Reactionism Watch

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Archive for the ‘Pauvreté’ Category

Conseil du Patronat, portevoix de la bourgeoisie

Posted by sylvainguillemette sur 3 février, 2010

https://i0.wp.com/www.bb-communication.fr/web3/upload_img/jnb/publicite/porte_voix.jpgSurprise! Ceci est un scoop! Attachez bien votre tuque! Vous en resterez stupéfait!

Yves-Thomas Dorval, la pourriture qui sert de portevoix des bourgeois au Conseil du Patronat, se dit d’accord avec les propos de Pierre Karl Péladeau sur les syndicats «gênants»! Hein! Vous ne vous y attendiez pas! Pas vrai?

Pierre Karl Péladeau disait des syndicats, il y n’y a pas si longtemps, qu’il y avait des « privilèges » accordés à ceux-ci. « Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question de syndicats, confère à ce groupe une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange. » disait-il, mettant hélas, de côté le fait que, sans ses travailleurs syndiqués, il n’y aurait aucune réponse à la demande. Pour Pierre Karl Péladeau, la bannière du Conseil du Patronat n’est pas, semble t-il, l’égal des syndicats. Et pourtant, même l’État conjugue rarement demandes syndicales à ses décisions gouvernementales, mais voit d’un œil apprenti, les conseils lui paraissant sages, du Conseil du Patronat. Sinon ceux de la Chambre de Commerce! Et même, dans par exemple, un conflit entre travailleurs et employeurs, la part prise pour l’employeur est évidente. Les lois spéciales fusent pour renvoyer des travailleurs au bercail de l’exploitation, alors que l’inverse, lors de lock-out par exemple, comme celui qu’impose Pierre Karl Péladeau à ses créateurs de richesses, n’est aucunement puni, même qu’il est ignoré du gouvernement. Rappelons-nous Pétro-Canada… Depuis que Pierre Karl Péladeau est maître de Quebecor, une quinzaine de lock-out ont eu lieu dans son empire. Un autre capitaliste pataugeant dans la contradiction.

Les syndicats ne se sont pas créés en claquant des doigts. Ils n’ont pas été créés non plus, pour servir les intérêts d’une minorité, ce à quoi sert par exemple, le Conseil du Patronat pour les employeurs si peu nombreux, en proportions aux travailleurs salariés –donc exploités-. Et pourtant, justement, les employeurs ne créent pas la richesse, ils ne font qu’utiliser leurs capitaux pour transformer la demande en offre, via le labeur de leurs travailleurs, qu’ils exploitent donc, par le salariat. Par le passé, des gens comme Pierre Karl Péladeau abusaient de leurs exploités, et cela a créé des associations de travailleurs, légitimes et nécessaires. Des syndicats. Sans ces syndicats, nous serions toujours des esclaves du labeur, sans droit, et n’aurions aucune balance du pouvoir, et c’est justement la beauté des syndicats. Ils redonnent un sentiment de pouvoir aux travailleurs, lesquels rappelons-le, sont indispensables pour que les gros bonnets comme Pierre Karl Péladeau  puissent asseoir leur paresseux derrière. Les droits et fonctions des travailleurs se sont améliorés, grâce aux syndicats, c’est indéniable.

Pierre Karl Péladeau juge que les syndicats sont publiquement intouchables, or, on peut en dire de même, de l’«establishment» du capitalisme, soit du salariat. L’exploitation du labeur du prolétariat, au Québec, comme ailleurs, n’est jamais passé par un débat quelconque, et c’est comme si c’était coulé dans le béton. Et pourtant, par de nombreuses interventions sur les blogues, j’ai pu constater que les capitalistes n’avaient aucun argument pour expliquer la tenue de l’exploitation du labeur des créateurs de richesses, exploitation précisons-le, faite par des gens qui ne créent pas la richesse. Dans l’histoire également, des bourgeois comme Péladeau ont mis de côté les textes de Karl Marx, de ses prédécesseurs, de ses héritiers, sans même s’attarder à tenter de les démentir, de les «démystifier», question de prouver qu’ils n’étaient que mythes. Le tout est totalitaire, figé dans le temps, impossible à ramener au seuil du débat. Je pourrais donc reprendre la phrase du bourgeois cité plus haut et l’inverser de la sorte que vous y retrouviez un sens tout autre. Par exemple : « Ce repli, ce refus du débat ou de la remise en question dès qu’il est question des exploitants du labeur d’autrui, confère à cette minorité parasitaire, une sorte d’immunité qui tue dans l’oeuf tout échange possible. ». Et voilà le travail!

On dit également des syndicats, qu’ils sont trop puissants, mais cela n’est-il pas normal, puisqu’au fond, sans leur labeur, rien autour de vous n’existerait. Ni même les moyens de production de monsieur Péladeau! Quedal! Pas de clavier! Pas d’écran d’ordinateur! Pas de siège de cuir, ni de siège de toilette! Ni de toilette d’ailleurs! Allez, ouste, aux latrine! Ben non! Pu de latrine! Ça prend quelqu’un pour les creuser! Eh bien! S’ils sont puissants, laissez-moi vous dire que ces travailleurs n’en sont pas encore conscients.

Ce modèle capitaliste est mort en 2008-2009, ils l’ont réanimé avec des milliers de milliards, que les travailleurs paieront sur bien des générations encore. Sans quoi, ce régime capitaliste n’aurait pas survécu, et la seule raison de l’existence des bourgeois non plus, puisque seul le régime capitaliste leur permet d’avoir une utilité dans notre ère, qui, rappelons-le, ne fut pas élue par le peuple. Oui, le capitalisme confère aux bourgeois, ce pouvoir d’utiliser leur capital à leur seul avantage. Ce capital, qu’ils possèdent préalablement, leur permet d’obtenir des moyens de production, comme autant de privilèges inutiles que de services essentiels. Ce, au dépend des majoritaires, qui pourtant, sont indispensables au monde idéal des bourgeois.

Si le milieu des affaires est si d’accord avec les propos de Pierre Karl Péladeau, c’est qu’ils sont, ceux-là, tous bourgeois, et que leurs intérêts de classe passent bien sûr, avant ceux de la classe prolétarienne. Sauf que, ce sont les prolétaires qui créent la richesse, qui créent tout en fait, comme nous disions plus haut, et ceux-ci sont majoritaires sur Terre. Les bourgeois, tout au contraire, sont dispensables, et n’ont aucune utilité lorsque nous faisons le constat de la dictature capitaliste, et que nous la déduisons de notre réalité imaginairement. Les bourgeois ne servent donc à rien d’autre qu’à porter ce lourd capital, concentré dans leur personne égoïste, mais pourtant créé par ceux qu’ils exploitent, sans là, qu’il y est débat sur ce fait.

Le monde des affaires d’accord avec Péladeau, les millionnaires disons, sont si insignifiants qu’ils ne représentent même pas un demi -pourcent de la planète Terre. Ces millionnaires ne sont que quelque 10 000 000 sur une population de plusieurs milliards. Cela fait donc, 0.15% de la population mondiale. La richesse, crée par le prolétariat, ne l’atteint donc point. Et des firmes, des soit disant «Conseils», des «Instituts» bidons, leur servent d’appareil de propagande puissants. À travers les divers médias, on attire votre attention sur l’opinion de ces portevoix.

Oui les syndicats sont puissants, mais ils n’utilisent pas encore cette puissance de façon optimale. Ils pourraient, par exemple, occuper des usines abandonnées… Sinon, la FTQ, ayant les capitaux pour ce, pourrait aisément acheter des moyens de production et créer un réseau de coopératives, quitte sinon, à racheter ceux qui sont en faillite.

Les bourgeois peuvent bien pleurnicher, mais ils devraient se garder quelques larmes pour le jour où les prolétaires se rendront compte de leur réel pouvoir.

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Embargo sur les produits du phoque: Enfin!

Posted by quebecsocialiste sur 7 mai, 2009

 Je sais que le parlement européen est bourré d’anticommunistes primaires et contient même une bonne poignée de fascistes qui votent souvent contre le peuple, mais ici, je dois l’avouer: Je supporte leur décision. Il s’agit ici d’une victoire pour la justice et les droits des animaux, particulièrement bafoués dans cette conne-fédération illégitime qu’est le Canada. De quoi je parle? Simplement du progrès de la semaine, j’ai nommé l’interdiction de la vente des produits de l’industrie immorale du phoque sur le territoire européen. Un petit pas pour la cause environnementale, une grande avancée pour les phoques sans défense qui se font massacrer par dizaines de milliers chaque année au Canada pour fournir fourrures et produits de beauté au marché capitaliste de « la mode ». Mais attention! Nos élus qui se foutent de l’opinion publique une fois élus, n’ont pas l’intention de laisser cette « industrie lucrative » de quelques milliers de dollars insignifiants subir une défaite, noooon! La ministre canadienne des Pêches, Gail Shea, a souligné que le Canada étudiait tous les recours juridiques et diplomatiques afin d’empêcher une interdiction. On parle ici de cette vulgaire farce anti-démocratique nommée « Organisation Mondiale du (capitalisme) Commerce » (OMC), l’outil par excellence de la grande bourgeoisie internationale pour combattre les politiques de dignité humaine que certains gouvernements du tier-monde tentent de mettre en place pour préserver leurs populations du capitalisme sauvage qui ravage leurs pays. Mais bon, revenons au Canada: Je voudrais juste souligner, pendant qu’on y est, que la déshonorable Gail Shea est favorable à la censure, dont elle a allègrement fait usage dans son coin de pays contre la presse locale. C’est aussi une francophobe farouchement opposée à l’implantation d’hôpitaux strictement francophones au Nouveau-Brunswick bilingue alors que les hôpitaux unilingues anglais, incapables de servir leurs nombreux clients francophones, sont légions dans cette province. Ça par contre, ça ne lui pose pas problème. Allez-y: Tapez son nom sur google, vous allez en trouver des pas pires sur la dame en question en charge du dossier. C’est donc possiblement une raciste qui va aller faire rire de nous devant l’OMC… que de plaisir en vue…

Pendant ce temps, chez les mass médias…

Mesdames et messieurs, hier plus que d’habitude, c’était le délire à LCN! Entre autres bijoux de propagande bâclée que j’ai trouvé, il y a l’entrevue de la blondasse de service du canal de désinformation continu de Quebecor avec Mac Harb, un sénateur libéral opposé à la chasse aux phoques. La blondasse commence sur un air hautain en lui annonçant qu’il est « seul dans son coin ». Monsieur Harb, qui présentait à l’appui une étude démontrant que 65% des canadiens sont opposés à la chasse aux phoques (la tendance est à peu près la même au Québec), ne l’a pas convaincu et elle a continué sur la note de « vous êtes seul aux communes et bla bla bla » comme si cela avait la moindre valeur informative. La seule chose que j’ai appris en visionnant cette vidéo, c’est que TOUS les partis présents aux communes ont condamné le boycott en coeur. Bravo au Bloc et au NPD, qui nous rappellent qu’ils sont loin de la gauche. Peut-être qu’un jour, ça rentrera dans la tête des droitistes qui pourront enfin arrêter de parler du « Bloc marxiste » et du « socialisme à outrance du NPD »… Quoi qu’il en soit, ça en dit long sur la volonté de ces partis qui disent « représenter la population » alors qu’ils votent à l’unisson contre les demandes de la majorité de ce dernier.

J’ai également eu l’occasion de me brûler quelques cellules en regardant les entrevues de Jean-Luc Mongrain sur le sujet. Dans son entrevue avec Germain Chevarie, le député libéral des Îles-de-la-Madeleine, qui n’avait lui-même pas grand chose d’intelligent ou d’informatif à dire, « le grand Jean-Luc » y est allé de cette affirmation, que j’écris comme il a prononcé: « Nous, urbains et gens de villes, qui savont même pas qu’une poule doit êt’ tuée pour qu’à s’eu’trouve dans l’plastic dans nos comptoirs… » Ce n’est presque pas insultant pour « les urbains », absolument pas! Une banalisation inutile et purement provocative de l’acte de tuer un écureuil sans aucune raison avec ça? Il l’a fait. Il a ensuite affirmé, sans même en nommer des exemples et donc sans la démentir publiquement, que la documentation sur la barbarie de cette chasse n’est que de la « propagande, parce que c’est bien ce dont on parle ici, de la propagande »… Vous savez quoi monsieur Mongrain? Ce que vous faites là, tout comme ce que fait l’empire médiatique criminel (et insultant pour la profession de journaliste) dans lequel vous déblatérez maintenant, c’est de la propagande!

Il y a également une autre entrevue tout aussi vide de contenu informatif dans le cadre de laquelle « le grand Jean-Luc » est allé chercher nul autre député européen que… Peter Stastny, l’ancien joueur vedette des nordiques de Québec, pour défendre « nos » positions anti-faune en Europe (il était parmi la mince poignée qui a voté contre le projet de loi). Sérieusement, il n’y a pas grand chose à dire sinon que « j’aime le Québec et j’aime la chasse et bla bla bla », alors ce n’était que pour mentionner à quel point il est difficile de trouver des députés européens prêts à appuyer la « cause » de la destruction de la magnifique faune nordique. Niveau « propagande », on soulignera l’utilisation d’un ancien joueur de hockey dans une tentative stérile de toucher la corde sensible des québécois. Peter Stastny est, en passant, un anticommuniste primaire et même pour son groupe, il est dans le champs, alors c’est tout dire sur la crédibilité de ce personnage…

Pour finir cette promenade au parc de la folie démagogique, qui de mieux que Riri Martineau, dit « le clown ». C’est difficile à expliquer, mais il a réussi à être encore plus prévisible que ce à quoi je m’attendais. Il ne s’est pas contenté d’écrire un billet pour s’en prendre aux défenseurs de la cause des phoques (et des animaux en général), il est allé jusqu’à littéralement nous servir le même article qu’il y a quelques mois, et ce malgré le fait que la situation soit totalement différente qu’à cette occasion. Son article d’aujourd’hui (mercredi) était intitulé « What the phoque », un titre qu’il a déjà utilisé dans des chroniques antérieures sur le même sujet, ainsi que sur sa critique de la publicité anticonservatrice « la complainte du phoque ». C’était également le titre d’un ancien billet, ce fameux torchon où il avait insulté l’intelligence de « la masse » du Québec au grand complet pour les propos déplacés d’UN individu. Bref, rien de bien original, on voit que Richard se fait vieux. Pour résumer, sa chronique n’est qu’un plat, infecte à la base, qui a été réchauffé, puis surgelé, puis re-réchauffé, puis re-surgeler… En un mot: Martineau nous sert du périmé.

 Ce que je reproche à la chasse aux phoques:

La chasse aux phoques, telle que nous la connaissons, qui consiste à se jeter sur des bêtes à peine capables de se déplacer sur la glace et à les frapper à coup de gourdin jusqu’à ce que mort s’en suive, est une pratique barbare qui n’a plus sa raison d’être en 2009. Certains, comme le propagandiste Germain Chevarie, aiment nous sortir l’étude bidon des « vétérinaires indépendants » qui affirmeraient que d’assomer les phoques à coups « d’aquapik » (un beau ti-nom inuit qui n’enlève rien au fait qu’on parle d’un vulgaire morceau de bois avec un pic au bout), ce serait « la façon la plus humaine possible » (lire: la moins coûteuse) de mettre fin à leurs jours. Connaissant le cas du camarade Sylvain, dont le « médecin indépendant » (payé par son patron) a déclaré que son pied blessé et douloureux ne lui faisait en fait ressentir aucune douleure rien qu’en passant sa main dessus, laissez-moi douter de la crédibilité de ces « indépendants » sortis de nulle part. Ensuite, il y en a dans les médias qui aiment bien nous sortir « le cas inuit » pour tenter de nous accuser de « double mesure ». Laissez-moi vous expliquer pourquoi il ne s’agit pas d’une double mesure. Tout d’abord, la manière qu’ont les inuits de tuer les phoques est exactement la même, donc je condamne avec autant d’énergie. Ensuite, et c’est bien là le point de différence le plus important, les inuits chassent le phoque pour leur viande, ce qui en fait une chasse de subsistance, ou de survie si vous préférez. Ils mangent la viande, puis vendent les surplus, fin de l’histoire (jusqu’à ce qu’ils ne soient plus dépendants de ce moyen de subsistance, ou qu’ils changent leur manière de chasser). Du côté des Îles-de-le-Madeleine et de Terre-Neuve, nous savons que la majorité des phoques tués le sont pour leur fourrure et pour leur graisse, qui est utilisée dans des produits de beauté. Utilité: ZÉRO. Je ne considère donc pas la chasse aux phoques comme un travail honnête et vous comprendrez que j’appui l’interdiction pure et simple de cette chasse barbare pratiquée comme à l’âge de pierre, sauf qu’aujourd’hui, c’est en mode « production de masse » que ces bêtes innocentes sont massacrées au nom de l’industrie de la mode du Ô capital! Qu’avez-vous dit monsieur Chevarie? 30% de l’économie des Îles-de-le-Madeleine provient de cette industrie du massacre? Si, avec ses maigres recettes pour les chasseurs eux-même, vous n’êtes pas capable de trouver un autre moyen plus honnête de gagner vos vies, vous n’avez qu’à demander au gouvernement de créer une industrie respectable et des emplois convenables pour les travailleurs dans votre région. En parlant du gouvernement…

Le gouvernement corrompu du Québec appui la chasse aux phoques contre la volonté de la majorité des québécois!

À l’exception d’Amir Khadir, tous les députés de l’Assemblée nationale ont appelé mardi le Canada à contester, devant l’Organisation mondiale du commerce, l’embargo européen sur les produits du phoques. J’aimerais profiter de cette nouvelle pour féliciter le député solidaire Amir Khadir pour son leadership, car disons le carrément, il est le seul député du Québec à avoir voté dans le sens de ce que désirait 65% de la population québécoise. Quant aux autres opportunistes des partis bourgeois, la honte est sur eux et je leur interdit de parler en mon nom. Ni moi, ni monsieur Khadir, ni Québec Solidaire ne reconnaissons l’OMC mafieuse et anti-peuple de toute façon.

Pour plus d’information:

Pour finir, si vous voulez plus de documentation en la matière, je vous conseillerais le site de l’IFAW (International Fund for Animal Welfare), ainsi qu’une autre page que j’ai trouvé et qui contient des informations fiables sur le sujet. Attention: Cette prochaine page contient des images qui peuvent choquer. Si vous êtes prêts, cliquez ici.

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Spectacle anticapitaliste du 1er mai

Posted by L'Agitateur sur 11 avril, 2009

Spectacle anticapitaliste

C'est la crise ! Le capitalisme serait malade ? Qu'il crève, et nous danserons sur sa tombe! Le 1er mai, c'est la journée internationale des travailleuses et travailleurs!

Évènement sur Facebook : http://www.facebook.com/event.php?eid=93905760420

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Darwin et l’humanité

Posted by sylvainguillemette sur 17 mars, 2009

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Darwin nous le savons, avait émis l’hypothèse, non subtile aujourd’hui, qu’il y avait une évolution des espèces, lesquelles ne cherchaient de fait qu’à survivre au dépend ou à l’avantage, des unes et des autres. Mais récemment nous avons pu percevoir ces hypothèses à l’œil nu, moins loin que vous ne sauriez l’imaginer.

Il ne serait pas superflu d’imaginer les être humains, tant bien leurs tendances, d’espèces différentes, entrant en collision des intérêts des uns des autres, rompant ainsi l’étroite collaboration indiquée par la procédure évolutionnaire maintenant déchue, se déchirer entre eux. Nous arrivons peut-être à cette intersection où les espèces s’affrontent, ou ne s’agit-il que d’une simple mégarde d’une de nous vis-à-vis la propagande de la dictature bourgeoise qui ne visait que l’abrutissement, toutefois volontaire?

Darwin aurait-il vu juste? Aurait-il su prévoir ce combat qui allait opposer de si semblables espèces, les unes primitives, dominatrices, perverties par l’égoïsme et l’envie d’exploiter leur prochain….., alors que d’autres envisageaient l’égalité des uns et des autres, au dépend de la seule nature, laquelle il aurait toutefois fallu considérer comme une autre de ces espèces ne voulant que vivre ou survivre?

Ne regardant que les grippes, les virus étant transmis des uns aux autres et ces autres microbes parasitant des systèmes leur offrant la perdition des malheurs, il m’apparaît clair que la survie de chacun explique ces évènements, car ce sont des évènements…

Des évènements qui chambouleront les futures espèces, lesquelles porteront à leur tour, l’ensemble des bagages des autres espèces ayant triomphé avant elles. Et ces évènements futurs, nous en sommes aujourd’hui, on ne peut plus responsables et directeurs.

Bonne chance à l’évolution!

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George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?

Posted by sylvainguillemette sur 11 mars, 2009

À l’ère de l’effondrement du système capitaliste, lequel engloutira avec lui plusieurs secrets d’État, dont ce qui s’est réellement passé en 2001 au mois de septembre, il m’apparaissait opportun de publier ce texte plein de bon sens et de critiques argumentées. Je vous souhaite donc une bonne lecture, tout en vous conseillant de commencer celle-ci avec un bon 5 à 10 minutes de liberté de lecture. Gracieuseté de Voltaire.

George W. Bush devrait-il être arrêté à Calgary, en Alberta, et jugé pour crimes internationaux ?


De graves allégations criminelles planent autour de l’ex-président des États-Unis, George W. Bush, et de l’actuel président du Soudan, Omar al-Bashir. À la fin du mois de février 2009, il a été rapporté que la Cour pénale internationale basée à La Haye se prépare à émettre un mandat à l’encontre d’al-Bashir au sujet de sa culpabilité présumée à des crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide. Alors que ces documents étaient en cours de préparation contre le chef de l’État du Soudan, l’ex-président Bush se préparait à lancer une série de conférences rémunérées débutant à Calgary, en Alberta (Canada) le 17 mars. La visite de Bush dans la capitale pétrolière de l’Alberta fait figure de test de la cohérence et de l’authenticité de la positon « sans équivoque » du gouvernement canadien, selon laquelle « le Canada n’est pas et ne deviendra pas un refuge sûr pour les personnes impliquées dans des crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou autres actes répréhensible. »

Le contraste entre les traitements accordés à Bush et à al-Bashir ont été mis en évidence quasiment par inadvertance, par Geoffrey York, un collègue avec qui je m’entretenais souvent quand nous étions tous les deux correspondants réguliers du quotidien Globe and Mail il y a presque 20 ans, sur les péripéties d’affaires autochtones du Manitoba qui, à maintes reprises, devinrent des sujets captant l’attention nationale. Dans son reportage sur les charges retenues contre al-Bashir, York écrivait : « Pour la première fois dans l’histoire, un tribunal pénal international s’apprête à émettre un mandat d’arrêt contre le chef d’un État, l’accusant d’orchestrer une campagne de meurtres, de tortures et de viols. » Le journaliste estimait que l’initiative de la CPI « serait saluée par beaucoup comme un signe que personne n’est au-dessus de la loi. »

Ce contraste frappant entre le traitement d’al-Bashir et celui de Bush sert à clarifier la division qui existe dans le monde entre des criminels (ou présumés tels) en deux grandes catégories, l’une constituée par une petite élite essentiellement au-dessus des lois et l’autre par des gens pas suffisamment riches ni assez influents pour s’affranchir de la force coercitive de la loi. Ce n’est pas sans ironie que je suis arrivé à cette conclusion. D’une part, la décision de la CPI d’engager des poursuites contre al-Bashir, ainsi que d’ouvrir un véritable procès contre le chef de guerre congolais Thomas Lubanga Dyilo en janvier 2009, sont les signes d’une transformation majeure de la CPI. Le tribunal n’est plus un simple porte-voix pour l’expression vide de nobles idéaux, mais plutôt un lieu de véritable engagement visant à assujettir la règle du meurtre, de la mutilation et de l’intimidation à l’autorité supérieure du droit.

D’autre part, en désignant par sa première action juridique la responsabilité de potentats locaux dans ces régions de l’Afrique qui souffrent, là même où souvent dominent les cartels des matières premières et leurs régimes clientélistes, la CPI a surtout souligné l’hypocrisie de l’Occident qui protège ses propres seigneurs et profiteurs de guerre au sein du complexe militaro-industriel de toute responsabilité juridique pour les actes de violence de ses agents : beaucoup de ceux qui régulièrement planifient, instiguent, financent, arment, facilitent et s’engagent dans cette exploitation appartiennent à ce que l’on appelle le secteur privé. En effet, le double standard promu par la CPI dans le choix de ses objectifs en matière de poursuites n’est que la répétition sur la scène internationale de la grande duplicité du système de justice pénale aux États-Unis.

Comme l’illustre crûment la proportion inéquitable et scandaleusement élevée de Noirs parqués dans les prisons privatisées de la superpuissance déclinante [1], les forces de l’ordre et la justice, de toute évidence, font montre d’efforts disproportionnés pour criminaliser les Afro-américains pauvres, en prenant soin d’exclure de leur attention les habitants des banlieues pavillonnaires à la peau claire et les enclaves plus rares encore de l’extrême richesse. Les autorités en charge de l’application du nouveau droit international se limiteront-elles à poursuivre les responsables de gangs dans le ghetto continental de l’Afrique tout en regardant ailleurs quand il s’agit de réseaux criminels plus globaux dont les sièges sont situés en Amérique du Nord, en Europe, en Israël, et, de plus en plus, en Chine, en Inde et en Russie.

Si la renommée d’Omar al-Bashir est loin d’être internationale, George Bush est l’un des hommes les plus connus dans le monde. En effet, tout au long des huit années de sa présidence désastreuse, Bush a réussi à se rendre odieux à l’ensemble de la planète. Il est largement détesté pour ses décisions politiques ainsi que pour l’assortiment de faucons bellicistes, de corsaires du capital, de propagandistes du mensonge, d’évangéliques fanatiques, d’usuriers, de dérangés défenseurs de la torture, et de généraux psychotiques qui formaient son proche entourage [2]. Une proportion importante de l’opinion publique mondiale voit cet homme discrédité comme l’incarnation de quelque chose de bien pire qu’un exécrable dirigeant. Ils considèrent le 43e président des États-Unis comme un individu grossier, irrespectueux des lois. En effet, beaucoup voient à juste titre Bush comme un déviant pathologique qui nourrissait le fantasme délirant que la puissance de sa fonction lui donnait tout pouvoir pour autoriser les forces armées de son pays et de compagnies de mercenaires privées à commettre massacres, disparitions et tortures les plus graves et d’une amplitude génocidaire.

Cette vision très populaire s’appuie sur un nombre croissant d’études juridiques d’universitaires qui utilisent des éléments de preuve déjà disponibles dans la sphère publique pour établir que George Bush et ses subalternes ont violé de nombreuses lois nationales et internationales, y compris les Conventions de Genève et les instances de l’ONU interdisant la torture. Philippe Sands, Francis Boyle [3]et le professeur Michael Mandel de l’Osgood Hall Law School, trois des juristes internationaux les plus actifs, ont démontré que George Bush et son cabinet de guerre avaient transgressé le droit international, à de très, très nombreuses reprises. De fait, la liste est longue des juristes qui cherchent à amener l’ex-président américain devant la justice. Avec son nouveau livre, The Prosecution of George W. Bush for Murder, Vincent Bugliosi, ancien procureur dans l’affaire Charles Manson, ajoute sa voix à la foule [4].

Compte tenu de la substance et de l’étendue de la documentation déjà assemblée pour inculper Bush et nombre de ses principaux lieutenants pour des crimes nationaux et internationaux, la capacité de l’ex-président à franchir les frontières internationales pour donner des discours dans des lieux comme Calgary est un indicateur du malaise juridique des organismes d’application de la loi. Le rôle de ces organismes est-il de protéger la propriété et le prestige des riches de l’incursion des marginalisés et des démunis ? La loi n’est-elle pas une simple vue de l’esprit si elle ne peut pas restreindre l’utilisation abusive de la violence aux fins d’enraciner les privilèges et d’intimider la dissension ? Les autorités de la Couronne au Canada ou le ministère public dans d’autres pays se lèveront-ils afin de démontrer leur respect pour la puissance de la loi et son application uniforme au président comme à l’indigent, aux colons comme aux autochtones, aux Blancs comme aux Noirs ? Comment pouvons-nous transcender les codes, souvent racistes, contenus dans la rhétorique de la loi et de l’ordre, et les élever aux normes requises par le respect de la primauté du droit ?

Donnera-t-on jamais sa chance à l’épanouissement de la vérité dans un procès qui verrait, non seulement Bush, mais aussi Richard Cheney, Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleezza Rice et d’autres rendre des comptes pour leurs décisions et leurs actions dans la conduite de guerres d’agression. En tant que principaux stratèges, les industriels de l’armement et du pétrole, les propriétaires de sociétés de mercenaires, et leurs lobbyistes et propagandistes, la plupart de ces individus ont contribué à édifier les plans de ce projet pour un nouveau siècle américain, c’est-à-dire la privatisation de notre économie basée sur la terreur et les fausses justifications pour les soi-disant « guerres préventives ». Un an avant le 11 Septembre, le PNAC annonçait le besoin « d’un nouveau Pearl Harbor », afin de produire le climat d’hystérie nécessaire à la réalisation des objectifs de ses sponsors. Le plus ambitieux d’entre tous était la création d’un prétexte pour prendre le contrôle des ressources pétrolières en Irak et dans tout le Moyen-Orient.

Imaginer le monde régi par le droit international

Depuis plusieurs générations, le principe a été établi que tous les peuples du monde et leur gouvernement doivent reconnaître l’intérêt commun de la compétence universelle lorsqu’il s’agit de traiter de la plus haute forme de criminalité. À son retour d’Afrique en 1890, George Washington Williams, un missionnaire noir des États-Unis, a contribué à établir la pensée légale dans cette direction. Comme Williams cherchait des mots assez évocateurs pour décrire les effroyables violations des droits de l’homme dont il avait été témoin dans l’État dit libre du Congo du roi Léopold, il trouva l’expression « crimes contre l’humanité ». En 1944, un juif polonais qui avait échappé à l’horreur nazie en Europe, s’appuya sur son expérience pour renforcer le vocabulaire de la criminalité internationale. Raphael Lemkin a inventé la notion de « génocide », afin de faire avancer le projet d’essayer de traiter des crimes si graves qu’ils compromettent la survie d’une partie de la famille humaine. Dans le monde entier, Lemkin a cherché à ce qu’il ne puisse y avoir d’immunité, ni de refuge, pour ceux qui sont impliqués dans l’élimination de groupes nationaux, ethniques, raciaux ou religieux ; mécanismes auxquels il ajoute aussi le génocide culturel. Lemkin a contribué à aider les délégations à l’Organisation des Nations Unies à établir, en 1948, la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide. Ce pilier fondamental du droit international n’a été adopté par les États-Unis qu’en 1989.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement états-unien a brièvement été perçu comme le principal champion du principe que ceux qui commettent les cas les plus élevés de criminalité internationale doivent être tenus responsables individuellement en tant que personnes. Cette brève convergence du pragmatisme et de l’idéalisme a été mise en œuvre dans les processus juridiques de Nuremberg et de Tokyo, où certains des dirigeants de l’Axe défait ont été jugés devant des tribunaux militaires internationaux. En décrivant ses objectifs au président états-unien Harry Truman, le procureur général du gouvernement des États-Unis à Nuremberg Robert Jackson, a expliqué que le moment était venu d’établir clairement « que la guerre d’agression est illégale et criminelle ». A son avis, une telle activité, y compris les campagnes « d’extermination, d’asservissement et de déportation de civils », constituaient des « crimes internationaux » pour laquelle « les individus sont responsables ». En présentant son argumentation devant les juges, Jackson a souligné l’importance d’aller au-delà de toutes les anciennes lignes de défense qui avaient fourni une « immunité pour pratiquement toutes les personnes impliquées dans les plus grands crimes contre l’humanité et la paix ». « Un aussi vaste domaine d’irresponsabilité » ne pourrait plus être « toléré » parce que « la civilisation moderne met des armes de destruction illimitées dans les mains des hommes. »

Le vocabulaire utilisé par les juges de Nuremberg dans la détermination de la peine des condamnés nazis souligne que « le fait de déclencher une guerre d’agression n’est pas seulement un crime international ; il est le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. » Les attendus de Nuremberg ont été affinés et adoptés en 1950 par l’Organisation des Nations Unies comme principes qui incluent, précisément, la nature même des actes illégaux connus pour avoir eu lieu, par exemple, à Abou Ghraïb et à Guantanamo sous la présidence de George W. Bush. Les principes de Nuremberg divisent la criminalité internationale en trois catégories : les crimes contre la paix, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité. Un de ces principes stipule que : « le fait que l’auteur d’un crime international a agi en qualité de chef d’État ou de fonctionnaire ne dégage pas sa responsabilité en droit international. » [5].

Bien que la Cour pénale internationale soit un nouvel ajout récent à l’infrastructure juridique du droit pénal international, elle s’appuie sur des espoirs, des idéaux et des traditions qui ont de profondes racines dans beaucoup de sociétés en quête de justice. En dépit de tous ses problèmes et lacunes, la CPI est la meilleure expression d’une tentative visant à implémenter un grand nombre des proclamations les plus émouvantes de l’humanité annonçant l’égale dignité de chaque vie humaine telle que définie dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. La CPI a été créée à la suite d’une étude des Nations Unies pour devenir une véritable entité lors du Statut de Rome en 1998. Le tribunal a acquis une forme institutionnelle en 2002. Il compte actuellement 108 États membres, dont le Canada, avec 40 États supplémentaires en passe de ratifier le Statut de Rome.

Les gouvernements de la Russie, de l’Inde et de la Chine s’opposent à la cour. Le président Bill Clinton a signé le traité de Rome au nom de son gouvernement mais le président Bush a annulé la signature de son prédécesseur en 2002 dans le cadre de ses vastes et multiples efforts visant à exclure les États-Unis de plusieurs accords multilatéraux. La CPI demeure-t-elle le meilleur espoir pour l’avenir, ou le lamentable échec des États à ce jour pour défendre et faire respecter la primauté du droit international nous conduit-il à un stade où l’humanité doit essayer autre chose ? Sommes-nous arrivés à un point dans l’évolution de la communauté mondiale, où il devient envisageable, voire nécessaire, de commencer à mettre en place les structures d’une véritable juridiction dont les fonctionnaires appliqueraient leur compétence pour arbitrer et faire appliquer le droit pénal international par l’expression d’une certaine forme de citoyenneté partagée de l’humanité ?

Calgary et le Congo

Il y a beaucoup plus en jeu que ce que l’on discerne immédiatement de la décision de George Bush d’accepter une invitation à s’adresser à un parterre de chefs d’entreprise réunis à Calgary par la Chambre de Commerce locale. Selon David Taras, un professeur de sciences politiques à l’université de Calgary, il faut y voir une stratégie de l’ancien président des États-Unis pour entamer le processus de réhabilitation de son image auprès du public dans ce centre urbain « très conservateur et pro-américain ». Certains ont surnommé Calgary la « Houston du nord », un surnom qui ne rend pas compte du caractère réel de la ville. Calgary est en effet quasiment une colonie de Houston et de Dallas, économiquement et, dans une certaine mesure, politiquement et culturellement. Une forte proportion de ses habitants ont émigré du Texas ou ont des parents qui ont fait le voyage vers le nord depuis l’État de l’ancien gouverneur Bush. Calgary est la base politique et la circonscription du gouvernement minoritaire de l’actuel dirigeant du Canada, le Premier ministre Stephen Harper. En 2001, Harper et certains de ses proches conseillers de la province ont clairement affiché leurs positions pleines de préjugés quand ils ont préconisé la construction d’un « pare-feu » autour de l’Alberta afin de protéger ses ressources pétrolières et ses agences de l’autorité constitutionnelle du gouvernement national du Canada.

Au cours des huit dernières années, Harper a agi plus ou moins comme le principal détenteur de la marque de fabrique Bush dans sa gouvernance du Canada. En tant que leader de l’opposition, Harper a réprimandé le Premier ministre Jean Chrétien de ne pas engager les troupes canadiennes dans l’invasion anglo-US et l’occupation de l’Irak. Harper a travaillé en étroite collaboration avec l’ancien Premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, en s’opposant au protocole de Kyoto sur le changement climatique mondial. Les deux ont repris à leur compte le discours politique développé par la société de conseil et relations publiques, Burson-Marsteller. La branche de cette société à Calgary est la National Public Relations, dont les « chargés de communication verts » ont créé des organisations de façade, telles que la Canadian Coalition for Responsible Environmental Solutions.

David Frum a été l’un des zélateurs les plus frappants de l’axe idéologique qui relie l’Alberta aux idées et au staff de la Maison Blanche de Bush. Avant que Frum ne devienne l’un des principaux propagandistes de la « guerre contre la terreur » de George Bush [6] cette icône des néoconservateurs avait gagné ses galons en travaillant au magazine libertaire Alberta Report de l’évangéliste Ted Byfield. Frum est largement crédité à droite pour avoir contribué à renouveler la condamnation de « l’Empire du Mal » de Ronald Reagan, par l’élaboration de la formule « l’Axe du Mal ». George Bush la rendit célèbre en l’incluant à sa propagande de guerre d’agression dans son discours présidentiel sur l’État de l’Union en janvier 2002.

Par conséquent, de nombreuses forces de l’histoire convergent dans la manière dont Bush sera reçu par les fonctionnaires de l’immigration et du ministère de la Justice quand il atterrira à l’aéroport international de Calgary. Le 23 février 2009, une organisation portant le nom d’avocats contre la guerre a averti des fonctionnaires, y compris le Premier ministre Harper et le chef de l’opposition de Sa Gracieuse Majesté, que « George W. Bush, ancien président des États-Unis et commandant en chef des forces armées états-uniennes, est une personne soupçonnée de torture et autres violations flagrantes des droits humains, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre, de manière crédible. » Se référant à des dispositions très précises de la loi sur l’immigration et de ses sections particulières relatives aux crimes contre l’humanité et crimes de guerre, les juristes ont précisé pourquoi Bush ne devrait pas être autorisé à entrer dans le pays. Ils continuent en expliquant que, si Bush est autorisé à pénétrer sur le territoire canadien, alors il devrait être arrêté par des agents de police canadiens. À l’appui de ces assertions, les juristes citent de nombreuses sources, y compris des éléments de preuve tiré d’un rapport interne de l’armée US terminé en juin 2008 par le général Antonio Taguba. Ils ont également cité certaines des conclusions rendues en février 2009 par le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la torture, Manfred Nowak. Ce responsable de l’ONU écrit : « Nous possédons tous les éléments de preuve qui établissent que les méthodes de torture utilisées dans les interrogatoires par le gouvernement des États-Unis ont été spécialement ordonnés par l’ancien ministre de la Défense américain Donald Rumsfeld …. Il est évident que ces ordres ont été donnés en pleine connaissance par les plus hautes autorités des États-Unis. »

Il existe de nombreux aspects canadiens à la prolifération mondiale de la torture, aux restitutions extraordinaires, aux incarcérations injustifiées, aux refus d’une procédure régulière et à d’autres violations flagrantes des droits humains qui dans la plupart des cas impliquent, d’une manière ou d’une autre, la Maison-Blanche de George Bush. La gendarmerie royale du Canada, le ministère canadien des Affaires étrangères et le Service canadien du renseignement de sécurité sont impliqués avec l’ensemble des branches du gouvernement états-unien dans les événements qui ont conduit à l’emprisonnement et à la torture en Syrie des citoyens canadiens Maher Arar, Abdullah Almalki, Ahmed El-Maati et Muayyed Nureddin. La terreur d’État qui s’abattit sur ces personnes constitue une petite partie du régime de non droit transnational résultant de l’affirmation illégale du président des États-Unis de sa compétence juridictionnelle sur toute personne, partout dans le monde, qui serait désignée par le pouvoir exécutif des États-Unis comme combattant ennemi illégal. Ce terme de « combattant ennemi illégal » est une expression inventée par les conseillers de George Bush comme un dispositif linguistique permettant au gouvernement voyou des États-Unis de se soustraire à la juridiction de droit international ou même à sa propre législation.

Michael Keefer, de l’université de Guelph, a soigneusement étudié le zèle du gouvernement de Stephen Harper à reproduire la stratégie de George W. Bush pour amplifier le rôle de la sécurité nationale étatique en jouant jusqu’à l’hystérie la carte de la menace de l’existence supposée d’une cellule terroriste islamiste locale dans la région du Grand Toronto. Keefer a montré la façon dont la GRC a utilisé des « taupes » rétribuées qui reçurent plusieurs millions de dollars pour la fabrication d’un fiasco lorsque les « accusations se sont évaporées ». L’affaire a littéralement « implosé » après que la GRC eût créé les conditions politiques pour que le Premier ministre Harper puisse diffuser en 2006 la version canadienne des théories hallucinatoires de George Bush au sujet de la « haine » imaginaire que l’islam vouerait aux libertés occidentales. La débâcle fut sévère, mais probablement pas assez pour ne pas détruire les vies de jeunes gens traumatisés et ce bien qu’ils soient sortis libres du tribunal. Selon Keefer, cet épisode consistait essentiellement dans son ensemble en « une opération de propagande concoctée pour renforcer la frauduleuse opération de manipulation psychologique que constitue la guerre contre le terrorisme ayant suivi le 11-Septembre ».

Le rôle des gouvernements canadien et états-unien en tant que partenaires dans des violations flagrantes des droits de l’homme et du droit international est illustré de façon transparente dans le cas du citoyen canadien Omar Khadr [7]. Khadr était un enfant soldat de quinze ans en Afghanistan lorsque les forces américaines l’arrêtèrent après un incident violent au cours duquel le jeune garçon fut blessé deux fois. Peu de temps après cet épisode litigieux, Khadr fut transféré dans le tristement célèbre camp X-Ray de Guantanamo à Cuba. Le Premier ministre Stephen Harper a utilisé l’affaire pour affirmer publiquement sa volonté de subordonner la souveraineté du Canada à la culture de domination militaire de l’Amérique de George Bush. À la différence des dirigeants des autres pays occidentaux qui sont intervenus avec succès pour faire libérer leurs citoyens de Guantanamo, Harper s’est fait un point d’honneur de ne pas demander aux autorités américaines, le retour d’Omar Khadr dans son pays de naissance.

Le général canadien Roméo Dallaire, qui prit part à des opérations de maintien de la paix des Nations Unies, a fait des observations sur l’importance de l’affaire Omar Khadr comme une expérimentation par les gouvernements canadien et états-unien de décisions de ne pas respecter les lois internationales interdisant la poursuite des enfants soldats. Dallaire a écrit : « Nous permettons aux États-Unis de juger un enfant soldat canadien devant un tribunal militaire dont les procédures violent les principes fondamentaux de la justice. » Le général a fait état de « preuves irréfutables de malfaisances des États-Unis », d’« altérations » de preuves par des fonctionnaires, et de diverses formes d’abus à l’encontre d’Omar Khadr, y compris des menaces de « viol et de mort ». Dans l’affaire Omar Khadr, Dallaire accuse le gouvernement du Canada de se rendre complice d’« un affront aux droits de l’homme et au droit international. »

Le mépris de tous les principes reconnus du droit états-unien et international à Guantanamo Bay et à Abou Ghraïb seront presque certainement vus par les générations futures comme définissant des marqueurs de l’infamie des deux mandats de la présidence de George W. Bush. Un certain nombre de juristes militaires ont démissionné de leur poste à Guantanamo, dégoûtés, y compris le colonel Morris Davis, le procureur en chef. Un whistler blower (dénonciateur, NdT) plus récent est le lieutenant-colonel Darrel Vandeveld, ex-procureur. Comme rapporté dans le Globe and Mail, le 2 mars 2009, Vandeveld a condamné les « traitements sadiques », les « abus » et le « simulacre » de justice appliqué à Khadr et aux autres détenus dans le « désordre sans nom » de Guantanamo. C’est le « goulag de notre époque », a déclaré Amnesty International. « Je ne pouvais pas croire que les Américains pouvaient faire cela » a déclaré Vandeveld, en prévision de témoignage, qu’il pourrait très bien être appelé à donner devant un tribunal de droit national ou international.

La poursuite de la persécution dans un goulag états-unien d’un jeune homme appréhendé alors qu’il était un enfant soldat jette une ombre étrange et révélatrice sur la poursuite concomitante de l’inculpation de Thomas Lubanga Dyilo par la CPI à La Haye. Lubanga a été accusé de recruter et de déployer des enfants soldats dans l’Est du Congo. De nombreuses sociétés minières canadiennes et états-uniennes font parties, en bonne place, des sociétés occidentales (Amérique du Nord, Europe et Afrique du Sud) qui contribuent à alimenter les conflits où des enfants soldats sont régulièrement déployés. Les enfants soldats continuent d’être incorporés par ceux qui aux deux bouts de la chaine profitent des meurtres de masse et du chaos dans une zone qui a connu, de loin, le plus grand génocide depuis la Seconde Guerre mondiale.

Grâce à leur position commune sur l’affaire Omar Khadr, George Bush et Stephen Harper n’ont-ils pas transgressé le même droit international que Lubanga est maintenant accusé d’avoir violé ? Alors que nous approchons de la fin de la première décennie du XXIe siècle, pourrait-il y avoir une preuve plus flagrante de l’anarchie cultivée au plus haut niveau de nos gouvernements ? Que reste-t-il à dire quand un ex-président états-unien, l’actuel Premier ministre canadien et un chef de guerre congolais peuvent tous les trois être accusés du même mépris pour les lois internationales interdisant le recrutement et la poursuite pénale des enfants soldats ?

Confronter les mensonges du 11 Septembre

Il n’est pas difficile d’imaginer les principaux arguments de la défense, si George W. Bush, Richard Cheney, Donald Rumsfeld et d’autres de leur sorte faisaient face à leurs accusateurs dans une cour de justice. La base de leur défense serait presque certainement à trouver dans leur affirmation que leur pays avait été attaqué en 2001 par un ennemi extérieur utilisant des tactiques tellement audacieuse et inattendue que les terroristes islamiques ont réussi à prendre par surprise l’ensemble du complexe militaro-industriel, ainsi que l’énorme machinerie de la sécurité nationale. A partir de là, les avocats de la défense soutiendraient que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak, ainsi que toutes les autres actions, y compris celles qui ont eu lieu dans la baie de Guantanamo et à Abou Ghraïb, ne peuvent être interprétées comme les éléments d’une guerre d’agression. Elles ne devraient pas être considérées comme faisant partie d’un plan coordonné d’agression militaire dont les juges de Nuremberg ont statué il y a longtemps qu’il constitue « le crime international suprême qui se distingue des autres crimes de guerre seulement en ce sens qu’il renferme tout le mal accumulé de l’ensemble. »

Suite à cette argumentation, les avocats de la défense affirmeraient que tout ce qui s’est produit lors de la guerre (juste et civilisée) contre le terrorisme ne doit pas être interprété comme une guerre d’agression. Au contraire, ces actions devraient être considérées comme une forme d’auto-défense nécessaire, ou, peut-être comme des actions préventives entreprises par précaution avec l’espoir de sauver les civils innocents de la menace violente des extrémistes islamistes. Que nous en soyons conscients ou pas, nous sommes tous continuellement bombardés du message que nous avons de bonnes raisons de craindre la sauvagerie des terroristes, un message soigneusement élaboré par les praticiens de ce qu’on appelle « la gestion des perceptions » pour jeter une suspicion constante sur l’ensemble du monde arabe et musulman. En effet, la mythologie populaire de la guerre contre le terrorisme forme l’élément essentiel sur lequel se fonde l’économie de la terreur qui a alimenté la croissance de l’énorme complexe militaro-industriel tout au long de la présidence des Etats-Unis de George W. Bush. Le vieil ennemi du temps de la Guerre froide n’existant plus, un nouvel ennemi était nécessaire. Des entreprises telles que Blackwater, la société de mercenaires d’Eric Prince, ont été en mesure de prospérer dans le même moule privatisé comme ce fut le cas pendant la guerre sainte (ou djihad) capitaliste contre « l’Empire du Mal » soviétique.

En contre-interrogatoire des témoignages citant le 11-Septembre comme la principale justification des mesures qui ont été prises au nom de la guerre contre la terreur, un procureur pourrait affronter Bush et les autres de la manière suivante. Il ou elle pourrait citer à comparaître certains responsables US, dont la négligence et/ou l’incompétence supposées ont conduit à l’échec qui a permis aux terroristes d’atteindre leurs objectifs pourtant bien protégés. Le procureur pourrait demander des éclaircissements sur ce qui s’est passé à ces fonctionnaires dont les malversations et les erreurs ont causé des défaillances sans précédent, par exemple, ceux en charge du renseignement, du contre-espionnage, de la sécurité dans les aéroports, de la défense aérienne et de l’application des lois sur l’immigration. Savoir si tous les fonctionnaires incompétents furent virés ? Si certains ont été réprimandés ? Si quelqu’un avait démissionné ? L’accusé répondrait « Non ». Le procureur demanderait alors : « Pourquoi donc ? »

Si les meurtres de masse et la destruction occasionnés le 11/9 sont imputables à un échec massif de la sécurité nationale, pourquoi personne n’a-t-il assumé la responsabilité ou été tenu pour responsable d’éléments précis de ce prétendu échec ? Et quid de la propre responsabilité de George W. Bush dans la débâcle ? Pourquoi le Président lui-même n’a-t-il pas immédiatement pris en charge la crise en allant à Washington au lieu de fuir au fin fond de l’Amérique dans son avion Air Force One, laissant Richard Cheney, l’ancien PDG de Halliburton, en charge des opérations dans le bunker sous la Maison-Blanche au cours de la fatidique journée du 11 septembre 2001 ?

Les manquements les plus graves concernant les événements du 11/9 ne sont pas le fait des agences de renseignement des États-Unis, des services de sécurité des aéroports, du NORAD, etc. Au contraire, l’incapacité la plus profonde et la plus sombre à nous protéger de ces ennemis qui nous menace le plus est à chercher du côté des journalistes, des grands médias, des professeurs et des universités qui les (nous) emploient. C’est nous qui avons, dans la très grande majorité des cas, choisi de renoncer à notre scepticisme et, avec lui, à notre éthique professionnelle ainsi qu’à nos responsabilités. Dans l’ensemble, notre classe et notre caste continuent à répondre aux événements du 11-Septembre d’une manière expéditive plutôt que rationnelle. Comme je le vois, par conséquent, il s’agit d’une trahison en masse des intellectuels, qui constitue le plus important résultat sous-jacent de la poursuite de la fraude connue sous le nom de « guerre contre le terrorisme ». La guerre contre la terreur continue à être produite, promue et vendue au public dans la plus agressive campagne de guerre psychologique jamais entreprise. Combien d’entre nous se font complices de cette noire machination par leur silence, le facteur principal qui permet la continuation de guerres d’agression justifiées au nom de la théorie officielle du complot du 11-Septembre, aussi infondée que dépourvue de preuves ?

Ce n’est pas mon intention, ici et maintenant, de déconstruire les mensonges et les crimes de la Maison Blanche de Bush ou, plus récemment, de la dissimulation par le Président Obama des éléments clés sur la vérité de ce qui s’est passé le matin du 11 septembre 2001. Je me suis d’ailleurs essayé à une telle déconstruction, mais pas de manière aussi exhaustive, experte et professionnelle que d’autres ont pu le faire. Je pourrais citer des dizaines, voire des centaines, de solides contributions scientifiques visant à rassembler des preuves spécifiques examinant par le menu et en grand détail ce qui s’est probablement et certainement passé, ainsi que ce qui n’a absolument pas eu lieu, ce matin lumineux de la fin de l’été 2001. Ces nombreuses contributions sont en grande partie dans le domaine public et sont facilement accessibles à l’ère de Google et de You Tube.

Alors que nombreux sont ceux qui ont déplacé les repères dans la compréhension de ceux qui sont engagés dans la quête de vérité, la contribution d’un universitaire en particulier, se distingue par la remarquable combinaison de sa portée, de sa précision et de son attention aux détails. Je crois que je parle pour beaucoup de collègues qui dans un large consensus s’accordent sur le fait que le professeur de théologie David Ray Griffin a plus que gagné le titre de doyen de ce que l’on appelle le « 9/11 Truth mouvement » [8]. Je mets au défi quiconque de lire une partie de la petite bibliothèque de livres et d’articles qu’il a écrits sur les divers aspects du 11 Septembre et de ne pas développer un mépris total pour la version officielle du complot. Compte tenu de ce que Griffin et d’autres ont déjà publié, il ne subsiste pas la moindre crédibilité à l’idée que la frappe sur le Pentagone et la pulvérisation des trois tours à structure d’acier du World Trade Center ont été causés par une poignée de Saoudiens seulement armés de cutters, disposant d’une formation sommaire au pilotage et d’un intense zèle djihadiste.

Récemment, est née la branche la plus professionnelle des sceptiques du 11-Septembre qui est le fait de l’infatigable Richard Gage, fondateur de l’association « Architects and Engineers for 9/11 Truth » forte de 600 membres (architectes et ingénieurs). Gage en réunissant une grande masse d’études techniques et en la vulgarisant, a établi au-delà du doute raisonnable que les tours aux puissantes structures en acier ne se sont pas écroulées du fait des crashes des avions de ligne, des incendies de kérosène et de la gravité, mais à cause de démolitions contrôlées. Toutes les trois se sont effondrées sur leur empreinte, peu ou prou à la vitesse de la chute libre.

Tout aussi récemment, j’ai étudié attentivement la profonde et abondante érudition affichée dans le livre du Canadien Peter Dale Scott, The Road to 9/11 : Wealth Empire and the Future of America [9]. Cet ouvrage, évalué par ses pairs, est publié par University of California Press située à Berkeley. Scott s’appuie sur des décennies d’enquête sur le fonctionnement interconnecté des compagnies pétrolières, des cartels de la drogue, des opérations de contre-espionnage, des banques et de la politique, et son volume met en évidence une collaboration aussi étroite que longue entre Dick Cheney et Donald Rumsfeld, laquelle culmine avec leurs apparitions et disparitions étranges dans les jours qui ont précédé et suivi le 11/9. Comme les travaux de Nafeez Mosaddeq Ahmed [10], le livre de Scott présente beaucoup d’éléments de preuve qui démontrent que le croquemitaine d’al-Qaïda a été impliqué de l’intérieur dans le fonctionnement de la sécurité nationale US, et ce dès son incorporation dans les moudjahidine parrainés par le duo CIA-ISI. Commençant comme des acteurs clés dans les opérations financières de la défunte Banque de crédit et de commerce international (BCCI) fondée à Lahore, les personnages destinés à assumer leurs rôles au sein d’al-Qaïda ont contribué à faire avancer le processus de transformation du terrorisme en une entreprise et en une opportunité politique pour les nombreux marchands de peur. Je recommande en particulier le chapitre 10 du livre de Scott, intitulé « Al-Qaïda et les élites états-uniennes ». Les sous-parties de ce chapitre comprennent des expressions comme « Les agents des États-Unis, les compagnies pétrolières et al-Qaïda », « Les États-Unis et al-Qaïda en Azerbaïdjan », « Unocal, les Taliban et ben Laden en Afghanistan », « Al-Qaïda, l’Armée de libération du Kosovo et le pipeline transbalkanique »,« Al-Qaïda et le complexe pétrolier, militaire et financier ».

Je pourrais terminer par un plaidoyer en faveur d’une enquête parlementaire au Canada sur la véracité de l’interprétation du 11-Septembre, qui continue de mettre en danger la vie de nos soldats en Afghanistan. Je pourrais terminer en soulignant l’échec journalistique de la CBC (Canadian Broadcasting Corporation, la radio nationale, NdT) ou la propagande pour les guerres d’agression qui a proliféré en particulier dans les médias commerciaux. Comme l’a révélé l’enquête sur la CIA de l’après-Watergate, des « agents » recrutés dans les grands médias ont longtemps été utilisés par des organismes de la sécurité nationale (de l’État) afin de propager des campagnes de désinformation dont le but véritable est de booster les affaires de gens comme la famille Bush, une dynastie de profiteurs de guerre. Je pourrais illustrer certains de mes arguments en pointant vers les sites ridicules de Can West Global, et surtout celui du Nation Post. Je citerai seulement le titre d’un article où des bloggeurs anonymes se voient attribué beaucoup d’espace dans ce journal pour attaquer mon travail. Que font les rédacteurs de ce journal quand ils titrent « S’attaquer aux théoriciens du complot du 11-Septembre » sinon défendre le mythe de la guerre contre le terrorisme en occultant tout débat ?

Nombreuses sont les façons dont je pourrais conclure, mais je choisis en fait de terminer ce texte avec quelques réflexions sur George Bush, le droit international et le livre remarquablement bien accueilli de Naomi Klein intitulé La Stratégie du choc : la montée du capitalisme du désastre [11]. À travers le prisme de son interprétation keynésienne, Klein observe de nombreux pays au cours des dernières décennies. Pour ce faire, elle présente par exemple l’argument très convaincant que les modestes programmes de redistribution qui avaient été incorporées aux économies nationales et à l’économie mondiale en général n’ont pas survécu aux incursions du « capitalisme du désastre ». Nos relations matérielles ont été soumises aux chocs répétés de l’hyper privatisation pendant les périodes où nous avons été les plus vulnérables aux effets désorientant de traumatismes manufacturés ou induits naturellement.

Comme l’auteur le reconnaît dans son livre, les événements du 11 Septembre constituent l’exemple type de sa thèse centrale. Le choc des images de l’effondrement des tours a créé le prétexte pour l’invasion de l’Irak et la hâte du régime de Bush pour exploiter ce que Klein appelle le « marché du terrorisme ». L’Irak devait être un prototype pour démontrer que « le boulot de l’État n’est pas de fournir la sécurité, mais de l’acheter au prix du marché ». En outre, la violence en Irak a aidé à stimuler la culture de la peur et de la haine en Amérique du Nord qui renforce la montée de ce que Klein nomme « l’industrie de la sécurité de la patrie ».

Comme la plupart des auteurs qui écrivent sur la guerre contre le terrorisme, Klein aborde les attentats du 11 Septembre du bout de l’orteil pour arriver indemnes sur un terrain professionnel plus sûr. Pour elle, cette zone plus sûre consiste à documenter la façon dont Bush, Cheney, Rumsfeld, Paul Bremer, et les autres architectes et ingénieurs de la privatisation de l’économie de la terreur ont exploité le 11 Septembre pour faire progresser leur ordre du jour politique. Mais éludant quasiment le sujet de ce qui s’est réellement passé le jour du Grand Choc, Klein s’incline devant le mantra « des échecs de la sécurité le 11-Septembre ». Klein emmène alors ses lecteurs dans sa très originale et importante analyse économique de l’Irak, le « Ground Zero » de la guerre contre le terrorisme.

Je crois comprendre la décision journalistique de Naomi. Je considère cela comme un compromis nécessaire, si elle voulait conserver un espoir de faire connaître son très utile travail sur les médias au Canada et aux États-Unis ainsi qu’auprès de jeunes militants dans le monde entier. Mais je pense que Klein est trop bien informée pour ne pas être méfiante de l’alibi de « l’échec de la sécurité » avancé par le régime Bush. Si mon intuition est vraie, que faut-il dire au sujet de la gravité du climat de paranoïa si même Naomi Klein s’autocensure, plutôt que de prendre le risque de rejoindre les groupes marginalisés « des théoriciens du complot » ? L’adhésion de Klein à des tabous sur le 11 Septembre est-elle similaire à celle de Noam Chomsky et des producteurs de médias sinon progressistes, comme par exemple, ZMag, The Nation, et Democracy Now ? Ou Barrie Zwicker a-t-il raison quand il affirme que des forces malveillantes sont à l’œuvre pour répéter dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme, les techniques de désinformation et de guerre psychologique qui avaient cours pendant la Guerre froide ?

La rhétorique du discours d’espoir et de changement du Président Obama ne transcendera pas les discours de haine et les crimes de haine qui continueront à se multiplier aussi longtemps que le public détournera son regard de la vérité sur l’événement dont le contenu a été déformé pour justifier les crimes internationaux qui continuent à être perpétrées au nom de la guerre contre le terrorisme. Tant que cette fraude n’est pas exposée (reconnue), l’obscénité continuera probablement et George Bush franchira les frontières internationales pour donner des discours grassement rémunérés. Néanmoins, nous nous efforcerons de faire ce que nous pouvons le 17 mars en faisant de la visite de l’ancien président américain à Calgary un test pour savoir si nous sommes gouvernés par la règle du droit ou par la règle de la désinformation, du copinage et de la puissance militaire.


Anthony J. Hall,

Professeur d’études sur la mondialisation à l’université de Lethbridge (Canada)

[1] « Les USA d’Obama : actuellement 1 noir sur 11, incarcéré ou en probation », Réseau Voltaire, 7 mars 2009.

[2] « Les 52 plus dangereux dignitaires américains. Le jeu de cartes du régime Bush », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 1er mai 2003.

[3] Lire Guerre biologique et terrorisme, par Francis A. Boyle, éditions Demi-lune, disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[4] The Prosecution of George W. Bush for Murder, par Vincent Bugliosi, Vanguard Press, 2008, 352 pp.

[5] Les jugements des tribunaux militaires internationaux de Nuremberg et de Tokyo exclurent eux aussi l’impunité des dirigeants : dans son arrêt du 1er octobre 1946, le tribunal de Nuremberg, a souligné que « la protection que le droit international assure aux représentants de l’État ne saurait s’appliquer à des actes criminels. Les auteurs de ces actes ne peuvent invoquer leur qualité officielle pour se soustraire à la procédure normale et se mettre à l’abri du châtiment ».

[6] « Le programme des faucons pour 2004 », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire.

[7] « Omar Khadr sera jugé, mais pas libéré », Réseau Voltaire, 27 septembre 2007.

[8] Voir les articles et les livres de David Ray Griffin sur Réseau Voltaire.

[9] The Road to 9/11 : Wealth, Empire, and the Future of America, par Peter Dale Scott, University of California Press, 2007, 432 pp.

[10] La Guerre contre la vérité, par Nafeez Mosaddeq Ahmed, éditions Demi-lune, 512 pp. Disponible sur la librairie du Réseau Voltaire.

[11] La stratégie du choc : La montée d’un capitalisme du désastre, par Naomi Klein, version française Actes Sud, 2008, 669 pp.


Source (Voltaire): http://www.voltairenet.org/article159241.html


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Du papier…

Posted by sylvainguillemette sur 3 mars, 2009

https://i2.wp.com/www.tshirt-maout.com/blog/public/goodies/GOODIES_02.jpg

Que sortirez-vous ce matin au commis du dépanneur lorsque vous achèterez votre journal, votre café ou un billet de loto qui sait? Vous lui tendrez votre carte de débit? Vous lui donnerez une pièce de monnaie, un billet de banque? Mais que valent ces papiers, maintenant qu’on les imprime sans compter, au fur et à mesure que le besoin se fait sentir?

Aux États-Unis, les contribuables se partagent désormais une dette que les enfants des enfants de leurs enfants n’auront pas fini de payer dans plusieurs décennies. On imprime tout de même ces billets impériaux qui, dans les faits, ne sont que papiers peints. Ces billets n’ont plus de valeur puisqu’on les imprime également dans les autres nations capitalistes du monde avec la même facilité et rapidité, c’est un mode de survie, un repli. Le capitalisme est mort.

On vous dit d’ailleurs d’un côté, «débrouillez-vous avez vos comptes», alors que vous savez nettement insuffisants vos revenus en rapport à vos dettes, mais d’un autre côté, le même gouvernement vous refusant cette aide plonge la main dans vos économies pour éponger les dettes de la bourgeoisie. AIG par exemple, a reçu sa quatrième injection de plusieurs dizaines de milliards, tout en dévoilant un trimestre des plus appauvrissant avec une perte de près de 62 milliards de dollars. Que dire de GM? Et des autres?

Au moment où vous lisez ces lignes, après la vertigineuse chute du 2 mars 2009, les investisseurs de par le monde retirent leurs avoirs craignant un krach boursier brutal. La panique est installée. Vous ne possédez que des billets de Monopoly, ça ne vaut plus rien. Au train où on les imprime, la dépréciation de ces billets est inévitable et même, probablement déjà en vigueur, mais on ne vous en soufflera point mot, par souci de confiance au marché. Mais il est mort, ce marché, il ne veut plus rien dire…

Faites-donc une blague aux banques, allez donc y déposer vos billets de jeu, sinon, fabriquez-en! Allez remplir les coffres de la banque de billets de Monopoly, c’est de toute façon ce qui s’y trouve déjà! Allez-y si vous voulez. Sinon, allez jouer au Monopoly avec les autres dupés, car c’est tout ce qui subsiste du capitalisme. Pour les autres, aidez-nous à faire tomber ce qui reste de ce système parasitaire et battons le fer pendant qu’il est encore chaud!

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180 degrés à babord

Posted by sylvainguillemette sur 19 février, 2009

https://i2.wp.com/www.sitedesmarques.com/affiliation/net-affiliation/images/generation-shopping/2a/2182041-raporteur-180-degres-avec_GD.jpgComme moi, certains ont sans doute bien aimé leur café quotidien ce matin en regardant les nouvelles. C’est que Claude Castonguay a fait demi-tour sur le rapport qu’il avait rendu disponible l’an dernier. Il a même remercié Jean Charest de ne pas avoir appliqué son rapport! Castonguay avait servi les adéquistes dans leur argumentaire aux fins de défendre la privatisation de la santé, au détriment des intérêts de la nation québécoise –ils devront se contenter de leurs affirmations dérisoires-.

Il n’est toutefois pas étonnant de voir que le revirement de monsieur Castonguay reflète exactement la position du nouveau parti à l’Assemblée nationale -Québec-solidaire-, puisqu’il est facile d’en prévoir les échecs futurs avec une pareille économie, laquelle est je crois, plutôt chancelante. Pour ceux et celles qui tardent à payer leurs comptes, imaginez en plus que l’on vous impose une facture médicale…

Également, cela reflète ce que nous, membres de RW, avions prédit quant au risque que pouvait prendre une nation en se donnant un pareil modèle. Si vous vous rappelez bien, nous avions donné en exemple les états-uniens, lesquels perdaient alors leur maison à raison de 3000 personnes par jour. Nous avions alors questionné les capacités d’un tel individu –ayant perdu sa maison, son emploi, etc..- à se payer les soins privés, alors qu’il n’était même pas en mesure d’avoir un toit sur la tête.

Décidément, l’ADQ/Équipe Mario Dumont, en plus de perdre son chef -le propriétaire de l’ADQ/Équipe Mario Dumont-, aura perdu beaucoup en moins d’un an, elle qui comptait sur ce rapport pour nous imposer sa doctrine ultra-capitaliste, dont même les états-uniens ne veulent plus si l’on se fie au choix qu’on fait les électeurs de ce pays –Obama a promis l’universalité du système de santé-.

Il n’y a donc pas que le cheval de cette formation qui soit mort, mais bien toute son écurie.

Notons qu’avec un pareil revirement de LEUR spécialiste -qui n’a fait qu’admettre ce que nous, socialistes ou sympathisants, affirmions-, les adéquistes n’ont plus grand-chose à défendre à l’Assemblée nationale, mais devraient plutôt solliciter une place au conseil du patronat, là où se trouvent leurs véritables intérêts.

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Hasta la vista Schwarzenegger!

Posted by sylvainguillemette sur 18 février, 2009

https://i0.wp.com/www.citizenside.com/fr/photos/manifestations/2008-09-15/9618/manifestation-contre-schwarzenegger-a-los-angeles/package/47710-los-angeles-california-september-15-protest-governor-s-office-023.jpg

En 2003, Arnorld Schwarzenegger était élu en Californie où déjà, les finances publiques étaient chancelantes. Mais elles ont continué de se détériorer sous la gouverne du sauveur hollywoodien, à tel point qu’aujourd’hui, la dette publique se chiffre dans les 40 milliards.

Monsieur Schwarzenegger est en attente que le sénat adopte un budget pour son État, lequel est le 8e État économique du monde. Mais jusqu’ici, ni les démocrates majoritaires dits «progressistes», ni les républicains minoritaires ne s’accordent sur l’autorisation de ce budget, l’une et l’autre des parties diamétralement opposées par des idéologies économiques qui se différencient assez visiblement par des tenues de responsabilité assez différentes l’une de l’autre.

Jusque là, tout ce que propose le républicain d’allégeance, laquelle n’est pas si réciproque que ça, c’est d’assainir les finances en coupant des postes au public et en augmentant l’imposition, sinon en coupant des postes (20 000) au fonctionnariat. Par exemple, Schwarzenegger voudrait hausser les impôts de 14 milliards et couper les services publics de 15 milliards, comme quoi même Hollywood sait faire payer le prolétariat pour ses abus du passé. Et cela n’a pas tardé à raviver les flammes si réputées des manifestants californiens qui, très rapidement, sont sortis dans la rue pour protester contre l’odieux.

Comme autre exemple de défaillance économique, les remises d’imposition seront retardées et au lieu d’un chèque, les sur-payeurs recevront un certificat attestant de leur dû. Imaginez un instant que des milliers ou des millions de familles aient pu comptabiliser ce chèque dans leur budget à court terme, comme porte de sortie, afin d’éviter de justesse, la faillite qui affame le reste de leur pays…

Depuis déjà quelques semaines, les chantiers d’autoroutes sont abandonnés, tout comme il était possible de voir de pareils exemples ailleurs dans le monde sur divers sites de construction.

Les États-Unis d’Amérique sont au bord de la faillite et tout ce qui les sauvera de cette certaine chute, c’est le martyr des prolétaires qui, comme toujours, paieront la note des abus bourgeois. Ni Schwarzenegger, ni quelconque autre messie ne sauvera les prolétaires, il est temps qu’ils se sauvent eux-mêmes.

Hasta la vista, Schwarzenegger!

Hasta la vista, capitalisme!

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Le Risque Partagé

Posted by sylvainguillemette sur 7 février, 2009

https://i1.wp.com/carriere.jobboom.com/marche-travail/dossiers-chauds/2006/09/27/16.jpg

On nous a longtemps dit que les bourgeois méritaient leur titre de par le risque qu’ils «investissaient» dans la société, via leur capital soit disant bien mérité et que par ce titre, ils méritaient les fruits du labeur prolétarien. Mais qu’en est-il véritablement, dès lors que l’on perçoit dans les crises économiques les  néfastes retombées qui affligent surtout les contribuables et les prolétaires?

Par exemple, des plus connues, General Motors, à travers le monde, a dû couper des milliers d’emplois prétextant des difficultés économiques, sans pour autant en attribuer l’odieux aux gestionnaires privés qui furent méritants toutes ces années, de leur soit disant bonne gestion. Mais plus localement, au Québec par exemple, on multiplie les fermetures de manufactures, infligeant aux travailleurs, l’impact réel de la dite «difficile période économique».

Nexans, un fabricant de câbles électriques, entre autres basé à Québec, a dû fermer son usine à cause de restructuration. Ce seront donc 52 travailleurs de plus qui, ce mois-ci, demanderont leur assurance-emploi comme tant d’autres au Québec. Rio Tinto, un monstre pourtant, doit également supprimer plusieurs postes importants, jetant ainsi sur le pavé des travailleurs bien méritants qui ne seront toutefois jamais reconnus pour leur mérite bien réel. Sinon, l’usine Composite VCI de Matane qui a dû réduire sa production, alors que la cartonnerie Smurfit Stone doit elle, faire durer le supplice d’un arrêt de production pour ses travailleurs. Alcan, à Beauharnois, privera elle, 220 ouvriers de leur bien mérité retour sur la production, production d’une PLUS-VALUE dont ne saurait se passer ces bourgeois aux grands appétits inapaisables. Abitibi-Bowater a également su retenir notre attention, encore là, pour n’exposer que de mauvaises nouvelles pour les contribuables et prolétaires. 206 employés furent licenciés, dont près de la moitié, pourra s’en sortir, mais avec moindres salaires et conditions de travail…

Et alors qu’au Québec on commence tout juste à ressentir les effets de la crise états-unienne, devenue mondiale, des milliers, voire des millions d’êtres humains à travers le monde perdent leur emploi, ou le perdront sous peu. Se faisant, ils démontrent encore une fois que le risque «capitaliste » est bel et bien partagé et qu’en aucun cas, cette excuse ne devrait servir à justifier l’exploitation des masses prolétaires du monde entier par leur bourgeois respectif.

Le gouvernement canadien, lui, a décidé de ne pas aider les travailleurs et plutôt d’aider les employeurs, ainsi que d’imposer ses valeurs idéologiques auprès des syndicats ou même, des femmes. Il a également octroyé près de 2 millions de dollars au manège militaire, créant certes quelques emplois ici et là, mais temporaires et non pas à la hauteur de ceux perdus à travers le Québec. Quant à l’assurance-emploi, plutôt que d’abaisser  les semaines d’attente interminables, et pour le travailleur, et pour ses créanciers, il a décidé de prolonger les prestations de 5 semaines, ce qui n’aide en rien le retour au travail «à court terme» des personnes ciblées et ce qui ne les sauve pas non plus du marasme déclenché lors de leur mise à pied, ce qui ne les dégage donc pas de l’infernale spirale de l’endettement.

Pendant ce temps, un géant, Wal-Mart, un employeur qui fournit certes un tas de boulots, mais peu payés et précaires, se retrouve en justice pour combattre les défenseurs des bonnes conditions de travail, afin de perpétuer son exploitation honteuse du labeur humain et de faire croire, toujours, au grand mérite et ce, tout en tentant de mondialiser une exploitation des plus archaïques, celle du prolétariat pourtant majoritaire sur Terre.

Le risque n’est donc plus un argument valable, et de fait, ne l’a jamais été. Quiconque a passé le seuil de la porte de ces entreprises aujourd’hui fermées, a risqué son propre sort et celui de ses proches, voire de sa famille, de sa femme, de son mari, de ses enfants…

Il serait peut-être temps de mettre fin à cette exploitation.

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