Radio-Canada.

Le Conseil tranche: la confidentialité des sources anonymes est importante. Or, M. Bouchard a parlé de rumeurs pour présenter sa nouvelle, pas de sources anonymes lui ayant confirmé l’information.

Troisième grief retenu: le journaliste a ciblé Guy Gendron et publié sa photo. Que M. Gendron se soit senti visé est compréhensible. Il aurait donc fallu que Dany Bouchard répare le tort causé. «Le journaliste a manqué à sa responsabilité de rétablir l’équilibre de l’information, en ne rapportant pas les propos de Guy Gendron au sujet des allégations de vengeance ourdies par Radio-Canada, ce qui aurait permis au public de faire la part des choses», écrit le Conseil.

Y aura-t-il des poursuites contre Dany Bouchard? Ce n’est pas le rayon du Conseil de presse. On verra comment réagira Guy Gendron.

Renversant n’est-ce pas (sarcasme) ? On y apprend ici qu’il y a une guerre entre l’empire Québecor et la société Radio-Canada. Déjà que le journal de Montréal est un journal très peu crédible, avec ses chroniques de l’institut économique de Montréal ou encore celles écrites par des humouristes qui ne veulent rien dire, sinon des niaiseries. Sans compter des images qui sortent de leur cadre respectif…

Par contre, la Presse pourrait être tout aussi critiquée pour sa désinformation. Souvenez vous de la manifestation du 22 juin à Québec contre l’armée canadienne. Ce sont eux qui ont inventés une version des faits très loin de la réalité, chose que nous avions dénoncés avec vigueur au Reactionism Watch.

==> Source

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