Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for the ‘Répression’ Category

Toronto la grande

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 19 juillet, 2010

Après plus de 1000 arrestations les forces policières de Toronto n’ont pas encore arrêtés tous les suspects qu’ils voulaient. Beaucoup de monde sont furieux de voir le travail effectué par les  »agents de la paix ». Pourquoi un budget de plus de 1 Milliard de dollars et encore du monde à rechercher ? La réponse est fort simple, la police de Toronto veut attirer l’attention ailleurs que sur eux-même, ils jouent la victime et tente d’y mêler la population. Car faire appel à la population fait partie de quelques techniques policières, en temps normal cela est fait lorsqu’il y a de dangereux criminels qui courent les rues telles que des tueurs en série, des voleurs de banques etc., tandis qu’ici nous parlons bien de gens qui étaient à une manifestation de tout ce qui avait de plus légitime et qui sont accusés d’avoir organisé celle-ci et d’avoir incité au grabuge et à la casse.

Les dix personnes qui sont les plus recherchés devrait être les policiers agents provocateurs qui ont incité à cette violence et fait du vandalisme. Quelques médias nous ont montré des voitures en feu dans la rue à quelques mètres des policiers, or beaucoup de manifestant témoigne le fait que ces voitures étaient là sans surveillance depuis au moins six heures à travers la foule qui n’a pas touché les voitures d’un poil. Jusqu’à ce qu’un agent provocateur saute sur une première voiture qui en fait était destinée à la casse selon de no d’identification. Mais voyant très bien que cela n’en valais pas la peine les manifestants l’on laissé faire le clown seul.

Les agents provocateurs sont utiles au travail des policiers pour justifier la répression et ainsi justifier les dépenses faramineuses de ce sommet-cirque, les dépenses augmentent sans cesse lorsqu’il s’agit de la sécurité surtout de leur sécurité. L’argent payer en grande partie par les classes moyenne et pauvre par l’entremise de taxes sur un peu tout sert défendre pour les plus riches et sert aussi à ceux qui vont décider de l’avenir de nos sociétés et ce sans notre consentement. La répression que nous avons été témoins de voir et d’entendre ces dernières semaines nous donne un bref aperçu de l’avenir quand aux conflits sociaux-politiques dans lesquels la ou les populations en général vont faire face. Car les décisions prisent dans ce sommet-cirque ne sont que des mesures impopulaires qui ne vont qu’agrandir les inégalités et les frustrations de la par de la population et justifier les répressions qui en fait était un terrain d’essai. Car les policiers ont vraiment agi comme s’ils étaient en temps de crise, ils s’y préparent et font face aux groupes les plus radicaux de la société pour être en mesure de bien identifier les comportements de ceux-ci.

Les événements de Toronto ne sont qu’un prélude de l’avenir d’un État avec de moins en moins de pouvoir quand au services publics mais augmentant sans cesse les dépences injustifiées d’une sécurité de plus en plus répressive qui demande à sa population de l’aider dans ses démarches, bref un État policier quoi!

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Soixante heures à «Torontonamo»

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 3 juillet, 2010

Voici un texte qu’un camarade ma conseiller de lire qui me remplit de frustration. Les faits et les témoignages sont ceux des événements de la semaine passée à Toronto.  Je vous avertis que ce que vous allez lire est très choquant et démontre très bien l’État dans lequel nous vivons un État policier fort, irrespectueux de la jeunesse et abusant de son pouvoir d’autorité digne d’un pays en dictature. Le discours de certains est que les policiers doivent intervenir avec plus de force alors je vous conseille de lire ce qui suit et de nous dire comment il doit y avoir plus de force la prochaine fois?

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Par Agnès Gruda

Dans la vie de tous les jours, Maryse et Jacynthe Poisson sont des étudiantes d’université vives, intelligentes et engagées.

La première étudie en travail social, la seconde en droit international. L’été, elles travaillent comme animatrices, l’une avec des jeunes, l’autre dans un quartier défavorisé. Ce sont aussi des soeurs jumelles. Elles ont 21 ans.

Mais pendant un cauchemar qui aura duré presque 60 heures, Maryse et Jacynthe n’étaient plus rien de tout cela. Elles étaient devenues des détenues désignées par un numéro inscrit sur un bracelet: 5366 pour Maryse, 5340 pour Jacynthe.

Pendant ces presque 60 heures, Maryse et Jacynthe ont mangé seulement quelques sandwichs au fromage Kraft. Parquées dans des cellules aux murs grillagés, leur univers se limitait à une toilette chimique laissée à la vue de tous, à un néon jamais éteint et à un plancher de béton froid.

Elles se sont fait confisquer leurs chaussures, leur montre et leur soutien-gorge. Oui, oui, leur soutien-gorge. C’est à cause de l’armature de métal, potentiellement dangereuse, paraît-il.

Au moment de monter dans le fourgon cellulaire, Jacynthe s’est même fait prendre ses lunettes. Comme elle est très, très myope, elle a passé près de trois jours dans le brouillard, incapable de lire les badges des policiers qui la traitaient comme elle n’avait jamais imaginé être traitée dans son pays, le Canada.

Car cette histoire se passe bel et bien au Canada, en 2010. Jacynthe et Maryse font partie du millier de personnes qui ont été arrêtées après que des casseurs eurent fait déraper les manifestations contre le sommet du G20.

Il était environ 8h45, dimanche, quand les policiers armés sont entrés dans le gymnase de l’Université de Toronto où elles dormaient en compagnie de 200 autres jeunes Québécois.

«Police! Haut les mains!» ont crié les agents. C’est là que le cauchemar a commencé. Il s’est terminé quand elles sont rentrées à Montréal, dans la nuit de mardi à mercredi, avec une accusation de complot sur les bras.

Nous nous sommes rencontrées dans un café, où elles m’ont raconté leurs deux jours et demi d’incarcération, leurs moments de révolte, de déprime et d’impuissance. Mais aussi les bulles d’humour et de solidarité.

Leur récit confirme ceux d’autres manifestants arrêtés au cours du week-end. Il recoupe les observations de l’Association canadienne pour les libertés civiles, selon laquelle la vaste opération policière du week-end était «disproportionnée, arbitraire et excessive».

Le hasard

L’avocat que Jacynthe et Maryse ont fini par consulter avant d’être libérées leur a conseillé de ne pas témoigner publiquement des événements du samedi, jour de la grande manifestation, tant que leurs démêlés judiciaires ne seront pas terminés.

Je me contenterai donc de noter que c’est le hasard le plus pur qui les a fait atterrir dans les autocars nolisés par la Convergence de luttes anticapitalistes (CLAC), qui ont amené des dizaines de manifestants à Toronto.

Pourquoi manifester contre le sommet des chefs d’État? Maryse voulait dénoncer certaines positions du gouvernement Harper, comme le rejet de la taxe bancaire. Jacynthe voulait se faire une meilleure idée du G20. Ses professeurs en parlent plutôt favorablement. Elle voulait voir l’autre côté de la médaille. Au lieu de ça, elle est passée de l’autre côté du miroir…

Réveil brutal

Après l’arrivée des policiers, les jeunes ont été sommés de rester assis, les mains à la vue des agents. Interdit de s’habiller. Interdit de se rendre aux toilettes. Un à un, ils ont décliné leur identité, fait fouiller leur sac, tendu leurs mains pour se faire menotter. Et ont attendu.

C’est là qu’un policier a demandé à Jacynthe de lui remettre ses lunettes. En cas d’accident du fourgon cellulaire, elles risquaient de lui causer des blessures.

Arrivées au centre de détention temporaire, c’est le choc: ces cages métalliques, ces toilettes découvertes, ça semblait sortir d’un mauvais film. «Dans une cage, il y avait plein de filles toutes recroquevillées. C’était dégradant», raconte Maryse.

Dans leur récit, Maryse et Jacynthe ont de la difficulté à situer les événements dans le temps. Faute de points de repère, les étapes de leur détention se fondent en un magma où certains éléments se découpent avec une précision chirurgicale.

«On devait crier pour tout. Pour avoir de l’eau. Du papier toilette. De temps en temps, on recevait un petit verre en styromousse ou quelques feuilles de papier», raconte Maryse.

Certains détenus s’entassaient à 30 dans une cage. Quand ils avaient faim ou soif, ils secouaient la plaque de métal fixée sur la grille. Le vacarme était infernal.

Les policiers se promenaient entre les cages en criant des noms et des numéros, l’air perdu. Dans la cellule de Maryse, il y avait une femme qui souffrait de problèmes de santé mentale. Elle réclamait ses médicaments. «Calm down», lui disaient les policiers. «Elle a fini par péter une coche, elle a crié et frappé sur les murs.» Il a fallu qu’elle en arrive là pour obtenir des soins.

Dépouillées de tous leurs biens, les prévenues qui avaient été surprises dans leur sommeil ne portaient pour la plupart qu’un short et une camisole. Certaines ont obtenu des chaussettes ou un chandail. Toutes ont eu froid.

Fouille à nu

Impossible de dormir: trop froid, trop bruyant. À un moment, on a commencé à appeler les jeunes femmes une à une. Celles qui revenaient tremblaient et pleuraient. Elles venaient de subir leur première fouille à nu.

À un moment, les «filles» sont transférées, pieds et mains liés, vers la Cour, puis vers la prison des femmes. Deuxième fouille à nu, devant une porte ouverte cette fois.

À un moment, les jumelles subissent un interrogatoire surréaliste. «As-tu l’intention de te suicider dans les deux prochaines heures?» Puis: «Es-tu folle?» Elles s’étonnent encore de cette formulation méprisante.

À la prison des femmes, les prisonnières finissent par recevoir leur premier repas digne de ce nom et des uniformes verts qui les tiennent plus au chaud. Mardi, elles comparaissent enfin devant le juge, qui les informe de leur acte d’accusation: complot avec intention criminelle.

Avant de partir, Maryse et Jacynthe doivent encore signer leurs conditions de libération. «Signez tout de suite», leur dit le policier. Quand elles prennent le temps de lire le document, elles se font menacer de retourner en prison. Quand elles protestent, elles se font répondre: «La prochaine fois, vous irez commettre votre crime au Québec!»

Enfin libres, les filles tombent dans les bras de leur père. Mais encore faut-il aller chercher leurs biens à la prison des femmes. Maryse retrouve presque tout, sauf une écharpe, un manteau et une petite culotte d’une couleur suspecte: le noir…

Jacynthe, elle, n’a jamais récupéré ses affaires. Elle est sortie de prison sans papiers d’identité, sans carte bancaire. Et sans lunettes.

Montagnes russes

Pendant leur incarcération, les deux jeunes femmes ont connu les montagnes russes, passant de la colère à l’abattement. Parfois, les détenus se livraient à des jeux pour passer le temps. Des jeux d’enfant où, par exemple, ils personnifiaient des animaux pour défier les policiers. «Ils nous traitaient comme des animaux, alors…»

Et il y a aussi eu des moments de délire joyeux. Dominic, étudiant en sociologie, raconte comment les gars de sa cellule ont fabriqué un ballon en plastique et styromousse. C’était l’Italie contre le Ghana…

Mais ces moments de légèreté ne changent rien au fond des choses: Maryse, Jacynthe, Dominic, tout comme Émilie Guimond-Bélanger, l’émissaire de Québec solidaire au G20, elle aussi accusée de complot, ont tous été profondément choqués par ce qu’ils ont vécu.

«Jamais je n’ai senti que les policiers me considéraient comme si j’étais présumée innocente», dit Jacynthe. «Jamais je n’aurais cru que mes droits pouvaient être violés comme ça», dit sa soeur jumelle.

Émilie Guimond-Bélanger souffre d’hypoglycémie et il a fallu qu’elle se sente défaillir pour qu’un policier prenne son état au sérieux. «Je ne demandais pas des oreillers de plume, je voulais juste manger!»

Et tous racontent comme il était pénible d’être maintenus dans l’ignorance absolue de ce qui les attendait. Pire: d’être sans cesse nourris de faux espoirs. Le verre d’eau s’en vient; le coup de fil, c’est pour bientôt. Des heures plus tard, toujours rien.

Dominic est un jeune homme costaud de 23 ans. Mais à un moment, il a craqué. Une nuit, il a vu ses compagnons couchés sur le sol, grelottant dans leur sommeil. «On aurait dit qu’ils faisaient une crise d’épilepsie.» Dominic a alors éclaté en sanglots.

Pendant un moment, il a eu l’impression d’être à Guantánamo. Les gars de sa cellule ont d’ailleurs rebaptisé leur prison. Ils l’ont appelée: «Torontonamo».

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/201007/01/01-4294842-soixante-heures-a-torontonamo.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4295050_article_POS1

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Un con-servateur parmi tant d’autres

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i1.wp.com/www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2008/04/12/boisvenu.jpgCe n’est plus une nouvelle, Pierre Hugues Boisvenu a été nommé sénateur, par le parti conservateur, qui l’a certainement choisi pour son idéologie, mais certes, aussi, pour son absence de pitié, et sa logique, qu’est celle de la majorité conservatrice. Répression, refus d’analyse de la situation, emprise de sujets émotionnellement, etc..

En entrevue à Radio-Canada (RDI), monsieur Boisvenu a répondu aux questions qu’on lui posait, de façon, conservatrice.

Sur le cas d’Omar Ahmed Khadr, le sénateur Boisvenu en est arrivé au même constat simpliste que celui des conservateurs. «Il a commis un acte criminel et doit être jugé devant un tribunal pour adultes, dans le pays où il a commis le crime, donc aux États-Unis d’Amérique.»

Pourtant, l’enfant-soldat, disposant de droits le concernant quant à son âge, quant à son statut de soldat, n’a pas commis l’acte aux États-Unis, et n’a pas encore été reconnu coupable de l’acte lui-même. Il est donc, jusqu’à preuve du contraire, présumé innocent, selon la constitution canadienne en vigueur, en vigueur parce que des agents complices de l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA), des agents du SCRS, l’ont interrogé dans la prison illégale(1) de Guantanamo, à Cuba.

Lorsqu’il a été fait prisonnier, Omar Ahmed Khadr avait tout juste 15 ans.

Mais encore une fois, vous me connaissez, j’aimerais aller plus loin que le simple constat de la stupidité de ce nouvel arrivant au poste de sénateur, un poste nommé, et non élu, j’aimerais le souligner! Quand monsieur Boisvenu dit «Lorsqu’on commet un crime dans un pays autre que le nôtre, le condamné doit être jugé dans ce pays…», est-il conscient que les soldats canadiens, états-uniens, français, britanniques, bref, de tous ces pays trompés par la propagande états-unienne, sont donc , puisqu’enfreignant les lois afghanes, assujetties aux lois afghanes, donc conséquemment, contraints de se plier aux dites lois afghanes, et d’y subir, par exemple, la peine de mort? Mais quoi? Les canadiens, états-uniens, etc., tuent des gens là-bas! Un meurtre, c’est un meurtre! Peu importe la raison, monsieur Boisvenu le sait!

Aujourd’hui, un drone états-unien a tué 5 membres d’une même famille, au Pakistan. Monsieur Boisvenu suggère t-il que les pilotes, ou les expéditeurs de ce drone, soient jugés selon la justice pakistanaise au Pakistan?

Rien d’autre à dire! Sauf peut-être… pour un type qui se dit contre le meurtre en général, monsieur Boisvenu a vite fait de fermer les yeux sur les crimes des amis de Harper, sinon, sur les crimes commis par l’administration Harper tout court! C’est un con-servateur parmi tant d’autres!

1-      La Cour suprême des États-Unis d’Amérique a jugé illégale la prison de Guantanamo.

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Tony Blair, un menteur et un tueur de masse sans regret

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/scrapetv.com/News/News%20Pages/Everyone%20Else/images-4/tony-blair.jpgAprès être passé sous commission en Grande-Bretagne, l’ancien premier ministre Tony Blair affirme ne rien regretter de sa décision d’avoir envoyé ses troupes en Irak, pour déloger Saddam Hussein du trône qu’il s’était octroyé. Il dit du monde, qu’il est plus sûr depuis la chute du défunt Saddam Hussein.

Or, les armées états-uniennes continuent de faire des morts, d’armer des terroristes, de commettre des actes terroristes, de financer le terrorisme, de combler les manques en école de torture dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique, ou européens, de préparer des conflits d’intérêts majeurs pour l’humanité, etc.. Ma question, doit-on envahir les États-Unis d’Amérique,  pour palier à ces dangers?

Depuis l’avènement de la puissance reconnue de ce pays, nul ne peut remettre ce dernier en question, sur ses crimes de guerres évidents, sur ses crimes commis contre l’humanité évidents. Comme pour Israël, les États-Unis d’Amérique semblent intouchables, inaptes à subir des procès, sinon, comme tant d’autres, moins voyous pourtant, des sanctions économiques bien méritées.

Parce que disons-le, si quelconque pays ose remettre en question les politiques étrangères de Washington, il se verra frappé des dites sanctions économiques, pourtant méritées par Washington, bien plus que par quelconque autre pays.

Prenons l’un des pires de ceux-là, à mes propres yeux, la Coré du Nord. Elle est soumise à la junte militaire en place, dictée, ou dictant à Kim-Jong-Il, la voie à suivre. Ce pays a certes, un long éventail de raisons à citer, pour lui soumettre des sanctions internationales, mais ces mêmes raisons, pourtant, ne semblent pas en incriminer autant les États-Unis d’Amérique qui, justement, commettent les mêmes crimes, mais sur autrui.

La Coré du Nord possède des armes nucléaires, qu’elle menace de lancer sur la Coré du Sud et sur le Japon. Washington en possède plus de 1000, en Corée du sud, qu’elle menace, et menaçait avant que la Corée du Nord n’obtienne ses propres ogives nucléaires, de lancer sur Pyongyang. Une autre question! Est-ce que Washington a le droit de faire ce que Pyongyang n’a pas le droit de faire? De posséder des armes nucléaires, et de menacer des pays souverains de lancer ses armes nucléaires contre eux?

Rappelons-nous qu’à Cuba, lors de la crise des missiles, il y avait des ogives nucléaires russes, mais qu’en même temps, même avant, des ogives nucléaires états-uniennes étaient basées en Turquie, pointant toutes sur Moscou! Une autre question? Allons-y! Est-ce que Washington a le droit exclusif de baser des armes nucléaires tout près de ses ennemis idéologiques? Et a-t-elle le droit de recourir à celles-ci, plus que les autres pays tout autant souverains?

Sinon, que dire d’Israël, qui commet des meurtres à peu près tous les jours, de parfaits innocents? Saviez-vous qu’Israël possède l’arme nucléaire, sans faire partie de la liste sélective des possédants de ces ADM, et qu’elle déclare toujours ne pas posséder d’ADM? Ma question! Est-ce que Tel-Aviv a un droit divin de posséder des armes nucléaires, sans faire partie du club sélect de l’AIEA, et un droit divin aussi, de passer incognito vis-à-vis cette même structure, pourtant appelée en 2003, à voir si Saddam Hussein possédait des ADM, dont des armes nucléaires? Rappelons qu’Israël, en 2006, et en 2007, a tué des milliers de palestiniens, ou de libanais, sans là, se faire taxer de terroriste, sans se faire couvrir de sanctions internationales! Elle l’a fait avec des ADM, dont le phosphore blanc, le NAPALM et les armes à sous-munitions. Israël a visé les ponts, les écoles, les hôpitaux, les bâtisses gouvernementales, les centrales électriques et les points d’eau potable, ma question! Est-ce qu’Israël se trouve au-dessus des lois internationales, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne? Est-ce qu’Israël a le droit de posséder des ADM, dont des armes nucléaires, même si elle démontre un visage terroriste à l’année longue et qu’elle ne respecte pas les droits humains des palestiniens, ou des libanais?

Si Tony Blair a raison de dire que le monde est mieux sans Saddam Hussein, qui ne représentait visiblement aucun danger autre, pour la Grande Bretagne et pour les États-Unis d’Amérique, qu’un exemple en matière de politique des ressources naturelles, soit la nationalisation de celles-ci, ais-je raison d’affirmer que nous devrions désormais, penser à renverser la dictature bourgeoise par  les armes, puisqu’elle nous mène à notre perte certaine, ne serait-ce qu’en matière environnementale?

Si la logique de Tony Blair doit s’appliquer, celle-ci aura vite fait de légitimer les pires exactions commises au sein de l’humanité. Bref, le jugement de ce patent incompétent, ou de ce complice d’une tuerie qu’il n’a toujours pas évalué justement, est aussi contradictoire que ses prétentions du monde plus sûr, qu’est le nôtre sans Saddam Hussein!

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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Faire la guerre pour la paix

Posted by sylvainguillemette sur 11 décembre, 2009

https://i2.wp.com/lasserpe.blogs.sudouest.com/media/00/00/1681483230.jpg

Barack Hussein Obama, hier, est allé à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. Certes, ce prix arrive au même moment où le président des États-Unis d’Amérique annonce qu’il envoie 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, dans une guerre illégitime, rappelons-nous, déclenchée sur une base mensongère, et de fait, démarrée en 1998, donc avant les attentats du 11 septembre 2001, prouvant cette illégitimité.

Comme discours, Barack Obama rappelle son absence de choix, il dit qu’il le fallait, pour accéder à la paix en Afghanistan. Or, faire la guerre, pour obtenir la paix, n’a jamais que fait des morts additionnels, et n’a jamais pansé quelque plaie que ce soit. En Afghanistan, comme ailleurs où sont allés les États-Unis d’Amérique au cours du dernier siècle, la population civile est celle touchée par la guerre, bien d’avantage que les militants visés par Washington et ses alliés impérialistes.

Et pour obtenir cette «paix», s’il en est une véritable, Washington ne renonce à aucun moyen, pas mêmes les illégaux, ou plutôt qu’elle ne s’engage pas à respecter –mines anti-personnelles, ADM, armes chimiques, armes bactériologiques, attaques de cibles civiles (centrale électrique, ponts, hôpitaux, écoles..)-. Washington utilise des Armes de Destruction Massive, elle utilise aussi la torture, les enlèvements, la séquestration illégale, le meurtre, et bref, elle envahie et occupe des pays, et leur impose sa vision de la paix, soit le libre-marché, la privatisation des ressources humaines et naturelles, et l’indignation totale des populations locales, tout en méprisant les intérêts de celle-ci, tant que ça fait plaisir à la bourgeoisie internationale. Et elle installe des dictatures, respectant ses vœux.

Au Nicaragua, lorsque les sandinistes ont chassé la dictature des Somoza qui brutalisait le peuple nicaraguayen depuis près de 45 ans, Ronald Reagan a senti le besoin d’amener la paix, là aussi, au prix de dizaines de milliers de vies. Et lorsque Ronald Reagan créa son commando, mené par des mercenaires, les Contras –un tas de repris de justice et des mercenaires en solde-, il les mobilisa en disant qu’il fallait ramener la paix et la démocratie au Nicaragua. Du Honduras, qui constituait une base de repli –et sous dictature états-unienne également- pour les criminels employés par Washington, les Contras revenaient en force contre les sandinistes, armés et financés par Washington.

Au Salvador, les prêtres et les sœurs n’y étaient pas épargnés. Le peuple, comme dans les autres pays envahis par Washington, a du souffrir, souffrir et encore souffrir, pour finalement se retrouver avec une dictature sanglante lui aussi, ce qu’appelait pourtant Washington, sans que la communauté internationale n’intervienne avec des sanctions quelconques, la paix.

En Colombie, encore aujourd’hui, la paix tente de se gagner à coups d’armes automatiques. Les paramilitaires, financés et mandatés par l’État d’Alvaro Uribe, exterminent les éléments dérangeants, et on ne parle pas ici des F.A.R.C., mais bien du peuple, des syndicalistes, des militants de toutes sortes, des droits de l’homme aux causes pacifistes.

Au Venezuela, en 2002, et les trois années suivantes, Washington a tenté de renverser l’élu  démocratique, Hugo Chavez. Washington brandissait encore une fois, la paix pour cautionner l’indéfendable. En 2002, ils enlèvent Chavez, le séquestrent, et assermentent un nouveau président (le tristement célèbre, Carmona), en de ça de 48 heures.

En Jamaïque, c’est également pour la paix qu’interviendra Washington auprès des socialistes, en faisant couler leur sang.

Qui ne se rappelle pas du Chili, où Washington met en branle, ses assassins, pour la cause commune, commune aux bourgeois. Pinochet, acheté par la CIA, ne se souciera pas le moins du monde des vies qu’il enlèvera. Et c’est au nom de la paix que fut mené ce coup d’État. Et drôlement, suite au coup d’État, Milton Friedman arrive avec ses copains pour dicter la marche à suivre, économiquement parlant.

Idem pour la République dominicaine, pour l’Équateur, pour le Mexique, pour le Pérou, pour la Bolivie, et j’évite ici de parler des conflits sanglants qu’a entretenu Washington en Afrique, où des enfants-soldats sont souvent répertoriés parmi les combattants. Mais c’était pour la paix dit-on.

Et c’est également pour la paix, que Washington soutiendra l’Apartheid sud-africain, qu’elle fera emprisonner Nelson Mandela, et qu’elle fera assassiner tout élément dérangeant pour les intérêts de Washington sur ce sol. Lumumba sera d’ailleurs l’un des premiers assassinés, après sa victoire démocratique.

En outre,  tous les pays d’Amérique du sud et centrale ont connu la liberté et la paix de Washington, mais les seules libertés que défendaient réellement Washington, c’était celle des bourgeois d’entreprendre, et de tenir en salariat l’économie de ces pays qu’elle envahissait. Jusqu’en Afrique, Washington voulut amener la paix, sinon, rappelez-vous la paix qu’ont connu les vietnamiens –et qu’ils connaissent encore sous la forme de suites d’épandage de l’Agent Orange (qui se trouve désormais dans la nappe phréatique), ou des mines anti-personnelles-. C’était pour leur bien…, pour la paix.

En Afghanistan comme ailleurs, les peuples à la base, ne veulent rien entendre du discours de Barack Hussein Obama, ce nouveau tyran aux gants blancs. Ils le connaissent son discours, ils se rappellent l’aide apportée aux talibans, à Al-Qeada sinon, qui, à coups de milliards, a pu asseoir son pouvoir et ce, grâce à Washington qui ne voulait que la paix.

Les beaux discours de monsieur Obama ne changent rien au passé, et non, les États-Unis n’ont jamais apporté la paix, nulle part au monde. Que la guerre, que le sang, et que la haine.

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i0.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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Le jour du souvenir

Posted by sylvainguillemette sur 12 novembre, 2009

 

https://i0.wp.com/blogs.lexpress.fr/tendance/coquelicot12bq7%5B1%5D.jpg

 

Le jour du souvenir est arrivé. Mais que représente ce jour, exactement, si les causes libératrices du joug  nazi peuvent être comparées aux causes impérialistes d’un Empire sur d’autres nations le siècle suivant? Les soldats canadiens d’aujourd’hui, dans une mission d’occupation en Afghanistan –qui amena en 2004, la dictature Karzaï au pouvoir-, ont-ils le même mérite que les soldats canadiens ayant combattu les soldats nazis sur les côtes françaises et/ou en Europe généralement? Aucunement, même si je me dois de respecter leur choix de donner leur vie pour leur cause, qui n’était forcément pas mienne, comme vous pourrez le lire dans ces prochaines lignes.

 

Les soldats morts au combat en Afghanistan, sont morts en imposant une dictature aux afghans, bien que ceux-ci soient aux prises avec une autre dictature de toute façon. Les soldats canadiens, aux côtés de leurs comparses impérialistes de l’OTAN, n’ont rien du sauveur tombé sur les plages normandes. Le soldat canadien, en Afghanistan, ne défend pas des droits humains, mais l’ordre établi par la dictature Karzaï, elle, soumise au dictat de Washington. C’est ainsi, et nous le savions tous avant même que le sol afghan soit foulé par les GI ou par nos «vaillants soldats» -Nos soldats canadiens sont armés des plus sophistiqués équipements militaires, de soutiens sinon, des frappes aériennes alliées, etc., et se battent généralement contre des combattants armés de vieux AK-47, de lance grenade RPG7 et de fusils mitrailleurs PK.- Parler de courage, je veux bien, à condition qu’on félicite également, sans regarder la cause, comme celle de l’Afghanistan, les combattants talibans ou autres qui prennent part aux combats déclenchés, rappelons-le, contre un envahisseur qui occupe toujours leur terre à cette heure-ci.

 

Depuis l’invasion de ce pays souverain, les seigneurs de guerre gouvernent toujours les provinces de ce pays souverain. Les enfants continuent de se faire violer, mais maintenant, ces violeurs portent un uniforme*. Les «checkpoints» permettent aux soldats afghans de piller les paysans afghans qui passent par là, laissant ceux-ci plutôt pauvres après ces journées de labeur qu’ils peuvent accomplir à Kabul ou dans les autres grandes villes comme Kandahar. Bref, les pratiques n’ont pas changé tant que ça depuis la gouverne des talibans, mais cela est tout à fait normal, puisque les mêmes gouverneurs contrôlent les provinces et il s’agit toujours de seigneurs de guerre se faisant la guerre, les uns aux autres.

 

Mais pire encore, rien n’est véritablement fait pour accommoder les difficiles vies des afghans, qui par exemple, n’ont pas des tonnes d’eau. Pour les aider, la communauté internationale fait installer une usine de Coca-Cola, celle-ci videra les nappes phréatiques peu à peu, comme l’a fait ailleurs cette multinationale aux couleurs de Noël. En réalité, la prise de l’Afghanistan est purement stratégique, et permettra dorénavant, aux forces de l’OTAN, d’étendre le bras de leur bourgeoisie jusqu’à la Mer Noire, où ils pourront entrer en compétition avec le marché gazier des russes.  La guerre de l’an dernier en Géorgie n’était d’ailleurs pas une coïncidence et avait des liens bien communs avec ce qui se passe au pays de l’opium. Aussi, cet opium, justement, sa production a grimpé en flèche et semble, comme dans d’autres conflits cela était le cas, enrichir les forces occultes états-uniennes, la CIA. Car celle-ci, n’en déplaise à ses fans, depuis des années s’enrichit de cette façon, que ce soit en Colombie, au Panama, ou ailleurs dans le monde, elle a toujours trempé dans des échanges manifestement gros de drogue, protégeant tantôt tel cartel, ou tel autre, selon ses avantages.

 

Du haut des airs, l’armée impérialiste occupant l’Afghanistan bombarde des zones où les afghans vivent, tuant de ceux-ci. Du sol, de l’artillerie, les troupes occupantes pilonnent des positions vraisemblablement ennemies, pendant des jours. Là aussi, ils tuent parfois des civils. Dans les villes, la coalition de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie, se promène en blindés et gare à celui qui fait de faux mouvements s’il ne veut pas se prendre du 20mm dans les dents! Les élections sont truquées, on triche sans honte, multipliant les électeurs parfois par 10 dans certaines provinces de ce qu’ils sont véritablement. Karzaï l’emporte haut la main lors d’élections truquées…., lui qui servait il y a si peu de temps, UNOCAL, qui avait été mandatée par la Maison blanche pour négocier le passage d’un oléoduc avec ce que George Bush nommait à l’époque, le «gouvernement taliban» -les talibans refusèrent-.

 

Alors oui, donnons notre pensée à ces soldats qui ont combattu le joug nazi ou ces premiers soldats allemands de 1914, mais de grâce, ne le donnons pas à des envahisseurs d’un pays souverain, qui pour seul mérite, n’ont que leurs combats contre les outils désuets de Washington à mettre sur la table! L’OTAN occupe un pays, et ses soldats également. Ils ne méritent pas notre pensée, ni même qu’on s’attarde à leur cas, malgré leur aliénation et leur obligation d’obtempérer aux ordres de sa majesté.

*Un camarade à moi, ayant fait son tour en Afghanistan en tant qu’artilleur de l’armée canadienne, a été témoin d’un de ces viols répétitifs. Un enfant faisant la vaisselle pour les soldats afghans entraînés par les forces canadiennes, s’est fait violer par ces soldats afghans.

 

 

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Les raisons de l’occupation à l’UQÀM

Posted by Reactionism Watch sur 11 avril, 2009

Dans la nuit du 6 au 7 avril 2009, 45 étudiantEs de l’UQAM et d’ailleurs, ont investi l’emblématique pavillon Hubert-Aquin et comptaient occuper les lieux jusqu’à ce que leurs revendications soient acceptées. Le Comité du 6 avril s’est formé suite à l’arrestation des 45 étudiantEs.
Rest of the text:

Les revendications des occupantEs étaient: un réinvestissement massif à l’UQAM, immédiatement et sans condition de la part du gouvernement du Québec, l’embauche immédiate de 300 nouveauxELLES professeurEs et la démocratisation des instances administratives de l’UQAM dans une perspective d’autogestion.

En ce sens, nous exigons que le futur « plan stratégique » de l’UQAM ne contienne aucune close sur l’autonomie financière des facultés et/ou des départements et que les directeurs, doyens ou tout autre membre du conseil d’administration, incluant le recteur et les vice-recteursTRICES, soient démocratiquement éluEs par l’ensemble de la communauté uquamienne. C’est cette dernière qui devrait être en contrôle de l’université et non des PDG d’entreprises à but lucratif. ChacunE devrait avoir le droit de se prononcer sur toutes les décisions. C’est en ce sens que nous avons tenté de prendre posession collectivement de notre milieu d’étude. Malheureusement, l’administration actuelle de l’UQAM nous l’a refusé.

Nous croyons que la gouvernance de l’université ne devrait pas être guidée par une perspective de rentabilisation à tout prix, mais que, conformément à la mission originaire de l’UQAM, l’objectif premier devrait rester la qualité et l’accessibilité de l’éducation post-secondaire. L’emphase doit être mis sur la mission académique avant les impératifs financiers.

L’occupation du 6 avril s’est faite dans un contexte de grève générale. Tous les professeurEs et plus de 15 000 étudiantEs de l’UQAM étaient en grève au moment de l’occupation. Nous tenons à préciser que la grève des étudiantEs n’est pas seulement une grève d’appui aux professeurEs, mais un plaidoyer pour une réhabilitation de l’éducation post-secondaire comme enjeu social fondamental méritant des investissements publics massifs.

Nous croyons que l’université, et plus particulièrement l’UQAM, doit demeurer un lieu de réflexion critique sur la société et le politique. Historiquement, l’Université est un espace de liberté, un sanctuaire pour libres-penseurs et, depuis des décennies, le foyer de contestations contre l’injustice sociale. Encore aujourd’hui, les étudiantEs se retrouvent à l’avant-plan des luttes pour l’égalité et le progrès social. L’administration de l’UQAM ne reconnaît pas ces propriétés universelles de l’université. En faisant impunément appel aux forces policières, l’UQAM s’est révélée être un « État policier » digne des régimes totalitaires. Nos intentions n’étaient pas violentes, mais politiques. Aucun bureau n’a été volontairement brisé durant l’occupation, ils n’ont été déplacés que pour notre protection. Aucune résistance n’a été utilisée lors de l’arrestation, nous étions piégés de toute façon. En restant à l’intérieur de l’université, nous voulions symboliser qu’elle doit appartenir à chacunE y faisant partie.

Nous regrettons d’avoir à subir les conséquences de nos idéaux, mais nous les acceptons, sans résignation. Notre combat ne fait que commencer, nous ne nous arrêterons que lorsque l’UQAM nous appartiendra vraiment. À nous, ainsi qu’à tout ceux qui y étudient, y enseignent, y travaillent et y militent.

Vous n’avez encore rien vu de ce dont la colère légitime est capable!

– Le Comité du 6 avril

Groupe de soutien sur Facebook : http://www.facebook.com/group.php?gid=30027909943

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Quel changement?

Posted by quebecsocialiste sur 8 avril, 2009

Un texte de Ron Jacobs traduit sur Le Grand Soir qui aborde le statut Quo de l’administration Obama au niveau de l’impérialisme international des États-Unis, plus particulièrement sur le sujet de l’Afghanistan et de l’OTAN impérialiste qui a réussi à s’aliéner l’écrasante majorité des populations locales afghanes:

Passer une nouvelle couche sur une stratégie qui a échoué

Par Ron Jacobs

J’allume la télé, le vendredi 27 mars 2009. Je tombe sur la chaîne C-Span. Le discours de Barack Obama sur l’Afghanistan y était retransmis.

Si on écoutait le mot d’introduction en faisant abstraction de celui qui parlait, on aurait aussi bien pu penser qu’il s’agissait de George Bush.

C’étaient les mêmes rengaines qui revenaient : le 11 sept, le terrorisme, Al-Qaida. Al-Qaida, le terrorisme, le 11 sept.

Quelques nouveaux termes apparaissaient. Le « Pakistan » et la « diplomatie » en faisaient partie. Washington et ses alliés de l’OTAN resteront en Afghanistan tant que le monde ne sera pas débarrassé du danger que représente Al-Qaida.

Ce que n’a pas dit Obama, à l’instar de Bush, c’est qu’en réalité, le fait que la coalition étrangère ait massacré des Afghans et des Pakistanais n’a pas mis un tant soit peu un terme à cette menace que constituerait Al-Qaida. La preuve : les soldats de la coalition étrangère pensent toujours qu’ils sont en mission en Afghanistan pour détruire Al-Qaida. L’idée qu’une organisation apatride telle qu’Al-Qaida peut être éliminée en occupant ces régions du monde où elle est censée avoir ses quartiers généraux est absurde. L’idée qu’assassiner les populations qui habitent ces régions va servir cette cause est également absurde, discutable du point de vue de la stratégie et immorale.

L’argument majeur donné par Bush quand les forces US ont attaqué Al-Qaida en 2001 était que le gouvernement Taliban donnait asile à Al-Qaida. Donc, le pays tout entier et le peuple afghan méritaient que s’abattent mille morts sur eux. Cette logique simpliste ne tient pas compte du tout du fait qu’il était très probable que beaucoup d’Afghans ne soutenaient pas les Taliban. De même, cette stratégie ne se préoccupait pas de savoir comment le fait de bombarder des villages et des villes permettrait de capturer les dirigeants d’Al-Qaida.

En outre, le plan élaboré pour lancer l’invasion et l’occupation de l’Afghanistan par les forces étrangères faisait fi de l’hostilité que provoquerait une telle agression.

Et aujourd’hui, sept ans et demi plus tard, les troupes d’occupation et les Afghans sont tributaires des décisions prises à Washington. Les soldats de l’armée d’occupation sont régulièrement tués par des villageois, des policiers afghans, des Taliban, et des Afghans alliés à d’autres milices.

Les Afghans sont confrontés aux vicissitudes de la vie dans un pays occupé où chaque groupe armé qui les entoure – l’armée d’occupation, les mercenaires, les Taliban, les membres des forces de sécurité afghanes mises en place par les US, ou les criminels – peut leur rendre la vie encore plus insupportable. Par-dessus le marché, la majorité des Afghans vit dans la misère, encore plus terrible depuis ces années de guerre.

Et, dans ces conditions, il n’est pas surprenant que les milices afghanes qui s’opposent aux forces d’occupation gagnent du terrain. Elles apportent la sécurité aux Afghans ordinaires tout en répondant à leur souhait de voir les troupes étrangères quitter le pays. Ce n’est pas tant que les Afghans épousent nécessairement la doctrine fondamentaliste de ces milices (les Taliban et les autres) mais plutôt qu’ils partagent une même culture en tant qu’Afghans.

On peut rapprocher le soutien des Afghans à ces milices à ce qui se passe à Gaza entre le Hamas et les Palestiniens. Beaucoup de Palestiniens ne partagent pas le programme religieux du Hamas mais le considèrent comme la seule organisation politique qui partage leur voeu de mettre un terme à la domination d’Israël sur la Palestine, et qui lutte à cette fin. Evidemment, il y a de grandes différences entre les deux situations, mais je pense que l’analogie existe fondamentalement.

De même, les populations des régions dites « tribales » de la Province de la Frontière du Nord-Ouest s’indignent de la présence sur leurs terres de troupes étrangères et des tirs de roquettes téléguidées.

Et donc, ils se sont insurgés contre leur présence, souvent par les armes. De même, dans les régions qui résistent également contre la présence étrangère, les populations ont décidé de rejoindre les Taliban et les autres. Contrairement à l’Afghanistan, où le gouvernement de Karzai à Kaboul sert les intérêts de Washington, le gouvernement d’Islamabad a, à l’occasion, manifesté plus que Karzai (qui a parfois exprimé son irritation) sa désapprobation aux incursions dans la Province de la Frontière du Nord-Ouest. Cela n’a pas empêché Washington de tirer des roquettes téléguidées sur la région, mais cela a peut-être évité d’autres d’incursions en hélicoptère et au sol. On peut encore donc dire à l’heure actuelle sans avoir peur de se tromper que le gouvernement pakistanais acceptera les plans d’Obama pour la région et permettra aux forces US d’agir où et quand elles le veulent.

D’après Obama, Washington a un objectif clair et bien ciblé : désorganiser, démanteler et terrasser Al-Qaida au Pakistan et en Afghanistan et empêcher leur éventuel retour. « Actuellement, Al-Qaida a peut-être ou peut-être pas l’intention de frapper aux Etats-Unis, comme l’a affirmé M. Obama dans son discours. Le fait que cette éventualité continue d’être utilisée pour justifier non seulement l’occupation de l’Afghanistan, mais l’escalade militaire (et l’étendre en pénétrant encore plus avant au Pakistan) montre bien le leurre de cette tactique, si le véritable objectif est bien celui qu’Obama prétend être. M. Obama et ses conseillers ont beau souhaiter qu’il en soit autrement, la poursuite de l’actuelle stratégie d’occupation et d’escalade militaire ne vont pas amener ces Afghans qui luttent contre la présence des troupes US à déposer les armes. Donc, il est peu crédible que ces mesures anéantiront les Taliban ou Al-Qaida, même si beaucoup parmi nous voudraient bien que ce soit le cas.

Le fait que la stratégie de Washington ait peu de chances d’atteindre les objectifs annoncés par Obama (et par Bush en 2001) indique que ces objectifs ne sont probablement pas les véritables raisons de la présence de Washington dans la région. Les desseins qu’Obama a explicitement niés (je cite : « Nous ne sommes pas en Afghanistan pour contrôler ce pays et décider de leur avenir à leur place« ) ne seraient-ils pas, justement, les véritables objectifs ?

C’est alors que l’escalade militaire là-bas prendrait tout son sens.

Ron Jacobs

Ron Jacobs a écrit, entre autres, « The Way the Wind Blew : a history of the Weather Underground » (histoire du Weather Underground http://fr.wikipedia.org/wiki/Weathermen), publié par Verso. Il peut être contacté à l’adresse suivante : rjacobs3625@charter.net

Traduction des Bassines et du Zèle pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

ARTICLE ORIGINAL
http://www.dissidentvoice.org/2009/03/putting-a-new-coat-on-a-failed-strategy/

Source

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