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Harper et le Venezuela

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 23 février, 2010

Le ministre des Affaires étrangères du Canada a prononcé des propos diffamatoires à l’égard du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Peter Kent a dit: « Le Canada est préoccupé de la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que du décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi. Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l’espace démocratique au Venezuela. »

Il est du devoir de la Société Bolivarienne/Hands Off Venezuela et de la société québécoise et canadienne de répliquer à ces allégations et prendre la rue afin d’exprimer notre mécontentement et surtout de dire que les peuples du Canada et du Québec n’appuient pas les propos de Peter Kent. De tels propos encouragent la campagne menée présentement par le gouvernement des États-Unis en Amérique latine afin d’y endiguer la montée de la gauche, et ce par tous les moyens nécessaires.

La Révolution bolivarienne, appuyée et effectuée par le peuple vénézuélien, est présentement sous tension. Une manifestation pan-canadienne s’organise présentement afin de faire ravaler les propos du gouvernement fédéral conservateur et demander réparations. Elle aura lieu le 25 février un peu partout dans le monde, notamment à Toronto, Caracas et Montréal. Rendez-vous à 17h devant le Complexe Guy-Favreau sur René-Lévesque. (Ci-joint communiqué contre les propos diffamatoires de Peter Kent à l’égard du Venezuela)

Pour plus d’informations: Société Bolivarienne du Québec

Cette déclaration survient peu de temps après que le Parlement canadien aie été prorogé pour la troisième fois depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Le gouvernement bolivarien du Venezuela a récemment appliqué la loi de responsabilité sociale de radio et télévision (RESORTE) visant à réglementer la diffusion radio et télévisée au sein du pays. Cette loi prohibe des contenus adultes pour les enfants, racistes, sexistes, les propos diffamatoires, la provocation à la violence, limite l’espace publicitaire et oblige les médias qualifiés par la loi comme nationaux à diffuser les messages du gouvernement en simultané. Cette dernière ne diffère aucunement des règles mises de l’avant par le CRTC au Canada. Or, malgré l’implantation de cette loi, divers médias privés vénézuéliens sont venus à son encontre et ont donc dû être fermées temporairement par le gouvernement. Trois des six chaînes télévisées fermées ont pu être ré-ouvertes en raison de leur conformité avec la loi RESORTE. Rappelons que la chaîne Radio Caracas Television Internacional (RCTV internacional), dont la diffusion a été suspendue en janvier dernier, avait soutenu explicitement le coup d’État en 2002 contre le gouvernement du président Chavez élu démocratiquement par la majorité de la population vénézuélienne et a depuis tenu plusieurs propos diffamatoires à l’égard de ce gouvernement tout en suscitant l’insurrection du peuple.

Le 13 janvier 2010, Noel Alvarez, président du syndicat du patronat FEDECAMARAS, a dit, en ondes, que la solution face au gouvernement bolivarien est « militaire ». Cette déclaration porte donc à l’insurrection et à la violence. En ajout, le RCTV internacional a refusé de se joindre à la diffusion radio et télévisée simultanée. Elle a donc contrevenue à la loi RESORTE votée majoritairement en Assemblée par les représentants et représentantes, élu-e-s démocratiquement, du peuple vénézuélien à Caracas. De plus, depuis environ une semaine plusieurs manifestations/démonstrations ont éclaté à Caracas des deux côtés de l’échiquier politique afin de supporter ou discréditer le gouvernement bolivarien. Plusieurs événements ont eu lieu, dont un sabotage électrique, un rationnement électrique et en eau, l’explosion d’une usine d’épuration des eaux, l’inflation du Bolivar, la fermeture temporaire de chaînes télévisées, etc. Une montée de la violence s’en est donc suivie. Du côté de l’opposition, des manifestants et mercenaires armés tirent dans les foules et ont mené à la mort de deux manifestants bolivariens. La situation a bien sûr été utilisée par les médias privée afin de culpabiliser Hugo Chavez et ainsi augmenter les tensions au sein du pays.

De l’autre côté, le gouvernement a appelé l’armée afin de contenir les foules de manifestants qui troublent l’ordre publique et posent des gestes violents. Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères et Commerce international s’insurge et déclare qu’au Venezuela la démocratie et la liberté d’expression est en danger. Ces propos font suite à une série d’actions et déclarations du gouvernement canadien, suivant les pas étasuniens, afin d’endiguer la gauche latino-américaine et ainsi protéger leurs intérêts financiers au sein de ces pays.

Le Canada a d’ailleurs été pris à financer à deux reprises les groupes d’oppositions au Venezuela en plus d’avoir appuyé militairement et politiquement le régime putschiste au Honduras de Roberto Mitcheletti et Pepe Lobo. Notons qu’au Canada plusieurs mesures anti-démocratiques ont été mises en branle depuis la montée au pouvoir du gouvernement conservateur, notamment par la prorogation à trois reprises du Parlement canadien afin de freiner une coalition de partis politiques (représentant la majorité de la population) et, en janvier 2010, d’étouffer toutes discussions à propos des cas de tortures de prisonniers afghans par l’armée canadienne. De plus, le gouvernement du Canada a refusé de signer la Déclarations des droits peuples autochtones à l’ONU, a empêché la chaîne Al-Jazeera de diffuser au Canada, a mis aux rencarts Kyoto et à jouer à Copenhague, tout en organisant des Jeux Olympiques illégitimes, continue une guerre illégitime et sanglante en Afghanistan, coupe les fonds dirigés à des organismes tels que Kairos et Alternatives, fait des intrusions au sein des domiciles de militants et militantes, opte pour une politique pro-Israël en changeant et coupant les politiques aidant le peuple palestinien, tente de criminaliser sournoisement l’avortement et bien plus encore!

Comment un tel pays peut-il faire une déclaration de la sorte à l’égard d’un gouvernement élu majoritairement par sa population et qui investit massivement dans les services sociaux, dans la santé et dans l’éducation et qui construit avec son peuple les bases solides d’un développement sain et pour tous et toutes? Il est du devoir du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, de bien représenter son peuple et d’approfondir ses recherches avant de divulguer de telles déclarations sur la scène internationale. De tels propos ternissent l’image des peuples vivant au Canada et au Québec et contreviennent à la souveraineté des peuples de la République Bolivarienne du Venezuela. Le Canada se doit également d’être un exemple en termes de démocratie avant de critiquer tout autre gouvernement pour ses agissements.

 Plusieurs manifestations auront lieu à Montréal, Toronto et Caracas le 25 février prochain, afin de manifester notre désaccord face à cette déclaration publique du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, et le mener à formuler des excuses publiques ainsi qu’à changer l’orientation de son gouvernement à l’égard du peuple de la République bolivarienne du Venezuela qui mène depuis plus de dix ans une lutte d’émancipation. Toronto : 365, rue Bloor East (coin Sherbourne) Face au Consulat du Venezuela 25 février 2010 – 17h Montréal : Complexe Guy-Favreau 200, boul. René-Lévesque 25 février 2010 – 17h

Ces organisations endossent le présent communiqué : Société Bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela, Base de Paix Montréal, Barrio Nuevo, Frente Norman Bethune, Front contre le coup d’État au Honduras, Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), Défense de l’Humanité (chapitre Montréal), Association de campus de Québec Solidaire à l’UQÀM, Forum des Femmes de Montréal, Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba (TQSC), Arnold August, James Cockcroft, Action Créative, Association Étudiante du Module de Science Politique (AEMSP-UQAM)

source: www.sbqc.org

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D’ex-militaires de l’Est envoyés par la CIA en Bolivie pour assassiner Evo Morales

Posted by sylvainguillemette sur 15 février, 2010

Le 16 avril 2009, l’unité tactique de crise de la police bolivienne donne l’assaut de l’hôtel Amérique de Santa Cruz, surprenant un groupe paramilitaire. Trois mercenaires meurent durant l’opération : le chef du commando, le Croate Eduardo Rózsa Flores (photo) ; l’Irlandais Michael Dwyer ; et le double national roumano-hongrois Árpád Magyarosi. Deux mercenaires sont arrêtés et incarcérés à la prison centrale de La Paz : le Bolivien disposant d’un passeport croate Mario Francisco Tadic Astorga ; et le Hongrois Elod Tóásó.

A l’issue de neuf mois d’instruction, le procureur Marcelo Soza a indiqué que les e-mails découverts dans l’ordinateur de Rózsa Flores ont permis d’établir que le commando préparait une opération dénommée « Tree House » (la Maison de l’arbre). Il s’agissait d’assassiner le président de la Bolivie, Evo Morales.

Le commando recevait ses instructions de l’agent Scorpion-B, qui a été identifié comme étant l’ex-colonel hongrois Istvan Belovai, décédé le 6 novembre 2009. Belovai avait été un des patrons des services secrets hongrois durant la Guerre froide. En 1984, il avait été retourné par l’OTAN qu’il avait aidée à arrêter Clyde Lee Conrad, une taupe soviétique infiltrée dans les bureaux allemands de l’Alliance atlantique. Belovai avait été découvert à son tour et condamné dans son pays à la prison à vie pour espionnage. Il avait été libéré après l’effondrement de l’URSS et se revendiquait comme le « premier soldat hongrois de l’OTAN » depuis que son pays avait rejoint l’Organisation.

Dans son pays, Rózsa Flores était un militant du parti néonazi Jobbik. Il s’était lié à Scorpion-B au cours des guerres d’ex-Yougoslavie.

Les mercenaires étaient en relation en Bolivie avec un mystérieux « Conseil suprême » qui préparait la sécession de la province de Santa Cruz et la reconnaissance de son indépendance par les États-Unis d’Amérique.

Le procureur général de Bolivie a également mis en examen un entrepreneur de Santa Cruz, Branko Marinkovic, pour avoir financé le commando de Rosza Flores à hauteur d’au moins 200 000 dollars. L’homme s’est enfui aux Etats-Unis le 26 juin. Marinkovic est un des plus importants propriétaires terriens de Bolivie, il est le fils d’un criminel oustachi ayant fuit la Yougoslavie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Toujours selon le procureur, l’ex-président du « Comité civique de Santa Cruz » aurait été membre du « Conseil suprême ».

Source : http://www.voltairenet.org/article164023.html

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Call of Duty Modern Warfare 2 – propagande anticommuniste

Posted by sylvainguillemette sur 7 février, 2010

https://i0.wp.com/files.fluctuat.net/IMG/jpg/mw-1.jpgMa critique aujourd’hui, s’arrête sur un jeu, pour faire changement. Étant moi-même un «gamer», jargon qu’utilisent les joueurs pour se décrire, j’essaie régulièrement des jeux vidéo, de guerre préférablement. Je ne suis pas pour autant militariste, et je sais discerner la réalité de la fiction. Malheureusement pour eux…

Récemment, Activision sortait sa célèbre suite de «Call of Duty –Modern Warfare 2», une suite bien attendue chez les «gamers». Ce jeu défie certes, l’ensemble des jeux vidéo de la sorte. On nomme ce type de jeu «first person shooter», soit tireur à la première personne. On y joue donc un rôle plutôt militaire, et on bute tout ce qui bouge. Graphiquement, et autant dans les scénarios, et l’activité superficielle qui entoure l’action du rôle principal, on ne peut qu’en dire qu’il est époustouflant.

Or, ce jeu a soulevé un tollé dans les parties du monde, où le socialisme fait ses avancées, et pour cause. Certains médias de jeux vidéo rapportent, incorrectement, les propos d’Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, sur les jeux vidéos. Par exemple, «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign» et bien d’autres, rapportent que Chavez dit des jeux vidéo qu’ils sont un poison capitaliste. Mais est-ce que les accusations de président démocratiquement élu du Venezuela sont exactes? Malheureusement oui, dans le cas du jeu dont nous parlerons.

Dès le début du jeu, la propagande est omniprésente, le narrateur banalise la mission illégale et illégitime en Afghanistan, prétextant les «bonnes raisons» pour lesquelles l’OTAN et l’ONU s’y trouvent, mais ne rapportant pourtant pas les contradictions évidentes de cette présence in désirée par les afghans. Le narrateur n’aborde par exemple pas, la dictature de monsieur Karzaï, qui ne fut jamais élu par le peuple dans toute l’histoire de l’occupation par l’OTAN. Le narrateur se contente de dire que la démocratie passe par la victoire, et les armes, et que seuls les vainqueurs écrivent l’histoire. Que l’Afghanistan est une mission juste… On n’en vante pas les crimes de guerre qui y sont pourtant perpétrés par les forces de l’OTAN et de l’ONU, on n’y dit pas non plus, que les forces occupantes utilisent des Armes de Destruction Massive, ou des armes chimiques, dont le phosphore blanc. On ne dit pas dans le jeu, qu’il y a meurtre quotidien, des occupés. Sinon, que les prisonniers afghans sont systématiquement torturés, et encore, on ne pourrait qu’autoproclamer cette torture juste, bien entendu. Il n’y est pas dit non plus, que la mission en Afghanistan avait débuté en 1998, soit donc avant le 11 septembre 2001, avant les supposés attentats du World Trade Centre. Tout est en accord avec les forces de l’OTAN, à croire que l’OTAN elle-même a écrit le scénario du jeu.

Plus loin, après les premières missions, le chat sort du sac. Le nouvel ennemi mondial revient d’entre les morts, comme une répétition de la vieille propagande de Ronald Reagan. Les communistes sont à notre porte!

Vous interprétez, comme si de rien n’était, un agent de la C.I.A., et aussi banalement que cela puisse paraître, vous êtes un héros sans contestation, selon le narrateur et le concept du jeu. Or, on connait aujourd’hui la CIA pour ses nombreux crimes de guerres, ses crimes contre l’humanité, les écoles de torture qu’elle a fait ériger dans l’Amérique latine toute entière -voire le monde-, ses enlèvements, ses séquestrations d’opposants idéologiques, ses meurtres politiques, ses tueries de masse, bref, son terrorisme. De plus, l’organisation terroriste la mieux financée du monde, joue un rôle clé dans ce jeu, comme si elle sauvait le monde d’un avènement dangereux, le communisme.

Plus loin, cet agent de la CIA, en opération en Russie, se fait passer pour un membre d’une organisation terroriste «communiste» et doit, pour passer pour l’un des leurs, buter le plus de civils possibles dans un aéroport du pays. Gratuitement, on vous invite à buter des civils, qui vous implorent, mais cela, tout en faisant croire que les communistes auraient de ces intentions. Pourtant. Qu’est-ce qu’un mouvement communiste, sinon justement, un mouvement populaire, bourré de civils simplement salariés, qui en ont marre de l’exploitation de leur labeur? Cette mission m’a moi-même, levé le coeur.

En quoi est-ce que le fait de remettre en question le capitalisme, vient se lier avec les machinations des concepteurs de ce «jeu poison»? Le joueur moderne ne connait pas grand-chose du communisme, et tout ce qu’il connaîtra, à la fin de ce jeu, sera manifestement faux, et pourtant, propagé directement des bureaux de l’Organisation terroriste la mieux financée du monde, la CIA. Il dira des communistes, que ce sont des terroristes, «chummys» des islamistes radicaux… Or, il n’y a aucun lien entre ces mouvements, et je mets au défi les concepteurs du jeu de prouver le contraire, ainsi que les défenseurs de ce scnéario monstrueux.

Les communistes n’ont d’abord aucun avec les islamistes extrémistes et radicaux, auxquels dans ce jeu, on prête cette amitié distincte. Mais justement, ces radicaux «terroristes», dans la vraie vie, furent financés, armés et entraîné par cette même CIA qui incarne le patriotisme et l’héroïsme états-unien dans «Call of Duty Modern Warfare 2». Dans les années 1980, la CIA a financé Al-Qeada à coups de milliards. Aujourd’hui encore, la CIA orchestre des attentats terroristes, que ce soit en Iran, ou dans les pays d’Amérique latine tentés par le socialisme. Le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez, fut l’une de ses œuvres. Le Coup d’État réussi contre Zelaya au Honduras, est l’une de leurs œuvres aussi. Les meurtres de personnages historiques, comme Patrice Lumumba de l’Angola, sont aussi de leurs belles œuvres humanitaires. La CIA se vante également d’avoir tué bon nombre de vietkongs, et de vietnamiens de toutes sortes, sans aucun remord, ni regret. La CIA a fomenté plus de 45 Coups d’État, et au moins autant de renversements d emouvements populaires, cela mon cher lectorat, avec les armes, ni plus, ni moins. Elle a fait tué des dizaines de milliers de personnes au Nicaragua, en finançant illégalement, les Contras. Elle a importé de la drogue dans ses propres frontières, elle dispose d’ailleurs de sa propre ligne aérienne pour ce, «Air America». La CIA est incontestablement l’oragnisation terrroiste la mieux financée du monde, et demeure impunie, même vénérée, comme on peut le voir dans cet ouvrage bâclé, ou destiné à réécrire l’histoire et les faits.

Cette organisation terroriste joue pourtant, dans «Call of Duty Modern Warfare 2», un rôle de héros, mais les faits historiques réels rendent ce jeu purement imaginaire, mais là n’est pas le souhait des concepteurs du jeu. Il s’agit de pure propagande, destinée à éveiller la haine des jeunes amateurs de jeux vidéos, envers les socialistes, qui pourtant, n’ont aucune intention d’aller buter la galerie de civils qui attendent leur avion à l’aéroport. Les communistes se battent pour l’abolition du salariat, point final. Ils n’ont pas de haine pour les occidentaux, il y a des occidentaux communistes… Ils ne détestent pas les états-uniens, il y a des communistes états-uniens… Ils ne haïssent pas, non plus, la liberté, ou la démocratie, ils se battent pour qu’elle soit véritable, et non fictive, comme dans le système capitaliste, où le capital, finalement, est le véritable dictat. Les communistes se battent pour la liberté de ne plus se faire exploiter par cette minorité parasitaire bourgeoise, non-élue, non-méritante, et totalement inutile à notre existence -sauf dans un système qui excuse son parasitisme-.

Le système capitaliste, quoiqu’un disent les compagnies de jeu vidéo, est la plaie de cette humanité. Les guerres des 50 dernières années sont le résultat d’un Empire étendant ses frontières. L’Afghanistan en est un exemple patent. Et pourtant, ces mêmes concepteurs bénissent cette guerre, et font un effort hors du commun pour la banaliser tout au long de l’introduction du jeu. Le capitalisme mène à l’Impérialisme, indéniablement. Les jeux vidéos, jusqu’ici, font le jeu des capitalistes, de cet impérialisme. Ils étendent entre autre, la propagande dictée par le dictat actuel international.

Est-ce que «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign», seraient prêts à vanter un jeu où, on bute du ricain, et où on définit ce ricain comme un gros porc antidémocratique, ne voulant que tout buter sur son passage? Est-ce que ces façades capitalistes oseraient, par exemple, critiquer l’impérialisme de Washington? Oseraient-ils féliciter un jeu où les États-Unis sont l’ennemi mondial, et le terrorisme d’État par excellence? Laissez-moi en douter!

Call of Duty Moderne Warfare 2, est un «hit» à ne pas rater en ce qui attrait à ses graphiques, bref, aux efforts mis par l’équipe qui l’a conçu, mais c’est aussi un poison, conditionnant les joueurs à détester tout ce qui serait communiste, ou islamiste. C’est un jeu qui banalise le meurtre des communistes, l’invasion de pays souverains pour des raisons économiques et idéologiques, et c’est un jeu qui prépare la nouvelle génération de chair à canon à tuer du communiste.

Call of Duty 6 est véritablement un poison hors du commun, je vais dans le même sens que Chavez. Toutefois, plutôt que de répandre son fiel anti-états-unien, Chavez devrait plutôt s’acharner à créer ses propres jeux vidéos, j’en achèterai pour sûr!

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L’utilité du patronat, versus celle des syndicats

Posted by sylvainguillemette sur 22 janvier, 2010

http://fonzibrain.files.wordpress.com/2009/10/la_pyramide_du_capitalisme1.jpg

Cette semaine, Pierre Karl Péladeau fit une sortie en grande pompe, contre les syndicats. C’est de bonne guerre. Mais analysons donc, tout simplement, les pours et les contres des syndicats, versus les pours et les contres du patronat, et des gens comme Pierre Karl Péladeau, qui s’enrichissent sur le labeur d’autrui, celui du prolétariat en l’occurrence, qu’il critique lorsque assemblé.

D’abord, constatons que le patronat, lui, est tout aussi bien regroupé, sous la bannière du Conseil du Patronat. Ensuite, constatons de plus que, les principaux médias sont concertés de façon à promouvoir le plein pouvoir aux patrons, et critiquent ardemment les groupes syndiqués, à commencer, justement, par les propriétés de monsieur Péladeau lui-même. Cette fenêtre, les syndicats ne l’ont pas, pour critiquer les excès de parasites tel monsieur Péladeau. Également, quelques instituts privés, abondamment financés par les bourgeois de la trempe de Péladeau, offrent une simpliste couverture des régularités économiques d’un rouage capitaliste. Ils normalisent, pour ne pas les banaliser, dans leur jargon, les inégalités sociales, elles, découlant directement des inégalités économiques, donc relatives au système en place. Nous avons par exemple vu, depuis plus d’une décennie, des mercenaires telle qu’Elgrably, excuser le parasitisme des bourgeois, vis-à-vis leur exploités, les prolétaires. Cette même charlatane malhonnête, ne s’est jamais retenue pour prôner la privatisation de la totalité de l’économie,  des services même, tel que l’accès à l’eau par exemple, ou l’accès aux soins de santé, etc..

C’est simple, selon les capitalistes, les syndicats sont jaloux de la réussite des patrons, c’est ce que recopient dans leurs textes, les nombreux militants du capitalisme absolu. Mais pourtant, nous sommes à même de constater que, ce sont les travailleurs salariés, donc les prolétaires, qui créent la richesse, et que donc, le mérite devrait leur revenir. Il n’en n’est rien. Chez le patronat, et sa servitude, le mérite ne revient qu’au propriétaire des moyens de production, et cela, sans la moindre possibilité d’en débattre avec eux. Et pourtant, qui fait rouler la machine à l’usine? Le patron, ou l’ouvrier? Qui s’y blesse? Qui s’y brûle de fatigue? Le patron, ou le travailleur salarié, ce prolétaire exploité? Et qui, dans des exemples plus extrêmes, se blesse, ou se tue même? Des gens comme monsieur Péladeau, ou leurs exploités, que ce patron préfèrerait divisés et dépourvus de moyens de défense?

Monsieur Péladeau rêve d’un monde où il dicterait, sans scrupule, le travail à accomplir, et cela, sans que quiconque ne puisse lui rouspéter. Il se prend pour un général, à qui on ne peut que dire, «Oui missieur». Mais abordons donc, tant qu’à en parler, l’utilité de ces patrons sans scrupule, qui osent critiquer l’existence des syndicats, et faisons-le d’un point de vue marxiste, pour rappeler à monsieur, son lointain passé.

Qui au Journal de Montréal, crée la richesse, qui écrit le journal, qui le met en page, qui le corrige, qui fait les recherches, qui prend les photos, qui expédie ce journal, qui bref, participe vraiment à sa création, de toutes parts? Le travailleur, ici, syndiqué. Pas monsieur Péladeau. Bref, à quoi sert ici, sauf à palier au manque de capitaux, monsieur Péladeau? À rien! À rien du tout même! La seule raison pour laquelle monsieur Péladeau, ici, se trouve utile à quelque chose, c’est qu’il investi ses capitaux, qu’il n’a point mérité, puisqu’il les a amassés sur le labeur d’autrui, et par un héritage. Le plus inutile de la compagnie elle-même, est  son propriétaire. S’il ne s’agissait pas de capital dans ce système, l’inutilité de ce «vaut rien» serait apparente, et même, flagrante. Il n’apporte pas d’eau au moulin, autre que son capital. La gestion d’une entreprise peut également passer sous la gouverne des travailleurs, lesquels sauraient, conditionnement à l’appui, gérer cette entreprise. Les travailleurs peuvent gérer, d’ailleurs, certaines compagnies sont déjà pourvues d’un conseil d’administration, lorsque plusieurs bourgeois en sont propriétaires ou mêmes, parfois constitués de cadres, donc de salariés. Il n’est pas impossible de copier le conseil, mais de remplacer les propriétaires inutiles, ces bourgeois, par des travailleurs qui font leur part dans la société, et non pas là,  en exploitant le labeur d’autrui, comme le font les parasites tel Péladeau.

Maintenant, à quoi servent les syndicats? À se défendre? Certes, mais pas seulement à cela. Les syndicats, d’origine, servaient la cause des travailleurs, pris à la gorge par les nombreuses menaces bourgeoises, mises à exécution, comme des lock-out par exemple. Les syndicats servaient également à promouvoir l’occupation des usines, suite à des faillites par exemple. Le syndicat était non seulement nécessaire pour que les employés soient respectés, et encore, mais nécessaires pour donner une voix à ceux qui créaient, et qui créent toujours, la richesse. Les patrons, eux, ont toujours eu, soit l’appui de groupes privés, de mercenaires, de polices privées, ou de l’État même, qui défend depuis longtemps, leur dictature. Les syndicats, certes en manifestant la colère des travailleurs, nous ont obtenus des moindres maux, de meilleurs horaires, plus flexibles,  de meilleurs avantages, un si peu soit-il, respect des patrons, l’apport de sécurité pour les travailleurs, des hausses de salaire considérables, et j’en passe… Sans syndicat, nous ne serions même pas reconnus comme créateurs de richesses, nous n’aurions pas de droits bien à nous, nous n’aurions pas d’équité salariale, nous n’aurions pas le respect de nos exploitants, ces bourgeois minoritaires et parasitaires, totalement inutiles finalement, à notre société, sauf dans un dessein capitaliste.

En fait, je vais aller plus loin ici. Le véritable problème, ce ne sont pas les syndicats, mais bien, la bourgeoisie, soit le patronat. Il est je crois, temps de se débarrasser de ce patronat, qui ne sert visiblement à rien d’autre qu’à injecter son capital, puis à en retirer des bénéfices, que nous leurs créons. Autrement dit, pourquoi ne pas décapiter l’intermédiaire entre la demande et l’offre, et ne pas offrir nous-mêmes, sans le patronat, l’offre demandée. Certes, en ce moment, cela semble impossible, puisque force est de constater que nous vivons dans un modèle capitaliste, qui ne vit que par l’afflux de capitaux. Alors bon, commençons par créer des entreprises sociales, gérées et financées par un réseau social, appelé à grandir, pour qu’il remplace peu à peu, les parasites de ce système, totalement inutiles à l’évolution de l’humanité.

Contrairement à ce que certains prétendent, le capitalisme, un système économique, ne crée pas la richesse, ce sont les humains qui la créent. Le capitalisme n’invente pas Windows, ce sont des humains qui travaillent, qui se creusent les méninges derrière un écran, donc derrière un capital autrement dit, dans ce système capitaliste –il faut donc préalablement, que le chercheur ait un soupçon de capital, d’où le totalitarisme observé-. Le système lui-même, n’est que l’excuse dont ont besoin ces charlatans, tels Péladeau, pour s’auto-pardonner l’exploitation du labeur d’autrui, et là, tout en le critiquant, en le malmenant, et en disant des unions syndicales, qu’elles sont compromettantes pour leur enrichissement personnel.

En terminant, j’aimerais vous faire prendre conscience d’une seule chose. Enlevez les patrons du réseau, la demande demeurera, les travailleurs y répondront, d’une façon ou d’une autre. Maintenant, enlevez le prolétariat, ce travailleur salarié, et voyez si les bourgeois comme Péladeau, pourront continuer de créer la richesse, dont ils revendiquent la totalité des dus.

Encore une fois, mon mot d’ordre est, «seule solution, révolution!»

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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