Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Archive for the ‘Résistance’ Category

Toronto la grande

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 19 juillet, 2010

Après plus de 1000 arrestations les forces policières de Toronto n’ont pas encore arrêtés tous les suspects qu’ils voulaient. Beaucoup de monde sont furieux de voir le travail effectué par les  »agents de la paix ». Pourquoi un budget de plus de 1 Milliard de dollars et encore du monde à rechercher ? La réponse est fort simple, la police de Toronto veut attirer l’attention ailleurs que sur eux-même, ils jouent la victime et tente d’y mêler la population. Car faire appel à la population fait partie de quelques techniques policières, en temps normal cela est fait lorsqu’il y a de dangereux criminels qui courent les rues telles que des tueurs en série, des voleurs de banques etc., tandis qu’ici nous parlons bien de gens qui étaient à une manifestation de tout ce qui avait de plus légitime et qui sont accusés d’avoir organisé celle-ci et d’avoir incité au grabuge et à la casse.

Les dix personnes qui sont les plus recherchés devrait être les policiers agents provocateurs qui ont incité à cette violence et fait du vandalisme. Quelques médias nous ont montré des voitures en feu dans la rue à quelques mètres des policiers, or beaucoup de manifestant témoigne le fait que ces voitures étaient là sans surveillance depuis au moins six heures à travers la foule qui n’a pas touché les voitures d’un poil. Jusqu’à ce qu’un agent provocateur saute sur une première voiture qui en fait était destinée à la casse selon de no d’identification. Mais voyant très bien que cela n’en valais pas la peine les manifestants l’on laissé faire le clown seul.

Les agents provocateurs sont utiles au travail des policiers pour justifier la répression et ainsi justifier les dépenses faramineuses de ce sommet-cirque, les dépenses augmentent sans cesse lorsqu’il s’agit de la sécurité surtout de leur sécurité. L’argent payer en grande partie par les classes moyenne et pauvre par l’entremise de taxes sur un peu tout sert défendre pour les plus riches et sert aussi à ceux qui vont décider de l’avenir de nos sociétés et ce sans notre consentement. La répression que nous avons été témoins de voir et d’entendre ces dernières semaines nous donne un bref aperçu de l’avenir quand aux conflits sociaux-politiques dans lesquels la ou les populations en général vont faire face. Car les décisions prisent dans ce sommet-cirque ne sont que des mesures impopulaires qui ne vont qu’agrandir les inégalités et les frustrations de la par de la population et justifier les répressions qui en fait était un terrain d’essai. Car les policiers ont vraiment agi comme s’ils étaient en temps de crise, ils s’y préparent et font face aux groupes les plus radicaux de la société pour être en mesure de bien identifier les comportements de ceux-ci.

Les événements de Toronto ne sont qu’un prélude de l’avenir d’un État avec de moins en moins de pouvoir quand au services publics mais augmentant sans cesse les dépences injustifiées d’une sécurité de plus en plus répressive qui demande à sa population de l’aider dans ses démarches, bref un État policier quoi!

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Soixante heures à «Torontonamo»

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 3 juillet, 2010

Voici un texte qu’un camarade ma conseiller de lire qui me remplit de frustration. Les faits et les témoignages sont ceux des événements de la semaine passée à Toronto.  Je vous avertis que ce que vous allez lire est très choquant et démontre très bien l’État dans lequel nous vivons un État policier fort, irrespectueux de la jeunesse et abusant de son pouvoir d’autorité digne d’un pays en dictature. Le discours de certains est que les policiers doivent intervenir avec plus de force alors je vous conseille de lire ce qui suit et de nous dire comment il doit y avoir plus de force la prochaine fois?

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Par Agnès Gruda

Dans la vie de tous les jours, Maryse et Jacynthe Poisson sont des étudiantes d’université vives, intelligentes et engagées.

La première étudie en travail social, la seconde en droit international. L’été, elles travaillent comme animatrices, l’une avec des jeunes, l’autre dans un quartier défavorisé. Ce sont aussi des soeurs jumelles. Elles ont 21 ans.

Mais pendant un cauchemar qui aura duré presque 60 heures, Maryse et Jacynthe n’étaient plus rien de tout cela. Elles étaient devenues des détenues désignées par un numéro inscrit sur un bracelet: 5366 pour Maryse, 5340 pour Jacynthe.

Pendant ces presque 60 heures, Maryse et Jacynthe ont mangé seulement quelques sandwichs au fromage Kraft. Parquées dans des cellules aux murs grillagés, leur univers se limitait à une toilette chimique laissée à la vue de tous, à un néon jamais éteint et à un plancher de béton froid.

Elles se sont fait confisquer leurs chaussures, leur montre et leur soutien-gorge. Oui, oui, leur soutien-gorge. C’est à cause de l’armature de métal, potentiellement dangereuse, paraît-il.

Au moment de monter dans le fourgon cellulaire, Jacynthe s’est même fait prendre ses lunettes. Comme elle est très, très myope, elle a passé près de trois jours dans le brouillard, incapable de lire les badges des policiers qui la traitaient comme elle n’avait jamais imaginé être traitée dans son pays, le Canada.

Car cette histoire se passe bel et bien au Canada, en 2010. Jacynthe et Maryse font partie du millier de personnes qui ont été arrêtées après que des casseurs eurent fait déraper les manifestations contre le sommet du G20.

Il était environ 8h45, dimanche, quand les policiers armés sont entrés dans le gymnase de l’Université de Toronto où elles dormaient en compagnie de 200 autres jeunes Québécois.

«Police! Haut les mains!» ont crié les agents. C’est là que le cauchemar a commencé. Il s’est terminé quand elles sont rentrées à Montréal, dans la nuit de mardi à mercredi, avec une accusation de complot sur les bras.

Nous nous sommes rencontrées dans un café, où elles m’ont raconté leurs deux jours et demi d’incarcération, leurs moments de révolte, de déprime et d’impuissance. Mais aussi les bulles d’humour et de solidarité.

Leur récit confirme ceux d’autres manifestants arrêtés au cours du week-end. Il recoupe les observations de l’Association canadienne pour les libertés civiles, selon laquelle la vaste opération policière du week-end était «disproportionnée, arbitraire et excessive».

Le hasard

L’avocat que Jacynthe et Maryse ont fini par consulter avant d’être libérées leur a conseillé de ne pas témoigner publiquement des événements du samedi, jour de la grande manifestation, tant que leurs démêlés judiciaires ne seront pas terminés.

Je me contenterai donc de noter que c’est le hasard le plus pur qui les a fait atterrir dans les autocars nolisés par la Convergence de luttes anticapitalistes (CLAC), qui ont amené des dizaines de manifestants à Toronto.

Pourquoi manifester contre le sommet des chefs d’État? Maryse voulait dénoncer certaines positions du gouvernement Harper, comme le rejet de la taxe bancaire. Jacynthe voulait se faire une meilleure idée du G20. Ses professeurs en parlent plutôt favorablement. Elle voulait voir l’autre côté de la médaille. Au lieu de ça, elle est passée de l’autre côté du miroir…

Réveil brutal

Après l’arrivée des policiers, les jeunes ont été sommés de rester assis, les mains à la vue des agents. Interdit de s’habiller. Interdit de se rendre aux toilettes. Un à un, ils ont décliné leur identité, fait fouiller leur sac, tendu leurs mains pour se faire menotter. Et ont attendu.

C’est là qu’un policier a demandé à Jacynthe de lui remettre ses lunettes. En cas d’accident du fourgon cellulaire, elles risquaient de lui causer des blessures.

Arrivées au centre de détention temporaire, c’est le choc: ces cages métalliques, ces toilettes découvertes, ça semblait sortir d’un mauvais film. «Dans une cage, il y avait plein de filles toutes recroquevillées. C’était dégradant», raconte Maryse.

Dans leur récit, Maryse et Jacynthe ont de la difficulté à situer les événements dans le temps. Faute de points de repère, les étapes de leur détention se fondent en un magma où certains éléments se découpent avec une précision chirurgicale.

«On devait crier pour tout. Pour avoir de l’eau. Du papier toilette. De temps en temps, on recevait un petit verre en styromousse ou quelques feuilles de papier», raconte Maryse.

Certains détenus s’entassaient à 30 dans une cage. Quand ils avaient faim ou soif, ils secouaient la plaque de métal fixée sur la grille. Le vacarme était infernal.

Les policiers se promenaient entre les cages en criant des noms et des numéros, l’air perdu. Dans la cellule de Maryse, il y avait une femme qui souffrait de problèmes de santé mentale. Elle réclamait ses médicaments. «Calm down», lui disaient les policiers. «Elle a fini par péter une coche, elle a crié et frappé sur les murs.» Il a fallu qu’elle en arrive là pour obtenir des soins.

Dépouillées de tous leurs biens, les prévenues qui avaient été surprises dans leur sommeil ne portaient pour la plupart qu’un short et une camisole. Certaines ont obtenu des chaussettes ou un chandail. Toutes ont eu froid.

Fouille à nu

Impossible de dormir: trop froid, trop bruyant. À un moment, on a commencé à appeler les jeunes femmes une à une. Celles qui revenaient tremblaient et pleuraient. Elles venaient de subir leur première fouille à nu.

À un moment, les «filles» sont transférées, pieds et mains liés, vers la Cour, puis vers la prison des femmes. Deuxième fouille à nu, devant une porte ouverte cette fois.

À un moment, les jumelles subissent un interrogatoire surréaliste. «As-tu l’intention de te suicider dans les deux prochaines heures?» Puis: «Es-tu folle?» Elles s’étonnent encore de cette formulation méprisante.

À la prison des femmes, les prisonnières finissent par recevoir leur premier repas digne de ce nom et des uniformes verts qui les tiennent plus au chaud. Mardi, elles comparaissent enfin devant le juge, qui les informe de leur acte d’accusation: complot avec intention criminelle.

Avant de partir, Maryse et Jacynthe doivent encore signer leurs conditions de libération. «Signez tout de suite», leur dit le policier. Quand elles prennent le temps de lire le document, elles se font menacer de retourner en prison. Quand elles protestent, elles se font répondre: «La prochaine fois, vous irez commettre votre crime au Québec!»

Enfin libres, les filles tombent dans les bras de leur père. Mais encore faut-il aller chercher leurs biens à la prison des femmes. Maryse retrouve presque tout, sauf une écharpe, un manteau et une petite culotte d’une couleur suspecte: le noir…

Jacynthe, elle, n’a jamais récupéré ses affaires. Elle est sortie de prison sans papiers d’identité, sans carte bancaire. Et sans lunettes.

Montagnes russes

Pendant leur incarcération, les deux jeunes femmes ont connu les montagnes russes, passant de la colère à l’abattement. Parfois, les détenus se livraient à des jeux pour passer le temps. Des jeux d’enfant où, par exemple, ils personnifiaient des animaux pour défier les policiers. «Ils nous traitaient comme des animaux, alors…»

Et il y a aussi eu des moments de délire joyeux. Dominic, étudiant en sociologie, raconte comment les gars de sa cellule ont fabriqué un ballon en plastique et styromousse. C’était l’Italie contre le Ghana…

Mais ces moments de légèreté ne changent rien au fond des choses: Maryse, Jacynthe, Dominic, tout comme Émilie Guimond-Bélanger, l’émissaire de Québec solidaire au G20, elle aussi accusée de complot, ont tous été profondément choqués par ce qu’ils ont vécu.

«Jamais je n’ai senti que les policiers me considéraient comme si j’étais présumée innocente», dit Jacynthe. «Jamais je n’aurais cru que mes droits pouvaient être violés comme ça», dit sa soeur jumelle.

Émilie Guimond-Bélanger souffre d’hypoglycémie et il a fallu qu’elle se sente défaillir pour qu’un policier prenne son état au sérieux. «Je ne demandais pas des oreillers de plume, je voulais juste manger!»

Et tous racontent comme il était pénible d’être maintenus dans l’ignorance absolue de ce qui les attendait. Pire: d’être sans cesse nourris de faux espoirs. Le verre d’eau s’en vient; le coup de fil, c’est pour bientôt. Des heures plus tard, toujours rien.

Dominic est un jeune homme costaud de 23 ans. Mais à un moment, il a craqué. Une nuit, il a vu ses compagnons couchés sur le sol, grelottant dans leur sommeil. «On aurait dit qu’ils faisaient une crise d’épilepsie.» Dominic a alors éclaté en sanglots.

Pendant un moment, il a eu l’impression d’être à Guantánamo. Les gars de sa cellule ont d’ailleurs rebaptisé leur prison. Ils l’ont appelée: «Torontonamo».

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/201007/01/01-4294842-soixante-heures-a-torontonamo.php?utm_categorieinterne=trafficdrivers&utm_contenuinterne=cyberpresse_vous_suggere_4295050_article_POS1

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Omar Ahmed Khadr, lésé

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/SwLZOKgtlKI/AAAAAAAAGaw/_dZjYvA3xQg/s1600/omar_khadr_wounded.jpghttps://i0.wp.com/img.src.ca/2008/09/19/480x270/PC_080919militaire-canadien-kandahar_8.jpg

La Cour suprême du Canada a donné son jugement concernant le cas d’Omar Ahmed Khadr, et ce n’est pas en félicitant le gouvernement conservateur de monsieur Harper, que ce jugement fut rendu.

D’abord, le gouvernement canadien de monsieur Harper a été accusé; d’avoir participé à l’interrogatoire illégal d’un enfant soldat, et d’avoir utilisé la torture à des fins militaires, alors que l’enfant soldat avait des droits, et que la détention, puis la torture de cet enfant soldat, contraignaient aux droits de ce même enfant soldat. Aussi, la traite du dit enfant soldat, par les conservateurs, contraignait également à ses droits, puisque ceux-ci considèrent toujours Omar Ahmed Khadr,  comme déjà coupable, parce qu’accusé, des délits que lui reprochent les autorités états-uniennes. Ne faut-il pas établir la preuve avant de conclure à un jugement quelconque à son endroit?

Entrons plus loin dans le débat.

Le soldat, envahissant le pays d’Omar Ahmed Khadr, celui-même qu’on accuse ce dernier d’avoir assassiné, aurait été, selon l’autopsie, par une grenade M-67, de fabrication donc, états-unienne. Déjà, la possibilité qu’Omar Ahmed Khadr puisse accéder à ce genre de munitions est pratiquement impossible. L’odieux semble plus pointer, vers un accident entre camarades états-uniens qui, le remarquons-nous aujourd’hui, ont tenté de sauver leur camarade fautif, des accusations auxquelles il aurait eu droit devant une Cour martiale certes, sans pitié. La grenade lancée, donc, n’est que le résultat d’un mauvais usage, états-unien, et non un meurtre, comme l’affirme l’accusation, de toute façon puérile…

Puérile pourquoi? Parce que l’on pourrait aisément,  accuser tous les soldats participant à cet effort impérialiste –puisque la mission en Afghanistan repose sur un argumentaire mensonger, et que celle-ci a été déclenchée, en 1998-, d’avoir enlevé la vie d’autrui, donc d’avoir assassiné quelqu’un, qui qu’il soit.

Le tout n’est donc que l’obstination ultime d’un gouvernement, qui de façon patente, tente de lécher le derrière de l’Empire, pour s’y préserver une place de choix, tel l’opportunisme de quiconque, étant opportuniste. L’aveuglement idéologique, aussi, rend le tout plus confus que jamais. Si l’on peut accuser Omar Ahmed Khadr d’avoir assassiné un soldat envahisseur de son pays d’origine, peut-on au moins accuser le soldat envahisseur, d’avoir voulu assassiner Omar Ahmed Khadr? Si l’un avait tué l’autre avant l’autre, d’ordre contraire, aurait-on pu accuser le soldat états-unien –aujourd’hui mort-, d’avoir assassiné Omar Ahmed Khadr? Laissez-moi en douter!

Le tout n’est qu’un aveuglement idéologique, surtout destiné à taire le débat sur la guerre en Afghanistan elle-même.  Elle était illégitime. Illégale donc. Elle fut déclenchée sur une base mensongère. D’ailleurs, cette guerre fut déclenchée bien avant les prétendus attentats du 11 septembre 2001.

Pourquoi alors, les conservateurs daignent-ils ainsi, aux accusations proposées par Washington, contre de toute façon, un enfant soldat privé de ses droits, selon la constitution canadienne? Ces conservateurs sont-ils vraiment des canadiens fiers d’en être, ou de parfaits complices d’une guerre illégitime, illégale, d’une torture systématiquement rendue aux prisonniers afghans, et pourquoi pas, dans le fond, d’un terrorisme étatique états-unien vis-à-vis ses ennemis idéologiques?

Après tout, les conservateurs n’ont-ils pas les mêmes adversaires idéologiques que les États-Unis, puisqu’ils ont les mêmes intérêts à coeur? N’ont-ils pas mis, par exemple, comme Bush, le réchauffement climatique sur la faute des «socialistes»? N’ont-ils pas léchés, depuis leur arrivée  en maître à la Chambre des communes, les bottes des deux présidents états-uniens ayant pris le pouvoir sous leur mandat?

Omar Ahmed Khadr est innocent de ce dont on l’accuse. Il n’a pas pu lancer de grenade états-unienne, et même s’il l’avait fait, c’était en parfaite légalité des droits de se défendre, des militaires d’un pays souverain. Ottawa est elle, coupable d’avoir envahi un pays souverain, en vue d’y imposer une dictature, et elle est également coupable d’y avoir perpétré des crimes de guerre, comme par exemple, d’avoir utilisé du phosphore blanc via l’artillerie, et ce, offensivement.

J’ajouterais également, pour répondre aux dires sans force du député Steven Blaney, qui accuse Omar Ahmed Khadr d’être l’un des responsables de la mort de la soldate Karine Blais, tuée par un engin artisanal, mieux connu sous le nom de I.E.D. (Improvised Explosive Device), que les soldats canadiens, eux aussi, tuent des gens là-bas, des afghans. Et que l’Afghanistan pourrait citer des noms de la sorte, bien plus souvent que ne pourrait jamais le faire monsieur Blaney. Les bombes, par exemple, tombant du ciel, elles aussi, tuent des gens, dont des civils majoritairement. Elles tuent, sans tenir compte du côté des gens au sol. Les bombes ne sont pas intelligentes à ce point. Et ajoutons, à cela, que déjà, certains soldats canadiens ont tué, accidentellement disent-ils, des civils, plus d’une fois en Afghanistan.

Rapatrions donc Omar Ahmed Khadr, et voyons nous-mêmes qui dit vrai dans tout ce cafouillage, ici, au Canada .

(L’image d’Omar Ahmed Khadr ci-haut, présente une version toute différente du récit des soldats états-uniens, prouvant qu’Omar Ahmed Khadr fut tiré dans le dos, donc qu’il ne présentait pas son visage, lors de l’échange de coups de feu. Il existe d’ailleurs une version longue de l’historique, approuvant ce fait, qu’Omar Ahmed Khadr n’a pas lancé de grenade, et qu’il était de dos lorsque les troupes états-uniennes, invasionnaires, lui ont tiré dessus. D’autres photos mettent en évidence ce fait, montrant le mur contre lequel l’enfant soldat se tenait, de face.)

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L’utilité du patronat, versus celle des syndicats

Posted by sylvainguillemette sur 22 janvier, 2010

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/10/la_pyramide_du_capitalisme1.jpg

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau fit une sortie en grande pompe, contre les syndicats. C’est de bonne guerre. Mais analysons donc, tout simplement, les pours et les contres des syndicats, versus les pours et les contres du patronat, et des gens comme Pierre Karl Péladeau, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, celui du prolétariat en l’occurrence, qu’il critique lorsque assemblé.

D’abord, constatons que le patronat, lui, est tout aussi bien regroupé, sous la bannière du Conseil du Patronat. Ensuite, constatons de plus que, les principaux médias sont concertés de façon à promouvoir le plein pouvoir aux patrons, et critiquent ardemment les groupes syndiqués, à commencer, justement, par les propriétés de monsieur Péladeau lui-même. Cette fenêtre, les syndicats ne l’ont pas, pour critiquer les excès de parasites tel monsieur Péladeau. Également, quelques instituts privés, abondamment financés par les bourgeois de la trempe de Péladeau, offrent une simpliste couverture des régularités économiques d’un rouage capitaliste. Ils normalisent, pour ne pas les banaliser, dans leur jargon, les inégalités sociales, elles, découlant directement des inégalités économiques, donc relatives au système en place. Nous avons par exemple vu, depuis plus d’une décennie, des mercenaires telle qu’Elgrably, excuser le parasitisme des bourgeois, vis-à-vis leur exploités, les prolétaires. Cette même charlatane malhonnête, ne s’est jamais retenue pour prôner la privatisation de la totalité de l’économie,  des services même, tel que l’accès à l’eau par exemple, ou l’accès aux soins de santé, etc..

C’est simple, selon les capitalistes, les syndicats sont jaloux de la réussite des patrons, c’est ce que recopient dans leurs textes, les nombreux militants du capitalisme absolu. Mais pourtant, nous sommes à même de constater que, ce sont les travailleurs salariés, donc les prolétaires, qui créent la richesse, et que donc, le mérite devrait leur revenir. Il n’en n’est rien. Chez le patronat, et sa servitude, le mérite ne revient qu’au propriétaire des moyens de production, et cela, sans la moindre possibilité d’en débattre avec eux. Et pourtant, qui fait rouler la machine à l’usine? Le patron, ou l’ouvrier? Qui s’y blesse? Qui s’y brûle de fatigue? Le patron, ou le travailleur salarié, ce prolétaire exploité? Et qui, dans des exemples plus extrêmes, se blesse, ou se tue même? Des gens comme monsieur Péladeau, ou leurs exploités, que ce patron préfèrerait divisés et dépourvus de moyens de défense?

Monsieur Péladeau rêve d’un monde où il dicterait, sans scrupule, le travail à accomplir, et cela, sans que quiconque ne puisse lui rouspéter. Il se prend pour un général, à qui on ne peut que dire, «Oui missieur». Mais abordons donc, tant qu’à en parler, l’utilité de ces patrons sans scrupule, qui osent critiquer l’existence des syndicats, et faisons-le d’un point de vue marxiste, pour rappeler à monsieur, son lointain passé.

Qui au Journal de Montréal, crée la richesse, qui écrit le journal, qui le met en page, qui le corrige, qui fait les recherches, qui prend les photos, qui expédie ce journal, qui bref, participe vraiment à sa création, de toutes parts? Le travailleur, ici, syndiqué. Pas monsieur Péladeau. Bref, à quoi sert ici, sauf à palier au manque de capitaux, monsieur Péladeau? À rien! À rien du tout même! La seule raison pour laquelle monsieur Péladeau, ici, se trouve utile à quelque chose, c’est qu’il investi ses capitaux, qu’il n’a point mérité, puisqu’il les a amassés sur le labeur d’autrui, et par un héritage. Le plus inutile de la compagnie elle-même, est  son propriétaire. S’il ne s’agissait pas de capital dans ce système, l’inutilité de ce «vaut rien» serait apparente, et même, flagrante. Il n’apporte pas d’eau au moulin, autre que son capital. La gestion d’une entreprise peut également passer sous la gouverne des travailleurs, lesquels sauraient, conditionnement à l’appui, gérer cette entreprise. Les travailleurs peuvent gérer, d’ailleurs, certaines compagnies sont déjà pourvues d’un conseil d’administration, lorsque plusieurs bourgeois en sont propriétaires ou mêmes, parfois constitués de cadres, donc de salariés. Il n’est pas impossible de copier le conseil, mais de remplacer les propriétaires inutiles, ces bourgeois, par des travailleurs qui font leur part dans la société, et non pas là,  en exploitant le labeur d’autrui, comme le font les parasites tel Péladeau.

Maintenant, à quoi servent les syndicats? À se défendre? Certes, mais pas seulement à cela. Les syndicats, d’origine, servaient la cause des travailleurs, pris à la gorge par les nombreuses menaces bourgeoises, mises à exécution, comme des lock-out par exemple. Les syndicats servaient également à promouvoir l’occupation des usines, suite à des faillites par exemple. Le syndicat était non seulement nécessaire pour que les employés soient respectés, et encore, mais nécessaires pour donner une voix à ceux qui créaient, et qui créent toujours, la richesse. Les patrons, eux, ont toujours eu, soit l’appui de groupes privés, de mercenaires, de polices privées, ou de l’État même, qui défend depuis longtemps, leur dictature. Les syndicats, certes en manifestant la colère des travailleurs, nous ont obtenus des moindres maux, de meilleurs horaires, plus flexibles,  de meilleurs avantages, un si peu soit-il, respect des patrons, l’apport de sécurité pour les travailleurs, des hausses de salaire considérables, et j’en passe… Sans syndicat, nous ne serions même pas reconnus comme créateurs de richesses, nous n’aurions pas de droits bien à nous, nous n’aurions pas d’équité salariale, nous n’aurions pas le respect de nos exploitants, ces bourgeois minoritaires et parasitaires, totalement inutiles finalement, à notre société, sauf dans un dessein capitaliste.

En fait, je vais aller plus loin ici. Le véritable problème, ce ne sont pas les syndicats, mais bien, la bourgeoisie, soit le patronat. Il est je crois, temps de se débarrasser de ce patronat, qui ne sert visiblement à rien d’autre qu’à injecter son capital, puis à en retirer des bénéfices, que nous leurs créons. Autrement dit, pourquoi ne pas décapiter l’intermédiaire entre la demande et l’offre, et ne pas offrir nous-mêmes, sans le patronat, l’offre demandée. Certes, en ce moment, cela semble impossible, puisque force est de constater que nous vivons dans un modèle capitaliste, qui ne vit que par l’afflux de capitaux. Alors bon, commençons par créer des entreprises sociales, gérées et financées par un réseau social, appelé à grandir, pour qu’il remplace peu à peu, les parasites de ce système, totalement inutiles à l’évolution de l’humanité.

Contrairement à ce que certains prétendent, le capitalisme, un système économique, ne crée pas la richesse, ce sont les humains qui la créent. Le capitalisme n’invente pas Windows, ce sont des humains qui travaillent, qui se creusent les méninges derrière un écran, donc derrière un capital autrement dit, dans ce système capitaliste –il faut donc préalablement, que le chercheur ait un soupçon de capital, d’où le totalitarisme observé-. Le système lui-même, n’est que l’excuse dont ont besoin ces charlatans, tels Péladeau, pour s’auto-pardonner l’exploitation du labeur d’autrui, et là, tout en le critiquant, en le malmenant, et en disant des unions syndicales, qu’elles sont compromettantes pour leur enrichissement personnel.

En terminant, j’aimerais vous faire prendre conscience d’une seule chose. Enlevez les patrons du réseau, la demande demeurera, les travailleurs y répondront, d’une façon ou d’une autre. Maintenant, enlevez le prolétariat, ce travailleur salarié, et voyez si les bourgeois comme Péladeau, pourront continuer de créer la richesse, dont ils revendiquent la totalité des dus.

Encore une fois, mon mot d’ordre est, «seule solution, révolution!»

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Les 14, racisme et impérialisme

Posted by sylvainguillemette sur 4 janvier, 2010

Fichier:Posada.jpg

Le 25 décembre 2009, un Nigérian tente de faire exploser sa charge explosive, sans succès, à bord du vol Amsterdam-Detroit, où il tentait semble t-il, de se martyriser. Attrapé, celui-là avoue sa cause, ses sources, et on décèle finalement une faille dans le service de renseignements de la défense nationale états-unienne. Car auparavant, selon les États-Unis en fait, le père du «terroriste» les aurait avertis du danger que représentait son fils. Bref, Washington conclue que le «méchant Yémen» est désormais une menace, ainsi que 13 autres pays, ajoutés à une liste noire, imposant ainsi, des contrôles renforcés à certains étrangers, selon leur appartenance nationale. L’acte apparaît non seulement comme raciste, de par les pays visés par cette interdiction, mais définitivement impérialiste à l’endroit d’un de ces pays en particulier.

L’Afghanistan, l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran, le Liban, la Libye, le Pakistan, la Somalie, le Soudan, la Syrie, le Nigeria, le Yémen et Cuba, figurent tous sur la liste en question. Tout de suite, et les réseaux d’informations québécois l’auront souligné, on s’aperçoit que la majorité des pays, sont des pays où les «arabes» logent. Toutefois, l’un de ces pays ci-haut, n’a jamais envoyé de terroristes à l’étranger, ce, dans toute son histoire. Mais plutôt, ce pays fut assailli de terroristes, provenant comme par hasard, des États-Unis d’Amérique.

Cuba -NOTONS QUE NUL MÉDIA NE REMET EN QUESTION L’EXISTENCE DE CUBA SUR CETTE LISTE- pose sur la photo de famille, concept avoué des États-Unis d’Amérique, mais ne possède aucun lien avec quelconque organisation terroriste de la planète Terre. L’île socialiste, et c’est son seul litige avec Washington en réalité, n’émet aucun chèque à quelconque terroriste. Et si c’était le cas, les États-Unis d’Amérique devraient en fournir les preuves, accompagnant leurs vaines et puériles accusations.

Un vrai terroriste cependant, a transigé des États-Unis d’Amérique vers Cuba, pour y commettre des attentats terroristes, dont celui du vol «455 Cubana». Pire encore, ce sont les agents de la C.I.A. –l’organisation terroriste la mieux financée du monde-, qui l’ont armé, financé et entraîné.

Luis Posada Carriles a participé à la préparation d’un attentat contre le Vol 455 Cubana, un avion de ligne cubain parti de Caracas au Venezuela, ayant explosé au-dessus de la Barbade le 6 octobre 1976. Cela tua ainsi, 73 personnes, dont l’équipe d’escrime cubaine de la catégorie junior.

Il a également fait exploser des hôtels cubains à la Havane, et des discothèques. Plusieurs blessés, un mort.

Le 15 novembre 2007, la sous-commission des Droits de l’homme de la Chambre des représentants des États-Unis a établi la responsabilité de Luis Posada Carriles dans plusieurs actes terroristes, dont celui contre le Vol 455 Cubana. Carriles est aujourd’hui libre, aux États-Unis, qui le protègent. Ceux qui l’ont financé, le sont aussi. Ils ont pourtant tous, commis des actes terroristes, financés des actes terroristes, ou côtoyés des terroristes. Aucun d’eux n’est soumis à la justice à demi-mesure des États-Unis d’Amérique.

En fait, les États-Unis d’Amérique, sont épargnés eux-mêmes, pour tout le terrorisme qu’ils ont soutenu, financé, encouragé, qu’ils ont fait, et fait naître. Durant le seul dernier siècle, cet État voyou a renversé plus de 45 États démocratiques, qui ne plaisaient pas à ses volontés capricieuses. Il a envahi de nombreux autres pays souverains, puis y ont fait des guerres sanglantes, que l’on continue de panser. En fait, les pires actes et les plus abominables, durant ces dernières décennies, fut orchestrés et commis par Washington et ses sbires.

D’autre part, et mise à part, justement, du terrorisme ici cité, le terrorisme qui s’annonce, lui, doit bien se financer quelque part. Pourquoi ne pas étaler les manques du service de renseignements, et y palier en demandant au congrès, un financement supplémentaire, qui de fait, viendra financer le terrorisme prochain, celui de l’Amérique latine qui ne plaît pas à Washington.

L’Amérique latine libre, et socialiste.

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Le Centre canadien pour l’avancement du libéralisme.

Posted by sylvainguillemette sur 12 décembre, 2009

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Stephen Harper n’a jamais caché son agenda conservateur –capitaliste-, mais aujourd’hui, il va un peu plus de l’avant dans des projets de déstabilisation des démocraties naissantes, par exemple, dans des pays à tendances socialistes, en voulant créer un organisme gouvernemental, réciproque à ceux créés aux États-Unis, sous la plupart des présidences états-uniennes. Cet organisme, sensé promouvoir la «démocratie», n’est en fait qu’un subterfuge, ne visant que l’épanouissement  du libre-marché, du capitalisme donc. Ce qui n’a rien de démocratique en soi. Aussi, de tels organismes par le passé, fournissaient aides financières, logistiques et même, des armes, à des groupes de renégats tentant de saper les efforts socialistes.

Le National Endowment for Democracy a par exemple, dans plusieurs pays d’Amérique latine, aidé des putchistes, formé des putchistes, sinon même, des écoles de torture. Le NED a participé secrètement à des coups d’État, a favorisé des candidats de la droite populiste au détriment des populations et de la démocratie, et n’a bref, jamais servi sa cause soit disant pressentie.

Le Centre canadien pour l’avancement de la démocratie aurait par exemple missions; à Cuba. Quelle surprise! Nous ne sommes pas sans savoir que les conservateurs ne considèrent pas le socialisme de Cuba comme une démocratie –et que Harper avait déjà dit à Bush qu’il s’occuperait de Cuba à ses côtés le temps venu…-, mais ils seraient fort surpris de constater que Cuba est plus démocratique que le Canada, dans les faits. De plus, avec un taux de participation aussi chancelant au pays, nous sommes en droit de nous demander pourquoi Harper ne ferait pas cette promotion ici même. Le tout ne révèle qu’une chose, que cet organisme ne servira en fait que les intérêts bourgeois et impérialistes du Canada, et que jamais il ne fera la promotion d’autre chose que le libéralisme.

En fait, à 70 millions le budget annuel de cet organisme, le Canada ferait mieux de s’occuper de ses propres problèmes. Les taux de participation électorale, ici même, sont en grave chute libre. Seulement un peu plus de 50% des canadiens ont participé aux dernières élections fédérales…  2/3 des montréalais ont voté contre le maire sortant, il est pourtant de retour au pouvoir! Ici, au Québec, quant aux élections aux commissions scolaires, nous n’avons même pas dépassé 7.9% de participation de l’électorat. Harper croit-il sincèrement que les pauvres cubains ne s’occupent pas de leurs affaires et qu’ils demeurent bredouilles à la maison en cas de besoin? Les cubains sauraient même faire sourciller Mario Dumont quant à leur autonomisme développé.

En réalité, ce type d’aide fournirait surtout les anticastristes, ces «dissidents» basés à Miami –ce tas de criminels, d’anciens tortionnaires, d’ex-dictateur…-, rêvant du retour triomphal de la bourgeoisie en sol cubain. Or, les cubains, de Cuba, eux, ne désirent pas le retour de ces pourritures, et ne regrettent surtout pas le temps de Batista, où les riches faisaient la pluie et le beau temps, où il n’y avait que 6000 médecins réservés pour les gens capables de se les payer, où les militants syndicalistes et pacifistes se faisaient littéralement tuer en pleine rue –En fait, cela n’a rien d’étonnant. Après tout, en Colombie, le président Uribe massacre son propre peuple, celui qui semble socialiste, et Harper signe des contrats juteux avec lui, pas avec personne d’autre… Quel hasard!-, où l’éducation n’était que pour les riches.

Les anticastristes ont également utilisé des moyens non-démocratiques pour déstabiliser le socialisme de Cuba. Ils émettent par exemple, à partir de Miami, une émission de radio destinée à renverser le socialisme, cela en parfaite contradiction des lois internationales qui rend l’acte illégal, et pourtant…, ce sont ces organismes qui paient pour ce genre d’«actes illégaux»! Ils ont fait des attentats terroristes, en faisant exploser des discothèques, des hôtels et un avion bourré de civils. Ils ont essayé de faire un coup d’État à partir de la Baie des Cochons –avec l’aide de Washington-. Ils ont essayé maintes fois d’assassiner Fidel Castro. Ils ont saboté des plantations, des usines, des chemins de fer, assassiné des enseignants, et j’en passe. Et c’est grâce à des organismes tels que celui qu’Harper veut créer, avec nos fonds, que cela fut possible.

Le soulèvement contre le socialisme à Cuba n’est qu’un mythe, un mythe entretenu par les nostalgiques de Batista. Et les dissidents sont si peu nombreux qu’ils entrent tous dans l’œil d’une caméra. S’il fallait faire la comparaison avec les États-Unis, nous conclurions que les États-Unis sont en danger et que la dictature s’y est usurpée en douce. À l’échelle internationale en tout cas! Quant aux soit disant prisonniers politiques détenus à Cuba, il s’agit en fait des comploteurs ayant pour projet le renversement littéral du socialisme à Cuba. Or, ce genre d’acte illégal aux États-Unis, est passible de la peine de mort! Aux États-Unis, on dénombre près de 10 000 prisonniers politiques. Si Cuba émettait sur le territoire des États-Unis, une émission appelant le peuple à renverser son président, voire à l’assassiner, comme le fait la radio de Miami, et toutes les stations privées allant en ce sens et ayant été créées par ces organismes, Cuba serait bombardée, peut-être même envahie.

Au Venezuela, en 2002, ce sont de tels organismes qui ont soutenu le coup d’État raté contre Hugo Chavez, pourtant démocratiquement élu. Ce sont ces organismes qui donnaient leur appui logistique à des stations comme Globovision ou RCTC, qui appelaient, ni plus ni moins, à l’assassinat de leur président, sans que ces organismes ne condamnent quoi que ce soit de leurs propos. Ce sont aussi ces organismes qui ont employé des mercenaires –Ce d’ailleurs, pourquoi le rapport parle d’hauts coûts à la hauteur de 70 millions annuels.-, qui ont sinon, donné leur appui aux chaînes de radio et de tv qui incitaient le peuple à prendre les armes contre le président Hugo Chavez. Drôle de promotion de la démocratie!

Le dessein véritable des promotions de cet organisme n’a rien de démocratique. Tout au contraire! La seule mention de Cuba fait comprendre que le véritable but, c’est le capitalisme à tout vent, coûte que coûte, même au détriment des populations qui ont le fait le choix du socialisme, et cela, démocratiquement! Et le comble, c’est que nous serions les poches de ce projet antidémocratique et violent! Non merci Harper!

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Faire la guerre pour la paix

Posted by sylvainguillemette sur 11 décembre, 2009

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Barack Hussein Obama, hier, est allé à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. Certes, ce prix arrive au même moment où le président des États-Unis d’Amérique annonce qu’il envoie 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, dans une guerre illégitime, rappelons-nous, déclenchée sur une base mensongère, et de fait, démarrée en 1998, donc avant les attentats du 11 septembre 2001, prouvant cette illégitimité.

Comme discours, Barack Obama rappelle son absence de choix, il dit qu’il le fallait, pour accéder à la paix en Afghanistan. Or, faire la guerre, pour obtenir la paix, n’a jamais que fait des morts additionnels, et n’a jamais pansé quelque plaie que ce soit. En Afghanistan, comme ailleurs où sont allés les États-Unis d’Amérique au cours du dernier siècle, la population civile est celle touchée par la guerre, bien d’avantage que les militants visés par Washington et ses alliés impérialistes.

Et pour obtenir cette «paix», s’il en est une véritable, Washington ne renonce à aucun moyen, pas mêmes les illégaux, ou plutôt qu’elle ne s’engage pas à respecter –mines anti-personnelles, ADM, armes chimiques, armes bactériologiques, attaques de cibles civiles (centrale électrique, ponts, hôpitaux, écoles..)-. Washington utilise des Armes de Destruction Massive, elle utilise aussi la torture, les enlèvements, la séquestration illégale, le meurtre, et bref, elle envahie et occupe des pays, et leur impose sa vision de la paix, soit le libre-marché, la privatisation des ressources humaines et naturelles, et l’indignation totale des populations locales, tout en méprisant les intérêts de celle-ci, tant que ça fait plaisir à la bourgeoisie internationale. Et elle installe des dictatures, respectant ses vœux.

Au Nicaragua, lorsque les sandinistes ont chassé la dictature des Somoza qui brutalisait le peuple nicaraguayen depuis près de 45 ans, Ronald Reagan a senti le besoin d’amener la paix, là aussi, au prix de dizaines de milliers de vies. Et lorsque Ronald Reagan créa son commando, mené par des mercenaires, les Contras –un tas de repris de justice et des mercenaires en solde-, il les mobilisa en disant qu’il fallait ramener la paix et la démocratie au Nicaragua. Du Honduras, qui constituait une base de repli –et sous dictature états-unienne également- pour les criminels employés par Washington, les Contras revenaient en force contre les sandinistes, armés et financés par Washington.

Au Salvador, les prêtres et les sœurs n’y étaient pas épargnés. Le peuple, comme dans les autres pays envahis par Washington, a du souffrir, souffrir et encore souffrir, pour finalement se retrouver avec une dictature sanglante lui aussi, ce qu’appelait pourtant Washington, sans que la communauté internationale n’intervienne avec des sanctions quelconques, la paix.

En Colombie, encore aujourd’hui, la paix tente de se gagner à coups d’armes automatiques. Les paramilitaires, financés et mandatés par l’État d’Alvaro Uribe, exterminent les éléments dérangeants, et on ne parle pas ici des F.A.R.C., mais bien du peuple, des syndicalistes, des militants de toutes sortes, des droits de l’homme aux causes pacifistes.

Au Venezuela, en 2002, et les trois années suivantes, Washington a tenté de renverser l’élu  démocratique, Hugo Chavez. Washington brandissait encore une fois, la paix pour cautionner l’indéfendable. En 2002, ils enlèvent Chavez, le séquestrent, et assermentent un nouveau président (le tristement célèbre, Carmona), en de ça de 48 heures.

En Jamaïque, c’est également pour la paix qu’interviendra Washington auprès des socialistes, en faisant couler leur sang.

Qui ne se rappelle pas du Chili, où Washington met en branle, ses assassins, pour la cause commune, commune aux bourgeois. Pinochet, acheté par la CIA, ne se souciera pas le moins du monde des vies qu’il enlèvera. Et c’est au nom de la paix que fut mené ce coup d’État. Et drôlement, suite au coup d’État, Milton Friedman arrive avec ses copains pour dicter la marche à suivre, économiquement parlant.

Idem pour la République dominicaine, pour l’Équateur, pour le Mexique, pour le Pérou, pour la Bolivie, et j’évite ici de parler des conflits sanglants qu’a entretenu Washington en Afrique, où des enfants-soldats sont souvent répertoriés parmi les combattants. Mais c’était pour la paix dit-on.

Et c’est également pour la paix, que Washington soutiendra l’Apartheid sud-africain, qu’elle fera emprisonner Nelson Mandela, et qu’elle fera assassiner tout élément dérangeant pour les intérêts de Washington sur ce sol. Lumumba sera d’ailleurs l’un des premiers assassinés, après sa victoire démocratique.

En outre,  tous les pays d’Amérique du sud et centrale ont connu la liberté et la paix de Washington, mais les seules libertés que défendaient réellement Washington, c’était celle des bourgeois d’entreprendre, et de tenir en salariat l’économie de ces pays qu’elle envahissait. Jusqu’en Afrique, Washington voulut amener la paix, sinon, rappelez-vous la paix qu’ont connu les vietnamiens –et qu’ils connaissent encore sous la forme de suites d’épandage de l’Agent Orange (qui se trouve désormais dans la nappe phréatique), ou des mines anti-personnelles-. C’était pour leur bien…, pour la paix.

En Afghanistan comme ailleurs, les peuples à la base, ne veulent rien entendre du discours de Barack Hussein Obama, ce nouveau tyran aux gants blancs. Ils le connaissent son discours, ils se rappellent l’aide apportée aux talibans, à Al-Qeada sinon, qui, à coups de milliards, a pu asseoir son pouvoir et ce, grâce à Washington qui ne voulait que la paix.

Les beaux discours de monsieur Obama ne changent rien au passé, et non, les États-Unis n’ont jamais apporté la paix, nulle part au monde. Que la guerre, que le sang, et que la haine.

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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Colvin contre Hillier

Posted by sylvainguillemette sur 26 novembre, 2009

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Les médias sont ainsi, ils laissent planer un doute, un suspense, question de mousser un tantinet leurs reportages. Depuis hier, ceux-ci abordent à nouveau la question des prisonniers afghans, que nous savons désormais, possiblement systématiquement torturés, et cela, alors que le Canada serait au courant, lorsqu’il transfert les prisonniers aux «autorités» afghanes. Mais deux versions s’affrontent ici, laissant planer ce dit doute, alors que pourtant, les choses semblent claires pour la majorité populaire, ce que confirme d’ailleurs un sondage d’autant plus que la crédibilité d’un militaire, voulant «exterminer de la vermine», vient changer la donne dans l’opinion publique si l’on s’y attarde.

 

Rick Hillier, ancien général, à la retraite désormais, affirme que durant son temps affecté au commandement, Colvin ne l’a pas averti des possibilités de torture. À l’époque, McKay était le ministre de la défense du Canada, responsable de rendre ces «mémos» (rendus confidentiels par les conservateurs de Harper) aux généraux. Richard Colvin, lui, affirme que le Canada a toujours été  au courant, et qu’il a mis au courant Hillier et ses collègues du danger potentiel de torture. Mais qui donc, des deux, a quelque chose à gagner, ou à cacher, bref,  à vendre sa version à l’opinion publique?

 

Hillier, jadis au commandement de nos troupes impérialistes en Afghanistan, rappelons-le, dans une mission déclenchée sur un tas de mensonges répétés à maintes reprises par l’administration Bush , illégale et institutrice d’un «gouvernement» de talibans rasés et de seigneurs de guerre, ainsi que d’un dictateur non élu par le peuple, affirme pour sa part, n’avoir jamais été mis au courant par Colvin de telles possibilités, attribuant donc à ce dernier, le mensonge éhonté. Mais qu’a à gagner Colvin à mentir sur cette situation désespérée en Afghanistan? Rien, il met d’ailleurs, et c’est maintenant évident, sa propre carrière en jeu, ainsi que sa réputation et sa crédibilité. Mais qu’a Rick Hillier à gagner, si Colvin n’y a, lui, rien du tout, sauf tout à perdre? Eh bien! Il commandait les troupes, il se trouverait donc, en partie, responsable du sort des prisonniers afghans, selon les ententes qu’aurait signées le Canada, internationalement, et auprès du «gouvernement» afghan. Il aurait donc, tout à gagner, à mentir sur la situation réelle, et le contraire n’est pas une observation possible, ni plausible. Il serait sinon, passible d’accusations criminelles de guerre, voire de complicité dans la torture systématique des prisonniers afghans –Les États-Unis ont toujours, dans leurs nombreux conflits étalés sur 150 ans, usé de torture vis-à-vis leurs prisonniers. La CIA, et la DEA désormais, ont construit des écoles de torture à travers toute l’Amérique latine, et à travers l’Europe et l’Afrique. C’est une tradition états-unienne, ou capitaliste et bourgeoise devrais-je dire.-.

 

Aussi, il serait peut-être bien de rappeler au lectorat que Rick Hillier fut partisan de la ligne dure, et des conservateurs, qui eux-mêmes, ont participé à la torture d’un enfant-soldat (Omar Khadr) via leur SCRS (Affilié à la plus financée des organisations terroristes, la CIA.), selon encore une fois, les traités qu’a signés le Canada par le passé. Que cela plaise ou non aux conservateurs, ou aux militaires, la détention d’un enfant-soldat était et demeure illégale, et sa torture évidemment, l’est tout autant! De plus, cet enfant-soldat est détenu dans un endroit peu commun, une prison –Guantanamo- jugée elle-même illégale, et construite sur un territoire occupé par les États-Unis d’Amérique sur l’île de Cuba, territoire que revendique bien sûr, La Havane. Rick Hillier avait affirmé, devant les caméras des médias -dont Radio-Canada-, qu’il allait tout faire pour «exterminer cette vermine talibane». Or, cette seule remarque partisane et radicale déterminait à l’avance, la culpabilité des combattants afghans, qu’ils soient ou non, talibans, et d’origine verminale. Bref, un partisan pur et dur de l’occupation de l’Afghanistan, un partisan pur et dur de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie. Hillier n’a donc pas la notoriété de Colvin, ni son prestige, pour affirmer que ce dernier ment. Le seul prestige qu’il a, c’est d’avoir monté les échelons dans une organisation impérialiste, une armée officielle, certes, mais également, une armée perpétrant des crimes de guerre à l’étranger (bombardements en Yougoslavie de cibles civiles, invasion de pays souverains, mise en place de dictature dans des pays souverains, participation à des coups d’État avec leurs alliés, utilisation de phosphore blanc offensivement, etc..). Et c’est un militaire, sachant très bien garder un secret… Et nous observons, justement, un secret bien gardé à Ottawa. Car Stephen Harper, si vous ne le saviez pas, a tout fait pour bloquer et rendre confidentiels, les mémos de Colvin rendus à MacKay.

 

Bref, les conservateurs nous disent que Colvin ne raconte que des bobards, mais ils font taire ces bobards, question d’être certain que personne n’en apprenne sur ceux-là…

 

 

Qui donc doit-on croire? Hillier, le militariste assoiffé par l’envie d’«exterminer de la vermine talibane», ou un parfait innocent, ne rapportant que des faits qui, aujourd’hui, mettent sa carrière en péril? Et qui s’étonne de voir Hillier et ses collègues démentir Colvin, car après tout, Hillier n’est pas contre cette torture, faite vis-à-vis ceux qu’il désire exterminer…, tout au contraire. Et en voulant exterminer cette dite vermine, sans par exemple tenir compte du fait qu’elle a été financée par Washington cette «vermine», il le démontre bien…

 

Il y a donc eu torture, et le Canada le savait, et y a participé, en complice. De toute façon, le Canada est complice de ses alliés, quant à l’invasion de ce pays qu’est l’Afghanistan, quant à la mise en place d’une dictature militairement soutenue, et du maintien au pouvoir, des factions de guerres, elles, dirigées par les seigneurs de guerre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le jour du souvenir

Posted by sylvainguillemette sur 12 novembre, 2009

 

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Le jour du souvenir est arrivé. Mais que représente ce jour, exactement, si les causes libératrices du joug  nazi peuvent être comparées aux causes impérialistes d’un Empire sur d’autres nations le siècle suivant? Les soldats canadiens d’aujourd’hui, dans une mission d’occupation en Afghanistan –qui amena en 2004, la dictature Karzaï au pouvoir-, ont-ils le même mérite que les soldats canadiens ayant combattu les soldats nazis sur les côtes françaises et/ou en Europe généralement? Aucunement, même si je me dois de respecter leur choix de donner leur vie pour leur cause, qui n’était forcément pas mienne, comme vous pourrez le lire dans ces prochaines lignes.

 

Les soldats morts au combat en Afghanistan, sont morts en imposant une dictature aux afghans, bien que ceux-ci soient aux prises avec une autre dictature de toute façon. Les soldats canadiens, aux côtés de leurs comparses impérialistes de l’OTAN, n’ont rien du sauveur tombé sur les plages normandes. Le soldat canadien, en Afghanistan, ne défend pas des droits humains, mais l’ordre établi par la dictature Karzaï, elle, soumise au dictat de Washington. C’est ainsi, et nous le savions tous avant même que le sol afghan soit foulé par les GI ou par nos «vaillants soldats» -Nos soldats canadiens sont armés des plus sophistiqués équipements militaires, de soutiens sinon, des frappes aériennes alliées, etc., et se battent généralement contre des combattants armés de vieux AK-47, de lance grenade RPG7 et de fusils mitrailleurs PK.- Parler de courage, je veux bien, à condition qu’on félicite également, sans regarder la cause, comme celle de l’Afghanistan, les combattants talibans ou autres qui prennent part aux combats déclenchés, rappelons-le, contre un envahisseur qui occupe toujours leur terre à cette heure-ci.

 

Depuis l’invasion de ce pays souverain, les seigneurs de guerre gouvernent toujours les provinces de ce pays souverain. Les enfants continuent de se faire violer, mais maintenant, ces violeurs portent un uniforme*. Les «checkpoints» permettent aux soldats afghans de piller les paysans afghans qui passent par là, laissant ceux-ci plutôt pauvres après ces journées de labeur qu’ils peuvent accomplir à Kabul ou dans les autres grandes villes comme Kandahar. Bref, les pratiques n’ont pas changé tant que ça depuis la gouverne des talibans, mais cela est tout à fait normal, puisque les mêmes gouverneurs contrôlent les provinces et il s’agit toujours de seigneurs de guerre se faisant la guerre, les uns aux autres.

 

Mais pire encore, rien n’est véritablement fait pour accommoder les difficiles vies des afghans, qui par exemple, n’ont pas des tonnes d’eau. Pour les aider, la communauté internationale fait installer une usine de Coca-Cola, celle-ci videra les nappes phréatiques peu à peu, comme l’a fait ailleurs cette multinationale aux couleurs de Noël. En réalité, la prise de l’Afghanistan est purement stratégique, et permettra dorénavant, aux forces de l’OTAN, d’étendre le bras de leur bourgeoisie jusqu’à la Mer Noire, où ils pourront entrer en compétition avec le marché gazier des russes.  La guerre de l’an dernier en Géorgie n’était d’ailleurs pas une coïncidence et avait des liens bien communs avec ce qui se passe au pays de l’opium. Aussi, cet opium, justement, sa production a grimpé en flèche et semble, comme dans d’autres conflits cela était le cas, enrichir les forces occultes états-uniennes, la CIA. Car celle-ci, n’en déplaise à ses fans, depuis des années s’enrichit de cette façon, que ce soit en Colombie, au Panama, ou ailleurs dans le monde, elle a toujours trempé dans des échanges manifestement gros de drogue, protégeant tantôt tel cartel, ou tel autre, selon ses avantages.

 

Du haut des airs, l’armée impérialiste occupant l’Afghanistan bombarde des zones où les afghans vivent, tuant de ceux-ci. Du sol, de l’artillerie, les troupes occupantes pilonnent des positions vraisemblablement ennemies, pendant des jours. Là aussi, ils tuent parfois des civils. Dans les villes, la coalition de l’OTAN, ce bras armé de la bourgeoisie, se promène en blindés et gare à celui qui fait de faux mouvements s’il ne veut pas se prendre du 20mm dans les dents! Les élections sont truquées, on triche sans honte, multipliant les électeurs parfois par 10 dans certaines provinces de ce qu’ils sont véritablement. Karzaï l’emporte haut la main lors d’élections truquées…., lui qui servait il y a si peu de temps, UNOCAL, qui avait été mandatée par la Maison blanche pour négocier le passage d’un oléoduc avec ce que George Bush nommait à l’époque, le «gouvernement taliban» -les talibans refusèrent-.

 

Alors oui, donnons notre pensée à ces soldats qui ont combattu le joug nazi ou ces premiers soldats allemands de 1914, mais de grâce, ne le donnons pas à des envahisseurs d’un pays souverain, qui pour seul mérite, n’ont que leurs combats contre les outils désuets de Washington à mettre sur la table! L’OTAN occupe un pays, et ses soldats également. Ils ne méritent pas notre pensée, ni même qu’on s’attarde à leur cas, malgré leur aliénation et leur obligation d’obtempérer aux ordres de sa majesté.

*Un camarade à moi, ayant fait son tour en Afghanistan en tant qu’artilleur de l’armée canadienne, a été témoin d’un de ces viols répétitifs. Un enfant faisant la vaisselle pour les soldats afghans entraînés par les forces canadiennes, s’est fait violer par ces soldats afghans.

 

 

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