Reactionism Watch

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Archive for the ‘Washington’ Category

Les terroristes frappent encore…

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

En Afghanistan, une fois de plus, les civils sont pris pour cible par les terroristes de l’OTAN qui tuent 52 d’entre eux à la roquette. Et comme nul autre groupe terroriste, l’OTAN n’en sera point accusé, encore moins sanctionné. Le terrorisme, c’est pour les autres, pour les perdants…

Or, ce n’est pas sans nous rappeler que l’OTAN commet souvent ce genre de «dommages collatéraux», qui pour les ennemis de l’OTAN, s’appelle du terrorisme. Par exemple, en septembre 2009, l’OTAN avait tué plus d’une centaine de civils, là encore, tentant de minimiser sa responsabilité.

On apprend toutefois en même temps, que dans les informations recueillies parmi les 91 000 pages que Wikileaks a permis de mettre en ligne, se trouveraient d’autres évènements du genre, non répertoriés, voire cachés! Jusqu’ici, et l’épluchage ne fait que commencer, 195 civils morts «inconnus» y sont répertoriés, sans que des noms  leur soient attribués. C’est donc que l’OTAN reconnait avoir tué 190 autres civils,  mais c’est donc aussi qu’elle a préféré cacher la mort de ceux-ci, plutôt que d’affronter «ses responsabilités».

L’OTAN n’est donc pas au bout de ses peines. Mais rien ne nous laisse croire que quelqu’un paiera pour ces crimes, et rien ne nous laisse croire non plus que l’OTAN admettra ses torts dans ce conflit qui les oppose, finalement, à de vieux camarades, anciennement alliés! Car qui ne savait pas que les Talibans, avant d’être «nos ennemis», étaient nos alliés? Et qui ne savait pas que ce sont les États-Unis d’Amérique qui ont crée des groupes comme al-Qeada, que Washington a financé à coups de milliards?

Et à chaque fois où ses forces terroristes ont tué des civils, l’OTAN niait en bloc, jusqu’à ce que les preuves se cumulent au point d’en renverser la balance des faits. Les terroristes sont aussi des menteurs, incapables d’assumer leurs actes –Cela ne peut que me faire penser au soldat états-unien qui a tué son camarade à la grenade, et qui a mis la faute sur Omar Khadr!-.

Ainsi, nous pouvons nous assurer que le massacre de civils afghans innocents se perpétuera longuement encore, dans l’impunité toujours, tant le Bloc de l’OTAN sera, tout comme les crimes nazis existaient sous le règne du commandement nazi, logiquement. On ne peut donc pas s’attendre à voir les choses changer, juste parce qu’on les dénonce. Tant qu’il n’y aura pas d’accusations sérieuses portées contre l’OTAN, celui-ci continuera de faire la pluie et le beau temps sur toutes les régions du monde.

(Notez bien que les dommages collatéraux pourraient s’inscrire dans une série d’«actes irresponsables», mais qu’il ne semble rien en être. Les dommages collatéraux sont une indication aux autres Afghans, de ce qui les attend s’ils décident de se battre contre l’OTAN. C’est un avertissement, et donc, du terrorisme par conséquent. Et peu importe, il est certainement terrorisant de recevoir une pluie de roquettes sur la tête!)

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D’ex-militaires de l’Est envoyés par la CIA en Bolivie pour assassiner Evo Morales

Posted by sylvainguillemette sur 15 février, 2010

Le 16 avril 2009, l’unité tactique de crise de la police bolivienne donne l’assaut de l’hôtel Amérique de Santa Cruz, surprenant un groupe paramilitaire. Trois mercenaires meurent durant l’opération : le chef du commando, le Croate Eduardo Rózsa Flores (photo) ; l’Irlandais Michael Dwyer ; et le double national roumano-hongrois Árpád Magyarosi. Deux mercenaires sont arrêtés et incarcérés à la prison centrale de La Paz : le Bolivien disposant d’un passeport croate Mario Francisco Tadic Astorga ; et le Hongrois Elod Tóásó.

A l’issue de neuf mois d’instruction, le procureur Marcelo Soza a indiqué que les e-mails découverts dans l’ordinateur de Rózsa Flores ont permis d’établir que le commando préparait une opération dénommée « Tree House » (la Maison de l’arbre). Il s’agissait d’assassiner le président de la Bolivie, Evo Morales.

Le commando recevait ses instructions de l’agent Scorpion-B, qui a été identifié comme étant l’ex-colonel hongrois Istvan Belovai, décédé le 6 novembre 2009. Belovai avait été un des patrons des services secrets hongrois durant la Guerre froide. En 1984, il avait été retourné par l’OTAN qu’il avait aidée à arrêter Clyde Lee Conrad, une taupe soviétique infiltrée dans les bureaux allemands de l’Alliance atlantique. Belovai avait été découvert à son tour et condamné dans son pays à la prison à vie pour espionnage. Il avait été libéré après l’effondrement de l’URSS et se revendiquait comme le « premier soldat hongrois de l’OTAN » depuis que son pays avait rejoint l’Organisation.

Dans son pays, Rózsa Flores était un militant du parti néonazi Jobbik. Il s’était lié à Scorpion-B au cours des guerres d’ex-Yougoslavie.

Les mercenaires étaient en relation en Bolivie avec un mystérieux « Conseil suprême » qui préparait la sécession de la province de Santa Cruz et la reconnaissance de son indépendance par les États-Unis d’Amérique.

Le procureur général de Bolivie a également mis en examen un entrepreneur de Santa Cruz, Branko Marinkovic, pour avoir financé le commando de Rosza Flores à hauteur d’au moins 200 000 dollars. L’homme s’est enfui aux Etats-Unis le 26 juin. Marinkovic est un des plus importants propriétaires terriens de Bolivie, il est le fils d’un criminel oustachi ayant fuit la Yougoslavie à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Toujours selon le procureur, l’ex-président du « Comité civique de Santa Cruz » aurait été membre du « Conseil suprême ».

Source : http://www.voltairenet.org/article164023.html

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Provocation?

Posted by sylvainguillemette sur 11 février, 2010

The Atlas V rocket: "19 consecutive successful launches"

J’aurais pu, ici, copier l’absurdité de la communauté internationale, et condamner ce tir de «missile»… Je ne le ferai point. J’aurais pu crier à tout vent qu’il faille sanctionner Washington, pour son inconduite provocatrice… Je ne le ferai point. J’aurais sinon pu, accuser la même capitale de ne pas avoir suivi à la règle, les règles des traités qu’elle a signés avec Moscou, il y a de cela des décennies, concernant la course aux armements, mais là encore, je ne serais pas honnête avec moi-même.

En fait, tout en félicitant ce tir réussi, j’aimerais que ne m’en prendre aux doubles mesures. J’aimerais condamner l’attitude hypocrite de cette dite communauté internationale.

Par exemple, je ne soutiens pas le régime iranien, tout au contraire, et je suis également de ceux qui voudraient qu’il tombe. Mais cela dit, est-ce que l’Iran fait quelque chose de différent de cette dite communauté internationale? La Grande Bretagne a envahi des pays, puis l’y a tenu des colonies. La France également. La Chine n’a rien à dire, bien qu’elle ne dise rien non plus. L’Allemagne… La Russie… Et les États-Unis d’Amérique, qui aujourd’hui encore, à notre époque, continuent d’envahir des pays pour y installer ses dictatures capitalistes, parfois même, en renversant des démocraties.

Si l’Iran semble effectivement provoquer les pays puissants, se permettant ce qu’ils ne permettent pas aux autres, elle a justement, non pas passé par les crimes abominables commis par ses interlocuteurs, sinon, à moindre échelle. C’est tout de même déplorable, et je condamne son attitude, comme presque tout le monde, mais comme presque tout le monde, j’aimerais bien aussi, que les États-Unis d’Amérique, et leurs semblables, paient pour leurs crimes, alors qu’ils en commettent toujours, et qu’ils ne se contentent pas de provoquer qui que ce soit. Facta Non Verba.

L’Iran est accusé de vouloir se doter d’armes nucléaires…, par des pays en possédant. L’Iran est accusé de ne pas respecter les droits humains, alors que les États-Unis d’Amérique, et leurs alliés, ne les respectent guère. L’Iran est accusé d’être totalitaire, je vous défie de passer les douanes états-uniennes, avec un chandail de Karl Marx, un tatoo du Marteau-Faucille et une casquette anti-guerre, cela, sans vous faire questionner sur ces items.

Sinon, bien, excellent lancement! Et je crois sincèrement, que c’est un pas technologique de plus, qui devrait, bien évidemment, primer sur le budget militaire que se donne Washington.

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Call of Duty Modern Warfare 2 – propagande anticommuniste

Posted by sylvainguillemette sur 7 février, 2010

https://i0.wp.com/files.fluctuat.net/IMG/jpg/mw-1.jpgMa critique aujourd’hui, s’arrête sur un jeu, pour faire changement. Étant moi-même un «gamer», jargon qu’utilisent les joueurs pour se décrire, j’essaie régulièrement des jeux vidéo, de guerre préférablement. Je ne suis pas pour autant militariste, et je sais discerner la réalité de la fiction. Malheureusement pour eux…

Récemment, Activision sortait sa célèbre suite de «Call of Duty –Modern Warfare 2», une suite bien attendue chez les «gamers». Ce jeu défie certes, l’ensemble des jeux vidéo de la sorte. On nomme ce type de jeu «first person shooter», soit tireur à la première personne. On y joue donc un rôle plutôt militaire, et on bute tout ce qui bouge. Graphiquement, et autant dans les scénarios, et l’activité superficielle qui entoure l’action du rôle principal, on ne peut qu’en dire qu’il est époustouflant.

Or, ce jeu a soulevé un tollé dans les parties du monde, où le socialisme fait ses avancées, et pour cause. Certains médias de jeux vidéo rapportent, incorrectement, les propos d’Hugo Chavez, président démocratiquement élu du Venezuela, sur les jeux vidéos. Par exemple, «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign» et bien d’autres, rapportent que Chavez dit des jeux vidéo qu’ils sont un poison capitaliste. Mais est-ce que les accusations de président démocratiquement élu du Venezuela sont exactes? Malheureusement oui, dans le cas du jeu dont nous parlerons.

Dès le début du jeu, la propagande est omniprésente, le narrateur banalise la mission illégale et illégitime en Afghanistan, prétextant les «bonnes raisons» pour lesquelles l’OTAN et l’ONU s’y trouvent, mais ne rapportant pourtant pas les contradictions évidentes de cette présence in désirée par les afghans. Le narrateur n’aborde par exemple pas, la dictature de monsieur Karzaï, qui ne fut jamais élu par le peuple dans toute l’histoire de l’occupation par l’OTAN. Le narrateur se contente de dire que la démocratie passe par la victoire, et les armes, et que seuls les vainqueurs écrivent l’histoire. Que l’Afghanistan est une mission juste… On n’en vante pas les crimes de guerre qui y sont pourtant perpétrés par les forces de l’OTAN et de l’ONU, on n’y dit pas non plus, que les forces occupantes utilisent des Armes de Destruction Massive, ou des armes chimiques, dont le phosphore blanc. On ne dit pas dans le jeu, qu’il y a meurtre quotidien, des occupés. Sinon, que les prisonniers afghans sont systématiquement torturés, et encore, on ne pourrait qu’autoproclamer cette torture juste, bien entendu. Il n’y est pas dit non plus, que la mission en Afghanistan avait débuté en 1998, soit donc avant le 11 septembre 2001, avant les supposés attentats du World Trade Centre. Tout est en accord avec les forces de l’OTAN, à croire que l’OTAN elle-même a écrit le scénario du jeu.

Plus loin, après les premières missions, le chat sort du sac. Le nouvel ennemi mondial revient d’entre les morts, comme une répétition de la vieille propagande de Ronald Reagan. Les communistes sont à notre porte!

Vous interprétez, comme si de rien n’était, un agent de la C.I.A., et aussi banalement que cela puisse paraître, vous êtes un héros sans contestation, selon le narrateur et le concept du jeu. Or, on connait aujourd’hui la CIA pour ses nombreux crimes de guerres, ses crimes contre l’humanité, les écoles de torture qu’elle a fait ériger dans l’Amérique latine toute entière -voire le monde-, ses enlèvements, ses séquestrations d’opposants idéologiques, ses meurtres politiques, ses tueries de masse, bref, son terrorisme. De plus, l’organisation terroriste la mieux financée du monde, joue un rôle clé dans ce jeu, comme si elle sauvait le monde d’un avènement dangereux, le communisme.

Plus loin, cet agent de la CIA, en opération en Russie, se fait passer pour un membre d’une organisation terroriste «communiste» et doit, pour passer pour l’un des leurs, buter le plus de civils possibles dans un aéroport du pays. Gratuitement, on vous invite à buter des civils, qui vous implorent, mais cela, tout en faisant croire que les communistes auraient de ces intentions. Pourtant. Qu’est-ce qu’un mouvement communiste, sinon justement, un mouvement populaire, bourré de civils simplement salariés, qui en ont marre de l’exploitation de leur labeur? Cette mission m’a moi-même, levé le coeur.

En quoi est-ce que le fait de remettre en question le capitalisme, vient se lier avec les machinations des concepteurs de ce «jeu poison»? Le joueur moderne ne connait pas grand-chose du communisme, et tout ce qu’il connaîtra, à la fin de ce jeu, sera manifestement faux, et pourtant, propagé directement des bureaux de l’Organisation terroriste la mieux financée du monde, la CIA. Il dira des communistes, que ce sont des terroristes, «chummys» des islamistes radicaux… Or, il n’y a aucun lien entre ces mouvements, et je mets au défi les concepteurs du jeu de prouver le contraire, ainsi que les défenseurs de ce scnéario monstrueux.

Les communistes n’ont d’abord aucun avec les islamistes extrémistes et radicaux, auxquels dans ce jeu, on prête cette amitié distincte. Mais justement, ces radicaux «terroristes», dans la vraie vie, furent financés, armés et entraîné par cette même CIA qui incarne le patriotisme et l’héroïsme états-unien dans «Call of Duty Modern Warfare 2». Dans les années 1980, la CIA a financé Al-Qeada à coups de milliards. Aujourd’hui encore, la CIA orchestre des attentats terroristes, que ce soit en Iran, ou dans les pays d’Amérique latine tentés par le socialisme. Le Coup d’État raté de 2002 contre Hugo Chavez, fut l’une de ses œuvres. Le Coup d’État réussi contre Zelaya au Honduras, est l’une de leurs œuvres aussi. Les meurtres de personnages historiques, comme Patrice Lumumba de l’Angola, sont aussi de leurs belles œuvres humanitaires. La CIA se vante également d’avoir tué bon nombre de vietkongs, et de vietnamiens de toutes sortes, sans aucun remord, ni regret. La CIA a fomenté plus de 45 Coups d’État, et au moins autant de renversements d emouvements populaires, cela mon cher lectorat, avec les armes, ni plus, ni moins. Elle a fait tué des dizaines de milliers de personnes au Nicaragua, en finançant illégalement, les Contras. Elle a importé de la drogue dans ses propres frontières, elle dispose d’ailleurs de sa propre ligne aérienne pour ce, «Air America». La CIA est incontestablement l’oragnisation terrroiste la mieux financée du monde, et demeure impunie, même vénérée, comme on peut le voir dans cet ouvrage bâclé, ou destiné à réécrire l’histoire et les faits.

Cette organisation terroriste joue pourtant, dans «Call of Duty Modern Warfare 2», un rôle de héros, mais les faits historiques réels rendent ce jeu purement imaginaire, mais là n’est pas le souhait des concepteurs du jeu. Il s’agit de pure propagande, destinée à éveiller la haine des jeunes amateurs de jeux vidéos, envers les socialistes, qui pourtant, n’ont aucune intention d’aller buter la galerie de civils qui attendent leur avion à l’aéroport. Les communistes se battent pour l’abolition du salariat, point final. Ils n’ont pas de haine pour les occidentaux, il y a des occidentaux communistes… Ils ne détestent pas les états-uniens, il y a des communistes états-uniens… Ils ne haïssent pas, non plus, la liberté, ou la démocratie, ils se battent pour qu’elle soit véritable, et non fictive, comme dans le système capitaliste, où le capital, finalement, est le véritable dictat. Les communistes se battent pour la liberté de ne plus se faire exploiter par cette minorité parasitaire bourgeoise, non-élue, non-méritante, et totalement inutile à notre existence -sauf dans un système qui excuse son parasitisme-.

Le système capitaliste, quoiqu’un disent les compagnies de jeu vidéo, est la plaie de cette humanité. Les guerres des 50 dernières années sont le résultat d’un Empire étendant ses frontières. L’Afghanistan en est un exemple patent. Et pourtant, ces mêmes concepteurs bénissent cette guerre, et font un effort hors du commun pour la banaliser tout au long de l’introduction du jeu. Le capitalisme mène à l’Impérialisme, indéniablement. Les jeux vidéos, jusqu’ici, font le jeu des capitalistes, de cet impérialisme. Ils étendent entre autre, la propagande dictée par le dictat actuel international.

Est-ce que «Gamepro», «Hardgamers», «pspgen», «generation-nt», «gamalive», «gamefocus», «ign», seraient prêts à vanter un jeu où, on bute du ricain, et où on définit ce ricain comme un gros porc antidémocratique, ne voulant que tout buter sur son passage? Est-ce que ces façades capitalistes oseraient, par exemple, critiquer l’impérialisme de Washington? Oseraient-ils féliciter un jeu où les États-Unis sont l’ennemi mondial, et le terrorisme d’État par excellence? Laissez-moi en douter!

Call of Duty Moderne Warfare 2, est un «hit» à ne pas rater en ce qui attrait à ses graphiques, bref, aux efforts mis par l’équipe qui l’a conçu, mais c’est aussi un poison, conditionnant les joueurs à détester tout ce qui serait communiste, ou islamiste. C’est un jeu qui banalise le meurtre des communistes, l’invasion de pays souverains pour des raisons économiques et idéologiques, et c’est un jeu qui prépare la nouvelle génération de chair à canon à tuer du communiste.

Call of Duty 6 est véritablement un poison hors du commun, je vais dans le même sens que Chavez. Toutefois, plutôt que de répandre son fiel anti-états-unien, Chavez devrait plutôt s’acharner à créer ses propres jeux vidéos, j’en achèterai pour sûr!

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Un con-servateur parmi tant d’autres

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i1.wp.com/www.canoe.com/divertissement/livres/nouvelles/2008/04/12/boisvenu.jpgCe n’est plus une nouvelle, Pierre Hugues Boisvenu a été nommé sénateur, par le parti conservateur, qui l’a certainement choisi pour son idéologie, mais certes, aussi, pour son absence de pitié, et sa logique, qu’est celle de la majorité conservatrice. Répression, refus d’analyse de la situation, emprise de sujets émotionnellement, etc..

En entrevue à Radio-Canada (RDI), monsieur Boisvenu a répondu aux questions qu’on lui posait, de façon, conservatrice.

Sur le cas d’Omar Ahmed Khadr, le sénateur Boisvenu en est arrivé au même constat simpliste que celui des conservateurs. «Il a commis un acte criminel et doit être jugé devant un tribunal pour adultes, dans le pays où il a commis le crime, donc aux États-Unis d’Amérique.»

Pourtant, l’enfant-soldat, disposant de droits le concernant quant à son âge, quant à son statut de soldat, n’a pas commis l’acte aux États-Unis, et n’a pas encore été reconnu coupable de l’acte lui-même. Il est donc, jusqu’à preuve du contraire, présumé innocent, selon la constitution canadienne en vigueur, en vigueur parce que des agents complices de l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA), des agents du SCRS, l’ont interrogé dans la prison illégale(1) de Guantanamo, à Cuba.

Lorsqu’il a été fait prisonnier, Omar Ahmed Khadr avait tout juste 15 ans.

Mais encore une fois, vous me connaissez, j’aimerais aller plus loin que le simple constat de la stupidité de ce nouvel arrivant au poste de sénateur, un poste nommé, et non élu, j’aimerais le souligner! Quand monsieur Boisvenu dit «Lorsqu’on commet un crime dans un pays autre que le nôtre, le condamné doit être jugé dans ce pays…», est-il conscient que les soldats canadiens, états-uniens, français, britanniques, bref, de tous ces pays trompés par la propagande états-unienne, sont donc , puisqu’enfreignant les lois afghanes, assujetties aux lois afghanes, donc conséquemment, contraints de se plier aux dites lois afghanes, et d’y subir, par exemple, la peine de mort? Mais quoi? Les canadiens, états-uniens, etc., tuent des gens là-bas! Un meurtre, c’est un meurtre! Peu importe la raison, monsieur Boisvenu le sait!

Aujourd’hui, un drone états-unien a tué 5 membres d’une même famille, au Pakistan. Monsieur Boisvenu suggère t-il que les pilotes, ou les expéditeurs de ce drone, soient jugés selon la justice pakistanaise au Pakistan?

Rien d’autre à dire! Sauf peut-être… pour un type qui se dit contre le meurtre en général, monsieur Boisvenu a vite fait de fermer les yeux sur les crimes des amis de Harper, sinon, sur les crimes commis par l’administration Harper tout court! C’est un con-servateur parmi tant d’autres!

1-      La Cour suprême des États-Unis d’Amérique a jugé illégale la prison de Guantanamo.

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Tony Blair, un menteur et un tueur de masse sans regret

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/scrapetv.com/News/News%20Pages/Everyone%20Else/images-4/tony-blair.jpgAprès être passé sous commission en Grande-Bretagne, l’ancien premier ministre Tony Blair affirme ne rien regretter de sa décision d’avoir envoyé ses troupes en Irak, pour déloger Saddam Hussein du trône qu’il s’était octroyé. Il dit du monde, qu’il est plus sûr depuis la chute du défunt Saddam Hussein.

Or, les armées états-uniennes continuent de faire des morts, d’armer des terroristes, de commettre des actes terroristes, de financer le terrorisme, de combler les manques en école de torture dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique, ou européens, de préparer des conflits d’intérêts majeurs pour l’humanité, etc.. Ma question, doit-on envahir les États-Unis d’Amérique,  pour palier à ces dangers?

Depuis l’avènement de la puissance reconnue de ce pays, nul ne peut remettre ce dernier en question, sur ses crimes de guerres évidents, sur ses crimes commis contre l’humanité évidents. Comme pour Israël, les États-Unis d’Amérique semblent intouchables, inaptes à subir des procès, sinon, comme tant d’autres, moins voyous pourtant, des sanctions économiques bien méritées.

Parce que disons-le, si quelconque pays ose remettre en question les politiques étrangères de Washington, il se verra frappé des dites sanctions économiques, pourtant méritées par Washington, bien plus que par quelconque autre pays.

Prenons l’un des pires de ceux-là, à mes propres yeux, la Coré du Nord. Elle est soumise à la junte militaire en place, dictée, ou dictant à Kim-Jong-Il, la voie à suivre. Ce pays a certes, un long éventail de raisons à citer, pour lui soumettre des sanctions internationales, mais ces mêmes raisons, pourtant, ne semblent pas en incriminer autant les États-Unis d’Amérique qui, justement, commettent les mêmes crimes, mais sur autrui.

La Coré du Nord possède des armes nucléaires, qu’elle menace de lancer sur la Coré du Sud et sur le Japon. Washington en possède plus de 1000, en Corée du sud, qu’elle menace, et menaçait avant que la Corée du Nord n’obtienne ses propres ogives nucléaires, de lancer sur Pyongyang. Une autre question! Est-ce que Washington a le droit de faire ce que Pyongyang n’a pas le droit de faire? De posséder des armes nucléaires, et de menacer des pays souverains de lancer ses armes nucléaires contre eux?

Rappelons-nous qu’à Cuba, lors de la crise des missiles, il y avait des ogives nucléaires russes, mais qu’en même temps, même avant, des ogives nucléaires états-uniennes étaient basées en Turquie, pointant toutes sur Moscou! Une autre question? Allons-y! Est-ce que Washington a le droit exclusif de baser des armes nucléaires tout près de ses ennemis idéologiques? Et a-t-elle le droit de recourir à celles-ci, plus que les autres pays tout autant souverains?

Sinon, que dire d’Israël, qui commet des meurtres à peu près tous les jours, de parfaits innocents? Saviez-vous qu’Israël possède l’arme nucléaire, sans faire partie de la liste sélective des possédants de ces ADM, et qu’elle déclare toujours ne pas posséder d’ADM? Ma question! Est-ce que Tel-Aviv a un droit divin de posséder des armes nucléaires, sans faire partie du club sélect de l’AIEA, et un droit divin aussi, de passer incognito vis-à-vis cette même structure, pourtant appelée en 2003, à voir si Saddam Hussein possédait des ADM, dont des armes nucléaires? Rappelons qu’Israël, en 2006, et en 2007, a tué des milliers de palestiniens, ou de libanais, sans là, se faire taxer de terroriste, sans se faire couvrir de sanctions internationales! Elle l’a fait avec des ADM, dont le phosphore blanc, le NAPALM et les armes à sous-munitions. Israël a visé les ponts, les écoles, les hôpitaux, les bâtisses gouvernementales, les centrales électriques et les points d’eau potable, ma question! Est-ce qu’Israël se trouve au-dessus des lois internationales, comme les États-Unis et la Grande-Bretagne? Est-ce qu’Israël a le droit de posséder des ADM, dont des armes nucléaires, même si elle démontre un visage terroriste à l’année longue et qu’elle ne respecte pas les droits humains des palestiniens, ou des libanais?

Si Tony Blair a raison de dire que le monde est mieux sans Saddam Hussein, qui ne représentait visiblement aucun danger autre, pour la Grande Bretagne et pour les États-Unis d’Amérique, qu’un exemple en matière de politique des ressources naturelles, soit la nationalisation de celles-ci, ais-je raison d’affirmer que nous devrions désormais, penser à renverser la dictature bourgeoise par  les armes, puisqu’elle nous mène à notre perte certaine, ne serait-ce qu’en matière environnementale?

Si la logique de Tony Blair doit s’appliquer, celle-ci aura vite fait de légitimer les pires exactions commises au sein de l’humanité. Bref, le jugement de ce patent incompétent, ou de ce complice d’une tuerie qu’il n’a toujours pas évalué justement, est aussi contradictoire que ses prétentions du monde plus sûr, qu’est le nôtre sans Saddam Hussein!

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Omar Ahmed Khadr, lésé

Posted by sylvainguillemette sur 29 janvier, 2010

https://i2.wp.com/2.bp.blogspot.com/_5Dvdo6a5iBU/SwLZOKgtlKI/AAAAAAAAGaw/_dZjYvA3xQg/s1600/omar_khadr_wounded.jpghttps://i2.wp.com/img.src.ca/2008/09/19/480x270/PC_080919militaire-canadien-kandahar_8.jpg

La Cour suprême du Canada a donné son jugement concernant le cas d’Omar Ahmed Khadr, et ce n’est pas en félicitant le gouvernement conservateur de monsieur Harper, que ce jugement fut rendu.

D’abord, le gouvernement canadien de monsieur Harper a été accusé; d’avoir participé à l’interrogatoire illégal d’un enfant soldat, et d’avoir utilisé la torture à des fins militaires, alors que l’enfant soldat avait des droits, et que la détention, puis la torture de cet enfant soldat, contraignaient aux droits de ce même enfant soldat. Aussi, la traite du dit enfant soldat, par les conservateurs, contraignait également à ses droits, puisque ceux-ci considèrent toujours Omar Ahmed Khadr,  comme déjà coupable, parce qu’accusé, des délits que lui reprochent les autorités états-uniennes. Ne faut-il pas établir la preuve avant de conclure à un jugement quelconque à son endroit?

Entrons plus loin dans le débat.

Le soldat, envahissant le pays d’Omar Ahmed Khadr, celui-même qu’on accuse ce dernier d’avoir assassiné, aurait été, selon l’autopsie, par une grenade M-67, de fabrication donc, états-unienne. Déjà, la possibilité qu’Omar Ahmed Khadr puisse accéder à ce genre de munitions est pratiquement impossible. L’odieux semble plus pointer, vers un accident entre camarades états-uniens qui, le remarquons-nous aujourd’hui, ont tenté de sauver leur camarade fautif, des accusations auxquelles il aurait eu droit devant une Cour martiale certes, sans pitié. La grenade lancée, donc, n’est que le résultat d’un mauvais usage, états-unien, et non un meurtre, comme l’affirme l’accusation, de toute façon puérile…

Puérile pourquoi? Parce que l’on pourrait aisément,  accuser tous les soldats participant à cet effort impérialiste –puisque la mission en Afghanistan repose sur un argumentaire mensonger, et que celle-ci a été déclenchée, en 1998-, d’avoir enlevé la vie d’autrui, donc d’avoir assassiné quelqu’un, qui qu’il soit.

Le tout n’est donc que l’obstination ultime d’un gouvernement, qui de façon patente, tente de lécher le derrière de l’Empire, pour s’y préserver une place de choix, tel l’opportunisme de quiconque, étant opportuniste. L’aveuglement idéologique, aussi, rend le tout plus confus que jamais. Si l’on peut accuser Omar Ahmed Khadr d’avoir assassiné un soldat envahisseur de son pays d’origine, peut-on au moins accuser le soldat envahisseur, d’avoir voulu assassiner Omar Ahmed Khadr? Si l’un avait tué l’autre avant l’autre, d’ordre contraire, aurait-on pu accuser le soldat états-unien –aujourd’hui mort-, d’avoir assassiné Omar Ahmed Khadr? Laissez-moi en douter!

Le tout n’est qu’un aveuglement idéologique, surtout destiné à taire le débat sur la guerre en Afghanistan elle-même.  Elle était illégitime. Illégale donc. Elle fut déclenchée sur une base mensongère. D’ailleurs, cette guerre fut déclenchée bien avant les prétendus attentats du 11 septembre 2001.

Pourquoi alors, les conservateurs daignent-ils ainsi, aux accusations proposées par Washington, contre de toute façon, un enfant soldat privé de ses droits, selon la constitution canadienne? Ces conservateurs sont-ils vraiment des canadiens fiers d’en être, ou de parfaits complices d’une guerre illégitime, illégale, d’une torture systématiquement rendue aux prisonniers afghans, et pourquoi pas, dans le fond, d’un terrorisme étatique états-unien vis-à-vis ses ennemis idéologiques?

Après tout, les conservateurs n’ont-ils pas les mêmes adversaires idéologiques que les États-Unis, puisqu’ils ont les mêmes intérêts à coeur? N’ont-ils pas mis, par exemple, comme Bush, le réchauffement climatique sur la faute des «socialistes»? N’ont-ils pas léchés, depuis leur arrivée  en maître à la Chambre des communes, les bottes des deux présidents états-uniens ayant pris le pouvoir sous leur mandat?

Omar Ahmed Khadr est innocent de ce dont on l’accuse. Il n’a pas pu lancer de grenade états-unienne, et même s’il l’avait fait, c’était en parfaite légalité des droits de se défendre, des militaires d’un pays souverain. Ottawa est elle, coupable d’avoir envahi un pays souverain, en vue d’y imposer une dictature, et elle est également coupable d’y avoir perpétré des crimes de guerre, comme par exemple, d’avoir utilisé du phosphore blanc via l’artillerie, et ce, offensivement.

J’ajouterais également, pour répondre aux dires sans force du député Steven Blaney, qui accuse Omar Ahmed Khadr d’être l’un des responsables de la mort de la soldate Karine Blais, tuée par un engin artisanal, mieux connu sous le nom de I.E.D. (Improvised Explosive Device), que les soldats canadiens, eux aussi, tuent des gens là-bas, des afghans. Et que l’Afghanistan pourrait citer des noms de la sorte, bien plus souvent que ne pourrait jamais le faire monsieur Blaney. Les bombes, par exemple, tombant du ciel, elles aussi, tuent des gens, dont des civils majoritairement. Elles tuent, sans tenir compte du côté des gens au sol. Les bombes ne sont pas intelligentes à ce point. Et ajoutons, à cela, que déjà, certains soldats canadiens ont tué, accidentellement disent-ils, des civils, plus d’une fois en Afghanistan.

Rapatrions donc Omar Ahmed Khadr, et voyons nous-mêmes qui dit vrai dans tout ce cafouillage, ici, au Canada .

(L’image d’Omar Ahmed Khadr ci-haut, présente une version toute différente du récit des soldats états-uniens, prouvant qu’Omar Ahmed Khadr fut tiré dans le dos, donc qu’il ne présentait pas son visage, lors de l’échange de coups de feu. Il existe d’ailleurs une version longue de l’historique, approuvant ce fait, qu’Omar Ahmed Khadr n’a pas lancé de grenade, et qu’il était de dos lorsque les troupes états-uniennes, invasionnaires, lui ont tiré dessus. D’autres photos mettent en évidence ce fait, montrant le mur contre lequel l’enfant soldat se tenait, de face.)

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Véritable objectif de Washington en Haïti, L’élimination programmée du président Aristide

Posted by sylvainguillemette sur 16 janvier, 2010

Par Christophe Wargny

Bien que nul ne conteste la légitimité du Père Aristide, triomphalement élu président d’Haïti en décembre 1990 et renversé par les militaires en octobre de l’année suivante, l’OEA et l’ONU se révèlent impuissantes à Port-au-Prince. De fait, c’est Washington qui manœuvre en sous-main pour empêcher le retour au pouvoir d’un dirigeant porteur des espérances d’un peuple humilié, et victime de la terreur imposée par une soldatesque alliée aux possédants et aux trafiquants de drogue.

Le 11 octobre 1993, Port-au-Prince attend le débarquement du premier contingent des forces de l’ONU chargé de veiller au respect de l’accord de l’île des Gouverneurs, signé le 3 juillet entre le président Jean-Bertrand Aristide, en exil depuis le coup d’Etat du 30 septembre 1991, et le chef de la junte, le général Raoul Cédras. Il est plus que temps : le retour du premier président démocratiquement élu d’Haïti (lors du scrutin du 16 décembre 1990) est prévu pour le 30 octobre suivant…

Le Pentagone a, paraît-il, manqué d’instructions pour agir plus tôt. Dix-huit soldats américains ont été tués peu de temps auparavant en Somalie. Haïti, une nouvelle chausse-trappe ? En fait, comme le souligne le New York Times, « malgré la volonté du président Clinton d’assurer le retour d’Aristide au pouvoir et de restaurer la démocratie, des officiels du Pentagone ont déclaré qu’il était hasardeux de risquer des vies américaines pour un homme qu’ils considéraient comme un dirigeant douteux et peu fiable (1). » Les militaires haïtiens comprennent très vite le message. Quand le bâtiment de l’US Navy, le Harlan-County, se détache à l’horizon, les groupes paramilitaires lourdement armés manifestent dans le port. Même si l’on sait bien que ces « attachés » ne se battent jamais contre des professionnels armés, les Américains font semblant de croire au danger, temporisent. Le bateau fait trois petits tours et puis s’en va.

Triomphante le 3 juillet, l’ONU boit la coupe jusqu’à la lie, retirant sa mission d’observateurs et ses logisticiens. Quant à la première puissance militaire du monde, elle ne cherche nullement à laver l’affront. La CIA en profite pour relancer les fausses rumeurs sur le Père Aristide, dont le Miami Herald démontrera qu’elles ont été fabriquées… par les militaires haïtiens : le mythe du « psychopathe dangereux » alimentera pourtant la polémique, annihilant, dans le même temps, toute possibilité ou toute volonté de riposte. Le temps de démentir, de ridiculiser les accusateurs… et le calendrier de l’île des Gouverneurs est déjà caduc.

Le 30 octobre 1993, la promesse initiale de M. William Clinton de restaurer la démocratie en échange du contrôle des flux de réfugiés ne sera pas tenue. Les différents centres de pouvoir de Washington (président, secrétaire d’État, Pentagone, CIA), dont les frottements tactiques laissaient entendre quelques notes discordantes, manifestent de nouveau une apparente unité stratégique.

Assassinats planifiés par les militaires

Après Antoine Izméry, enlevé devant des diplomates, Guy Malary est assassiné avec ses gardes du corps le 14 octobre. Comme des dizaines d’autres depuis le 3 juillet 1993. M. Michel François, le chef de la police, et ses groupes « d’attachés » ont bien visé : le premier était le plus riche et le plus déterminé des partisans du Père Aristide ; le second, ministre de la justice, était chargé du lourd dossier de la création d’une nouvelle police. M. Dante Caputo, ancien ministre argentin des affaires étrangères et médiateur de l’ONU, peut bien parler de « complicité flagrante de la police avec les tueurs » et les Nations unies d’« assassinat minutieusement planifié et orchestré comme une opération de commando par les forces armées d’Haïti ».

Dès le 7 juillet, le New York Times manifestait pourtant les mêmes doutes que le président Aristide quant à l’application d’un accord donnant quatre mois de répit aux putschistes : « Après avoir fait pression sur Aristide pour qu’il accepte un accord qui laisse un réel pouvoir entre les mains des militaires pour une période de transition de quatre mois, l’ONU et les Etats-Unis sont maintenant obligés de garantir que les chefs de l’armée et de la police respecteront leur part du contrat. Ils doivent faire cesser maintenant l’intimidation politique et abandonner le pouvoir avant la fin octobre. »

L’Organisation des Nation unies, aiguillonnée par le Canada et la France (2), souhaitait rééditer en Haïti le relatif succès enregistré au Cambodge. Mais la duplicité et l’ambiguïté des politiques américaines – successives ou simultanées – ont entravé ou discrédité les efforts internationaux. Et, au cours des mois d’octobre et novembre 1993, les révélations de la presse américaine sur le rôle de la CIA dans cette affaire sont édifiantes. On a ainsi eu confirmation que les principaux ennemis du président Aristide (officiers supérieurs et politiciens) étaient, bien avant sa victoire électorale, des agents appointés de la centrale de renseignement américaine. Le général Raoul Cédras lui a, par exemple, fourni des rapports, tout au long de 1991, jusqu’au coup d’Etat du 30 septembre, financé par les grandes familles locales et le cartel de Cali, avec la bénédiction de l’ambassadeur américain Alvin Adams.

On apprend aussi que la CIA aide, à hauteur de 1 million de dollars par an, le Service d’intervention contre les narcotiques (SIN), officine formée exclusivement de militaires haïtiens. L’argent n’a, bien sûr, jamais servi à lutter contre le trafic. C’est tout le contraire : le SIN va jusqu’à menacer de mort le directeur local de la DEA, agence fédérale américaine de lutte antidrogue. Et, malgré les pressions du Black Caucus, qui regroupe tous les élus noirs de la Chambre des représentants, l’administration Clinton ne sanctionne pas les responsables de la CIA, pourtant coupables d’entraver sa politique officielle. Elle refuse par ailleurs au président Aristide les moyens d’être entendu dans son pays (toutes les stations de radio sont aux mains des militaires) et exige, sans contrepartie, de nouvelles concessions.

De décembre 1990 à aujourd’hui, les centres de pouvoir américains ont, avec quelques nuances, suivi la même politique : tenter de trouver une alternative à la fois aux généraux haïtiens, décidément peu fréquentables, et au président Aristide, trop proche des masses populaires et de leur fort suspecte revendication de justice. Le tout derrière un formidable rideau de fumée verbal. M. George Bush ne proclamait-il pas que « les putschistes menacent la sécurité, la politique extérieure et l’économie des Etats-Unis » ? Ces rodomontades avaient décidé l’Organisation des Etats américains (OEA) à imposer un embargo contre Haïti et les autorités de fait. D’abord sévère, il s’enrichit en deux ans (d’octobre 1991 à juin 1993) d’exceptions et d’assouplissements en tout genre. Très dur pour les humbles, disloquant une économie déjà moribonde, il enrichit les contrebandiers, les trafiquants de drogue et leurs parrains.

Lentement se révèle ainsi la stratégie de Washington : l’embargo, prétendument dirigé contre les putschistes, vise d’abord le Père Aristide, impuissant, malgré la résistance intérieure, à faire évoluer le rapport des forces. Il faut acculer le président élu à toujours plus de concessions, mettre en évidence son « intransigeance », le contraindre à un partage du pouvoir avec les adversaires du changement, le pousser des compromis aux compromissions. Quant à l’afflux de réfugiés, après une courte bataille entre l’administration Bush et les tribunaux, alertés par les organisations de défense des droits de l’homme, il trouve rapidement sa solution : les boat-people sont renvoyés à Port-au-Prince, sans la moindre garantie. Alors que tout citoyen quittant Cuba acquiert automatiquement le statut de réfugié politique, tout Haïtien fuyant son pays n’est qu’un immigrant sans papiers.

M. William Clinton, dans sa quête des voix des membres des associations humanitaires et des Eglises, et surtout de la communauté noire, avait promis, pendant sa campagne électorale, d’abandonner la politique « injuste et discriminatoire » menée à l’égard des réfugiés haïtiens. Mais, avant de prendre ses fonctions, changement de cap à 180 degrés : les boat-people sont indistinctement refoulés. Les demandes de visas en Haïti, en revanche, seront instruites de manière plus libérale, promet le nouvel élu. En septembre 1993, America’s Watch dresse un premier bilan des deux administrations : « Le gouvernement américain a joué un rôle central dans la crise des réfugiés, sortant constamment des règles du droit, intervenant en haute mer pour des activités appelées “sauvetages”, et qui dénient aux victimes un refuge sûr. Du 1er juin au 3 août 1993, les officiels américains en Haïti ont reçu 2 785 demandes d’asile, et en ont accepté 38. Neuf Haïtiens seulement sont entrés aux Etats-Unis (3). »

Après une trentaine de mois d’embargo, l’administration américaine cherche, quel qu’en soit le prix, à gagner son pari haïtien : une démocratie sous contrôle excluant le Père Aristide, par ailleurs proclamé légitime. Lors d’une conférence internationale tenue à Miami du 13 au 15 janvier 1994, et qui avait réaffirmé la légitimité du président élu, M Lawrence Pezullo, conseiller spécial du président Clinton pour Haïti, avait laborieusement cherché à montrer la cohérence de la politique américaine. Cette cohérence existe effectivement, mais elle n’est pas avouable en public. Ses grandes lignes sautent cependant aux yeux.

L’embargo, réclamé par le Père Aristide, est certes appliqué. Mais avec assez de porosité pour permettre aux putschistes de durer. Pas de pressions sur la République dominicaine avec laquelle s’est mis en place un véritable trafic, mais des manoeuvres dilatoires à l’ONU pour refuser la véritable étanchéité demandée par le Canada et la France. Mais cet embargo, sans débouché politique, devient difficile à soutenir, y compris par les partisans du président : le secteur privé accuse la communauté internationale et non les putschistes ; les militaires contrôlent seuls le marché noir ; la classe politique reste en majorité soudée aux militaires ; les secteurs populaires accusent l’étranger de laxisme et d’incohérence et s’interrogent sur les débouchés d’une tactique qu’ils comprennent mal.

D’autant que l’absence des moyens d’information (il serait pourtant si facile de donner au pouvoir légitime des moyens de communication (des émetteurs radio, à bord d’un des navires assurant l’embargo) entretient l’incertitude. Cet embargo, qui favorise les bourreaux et écrase les victimes, pourrait se retourner contre son principal promoteur, le président Aristide.

De leur côté, les Etats-Unis exagèrent délibérément le volume de l’aide alimentaire qu’ils distribuent : alors que M. Pezzulo parle de 400 000 repas par jour, la CARE (Cooperative for American Relief to Everywhere), la principale organisation non gouvernementale (ONG) américaine, signale que « 140 000 personnes seulement reçoivent une telle aide (4) ». On connaît le caractère déstabilisant d’une aide d’urgence qui s’installe pour longtemps. Elle permet, en tout cas, à Washington de rappeler ses préoccupations humanitaires, tout en alimentant des campagnes sur les méfaits de l’embargo.

Un plan en forme de chantage

Et, comme il n’est pas envisagé d’exercer de véritables pressions sur les putschistes, c’est au Père Aristide de faire preuve d’« imagination » : il lui faut accepter le plan de règlement de la crise approuvé le 1er mars 1994 par les députés haïtiens. Ce plan, appuyé par les Etats-Unis, qui ont rallié à leur cause le secrétaire général des Nations unies, M. Boutros Boutros-Ghali, prévoit la nomination d’un nouveau premier ministre (en remplacement de M. Robert Malval, démissionnaire depuis le 15 décembre 1993), l’amnistie de militaires coupables de multiples exactions et le départ à la retraite du général Cédras. En revanche, aucune date n’est fixée pour le retour du Père Aristide à Port-au-Prince. En clair, ce dernier est soumis à un chantage que l’on peut ainsi résumer : ou bien vous campez sur vos positions et rien ne bouge, ou bien vous nommez le premier ministre de « concorde nationale » qui doit succéder à M. Malval. Et, bien sûr, ce nouveau premier ministre sera notre homme-lige.

Une telle hypothèse, à laquelle se refuse le Père Aristide, ramènerait la vie haïtienne à 1990, avant l’accident électoral de décembre. L’élimination du prêtre président se ferait en douceur : le premier ministre gouvernerait, l’armée se résignerait à quelques remaniements, une aide d’urgence succéderait à l’embargo. Bien entendu, les conditions de sécurité ne seraient jamais réunies pour un retour effectif du président élu. Et les échéances électorales de 1994 permettraient de régler définitivement le problème, un président sortant ne pouvant solliciter le renouvellement de son mandat.

Il reste cependant au président Aristide quelques atouts pour gripper cet engrenage. Aucune avancée constitutionnelle ne peut se réaliser sans lui, car la Constitution lui confère le droit d’amnistie, tout comme la nomination du premier ministre et du commandant en chef. Surtout, hantise de Washington, il peut dénoncer la convention signée sous Duvalier, qui permet l’interception en haute mer des réfugiés haïtiens par la marine américaine. La gêne de l’administration est particulièrement visible sur cette question qui risque de relancer les flux de boat-people, de remettre en mémoire les promesses du candidat Clinton et de mobiliser les opposants à sa politique (association de droits de l’homme, Black Caucus, diaspora haïtienne).

Le calendrier ne laisse cependant au président haïtien qu’une marge de manœuvre très étroite. La nasse paraît se refermer sur lui par une nouvelle alliance des Etats-Unis avec les trois pivots traditionnels d’une société anachronique, désuète et obscurantiste, qui tourne le dos à toute forme de modernité, même libérale : l’armée, qui a tout à perdre d’une « professionnalisation » ; la hiérarchie catholique (à l’exception notable de Mgr Willy Romélus, évêque de Jérémie), soutenue par le Vatican et résolument hostile à la théologie de la libération ; l’oligarchie et sa classe politique, arc-boutées à une société duale, une économie de comptoir et aux préjugés racistes (les métis contre les Noirs).

Dans l’île, dès le début des années 80, avant même la déposition de Jean-Claude Duvalier, les couches populaires ont progressivement défini un programme de sortie de l’inhumanité. La revendication de justice, poussée très loin par les ti komunoté légliz, s’étend à tous les secteurs de la vie sociale. Malgré une répression terrible, les militaires, dépourvus du moindre programme politique, n’ont pu s’en débarrasser. La jeunesse, sans école et sans emploi, y est particulièrement sensible. Et elle brûle parfois de passer de la non-violence active, prônée par le Père Aristide, à la légitime défense face aux escadrons de la mort. L’administration Clinton a, comme d’autres, oublié à quel point les huit mois de sécurité et d’espoir de la présidence Aristide avaient marqué les esprits. Un âge d’or que les déshérités et quelques autres ont déjà transformé en légende. Faute d’un compromis historique entre les possédants et le mouvement populaire, qui conjugue l’exigence de dignité et l’entrée dans la modernité, les Américains et leurs alliés, victorieux à court terme, devront faire face demain à un homme déjà transformé en mythe. Après Peron, Sihanouk… Aristide ?

Christophe Wargny.

http://www.monde-diplomatique.fr/1994/04/WARGNY/362

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Haïti, doublement maudite

Posted by sylvainguillemette sur 16 janvier, 2010

https://i1.wp.com/www.mge19.com/images/haiti-flag1.gif« La mort aime bien les pauvres », écrivait Le Monde diplomatique en février 2005, après le tsunami qui venait de toucher l’Indonésie, les côtes du Sri Lanka, le sud de l’Inde et de la Thaïlande (1). Il est trop tôt pour établir un bilan du tremblement de terre de niveau 7 sur l’échelle de Richter qui a ravagé le pays le plus pauvre d’Amérique latine, Haïti, le 12 janvier. Mais le pire est à craindre. Pour l’heure, dans l’urgence, il s’agit de chercher et de sauver les victimes, apporter une assistance sanitaire aux survivants, créer des refuges, fournir aliments et eau, tenter d’enrayer les épidémies. Solidarité internationale et aide humanitaire, chacun, de l’Organisation des Nations unies (ONU) aux Etats-Unis en passant par l’Union européenne — et en particulier la France, qui ne peut se soustraire à sa dette historique envers l’île — ou l’Amérique latine, se mobilise selon (ou non) ses moyens.

Une fois de plus, le séisme frappe une région du globe peu épargnée par les phénomènes naturels. En 2008, Haïti avait déjà subi l’enfer de quatre ouragans tropicaux — Ike, Anna, Gustav et Fay. On ne peut leur comparer ce tremblement de terre, manifestement aussi imprévisible qu’imprévu, difficile à anticiper. Néanmoins, une première question se pose : pourquoi, lors de ces cyclones, qui les ravagèrent de la même manière (avec des conséquences économiques désastreuses), déplora-t-on sept cent quatre-vingt-treize morts en Haïti et « seulement » quatre à Cuba ? Comme un effet de loupe, les catastrophes révèlent l’état « réel » des sociétés.

Une fois passés le choc initial et l’émotion, les gouvernements, organisations non gouvernementales (ONG), institutions internationales et médias broderont à l’envi sur le thème de la « reconstruction ». Si tant est qu’on puisse employer le terme « reconstruire » dans un pays dépourvu de tout.

Mais de quelle reconstruction parlera-t-on ? Après le cyclone Mitch, qui, en octobre et novembre 1998, fit près de dix mille morts et des centaines de milliers de sinistrés en Amérique centrale, les mouvements sociaux y avancèrent l’idée de la lier à un nouveau type de développement destiné à réduire la vulnérabilité sociale. Le temps a prouvé depuis que, dans ce sens, rien ne fut fait. La seule tentative menée, bien plus tard, par le président hondurien Manuel Zelaya, se terminant par le coup d’Etat du 28 juin 2009…

A une classe politique haïtienne que menace le spectre de l’autodestruction, et qui n’est pas exempte de responsabilité dans l’état calamiteux du pays, qui donnera des leçons ? Les institutions financières internationales, qui ont retardé le processus d’annulation de la dette, en dépit des problèmes auxquels faisait déjà face la population ? Washington, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque interaméricaine de développement, etc., les pays dits « amis », qui ont cyniquement poussé à la descente aux enfers de la société haïtienne ?

Dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à libéraliser son marché. Les rares et derniers services publics furent privatisés, en privant d’accès les plus démunis. En 1970, Haïti produisait 90 % de sa consommation alimentaire ; elle en importe aujourd’hui 55 %. Le riz américain subventionné a tué la production locale. En août et septembre 2008, la flambée des prix alimentaires mondiaux fit augmenter son prix de 50 %, provoquant des émeutes de la faim.

Un cataclysme naturel peut être imputé à la fatalité. La paupérisation honteuse et insupportable des populations urbaines et rurales d’Haïti, non.

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Déclaration du ministère des Relations extérieures

Posted by sylvainguillemette sur 10 janvier, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2007/10/cuba.jpgLE lundi 4 janvier, des informations de presse ont révélé qu’à partir de cette même date l’Administration de la sécurité du transport des Etats-Unis avait commencé à appliquer des mesures supplémentaires de contrôle sécuritaire dans tous les aéroports du monde, et que ces mesures concernaient tout passager ressortissant de pays considérés par le Département d’Etat comme des «soutiens du terrorisme international». Parmi ces pays a été arbitrairement et injustement inclus Cuba, aux côtés de l’Iran, de la Syrie et du Soudan, ainsi que d’autres «pays d’intérêt», à savoir l’Afghanistan, l’Algérie, l’Irak, le Liban, la Libye, le Nigeria, le Pakistan, l’Arabie saoudite, la Somalie et le Yémen. Ces règles seront applicables à toute personne ayant fait escale dans un de ces 14 pays.

On a rapporté que la décision d’introduire ces nouvelles mesures avait été prise à la suite d’une tentative d’attentat terroriste contre un avion de la compagnie Northwest Airlines, à proximité de Detroit, le 25 décembre dernier.

D’après les dépêches, qui reproduisent les déclarations de fonctionnaires des Etats-Unis non identifiés, les passagers entrant dans cette catégorie feront l’objet de palpations de sécurité, leurs bagages à main seront minutieusement contrôlés et ils seront soumis à des méthodes raffinées de détection d’explosifs comme le scanning corporel.

Dans l’après-midi du 5 janvier, au terme d’une réunion avec les membres de son équipe de Sécurité nationale, le président Barack Obama a personnellement confirmé la mise en application, depuis la veille, des mesures en question «aux passagers à destination des Etats-Unis, depuis ou à travers les pays figurant sur notre liste d’Etats qui soutiennent le terrorisme ou d’autres pays d’intérêt».

Ce même après-midi, le ministère des Relations extérieures (MINREX) et la Section des intérêts de Cuba à Washington ont présenté une note de protestation à la Section des intérêts des Etats-Unis à La Havane et au Département d’Etat, respectivement.

Dans ce document, le MINREX rejette catégoriquement cette nouvelle action hostile du gouvernement des Etats-Unis, qui émane de l’inclusion injustifiée de Cuba dans la liste des Etats soutenant le terrorisme, inclusion qui obéit à des raisons purement politiques et qui n’a d’autre but que justifier la politique de blocus qui fait l’objet de la condamnation écrasante de la communauté internationale.

Par ailleurs, le communiqué conteste cette liste et met l’accent sur des faits qui prouvent le comportement impeccable de Cuba dans la lutte contre le terrorisme, fléau dont elle a été historiquement victime. La note réitère que les arguments invoqués par le gouvernement des Etats-Unis pour justifier l’inclusion de notre pays dans leur liste de «soutiens étatiques du terrorisme international» sont totalement infondés, et exige son retrait immédiat de cette liste arbitraire.

Ce même jour, interrogé par l’agence de presse AFP sur la note de protestation du MINREX, un porte-parole du Département d’Etat a déclaré que «Cuba est un pays qui appuie des activités terroristes et que, par conséquent, ses citoyens et ses passagers doivent être soumis aux contrôles supplémentaires pour des raisons de sécurité».

Aussitôt après la promulgation de cette nouvelle mesure, des journalistes d’importants médias des Etats-Unis comme le Washington Post ont qualifié de «ridicule» et d’«imméritée» l’inclusion de Cuba comme «Etat terroriste», rappelant que notre pays ne représente aucune menace pour la sécurité des Etats-Unis et que chercher des terroristes dans des vols en provenance de Cuba est une «grande perte de temps».

Le 5 janvier 2010, le porte-parole du Département d’Etat Philip Cowley signalait encore une fois que Cuba «n’a pas volé» sa désignation en tant que «soutien étatique du terrorisme». Le lendemain, le 6 janvier, un autre porte-parole répétait à l’AFP les prétextes éculés servant à justifier le maintien de Cuba sur cette liste.

En 1982, dans le cadre de sa politique hostile et de ses campagnes de propagande pour tenter de discréditer l’image de la Révolution, le gouvernement de Ronald Reagan inscrivit Cuba sur la liste annuelle du Département d’Etat réunissant les «Etats soutiens du terrorisme international». Et c’était bien avant que ne soit perpétré l’attentat contre les Tours jumelles.

L’inclusion de Cuba dans cette liste comporta l’application de nouvelles sanctions économiques, y compris le gel de transactions financières, l’interdiction des transferts de technologie, ainsi que des mesures restrictives et d’isolement contre notre pays et ses citoyens. Ces sanctions s’ajoutèrent à celles, déjà draconiennes, imposées par le blocus économique, commercial et financier décrété à l’aube de la Révolution.

Chaque année, le gouvernement des Etats-Unis a maintenu Cuba dans cette liste en usant de plusieurs prétextes, tous fantaisistes, et sans pouvoir présenter la moindre preuve de la participation de notre pays à des actes terroristes.

Le 30 avril 2009, l’administration Obama a ratifié l’absurde présence de Cuba sur cette liste, en réaffirmant que «le gouvernement cubain continue d’offrir un asile sûr à plusieurs terroristes», que des «membres de l’ETA, des FARC et de l’ELN résidaient à Cuba en 2008» et que notre pays «continue de permettre que des repris de justice des USA vivent légalement à Cuba», des allégations énergiquement réfutées par le ministère des Relations extérieures et qui ont fait l’objet d’une réflexion du camarade Fidel invitant les Etats-Unis à débattre de ce sujet.

Cuba a rendu publics dans le passé suffisamment d’éléments qui démontrent la fausseté et le caractère manipulateur de ces prétextes, exhaustivement exposés dans la Déclaration du ministère des Relations extérieures intitulée «Cuba n’a rien à cacher, ni rien à se reprocher», émise le 2 mai 2003.

La présence non négociée par Cuba de plusieurs membres de l’organisation basque ETA qui étaient exilés, faisait suite à une demande des gouvernements concernés par cette question, avec lesquels un accord a été conclu il y a plus d’un quart de siècle, et en vertu duquel un petit groupe de militants de cette organisation a été autorisé à se rendre à Cuba. Cuba a établi la règle stricte selon laquelle tout membre du groupe accepté qui sortirait du pays, ne pourrait pas revenir sur le territoire cubain.

Les membres de l’ETA résidant à Cuba n’ont jamais utilisé notre territoire pour des activités de cette organisation contre l’Espagne ni contre aucun autre pays. Cuba a respecté cet accord à la lettre. La question de la présence de membres de l’ETA à Cuba est une affaire à caractère bilatéral sur laquelle des contacts ont été maintenus avec le gouvernement espagnol. Le gouvernement des Etats-Unis n’a aucun droit, ni aucune autorité pour s’immiscer dans ces affaires, qui ne le concernent en aucune façon, et qui mettent encore moins leur sécurité nationale en danger ou la sécurité d’aucun autre Etat.

S’agissant des Forces armées révolutionnaires (FARC) et de l’Armée de libération nationale (ELN) de Colombie, comme chacun sait, aussi bien le gouvernement colombien que ces mouvements de guérilla se sont concertés à l’époque pour demander la participation de Cuba au processus de paix. Dans ce cadre, Cuba a fait partie du Groupe des pays médiateurs pour le dialogue et du Groupe de pays amis pour les conversations de paix, et elle a servi de siège pour plusieurs réunions de négociations.

L’attitude transparente et l’aide du gouvernement cubain au processus de paix ont été reconnus publiquement, non seulement par les FARC et l’ELN, mais aussi par l’ONU et le gouvernement colombien lui-même.

Concernant la présence à Cuba de repris de justice des Etats-Unis, il est bon de rappeler qu’aucun terroriste d’aucun pays ne vit à Cuba ni a trouvé protection sur notre territoire. Cuba a offert légitimement protection et asile politique à quelques combattants pour les droits civils nord-américains.

D’autres citoyens nord-américains résident aussi à Cuba, auteurs de délits, principalement de détournements d’avions. Ils ont été jugés et sanctionnés avec sévérité et, après avoir accompli leurs peines, ils ont demandé à rester. C’est le gouvernement cubain qui a adopté les mesures pertinentes qui ont mis un terme définitif, sous la présidence de Carter, aux détournements d’avions, un fléau qui a vu le jour aux Etats-Unis mêmes.

Par contre, c’est le gouvernement des Etats-Unis qui a accueilli sur son territoire, depuis le triomphe de la Révolution, des centaines de délinquants, d’assassins et de terroristes, en ignorant les demandes formelles d’extradition présentées par notre gouvernement dans chaque affaire, en vertu des Accords d’extradition alors en vigueur.

Beaucoup de ces individus se promènent tranquillement en toute liberté dans les rues de ce pays, même après avoir été impliqués dans d’autres actes terroristes contre des citoyens et des intérêts des Etats-Unis, de Cuba et d’autres pays. L’affaire la plus connue et la plus atroce est celle du sabotage d’un avion de passagers de Cubana de Aviacion, le 6 octobre 1976, qui causa la mort de 73 personnes et constitua le premier acte terroriste contre un avion civil en plein vol dans l’hémisphère occidental. Ses auteurs, Orlando Bosch Avila et Luis Posada Carriles, ont vécu et continuent de vivre tranquillement à Miami, le premier après avoir obtenu la grâce présidentielle de George H. Bush et l’autre, dans l’attente d’un procès toujours retardé, pour avoir menti et fait obstacle à la justice dans une affaire migratoire, mais pas pour des accusations de terrorisme international dont il devrait faire l’objet.

Certaines de ces vérités n’ont pas pu être méconnues par ces mêmes rapports du Département d’Etat qui désignent Cuba comme un «Etat qui soutien le terrorisme».

Cuba condamne, de par son caractère illégitime, le mécanisme à travers lequel le gouvernement des Etats-Unis s’arroge le droit de juger de la conduite d’autres pays en matière de terrorisme et d’émettre des listes discriminatoires et sélectives, à des fins politiques, tout en pratiquant une politique de «deux poids deux mesures», et refusant de juger et laissant en liberté les responsables déclarés d’actions terroristes atroces contre Cuba.

Voici un exemple: nos Cinq Héros, Gerardo, Fernando, Ramon, Antonio et René, purgent des peines de prison arbitraires et injustes dans des prisons nord-américaines pour avoir protégé Cuba, dont 3 478 de ses fils sont morts et 2 099 restés handicapés à la suite d’actions terroristes; et aussi pour avoir défendu l’intégrité de citoyens des Etats-Unis et d’autres pays.

Cuba s’est toujours efforcée, de façon exemplaire, de lutter contre le terrorisme, et en voici quelques exemples:

• Cuba condamne tous les actes de terrorisme, sous toutes ses formes et manifestations.

• Le territoire cubain n’a jamais et ne sera jamais été utilisé pour organiser, financer ou exécuter des attentats terroristes contre d’autres pays, y compris les Etats-Unis.

• Cuba est un Etat signataire des 13 traités internationaux contre le terrorisme, et notre pays respecte rigoureusement les obligations découlant des résolutions 1267, 1373 et 1540 du Conseil de sécurité des Nations unies dans ce domaine.

• Cuba ne possède et n’a ni l’intention de posséder des armes de destruction massive d’aucun genre, et elle remplit rigoureusement ses engagements en vertu des règlements internationaux auxquels elle a souscrit en matière d’armes nucléaires, chimiques et biologiques.

• L’Assemblée nationale du Pouvoir populaire de la République de Cuba a adopté, le 20 décembre 2001, la Loi 93 «contre les actes de terrorisme», et cette loi qualifie tous les actes de terrorisme international de délits graves qui encourent des peines très sévères.

• Cuba a adopté, par ailleurs, des mesures pour prévenir et réprimer tout acte de terrorisme et toutes les activités qui y sont reliées, y compris le financement du terrorisme. A cette fin, notre pays a resserré les contrôles aux frontières, a pris des mesures afin d’empêcher le trafic d’armes. Nous avons intensifié notre coopération judiciaire avec d’autres pays, signé 35 accords en matière d’aide juridique et manifesté à plusieurs reprises notre disposition à coopérer en permanence avec tous les Etats dans ce domaine.

• Dans ce même but, Cuba a coopéré, et même activement, avec le gouvernement des Etats-Unis. A trois reprises (novembre 2001, décembre 2001 et mars 2002), Cuba a proposé aux autorités nord-américaines un projet de Programme de coopération bilatérale pour combattre le terrorisme. En juillet 2009, notre pays a réitéré sa disposition à coopérer dans ce domaine.

• A plusieurs reprises, notre pays a rappelé au gouvernement des Etats-Unis sa disposition à échanger des informations concernant des projets d’attentats et d’actions terroristes visant tout type d’objectifs, dans un pays comme dans l’autre. Il est de notoriété publique qu’en 1984, Cuba a averti les Etats-Unis qu’un attentat était en préparation contre le président Ronald Reagan et que, grâce à ces informations, les personnes impliquées dans cet attentat ont pu être neutralisées par les autorités nord-américaines. En 1998, nous avons informé l’Administration de Bill Clinton que des terroristes projetaient de faire exploser des bombes dans des avions de lignes aériennes cubaines ou dans des avions d’autres pays qui assurent des liaisons aériennes avec Cuba.

• Par ailleurs, les autorités cubaines ont fourni au gouvernement des Etats-Unis de nombreux renseignements sur les actions terroristes perpétrées contre Cuba. En 1997, 1998, 2005 et 2006, Cuba a remis au FBI plusieurs preuves concernant l’explosion de bombes dans des centres touristiques cubains, et notre pays a même autorisé les autorités nord-américains à entrer en contact avec les auteurs de ces attentats, détenus à Cuba, et avec les témoins de ces attentats.

• On ne doit pas oublier que Cuba fut un des premiers pays à condamner publiquement les attaques terroristes criminelles du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, qu’elle a offert une aide médicale et humanitaire aux victimes et qu’elle proposé d’ouvrir immédiatement son espace aérien et ses aéroports afin d’accueillir les avions et les passagers se rendant aux Etats-Unis. En dépit des nombreux attentats terroristes commis contre notre pays en provenance du territoire nord-américain, notre pays a maintenu une conduite irréprochable et transparente afin de prévenir toute action qui pourrait nuire aux citoyens nord-américains, parce que Cuba est une nation guidée par des principes politiques et éthiques.

Fort de sa conduite morale et digne, le gouvernement cubain condamne l’inclusion arbitraire de notre pays sur la liste des 14 Etats dont les citoyens seront soumis à de nouvelles mesures restrictives, sur décision du gouvernement des Etats-Unis.

Le gouvernement cubain exige également le retrait immédiat de notre pays de la liste des «Etats soutenant le terrorisme international» car il s’agit d’une qualification injuste, arbitraire et à connotation politique, en contradiction flagrante avec la conduite exemplaire de Cuba dans sa lutte contre le terrorisme. Une telle affirmation remet en question le sérieux des Etats-Unis dans sa lutte contre ce fléau.

Par la même occasion, nous invitons le gouvernement des Etats-Unis à donner une preuve de son engagement véritable dans la lutte antiterroriste en renonçant à sa politique de «deux poids deux mesures», et en agissant fermement contre ceux qui, à partir du territoire nord-américain, ont perpétré des actions terroristes contre Cuba. Nous lui demandons également de libérer les Cinq Héros antiterroristes cubains injustement emprisonnés dans ce pays.

La Havane, 7 janvier 2010

Ministère des Relations extérieures

http://www.granma.cu/frances/2010/enero/vier8/2declaracion-f.html

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