Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

L’ONU, l’impunité et la guerre

Posted by sylvainguillemette sur 18 août, 2010

La Havane. 16 Août 2010

Réflexion du compañero Fidel

La Résolution 1929 votée le 9 juin 2010 par le Conseil de sécurité des Nations Unies, a scellé le destin de l’impérialisme.

Je ne sais combien de gens auront pris conscience du fait que, entre autres absurdités, le secrétaire général de cet organisme, Ban Ki-moon, exécutant des ordres venus de plus haut, a commis l’idiotie de nommer Alvaro Uribe –alors qu’il était sur le point de conclure son mandat en Colombie– vice-président de la commission chargée d’enquêter sur l’attaque israélienne contre la flottille humanitaire qui transportait des aliments essentiels à la population assiégée de la Bande de Gaza, l’attaque ayant eu lieu dans des eaux internationales, à une distance considérable de la côte.

Cette décision octroie à Uribe, accusé de crimes de guerre, une impunité totale, comme si un pays aux fosses communes remplies de cadavres de personnes assassinées, dont certaines contenant jusqu’à deux mille victimes, et aux sept bases militaires yankees, plus les autres bases militaires colombiennes à leur service, n’avait rien à voir avec le terrorisme et le génocide!

Le journaliste cubain Randy Alonso, qui dirige l’émission «La Table ronde» de notre télévision nationale, a publié le 10 juin 2010, sur le site web CubaDebate, un article intitulé «Le « gouvernement mondial » se réunit à Barcelone», dans lequel il signalait:

«Ils sont arrivés à l’agréable hôtel Dolce en voiture de luxe aux vitres fumées ou en hélicoptère.

«Plus de cent pontes de l’économie, des finances, de la politique et des médias des USA et d’Europe, qui accouraient à la réunion annuelle du Club de Bilderberg, une sorte de gouvernement mondiale agissant dans l’ombre.

D’autres journalistes honnêtes suivaient comme lui les nouvelles qui parvenaient au compte-goutte de cette curieuse rencontre. Quelqu’un de bien mieux informé qu’eux suivait la piste de ces rencontres depuis de nombreuses années.

«Le Club sélect qui s’est réuni à Sitges a vu le jour en 1954, à partir de l’idée du conseiller et observateur politique Joseph Retinger. Ses promoteurs furent au départ le magnat étasunien David Rockefeller, le prince Bernard de Hollande et le Premier ministre belge, Paul Van Zeeland, afin, avant tout, de combattre l’ »anti-américanisme » croissant en Europe et de contrer l’Union soviétique et le communisme qui prenaient de la force sur le vieux continent.

«Il a tenu sa première réunion les 29 et 30 mai 1954 à l’hôtel Bilderberg, à Osterbeck (Pays-Bas), d’où son nom, et il s’est retrouvé depuis tous les ans, sauf en 1976.

«Il existe un noyau d’affiliés permanents –les 39 membres du Comité directeur– les autres sont des invités.

«…l’organisation exige que personne « ne donne d’interview » ni ne révèle rien de ce qu’ »a dit un participant individuel ». Une des conditions sine qua non est une excellente maîtrise de l’anglais… aucun interprète n’étant présent.

«On ne sait trop quelle est la portée réelle de ce groupe. Ceux qui l’étudient disent que ce n’est pas par hasard qu’il se réunit toujours un peu avant que ne le fasse le G-8 (ex-G-7) et qu’ils cherchent l’établissement d’un nouvel ordre mondial en matière de gouvernement, d’armée, d’économie et d’idéologie unique.

«David Rockefeller a déclaré dans le cadre d’un reportage de la revue Newsweek: « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble pour ce faire le meilleur organe ».

«…le banquier James P. Warburg a affirmé: « Que ça plaise ou non, nous aurons un gouvernement mondial. La seule chose à savoir, c’est si ce sera de gré ou de force« .

«Ils connaissaient dix mois avant la date exacte de l’invasion de l’Irak. Ils savaient aussi ce qui allait se passer avec la bulle immobilière. Avec une information pareille, on peut faire beaucoup d’argent sur toutes sortes de marchés. Nous parlons de clubs de pouvoir et de savoir.

«Pour les observateurs, l’un des points qui tracassent le plus le Club, c’est la « menace économique » que représente la Chine, avec ses répercussions sur les sociétés étasunienne et européenne.

«Pour connaître son influence sur l’élite, qu’il suffise de dire que Margaret Thatcher, Bill Clinton, Anthony Blair et Barack Obama ont été ses invités avant d’être élus au sommet en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Obama s’est rendu à sa réunion de Virginie (USA) en juin 2008, cinq mois avant sa victoire électorale, que le groupe avait prévue dès sa réunion de 2007.

«Bien qu’ils agissent en tapinois, la presse arrive de temps à autre à sortir un nom. Parmi ceux qui sont allés à Sitges, on comptait les présidents de FIAT, de Coca Cola, de France-Telecom, de Telefonica de España, de Suez, de Siemens, de Shell, de Novartis et d’Airbus.

«Il y avait aussi des gourous des finances et de l’économie, comme George Soros, le fameux spéculateur ; Paul Volcker et Larry Summers, conseillers économiques d’Obama; George Osborne, le tout nouveau secrétaire britannique du Trésor; Peter Shilton, ancien président de Goldman Sachs et de British Petroleum; Robert Zoellic, président de la Banque mondiale; Dominique Strauss-Kahn, directeur général du FMI; Pascal Lamy, directeur de l’Organisation mondiale du commerce; Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne; Philippe Maystad, président de la Banque européenne d’investissement.

«Nos lecteurs le savaient-ils? Un organe important des médias a-t-il dit un mot? Est-ce donc cela la liberté de la presse dont on parle tant en Occident? L’un d’eux peut-il nier que les plus puissants financiers du monde se réunissent systématiquement tous les ans, hormis l’année susmentionnée?

«Le pouvoir militaire a envoyé certains de ses faucons: Donald Rumsfeld, l’ancien secrétaire à la Défense de Bush; Paul Wolfowitz, son subalterne; Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l’OTAN; et Jaap de Hoop Scheffer, son prédécesseur.

«Le magnat de l’ère numérique, Bill Gates, a été le seul à dire quelque chose à la presse avant la rencontre: « Je serai présent. Il y aura beaucoup de débats financiers sur la table ».

«Les spéculateurs de nouvelles disent que le pouvoir dans l’ombre a analysé l’avenir de l’euro et les stratégies pour le sauver, la situation de l’économie européenne et l’orientation de la crise. Le groupe tient à prolonger la vie du malade à l’aide de la religion du marché et de coupes sombres dans le social.

 » Cayo Lara, le coordonnateur de Gauche unie, a défini clairement le monde que nous imposent les Bildeberg: « Le monde à l’envers: les démocraties soumises au contrôle, à la tutelle et aux pressions des dictatures des pouvoirs financiers ».

«Le plus périlleux, comme l’a révélé le journal espagnol Publico, c’est le consensus du Groupe en faveur d’une attaque des USA contre l’Iran. […] Se rappeler que ses membres connaissaient la date exacte de l’invasion de l’Irak en 2003 dix mois à l’avance.»

Est-ce là une idée saugrenue, quand on réunit toutes les preuves que j’ai exposées dans mes dernières Réflexions? Les hautes sphères de l’Empire ont d’ores et déjà décidé de la guerre contre l’Iran, et seul un effort extraordinaire de l’opinion publique mondiale pourra l’empêcher d’éclater sous peu. Qui cache la vérité? Qui dupe? Qui ment ? Peut-on démentir quoi que ce soit de ce que je dis ici ?

Fidel Castro Ruz

Le 15 août 2010

8 h 25

(Traduction ESTI)

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Le Cardinal Ouellet s’en va, bon débarras!

Posted by sylvainguillemette sur 16 août, 2010

Le Cardinal Ouellet, connu pour ses positions rétrogrades, mais tranchées en ce qui concerne; l’homosexualité, l’avortement, la famille et le rôle de la femme, plie bagages pour Rome, la célèbre capitale sectaire où tous les péchés sont permis, à condition d’être confessés.

On se rappellera surtout de lui pour sa fermeture idéologique en ce qui concerne l’avortement, où il avouait fantasmer d’un monde où les femmes avortant seraient traitées comme de vulgaires criminelles.

Sinon, comment effacer de notre mémoire ses propos accusateurs sur les mariages d’homosexuels, lesquels il condamnait fermement, toujours accompagné des mêmes fidèles pour ce faire, rétrogrades et fermés idéologiquement sur eux-mêmes, tout comme lui?

Et comment faire fi du simple fait, justement, qu’il défende des idées conservatrices, allant là de pair avec l’aile idéologique, tant sur le plan religieux que politique? Comment oublier que, ces mêmes qu’il qualifie d’omniscients, comme lui, sont en fait ces mêmes conservateurs qui défendent ce gouvernement conservateur, qui ne peut se vanter de suivre le pas dicté par la Bible?

Traitant ses adversaires idéologiques d’infidèles, il omet cependant d’éclairer ceux-ci sur son propre entourage et ses propres fidèles, où pourtant, les contradictions avec ses sermons devraient égayer plusieurs sermonnés et passants. Les conservateurs ne sont pas rares parmi ceux-là, et conséquemment, certains de ses propres fidèles devraient être, selon la Bible, considérés comme des démons envoyés par Satan. Comment passer droit, devant de pareilles contradictions?

Ouellet représente une aile ultra-déconnectée de la réalité sociale de 2010, où les normalités sociales, découlant elles, directement de leurs conditionnements, ne sont toujours pas prises en compte. L’homosexualité? C’est une maladie, ou un positionnement satanique clament ces fondamentalistes. L’avortement? Un meurtre selon certains… Comme si l’Église était blanche comme neige, elle qui, dans les années nazies de l’Allemagne, soutenait quasi secrètement le troisième Reich. Sinon, comment peut-on minimiser le fait que ces conservateurs, qui soutiennent mot pour mot l’idéologie du Pape Benoît XVI, soutiennent également; la guerre en Irak, la guerre en Afghanistan, le massacre des Palestiniens par les Israéliens, celui des Libanais par ces mêmes sionistes, etc.. De toute façon, tant qu’ils se confessent…

C’est pourquoi, avec tout ce qui concerne cet extrémiste fondamentaliste catholique, je ne peux que dire…

Bon Débarras, vous ne nous manquerez pas!

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Procès d’un enfant-soldat, une première au 21e siècle

Posted by sylvainguillemette sur 12 août, 2010

La population mondiale s’apprête à vivre une nouvelle étape historique dans l’escalade impérialiste des États-Unis d’Amérique –et de ses comparses, dont le Canada- et de la bourgeoisie en sa dictature. Le procès d’un enfant-soldat débute aujourd’hui, ce qui ne s’est pas produit depuis des décennies et ce, sous des régimes fascistes et totalitaires.

La Base et Prison de Guantanamo, base servant d’introduction d’un potentiel «Putch» contre l’État socialiste de Cuba, abritent, vous le savez, des prisonniers de guerre, de guerres déclenchées sur des argumentaires indéniablement mensongers, rappelons-le. Ses prisonniers y sont torturés avec le consentement de l’État alors que pourtant, la cour Suprême des États-Unis d’Amérique condamne et ordonne la fermeture de la célèbre base de torture.

Un jury militaire est déjà choisi et décidera du sort de l’enfant-soldat. Omar Khadr prend ainsi le risque de passer une partie de sa vie en prison, sinon le reste, alors qu’il est accusé dans le fond, d’avoir «osé» faire ce qu’on voulait lui faire…  Les soldats envahisseurs états-uniens, eux, quand ils entrent dans des pays souverains comme l’Irak, avec des 

arguments mensongers pour se le permettre et cela, au-delà des permissions de l’ONU, n’en lancent-ils pas des grenades? Ils lancent même des Mother of All Bomb!

Et de fait, Omar Khadr a première admis qu’il n’a pas lancée de grenade dans sa première déposition, qui fut détruite et remplacée par celle dictée par le Pentagone. Enfin, torturé et détenu depuis longtemps, Omar Khadr fut contraint de déposer une deuxième version, alléguant le contraire. La torture fut donc utilisée pour qu’il admette avoir lancé une grenade, une «grenade» que des milliers de soldats canadiens et états-uniens ont lancé en Irak ou en Afghanistan voyez-vous?

L’avenir d’Omar Khadr se trouve en réalité entre les mains du gouvernement conservateur canadien, qui prône ouvertement sa condamnation avant même son procès. Cela n’est pas incohérent avec ses positions habituelles, remarquons-le. Si les conservateurs avaient été au pouvoir en 2003, nous serions en Irak, à «buter de l’Irakien» pour imposer la Loi de la bourgeoisie canadienne, états-unienne et anglaise. Heureusement, ce n’était pas le cas. Ottawa sinon, passe son temps à se faire complaisante des crimes d’Israël. Il s’en vante partout sur les tribunes, que Tel-Aviv a le droit de larguer du phosphore blanc sur des zones peuplées de civils pour se «défendre». Ottawa ne sauvera Khadr que si on lui impose, et encore. En réalité, Ottawa se fiche éperdument de la justice internationale et des crimes de Khadr. Elle est le chien-chien de Washington, et fera tout ce que Washington lui demandera.

C’est comme je vous le dis, un évènement historique, mais dont je me passerais volontiers.

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Le cirque commence…

Posted by sylvainguillemette sur 10 août, 2010

Hier, lundi, 9 août 2010, la poursuite de Guantanamo a rejeté les requêtes de l’avocat de l’enfant-soldat Omar Khadr, en ce qui concerne ses avoeux obtenus sous la contrainte et la torture. Aujourd’hui, la poursuite procède déjà à la sélection du jury, qui rappelons-le, sera composé uniquement de membres de la défense nationale, s’assurant ainsi du verdict déjà connu de toutes et tous.

Pourtant, Omar Khadr était un enfants-soldat au moment de sa capture et le crime dont il est accusé est le lancer d’une grenade à ses ennemis, comme pourtant, tous les soldats lancent dès leur entraînement militaire –en imaginant l’attaque d’ennemis-, de quelque pays qu’ils soient. Et de plus, la grenade ayant tué le soldat états-unien était de fabrication états-unienne, ce qui laisse croire à une mort due à un tir ami. En effet, une M-67 serait responsable de la mort du soldat envahisseur.

Mais le plus aberrant dans tout cela, c’est qu’Ottawa, qui a signé la convention sur les enfants-soldats, a le pouvoir de rapatrier le seul prisonnier occidental qui demeure à la prison illégale de Guantanamo, qu’Obama promettait en période d‘élection de fermer. Et rappelons qu’il s’agit du plus jeune prisonnier de cette prison illégale, où la torture et les séquestrations arbitraires et sommaires sont de coutume. Ottawa pourtant, plus tôt, a même participé à la torture du jeune enfant-soldat capturé, via ses agents du SCRS.

Les conservateurs d’Ottawa sont identiques aux conservateurs états-uniens, ils ont les mêmes intérêts et sont prêts à nous imposer les mêmes contradictions pour arriver à leurs fins. Par exemple, s’il fallait tenir compte du crime d’Omar Khadr, et reconnaître ce crime tel qu’un crime, il faudrait alors enfermer une bonne partie soldats états-uniens et canadiens, pour le même crime décidément, et pour bien d’autres conséquemment.

Le procès de Khadr est un cirque, et à l’instar des procès staliniens, il est sommaire et arbitraire. Guantanamo est entrain de juger un prisonnier de guerre, capturé pendant une invasion, une occupation, un Coup d’État et la mise en place d’une dictature pétrolière amie, tout cela, rappelons-le, déclenché sur un argumentaire mensonger selon lequel Ben Laden aurait fait sauter les tours du World Trade Centre.  Or, la CIA n’a pas de nouvelle de ce dernier depuis plus de 9 ans et les troupes de l’OTAN préparaient le terrain en Afghanistan bien avant le 11 septembre 2001, d’après Denis Morisset, ancien membre des JTF2 ayant participé à ces missions de préparation.

Il faut à tout prix diminuer la portée de ce procès et le condamner partout sur Terre. Ce serait un vif et dangereux précédent pour les victimes de l’Empire états-unien.

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Nous y serions

Posted by sylvainguillemette sur 10 août, 2010

Vous rappelez-vous cette banderole «Victory» accrochée sur le porte-avion où George Walker Bush Jr atterrissait en héros dans un avion de chasse? Vous rappelez-vous ses prétentions, interprétées par la machine à propagande bourgeoise états-unienne? Les ADM? L’Axe du mal? Les crimes affreux de Saddam Hussein? Ses liens avec al-Qeada? Et la «Victoire», vite annoncée par Washington?

Aujourd’hui, en Irak, rien ne va plus et ce sol n’a probablement pas été aussi violenté que depuis les débuts de son invasion, en 2003.  La guerre interethnique n’en finit plus, les luttes de pouvoir s’y multiplient et s’y intensifient. Il n’y avait peut-être pas les Armes de Destruction Massive prétendues, ni de lien entre al-Qeada et le défunt Raïs, mais les risques de carnage annoncés par les pacifistes, eux, étaient bien réels et aujourd’hui, c’est l’Irak et son peuple qui paient l’avidité de la bourgeoisie occidentale. L’Irak s’est littéralement transformé en enfer bien réel, en un bourbier duquel elle ne tirera aucun profit et duquel Washington doit maintenant sortir, sans perdre la face.

Chaque jour y est peut-être votre dernier. Les courses au marché public irakien sont les évènements les plus risqués de votre semaine. Et votre occupant vous assure que tout va bien, alors que vous voyez de vos yeux, quotidiennement, des actes de barbarie perpétrés par de nouveaux escadrons de la mort, du «bon côté» cette fois, enfin dit-on. En mai dernier, 563 morts… Mais tout va bien, le pétrole coule à flot, lui. Même les kurdes indépendantistes n’y sont pas négligés. Mais la contribution civile y est monstrueuse.

Le compte de morts dépasse maintenant le million et ce, chez la portion civile uniquement. Quant aux Armes de Destruction Massive censées se trouver dans ce pays, on en trouve effectivement des traces, mais ce sont celles apportées par l’Occident et non celles d’une Irak en alliance avec le Mal, comme le stipulait le mal incarné lui-même, George Walker Bush Jr. Bien que je ne sois pas croyant, Bush n’a-t-il pas contrevenu, ainsi que ses disciples, aux lois de la Bible sur laquelle ils jurent ironiquement allégeance?

Le seul mois de juillet fut l’un des plus meurtriers depuis le déclenchement de l’invasion illégale de l’Irak, berceau des nations civilisées pourtant. Et sur les 535 morts répertoriés par les ministères de la Santé, de la Défense et de l’Intérieur, 396 d’entre eux étaient des civils, ce qui ne vient surtout pas démentir les dires selon lesquelles les civils paient un plus lourd tribut que les hommes en armes dans quelconque conflit opposant ces derniers. Sur ce lot, seuls 50 étaient des soldats armés, et 89, des policiers. Et il ne faut surtout pas déconsidérer les 1043 blessés lors du même mois, une donnée qui explique ensuite, les conditions sociales locales et les difficultés du pays à remonter la pente en ce qui concerne…, à peu près tout en fait. Comment soigner les malades, quand les hôpitaux sont jonchés de cadavres, parce que la morgue est aussi pleine? Comment assurer une sécurité publique quand même la police, fait parfois partie du problème? Comment promettre l’eau, le toit, la nourriture, les soins et les autres services quand l’instabilité est une conséquence de la lutte de pouvoir qui se joue en Irak sans dictature établie et que celle-ci n’est pas sur le point de se terminer?

L’Irak est devenu un véritable enfer, grâce aux États-Unis d’Amérique capitalistes et ses alliés, assoiffés de capital. Sous les prétentions de jouer à la «police du monde» se cachent des faits. Des intérêts. Ceux de la bourgeoisie, de toute évidence. Le pétrole irakien, suite à la mise en place de la dictature amie, fut privatisé. Les politiques étrangères irakiennes sont celles du Pentagone. Les contrats de reconstruction furent octroyés, sans appel d’offre, à des intérêts du pouvoir en place (Halliburton, etc..). L’Irak s’est peut-être débarrassé du Raïs, mais elle s’est embourbée dans une guerre civile, camouflée sous une fausse démocratie.

Et outre ces intérêts particulièrement bourgeois, il faut aussi tenir compte des pertes de soldats «alliés», à qui l’on ment pour user de leur chair. Ces soldats qui meurent, autant les nôtres, ces Canadiens en Afghanistan comme en Irak le font les États-uniens, il faut se rappeler que l’aliénation fait souvent partie de l’équation pour expliquer de tels sacrifices. Donner sa vie pour sauver un peuple, en tuant ce peuple, en y imposant une dictature, en y pratiquant le terrorisme, l’enlèvement, la séquestration et la torture, ça n’a rien d’analogue, je me trompe?

L’Irak est un tel fiasco humanitaire qu’il me vient à l’esprit une constatation soudaine. Quand on y songe, si notre gouvernement conservateur canadien avait été au pouvoir en 2003, ou s’il était majoritaire aujourd’hui, nous y serions, nous aussi, dans ce bain de sang prévisible et prédit par les militants pacifistes qui couvraient les rues du monde entier et sur lesquels crachaient les conservateurs canadiens.

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Le Capitalisme, l’Impérialisme et la Liberté de Choix

Posted by sylvainguillemette sur 4 août, 2010

Les conservateurs s’installent, et plus ils s’installent, plus ça s’emballe. Il semblerait, selon leurs propres dires, que les conservateurs soient les rois de la liberté de choix. Comble d’ironie, ces conservateurs refusent aux conscrits états-uniens «le droit de refuser» d’aller mourir pour le Capital et d’éviter la guerre sale en se réfugiant au Canada.

Ce n’est donc pas comme si la liberté de choix était une quelconque base dans le système capitaliste. On y vante pourtant souvent cette «liberté de choix», chez les capitalistes. Mais de fait, ces choix sont limités et existent dans n’importe quel système, mais en différences. Tout ce qu’il y a de réellement différent en réalité, c’est que les capitalistes vantent ces quelques choix qui leur semblent plus grands qu’ils le sont. Le choix d’entreprendre, le choix de se faire entreprendre…  Mais au bout du compte, les choix limitent le choisissant. Il ne peut que choisir entre exploiter, ou exploiter à son tour.

Et lorsque le capitalisme atteint une phase impérialiste, qu’il s’étend par les armes, par le chantage, et par la politique de bas étage, les choix se limitent encore plus, et on peut même être forcé de combattre pour sauver le capitalisme, qui ne nous est pourtant, à nous les prolétaires, aucunement favorable. Ainsi, quelques soldats, dont Jeremy Hinzman, tentent leur chance, comme c’était possible auparavant sous les Libéraux canadiens, de venir se réfugier ici, en sol canadien, plus ouvert sur ces choix d’éviter d’«entreprendre la lutte armée» pour défendre la dictature des minoritaires et des parasitaires.

Le Canada conservateur en est là. Il imposera aux «déserteurs» -Liberté de choix?- états-uniens, un resserrement évident. Ceux-ci seront traités comme des criminels, lorsqu’ils seront interceptés sur le sol canadien, et renvoyés aussitôt en sol états-unien pour subir leur procès. Le Canada, pour justifier sa doctrine sectaire et totalitaire, argue la désertion va à l’encontre de la «Loi sur la défense» canadienne, et se dit même prêt à appliquer celle-ci avec le zèle le plus crasse. C’est donc bien simple! En refusant d’aller buter de l’«arabe» pour agrandir l’Empire bourgeois, en refusant par exemple de servir dans une guerre, pourtant jugée illégitime par l’ONU, comme celle de l’Irak –où les rapports du WIKILEAKS sont accablants quant aux crimes de guerre perpétrés par Washington en sol Afghan ou Irakien-, les soldats canadiens qui refuseraient de servir aux ordres de sa majesté Harper, risqueraient la prison à vie! Eh bien!

C’est donc ça, la liberté de choix? «Choisis le capitalisme, ou nous vous l’imposerons par les armes, euh…., il, ce soldat conscrit, vous l’imposera par les armes! Et s’il n’obtempère pas, on lui imposera, à celui-là, la prison!»

Cela met en évidence la fermeture idéologique des conservateurs canadiens, ces mêmes qui en contrebalance, soutiennent des crimes de guerre perpétrés par des États, des crimes perpétrés contre l’humanité par ces mêmes États, du terrorisme perpétré par ces mêmes États, des invasions de pays souverains illégitimes perpétrées par ces mêmes États, des enlèvements perpétrés par ces mêmes États, des séquestration et de la torture perpétrées par ces mêmes États et l’utilisation d’ADM sur des zones peuplées de civils par ces mêmes États voyous.

De facto, les terroristes conservateurs par alliance aux terroristes républicains états-uniens et israéliens, n’ont aucune morale à donner aux soldats refusant bravement de servir sous les ordres de ces «Grands Criminels» de guerre! Aucune! Au contraire! Ce sont les vermines conservatrices qui devraient croupir derrière les barreaux jusqu’à la foin de leurs jours pour avoir soutenu tous ces crimes perpétrés par leurs alliés idéologiques, grands créateurs des Talibans et des Al-Qeadiens! Mais non.

(Photo: Renart Source )

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Le régime communiste aux U.S.A. par Léon Trotsky

Posted by sylvainguillemette sur 29 juillet, 2010

En relisant le texte de Léon Trotsky sur ce qu’aurait l’air une révolution communiste en sol états-unien, je me suis aperçu, pour une troisième fois sur ce site, que ce texte était pleinement d’actualité en ce qui concerne les choix difficiles que pourraient prendre les prolétaires états-uniens pour palier aux ratées du capitalisme. Et, étant donné que le système capitaliste est encore mort en 2008, et qu’il a repris vie à nos frais, sans notre consentement, j’imagine assez facilement le prolétariat états-unien, suivre ce pas plutôt que celui du Tea Party.

Bonne lecture!

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Si le régime communiste est instauré aux Etats-Unis, comme une conséquence de l’incapacité de votre ordre social capitaliste à résoudre ses difficultés et ses problèmes, vous découvrirez que ce régime bien loin de signifier une tyrannie bureaucratique intolérable et l’enrégimentement des individus, sera à l’origine d’un développement des libertés individuelles et donnera l’abondance pour tous.

A l’heure actuelle, la plupart des Américains ne considèrent le régime communiste que d’après l’expérience de l’Union Soviétique. Ils craignent que ce régime n’engendre en Amérique les mêmes résultats matériels que chez les peuples culturellement arriérés de l’Union Soviétique.

Ils craignent que l’on ne veuille les coucher sur un lit de Procuste, et considèrent, par ailleurs, le conservatisme anglo-saxon comme un obstacle insurmontable même pour des réformes éventuellement souhaitables. Ils soutiennent que la Grande-Bretagne et le Japon interviendraient par la force armée contre les Soviets américains. Ils redoutent de s’entendre dicter quels vêtements ils doivent mettre, quels aliments ils doivent consommer; d’être contraints à se contenter de rations de famine; à ne trouver dans la presse qu’une propagande officielle stéréotypée; à entériner des décisions prises sans leur participation active; à garder leurs pensées pour eux, et à chanter bruyamment en public les louanges de leurs dirigeants soviétiques pour échapper à la prison ou à l’exil.

Ils ont peur d’être la proie de l’inflation monétaire, de la tyrannie bureaucratique, d’une paperasserie intolérable dans toutes les démarches de l’existence quotidienne. Ils craignent d’assister à une standardisation mécanique des arts et des sciences, comme de la vie de tous les jours; à la destruction, par la dictature d’une monstrueuse bureaucratie, de toute spontanéité politique et de la liberté de la presse. Et ils tremblent à l’idée d’être obligés à parler un incompréhensible jargon de dialectique marxiste et à professer une philosophie sociale obligatoire. Ils craignent, en un mot, que l’Amérique soviétique ne devienne la contre-partie de la Russie soviétique telle qu’on la leur a dépeinte.

En réalité, le régime. soviétique américain diffèrera autant du régime soviétique russe que les Etats-Unis du Président Roosevelt différent de l’empire russe du tsar Nicolas II. Cependant, le régime communiste ne peut être instauré en Amérique que par une révolution, comme l’y furent l’indépendance et la démocratie. Le tempérament américain est énergique et violent, et il exigera pas mal de vaisselle cassée avant que le régime communiste ne soit solidement établi. Les Américains sont des enthousiastes et des sportifs avant d’être des spécialistes ou des hommes d’état, et il serait contraire à la tradition américaine d’opérer un changement majeur sans se diviser, tout d’abord, en camps opposés et fendre des crânes.

Néanmoins, si élevé qu’il puisse être, le coût de la révolution communiste aux Etats-Unis sera insignifiant, rapporté à votre richesse nationale et à votre population, en comparaison de celui de la révolution bolcheviste en Russie.

Cela tient à ce que, dans une guerre civile révolutionnaire, ce n’est pas la poignée d’hommes qui se trouve au sommet de l’échelle sociale qui se bat –les 5% ou 10% qui possèdent les neuf dixièmes de la fortune américaine: ils ne peuvent recruter les armées de la contre-révolution que dans les couches inférieures des classes moyennes. Or la révolution pourrait facilement amener ces dernières sous son drapeau en leur démontrant que le soutien des soviets leur ouvrirait seul une perspective de salut.

En dessous de ce groupe social, tout le monde, au point de vue économique, est préparé au communisme. La crise a ravagé votre classe ouvrière, et a porté un coup terrible à vos agriculteurs, déjà atteints par le long déclin agricole de la décade d’après guerre. Il n’y a aucune raison pour que ces groupes opposent une ferme résistance à la révolution; ils n’ont rien à y perdre, en admettant, bien entendu, que les dirigeants de la révolution adoptent une politique modérées et clairvoyante à leur égard.

Quels autres hommes voudront se battre contre le communisme? Vos milliardaires et multimillionnaires? Vos Mellon, Morgan, Ford, Rockefeller? Ils cesseront la lutte dès qu’ils ne pourront plus trouver d’autres gens pour se battre à leur place.

Le gouvernement soviétique américain prendra fermement possession des leviers de commande de votre système économique: les banques, les industries-clés et les moyens de transport et de communication. Il donnera alors aux agriculteurs, aux petits commerçants et négociants, un temps de réflexion suffisamment long pour que ceux-ci aient la possibilité de constater comme le secteur nationalisé de l’industrie fonctionne bien.

C’est ici que les soviets américains pourront faire de véritables miracles. La « technocratie » ne pourra devenir une réalité que sous le régime communiste, une fois votre système industriel affranchi des entraves de la propriété privée et du profit privé. Les plus audacieuses propositions de la commission Hoover sur la standardisation et la nationalisation ne sont que jeux d’enfants auprès des possibilités nouvelles que libérera le régime communiste.

L’industrie nationale sera organisée sur le modèle de la chaîne de montage dans vos usines automatiques modernes à production continue. La planification scientifique pourra sortir du cadre de l’usine individuelle pour être appliquée à votre système économique tout entier. Les résultats seront stupéfiants.

Les coûts de production tomberont à 20%, ou moins, de leur valeur actuelle. De ce fait, le pouvoir d’achat des agriculteurs s’élèverait rapidement.

Bien entendu, les soviets américains institueraient leurs propres entreprises agricoles géantes, en guise d’écoles de collectivisation volontaire. Vos agriculteurs pourraient facilement calculer s’il est de leur intérêt de demeurer des anneaux isolés, ou de se joindre à la chaîne publique.

La même méthode serait employée pour amener le petit commerce et la petite industrie à entrer dans l’organisation nationale de l’industrie. Grâce au contrôle soviétique des matières premières, du crédit et des commandes, ces industries secondaires pourraient être maintenues solvables jusqu’à leur intégration graduelle et sans contrainte dans le système économique socialisé.

Sans contrainte! Les soviets américains n’auraient pas à recourir aux mesures draconiennes que les circonstances ont souvent imposées aux soviets russes. Aux Etats-Unis, la science de la publicité et de la réclame vous offre, pour gagner le soutien de votre classe moyenne, des ressources qui manquaient aux soviets de la Russie arriérée, où les paysans misérables et illettrés constituaient la grande majorité. Ceci, en plus de votre équipement technique et de votre richesse, est le principal atout de votre future révolution communiste. Votre révolution sera, par nature, plus aisée que la nôtre; une fois les questions essentielles tranchées, vous ne gaspillerez pas vos énergies et vos ressources en de coûteux conflits sociaux; et cela vous permettra d’aller de l’avant plus vite.

Même l’intensité des sentiments religieux aux Etats-Unis ne constituera pas un obstacle à la révolution. Si l’on admet la perspective des Soviets en Amérique, aucun frein psychologique ne sera assez puissant pour diminuer la pression de la crise sociale. Cela, l’histoire l’a prouvé plus d’une fois. De plus, il ne faudrait pas oublier que les Evangiles contiennent quelques aphorismes passablement explosifs.

Quant à la manière de traiter les opposants, relativement peu nombreux, à la révolution soviétique, on peut faire confiance au génie inventif américain. Peut-être expédierez-vous vos millionnaires impénitents, dispensés de loyer leur vie durant, dans quelque île pittoresque, où ils pourront faire ce qui leur plaira.

Vous pourrez le faire en toute sécurité, car vous n’aurez pas à redouter d’intervention étrangère. Le Japon, la Grande-Bretagne, et les autres pays capitalistes qui sont intervenus en Russie ne pourraient rien faire d’autre que s’incliner devant le fait accompli aux Etats-Unis. A la vérité, la victoire du communisme en Amérique –dans la forteresse du capitalisme– provoquerait son extension à d’autres pays. Le Japon aura probablement rejoint les rangs communistes avant même l’établissement du régime soviétique aux Etats-Unis. La même chose est vraie de la Grande-Bretagne.

En tout cas, ce serait une idée folle d’envoyer la flotte de sa Majesté Britannique contre une Amérique Soviétique, même pour une expédition contre la moitié sud, la plus conservatrice, de votre continent. Ce serait là un acte sans espoir, qui n’irait jamais plus loin qu’une escapade militaire de deuxième classe.

Quelques semaines ou quelques mois après l’instauration du régime soviétique aux Etats-Unis, le panaméricanisme deviendrait une réalité politique.

Votre fédération attirerait dans son sein les gouvernements de l’Amérique Centrale et de l’Amérique du Sud, comme l’aimant attire la limaille de fer. Il en serait de même du Canada. Les mouvements populaires dans ces pays seraient si puissants, que ce grand procès d’unification s’accomplirait rapidement et à peu de frais. Je suis prêt à parier que les Soviets américains trouveraient à leur premier anniversaire, l’hémisphère occidental transformé en Etats-Unis Soviétiques de l’Amérique du Nord, du Centre et du Sud avec Panama pour capitale. Ainsi, la doctrine de Monroë prendrait pour la première fois une signification complète et positive dans les affaires mondiales, bien que différente de celle prévue par son auteur.

En dépit des accusations portées contre lui par certains de vos archi-conservateurs, Roosevelt ne prépare pas les Etats-Unis à une transformation soviétique. La N.R.A. ne se propose pas de détruire, mais de consolider les fondements du capitalisme américain, en surmontant vos difficultés économiques. Ce n’est pas l’Aigle Bleu qui apportera le communisme en Amérique, mais bien les difficultés que l’Aigle Bleu est impuissant à surmonter. Les professeurs « radicaux » de votre Brain Trust ne sont pas des révolutionnaires; ce sont seulement des conservateurs effrayés. Votre président déteste les « systèmes » et les « généralisations ». Mais un gouvernement soviétique est le plus grand de tous les systèmes possibles, une généralisation gigantesque en action.

L’homme moyen n’aime ni les systèmes ni les généralisations. Ce sera la tâche de vos hommes d’état communistes de faire en sorte que le système fournisse à l’homme moyen ces biens concrets auxquels il aspire: sa nourriture, ses cigares, ses distractions, la liberté de choisir ses cravates, son logement et son auto. Il sera aisé de lui donner ces avantages dans une Amérique soviétique.

La plupart des Américains ont été induits en erreur par le fait qu’en U.R.S.S. nous avons eu à édifier de nouvelles industries de base de fond en comble. Pareille chose ne pourrait pas se produire en Amérique, où vous êtes déjà contraints de diminuer votre surface cultivée et de réduire votre production industrielle. En fait, votre formidable équipement technique a été paralysé par la crise, et demande déjà à être employé. Vous serez en état d’élever considérablement le niveau de consommation de votre peuple, dès le début de votre renouveau économique. Vous y êtes préparés comme nul autre pays. Nulle part ailleurs, l’étude du marché intérieur n’a atteint un niveau aussi élevé qu’aux Etats-Unis. Cette étude a été faite par vos banques, vos trusts, vos hommes d’affaires individuels, vos négociants, vos représentants de commerce et vos agriculteurs. Votre gouvernement soviétique abolira simplement tous les secrets commerciaux, fera la synthèse de toutes les découvertes faites pour le profit privé, les transformera en un système scientifique de planification économique. Votre gouvernement trouvera à cette fin un appui dans l’existence de larges couches de consommateurs éduqués, capables d’esprit critique. Par la combinaison des industries-clés nationalisées, des entreprises privées, et de la coopération démocratique des consommateurs, vous développerez rapidement un système d’une extrême souplesse pour la satisfaction des besoins de votre population. Ce système ne sera régi ni par la bureaucratie, ni par la police, mais par le dur paiement au comptant. Votre tout-puissant dollar jouera un rôle essentiel dans le fonctionnement de votre système soviétique. C’est une grande erreur de confondre « économie planifiée » et « monnaie dirigée ». Votre monnaie doit agir comme un régulateur qui mesurera le succès ou l’échec de votre planification.

Vos professeurs « radicaux » commettent une erreur mortelle avec leur dévotion à la « monnaie dirigée ». Cette idée académique pourrait facilement ruiner votre système de distribution et de production tout entier. Telle est la grande leçon qu’enseigne l’expérience de l’Union Soviétique, où, dans le domaine monétaire, une amère nécessite a été convertie en vertu officielle. Là-bas, l’absence d’un rouble-or a été l’une des causes principales de nos nombreuses difficultés et catastrophes économiques. Utiliser un rouble instable dans un système soviétique, c’est comme se servir de calibres variables dans une chaîne de montage: cela ne peut pas marcher.

C’est seulement lorsque le socialisme réussira a remplacer l’argent par le contrôle administratif que l’on pourra abandonner une monnaie or stable. L’argent ne consistera plus alors qu’en des morceaux de papier ordinaire, comme des billets de tramway ou de théâtre. Avec le développement du socialisme, ces morceaux de papier disparaîtront à leur tour; et le contrôle de la consommation individuelle –qu’il soit monétaire ou administratif– cessera d’être nécessaire, lorsqu’il y aura abondance de tout pour tous!

Ce temps n’est pas encore venu, bien que l’Amérique doive certainement l’atteindre avant tout autre pays. Jusque-là, le seul moyen de parvenir à ce stade de développement est de conserver un régulateur et un étalon efficaces pour le fonctionnement de votre système. En fait, pendant les quelques premières années de son existence, une économie planifiée, encore plus que le capitalisme à l’ancienne mode, a besoin d’une monnaie saine. Le professeur qui prétend régir tout le système économique en agissant sur l’unité monétaire est comme un homme qui veut lever de terre les deux pieds à la fois.

L’Amérique soviétique possèdera des ressources suffisantes pour stabiliser le dollar –avantage inappréciable. En Russie nous avons accru à la capacité de notre industrie de 20 à 30% par an; mais la faiblesse de notre monnaie ne nous a pas permis de répartir efficacement cet accroissement. Cela tient en partie à ce que nous avons permis à notre bureaucratie de soumettre notre monnaie à la partialité administrative. Ces maux vous seront épargnés. Aussi nous dépasserez-vous rapidement pour l’accroissement de la production et de la distribution, et obtiendrez-vous une élévation rapide du confort et du bien-être de votre population.

En tout ceci vous n’aurez pas à imiter notre production standardisée destinée à notre déplorable consommation de masse. Nous avons reçu de la Russie tsariste un héritage de pauvres, une paysannerie culturellement non développée avec un bas niveau de vie. Nous avons dû construire nos usines et nos barrages aux dépens de nos consommateurs.

Nous avons subi une inflation monétaire continuelle et une monstrueuse bureaucratie.

L’Amérique soviétique n’aura pas à imiter nos méthodes bureaucratique. Chez nous, la disette d’objets de première nécessité a engendré une lutte acharnée pour la possession d’un morceau de pain ou d’une aune d’étoffe supplémentaire. Notre bureaucratie émergea de cette lutte comme un conciliateur, une toute-puissante cour d’arbitrage. Vous, de votre côté, vous êtes beaucoup plus riches et vous n’auriez pas grand-peine à fournir à votre peuple tout ce qui est nécessaire à la vie. En outre, vos besoins, vos goûts et vos habitudes ne souffriraient jamais que le revenu national soit réparti par votre bureaucratie. Au lieu de cela, lorsque vous aurez organisé la société de manière à produire pour la satisfaction des besoins et non pour le profit privé, votre population tout entière se distribuera en de nouvelles formations qui lutteront entre-elles et empêcheront une bureaucratie outrecuidante de leur imposer sa domination.

Vous pourrez ainsi éviter la croissance du bureaucratisme par la pratique des soviets –c’est à dire de la démocratie– de la forme la plus souple de gouvernement qui ait jamais existé. L’organisation soviétique ne peut faire de miracles, mais doit simplement refléter la volonté du peuple. Chez nous, le monopole politique d’un seul parti qui s’est lui-même transformé en bureaucratie, a engendré la bureaucratisation des soviets. Cette situation a résulté des difficultés exceptionnelles du défrichage socialiste dans un pays pauvre et arriéré.

Les Soviets américains seront vigoureux et pleins de sang; le besoin de mesures analogues à celles que les circonstances imposèrent en Russie ne se fera pas sentir, et l’occasion ne s’en présentera pas. Vos capitalistes non régénérés ne trouveront pas de place dans le nouvel édifice. Il est difficile d’imaginer Henry Ford à la tête du Soviet de Détroit. Néanmoins, une ample lutte d’intérêts, de groupements et d’idées est non seulement concevable –elle est inévitable. Un plan de développement économique d’un an, de cinq ans ou de dix ans; un projet pour l’éducation nationale; la construction d’un nouveau réseau de transports; la transformation de l’agriculture, un programme pour l’amélioration de l’équipement technique et culturel de l’Amérique latine; un programme pour les communications stratosphériques; l’eugénique –voilà autant de sujets pour les controverses, pour de vigoureuses luttes électorales, et des débats passionnés dans la presse et dans les réunions publiques.

Car l’Amérique soviétique n’imitera pas le monopole de la presse tel que l’exercent les chefs de la bureaucratie de l’U.R.S.S. La nationalisation par les Soviets américains de toutes les imprimeries, fabriques de papier et moyens de distribution sera une mesure purement négative. Elle signifiera simplement qu’il ne sera plus permis au capital de décider quelles publications doivent paraître, si elles doivent être progressives ou réactionnaires, « sèches » ou « humides », puritaines ou pornographiques. L’Amérique soviétique aura à trouver une nouvelle solution au problème du fonctionnement de l’imprimerie dans un régime socialiste. Elle pourrait consister en une représentation proportionnelle des tendances exprimées dans chaque élection de soviets. De la sorte, le droit pour chaque groupe de citoyens d’user des presses dépendrait de leur importance numérique –le même principe étant appliqué à l’utilisation des lieux de réunion, de la radio, etc.

La gestion et la politique des publications périodiques ne seraient plus ainsi soumises aux carnets de chèques individuels, mais aux groupements d’idées. Il se peut que cette méthode tienne peu de compte de groupements numériquement faibles et néanmoins importants, mais cela signifie simplement que toute idée nouvelle devra faire la preuve, comme ce fut le cas tout au long de l’histoire, de son droit à l’existence.

La riche Amérique soviétique pourra réserver des fonds importants à la recherche et à l’invention, à la découverte et à l’expérimentation dans tous les domaines. Vous donnerez la place qui leur revient à vos architectes et à vos sculpteurs les plus téméraires, à vos poètes les plus originaux et à vos philosophes les plus audacieux.

En fait, les futurs Soviets Yankees montreront la voie à l’Europe dans ces domaines précisément où l’Europe a jusqu’à présent été votre maître. Les Européens n’ont qu’une faible notion du pouvoir de la technique pour influencer la destinée humaine, et ont adopté une attitude de supériorité méprisante envers l’ »américanisme » constitue la véritable marque distinctive du monde moderne par rapport au moyen âge.

Jusqu’à présent, la conquête de la nature a été poursuivie en Amérique avec tant de violence et de passion que vous n’avez pas eu le temps de moderniser votre philosophie et de développer vos propres formes d’expression artistique. De là votre hostilité aux doctrines de Hegel, de Marx et de Darwin. La mise au bûcher des oeuvres de Darwin par les Baptistes du Tennessee n’est qu’une expression grossière de l’aversion américaine pour la doctrine de l’évolution. Cette attitude n’est pas seulement le fait des prêtres. Elle est encore une part intégrante de toute votre architecture intellectuelle.

Vos athées comme vos quakers sont des rationalistes déterminés. Et votre rationalisme lui-même est affaibli par l’empirisme et le moralisme. Il n’a rien de l’impitoyable vitalité des grands rationalistes européens. C’est que votre méthode philosophique est encore plus surannée que votre système économique et que vos institutions politiques.

Vous êtes obligés aujourd’hui, sans aucune préparation, de faire face à ces contradictions sociales qui croissent insoupçonnées au sein de toute société. Vous n’avez conquis la nature, grâce aux outils engendrés par votre génie inventif, que pour constater que ces outils vous ont presque détruits vous-mêmes. Contrairement à tous vos espoirs et à tous vos voeux votre richesse sans précédent a été la source de maux sans précédents. Vous avez découvert que le développement social n’obéit pas à une formule simple. Par là vous avez dû vous mettre à l’école de la dialectique et vous y resterez.

Il n’y a plus de retour possible au mode de pensée et d’agir qui prévalait aux dix-septième et dix-huitième siècles.

Tandis que les crétins romantiques de l’Allemagne nazie rêvent de restaurer la race de la Forêt Noire dans sa pureté originelle, ou plutôt dans son impureté originelle, vous autres Américains, après avoir saisi fermement le contrôle de votre mécanisme économique et de votre culture, appliquerez des méthodes authentiquement scientifiques aux problèmes de l’eugénique. D’ici un siècle, de ce creuset où se fondront les races, sortira une nouvelle souche d’hommes — la première digne du nom d’homme.

Une prophétie pour terminer: dans la troisième année du régime soviétique aux Etats-Unis, vous cesserez de mâcher du chewing-gum.

Léon Trotsky

23 mars 1935.

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La Droite a peur des communistes ?

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

Qui ne connait pas encore Éric Duhaime, ce triste et sombre personnage qui ne cesse de faire l’apologie de son idole chilien, Augusto Pinochet?

Hier, monsieur Duhaime a récidivé et réattaqué les valeurs socialistes, en se drapant des siennes, capitalistes sauvages. Il a décidé de faire un texte populiste et de «basher» du communiste pour s’auto-valoriser. Une ratée monumentale étant donné les faits historiques qui peuvent autant couvrir les staliniens que les fanatiques capitalistes comme Éric Duhaime, de honte et des relativités sociales qui couvrent notre planète.

Éric Duhaime attaque Jaffar et Amir Khadir. La droite a peur des communistes?

Éric Duhaime a décidé, à l’instar des journaux populistes détenus par Quebecor, de faire du populisme pour attaquer ses ennemis idéologiques. Il accuse dans un billet signé du 27 juillet 2010 sur le réseau Canoë, Amir Khadir de fricoter avec les «communistes», comme s’il y avait de quoi d’illégal dans le fait de vouloir nationaliser les moyens de production… Mais encore, il va plus loin.

Il accuse Amir Khadir et le Parti communiste du Québec, dont j’ai fait partie, de faire, comme lui fait l’apologie du Coup d’État d’Augusto Pinochet (de sa dictature, de ses enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats, etc..), de faire l’apologie de l’Union Soviétique –tout en ne mettant que le contexte stalinien, dépourvu de l’historique de l’avant-révolution, la révolution elle-même, et l’après-révolution (prise de pouvoir par Staline et la suite par exemple)-. Or, je sais que le Parti communiste du Québec condamne d’emblée tout ce qui ne serait pas respectueux des lignes du communisme, et donc par conséquent, les dérives autoritaires et dictatoriales d’un seul homme exerçant SA dictature sur le prolétariat, plutôt que la dictature de celui-ci sur l’ensemble du peuple. Bref, rien n’indique que le PCQ ou Amir Khadir n’ait donné quelconque appui à la dictature de Joseph dit «Staline» sur le prolétariat en Russie, ni les conquêtes impérialistes qu’ont ensuite imposé cette dictature et cet homme.

Ainsi, nous, communistes ou socialistes respectant les principes du communisme, condamnons fermement la dictature de Staline en Union Soviétique (Les soviets y ont été remplacés par des faux-soviets soumis au diktat de Staline), qui aurait en réalité du être celle du prolétariat, et non celle d’un seul homme. Il serait donc opportun pour Éric Duhaime de corriger le tir, lui qui devrait savoir que le communisme (l’absence de l’État, la dictature du prolétariat…) n’a jamais existé sur Terre, ni en Russie, ni à Cuba et ni dans aucune prétention de la sorte munie de l’«habit du moine».

Quant à Amir Khadir, le fait qu’il ait des «contacts socialistes» ne l’oblige pas à soutenir des crimes commis en Russie dite soviétique –mais où le soviétisme n’existait pas…- (et où elle a mis les pieds), perpétrés par des États –pas de communisme s’il y a État…-, contrôlés eux par des hommes uniques, et non par des conseils démocratiquement élus et révocables en tous temps. Éric Duhaime devrait donc revoir son argumentaire d’une autre époque, digne des commentaires disgracieux, mais surtout erronés du grand tueur de masse que fut Ronald Reagan et ses comparses à l’endroit de ceux qui voulaient partager les richesses.

Les communistes ne veulent qu’une chose, débarrasser l’humanité de toute exploitation faite par les humains, sur d’autres humains. Il importe donc, pour nous, de nationaliser les moyens de production pour que cela ne soit tout simplement pas possible. Ce qu’ont fait les Russes sous la dictature de Staline n’a rien à voir –Sauf dans les cas de défense, où par exemple la Russie a dû se défendre dès sa révolution accomplie, d‘une attaque des grands amis d’Éric Duhaime, la bourgeoisie de l’Ouest.- avec le socialisme, encore moins avec le communisme, sauf peut-être du temps de Lénine –Que Duhaime nous raconterait encore hors contexte, en parlant des meurtres de masse… Mais qui est Duhaime, lui qui soutient les mêmes meurtres de masse chez Pinochet, ou ceux perpétrés lors de la révolution bourgeoise, pour condamner les meurtres commis lors de la révolution russe de 1917 –Et autant de meurtres étaient commis à l’endroit des Bolcheviks à cette époque.- ?-. La Russie a exercé une dictature d’un seul homme. Ses prétentions, ensuite, ne sont que cela, des prétentions. Sous Staline et ses successeurs, les soviets n’ont jamais remplacé l’État et n’ont jamais obtenu les pouvoirs qui devaient leur être décrétés par la voie même du socialisme.

Éric Duhaime, pour se conforter dans son argumentaire biaisé, cite aussi le régime de Pol-Pot et des Khmers rouges au Cambodge. Or, ce régime fut lui aussi financé, comme Al-Qeada et les Talibans (Monsieur Duhaime sera étonné! Même le PKK Kurde est financé par Washington!)  et bien d’autres groupes terroristes par Washington (Source : L’État voyou de William Blum).  Pourquoi? Parce que Pol-Pot détestait les Vietnamiens et les communistes. Contre de l’aide médicale, logistique et financière, le dictateur unique –Où est passé le communisme monsieur Duhaime?- Pol-Pot a accepté de liquider tous les ressortissants Vietnamiens, et le soutien local aux «rouges». Pol-Pot n’était pas communiste, comme Kim-Jong-Il ne l’est pas non plus, et comme Maurice Thorez ne l’était pas non plus…, etc.. L’habit ne fait pas le moine. Éric Duhaime devrait le savoir, lui qui parle de «liberté» -Celle d’entreprendre surtout! Et, étant donné le mauvais partage des richesses, ce sont des libertés que toutes et tous ne partagent pas.-, tout en soutenant un Coup d’État suivi de meurtres de masse, de torture et de disparitions multiples. La double-mesure n’est jamais loin d’Éric Duhaime.

Éric Duhaime cite ensuite la Chine, où le communisme n’a jamais mis les pieds non plus. Il y a eu, et il le dit lui-même, la dictature d’un seul homme, Mao. Mais jamais la dictature de conseils populaires, dont les élus étaient révocables en tout temps, n’a vu le jour en Chine –mise à part dans quelques villages et villes («Quelques» en Chine, c’est plus que 2 ou 3…), où des Chinois ont cru au système de Marx et d’Engels. Cependant, jamais l’État ne s’y est dissous. Mais Éric Duhaime se trouve encore dans l’erreur historique et patauge un peu plus chaque fois, dans le totalitarisme de ses propres affirmations, par exemple en affirmant que la «Chine était communiste», où par exemple en affirmant que «nationaliser des moyens de production», ce serait «INQUIÉTANT –ce sont ses dires- ».

Cuba… Éric Duhaime choisit mal ses cibles. Cuba utilise une forme de socialisme, très près de ce que prônaient Marx, Engels, et leurs successeurs. Mais ce sont surtout les statistiques qui démentent ici les propos accusateurs du populiste. Cuba, en comparaison aux pays de son calibre économique, s’en tire mieux que tous. Cuba n’a pas à envier la République dominicaine ou la Jamaïque quant à l’accessibilité à la santé ou aux hautes études. Cuba n’envie aucun pays d’Amérique du sud ou centrale en ce qui concerne les soins de santé ou l’éducation. Éric Duhaime voudrait citer l’Argentine ou le Chili, mais ces pays ont aussi subi les malheurs du capitalisme et n’ont pas en priorité, donc, la santé et l’éducation de leur peuple. Et ces pays ne sont pas du calibre de Cuba quant à leur économie. Et notons qu’en privatisant leur pays d’un bout à l’autre, en suivant les conseils magiques du FMI, les Argentins ont fait faillite. Il serait impératif que monsieur Duhaime s’informe de ce qu’il avance. Comme son acolyte maladroit Éric Caire, il attaque un pays qui n’a rien à envier quant à la productivité de son système de santé et d’éducation à notre propre «province du Québec». À Cuba, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins pour 10 000 habitants. Et les médecins de Cuba sont compétents. Monsieur Duhaime ne contredira tout de même pas l’OMS sur la situation.) Il y a un taux de mortalité infantile en de ça de celui des États-Unis d’Amérique et comparable au nôtre du Canada. Tout le monde a accès à un médecin, et aux études supérieures dans des régimes universels financés par l’effort collectif. En contrepartie, les pays du calibre économique de Cuba n’offrent guère de soins de santé à qui n’a pas les moyens de s’en payer. Il en est généralement de même pour la question des études. En République dominicaine, on remercie les vedettes comme Jennifer Lopez qui passent par là et financent une école, alors qu’à Cuba, les études universitaires sont payées par l’effort collectif. Les dogmes économiques des capitalistes fanatiques comme Éric Duhaime ont de réelles répercutions sociales, qui font véritablement mal à une partie de l’humanité, majoritaire, malheureusement pour ses prétentions. Ensuite, l’individualisme prôné par ces égoïstes avoués dissout les efforts d’humaniser nos collectivités et proposent plutôt le retour aux massues et aux roches comme moyens de hiérarchiser notre société. Je m’explique. En proposant un pouvoir relatif aux capitaux, dans un système où les capitaux ne sont tristement pas partagés, les capitalistes proposent en fait de concentrer ces pouvoirs chez ceux qu’ils nomment maladroitement, ou vainement en tout cas lorsque je suis dans les parages, «les méritants». Or, nous voyons qu’ils ne sont point méritant d’autre chose que d’avoir possédé les capitaux nécessaires, au bon moment, dans un système où ces capitaux valent même le droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production.

Et notons, surtout, que Cuba n’a jamais été l’ombre des pays impérialistes comme les États-Unis d’Amérique. Cuba n’a pas envahi de pays souverain, Cuba n’a pas torturé des étrangers, Cuba n’assassine pas des gens à l’extérieur de son pays, Cuba ne pratique pas le terrorisme et Cuba permet bien plus de libertés –Seulement, ce ne sont pas les libertés défendues par Duhaime et ses comparses «-putes à bourgeois.- que bien des pays de son calibre économique, que défendrait ici Éric Duhaime. Il faudrait par exemple prendre en considération que les pays Européens accusant Cuba de ne pas respecter les droits humains, ont eux-mêmes contrevenus aux droits humains de plusieurs êtres humains, comme le rapportait Salim Lamrani dans plusieurs de ses travaux. Et que dire des «dissidents» cubains pratiquant le terrorisme avec le support des inconditionnels valets de la bourgeoisie, tel Éric Duhaime qui ne se gêne pas d’excuser rapidement le Coup d’État perpétré par Augusto Pinochet au Chili –l’autre 11 septembre!-, avec l’aide de l’entité  terroriste la mieux financée du monde, la CIA –made in USA- (Et à ce moment précis du Coup d’État, Salvador Allende était plus populaire que jamais et avait, pour la troisième fois, augmenté son «score démocratique» à la présidentielle! Éric Duhaime parle ensuite de liens inquiétants, lui qui défend les crimes de Pinochet! Quelle cohérence!)? Cuba n’a rien à se reprocher aujourd’hui. Elle n’est en rien le danger que posent les bourgeois sur l’ensemble de l’humanité, ces mêmes bourgeois que le valet Duhaime sert tel un chevalier.

Autrement dit, Éric Duhaime condamne Amir Khadir et le Parti communiste du Québec sur des prétentions qu’il ne peut pas prouver. Il dit du PCQ qu’il ne s’est jamais autocritiqué, mais j’ai personnellement participé à des réunions où la condamnation des évènements «staliniens» était unanime. Je peux donc ici, contrer les prétentions d’Éric Duhaime et l’accuser de faire aux autres, des procès –des procès tout court aussi –d’intentions.

Amir Khadir et le PCQ n’ont jamais affirmé qu’ils soutiennent les crimes perpétrés par les staliniens, les maoïstes ou de quelconque autre religion se prétendant du communisme. Et je peux certainement condamner ces actes en leur nom, car j’en suis certain, ils les condamnent, tout en les remettant dans leur contexte, contrairement au propagandiste et populiste crasse  Éric Duhaime. Quant à Éric Duhaime, on sait à tout de moins, et il le dit lui-même, qu’il a appuyé le Coup d’État et le régime d’Augusto Pinochet. Et Duhaime ne trouvera certes pas de contestation du régime de Pinochet –malgré qu’il y en ait, maintenant…- au Chili, car elle a été liquidée.

Les attaques personnelles de monsieur Duhaime cachent mal la peur que partagent, lui et les autres valets de la bourgeoisie, des communistes qui gagnent sur le terrain, visiblement, des points en s’associant à l’ensemble des forces de gauche. Et il fait bien d’avoir peur. Ce n’est toutefois pas des communistes qu’il devrait avoir peur, mais d’un prolétariat conscient de l’existence des classes, de la sienne et des intérêts qui y sont reliés. Et à ce titre, il faut continuer de travailler dans Québec-solidaire, démocratiquement, et nous verrons si les capitalistes fanatiques comme Duhaime accepteront notre élection démocratique, ou s’ils feront comme Augusto Pinochet a fait aux socialistes chiliens!

Éric Duhaime et les liens inquiétants. Il n’a pas de leçon à donner celui-là.

D’abord, commençons ce paragraphe en résumant ce que l’on vient de dire ci-haut, pour éviter les totalitarismes.

Éric Duhaime ne sait pas ce que c’est que le communisme, ou fait semblant de ne pas le savoir, lorsqu’il pointe la Russie, le Cambodge et la Chine quand il parle du communisme. Les communistes sont dangereux au Canada ou au Québec, pour les bourgeois seulement. Et c’est ceux-ci que sert officiellement Éric Duhaime, quand il parle des dangers que l’on pourrait représenter, où que ce soit. Pourquoi?

Parce que les communistes sont contre l’exploitation du labeur des êtres humains par d’autres êtres humains et ne reconnaissent pas la propriété privée comme juste en cela. Pourquoi?

Parce que des conditions précises vous amènent aux capacités d’acquérir des moyens de production privés, vous permettant par ailleurs d’exploiter le labeur d’autrui et que ces conditions, sont issues de conditionnements, eux-mêmes amenés par d’autres conditions et conditionnements, et cela, sans cesse. Bref, la richesse d’un être humain X, par rapport au Y, est explicable. Ce n’est pas comme ça, que parce que c’est comme ça, mais bien parce que des conditionnements existent derrière chaque condition et que les processus, ainsi, s’expliquent par d’autres processus, quoiqu’en disent les capitalistes «croyant» au contraire, qu’une «main invisible contrôle  le tout».

Voilà ce que pensent les socialistes et les communistes. Et en somme, nous ne sommes des dangers que pour ceux qui sont avantagés dans ce système parasitaire qu’est le capitalisme. Car le capitalisme permet cette appropriation des moyens de production et excuse de la sorte l’exploitation du labeur d’autrui. Et il n’est pas étonnant par conséquent, d’observer les valets de la bourgeoisie tel Éric Duhaime proposer que l’on privatise la santé, car la clinique privée, ici, doit être perçue comme un moyen de production, soit donc de faire des profits, autant cette fois, sur le labeur d’autrui que sur les maladies d’autrui. Pareil pour l’éducation…, et les autres services. Tout ce qui compte pour Duhaime et ses semblables, c’est l’enrichissement personnel d’une minorité –la bourgeoisie- au détriment d’une majorité, le prolétariat.

Mais ironiquement, c’est sur les «liens inquiétants» que m’étonne le plus ce populiste crasse qu’est Éric Duhaime. Lui qui est complaisant des massacres commis par les capitalistes à l’étranger, comme par exemples les nombreux Coup d’État de Ronald Reagan et les mises en place d’écoles de torture – la torture des socialistes spécifiquement!- à travers l’Amérique latine, dont au Chili, vient ensuite accuser, à tort en plus, Amir Khadir et le PCQ de soutenir les horreurs commises par des dictatures Sur le prolétariat, et non par des dictatures DU prolétariat. C’est en fait, pathétique!

Qui n’est pas au courant des horreurs commises par les fascistes chiliens sous Pinochet? Qui n’est pas au courant des assassinats commis avant, pendant et après la dictature de Pinochet au Chili? Savez-vous quoi? Éric Duhaime dit que c’est une bonne chose que ce soit arrivé. Conséquent qu’il est, il n’a jamais condamné les meurtres de masse commis par Pinochet. Ni les politiques sociales et économiques qui furent imposées sous ce régime, par les armes. Pire encore, il ne condamne même pas le Coup d’État lui-même, qui pourtant, relevait du pouvoir d’un homme démocratiquement élu par le peuple, cela, en augmentant ses appuis aux trois élections successives de plus! Éric Duhaime est un putchiste, comme ses idoles, de par ses appuis à ses idoles! Quand les socialistes prendront le pouvoir démocratiquement, vous pourrez compter sur lui pour appuyer le massacre des nôtres, qui ne seront pas d’accord avec un retour de force du capitalisme sauvage par les armes! S’il est capable d’appuyer ces horreurs au Chili, j’ai confiance qu’il soit capable d’y participer ici, au Québec!

Éric Duhaime peut bien cracher son sale venin sur les socialistes –à partir d’un blogue sur Canoë, où les modérateurs de Quebecor se font une joie de censurer toute opinion divergente de leur «ligne éditoriale»-, et sur les soit disant liens inquiétants qu’entretiendraient les membres de Québec-solidaire, mais il est lui-même adorateur d’un dictateur qui a fait des milliers de morts et qui a été soutenu par les États-Unis d’Amérique, qui eux, en ont fait des millions à travers plus de 45 Coups d’État sur la planète entière, cela, en moins d’un siècle! Comme cohérence, on pourrait difficilement trouver pire. La guerre du Vietnam, contre des «socialistes», a fait plus de 4 millions de morts à elle seule et les Vietnamiens souffrent encore de l’Agent Orange, répandu dans leurs nappes phréatiques ou des multiples bombes qui n’ont pas explosé, parmi les 22 000 000 de tonnes de bombes qui ont été larguée «contre des idées» et qui constituent aujourd’hui un champs de mine. L’Anticommunisme, inconditionnellement au fait que le communisme n’a jamais existé, détrône aisément ce dernier quant aux atrocités commises contre des êtres humains! Duhaime a de quoi être fier de ses chums! Il peut bien défendre ses idées là où elles ne seront jamais débattues! J’ai hâte de voir «Sunshit» à l’ouvrage dans l’Ouest!

Éric Duhaime devrait donc se poser la question suivante. « Moi qui suis de droite et qui ne condamne pas les crimes d’Augusto Pinochet, ne suis-je pas l’égal de ceux qui n’ont pas condamné ceux de Staline?» Sa morale, c’est à son miroir qu’il devrait la faire, le soir, avant de se coucher…

Logique tordue

Éric Duhaime est probablement l’un de ces dinosaures, issu, par des conditionnements tels, d’autres dinosaures.  Éric Duhaime, d’abord confondant le stalinisme avec ce qu’il ne connait point du communisme et du socialisme, en arrive au point où, au Canada, ou en Amérique même, il ne devrait  être permis de s’associer aux communistes et leurs idées obscures –de vouloir nationaliser les moyens de production-. Selon lui, mais il ne le dit pas clairement, ça devrait être illégal, comme «au bon vieux temps» sous Duplessis.

Si je suis la logique de monsieur Duhaime, et que je prenais la Russie pour un vestige du communisme, et que je l’accusais des crimes qu’elle a commis sous le stalinisme –ce que je ne nie point qu’elle ait fait en tant qu’État stalinien…-, je pourrais en arriver aux mêmes conclusions sur l’OTAN et questionner ce populiste crasse sur ses liens avec les pays de l’OTAN. Car l’OTAN commet des tas de crimes, renverse des États, y installe des dictatures pétrolières amies, etc.. Et que l’OTAN commet des actes de terrorisme au passage, possède des arsenaux nucléaires et bien d’autres ADM, etc.. Et alors, je pourrais donc arriver aux conclusions suivantes : Éric Duhaime a des liens douteux et appuie la dictature de Pinochet et les Coups d’État et des tas d’autres salauds qui font des tas de crimes partout dans le monde avec l’appui armé de l’OTAN qui tue, elle, en tant qu’organisation, plus de civils que de terroristes! Assez douteux merci! Mais pour Duhaime, si ces crimes sont faits au nom du capital, ils en valent la peine! Quant aux humains et leurs besoins…, pas un sou!

Mais au Québec, ce n’est plus vrai que les gens croient encore au discours de l’Église sur le communisme. Éric Duhaime devrait revoir son argumentaire, et sa propagande censée épeurer les masses populaires. Nous ne mangeons pas d’enfant non plus. Nous voulons simplement la fin de l’exploitation des humains par les humains. Seulement, partout où nous allons de l’avant démocratiquement –Et nous l’avons vu spécifiquement au Chili!-, les amis d’Éric Duhaime, les putchistes et les dictateurs, suivis des tortionnaires et des meurtriers de masse, viennent contrecarrer nos desseins pacifiques, justes, mais surtout légitimes, de par leur appui démocratique. Et légitimement, les socialistes peuvent aussi parfois prendre les armes. Je ne vais tout de même pas condamner les Vietnamiens d’avoir résisté aux impérialistes États-uniens ou les Cubains d’avoir foutu dehors les opportunistes ne voulant pas suivre le pas ou de se défendre contre Washington. Et je trouve sur cela, Éric Duhaime bien muet quant aux terroristes à la solde des capitalistes tel, Luis Posada Carriles qui a fait exploser un avion Cubain avec ses civils abords. Duhaime possède deux codes d’honneur. Un pour les capitalistes. Et un autre pour les communistes.

C’est bien simple en fait! Éric Duhaime, comme ses comparses de merde, utilise deux poids, deux mesures! Ce qui est bon pour l’OTAN, ne l’est pas nécessairement pour les socialistes ou les communistes. Si l’OTAN bombarde 52 civils avec des ADM, elle n’est pas en faute, les civils n’avaient qu’à se tasser après tout! Mais si les socialistes Cubains par exemple, repoussent un ennemi bourgeois hors de leur territoire souverain, là, c’est une toute autre histoire -Baie des cochons 1961-! Pareil comme pour la démocratie, sur laquelle Éric Duhaime crache sans retenue, si les putchistes sont ses amis idéologiques! Bien entendu!

La peur des communistes s’explique

La peur qu’ont de nous, les capitalistes tel Éric Duhaime est explicable. Éric Duhaime, valet de la bourgeoisie, défendant les intérêts de celle-ci, voit en notre projet la fin des siens, et de celui des bourgeois minoritaires et parasitaires de s’enrichir sur le labeur et les besoins d’autrui.

Nous, socialistes, croyons que le labeur peut être géré par des travailleurs conditionnés pour ce, tout comme le bourgeois est conditionné pour gérer lui-même ses moyens de production. En effet, nous ne croyons pas que le bourgeois soit d’une quelconque indispensabilité et en ce sens, désirons mettre fin à la possibilité du parasitisme, en mettant fin au salariat. Rien n’empêchera jamais quiconque de démontrer ses compétences en la matière et donc, rien n’empêchera quiconque de se présenter dans un conseil ouvrier à titre de «leader» quelconque de sa localité. La peur des capitalistes n’est donc justifiée que par ses intérêts économiques, relatifs eux, au système permettant l’exploitation du labeur d’autrui, ce qui est très payant pour la minorité au sommet de la pyramide, personne ne peut le nier. Il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente en tout 0.15% de la population mondiale environ.  Il n’y a jamais eu de partage de la richesse sous le capitalisme et les dogmes menant à ce dogme que de croire en ce système, sont eux-mêmes issus de seules prétentions bourgeoises et de leurs valets, des valets comme Éric Duhaime. Aussi, les conditions sociales observées sont dramatiques à travers le monde, et tout ne s’annonce pas bien pour le futur tant qu’on aura à suivre religieusement des dogmes à la con ne respectant aucunement les mérites de toute la population. Mais elles sont elles-mêmes relatives à des conditionnements, indéniablement. Une pomme ne tombe pas du ciel, elle tombe d’un pommier. En général. Or, ces mêmes tristes conditions sociales se creusant, elles n’en sont pas moins l’issue d’un  long processus, elles aussi. Et le capitalisme n’y est pas étranger.

Ayant la «possibilité» de faire fructifier plus rapidement qu’un autre ses capitaux, vous ne me ferez pas croire, chers capitalistes, que le premier fils de Céline Dion part du même départ que ceux issues des familles pauvres du Québec. Et pourtant, n’expliquerait-on pas, quelque part dans l’argumentaire capitaliste relatif à la défense de leur système, le mérite par l’effort? Par les sacrifices? Bien que nous ayons déjà démentis ces prétentions premières, j’aimerais quand même souligner qu’un enfant n’est en rien responsable de sa situation, de sa condition, issue elle, d’un conditionnement qui lui échappait indéniablement à son âge de naissance. Ou, comme les Palestiniens, ils n’avaient qu’à éviter les mauvais coups de leurs parents, comme les Palestiniens, selon les sbires d’Israël et des sionistes comme Éric Duhaime, auraient du, eux, éviter les trajectoires des armes de destruction massive larguées par Israëlviolant les frontières d’un État souverain, ce, armé d’ogives nucléaires sans vouloir signer le TNP d’armes nucléaires!-! Mais quand même, tout le monde n’a pas les mêmes conditions à la naissance, et cela, le capitalisme n’en tient que compte, sans toutefois tenir aussi compte des processus expliquant ces situations. En cela, le capitalisme est un système totalitaire en soi. Éric Duhaime défend le totalitarisme de ses propres dogmes.

Les mérites et les sacrifices expliqueraient le capitalisme et le droit à la propriété privée des moyens de production.

Je dis que nous avons fait le tour de la question du mérite et des sacrifices, mais l’ai-je fait avec monsieur Duhaime? J’en doute, alors je vais le refaire, pour tout le monde cette fois.

Les capitalistes prétendent que le droit à la propriété privée des moyens de production s’explique par le mérite et les sacrifices. Or, je peux ici prouver que tel n’est pas souvent le cas et que les mérites et les sacrifices plus amples des prolétaires ne sont en cela, aucunement reconnus par cette bourgeoisie prétentieuse.

Par exemple, je pourrais à titre de sacrifice dénombrer les accidentés du travail et ceux qui en sont morts. Même en proportion, les statistiques de la CSST et celles des pays du monde entier me seraient favorables. La bourgeoisie ne sacrifie que très rarement une partie de son corps pour son moyen de production, encore plus rarement donne t-elle sa vie promptement pour celui-ci. Et quel sacrifice peut  dépasser celui de sa vie ou même de sa santé? Nommez m’en.

Quant au mérite, je défie les bourgeois d’aller à la pelle et au pic. Il sera pour eux, aussi difficile que c’est pour un prolétaire de gérer une entreprise sans conditionnement pour ce, d’effectuer un acte qu’ils ne seront pas conditionnés à effectuer. Il n’y a pas de méritomètre, et honte à celui qui méprise quelconque labeur. Je ne méprise pas celui du gestionnaire pour ma part, mais je me questionne quant aux possibilités que ce gestionnaire puisse posséder les moyens de production. J’ai beaucoup plus de respect pour le prolétaire qui crée la richesse, que pour le bourgeois qui ne fait qu’en profiter. Et ce n’est pas le fait qu’il possède, qui rend le bourgeois utile, mais le fait qu’il investisse les capitaux qu’il possède préalablement, grâce à des moyens qui malheureusement, ne partagent pas le capital fructifié pourtant, par celui qui le quémande. Autrement dit, c’est le système capitaliste qui rend le bourgeois utile, rien d’autre. Le système capitaliste confère des pouvoirs aux détenteurs du capital, qui pourtant, n’ont pas plus de mérite ou fait plus de sacrifices que les autres habitants de cette Terre. Pour se mériter le droit d’exploiter le labeur d’autrui, le fait de posséder le capital suffit, qu’il soit issu d’un héritage, d’une loterie ou de quoique ce soit d’autre. Et encore, qui donc a statué que ce capital valait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sauf les valets du capitalisme et la bourgeoisie?

En cela, aucun prolétaire n’est moins méritant que la bourgeoisie. Aucun. Les bourgeois deviennent donc par conséquent, dispensables, du moment qu’on se dispense du salariat, excusant donc leur existence par des lois en ce sens.

Le capitalisme n’a donc plus aucune raison d’exister, car nous savons que le capital dans ce système n’est pas partagé, et que les pouvoirs sont relatifs aux capitaux que vous possédez, indéniablement. Le système, ne partageant pas les richesses, ne peut donc pas partager les pouvoirs non plus. Il permet l’élaboration de corporations, comme Marx nous en avertissait dès le 19e siècle.

Le capitalisme est la plaie d’où émanent les horreurs sociales et c’est aussi lui qui mène à l’impérialisme indéniablement, dans notre ère. Nous voyons d’ailleurs comment Éric Duhaime applaudit l’impérialisme, en applaudissant le Coup d’État de la maison blanche au Chili (et partout ailleurs!) et la dictature sanguinaire qu’elle a mise en place. Éric Duhaime a peur de nous, car nous dénonçons les ratées de sa secte capitaliste. Les fidèles de cette secte ne remettent d’ailleurs jamais en question leur système qui fait faillite aux 30-40 ans –Les capitalistes disent qu’on peut enrayer ces faillites, en omettant le social! Bonne chance! C’est peut-être pour ça qu’Éric Duhaime appuie la solution finale que Pinochet mettait en place avec sa dictature!-. Le capitalisme mène inévitablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité appauvrie, mais laborieuse. Même s’il semble créer des classes moyennes, le capitalisme crée également des fossés de pauvres. Et la classe moyenne n’en est pas moins exploitée, elle n’est que mieux rémunérée, car elle produit plus de richesse au sens des capitalistes.

En privatisant par exemple les soins de santé, cela permettrait à un parfait non-méritant de démarrer une entreprise basée sur le profit fait sur la maladie d’autrui et sur le labeur des professionnels y pratiquant leur métier. Il y a donc naissance de deux nouveaux problèmes. L’accessibilité est réduite et il y a encore concentration de richesse. Personne n’est mieux soigné –Ce n’est pas la qualité des services notre problème, mais les capitaux (relatifs au coût dans ce système), le manque de relève et l’obstruction du privé -En déshabillant Pierre pour habiller Paul, Pierre a plus froid. C’est logique.-!

La nationalisation des moyens de production et les coopératives

Éric Duhaime a peur de nous parce qu’il sait qu’un prolétariat plus conscient de sa classe et des intérêts de sa classe serait manifestement plus dangereux pour les pouvoirs qu’Éric Duhaime tente d’octroyer aux bourgeois. Avec un prolétariat conscient de sa classe, on peut passer aux choses sérieuses. On peut parler de nationalisation des moyens de production, ce qui est évidemment et relativement plus alléchant pour le prolétariat, qui désormais, partagerait entre lui-même, les fruits de son propre labeur et cela, sans intermédiaire bourgeois qui de fait, ne sert strictement à rien d’autre que de parasiter le labeur d’autrui en bon paternaliste. Oui, je veux plus d’autonomie des travailleurs, et je ne suis pourtant pas un «lucide». Du moins, je ne le prétendrai pas moi-même.

Bref, les moyens de production nationalisés, les profits reviennent à l’État, et non à des individus dont les mérites ne sont issus que d’affirmations.

Mais encore, une autre approche fut prise par des travailleurs et récemment, ma région en a exprimé plusieurs concepts déjà vus ailleurs. Les coopératives. Celles-ci appartiennent aux travailleurs, mais les profits y étant fait sont partagés dans un réseau social d’entre-aide entre coopératives. Ainsi, il n’est plus possible d’y posséder solitairement les capitaux ou d’en décider l’avenir, et les travailleurs ne peuvent que s’y sentir plus concernés. Les sacrifices à faire pour les moyens de production sont relativement bien accueillis chez les propriétaires de ces moyens de production, les travailleurs. Et en cela, on y perçoit encore l’inutilité du bourgeois, sauf en son aspect de détenteur de capitaux, dans un système en étant dépendant.

Conclusion

Éric Duhaime est contradictoire. Il condamne d’une part, le «bashing» d’Israël, mais «bash» Cuba, la Chine, le Cambodge et la Russie. Il condamne d’une part les régimes dictatoriaux, mais soutient ironiquement la dictature menée par Augusto Pinochet, mise en place par un Coup d’État contre Salvador Allende, qui a lui, remporté trois fois ses élections, ce, en augmentant chaque fois sa cote. Il condamne le socialisme, qui veut partager les richesses, mais appuie son système capitaliste, qui tient à les concentrer chez une minorité parasitaire et inutile à l’évolution de l’humanité. Éric Duhaime condamne les gens qui dénoncent Israël, mais ne reconnait pas qu’Israël commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du terrorisme, et qu’elle possède illégalement un arsenal nucléaire sans que quiconque ne lui impose quelconque sanction économique –ALLÔ LAWWRENCE CANNON, LA COHÉRENCE VOUS APPELLE! YA QUELQU’UN LÀ-DEDANS?-.

Éric Duhaime est un clown. Mais un clown dangereux pour la démocratie, surtout si les socialistes gagnent démocratiquement le pouvoir au Québec! Gare à vous! Comptez sur lui pour monter une milice de tueurs de socialistes, il aura certainement des amis pour financer sa cause! Hitler en a eu, Pol-Pot en a eu, et Pinochet en a eu. Je ne suis pas inquiet pour Éric Duhaime, il y a toujours des donateurs généreux pour défendre les intérêts de la bourgeoisie.

(Ceux qui veulent débattre avec moi du contenu de ce texte seront priés de le faire sur  Reactionism Watch , où je ne manquerai pas de répondre à quelconque commentaire. À basse vitesse (56k), il est difficile de suivre tout ce qui se passe sur internet.)

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Les terroristes frappent encore…

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

En Afghanistan, une fois de plus, les civils sont pris pour cible par les terroristes de l’OTAN qui tuent 52 d’entre eux à la roquette. Et comme nul autre groupe terroriste, l’OTAN n’en sera point accusé, encore moins sanctionné. Le terrorisme, c’est pour les autres, pour les perdants…

Or, ce n’est pas sans nous rappeler que l’OTAN commet souvent ce genre de «dommages collatéraux», qui pour les ennemis de l’OTAN, s’appelle du terrorisme. Par exemple, en septembre 2009, l’OTAN avait tué plus d’une centaine de civils, là encore, tentant de minimiser sa responsabilité.

On apprend toutefois en même temps, que dans les informations recueillies parmi les 91 000 pages que Wikileaks a permis de mettre en ligne, se trouveraient d’autres évènements du genre, non répertoriés, voire cachés! Jusqu’ici, et l’épluchage ne fait que commencer, 195 civils morts «inconnus» y sont répertoriés, sans que des noms  leur soient attribués. C’est donc que l’OTAN reconnait avoir tué 190 autres civils,  mais c’est donc aussi qu’elle a préféré cacher la mort de ceux-ci, plutôt que d’affronter «ses responsabilités».

L’OTAN n’est donc pas au bout de ses peines. Mais rien ne nous laisse croire que quelqu’un paiera pour ces crimes, et rien ne nous laisse croire non plus que l’OTAN admettra ses torts dans ce conflit qui les oppose, finalement, à de vieux camarades, anciennement alliés! Car qui ne savait pas que les Talibans, avant d’être «nos ennemis», étaient nos alliés? Et qui ne savait pas que ce sont les États-Unis d’Amérique qui ont crée des groupes comme al-Qeada, que Washington a financé à coups de milliards?

Et à chaque fois où ses forces terroristes ont tué des civils, l’OTAN niait en bloc, jusqu’à ce que les preuves se cumulent au point d’en renverser la balance des faits. Les terroristes sont aussi des menteurs, incapables d’assumer leurs actes –Cela ne peut que me faire penser au soldat états-unien qui a tué son camarade à la grenade, et qui a mis la faute sur Omar Khadr!-.

Ainsi, nous pouvons nous assurer que le massacre de civils afghans innocents se perpétuera longuement encore, dans l’impunité toujours, tant le Bloc de l’OTAN sera, tout comme les crimes nazis existaient sous le règne du commandement nazi, logiquement. On ne peut donc pas s’attendre à voir les choses changer, juste parce qu’on les dénonce. Tant qu’il n’y aura pas d’accusations sérieuses portées contre l’OTAN, celui-ci continuera de faire la pluie et le beau temps sur toutes les régions du monde.

(Notez bien que les dommages collatéraux pourraient s’inscrire dans une série d’«actes irresponsables», mais qu’il ne semble rien en être. Les dommages collatéraux sont une indication aux autres Afghans, de ce qui les attend s’ils décident de se battre contre l’OTAN. C’est un avertissement, et donc, du terrorisme par conséquent. Et peu importe, il est certainement terrorisant de recevoir une pluie de roquettes sur la tête!)

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Un front nord-coréen d’abord?

Posted by sylvainguillemette sur 22 juillet, 2010

https://reactionismwatch.files.wordpress.com/2010/07/parade1.jpg?w=300D’abord, soyons clair, je ne peux pas prédire l’avenir. Je ne fais qu’émettre une hypothèse, bien partagée de toute façon.

Dimanche prochain, les États-Unis d’Amérique vont, conjointement avec les forces militaires sud-coréennes, mener des exercices d’«envergure» dans les eaux disputées. C’est ce qu’ils disent eux-mêmes, à la communauté internationale.

Si la Russie avait décrété une telle pratique conjointe avec l’Iran, dans des eaux limitrophes à quelconque allié de l’Empire états-unien, celle-ci aurait été qualifiée de provocatrice par Washington et s’en seraient suivies des sanctions contre l’Iran et son «allié du jour», à nouveau…

Il est d’ores et déjà acquis que la Corée du Nord de Kim-Jong-Il se trouve sur la liste noire états-unienne et plusieurs rumeurs internationales, répétées par bien des leaders, dont Fidel Castro, veulent que la Corée du Nord soit la première frappe de l’Axe des Bourgeois. À priori, il faut une raison pour déclencher les hostilités. Et pour trouver de telles excuses, l’Axe des bourgeois ne chôme pas et s’y connait. L’affaire du Golfe de Tonkin n’est pas sans nous rappeler jusqu’où sont prêts à aller les valets de la bourgeoisie pour servir celle-ci.

En menant ses activités militaires tout près des frontières nord-coréennes, Séoul et Washington ne peuvent qu’être jugés à leurs actes, provocateurs bien sûr. Suite aux récentes accusations menées contre Pyongyang par l’Axe des bourgeois, en ce qui concerne le torpillage d’une corvette sud-coréenne –coulée par des agents secrets états-uniens-,  il est d’apparence provocatrice de réaliser de telles manœuvres aux frontières d’un pays qu’on menace par la bande d’envahir et de détruire. Et ce n’est pas comme si Pyongyang était la seule provocatrice ici… S’il avait fallu que la Corée du Nord aille survoler le ciel des États-Unis d’Amérique des centaines de fois, comme ceux-ci lui ont fait…

Bref, les indices nous amènent à croire qu’un conflit pourrait voir le jour sous peu, quant au caractère provocateur et volontaire de Washington et de ses sbires. L’idée en tout cas, d’un désir de paix pour cet Empire bourgeois, ne nous effleure plus l’esprit. À d’autres…

Dimanche prochain pourrait bien être le théâtre d’une nouvelle mise en scène.

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