Reactionism Watch

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Archive for the ‘Lettre ouverte’ Category

Fidel donne une leçon à Cheney sur les droits humains

Posted by quebecsocialiste sur 30 mai, 2009

REFLEXIONS DE FIDEL

Rien ne peut jamais justifier la torture

DIMANCHE dernier, tout en mettant la dernière main à mes Réflexions sur Haïti, j’écoutais à la télévision la commémoration de la bataille de Pichincha qui se déroula en Equateur, voilà cent quatre-vingt-sept ans, le 24 mai 1822. La musique d’ambiance était belle et attirante.

Je me suis arrêté un instant pour observer les brillants uniformes de l’époque et d’autres détails de la commémoration.

Que de souvenirs émouvants au sujet de la bataille héroïque qui décida de l’indépendance de l’Equateur ! Les idéaux et les rêves de l’époque étaient présents à cette cérémonie. Aux côtés du président équatorien, Rafael Correa, deux invités d’honneur : Hugo Chavez et Evo Morales qui font revivre aujourd’hui les aspirations à l’indépendance et à la justice pour lesquelles les patriotes latino-américains luttèrent et moururent. Sucre fut le protagoniste principal de cette prouesse immortelle inspirée par les rêves de Bolívar.

Cette lutte-là n’est pas finie. Elle repart de nouveau dans des conditions très différentes, que personne ne pouvait supposer sans doute à l’époque.

J’ai repensé à un discours sur la sécurité nationale que Dick Cheney a prononcé jeudi dernier à 11 h 20 à l’Institut des sociétés étasuniennes et qui a été transmis par CNN en espagnol et en anglais. J’en ai lu la version samedi. Il s’agissait d’une réponse au discours que le président des USA, Barack Obama, avait prononcé ce même jour, à 10 h 27, sur le même thème et auquel il avait ajouté une explication sur la fermeture de la prison de Guantánamo. Je l’avais écouté aussi ce jour-là.

La mention de ce morceau de territoire national occupé de force m’a interpellé, en plus de mon intérêt logique pour ce thème. Je ne savais même pas que Cheney parlerait aussitôt après, ce qui n’est pas courant.

J’ai pensé au départ qu’il pouvait s’agir d’un défi déclaré au nouveau président, mais, après avoir lu la version officielle, j’ai compris que la réponse rapide avait été concertée au préalable.

L’ancien vice-président avait élaboré son discours avec soin sur un ton respectueux et parfois doucereux.

Mais ce qui a caractérisé son discours, c’est la défense de la torture comme méthode valable pour obtenir des informations en des circonstances données.

Notre voisin du Nord est un centre de pouvoir planétaire, la nation la plus riche et la plus puissante, détentrice de cinq à dix mille ogives nucléaires, qu’elle peut faire exploser à n’importe quel endroit du monde avec une précision millimétrique. À quoi il faudrait ajouter le reste de son équipement militaire : armes chimiques, armes biologiques, armes électromagnétiques, un immense arsenal de moyens de combat terrestres, navals et aériens. Des armes aux mains de ceux qui réclament le droit de recourir à la torture !

Notre peuple possède une culture politique suffisante pour analyser des arguments de ce genre. Beaucoup par le monde comprennent aussi ce que signifient les paroles de Cheney. J’en ferai une rapide synthèse en utilisant ses propres mots, que j’accompagnerai de brefs commentaires et opinions.

Il a commencé par critiquer le discours d’Obama : « Il est évident que le Président serait sanctionné par notre Chambre de représentants, où la prise de parole dure normalement quelques minutes. » Ça se voulait une plaisanterie. Il n’empêche que lui aussi a longuement pris la parole : la traduction de la version officielle fait trente et une pages de vingt-deux lignes chacune.

« …j’ai été le premier vice-président à avoir aussi occupé le poste de secrétaire à la Défense… logiquement, mon devoir était de m’occuper de la défense nationale, et ce sont ces défis-là que je me suis attaché à relever en majorité… Je suis maintenant quelqu’un de plus libre. Je n’ai aucune élection à gagner ou à perdre, et je ne cherche aucune faveur. »

« Je ne parle pas ici au nom de George W. Bush. Personne plus que nous ne souhaite le succès de l’administration actuelle. »

« Je veux parler aujourd’hui de la philosophie stratégique qui a sous-tendu nos politiques. Je parle comme quelqu’un qui a été au gouvernement Bush tous les jours, qui a soutenu ces politiques quand les décisions ont été prises et qui le referait sans aucun doute dans les mêmes circonstances. »

« Le président Obama mérite que nous l’appuyions quand il prend des décisions sages, comme je le crois qu’il l’a fait sur certains points relatifs à l’Afghanistan ou quand il renonce à publier des photos incendiaires. Quand il nous accuse pour les décisions de sécurité nationale que nous avons prises ou quand il les dénature, il mérite que nous lui répondions. »

« Notre administration a toujours dû faire face aux critiques qui ont été toujours fortes dans certains milieux, surtout durant les dernières années de mandat, quand les dangers étaient aussi graves ou plus graves que jamais, mais quand le sens de l’alarme ayant suivi le 11 septembre était en train de s’évanouir dans les mémoires. »

Cheney a passé ensuite en revue les attaques terroristes perpétrées contre les Etats-Unis ces seize dernières années, dans le pays ou à l’étranger, et il en a énumérées une demi-douzaine.

Le hic pour Cheney était d’entrer dans le vif du sujet, la question épineuse des tortures, que les Etats-Unis ont tant de fois condamnées officiellement comme politique.

« Le 11 septembre nous a contraints forcément de modifier notre politique, pour faire face à une menace stratégique que le Congrès a qualifiée de menace inhabituelle et extraordinaire à la sécurité nationale des  USA… Nous avons décidé dès le premier moment d’éviter des attaques », a-t-il assuré.

Il a signalé la quantité de personnes ayant perdu la vie le 11 septembre. Il l’a comparé à l’attaque de Pearl Harbour. Il n’a pas expliqué pourquoi cette action complexe a pu s’organiser d’une manière relativement facile, il n’a pas dit quels renseignements Bush possédait au préalable, ce qu’on aurait pu faire pour l’éviter. Bush était à la présidence depuis presque huit mois. On savait qu’il travaillait peu et prenait beaucoup de congés. Il partait constamment dans son ranch texan.

« Al Qaeda cherchait à se doter de la technologique nucléaire – affirma-t-il – et A.Q.Khan la vendait au marché noir », s’exclama-t-il. Et d’ajouter : « Nous avions les attaques à l’anthrax provenant de source inconnue, les camps d’entraînement en Afghanistan et des dictateurs comme Saddam Hussein dont les liens avec des terroristes au Moyen-Orient étaient notoires. »

« Comme vous vous en souvenez, j’étais dans mon bureau à ces premières heures, quand le radar a repéré un avion qui se dirigeait vers la Maison-Blanche à 800 km/h, le vol 77, qui a fini par se précipiter sur le Pentagone. Alors que l’avion était encore en vol, les agents des services secrets sont entrés dans mon bureau pour me dire que je devais partir aussitôt. Quelques moments après, j’étais dans un poste de commandement fortifié quelque part sous la Maison-Blanche. »

Le récit de Cheney, qui prouve que personne n’avait prévu une situation de ce genre, écorne fortement la fierté des Etasuniens en laissant supposer que quelqu’un d’enfermé dans une caverne à quinze ou vingt mille kilomètres de distance pouvait obliger le président des Etats-Unis à occuper son poste de commandement dans les sous-sols de la Maison-Blanche !

« Depuis – a raconté Cheney – j’ai entendu dire à l’occasion que j’avais changé après le 11 septembre. Je ne dirai pas ça, mais je dois admettre qu’observer une attaque coordonnée et dévastatrice contre notre pays depuis un bunker souterrain à la Maison-Blanche peut modifier la vision que vous avez de vos responsabilités. »

« Comme vous ne pouvez pas gagner les guerres en restant sur la défensive, nous avons opéré directement contre les terroristes, leurs tanières et leurs sanctuaires. »

« Nous avons appliqué nos politiques avec l’appui des deux partis. »

« Ce n’est pas nous qui avons inventé l’autorité. Elle apparaît à l’article 2 de notre Constitution. »

« Après le 11 septembre, le Congrès et une résolution conjointe ont autorisé à faire tout le nécessaire pour protéger les USA. »

« Cette initiative nous a permis d’intercepter des appels et de suivre des contacts entre des opérateurs d’Al Qaeda et des gens aux USA. »

« Le programme est resté top secret et avec force raison, jusqu’à ce que les rédacteurs en chef du New York Times l’aient obtenu et publié en manchette. Après le 11 septembre, ce journal avait publié pendant des mois des photos de morts causés ce jour-là par Al Qaeda. »

« Ça a impressionné le comité qui décerne le Prix Pulitzer, mais bien entendu, ça n’a pas servi les intérêts du pays ni sauvegardé la population. »

« Des années après, notre administration a compris que la sécurité du pays exigeait de réunir des informations qui ne pouvaient être obtenues dans certains cas que par des interrogatoires musclés. »

« J’ai été fortement partisan et je le reste du programme d’interrogatoires »

Il veut parler des interrogatoires assortis de tortures.

« Cette méthode a été utilisée contre des terroristes une fois constaté l’échec d’autres techniques. »

« Cette méthode était légale, essentielle, bien justifiée, elle réussissait, c’était la manière correcte d’agir. »

« Mais nos successeurs ont leur propre vision des choses. »

« Nous avons vu, le mois dernier, comment des documents en rapport avec cette pratique d’interrogatoires ont été divulgués sur décision présidentielle. L’administration l’a fait de son plein gré pour respecter le droit du peuple de connaître la vérité. »

« Le public a connu moins de la moitié de la vérité. »

« On a du mal à imaginer un précédent pire que celui d’une administration entrante critiquant les décisions politiques de ses prédécesseurs. »

« Le directeur de l’Agence centrale de renseignements, Leon Panetta, a fait partie des gens qui se sont opposés à la divulgation des mémos sur les techniques d’interrogatoire. »

Cheney, arrivé à ce point, se devait d’expliquer toutefois ce qu’il s’était passé dans la prison d’Abu Ghraib, qui a horrifié le monde :

« Là, régnait le sadisme. Ça n’avait rien à voir avec les interrogatoires à la recherche de renseignements. »

«  À Abu Ghraib, des gardiens sadiques ont abusé des prisonniers, violant les lois des USA, les règlements militaires et la décence. »

« Nous connaissons la différence entre justice et vengeance. Nous ne tentions pas de nous venger des auteurs du 11 septembre. »

« Depuis le début du programme, nous étions axés uniquement sur la priorité la plus importante : obtenir des informations concernant des plans terroristes. »

« Pour le mal qu’ils ont causés aux prisonniers iraquiens et à la cause des Etats-Unis, ils méritaient d’être punis par la justice. »

Indépendamment des milliers de jeunes Etasuniens morts, mutilés ou blessés dans la guerre d’Iraq et des sommes fabuleuses dépensées là, des centaines de milliers d’enfants, de jeunes et de vieux, d’hommes et de femmes n’ayant absolument rien à voir avec l’attaque des tours jumelles sont morts depuis l’invasion ordonnée par Bush. Cette énorme quantité de victimes innocentes n’a pas fait l’objet de la moindre mention de la part de Cheney dans son discours.

Les ayant oubliées, il a poursuivi :

« Si les libéraux ne sont pas d’accord avec certaines décisions et les conservateurs avec d’autres, il semblerait que le président s’engage sur la voie d’une solution sensée.

« Mais dans la lutte contre le terrorisme, il n’y a pas de points intermédiaires, et des demi-mesures vous exposent à moitié. »

« Quand vous laissez une seule piste inexplorée, ça peut vous conduire à la catastrophe. »

« Au deuxième jour de son administration, le président Obama a annoncé la fermeture de la prison de Guantánamo, une mesure prise sans beaucoup de réflexions et sans plan. »

« Il a été facile à cette administration de recevoir des applaudissements en Europe pour la fermeture de Guantanamo, mais il lui est difficile de trouver une autre solution qui serve les intérêts de la justice et de la sécurité nationale des USA. »

« En matière d’euphémisme, le prix revient à un éditorial récent d’un journal connu qui qualifie de « séquestrés » les terroristes que nous avons capturés. »

« Ainsi donc, un journal qualifie les ennemis de notre pays comme des victimes d’une séquestration.

« Les interrogatoires et les Programme de surveillance ont rendu sans aucun doute notre pays plus sûr.

“Quand Obama et son administration parlent d’interrogatoires, ils le font comme s’il avaient réglé le dilemme moral concernant la façon de soutirer des informations vitales de la bouche des terroristes. »

« En fait, ils renoncent à prendre des décisions tout en présumant d’une supériorité morale.

« Déclassifier ces mémorandums est contraire aux intérêts de la sécurité nationale.

« Le dommage commence quand des terroristes ont en mains des informations top secret. »

« Des gouvernements du monde qui nous ont appuyés dans des manœuvres conjointes redoutent maintenant, car ils voient d’autres opérations compromises. »

« Le président Obama a utilisé son pouvoir pour révéler ce qu’il se passe dans les interrogatoires. »

« Le directeur des renseignements national en personne du président Obama, Denis C. Blair, l’a dit à sa manière : « L’information de grande valeur est provenue des interrogatoires durant lesquels ces méthodes ont été utilisés et elle nous a permis de mieux comprendre l’organisation d’Al Qaeda qui attaquait notre pays. » »

« L’amiral Blair a donné cette conclusion par écrit, mais elle a disparu dans une version postérieure divulguée par le gouvernement. »

« Ces vingt-six mots manquants disaient une vérité qui ne convenait pas, mais on n’a pas pu modifier les mots du directeur de la CIA sous les administrations Clinton et Bush, George Tenet, qui a dit clairement : « Je sais que ce programme a sauvé des vies. Je sais que nous avons démantelé des plans. Je sais que ce programme vaut à lui seul plus que ce que le FBI, la CIA et l’Agence de sécurité nationale ensemble ont pu nous donner ». »

« Si les Étasuniens ont l’occasion de savoir ce qui a été évité au pays, ils verront l’urgence et la justification des interrogatoires menés dans les années postérieures au 11 septembre. »

« Nous nous sommes attachés à leur soutirer des secrets au lieu de partager les nôtres avec eux. »

« C’est quelque chose qui doit se continuer jusqu’à que ce le danger soit passé. En route, il a fallu prendre des décisions difficiles. »

« Aucune décision de sécurité nationale n’a été prise à la légère ni à la hâte. »

« Comme dans n’importe quel conflit, il y a un coût à payer. Aucun n’a été plus lourd que les sacrifices de ceux qui sont morts ou ont été blessés au service de leur pays. »

« Comme beaucoup d’autres qui prêtent service aux Etats-Unis, ils ne demandent pas de remerciements. Mais moi, je les en remercie. »

Cheney a attaqué très durement l’administration Obama, mais je ne tiens pas à me prononcer à ce sujet.

Je tiens en revanche à rappeler que le terrorisme n’est pas tombé des nues : ce sont les Etats-Unis qui ont inventé cette méthode pour combattre la Révolution cubaine.

Le général Dwight Eisenhower, président des Etats-Unis, – rien moins que lui – a été le premier à recourir au terrorisme contre notre patrie. Et il ne s’est pas agi d’un groupe d’actions meurtrières contre notre peuple, mais de dizaines de faits qui, initiés dès 1959, se sont multipliés ensuite pour totaliser des centaines d’actes terroristes tous les ans : substances inflammables ; explosifs à forte puissance ; armements perfectionnés de précision à rayons infrarouges ; poisons comme le cyanure ; parasites ; dengue hémorragique ; fièvre porcine ; anthrax ; virus et bactéries attaquant des cultures, des plantes, des animaux et des êtres humains.

Ce ne furent pas seulement les actions contre l’économie et le peuple, mais les tentatives d’élimination des dirigeants de la Révolution.

Des milliers de personnes ont été touchés, et notre économie, dont l’objectif est de soutenir l’alimentation, la santé et les services les plus élémentaires du peuple, a été soumise à un blocus implacable à portée extraterritoriale.

Je n’invente pas ces faits. Ils apparaissent dans les documents déclassifiés par le gouvernement des Etats-Unis. Dans notre pays, malgré les périls gravissimes qui nous ont menacés des dizaines d’années durant, on n’a jamais torturé qui que ce soit pour lui soutirer des informations.

Si douloureuses qu’aient été les actions commises contre le peuple étasunien le 11 septembre 2001, que le monde entier a condamnées énergiquement, la torture est quelque chose de lâche et d’ignoble que rien ne peut jamais justifier.

Fidel Castro Ruz

Le 27 mai 2009

12 h 54

(Traduction ESTI)

Source

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Lettre ouverte : Sacrifier les droits humains pour le commerce?

Posted by Libertad ! sur 31 mars, 2009

Lettre ouverte aux députés du Parti Libéral du Canada

Sacrifier les droits humains pour le commerce?

Je suis un Québécois actuellement délégué du Comité de solidarité avec la Colombie du Regroupement Autonome des Jeunes (une organisation jeunesse existant depuis plus de 25 ans).

Nous avons appris récemment que le gouvernement Harper allait enclencher le processus pour le traité de libre-échange Canada-Colombie, un traité qui aurait pour conséquence de légitimer un gouvernement qui bafoue les droits humains et qui est décrié par des organisations internationales telles Human Rights Watch et Amnistie internationale.

Je travaille avec plusieurs organisations de droits humains en Colombie et ce traité de libre-échange saboterait grandement nos efforts. Le gouvernement Uribe n’a aucun respect pour les droits humains et j’ai été témoin du laxisme à cet égard, quand ce n’était pas des violations du gouvernement lui-même, qui, selon Human Rigths Watch, a commis plus d’exactions en une année qu’il y en a eu au Chili sous la dictature de Pinochet. 40% des membres du Congrès sont actuellement sous enquête ou emprisonnés pour avoir des liens avec les paramilitaires, des milices d’extrême droites qui menacent et assassinent des paysans pour voler leurs terres, ainsi que les opposants politiques du gouvernement.

Loin de combattre les assassinats politiques, le gouvernement participe à l’impunité en faisant traîner les enquêtes et processus judiciaires. Ce fut le cas dans l’affaire, toujours irrésolue, de Jhonny Silva, cet étudiant assassiné en pleine grève par la police en 2005. Le gouvernement a fait traîner le procès en changeant 9 fois de juge, l’enquête fut finalement abandonnée, faute de fonds. Pour ajouter de l’huile sur le feu, le président Uribe, le gouvernement, les forces de l’ordre et les médias stigmatisent les étudiants, n’hésitant pas à les qualifier de terroristes de la guérilla, ce qui a pour effet de les donner en cible aux milices paramilitaires. Ce fut le cas de Diego Marin, leader étudiant, qui, quelques semaines après s’être fait traiter de « terroriste » par le président lui-même, dût s’exiler en Norvège à cause de menaces de mort.

J’ai vu également des étudiants qui n’ont pas vu leur famille depuis des années parce qu’ils doivent se cacher des paramilitaires qui les ont menacés à mort. D’autres furent assassinés quelques jours après notre rencontre. Je ne compte plus le nombre de déplacés que je croise sur ma route à Bogotá qui auparavant possédaient une ferme et qui, aujourd’hui, en sont à mendier dans les rues pour nourrir leur famille. Le gouvernement s’en lave les mains traitant ces personnes de « terroristes en civil », afin de légitimer leur mort ou leur misère.

C’est pour ces considérations que le Congrès américain a bloqué l’adoption de ce traité malgré l’insistance de George W. Bush et que Barack Obama refuse de s’engager dans un tel traité. La Norvège a également fait marche arrière pour les mêmes raisons.

Pendant ce temps, notre organisation, le RAJ, tente de faire une tournée de sensibilisation et nous sommes toujours en attente d’une réponse de l’ambassade du Canada en Colombie pour obtenir les visas des conférenciers colombiens. Le délai normal de traitement d’une telle demande est dépassé de beaucoup. Nous avons appris aujourd’hui que cette même ambassade a effectué une tournée d’appels pour convaincre les députés de la chambre des communes d’appuyer le projet de traité de libre-échange. Néanmoins, le Bloc Québécois et le NPD ont déjà pris leur responsabilité en s’opposant à cet accord. Ce seront donc les députés libéraux qui trancheront le débat.

Le Canada s’est construit une image de promotion du respect des droits humains. Ce traité aura un impact sur la vie des Canadiens et Canadiennes en plus d’engager le Canada avec des crimes d’État atroces: des assassinats, des enlèvements, menaces de mort, etc. Stephen Harper clame haut et fort qu’un tel traité améliorera les conditions des droits humains. Je vois très mal comment donner plus de force à un gouvernement qui viole systématiquement les droits humains peut améliorer les choses. En fait, Stephen Harper nous montre son vrai visage : il est prêt à tout pour favoriser son idéologie, voire bafouer les droits humains et la démocratie.

Les libéraux auront donc un choix à faire : se démarquer des conservateurs et bloquer ce traité ou se plier devant Stephen Harper et porter la responsabilité des conséquences de ce traité en Colombie comme au Canada.

David Lanneville

Délégué du Regroupement Autonome des Jeunes en Colombie

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Questions de Fidel Castro à Barack Obama

Posted by quebecsocialiste sur 19 février, 2009

Un texte du camarade Fidel Castro Ruz qui consiste en une série d’informations et de questions à l’égard du président U.S. Barack Obama, en visite aujourd’hui à Ottawa à nos frais, questions pertinentes auxquelles il est important de porter attention. Après tout, le monde n’est pas au courant des positions d’Obama sur ces questions internationales sensibles:

Réflexiones du compañero Fidel

« Les contradictions entre la politique d’Obama et l’éthique »

 

J’ai signalé voilà quelques jours certaines idées d’Obama qui révèlent son rôle dans le cadre d’un système qui est le déni même de tout principe juste.

Certains poussent des cris d’orfraie si vous exprimez la moindre opinion critique au sujet de cet important personnage, même si vous le faites d’une manière décente et respectueuse, le tout accompagné toujours de piques, subtiles ou non, de la part de ceux qui possèdent les moyens de les divulguer et qui les convertissent en ingrédients de la terreur médiatique qu’ils imposent aux peuples pour soutenir l’insoutenable.

Ils qualifient la moindre critique de ma part, sans exception, d’attaque, d’accusation  et d’autres épithètes similaires qui traduisent un manque d’égards et de politesse envers la personne à laquelle ils s’adressent.

Il me faut donc en l’occurrence poser quelques questions, parmi bien d’autres, auxquelles le nouveau président des Etats-Unis devrait répondre.

Par exemple :

Va-t-il renoncer à la prérogative qui est la sienne comme président des Etats-Unis et dont tous ceux qui ont occupé ce poste avant lui ont, à de rares exceptions près, fait usage comme un droit en soi : la faculté d’ordonner l’assassinat d’un adversaire politique étranger qui est toujours, d’ordinaire, d’un pays sous-développé ?

L’un ou l’autre de ses nombreux collaborateurs l’a-t-il informé un jour des actions sinistres que ses prédécesseurs, à partir d’Eisenhower, ont engagées en 1960, 1961, 1962, 1963, 1964, 1965, 1966 et 1967 contre Cuba, dont l’invasion mercenaire de Playa Girón, les campagnes de terreur, l’introduction d’armes et d’explosifs en abondance sur notre territoire et d’autres actions similaires ?

Je ne prétends pas accuser le président actuel des États-Unis, Barack Obama, des actions que ses prédécesseurs ont réalisées quand il n’était pas encore né ou quand il n’était qu’un enfant de six ans, né à Hawaii, d’un père kenyan, musulman et noir, et d’une mère étasunienne, blanche et chrétienne, ce qui constitue au contraire dans la société des USA un mérite exceptionnel que je suis le premier à reconnaître.

Le président Obama sait-il que notre pays a été, des décennies durant, victime de l’introduction de virus et de bactéries vecteurs de maladies et d’épidémies qui ont frappé des personnes, des animaux et des plantes, et que certains, comme celui de la dengue hémorragique, se sont transformés ensuite en fléaux qui ont coûté la vie à des milliers d’enfants en Amérique latine et en épidémies qui portent toujours préjudice à l’économie des peuples des Caraïbes et du reste du continent en tant que dommages collatéraux qu’on n’a pas encore pu éliminer ?

Sait-il que plusieurs pays latino-américains politiquement subordonnés ont participé à ces actions de terreur et de dégât économique, même s’ils sont maintenant honteux du mal qu’ils ont fait ?

Sait-il qu’on impose à notre peuple – cas unique au monde – une « Loi d’ajustement cubain » qui provoque, par ses visées  désorganisatrices, la traite des êtres humains et engendre des épisodes qui ont coûté la vie à des personnes, surtout des femmes et des enfants ?

Estime-t-il juste qu’on applique à notre peuple un blocus économique qui dure depuis presque cinquante ans ?

Juge-t-il correct qu’on exige au monde – ce qui est arbitraire – d’accepter l’extraterritorialité de ce blocus économique qui ne peut que provoquer de la faim et des pénuries dans n’importe quel peuple ?

Les Etats-Unis ne peuvent satisfaire leurs besoins vitaux sans soutirer d’énormes ressources minérales dans un grand nombre de pays qui doivent se borner à les exporter dans bien des cas sans opérations de raffinage intermédiaire, une activité qui, si elle convient aux intérêts de l’Empire, est réalisée en règle générale par de grandes transnationales aux capitaux yankees.

Son pays renoncera-t-il à de tels privilèges ?

Cette mesure est-elle par hasard compatible avec le système capitaliste développé ?

Quand M. Obama promet d’investir des sommes considérables pour s’auto-approvisionner en pétrole, bien que son pays constitue aujourd’hui le plus gros marché au monde, que feront ceux dont les recettes fondamentales proviennent de l’exportation de cette énergie et dont beaucoup n’ont pas d’autres sources de revenus importantes?

Quand la concurrence et la lutte pour les marchés et les sources d’emplois se déchaîneront après chaque crise entre ceux qui monopolisent le mieux et le plus efficacement les technologies par des moyens de production sophistiqués, quelles possibilités restera-t-il aux pays non développés qui rêvent de s’industrialiser ?

Aussi économes que soient les nouvelles voitures que fabriquera l’industrie automobile, sont-ce là par hasard les solutions que réclament les écologistes pour protéger l’humanité de la dégradation croissante du climat ?

La philosophie aveugle du marché pourra-t-elle se substituer à ce que seule la rationalité pourrait promouvoir ?

Obama promet de battre monnaie en quantités énormes à la recherche de technologies qui multiplieraient la production énergétique sans laquelle les sociétés modernes se paralyseraient.

Parmi les sources d’énergie qu’il promet de développer d’une manière accélérée, il inclut les centrales nucléaires qui comptent déjà un grand nombre d’adversaires à cause des risques élevés d’accidents qu’elles impliquent avec leurs effets désastreux sur la vie, l’atmosphère et l’alimentation, d’autant qu’il est absolument impossible de garantir qu’ils ne surviendront pas.

Sans même penser à la possibilité de ces catastrophes accidentelles, l’industrie moderne a déjà pollué par ses émanations toxiques toutes les mers de la planète.

Est-il correct de promettre de concilier des intérêts si contradictoires et si antagonistes sans transgresser l’éthique ?

Pour complaire aux syndicats qui l’ont soutenu dans sa campagne, la Chambre des représentants, dominée par les démocrates, a lancé un slogan : « Achetez américain », extrêmement opportuniste, qui bafoue un principe fondamental de l’Organisation mondiale du commerce, puisque toutes les nations du monde, grandes ou petites, fondent leurs rêves de développement sur les échanges de biens et de services, même si, en règle générale,  ce sont uniquement les plus importantes et les naturellement riches qui ont le privilège de survivre.

Les républicains étasuniens, frappés par le discrédit dans lequel les a fait sombrer l’administration extravagante de Bush, se sont hâtés sans crier gare de faire obstacle à l’attitude complaisante d’Obama envers ses alliés des syndicats. Voilà comment le nouveau président des Etats-Unis gaspille le capital de confiance que les électeurs lui ont octroyé.

Vieux politique et militant, je ne commets aucun péché en exposant modestement ces idées.

Je pourrais poser tous les jours des questions malaisées à répondre en me fondant sur les centaines de nouvelles de nature politique, scientifique et technologique qui arrivent dans n’importe quel pays.

Fidel Castro Ruz

4 février 2009

17 h 14

 

Source et image en supplément

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La bêtise (Par Serge Charbonneau)

Posted by sylvainguillemette sur 7 février, 2009

La bêtise… quelle source inépuisable d’inspiration !

Souvent, que dis-je, toujours, la bêtise se nourrit de préjugés et les préjugés se nourrissent de la bêtise.

Les radios poubelles de Québec sont un exemple exemplaire de bêtise.
Martineau du Journal de Montréal en Lock-out, nous a fait une magnifique démonstration de sa bêtise à tout le monde en parle dimanche dernier.

Les bêtes sont pratiquement inattaquables. Toute argumentation rationnelle et intelligente leur glisse sur leur carapace lustrée d’inepties comme de l’eau sur les plumes d’un canard.
Pour moi le pire, ce ne sont pas ces grandes gueules qui portent aux nues les pires idioties et les pires préjugés, mais leur énorme auditoire et leurs nombreux supporters .

De voir ces bouffons promouvoir la niaiserie est désolant, mais de voir que la niaiserie est reprise et se répand dans la société est terrible.
Je suis contre toute censure. Je me dis que les gens sont capables de faire la part des choses et remettre la niaiserie à sa place, mais je constate qu’il y a tant de gens pour qui la niaiserie est de la pure vérité. Alors, parfois… je me demande…

Les préjugés, les intouchables, les bêtes noires.

Kadhafi, une des bêtes noires. Un président terroriste, un dictateur impitoyable, un mythomane illuminé…
Mugabe un autre du même genre, dit-on.

Il y a de ces gens pour qui il n’est pas bon de dire du bien. Ils sont des méchants « absolus ».

On ne dirait jamais aussi directement dans un journal sérieux, d’une plume professionnelle sérieuse que Bush est un président terroriste, un être illuminé. Pourtant, il a effectivement fait tuer près d’un million d’Êtres Humains.

Il a commandé le bombardement de deux pays où, en plus de massacrer des milliers de gens sans défense, il a fait détruire des vestiges historiques d’une valeur inestimable.
Ses méfaits, ses mensonges, ses errances, sont connus, reconnus, répertoriés, mais jamais on le traiterait de la façon que l’on traite ceux qui sont marqués au fer rouge de la morale malléable: «méchant».

La bêtise c’est de classer le méchant sans s’attarder à comprendre que certains lui trouvent une certaine valeur.
Mugabe et Kadhafi (je pense à Alain Stanké qui avait été rencontrer le méchant… Il a découvert que le méchant pouvait avoir des cotés pas si sombre) n’ont pas la même réputation sur le continent africain qu’ici, dans nos estrades où l’on juge avec assurance.

On nous oblige à condamner certains et à fermer les yeux sur d’autres. Blaise Compaore est un assassin, il a organisé (avec l’aide de ??) l’assassinat d’un des plus dignes représentants africains, Thomas Sankara. Il est pourtant au pouvoir depuis cet assassinat (15 octobre 1987), et tout va bien. C’est un roi-nègre qui nage dans une indécente richesse et les habitants de son pays, le Burkina Faso, vivent dans l’indigence. On ne fait pas de campagne contre lui, on ne dit pas qu’il a la présidence à vie (depuis 21 ans). Réjean Tremblay lui rend régulièrement visite et écrit que c’est un digne président respectable… (!).

Blaise Comparoé n’est qu’un parmi plusieurs. Un ignoble personnage qui jouit de sa richesse et vit dans l’opulence laissant à eux-mêmes les démunis de son riche pays.
Lorsqu’un dirigeant met les richesses du pays au service de l’occident, il devient automatiquement démocratique, respectable et respectueux des droits humains. Par contre, s’il envoie paître les prédateurs économiques occidentaux, il devient automatiquement méchant et on fait tout pour mener son pays en enfer. Blocage économique, salissage médiatique, ensemencement par des groupes spécialisés de violence interne, etc.

C’est une constante, une constante évidente.
Tous ceux dont on nous fait briller le lustre de leur méchanceté terroriste, dictatorial et irrespectueux des droits de la personne, sont tous, sans exception, des gens qui on dit non aux prédateurs occidentaux et qui ont réservé leur richesse pour leur propre pays.

Il y a quelques années Poutine était quelqu’un de bien. Il acceptait «les investissements étrangers», bref, il vendait son pays (comme ici au Canada). Lorsque celui-ci a décidé que c’était suffisant, lorsque celui-ci a décidé que les bases militaires US à ses frontières étaient exagérées, la campagne de dénigrement s’est mise en branle et Poutine est devenu le méchant dictateur.

Pourtant, même nos bons moralistes des médias sont obligés d’admettre qu’une forte partie de la population russe appuie Poutine.
Comme une forte proportion des Vénézuéliens appuie le dictateur (sic) qui consulte annuellement la population, Chávez.
Comme le Nicaragua supportait Ortega (déjà en 79), comme le Paraguay supporte le futur dictateur (sic), ancien évêque (de la libération), Lugo, comme… comme…

Les Rois arabes, les Moubarak, les Musharaff, les Duvalier, les Batista, les Marcos, les Pinochet, tous ces gens dont on peut difficilement masquer leur dérive et leur fourberie, ont été et sont des alliés, des «pas si méchants».

Les blocus économiques pour eux, n’ont jamais été trop terribles.
(près de 50 ans de blocage à Cuba)

Le monde étant ce qu’il est, pour moi, rare sont les périodes durant lesquelles les événements et l’information souvent douteuse perdent de leur intérêt.

Il faut dénoncer avec énergie la bêtise. Il faut supporter la communiste (sic) soviétique (sic), Mme Françoise David.

Serge Charbonneau
Québec

veliserdi@hotmail.com

P.S.: En parlant de bêtise et d’intouchable, même de saint et de sacré, il ne faut pas oublier l’absolu bon pape qui a fait les manchettes cette semaine.
Il y aurait long à dire sur l’infaillibilité papale.
Dans certain cas, on prend la bêtise tellement au sérieux qu’il devient dangereux de la contredire.
À lire:
http://www.inquisition.ca/fr/serm/infallibilite_papale.htm

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Un avoeu pertinent et compromettant pour les forces canadiennes et israéliennes

Posted by sylvainguillemette sur 5 janvier, 2009

«Voici la preuve qu’Israël utilise des ADM sur Gaza. Je confirme que pour en avoir tiré en Afghanistan, qu’il s’agit bel et bien de Phosphore Blanc, connu sous l’abrégé WP.

Donc, j’ai commis sans le savoir, un crime contre l’humanité lors de la mission Canadienne en Afghanistan, respectant ainsi mes ordres reçus d’un supérieur. Israël en commet quotidiennement.

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Voici un obus au phosphore blanc. On peut reconnaître cette munition par sa couleur blanchâtre. J’ai eu l’occasion de manipuler deux de ces engins de destruction massive lors de ma carrière militaire au sein du 5ièmeRALC, des Forces Armées Canadiennes. »


C’est ici l’avoeu d’un camarade dont j’admire le courage énorme d’avoir osé parler de ce qu’il a pu faire en Afghanistan, au nom de la reine d’Angleterre et de nos dites «valeurs canadiennes». Ce camarade ose en effet, malgré les potentiels problèmes que cela importe, dénoncer un non-respect du droit international, et de la part d’Israël en premier lieu, et du Canada lors de sa mission en Afghanistan. Il sait très bien qu’il risque gros à dévoiler ainsi la criminalité de l’État canadien.

Et nous pouvons maintenant, également, mieux comprendre le soutient inconditionnel d’Ottawa et du ministre Cannon -ce gouvernement complice, de par son mutisme- envers des crimes commis par Israël contre l’humanité. Rien d’étonnant, puisque le gouvernement Harper, s’il avait été au pouvoir en Mars 2003, nous aurait engagé sur le front irakien, brisant donc ainsi, encore une fois, le fameux droit international si vanté.

Nous connaissons aujourd’hui le malheureux constat de l’échec irakien…et du nombres de tombes creusées.


Et voici se que dit wiki sur le phosphore blanc :

«Le phosphore blanc (aussi appelé phosphore jaune) est un allotrope commun de l’élément chimique phosphore qui permet des utilisations militaires extensives comme agent incendiaire, agent de protection par écran de fumée, et comme un composant d’arme anti-personnel capable de provoquer des brûlures graves. Couramment utilisé en tant que fumigène, il devient une arme chimique lorsqu’il est utilisé directement pour ses capacités offensives. Le protocole III additionnel à la Convention sur certaines armes classiques de l’ONU, signé en 1983, interdit son utilisation offensive, qui est considérée comme un crime de guerre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Phosphore_blanc


Les crimes de guerre ne peuvent être tolérés, ils ne doivent pas l’être.


(Note importante: Merci à la permission du camarade concerné, pour avoir braver les instances militaires qui n’hésitent pas à violer les lois internationales, tout comme leurs alliés. J’insiste aussi pour dire que l’article est en partie fait par ce camarade en question.)


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Lettre envoyée à l’Assemblée nationale ce 5 janviers 2009

Posted by sylvainguillemette sur 5 janvier, 2009

5 janvier 2009

Cher président de l’Assemblée nationale,

(Vous noterez que j’ai mis l’accent sur certains termes, en les soulignant en caractère gras. Je visais à attirer votre attention sur des termes qui définissent des crimes cités ci-dessous, pour défendre ces mêmes crimes. Sinon, les autres caractères gras ne visent qu’à attirer votre attention.)

Cette lettre se veut d’un objectivisme totalement impartial, qui donc, ne prendra aucune des parties citées dans ce texte, ni même l’excuse de quelconque crime commis contre l’humanité par une ou l’autre des parties.

D’abord, vous n’êtes pas sans savoir que l’État d’Israël (1) occupe en ce moment les territoires palestiniens illégalement, selon toutes les lois internationales alors en vigueur. Et que bien entendu, les palestiniens narguent Israël avec leurs roquettes et d’autres moyens très limités.

Bien, attardons-nous ici aux termes. Je tâcherai d’être aussi efficace que bref.

ADM

D’abord, prenons les Armes de Destruction Massive. Vous savez? Les «ADM», ce terme pour lequel le président des États-Unis, en 2003, a impunément envahi l’Irak, résultant un bon million de morts irakiennes et des guerres de factions violentes et terrorisantes pour le peuple irakien.

Bref, le Hamas ne possède point de ces technologies aux seules efficacités destructrices, mais commet tout de même des crimes contre l’humanité (2)… Mais Israël, elle, en possède en grande quantité.

Elle possède des armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Ces dernières, les nucléaires, on peut en trouver chez les détenteurs d’Armes Nucléaires, enregistrés dans le registre de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, l’A.I.E.A., la police des ADM. Sauf qu’Israël est le seul État du monde à en posséder, sans pourtant faire partie de ce fameux club sélect détenteurs d’ADM (3). Elle n’a aucun compte à rendre, alors que d’autres subissent sanctions, invasion et humiliation pour de simples soupçons (Iran). C’est à vous d’y voir, chers élus.

D’autres pays en possèdent également, vous n’êtes pas sans le savoir. À vous, maintenant que je vous y invite, d’être cohérent avec le droit international qui devrait s’appliquer partout sur Terre et que vous dites tous reconnaître. Une ADM est une ADM, autant en Irak, en Israël, qu’en Amérique du Nord. Soit on peut posséder des ADM, soit on ne peut tout simplement pas en posséder.

En ce moment règne un état de DOUBLES-MESURES, qui ne persiste que parce que vous ne le condamnez pas. Une simple condamnation de cette DOUBLE-MESURE ne vous rend aucunement responsable des crimes perpétrés par ces États voyous qui bafouent ainsi les droits humains et les lois internationales selon l’aspect que l’on le conçoit ou que l’on devrait le considérer ici au Québec, je l’espère.

On est pour, ou contre les crimes commis à l’endroit de nos semblables humains, peu importe qui commet le crime. Suffi d’être cohérent.

Crimes de guerre

Si vous avez suivi le concept de ma première remarque portant sur les ADM, vous avez donc déjà compris que j’en viendrai au même point sur cet aspect.

Certes, il est probable que le Hamas ne fasse aucun prisonnier cette nuit, ni la prochaine, mais si le constat contraire peut également se confirmer, soit. Accusons-les, sinon, d’exécuter des prisonniers. Mais attendons les faits. Ensuite, si tel est le cas, vous pourrez affirmer que ces derniers ne respectent pas les lois de guerre, ces lois qui définissent nos pouvoirs de commettre des CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ finalement. De toute façon, certes, leurs seuls lancements de roquettes suffiraient à les inculper de crimes de guerre, puisqu’il y a ici une attaque contre des civils, délibérée.

Sauf qu’Israël commet également des CRIMES DE GUERRE et exécute elle aussi des prisonniers. Son armée tire par exemple, et les archives de RDI ne pourront que confirmer, du phosphore blanc sur les zones habitables et habitées de Gaza, ce qui constitue en effet, si vous êtes aussi neutre que vous le dites, un CRIME DE GUERRE. Cette arme chimique pulvérise tout sur son passage et fut déclarée «de destruction massive» dû à sa large superficie d’efficacité.

Sinon, Israël pilonne Gaza, une ville habitée par plus d’un million de palestiniens, bref, d’êtres humains comme vous et moi, avec des bombes de plusieurs kg d’explosifs. Il faut être dupe pour croire que celles-ci ne tuent que des militants de quelconque branche palestinienne (qui n’occupe que SON propre territoire en fait), sans faire des dommages collatéraux, des décès parmi les civils par exemple. Se faisant, Israël ne fait plus que commettre de simples CRIMES DE GUERRE, mais bafoue systématiquement tous les droits internationaux qui ne sont en fait pas appliqués, que parce que VOUS NE LES CONDAMNEZ PAS tout aussi catégoriquement qu’ils sont bafoués.

Sinon, d’harceler un peuple occupé est déjà classé, selon les lois internationales, de CRIME DE GUERRE. Ainsi que la torture des prisonniers. Or, le Canada, sous Stephen Harper à tout de moins, a ordonné la torture de prisonnier, dont d’un enfant-soldat nommé Omar Khadr. Ce qui déjà, place le Canada dans une position extrêmement gênante pour se porter juge de quelconque situation ailleurs dans le monde.

Dois-je vous rappeler chers parlementaires, que les États-Unis ont aussi torturé nombres de prisonniers, donnant donc encore, un DOUBLE-SENS au terme DROIT INTERNATIONAL et torture?

Et je n’aurais qu’à ajouter les pays qui continuent d’utiliser des mines anti-personnelles pour démontrer la parfaite incohérence de nos instances démocratiques. Passons à autre chose, les crimes de guerre semblent tout simplement trop courants en notre ère, comme jadis finalement, pour qu’ils soient jugés par votre instance.

Crimes contre l’humanité

Maintenant, prenons les crimes contre l’humanité, derniers, mais non les moindres des contradictions qui m’inquiètent.

Ce crime-ci constate une atteinte au droits humains, alors nul besoin de vous expliquer le droit de vivre, je l’espère. Tout le monde à l’Assemblée nationale, j’ose l’espérer, saura reconnaître le droit de vivre à un être humain. Et si oui, vous devez donc lire ce qui suit.

Terroriser une population civile, non-souscrite à ce type de harcèlement, est selon moi, un crime contre l’humanité. Or, nous pouvons je crois, affirmer que les tirs de roquettes palestiniennes terrorisent les habitants d’Israël, mais non plus que les bombes israéliennes qui elles, frappent leurs objectifs de plein fouet, ainsi que ses passants voisins, souvent civils.

Mais encore, de quel droit peut-on mettre sous enclos une nation? Est-ce que le Québec, indépendantiste soit-il ou non, peut accepter qu’une autre nation, tout comme la sienne, puisse être mise sous verrou de la sorte? Est-ce que ma capitale, mon État, non-nécessairement désiré, peut à tout de moins condamner cette mesure moyenâgeuse que l’on fait subir aux palestiniens? Les derniers humains mis sous verrou dans le même type de cause furent justement les humains de croyance juive, par les allemands NAZIS et leurs comparses. Vous n’êtes pas sans savoir que les territoires palestiniens sont isolés, bouclés et parsemés de points de contrôle où ils sont systématiquement humiliés par l’occupant.

Sinon que les exécutions soudaines sont communes pour les tireurs d’élite israéliens, tout comme probablement, ceux de l’autre camp. Et que pour ce qui est du reste des droits, il n’enfreint pas moins les règles d’un côté que de l’autre. Le non-respect de toutes les chartes semble bien partagé chez l’ensemble des nations humaines, quelque religion ou croyance que ce soit.

Terrorisme

Ici, je ne m’attarderai qu’au mot. Terrorisme.

Ce dernier s’apparente à une situation terrorisante pour quiconque, sauf peut-être les ennemis de X en uniforme en attente d’un conflit avec un ennemi Y. Ces derniers savent à quoi s’en tenir lorsque par exemple, ils occupent un territoire ennemi. Sinon, ce qu’un ennemi désirant un même territoire peut leur réserver, cela fait partie de leur boulot comme on dit.

Mais lorsque l‘on parle de terrorisme, nous parlons surtout de civils terrorisés par des actions militaires, terrorisantes.

Par exemple, le tir de roquettes aveugles, pour un israélien habitant Sdérot, peut certes nous paraître agressant et terrorisant. Je ne m’en cacherai pas, ayant moi-même deux enfants et en attendant un troisième, je me vois mal bien évoluer dans de telles conditions. C’est un fait je crois, de parler de terrorisme ici.

Cependant, les bombes israéliennes, les tirs d’artillerie et les tirs des flottes israéliennes touchent leurs cibles et les passants, en causant également de graves dégâts dans l’infrastructure de Gaza. Elles sont précises, destructrices, mais malgré tout, détruisent des vies humaines non-engagées dans ce conflit ARMÉ, alors que ces mêmes familles concernées, dans un système n’acceptant pas la DOUBLE-MESURES, pourraient livrer un combat démocratique, sans verser une seule goûte de sang comme vous et moi, parlementaires.

Mais pour cela, toutes les parties doivent jouer le jeu et non pas une seule d’entre elle, comme c’est actuellement le cas, du moins des punitions et sanctions internationales si j’ose dire.

Et là, je ne parle que d’Israël, car je n’en finirais pas avec le dernier siècle qui vient de se terminer.

Le terrorisme peut également se retrouver sous plusieurs autres formes, dont le maintient d’une force occupante sur un territoire occupé, mais pourtant pleinement souverain. Seriez-vous prêts, vous, parlementaires, à subir l’occupation d’une quelconque nation adverse, peu importe sa volonté?

Conclusion

Bref, ici, je n’ai exprimé que mes principales préoccupations. Mais se faisant, je vous invitais également à condamner les crimes, et des palestiniens occupés, mais des israéliens occupants également.

Et c’est ici que ma demande se débute réellement…

Chers parlementaires, je vous demande d’affirmer, d’une seule voix, votre opposition des plus féroces envers les crimes commis de part et d’autre, par le Hamas et le parti au pouvoir à Tel-Aviv concernant ces crimes graves cités ci-haut. Soyez sans pitié si vous le voulez, mais soyez-le de part et d’autre des parties citées. L’État d’Israël est resté trop longtemps impuni et les condamnations contre les palestiniens elles, n’ont jamais cessé depuis une quarantaine d’années déjà. Les deux partie sont coupables, mais une seule paie réellement le tribut et rend des comptes à la dite communauté internationale (C’est vous ça!). 

(1) Ce qui n’engage donc pas l’ensemble de ses habitants, mais bien ceux qui ont gagnés leurs élections, qui ont voté pour le parti responsable des actes cités.

(2) Car quiconque tue un être humain, commet un crime contre l’humanité.

(3) Si le droit international était respecté, nul n’en posséderait. Ne reconnaissant pas ce fait, vous tombez spécifiquement dans la zone dont je parle, celle qui permet des DOUBLES-MESURES. Toutes les parties doivent rendre compte de leurs ADM.

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Marie Grégoire persiste et signe, avec son acolyte Benoît Bouchard

Posted by sylvainguillemette sur 22 décembre, 2008

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Marie Grégoire et son acolyte Benoît Bouchard n’en démordent pas et imputent aux travailleurs, la responsabilité de la mauvaise gérance d’une entreprise privée, soit celle de General Motors.

Sans farce, croyez-le ou non, Marie Grégoire, avec l’appui d’un ancien ministre conservateur, a répété sur les ondes de RDI -Une tribune qu’on lui a accordé annuellement avec le «débat des ex», qui n’est point un débat, mais une saoulerie de gens bien d’accords sur le capitalisme. – que les travailleurs se retrouvaient tout autant responsables des déboires de la compagnie et qu’ils devaient donc, y mettre de l’eau dans leur vin, parlant là des avantages sociaux que les prolétaires ont gagné au bout de luttes acharnées.

Mais si, comme madame Grégoire le prétend, les travailleurs sont autant responsables et donc, doivent se serrer la ceinture comme la bourgeoisie –ce qui est vite dit, puisque la bourgeoisie a empoché des millions-, pourquoi donc ceux-ci n’ont-ils pas eu droit de profiter allègrement des bénéfices apportés par leur force de travail, ajoutée aux capitaux de la bourgeoisie concernée, je parle ici des recettes produites, de la «PLUS-VALUE»?

S’ils sont assez responsables pour se taper les coupures, les prolétaires de GM sont donc également assez responsables pour diriger et gérer l’entreprise, non? N’est-ce pas ici, un peu contradictoire? Un peu comme la fameuse répression que proposait Stephen Harper sur les crimes commis par des mineurs. Le faiseur de coup d’État, de torture et le défenseur de dictature qu’il est, omettait d’avouer que ces mêmes mineurs, devraient donc avoir le droit de vote, d’acheter de l’alcool, bref, d’agir en adulte averti comme les lois le stipulent.

Madame Grégoire ne me surprend guère ici, encore moins son acolyte d’expérience. Parce que leur parti respectif, du moins leur ancien parti, défendent également ce genre de coupures, lesquelles sont généralement concentrées et dirigées vers les prolétaires, à défaut d’éternellement défendre la bourgeoisie, ces fameux riches que madame Grégoire nous accusait de culpabiliser.

Il n’est pas non plus surprenant de les voir muets sur l’aide aux entreprises privées, car il s’agit tout de même de la bourgeoisie que l’on sauve ici. Sinon, bien d’autres solutions s’offrent à nous, autres que celle envisagée et mise à l’avant par les conservateurs.

Pourquoi ne pas nationaliser ces compagnies qui feront faillite –la faillite est une chose tout à fait normale dans un système capitaliste, il fallait l’envisager et s’y préparer depuis déjà plusieurs années- et en faire des bastions canadiens, québécois dans notre cas. Une fois nationalisées, ces usines pourraient se voir dirigées par des élus –d’après leurs compétences-, ou par des conseils ouvriers tout aussi compétents et informés.

Par exemple, au Québec, nous pourrions lancer un projet de voitures électriques nationales, ce qui ne serait pas si difficile quand on sait qu’Hydro-Québec s’y affaire déjà.

Je vois déjà les septiques me dire que cela n’avancerait à rien, que la compétition a fait ses preuves, etc.. Je leur rappellerai que leur modèle nous a mis exactement là où on est aujourd’hui, c’est-à-dire à la merci des bourgeois. Mais encore, la compétition n’est pas indissociable du PRIVÉ, tout au contraire. Il ne s’agit en fait que d’un conditionnement tout autre que l’actuel. Le choix d’un projet serait fait en constat avec l’environnante situation, par exemple, le réchauffement climatique.

Et cela ne pourrait qu’être bénéfique pour les québécois, à défaut de proposer des solutions désastreuses pour les prolétaires, quand c’est en fait toute la faute des gestionnaires, donc ici des bourgeois!

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La pertinence du BEM et de ses mercenaires!

Posted by sylvainguillemette sur 22 décembre, 2008

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(Cela fait plus de 15 ans que l’abolition du BEM est demandée à cause de son impertinence et de l’absence d’impartialité. Cette image datée de 1996, nous rappelle que cette lutte ne date pas d’hier!)

À mon grand regret, le Bureau d’Évaluation Médicale (B.E.M.) a décidé de donner raison au mercenaire que mon employeur avait mandaté pour m’examiner, le docteur Jacques Paradis*. Car comme vous le savez, l’employeur a le droit de contester, donc il s’offre les services de cliniques privées qui elles, n’interviennent que favorablement envers leur employeur, ce qui démontre l’impertinence de celles-ci.

Mardi le 2 décembre 2008, j’ai été examiné brièvement par le docteur Khalil Masri, un vendu à la cause bourgeoise. Mais disons-le clairement, il n’a que passer sa main sur mon pied, pris quelques mesures, puis tenu compte des études antérieures d’un autre vendu ( Paradis), tout comme lui, qui servait également les intérêts de la bourgeoisie, ici, de mon employeur Compo Recycle. Se faisant, il a mis de côté le sérieux de son travail et mon avenir.

Par exemple, dans son rapport final, monsieur Masri recommande que le port de la canne soit cessé, mais ce mercenaire ne m’a toutefois jamais fait part de ses recommandations lors de l’examen du 2 décembre 2008. Je n’ai constaté sa faute qu’à la réception de son rapport. Et s’il avait fait son travail comme il se doit d’être fait, j’aurais pu lui signifier que ce n’était pas faute d’avoir essayé, tout au contraire! Mais justement, la cessation de l’utilisation de la canne m’avait en premier lieu soumis à une aggravation de ma situation, puisque le pied gauche -c’est mon pied droit qui est blessé- compensait l’effort réduit du pied droit, et cela m’occasionnait de vives douleurs au niveau du pied gauche, du genou gauche et de ma hanche gauche. Mais puisque ce dernier n’était pas plus professionnel que son compatriote vendu à la cause bourgeoise (monsieur Paradis), il n’a pas proprement fait son travail, en ne me proposant pas sa recommandation qu’il réservait secrètement pour la CSST, alors que j’étais devant lui, dans son bureau payé par l’État -donc par moi et mes douleurs-. Un bon docteur communique avec son patient, et lui fait part de ses conseils.

Sinon, comme atteinte permanente -et c’est sans doute le plus ridicule!-, Masri dit qu’il n’y a pas lieu d’en prévoir! Ça fait déjà depuis le mois de Juillet 2007…

Mais encore -non, c’est ça le plus ridicule!-, Masri prétend qu’il n’existe dans mon cas, aucune limitation fonctionnelle! Or, voici une petite liste de choses que je peux plus faire aujourd’hui, dont j’ai d’ailleurs fait part à ce salaud de vendu!

Tâches ménagères ;

· Faire la vaisselle,

· Passer l’aspirateur,

· Épousseter,

Entretien maison;

· Entretenir le terrain,

· Tondre la pelouse (printemps-été),

· Déneiger le stationnement, les marches, le balcon et les sorties de secours –porte de garage et porte arrière- (hiver)

· Ramasser les feuilles l’automne ou le printemps,

· Déneiger la toiture l’hiver, ce qui porte un problème quant à la sécurité de mes proches et/ou de ceux qui me visitent en hiver,

· Nettoyer l’extérieur de ma maison,

Plaisir familial;

· Courir dehors avec mes enfants,

· Prendre mes filles sur mes épaules,

· Jouer à des sports utilisant les pieds avec mes filles,

· Aller prendre une marche de plus de 10 minutes avec ma femme, ce qui devrait être bon pour ma santé normalement,

Indépendance;

· La conduite d’une automobile,

· Me rendre à un endroit, étant donné que je vis en région et que donc, le transport en commun n’est pas tant disponible qu’en ville,

· Mes loisirs, pour les mêmes raisons citées ci-haut, sont restreints. Je dépends de mes proches plus que jamais.,

· Si je manque de lait pour les enfants ou j’ai besoin de quel qu’autre bien de consommation essentiel, je suis limité quant à mes déplacements et dois m’en remettre à mes proches encore une fois…

· J’aurais bien sûr pu en ajouter, mais voici déjà beaucoup de limitations fonctionnelles qui m’affligent, dont j’ai d’ailleurs fait part à ce vendu de Masri. Mais ce dernier continue d’affirmer que je suis prêt à retourner courir derrière une benne à ordures, 12 heures par jour! Impartialité mon cul!

Mais parlant d’impertinence, voilà qui m’amène au sujet principal. C’est que vous ne le savez peut-être pas, mais 70% des décisions rendues par le B.E.M., sont contestées puis renversées en bout de ligne lors des parutions devant la Commission des Lésions Professionnelles! C’est dire toute la pertinence dont peut se vanter cet outil bourgeois, loin d’être impartial!

*Ce dernier a tout au plus regardé mon pied, l’a tâté, puis a constaté que malgré que je lui disais avoir une douleur de 9.5/10, j’étais prêt à retourner derrière une benne à ordures, 12 heures par jour! Mais vous auriez dû voir son visage lorsque j’ai mis sur la table, ma propre enregistreuse aux côtés de la sienne! C’était en fait, perdu d’avance! Ce pseudo docteur, si vous comprenez bien ce que je dis, a la divine capacité, ou le prétend, de ressentir ma douleur à ma place puisque dans son constat final, il AFFIRME que je n’ai plus mal et que je suis prêt au retour au travail! Et on me dit ensuite que le privé, ça aurait du bon! Monsieur Paradis n’est en fait qu’un charlatan, puisqu’il affirme avoir des pouvoirs magiques, et un mercenaire, puisqu’il donne à son employeur, le résultat qu’il comptait voir en le payant. C’est donc, un vendu qui nage dans l’impertinence la plus totale!

D’autres cas…

JEAN GODBOUT

«Je me suis senti traité comme si j’étais un « fakeux » ou un paresseux qui voulait profiter du système. Ça, c’est le « feeling » que j’ai eu. Entre autres, il me demande si je porte le corset lombaire qui m’a été prescrit, je lui répond: « Docteur, je passe 18 heures par jour dans mon lit. Je n’ai pas besoin de corset lombaire dans mon lit.

Alors, il a écrit dans son rapport que le patient ne porte pas son corset lombaire qui lui a été prescrit. Alors là, il y a une déformation de la vérité que je trouve injuste.»

Jean Godbout

LINDA CALUORI

«J’ai trouvé ça épouvantable. Qu’on joue avec moi, qu’on me dise que je n’avais rien, qu’on me dise que je n’avais pas mal. J’ai trouvé ça, j’aurais voulu passer ma douleur à ces gens-là, pour qu’ils comprennent un peu qu’est-ce que c’est.»

MARYSE DUPRÉ

«Les médecins se relancent la balle toujours, puis qui ne reconnaissent pas et qui font des diagnostics comme en l’air.»

JEAN-MARC LÉONARD

«Il y a 2 sortes de médecins : les médecins de la CSST et ton médecin. Ils passent leur temps à s’obstiner. D’après moi et mon médecin, je ne suis pas capable d’aller travailler, mais pour eux autres, je suis capable.»

FRANCINE BELEC

«Il ne voulait rien savoir de lui. On l’a lancé comme une balle partout, ça été un yo-yo, vraiment un yo-yo.»


Sinon, des avoeux…

«Et on nous donnait aussi des façons d’évaluer les patients, on nous donnait des scores, on nous donnait des lignes de conduite à suivre. Et puis moi, je n’étais pas d’accord avec ça. Alors j’ai dit : « Écoutez, laissez-moi faire mon boulot, je le connais, j’ai étudié assez longtemps et puis je vais vous envoyer un rapport honnête et objectif.»

«C’est évident que moi, comme physiatre, qui depuis environ une dizaine d’années fait de la représentation, peut-être une fois par semaine, ça me conduit à avoir une certaine teinte pour les travailleurs et au niveau du Bureau d’évaluation médicale, ça les gêne un peu. Autant, on devrait faire la même chose avec les pro-employeurs, là je pense, qu’ils sont un peu moins gênés de ce coté-là.»

«On a rencontré des médecins qui nous ont dit ne plus recevoir de clients, que ce soit de la CSST, que ce soit du Bureau d’évaluation médicale ou de la SAAQ, ils disent : « On ne donnait pas le bon, enfin nous on considère ça comme ça, on ne donne pas le bon diagnostic, ils nous envoient plus personne


«Ils ont été victimes d’un accident, ils sont victimes d’administration et victimes dans leur vie sociale, personnelle, leur entourage, finalement dans leur vie de couple et ils se retrouvent souvent en situation.»


Et finalement….où cela mène quelques fois.

«Je suis fatigué dans mon corps et dans ma tête. Je suis seul responsable de la décision que j’ai prise. Personne ne doit se faire aucun reproche. Pardonnez-moi. Adieu.»

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Marie Grégoire accuse Québec-solidaire de vouloir culpabiliser les bourgeois

Posted by sylvainguillemette sur 18 décembre, 2008

À madame Grégoire,

puisque je n’ai pas les pouvoirs d’Amir quant à ce que prône Québec-solidaire, puisque je n’en suis point le porte-parole, j’aimerais répondre à madame Grégoire en mon nom personnel.

Non seulement je m’efforcerai ces prochaines années de culpabiliser la bourgeoisie et d’ inviter le prolétariat à le faire également, mais je questionnerai sa pertinence même, comme j’ai eu l’occasion de le faire ici même, sur ce blogue.

La bourgeoisie est un parasite, minoritaire heureusement, qui exploite le labeur du prolétariat sans le consentement de ce dernier. Elle le fait parce qu’elle possède les usines, les outils, bref, le capital nécessaire à la production d’objets qui, «PLUS-VALUE» ajoutées, rapporteront un profit en capital au détenteur premier de ces capitaux. Or, il possède ces capitaux sans qu’aucune raison, apparente de la science, n’est été servie à la population en droit de savoir au nom de quoi elle se fait exploiter. Et je me permet ici de dire population, puisque le prolétariat forme une majorité sur cette Terre, où le parasitisme s’est épandu depuis trop longtemps déjà.

Pour en revenir au mérite…

Ces bourgeois que vous défendez madame Grégoire, ils ont des capitaux pour diverses raisons.

On peut tenter de démontrer un dur labeur relatif, mais cette option s’écroule lorsque l’on compare le labeur de chacun de nous. Ensuite peut venir le questionnement sur les possibilité de labeur de chacun de nous. Et possiblement qu’avec vos opinions bien arrêtées sur ce dit mérite, nous pourrions voir revenir les attributions de pouvoir selon ses forces physiques et psychologiques si hasardeuses ou relatives aux gènes, ce qui serait selon moi, une honte pour l’espèce humaine toute entière. Un retour sur une ère si primitive me gênerait sincèrement. Oh! Et madame Grégoire, si vous osez dire aux masses laborieuses qu’elles ne sont pas aussi méritantes* que les flasques paresseux qui occupent les bureaux tout en haut des tours d’ivoire, ayez au moins l’obligeance de leur dire en pleine face, sans détour hypocrite sur les ondes de RDI avec vos camarades capitalistes.

Sinon, pour ce fameux capital, il peut également venir d’un héritage, d’une loterie ou d’un blanchiment d’argent, peu importe, il n’en sera point l’objet d’un mérite.

Bref, ce bourgeois si cher aux adéquistes, aux péquistes, aux libéraux et à madame Grégoire, est totalement inutile et nous pouvons le remplacer par un prolétaire tout aussi compétent. Sinon, il ne s’agit que d’une organisation -le capitalisme- où les bourgeois se concoctent des ententes -de classe- payantes. Et entre eux, ils peuvent justifier leurs compétences par leurs intérêts de classe, leur bonne commodité. Par exemple, il est tout à fait normal que qu’un gouvernement québécois fédéraliste s’entende mieux avec Ottawa, peu importe qui dirige l’État impérialiste. Il en est de même entre bourgeois à la tête d’entreprises privées. Sinon, un conseil ouvrier saurait aisément gérer l’entreprise où  d’ailleurs, déjà, les plans de «match» sont souvent gérées par les cadres ou les contremaîtres qui n’en possèdent aucunement le capital.  Le bourgeois finit par disparaître du décor, s’il a les moyens de se payer un dirigeant. Bref, la poche est loin de la gérance… Et de toute façon, gérance et financement sont dissociables, le dogme capitaliste appelle frauduleusement au contraire.

Ces bourgeois sont en fait déjà coupables madame Grégoire, ils sont coupables de nous avoir exploités et de continuer de le faire tout en étant bien défendu à l’Assemblée Nationale par trois partis capitalistes et tout en étant non méritant de ce divin droit accordé par vos semblables. Le mérite est un dogme, l’exploitation en est son fruit et la bourgeoisie la privilégiée dans cette équation.

Aussi madame Grégoire, j’aimerais vous rappeler que votre merveilleux système capitaliste, dénoncé encore aujourd’hui de toute part, ne survit que grâce aux efforts supplémentaires des prolétaires que vous méprisez, lesquels paient les dettes des bourgeois, que l’on parle des banques ou des subventions monstres dont elles jouissent, elles et leurs copains capitalistes.

Je suis donc, finalement, d’accord avec l’ADQ quand ils appellent à renvoyer les assistés sociaux au travail, mais ce que j’appelle moi les assistés sociaux, ce sont ces parasitaires bourgeois qui de plus, sont minoritaires à se partager le fruit de notre labeur, à nous la majorité prolétarienne!

Mettons une bonne fois pour toute, fin à ce système parasitaire et suicidaire de par ses excès envers son environnement limité et fragile, mettons fin au salariat et renvoyons ces paresseux travailler, sans droit d’exploitation sur quiconque. Mettons fin au capitalisme qui; crée la misère, entretient la misère et la tolère.

Que ce nouveau siècle apporte la fin du parasitisme sur Terre…

Sylvain Guillemette

*Cette même dame, Marie Grégoire, est 100% pour le privé en santé, ce qui donne à n’importe lequel des clowns, tant qu’il a du capital, d’exploiter le labeur d’autrui et la misère humaine. Selon madame Grégoire, n’importe quel individu muni d’un bon capital peut vous exploiter, chères masses masses laborieuses.

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Lettre ouverte aux médias québécois au sujet de la «Fédération des Québécois de souche»

Posted by Libertad ! sur 29 octobre, 2007

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Lettre aux médias québécois,

Depuis ce matin, des journalistes de LCN commentent le site «Les Québécois de souche», un forum raciste qui fait la promotion du nationalisme blanc. Il y a aussi un article sur le sujet dans le Journal de Montréal, ce qui à entre autre fait réagir Richard Martineau durant son émission matinale sur les ondes de LCN.

Nous connaissions ce site depuis déjà un bon moment, en ayant notamment suivi les conversations sur le forum Stormfront (White Pride Worldwide). Nous l’avions ajouter dans la liste des sites réactionnaires à surveiller du Reactionism Watch (surveillance de la droite).

Nous sommes d’accord que ces sites doivent être dénoncés, étant donné qu’ils sont un lieu de discussion privilégiés pour les groupuscules racistes et néo-nazis, dont le discours devient malheureusement, de plus en plus populaire chez certains groupes de personnes.

Cependant, le fait que M. Richard Martineau en parle avec ses collègues de LCN et du Journal de Montréal nous inquiète au plus haut point. En effet, il faut en aucun cas faire de publicité gratuite pour ces groupes marginaux. Même si vous dénoncez, il y a le fait que ces gens en profitent pour faire du recrutement grâce aux hyperliens fournis dans vos articles en ligne, sur papier ou à la télévision.

C’est très à la mode aux États-Unis de faire passer des membres de groupes nazis comme le national-socialist movement ou Stormfront sur des tribunes écoutés par des millions de personnes. Ils font rien de moins que de la publicité gratuite pour ces groupuscules. Par exemple, nous pouvons mentionner le cas de l’émission de Jerry Springer, qui à fait passer à quelques reprises des membres notoires du KKK. Ils ont demandés d’afficher leur numéro de téléphone pour le recrutement. Résultat ? À chaque fois que l’émission passe, ils ont des appels de gens intéressés à les joindre.

Nous sommes un petit groupe multiculturel qui surveille toute les tendances de la droite sur Internet. Cela peut passer de la droite néo-libérale et libertarienne jusqu’à la droite néo-nazie. On collabore aussi avec des organisations de gauche, communautaires ou encore pour les droits des citoyens. Nous sommes des gens provenant de toute la gauche : des communistes, des socialistes, des anarchistes, des sociaux-démocrates…

Nous ne croyons pas que se tenir à l’écart de tels groupes soit la solution, c’est pourquoi nous devons les confronter sur tous les plans, notamment sur le plan virtuel, un terrain parfois plus dangereux que la rue elle-même. Cependant, moins vous en parlez, mieux ce sera.

Merci d’avoir pris connaissance de notre opinion et de nos inquiétudes, en espérant que cela ne se reproduise plus, à moins qu’il se passe quelque chose de grave.

Signataires :

Anthony Sorensen, Mar Al-Sooud Nagshi, Fujiko Suzuki, Sylvain Guillemette, Hugo Jolly, Olivia, Jean-Sébastien Vézina-Girard, Tova, Benoit L, Renart L’éveillé, Émile Grenier Robillard, Aline Binette, Lucas Delisle-Doray, Samuel Dumoulin, Simon Laprise

PS: Dites nous le dans les commentaires si vous voulez soutenir cette lettre ouverte. Nous ajouterons votre nom. Merci camarades 😉

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