Reactionism Watch

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Harper et le Venezuela

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 23 février, 2010

Le ministre des Affaires étrangères du Canada a prononcé des propos diffamatoires à l’égard du gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela. Peter Kent a dit: « Le Canada est préoccupé de la récente mesure prise par le gouvernement vénézuélien de suspendre la diffusion de six stations de télévision, de même que du décès de deux étudiants au cours des manifestations qui ont suivi. Ces événements démontrent une fois de plus une réduction de l’espace démocratique au Venezuela. »

Il est du devoir de la Société Bolivarienne/Hands Off Venezuela et de la société québécoise et canadienne de répliquer à ces allégations et prendre la rue afin d’exprimer notre mécontentement et surtout de dire que les peuples du Canada et du Québec n’appuient pas les propos de Peter Kent. De tels propos encouragent la campagne menée présentement par le gouvernement des États-Unis en Amérique latine afin d’y endiguer la montée de la gauche, et ce par tous les moyens nécessaires.

La Révolution bolivarienne, appuyée et effectuée par le peuple vénézuélien, est présentement sous tension. Une manifestation pan-canadienne s’organise présentement afin de faire ravaler les propos du gouvernement fédéral conservateur et demander réparations. Elle aura lieu le 25 février un peu partout dans le monde, notamment à Toronto, Caracas et Montréal. Rendez-vous à 17h devant le Complexe Guy-Favreau sur René-Lévesque. (Ci-joint communiqué contre les propos diffamatoires de Peter Kent à l’égard du Venezuela)

Pour plus d’informations: Société Bolivarienne du Québec

Cette déclaration survient peu de temps après que le Parlement canadien aie été prorogé pour la troisième fois depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Stephen Harper. Le gouvernement bolivarien du Venezuela a récemment appliqué la loi de responsabilité sociale de radio et télévision (RESORTE) visant à réglementer la diffusion radio et télévisée au sein du pays. Cette loi prohibe des contenus adultes pour les enfants, racistes, sexistes, les propos diffamatoires, la provocation à la violence, limite l’espace publicitaire et oblige les médias qualifiés par la loi comme nationaux à diffuser les messages du gouvernement en simultané. Cette dernière ne diffère aucunement des règles mises de l’avant par le CRTC au Canada. Or, malgré l’implantation de cette loi, divers médias privés vénézuéliens sont venus à son encontre et ont donc dû être fermées temporairement par le gouvernement. Trois des six chaînes télévisées fermées ont pu être ré-ouvertes en raison de leur conformité avec la loi RESORTE. Rappelons que la chaîne Radio Caracas Television Internacional (RCTV internacional), dont la diffusion a été suspendue en janvier dernier, avait soutenu explicitement le coup d’État en 2002 contre le gouvernement du président Chavez élu démocratiquement par la majorité de la population vénézuélienne et a depuis tenu plusieurs propos diffamatoires à l’égard de ce gouvernement tout en suscitant l’insurrection du peuple.

Le 13 janvier 2010, Noel Alvarez, président du syndicat du patronat FEDECAMARAS, a dit, en ondes, que la solution face au gouvernement bolivarien est « militaire ». Cette déclaration porte donc à l’insurrection et à la violence. En ajout, le RCTV internacional a refusé de se joindre à la diffusion radio et télévisée simultanée. Elle a donc contrevenue à la loi RESORTE votée majoritairement en Assemblée par les représentants et représentantes, élu-e-s démocratiquement, du peuple vénézuélien à Caracas. De plus, depuis environ une semaine plusieurs manifestations/démonstrations ont éclaté à Caracas des deux côtés de l’échiquier politique afin de supporter ou discréditer le gouvernement bolivarien. Plusieurs événements ont eu lieu, dont un sabotage électrique, un rationnement électrique et en eau, l’explosion d’une usine d’épuration des eaux, l’inflation du Bolivar, la fermeture temporaire de chaînes télévisées, etc. Une montée de la violence s’en est donc suivie. Du côté de l’opposition, des manifestants et mercenaires armés tirent dans les foules et ont mené à la mort de deux manifestants bolivariens. La situation a bien sûr été utilisée par les médias privée afin de culpabiliser Hugo Chavez et ainsi augmenter les tensions au sein du pays.

De l’autre côté, le gouvernement a appelé l’armée afin de contenir les foules de manifestants qui troublent l’ordre publique et posent des gestes violents. Face à cette situation, le ministre des Affaires étrangères et Commerce international s’insurge et déclare qu’au Venezuela la démocratie et la liberté d’expression est en danger. Ces propos font suite à une série d’actions et déclarations du gouvernement canadien, suivant les pas étasuniens, afin d’endiguer la gauche latino-américaine et ainsi protéger leurs intérêts financiers au sein de ces pays.

Le Canada a d’ailleurs été pris à financer à deux reprises les groupes d’oppositions au Venezuela en plus d’avoir appuyé militairement et politiquement le régime putschiste au Honduras de Roberto Mitcheletti et Pepe Lobo. Notons qu’au Canada plusieurs mesures anti-démocratiques ont été mises en branle depuis la montée au pouvoir du gouvernement conservateur, notamment par la prorogation à trois reprises du Parlement canadien afin de freiner une coalition de partis politiques (représentant la majorité de la population) et, en janvier 2010, d’étouffer toutes discussions à propos des cas de tortures de prisonniers afghans par l’armée canadienne. De plus, le gouvernement du Canada a refusé de signer la Déclarations des droits peuples autochtones à l’ONU, a empêché la chaîne Al-Jazeera de diffuser au Canada, a mis aux rencarts Kyoto et à jouer à Copenhague, tout en organisant des Jeux Olympiques illégitimes, continue une guerre illégitime et sanglante en Afghanistan, coupe les fonds dirigés à des organismes tels que Kairos et Alternatives, fait des intrusions au sein des domiciles de militants et militantes, opte pour une politique pro-Israël en changeant et coupant les politiques aidant le peuple palestinien, tente de criminaliser sournoisement l’avortement et bien plus encore!

Comment un tel pays peut-il faire une déclaration de la sorte à l’égard d’un gouvernement élu majoritairement par sa population et qui investit massivement dans les services sociaux, dans la santé et dans l’éducation et qui construit avec son peuple les bases solides d’un développement sain et pour tous et toutes? Il est du devoir du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, de bien représenter son peuple et d’approfondir ses recherches avant de divulguer de telles déclarations sur la scène internationale. De tels propos ternissent l’image des peuples vivant au Canada et au Québec et contreviennent à la souveraineté des peuples de la République Bolivarienne du Venezuela. Le Canada se doit également d’être un exemple en termes de démocratie avant de critiquer tout autre gouvernement pour ses agissements.

 Plusieurs manifestations auront lieu à Montréal, Toronto et Caracas le 25 février prochain, afin de manifester notre désaccord face à cette déclaration publique du ministre des Affaires étrangères et Commerce international, Peter Kent, et le mener à formuler des excuses publiques ainsi qu’à changer l’orientation de son gouvernement à l’égard du peuple de la République bolivarienne du Venezuela qui mène depuis plus de dix ans une lutte d’émancipation. Toronto : 365, rue Bloor East (coin Sherbourne) Face au Consulat du Venezuela 25 février 2010 – 17h Montréal : Complexe Guy-Favreau 200, boul. René-Lévesque 25 février 2010 – 17h

Ces organisations endossent le présent communiqué : Société Bolivarienne du Québec/Hands Off Venezuela, Base de Paix Montréal, Barrio Nuevo, Frente Norman Bethune, Front contre le coup d’État au Honduras, Palestiniens et Juifs Unis (PAJU), Défense de l’Humanité (chapitre Montréal), Association de campus de Québec Solidaire à l’UQÀM, Forum des Femmes de Montréal, Table de concertation et de solidarité Québec-Cuba (TQSC), Arnold August, James Cockcroft, Action Créative, Association Étudiante du Module de Science Politique (AEMSP-UQAM)

source: www.sbqc.org

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Call of Duty Modern Warfare 2 – propagande anticommuniste

Posted by sylvainguillemette sur 7 février, 2010

https://i1.wp.com/files.fluctuat.net/IMG/jpg/mw-1.jpgMa critique aujourd’hui, s’arrête sur un jeu, pour faire changement. Étant moi-même un «gamer», jargon qu’utilisent les joueurs pour se décrire, j’essaie régulièrement des jeux vidéo, de guerre préférablement. Je ne suis pas pour autant militariste, et je sais discerner la réalité de la fiction. Malheureusement pour eux…

Récemment, Activision sortait sa célèbre suite de «Call of Duty –Modern Warfare 2», une suite bien attendue chez les «gamers». Ce jeu défie certes, l’ensemble des jeux vidéo de la sorte. On nomme ce type de jeu «first person shooter», soit tireur à la première personne. On y joue donc un rôle plutôt militaire, et on bute tout ce qui bouge. Graphiquement, et autant dans les scénarios, et l’activité superficielle qui entoure l’action du rôle principal, on ne peut qu’en dire qu’il est époustouflant.

Or, ce jeu a soulevé un tollé dans les parties du monde, où le socialisme fait ses avancées, et pour cause. Certains médias de jeux vidéo rapportent, incorrectement, les propos d’Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, sur les jeux vidéos. Par exemple, «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign» et bien d’autres, rapportent que Chavez dit des jeux vidéo qu’ils sont un poison capitaliste. Mais est-ce que les accusations de président démocratiquement élu du Venezuela sont exactes? Malheureusement oui, dans le cas du jeu dont nous parlerons.

Dès le début du jeu, la propagande est omniprésente, le narrateur banalise la mission illégale et illégitime en Afghanistan, prétextant les «bonnes raisons» pour lesquelles l’OTAN et l’ONU s’y trouvent, mais ne rapportant pourtant pas les contradictions évidentes de cette présence in désirée par les afghans. Le narrateur n’aborde par exemple pas, la dictature de monsieur Karzaï, qui ne fut jamais élu par le peuple dans toute l’histoire de l’occupation par l’OTAN. Le narrateur se contente de dire que la démocratie passe par la victoire, et les armes, et que seuls les vainqueurs écrivent l’histoire. Que l’Afghanistan est une mission juste… On n’en vante pas les crimes de guerre qui y sont pourtant perpétrés par les forces de l’OTAN et de l’ONU, on n’y dit pas non plus, que les forces occupantes utilisent des Armes de Destruction Massive, ou des armes chimiques, dont le phosphore blanc. On ne dit pas dans le jeu, qu’il y a meurtre quotidien, des occupés. Sinon, que les prisonniers afghans sont systématiquement torturés, et encore, on ne pourrait qu’autoproclamer cette torture juste, bien entendu. Il n’y est pas dit non plus, que la mission en Afghanistan avait débuté en 1998, soit donc avant le 11 septembre 2001, avant les supposés attentats du World Trade Centre. Tout est en accord avec les forces de l’OTAN, à croire que l’OTAN elle-même a écrit le scénario du jeu.

Plus loin, après les premières missions, le chat sort du sac. Le nouvel ennemi mondial revient d’entre les morts, comme une répétition de la vieille propagande de Ronald Reagan. Les communistes sont à notre porte!

Vous interprétez, comme si de rien n’était, un agent de la C.I.A., et aussi banalement que cela puisse paraître, vous êtes un héros sans contestation, selon le narrateur et le concept du jeu. Or, on connait aujourd’hui la CIA pour ses nombreux crimes de guerres, ses crimes contre l’humanité, les écoles de torture qu’elle a fait ériger dans l’Amérique latine toute entière -voire le monde-, ses enlèvements, ses séquestrations d’opposants idéologiques, ses meurtres politiques, ses tueries de masse, bref, son terrorisme. De plus, l’organisation terroriste la mieux financée du monde, joue un rôle clé dans ce jeu, comme si elle sauvait le monde d’un avènement dangereux, le communisme.

Plus loin, cet agent de la CIA, en opération en Russie, se fait passer pour un membre d’une organisation terroriste «communiste» et doit, pour passer pour l’un des leurs, buter le plus de civils possibles dans un aéroport du pays. Gratuitement, on vous invite à buter des civils, qui vous implorent, mais cela, tout en faisant croire que les communistes auraient de ces intentions. Pourtant. Qu’est-ce qu’un mouvement communiste, sinon justement, un mouvement populaire, bourré de civils simplement salariés, qui en ont marre de l’exploitation de leur labeur? Cette mission m’a moi-même, levé le coeur.

En quoi est-ce que le fait de remettre en question le capitalisme, vient se lier avec les machinations des concepteurs de ce «jeu poison»? Le joueur moderne ne connait pas grand-chose du communisme, et tout ce qu’il connaîtra, à la fin de ce jeu, sera manifestement faux, et pourtant, propagé directement des bureaux de l’Organisation terroriste la mieux financée du monde, la CIA. Il dira des communistes, que ce sont des terroristes, «chummys» des islamistes radicaux… Or, il n’y a aucun lien entre ces mouvements, et je mets au défi les concepteurs du jeu de prouver le contraire, ainsi que les défenseurs de ce scnéario monstrueux.

Les communistes n’ont d’abord aucun avec les islamistes extrémistes et radicaux, auxquels dans ce jeu, on prête cette amitié distincte. Mais justement, ces radicaux «terroristes», dans la vraie vie, furent financés, armés et entraîné par cette même CIA qui incarne le patriotisme et l’héroïsme états-unien dans «Call of Duty Modern Warfare 2». Dans les années 1980, la CIA a financé Al-Qeada à coups de milliards. Aujourd’hui encore, la CIA orchestre des attentats terroristes, que ce soit en Iran, ou dans les pays d’Amérique latine tentés par le socialisme. Le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez, fut l’une de ses œuvres. Le Coup d’État réussi contre Zelaya au Honduras, est l’une de leurs œuvres aussi. Les meurtres de personnages historiques, comme Patrice Lumumba de l’Angola, sont aussi de leurs belles œuvres humanitaires. La CIA se vante également d’avoir tué bon nombre de vietkongs, et de vietnamiens de toutes sortes, sans aucun remord, ni regret. La CIA a fomenté plus de 45 Coups d’État, et au moins autant de renversements d emouvements populaires, cela mon cher lectorat, avec les armes, ni plus, ni moins. Elle a fait tué des dizaines de milliers de personnes au Nicaragua, en finançant illégalement, les Contras. Elle a importé de la drogue dans ses propres frontières, elle dispose d’ailleurs de sa propre ligne aérienne pour ce, «Air America». La CIA est incontestablement l’oragnisation terrroiste la mieux financée du monde, et demeure impunie, même vénérée, comme on peut le voir dans cet ouvrage bâclé, ou destiné à réécrire l’histoire et les faits.

Cette organisation terroriste joue pourtant, dans «Call of Duty Modern Warfare 2», un rôle de héros, mais les faits historiques réels rendent ce jeu purement imaginaire, mais là n’est pas le souhait des concepteurs du jeu. Il s’agit de pure propagande, destinée à éveiller la haine des jeunes amateurs de jeux vidéos, envers les socialistes, qui pourtant, n’ont aucune intention d’aller buter la galerie de civils qui attendent leur avion à l’aéroport. Les communistes se battent pour l’abolition du salariat, point final. Ils n’ont pas de haine pour les occidentaux, il y a des occidentaux communistes… Ils ne détestent pas les états-uniens, il y a des communistes états-uniens… Ils ne haïssent pas, non plus, la liberté, ou la démocratie, ils se battent pour qu’elle soit véritable, et non fictive, comme dans le système capitaliste, où le capital, finalement, est le véritable dictat. Les communistes se battent pour la liberté de ne plus se faire exploiter par cette minorité parasitaire bourgeoise, non-élue, non-méritante, et totalement inutile à notre existence -sauf dans un système qui excuse son parasitisme-.

Le système capitaliste, quoiqu’un disent les compagnies de jeu vidéo, est la plaie de cette humanité. Les guerres des 50 dernières années sont le résultat d’un Empire étendant ses frontières. L’Afghanistan en est un exemple patent. Et pourtant, ces mêmes concepteurs bénissent cette guerre, et font un effort hors du commun pour la banaliser tout au long de l’introduction du jeu. Le capitalisme mène à l’Impérialisme, indéniablement. Les jeux vidéos, jusqu’ici, font le jeu des capitalistes, de cet impérialisme. Ils étendent entre autre, la propagande dictée par le dictat actuel international.

Est-ce que «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign», seraient prêts à vanter un jeu où, on bute du ricain, et où on définit ce ricain comme un gros porc antidémocratique, ne voulant que tout buter sur son passage? Est-ce que ces façades capitalistes oseraient, par exemple, critiquer l’impérialisme de Washington? Oseraient-ils féliciter un jeu où les États-Unis sont l’ennemi mondial, et le terrorisme d’État par excellence? Laissez-moi en douter!

Call of Duty Moderne Warfare 2, est un «hit» à ne pas rater en ce qui attrait à ses graphiques, bref, aux efforts mis par l’équipe qui l’a conçu, mais c’est aussi un poison, conditionnant les joueurs à détester tout ce qui serait communiste, ou islamiste. C’est un jeu qui banalise le meurtre des communistes, l’invasion de pays souverains pour des raisons économiques et idéologiques, et c’est un jeu qui prépare la nouvelle génération de chair à canon à tuer du communiste.

Call of Duty 6 est véritablement un poison hors du commun, je vais dans le même sens que Chavez. Toutefois, plutôt que de répandre son fiel anti-états-unien, Chavez devrait plutôt s’acharner à créer ses propres jeux vidéos, j’en achèterai pour sûr!

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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Les 14, racisme et impérialisme

Posted by sylvainguillemette sur 4 janvier, 2010

Fichier:Posada.jpg

Le 25 décembre 2009, un Nigérian tente de faire exploser sa charge explosive, sans succès, à bord du vol Amsterdam-Detroit, où il tentait semble t-il, de se martyriser. Attrapé, celui-là avoue sa cause, ses sources, et on décèle finalement une faille dans le service de renseignements de la défense nationale états-unienne. Car auparavant, selon les États-Unis en fait, le père du «terroriste» les aurait avertis du danger que représentait son fils. Bref, Washington conclue que le «méchant Yémen» est désormais une menace, ainsi que 13 autres pays, ajoutés à une liste noire, imposant ainsi, des contrôles renforcés à certains étrangers, selon leur appartenance nationale. L’acte apparaît non seulement comme raciste, de par les pays visés par cette interdiction, mais définitivement impérialiste à l’endroit d’un de ces pays en particulier.

L’Afghanistan, l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, l’Iran, le Liban, la Libye, le Pakistan, la Somalie, le Soudan, la Syrie, le Nigeria, le Yémen et Cuba, figurent tous sur la liste en question. Tout de suite, et les réseaux d’informations québécois l’auront souligné, on s’aperçoit que la majorité des pays, sont des pays où les «arabes» logent. Toutefois, l’un de ces pays ci-haut, n’a jamais envoyé de terroristes à l’étranger, ce, dans toute son histoire. Mais plutôt, ce pays fut assailli de terroristes, provenant comme par hasard, des États-Unis d’Amérique.

Cuba -NOTONS QUE NUL MÉDIA NE REMET EN QUESTION L’EXISTENCE DE CUBA SUR CETTE LISTE- pose sur la photo de famille, concept avoué des États-Unis d’Amérique, mais ne possède aucun lien avec quelconque organisation terroriste de la planète Terre. L’île socialiste, et c’est son seul litige avec Washington en réalité, n’émet aucun chèque à quelconque terroriste. Et si c’était le cas, les États-Unis d’Amérique devraient en fournir les preuves, accompagnant leurs vaines et puériles accusations.

Un vrai terroriste cependant, a transigé des États-Unis d’Amérique vers Cuba, pour y commettre des attentats terroristes, dont celui du vol «455 Cubana». Pire encore, ce sont les agents de la C.I.A. –l’organisation terroriste la mieux financée du monde-, qui l’ont armé, financé et entraîné.

Luis Posada Carriles a participé à la préparation d’un attentat contre le Vol 455 Cubana, un avion de ligne cubain parti de Caracas au Venezuela, ayant explosé au-dessus de la Barbade le 6 octobre 1976. Cela tua ainsi, 73 personnes, dont l’équipe d’escrime cubaine de la catégorie junior.

Il a également fait exploser des hôtels cubains à la Havane, et des discothèques. Plusieurs blessés, un mort.

Le 15 novembre 2007, la sous-commission des Droits de l’homme de la Chambre des représentants des États-Unis a établi la responsabilité de Luis Posada Carriles dans plusieurs actes terroristes, dont celui contre le Vol 455 Cubana. Carriles est aujourd’hui libre, aux États-Unis, qui le protègent. Ceux qui l’ont financé, le sont aussi. Ils ont pourtant tous, commis des actes terroristes, financés des actes terroristes, ou côtoyés des terroristes. Aucun d’eux n’est soumis à la justice à demi-mesure des États-Unis d’Amérique.

En fait, les États-Unis d’Amérique, sont épargnés eux-mêmes, pour tout le terrorisme qu’ils ont soutenu, financé, encouragé, qu’ils ont fait, et fait naître. Durant le seul dernier siècle, cet État voyou a renversé plus de 45 États démocratiques, qui ne plaisaient pas à ses volontés capricieuses. Il a envahi de nombreux autres pays souverains, puis y ont fait des guerres sanglantes, que l’on continue de panser. En fait, les pires actes et les plus abominables, durant ces dernières décennies, fut orchestrés et commis par Washington et ses sbires.

D’autre part, et mise à part, justement, du terrorisme ici cité, le terrorisme qui s’annonce, lui, doit bien se financer quelque part. Pourquoi ne pas étaler les manques du service de renseignements, et y palier en demandant au congrès, un financement supplémentaire, qui de fait, viendra financer le terrorisme prochain, celui de l’Amérique latine qui ne plaît pas à Washington.

L’Amérique latine libre, et socialiste.

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Faire la guerre pour la paix

Posted by sylvainguillemette sur 11 décembre, 2009

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Barack Hussein Obama, hier, est allé à Oslo pour recevoir son prix Nobel de la paix. Certes, ce prix arrive au même moment où le président des États-Unis d’Amérique annonce qu’il envoie 30 000 soldats supplémentaires en Afghanistan, dans une guerre illégitime, rappelons-nous, déclenchée sur une base mensongère, et de fait, démarrée en 1998, donc avant les attentats du 11 septembre 2001, prouvant cette illégitimité.

Comme discours, Barack Obama rappelle son absence de choix, il dit qu’il le fallait, pour accéder à la paix en Afghanistan. Or, faire la guerre, pour obtenir la paix, n’a jamais que fait des morts additionnels, et n’a jamais pansé quelque plaie que ce soit. En Afghanistan, comme ailleurs où sont allés les États-Unis d’Amérique au cours du dernier siècle, la population civile est celle touchée par la guerre, bien d’avantage que les militants visés par Washington et ses alliés impérialistes.

Et pour obtenir cette «paix», s’il en est une véritable, Washington ne renonce à aucun moyen, pas mêmes les illégaux, ou plutôt qu’elle ne s’engage pas à respecter –mines anti-personnelles, ADM, armes chimiques, armes bactériologiques, attaques de cibles civiles (centrale électrique, ponts, hôpitaux, écoles..)-. Washington utilise des Armes de Destruction Massive, elle utilise aussi la torture, les enlèvements, la séquestration illégale, le meurtre, et bref, elle envahie et occupe des pays, et leur impose sa vision de la paix, soit le libre-marché, la privatisation des ressources humaines et naturelles, et l’indignation totale des populations locales, tout en méprisant les intérêts de celle-ci, tant que ça fait plaisir à la bourgeoisie internationale. Et elle installe des dictatures, respectant ses vœux.

Au Nicaragua, lorsque les sandinistes ont chassé la dictature des Somoza qui brutalisait le peuple nicaraguayen depuis près de 45 ans, Ronald Reagan a senti le besoin d’amener la paix, là aussi, au prix de dizaines de milliers de vies. Et lorsque Ronald Reagan créa son commando, mené par des mercenaires, les Contras –un tas de repris de justice et des mercenaires en solde-, il les mobilisa en disant qu’il fallait ramener la paix et la démocratie au Nicaragua. Du Honduras, qui constituait une base de repli –et sous dictature états-unienne également- pour les criminels employés par Washington, les Contras revenaient en force contre les sandinistes, armés et financés par Washington.

Au Salvador, les prêtres et les sœurs n’y étaient pas épargnés. Le peuple, comme dans les autres pays envahis par Washington, a du souffrir, souffrir et encore souffrir, pour finalement se retrouver avec une dictature sanglante lui aussi, ce qu’appelait pourtant Washington, sans que la communauté internationale n’intervienne avec des sanctions quelconques, la paix.

En Colombie, encore aujourd’hui, la paix tente de se gagner à coups d’armes automatiques. Les paramilitaires, financés et mandatés par l’État d’Alvaro Uribe, exterminent les éléments dérangeants, et on ne parle pas ici des F.A.R.C., mais bien du peuple, des syndicalistes, des militants de toutes sortes, des droits de l’homme aux causes pacifistes.

Au Venezuela, en 2002, et les trois années suivantes, Washington a tenté de renverser l’élu  démocratique, Hugo Chavez. Washington brandissait encore une fois, la paix pour cautionner l’indéfendable. En 2002, ils enlèvent Chavez, le séquestrent, et assermentent un nouveau président (le tristement célèbre, Carmona), en de ça de 48 heures.

En Jamaïque, c’est également pour la paix qu’interviendra Washington auprès des socialistes, en faisant couler leur sang.

Qui ne se rappelle pas du Chili, où Washington met en branle, ses assassins, pour la cause commune, commune aux bourgeois. Pinochet, acheté par la CIA, ne se souciera pas le moins du monde des vies qu’il enlèvera. Et c’est au nom de la paix que fut mené ce coup d’État. Et drôlement, suite au coup d’État, Milton Friedman arrive avec ses copains pour dicter la marche à suivre, économiquement parlant.

Idem pour la République dominicaine, pour l’Équateur, pour le Mexique, pour le Pérou, pour la Bolivie, et j’évite ici de parler des conflits sanglants qu’a entretenu Washington en Afrique, où des enfants-soldats sont souvent répertoriés parmi les combattants. Mais c’était pour la paix dit-on.

Et c’est également pour la paix, que Washington soutiendra l’Apartheid sud-africain, qu’elle fera emprisonner Nelson Mandela, et qu’elle fera assassiner tout élément dérangeant pour les intérêts de Washington sur ce sol. Lumumba sera d’ailleurs l’un des premiers assassinés, après sa victoire démocratique.

En outre,  tous les pays d’Amérique du sud et centrale ont connu la liberté et la paix de Washington, mais les seules libertés que défendaient réellement Washington, c’était celle des bourgeois d’entreprendre, et de tenir en salariat l’économie de ces pays qu’elle envahissait. Jusqu’en Afrique, Washington voulut amener la paix, sinon, rappelez-vous la paix qu’ont connu les vietnamiens –et qu’ils connaissent encore sous la forme de suites d’épandage de l’Agent Orange (qui se trouve désormais dans la nappe phréatique), ou des mines anti-personnelles-. C’était pour leur bien…, pour la paix.

En Afghanistan comme ailleurs, les peuples à la base, ne veulent rien entendre du discours de Barack Hussein Obama, ce nouveau tyran aux gants blancs. Ils le connaissent son discours, ils se rappellent l’aide apportée aux talibans, à Al-Qeada sinon, qui, à coups de milliards, a pu asseoir son pouvoir et ce, grâce à Washington qui ne voulait que la paix.

Les beaux discours de monsieur Obama ne changent rien au passé, et non, les États-Unis n’ont jamais apporté la paix, nulle part au monde. Que la guerre, que le sang, et que la haine.

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Le Discours

Posted by sylvainguillemette sur 2 décembre, 2009

https://i2.wp.com/www.indybay.org/uploads/2009/08/01/640_obama_afghanistan.jpgÇa y est, Barack Hussein Obama se branche, c’est un militariste, comme son prédécesseur, et il met, lui aussi, la vérité de côté dans ses discours à saveur impérialiste, pour avantager la propagande officielle du Pentagone.

B. Obama enverra 30 000 troupes supplémentaires, dès le début de Janvier 2010. Ainsi, il espère pouvoir «casser le dos» d’Al-Qeada et des talibans. Mais durant ce discours, une tonne de mensonges s’y sont glissés, afin surement, de rendre le tout plus crédible, plus vrai de vrai.

Obama a par exemple parlé des insurgés de l’Afghanistan, disant d’eux qu’ils «tuaient, sans regarder la race».  Or, Washington a elle aussi, tué sans regarder les races, du début à la fin des deux derniers conflits qui l’ont occupé durant ces dernières années. Elle a massacré des dizaines de milliers de personnes, sans égard pour leur sexe, leur âge et leur camp. En bombardant l’Irak de ses missiles de croisière, Washington a tué bon nombre d’innocents, et elle en fait autant en Afghanistan, ne fussent que les divers «bavures» décrites par les médias. Washington ne s’est jamais retenu de lancer des bombes, là où elle pouvait toucher même une seule cible, sans égard pour les innocents aux alentours.

Obama s’en est également pris aux talibans, qu’ils disaient protecteurs d’Al-Qeada. Or, Al-Qeada n’est que le produit final d’années d’entraînement, d’années de financement, d’années d’armement, que les États-Unis surent combler, pour leurs besoins à l’époque, de renverser la mission russe, semblable à celle-ci. -Car contrairement aux propos mensongers du lieutenant colonel  Rémy Landry sur les ondes de Radio-Canada, les russes ne se battaient pas contre le peuple, mais contre les moudjahidines, que les services secrets US finançaient, armaient et entraînaient. Et encore, aujourd’hui également, l’insurrection n’a plus rien de talibane, ou d’Al-Queadienne. On trouve dans ses rangs, des fermiers, et bref, des gens qui n’apprécient pas l’occupation, et l’imposition d’une façon unique de voir les choses.- Et là fut créée Al-Qeada, MADE IN USA! Alors que les russes tentaient de donner aux femmes, les droits des hommes, Washington fournissait des missiles sol-air «Stingers» aux afghans, et aux étrangers déplacés pour la cause, aux seules fins d’affaiblir la mission russe et de lui donner son «Vietnam».  À cette époque, nul ne s’outrageait des liens avec les «terroristes islamistes» à Washington, c’était le bon temps…

Obama poursuit ensuite en disant de la mission afghane, qu’elle est légitime, puisque l’OTAN la soutient! Mais, l’OTAN, n’est elle que le fruit du travail des bourgeois, une alliance bourgeoise, le bras armé de ceux-ci. Quand l’ONU dit non, l’OTAN dit oui. Mais l’OTAN, en réalité, ne regroupe que quelques pays capables de se battre, les autres étant des nations de pacotille quant à leur poids politique. C’est bref, une façon d’éviter les débats entre nations, pour finalement, aboutir au bon vouloir des dirigeants, peu populaires soient-ils. La mission afghane n’est non seulement pas légitime, mais elle fut déclenchée sur un argumentaire mensonger, et bien avant le 11 septembre 2001 était-elle préparée!  Dans les années 1999-2000, la Joint Task Force canadienne est sur le terrain, et prépare celui-ci, pour la future mission afghane. Denis Morissette explique dans son livre, très bien les préparatifs de cette mission, supposée venger des évènements qui ne se sont pas encore produits. Mais quand même, aider un peuple à se débarrasser de la gangrène talibane, c’est peut-être légitime. Mais faire semblant de l’aider, quand on a financé cette gangrène par exemple, et que l’on impose par la suite, un dictateur qui privatise à tous vents les ressources, et humaines, et naturelles du pays, et que ce dictateur cohabite avec les seigneurs de guerre et les talibans rasés, ça n’a plus rien de légitime. Hamid Karzaï, nous le savons, était un consultant pour UNOCAL à l’époque de Bush, au tout début de son mandat. Il fut envoyé par UNOCAL, une filiale créée par Chevron spécifiquement pour la cause –Voir Noir Canada de Alain Denault-, pour négocier avec les «méchants talibans», que le gouvernement Bush appelait à l’époque «gouvernement taliban», pour que passe à travers le pays de l’Opium, un oléoduc. Des discussions, s’en suivi un «Non» des talibans, et on connait la suite. D’ailleurs, comme premier acte de son mandat, dès le début de sa dictature –En 2004, Karzaï est élu  par 55% des voix, sur 14% de participation. Ailleurs, dans les autres provinces, on ne vote pas, le territoire n’est même pas sécurisé. On peut donc conclure à la dictature.- , Hamid Karzaï privatise les ressources humaines et naturelles, et fait installer des industries étrangères, comme Coca-Cola -qui videra peu à peu, la nappe phréatique de sa région-…  Le but véritable alors, est de faire passer un oléoduc à travers le pays, pour contrer le marché russe, installé en Europe. GAZPROM tient alors par les couilles, l’Europe entière avec son monopole énergétique. Washington veut y mettre fin… D’où le lien avec la guerre de Géorgie cet été, avec la Fédération de Russie.

Obama en a également profité pour dénoncer la production grandissante de drogue en Afghanistan, or, celle-ci a grimpé depuis l’accession des terres afghanes par les services secrets US, et le beau-frère du dictateur est le principal fournisseur d’opium au pays. C’était de toute façon, le même discours qui amena Reagan en Amérique du sud, et qui pava certains pays d’Amérique du sud de cocaïne, destinée aux ghettos des États-Unis. En Colombie par exemple, la DEA est de concert avec les paramilitaires –aussi utilisés par Alvaro Uribe pour assassiner des syndicalistes et des militants socialistes-, et fournit Washington en drogue. Si Manuel Noriega , par le passé, remplissait la tâche, il a fallu pour Bush père, un jour s’en départir, dans un coup d’État appelé «Just Cause», où là encore, des gens, sans distinction de race, furent massacrés par des bombardements de destruction de masse états-uniens. Comme si seuls les talibans étaient capables de telles abominations.

Obama en a également profité pour y mettre un peu de piquant, et rappeler comment l’«Union Soviétique» avait ravagé le pays. Or, là encore, et d’abord aurait-il fallu que l’union soit réellement soviétique, les États-Unis n’ont personne à envier question ravage! Ils en ont même à montrer! L’Amérique latine s’est vue ravagée par les conflits qu’entretenait Washington contre le communisme. Tant au Nicaragua, au Salvador, en Colombie, à Cuba, au Chili, au Honduras, au Pérou, au Guatemala, au Brésil, en Jamaïque, en République dominicaine, au Costa Rica, en Argentine, au Venezuela, au Paraguay, en Uruguay, en Bolivie, et dans plusieurs pays d’Afrique, dont le Congo, les États-Unis ont ravagé les terres, mis à feu les villes et villages, et réduit en bouillie toute résistance, pour imposer leur dictat capitaliste, voire impérialiste. Que dire de l’Indonésie, ou des Philippines? Au Vietnam, ils y ont largué plus de bombes qu’il en a explosé durant toute la seconde guerre mondiale! Ils ont déversé des tonnes et des tonnes d’agents chimique, dont le fameux Agent Orange –Que Mosanto fabriquait sans scrupule, en connaissant pourtant l’usage qu’en ferait l’armée états-unienne.-, et y ont ainsi, pollué, pour des années encore, les nappes phréatiques servant aux vietnamiens pour se laver, se nourrir, et boire. Les États-Unis d’Amérique ont ravagé des tas de pays, sur pratiquement tous les continents, et n’ont rien à montrer en exemple aux russes, aux chinois ou à quelconque autre nation qui n’était pas d’accord avec leur mission impérialiste en Afghanistan.

Obama invite ensuite les autres nations à y prendre part, disant qu’il ne s’agit pas, que de leur fardeau. Mais encore là, le mensonge ne passe pas. Car nous savons désormais qu’ils finançaient Al-Qeada à coups de milliards, qu’ils ont également aidé les talibans à cette même époque, et qu’ils ont déversé tellement de haine à travers le monde, pour nourrir des complots tel celui du 11 septembre 2001, s’il en est véritablement un –une enquête indépendante de l’administration mensongère Bush aurait grandement aidé…-. Et, en quelques sortes, Al-Qeada est l’enfant lâché lousse de Washington. C’est, oui, leur fardeau, et j’irais plus loin! Ils sont responsables d’avoir financé Al-Qeada, qui en a fait voir de toutes les couleurs aux afghans. Si Al-Qeada avait été une conception russe, ou soviétique comme ils aiment le dire à Washington, la Russie aurait été accusée de complicité de ces atrocités, commises contre les afghans durant toutes ces années. Or, puisqu’il s’agit de Washington, même cette accusation sérieuse ne passerait pas le VÉTO que détient Washington à l’ONU.

Obama précise que le retrait des forces débuterait dès l’année 2011, en même temps que nous, du Canada. Ici, nous ne pouvons que constater l’échec patent de l’OTAN, et c’est un échec, car en 2011, il y aura toujours des talibans en Afghanistan. En moins de 18 mois, Washington ne fera certainement pas le ménage complet des montagnes afghanes…

Il dit également que le Pakistan recevra une aide, tant financière que militaire pour palier à son manque d’effectifs. Nous savons donc déjà que, comme le fut Saddam Hussein en Irak, et comme l’Iran a pu également en jouir également, Washington armera le pays, d’armes certes conventionnelles, mais de destruction de masse pour autant. Une bombe ou un missile n’épargne pas les innocents… son effet de souffle n’est pas intelligent et guidé, ni ses «shrapnels»! À quand l’inspection du Pakistan, pour que cela s’en suive d’une invasion? On se revoit dans quelques années, cher Pakistan…

Obama dit également que 43 nations le suivent dans son exercice. Mais là encore, il s’agit de nations capitalistes, ayant leurs propres intérêts à y participer. Pour les autres, les plus petites, c’est surtout pour éviter les contraintes économiques, promises à l’époque, par le sanguinaire Bush.

Obama parle même, et oui, de la Banque mondiale! Et de l’aide qu’elle aurait apportée aux pays en voie de développement! Mais en fait, la Banque mondiale, comme le FMI en fait, n’a jamais offert d’aide, sauf contre la privatisation des ressources humaines et naturelles des pays pauvres. Le Ghana, de cette façon, est passé de société qui tentait de se libérer de la tutelle britannique à, un paradis fiscal! L’Argentine, sous la tutelle de la BM et du FMI, a fait faillite, et ce, au détriment des prolétaires de ce pays. La Banque mondiale, de fait, n’a surtout pas aidé la race humaine. Tout au contraire. Elle l’a asservie, quand c’était possible, au capitalisme, et à la dictature bourgeoise par conséquent, tout en la dépouillant de ses richesses.

Mais le comble vient vers la fin de son discours, où il parle de 60 ans de sacrifices ultimes, de dons de vies états-uniennes à travers le monde, pour le sauver et le rendre libre. Or, là encore, le mensonge pue au nez. Plus de 45 coups d’État se sont déroulés en 60 ans, et plus de 35 renversements de mouvements populaires également, ont pris part à ce soit disant sacrifice. Des dizaines de dictateurs, tortionnaires de leur régime -à la retraite en Floride-, ont pris le pouvoir grâce aux États-Unis. En Amérique latine seulement, pratiquement tous les pays ont connu une dictature, installée par Washington, ou soutenue financièrement et militairement par elle. À titre d’exemple, en ce moment même, Washington envoie des milliers de soldats en Colombie, dans des bases près des frontières vénézuéliennes. En 2002, un coup d’État a tenté de renverser Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, par le Venezuela. En 48 heures, Washington faisait assermenter Carmona, le dictateur non-élu du peuple, pour éviter que le socialisme ne se développe en ce sol. La réalité, c’est que Washington a commis 60 ans de crimes de guerre, 60 ans de crimes contre l’humanité, 60 ans de coups d’État, suivis de dictatures sanguinaires, de torture et de disparitions de masse, des militants socialistes. Le Sha, Suharto, Pinochet, Batista n’en sont quelques uns… Ils ont même aidé Pol-Pot et son régime des Khmers rouges! Ils ont même aidé Saddam Hussein! Ils sont même aidés le régime d’Appartheid d’Afrique du Sud et fait mettre en prison, Nelson Mandela! Ils ont fait assassiner Lumumba! Ils ont simulé une attaque contre un porte-avion US, pour déclarer la guerre au Vietnam et y massacrer près de 4 millions de vietnamiens! De quel sacrifice nous parle donc Obama? De celui des autres, qui passèrent sous les chenilles de l’Empire?

Et si les attentats du 11 septembre 2001 étaient horribles, et qu’ils ont tué des innocents, les attentats terroristes des États-Unis d’Amérique l’étaient également et ce, à travers le monde, pendant près de 150 ans! Et parlant d’attentats, saviez-vous que Washington, durant les années 1990 en Irak, a perpétré des attentats à la voiture piégée?

Et il conclut ainsi, en disant que l’Amérique sera plus sûre, et non pas fondée sur la peur des autres, mais sur l’espoir…  Eh bien!

(Rémy Landry, lieutenant colonel de l’armée canadienne, dit également que la mission irakienne est un succès. Mais pour qui donc? L’Irak a subi des pertes énormes, incomparables au règne entier de Saddam Hussein et même, à l’embargo meurtrier de Washington à son endroit. On parle de près d’un million de morts irakiens, et de bien plus de blessés… La seule réussite de Washington, ici, c’est l’enrichissement du complex-militaro-industriel et l’endettement des contribuables états-uniens. Dès lors que que les troupes états-uniennes sortiront d’Irak… Et Washington pille les ressources irakiennes, qu’elle a fait privatiser à partir du Congrès états-unien. Comédie…)

God Bless America!

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L’opinion du Venezuela sur le racisme

Posted by quebecsocialiste sur 2 mai, 2009

Conférence mondiale contre le racisme
Le document final de Genève ne répond pas aux aspirations des peuples
par Silvia Cattori, Sandro Cruz

Le lecteur européen à la recherche d’informations sur la Conférence de Genève contre le racisme ont été abreuvés de déclarations dénigrant le président iranien et saluant comme une victoire le vote du document final avant que les délégations du tiers-monde n’aient pu s’exprimer. Après avoir diffusé le texte intégral du discours censuré de Mahmoud Ahmadinejad, le Réseau Voltaire a interrogé le chef de la délégation vénézuélienne pour recueillir son point de vue.

Silvia Cattori : De nombreux États d’Amérique latine et d’autres continents se sont fortement engagés ces derniers mois dans les travaux préparatoires qui devaient redéfinir les critères et les normes en matière de lutte contre le racisme. Israël, de son côté, avait commencé tout de suite après la « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée » qui s’est tenue à Durban en 2001, à propager son hostilité à la « Conférence d’examen de Durban » [1] qui vient de se tenir à Genève, aidé en cela par des personnalités comme Bernard-Henri Lévy et Elie Wiesel et quantité d’organisations juives venues à Genève en force. La désinformation et les mensonges qui avaient entouré la première de ces deux conférences ont atteint ici à Genève des sommets.

Il convient de rappeler qu’Israël n’a jamais accepté qu’à Durban des ONG puissent stigmatiser ses politiques de « purification ethnique », « d’apartheid », « de génocide », « de crimes racistes » contre le peuple palestinien. Le lobby pro-israélien a donc tout tenté pour faire passer comme vraie la fable selon laquelle cette conférence avait été le théâtre de manifestations « antisémites », de slogans « antisémites », alors même que les politiques racistes menées par Israël sont parfaitement documentées par le Comité national palestinien [2]

Ici, à Genève, le comportement brutal de la diplomatie française, conduite par Bernard Kouchner, a passablement choqué [3]. La France n’a-t-elle pas manœuvré pour servir les intérêts des États-Unis et d’Israël absents ? Nul ne peut ignorer que la France, depuis l’arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir, a tout mis en œuvre pour jeter la suspicion sur la « Conférence d’examen de Durban », agiter la menace du boycottage, et entraîner le plus possible de pays dans son sillage. C’est Jean-Baptiste Mattéi, l’ambassadeur de France auprès de l’ONU à Genève, qui a donné le signal du départ des représentants de l’Union européenne lors du discours du président iranien. Ceci pour la partie visible. Que s’est-il passé dans les coulisses lors de la préparation de cette conférence et comment les délégations qui sont restées dans la salle et ont applaudi au discours de M. Ahmadinejad ont-elles jugé tout ce tapage ?

Germán Mundaraín Hernández [4] : Vous avez donné la réponse en rappelant que la France et quelques pays européens ont travaillé depuis longtemps à saboter cette « Conférence d’examen de Durban » qui se tient ici à Genève. Mais en réalité, la « Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée » avait déjà été sabotée à Durban même.

Cela dit, vous devez savoir qu’à Durban, en 2001, il n’y avait qu’Israël et les États-Unis qui avaient saboté et quitté la conférence. Ce qui a changé maintenant, est que ces deux pays ont trouvé quelques alliés. Mais ils ne représentent pas une majorité. C’est un groupe de pays que l’on pourrait définir comme d’anciens pays colonisateurs, de néo-colonialistes, avec ceux qui ont tiré profit du colonialisme sans avoir été eux-mêmes des pays colonisateurs.

C’est une constante, aux Nations Unies et dans les organisations internationales, que, lorsqu’il s’agit des grands crimes et des grandes violations des droits de l’Homme, commis par les grandes puissances, on les ignore, on ne leur donne pas l’importance qu’ils méritent. On ne veut pas admettre que la colonisation et l’esclavage étaient un crime contre l’humanité. Le racisme, la traite des esclaves, de tout cela il reste une idéologie : l’idéologie selon laquelle il y a une race supérieure et les faibles sont considérés comme une race inférieure.

Le racisme, la xénophobie, l’exclusion, sont des sujets dont les grandes puissances ne veulent pas discuter. De la même façon qu’elles ne veulent pas discuter de la crise économique. Et c’est la même chose. Les responsables de la colonisation, de la conquête, de la traite des esclaves, du racisme, de même que les responsables de la crise financière, ne veulent pas discuter de l’origine et des causes de ces phénomènes, ni de l’indemnisation de ceux qui sont les victimes des conséquences de ces deux grandes tragédies.

Silvia Cattori : La délégation palestinienne en accord avec l’Autorité palestinienne de Ramallah, a accepté que soit supprimée toute mention d’Israël et du sort fait au peuple palestinien vivant sous l’occupation étrangère. Cela n’est-il pas difficile à comprendre ?

Germán Mundaraín Hernández : Cette conférence a été conditionnée par le chantage, par la menace d’un groupe de pays de se retirer. Ces pays ont conditionné le texte final à leur présence. Dans l’esprit de trouver un consensus, les autres États ont fait des concessions sur le texte final, en fonction des pressions sur le thème : on ne veut pas parler de la Palestine. Parce que la Palestine, c’est une honte pour le monde : un territoire occupé, un peuple qui ne peut pas exercer son droit à l’autodétermination, et qui est victime d’exclusion et de discriminations. On ne veut pas parler de cela. On ne veut pas parler de la haine raciale et de la diffamation sous le prétexte de défendre la liberté d’expression.

La liberté d’expression est une chose importante, mais elle suppose la responsabilité, et on ne peut pas inciter à la haine, à la guerre, et à la haine religieuse. Et ainsi, comme à une époque on a diabolisé les juifs dans l’Allemagne nazie, aujourd’hui dans beaucoup de pays occidentaux on diabolise les musulmans. Je peux donner un exemple très clair : la presse dans le monde a souvent parlé du « terrorisme islamique » et, jamais que je me souvienne, elle n’a parlé de « terrorisme catholique » ou « protestant » en Irlande du Nord. Pourquoi ? Est-ce que par hasard les musulmans sont des terroristes ? Il peut y avoir des musulmans qui sont des terroristes ; il peut y avoir des catholiques qui sont des terroristes ; ou des athées ; mais cela ne découle pas de leur religion.

Silvia Cattori : Saviez-vous, en venant à cette conférence, qu’il allait y avoir cette sorte de confrontation entre deux forces ; que ceux qui ne veulent pas que l’on touche à Israël et à l’idéologie du monde unipolaire allaient peser de tout leur poids ?

Germán Mundaraín Hernández : Oui, je m’y attendais. Ce sont des choses qui se passent ici à l’ONU. On appelle à une unité contre le racisme, mais il n’y a pas d’unité, et il ne peut pas y en avoir. Dès le premier moment, il n’y a pas eu beaucoup d’unité. C’est très difficile de rassembler, parce que ces États que j’ai mentionnés persistent dans leur idéologie de la race supérieure et leur croyance qu’il y a des races inférieures. C’est pareil pour la conférence sur la tolérance. Ils ont donné des signes de leur intolérance. Un groupe de pays s’est retiré de cette conférence. [5]

Ils y ont participé au début pour obtenir leurs desideratas, puis ils se sont retirés. Ici, le monde a pu voir la chose en direct : quand le président Ahmadinejad a parlé, le premier jour de la conférence, les représentants d’un groupe de pays —un petit nombre de 23 États— ont quitté la salle. Par ce comportement, ils n’ont pas donné la meilleure démonstration de tolérance. Tout comme ces quelques personnes qui ont profité du manque de vigilance du service de sécurité de l’ONU pour protester contre le président iranien au nom de l’Holocauste. Ils ne veulent pas reconnaitre toutes les victimes. Et que, si les juifs ont été victimes de l’Holocauste, chez nous l’Holocauste vient comme une crise financière où ceux qui en souffrent ne sont pas ceux qui l’ont causée.

Aucun pays d’Amérique latine et des Caraïbes ne s’est retiré ; ni aucun pays d’Afrique et d’Asie. Ils ont applaudi M. Ahmadinejad et ils ont hué le groupe de ces intolérants qui avaient programmé le sabotage et qui n’ont pas voulu entendre la déclaration du président iranien. Celui-ci n’a d’ailleurs rien dit de déplacé [6]. Les pays occidentaux ont diabolisé Ahmadinejad. Il y a eu des discours plus forts ici, mais malgré tout, tous s’en sont pris à Ahmadinejad.

Il y a des pays, ici, qui nient que le racisme ait été un crime contre l’humanité. Cela nous rappelle que les grands crimes restent dans l’impunité totale. Ils ne s’en repentent pas, ils n’ont pas demandé pardon. Et ils sont encore moins prêts à toute forme d’indemnisation. Et parfois ils recourent à des subterfuges en disant « ne parlons pas du passé », comme l’a dit Obama à Trinidad. Nous aussi, pays en développement endettés, nous pourrions dire « ne parlons pas du passé » quand nous allons au Fonds monétaire ou à la Banque mondiale.

Silvia Cattori : La « ligne rouge » telle que définie comme indépassable par les diplomates français, a donc servi à empêcher que l’on qualifie l’État juif d’Israël d’exclusif, de raciste. Donc à faire triompher la politique des deux poids deux mesures en légitimant les actes criminels de cet État ?

Germán Mundaraín Hernández : Je crois que, dans cette conférence, le document final ne répond pas aux aspirations des peuples du monde.

Silvia Cattori : La « Conférence d’examen de Durban » est-elle devenue le lieu de l’échec pour les peuples qui aspirent à la multipolarité ?

Germán Mundaraín Hernández : Je ne dirais pas que c’est un échec. Je ne chercherais pas des qualificatifs comme échec ou succès. Mais je dis que le document ne répond pas aux aspirations des peuples du monde. Le sujet des indemnisations pour les peuples d’Afrique, les excuses, et le repentir, les pays que j’ai mentionnés ne veulent pas en parler. Ils ne veulent pas parler de la diffamation des religions, de l’islamophobie. Ils ne veulent pas parler de la Palestine. Je crois que cette conférence est conditionnée, comme beaucoup d’autres conférences des Nations Unies, par les pressions et par le chantage d’un groupe. Le même groupe qui a exercé des pressions pour que l’Assemblée générale ne se prononce pas sur la Palestine. Les mêmes pressions qui ont été exercées pour empêcher que l’Assemblée générale débatte et cherche des solutions à la crise financière. Les grandes puissances veulent toujours imposer leur agenda.

Silvia Cattori : Peut-on conclure en disant que le texte voté ici à Genève [7] est un recul par rapport à celui qui avait été voté à Durban en 2001 ?

Germán Mundaraín Hernández : Je ne dirais pas que l’on a reculé. Je dirais que les choses sont restées dans un douloureux équilibre qui maintient le chantage et le rapport de force imposés par les pays occidentaux. Je crois que l’on en est resté au même point. Avec la crainte que le racisme ne renaisse sous l’effet de l’augmentation de la pauvreté. De quelle couleur sont les millions d’enfants qui meurent chaque jour de faim ? Ils sont indigènes ou africains. Cette crise économique et financière va aggraver la pauvreté et va provoquer davantage d’exclusion et de racisme à l’encontre des migrants. L’islamophobie est essentiellement un processus qui s’est accentué dans la décennie allant des années 90 à ce jour. Et ma crainte est donc que ce document ne prépare pas les réponses à ce qui se profile.

Silvia Cattori : Pensez-vous que les partisans du monde unipolaire ont été si agressifs parce qu’ils commencent à éprouver des difficultés à imposer leur vision des choses et qu’ils sentent qu’un nouveau rapport de force est en train de se dessiner ?

Germán Mundaraín Hernández : Je crois qu’ils essaient des mécanismes pour éviter que la multipolarité ne devienne un catalyseur qui profite aux pays en développement.

Sandro Cruz : La fracture entre les deux blocs s’est-elle creusée ici à la « Conférence d’examen de Durban » ? Les peuples du sud vont-il se réveiller ?

Germán Mundaraín Hernández : Je ne me risquerais pas à dire que les peuples du monde se sont réveillés. Je dirais qu’ils sont en train de se réveiller. Ils sont sur le chemin du réveil. S’ils étaient déjà réveillés, nous aurions eu un autre document final.

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Sommet des Amériques

Posted by sylvainguillemette sur 18 avril, 2009


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Hier s’ouvrait le sommet des Amériques et les capitalistes se hâtent d’apprendre ce qui adviendra de la réaction de Cuba face à une éventuelle levée du blocus états-unien. Mais dans un totalitarisme des plus abyssaux, les capitalistes s’attendent à un changement de Cuba face au marché international, une ouverture au privé, aux capitalistes.

Pourtant, Cuba a déjà fait savoir qu’elle ne changerait pas son système socialiste pour un système capitaliste et de plus, pourquoi est-ce qu’une île confrontant l’impérialisme des capitalistes se heurtant aux krachs boursiers systématiques –aux 30 ans- depuis plus d’un siècle, se résoudrait-elle à se plier au chantage d’une minorité parasitaire bourgeoise, pour laisser en plus de côté les acquis tels le système de santé universel –Qui comprend le dentiste, et oui!- ou le système d’éducation universel? Pourquoi une île qui ne se tire pas si mal des misères que tentent de lui créer les capitalistes se plierait-elle aux caprices de ceux-ci, lesquels n’ont ni plus ni moins l’ambition de dévaliser les ressources naturelles et humaines de ce pays du tiers-monde, comme au bon vieux temps? Pourquoi est-ce que la voie collective cèderait quelconque terrain, en une posture qui de loin est meilleure que la rude période de l’après- guerre-froide, à des capitalistes ayant fait faillite?

Les États-Unis d’Amérique viennent de faire faillite, les banques ont tombées, elles ne valent plus un clou –Les banques sont le pilier du capitalisme, elles vous prêtent, elles sont le CAPITAL.-. Pour redonner une vigueur à ces cadavres, les gouvernements Bush et Obama ont multiplié les milliards en aide à des entreprises privées comme CITI GROUP, AIG (assureur), GM, Chrysler et bien d’autres banques, assureurs et entreprises privées, mais le faisant, ils pillaient également les contribuables états-uniens, sans leur consentement et en ne respectant de plus, aucunement leurs propres règles du jeu, le capitalisme. Par exemple, si vous faites faillite, qui donc paiera les comptes à votre place? Et bien, si les banques font faillite, c’est vous qui réglez la note! Serait-ce du capitalisme? Pas vraiment, c’est plutôt, ce qu’est vraiment LE capitalisme, c’est-à-dire une dictature bourgeoise se servant d’un quelconque outil –des partis politiques- pour gouverner et faire croire à la liberté, mais il n’en n’est rien.

Ces porcs se graissent la patte au passage et sont l’intermédiaire entre un labeur que vous effectuez et le salaire qui s’y raccorde. Et ces porcs, auparavant, à Cuba, se graissait également la patte.  En 1958, avant la chute du dictateur Batista, les bourgeois de par le monde, surtout états-uniens, possédaient l’entière île, à 90% en fait. L’île n’était que le bordel des États-Unis, un peu comme c’était le cas dans la dernière décennie avec la République Dominicaine, mais en pire. La dictature bourgeoise de l’époque profitait largement des travailleurs cubains et la dictature de Batista, elle, réprimait violemment les militants de tout acabit, surtout les syndicalistes et manifestants. Elle abattait en pleine rue les opposants du régime. La médecine, aujourd’hui disponible et accessible à toutes et tous, n’était réservée qu’aux gens capables de se le permettre. Il fallait sinon, soudoyer un bourgeois ou un proche du gouvernement. Que dire de l’éducation, sinon qu’elle était également réservés aux mieux nantis…

Nous savons désormais que la bourgeoisie n’est pas indispensable à l’existence de l’humanité, Cuba le sait. Nous savons aussi désormais que la richesse créée par le capitalisme n’est jamais redistribuée, mais se concentre plutôt chez une minorité, laquelle parasite justement le labeur des travailleurs. Par exemple, il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui à première vue paraîtrait énorme, mais ce ratio ne représente en fait que 0.15% de la population mondiale, population dont une partie n’a même pas de quoi manger, boire ou se vêtir. Nous savons bref, que le système capitaliste n’est qu’une supercherie destinées à enrichir la même minorité parasitaire, la bourgeoisie, au détriment de la masse, du collectif que forme l’humanité.

Ce serait donc être aux socialistes d’attendre une réaction de la part des États-Unis face à l’intransigeance d’un dirigeant socialiste rejetant un modèle permettant le parasitisme du labeur d’autrui, un modèle révolu. Le capitalisme a de nouveau échoué, le système capitaliste en est aujourd’hui arrivé à payer une fois de plus les dettes des grands bourgeois, arrivés eux, à la phase terminale de leur long parasitisme, de leur trop longue exploitation du labeur des travailleurs. Mais les médias capitalistes embarquent dans la danse et vite, nous apercevons l’attention poussée à l’inverse, que réservent les médias aux leaders du pays socialiste. Ils attendent la fin du socialisme, la fin de la réplique, la fin de la contestation de la dictature bourgeoise. Parce que sachez-le, peu importe où le socialisme naîtra, et il renaîtra et renaîtra, la bourgeoisie agira de la sorte. Elle rendra le socialiste coupable de ses propres attaques envers lui, elle le rendra coupables de refuser l’exploitation de ses humains, elle le rendra coupable de contester une formule mathématique erronée.

Cuba ne doit surtout pas changer de voie, au contraire! Washington n’a qu’à larguer son vieux capitalisme et se rendre à l’évidence, le socialisme est la solution, l’évolution de l’humanité. Nous ne sommes plus des singes et l’époque où les gros bras suffisaient à maintenir un peuple dans l’ignorance est révolue. Le sommet des Amérique est une occasion en or pour remettre les pendules à l’heure, une occasion en or pour détruire l’idéologie capitaliste, puisqu’en plus d’avoir l’heure juste, Cuba a désormais une flopée d’alliés idéologiques en Amérique du sud et centrale. Cuba n’est plus isolée, malgré le blocus. Le socialisme est maintenant possible.

Le socialisme ou la mort!

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Uh ah Chavez no se va!

Posted by sylvainguillemette sur 16 février, 2009



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(23h01)

La victoire semble assurée pour le président démocratiquement élu Hugo Chavez et son parti avec un appui de 54,36%! Au référendum populaire, démonstratif sur la démocratie de ce petit pays qui tient tête aux États-Unis d’Amérique et au Kapital, la population vénézuélienne appelée à se prononcer a su voir clair dans les stratégies maladroites des opposants aux chavistes. Elle a donc donné un appui qui semblait, à près de quelques heures de la fermeture des bureaux de scrutin, irréversible.

Nous félicitons donc Hugo Chavez et son parti socialiste sur ces gains historiques qui sauront faire bénéficier la classe populaire et donner des ulcères aux sales bourgeois ainsi qu’à leurs lèche-cul!

Pour sa part, la clique de putchistes retranchée à Miami, là où les terroristes sont formés pour faire ensuite des attentats ou des putchs contre les démocraties socialistes, a démontré son fanatisme idéologique en recréant un faux référendum, qui n’a rien à voir avec quelconque instance démocratique. Par exemple, les responsables de l’organisation «Primero Justicia» et de la campagne «pour un Non» ont dit espérer que le pseudo-référendum organisé à Miami aboutisse à un «rejet clair du système de perpétuité» souhaité par le président démocratiquement élu vénézuélien Hugo Chavez. Sauf que dans les faits, Chavez ne brigue pas la perpétuité, il sera en fait éternellement assujetti à l’électorat qu’il devra également charmer de par ses plans pour un avenir socialiste du pays. Il est également important de spécifier qu’ailleurs dans le monde, de tels systèmes ne font pas écho chez les miamiains ou les capitalistes, plus souvent portés par la partisannerie politique que par le bon sens.

Ici, au Québec par exemple, Jean Charest brigue un troisième mandat et pourtant, nos chers capitalistes blogueurs n’en font pas un plat! D’ailleurs, la clique de putchistes de Miami s’est acoquinée de l’amitié du roi d’Espagne, donc d’une monarchie nommée à perpétuité! C’est donc, une fois de plus, la logique de la double-mesure qui l’emporte, mais on s’y habitue…

Quant aux accusations maladroites de la droite vis-à-vis l’inflation du pays sous Chavez, elles ne précisent pas que l’oligarchie en place, cette bourgeoisie pourrie à la moelle, a frayé le chemin du sabotage économique jusque dans les maisons -ils n’ont pas de maison- des plus démunis des vénézuéliens, gonflant parfois le prix des denrées essentielles de 200% à 300%. Une pareille tactique avait été tentée contre Allende en Chili, ne lui donnant que plus d’appui populaire encore. Les tactiques de bassesse de la droite se répètent et les réponses de la classe populaire en font de même.

Sinon, les critiques de droites restent les mêmes et chaque fois, c’est le «non-sens» qui l’emporte. Par exemple : «Non, non et non, ce monsieur doit s’en aller. Je ne vois pas d’alternative mais il faut qu’il s’en aille. Il a divisé le pays», assure-t-il en estimant que la campagne a été déséquilibrée, largement favorable au «oui», en raison de l’accès privilégié des partisans d’Hugo Chavez aux médias officiels.» Sauf que là encore, les faits détruisent cette version puisque l’on sait aujourd’hui que 97% des médias vénézuéliens sont privés et anti-Chavez, même que certains d’entres eux ont participé au coup d’État raté de 2002, organisé par la maison blanche (et l’organisation terroriste – CIA- financée à même les champs d’Opium du beau frère de Karzaï) et l’opposition (Globovision et RCTV).

Uh ah Chavez no se va!

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Honte au Canada! Continuons de manifester!

Posted by quebecsocialiste sur 12 janvier, 2009

 Aujourd’hui, lundi le 12 janvier 2009, marquera le jour où, selon moi, le Canada a touché le fond du baril (à moins de pouvoir faire encore pire, bien entendu). Pourquoi une telle affirmation? Eh bien, chers lecteurs et lectrices, sachez qu’aujourd’hui, lors d’une réunion spéciale du conseil de l’ONU pour les droits humains (UNHRC selon l’appellation anglaise) tenu en réponse aux crimes de guerre flagrants commis par Israël dans le cadre de sa guerre d’aggression contre la population civile innocente de la bande de Gaza, 33 pays (africains, asiatiques, arabes et latino-américains) ont voté pour une condamnation sans précédent d’Israël pour ses nombreux crimes de guerre, alors qu’il y a également eu 13 abstentions (les pays européens) et un seul vote contre… le CANADA!! Sur un total de 47 états, les États-Unis ne participant pas à ces réunions et Israël n’ayant jamais signé la charte sur les droits humains. La motion de condamnation a donc été adoptée avec une écrasante majorité, le Canada nageant une fois de plus à contre-courrant. Et dire que le Canada a déjà été considéré comme un « avocat de la paix » par ses pairs à l’ONU… mesdames et messieurs, ce temps est officiellement révolu! Le Canada de Stephen Harper a, comme d’habitude, baissé les bras. Pathétique!

Pendant que ce même état jadis « exemplaire » participe pleinement à l’occupation illégitime de l’Afghanistan, envoyant notre jeunesse se faire exploser pour rien sur des mines posées par une armée fantôme, ce même Canada supporte maintenant ouvertement les crimes de guerre des autres, même s’il n’en tire aucun bénéfice! Bravo Harpeur, vous nous humiliez une fois de plus! Honte à vous! Pourquoi le Québec devrait-il continuer à gaspiller ses ressources au service de cette fédération corrompue, techniquement une monarchie, qu’est le Canada, maintenant couvert de honte au niveau international? Je vais vous répondre: Il n’y a strictement RIEN qui nous retient dans le Canada, cette honte mondiale! Après être devenu une risée mondiale dans le domaine de l’environnement, c’est maintenant dans le domaine des droits humains que les autres vont pouvoir se payer notre tête! Le Canada est carrément isolé sur la scène internationale. Et tout ça à cause du « ROC » conservateur… ceux qui ont voté pour ce gouvernement de lâches corrompus récoltent déjà partiellement ce qu’ils ont semé: Honte au Canada!

 Une autre gifle infligée aux contribuables par le gouvernement corrompu de S. Harper: Dans le cadre d’une vaste campagne de renouvellent dans l’armée canadienne (soulignons qu’elle est tout de même équipée avec du vieux « stock » U.S. datant des années ’80), le ministère de la défense conservateur a annoncé la semaine dernière qu’il avait besoin de 1300 nouveaux véhicules de transport et qu’il allait attribuer ces juteux contrats à… une compagnie états-unienne! Bande de connards! D’un côté, ils coupent dans toutes sortes de dépenses gouvernementales insignifiantes pour « parer à la crise » et de l’autre, ils attribuent des contrats liés à la défense nationale à d’autres pays! Où sont les retombées économiques dans tout ça, monsieur McKay? Monsieur Harper, rien à rajouter? Vous savez, nous possédons d’excellentes installations, ici dans les Laurentides, qui seraient bien heureuses de prendre en main ce contrat, contrat qui aurait généré plusieurs emplois, ainsi que des retombées économiques assurées pour la région. Pas intéressés? Eh bien FUCK YOU! C’est pour ça qu’on vous a massivement rejeté dans la région des Laurentides, bastion de la cause indépendantiste. Honte au gouvernement corrompu du Canada!

Pendant que le Canada piétinne, le gouvernement vénézuélien « du méchant Chavez rouge qui mange des enfants » a expulsé la mission diplomatique israélienne de son territoire. Excellente iniciative! C’est ce genre de pressions, en plus d’un boycott international, qu’il faudrait appliquer sur un état terroriste comme Israël, état dirigé d’une main de fer par des idéologues racistes et des fanatiques religieux. En tout cas, ce sera toujours mieux que de suivre aveuglément la ligne de conduite fasciste tracée par un président U.S. anti-démocratique sur le chemin de la porte! C’est une bonne preuve de l’impérialisme irréaliste des conservateurs.

Au Québec, soulignons que le seul parti de l’Assemblée Nationale à condamner ouvertement et avec force les crimes de guerre odieux d’Israël, en plus de l’état d’apartheid que les sionistes infligent à leurs « citoyens » arabes qui nous fait tout de suite penser aux méthodes de séparation raciale de l’ex-apartheid sud-africain (un bon allié d’Israël à l’époque), c’est Québec Solidaire! Honte aux autres qui supportent les auteurs de cette tragédie humaine à grande échelle par leur silence complice!

À la lumière de ces évènements, il est évident que le gouvernement corrompu des conservateurs ne saisi pas ou ne veut pas saisir  le message que lui envoie sa population. Il faut donc continuer les manifestations, question de maintenir la pression sur ce gouvernement d’aveugles idéologiques bornés.

Manifestons contre l’apartheid et pour la Palestine libre! Manifestons CONTRE la honte du Canada!

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