Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Asie du sud’

Appui au peuple birman et condamnation du régime militaire

Posted by Libertad ! sur 30 septembre, 2007

Voici un prolongement de notre analyse sur la situation Birmane, provenant de la Ligue internationale des luttes des peuples avec laquelle nous sommes entièrement en accord. Il s’agit d’un texte à diffuser et nous vons invitons à vous renseigner également sur ce pays et ce qui s’y passe en ce moment. D’ailleurs, un membre du Reactionism Watch tente d’entrer en contact en ce moment avec un camarade qui habite le pays. Le petit nom à la fin va dire quelque chose aux camarades 😉

La Ligue internationale des luttes des peuples (International League of Peoples’ Struggle, ILPS) soutient la lutte démocratique du peuple de Birmanie et condamne la violente suppression par le régime militaire des actions de masse à caractère pacifique. Le peuple birman possède le droit absolu de renverser le régime militaire fasciste et d’établir un régime démocratique sous autorité civile. De plus, il a le droit de s’assurer que les puissances impérialistes ne profiteront pas de la situation pour faire valoir leurs intérêts étroits et égoïstes.

Rest of the text:

Les actions de masse en Birmanie ont débuté suite à la hausse de plus de 500% du prix de l’essence approuvée par le régime au profit des monopoles d’État du gaz et du pétrole et des compagnies pétrolières étrangères. Par la suite, le mouvement populaire s’est étendu à une vaste série de revendications. L’immense majorité du peuple birman vit dans la pauvreté, résultat de la corruption du régime militaire et de l’exploitation du pays par les monopoles étrangers. Le mouvement démocratique populaire s’est élargi au point de mobiliser les moines bouddhistes qui demeurent très respectés en Birmanie.

La Ligue internationale des luttes des peuples condamne les déclarations hypocrites de George W. Bush et des autres leaders des pays impérialistes. Dans les faits, ces pays n’ont jamais hésité à faire affaire avec le régime militaire birman; ce faisant, ils ont directement contribué à son maintien en place. Les hauts cris qu’ils émettent actuellement à propos de la démocratie sonnent creux, quand on sait que les compagnies états-uniennes arrivent au quatrième rang sur l’ensemble des investissements étrangers en Birmanie. La compagnie pétrolière américaine Unocal est actuellement la plus importante compagnie étrangère installée dans ce pays. D’autres compagnies telles Texaco inc. et Atlantic Richfield Co. des États-Unis, la multinationale Total de France, de même que la Premier Oil britannique poursuivent leurs en Birmanie. Parmi elles, Unocal est notamment partenaire de la Myanmar Oil and Gas Enterprise, elle-même contrôlée par le régime militaire.

De toutes manières, qu’y a-t-il de plus antidémocratique que l’imposition par le régime Bush de régimes pantin dépourvus de quelque soutien populaire que ce soit, comme c’est présentement le cas en Irak et en Afghanistan? Dans sa propre arrière-cour, la police vient d’attaquer et d’arrêter pas moins de 200 personnes lors de la manifestation anti-guerre tenue le 15 septembre à Washington. Quelques jours plus auparavant, l’épouse de George W. Bush, Laura, avait tenu une conférence de presse à la Maison-blanche pour dénoncer la répression contre les militantEs « pro-démocratie » en Birmanie — cela, au moment même où la police attaquait les militantEs anti-guerre qui tenaient une conférence de presse sur le parvis de la Maison-blanche pour annoncer la manifestation du 15 septembre!

Ce que les États-Unis et les autres puissances impérialistes recherchent d’abord et avant tout en Birmanie, c’est la stabilité. Peu importe, pour elles, que cette stabilité soit assurée par une dictature fasciste ou dans le cadre d’une démocratie bourgeoise: un environnement stable qui favorise les investissements des capitalistes monopolistes étrangers est ce qui importe le plus. Voilà pourquoi les puissances impérialistes et leurs marionnettes s’opposent aux revendications populaires pour la libération nationale, la démocratie, la justice sociale, le développement et la paix.

La Ligue internationale des luttes des peuples appuie la lutte du peuple birman pour le démantèlement du régime militaire et la démocratie. Parallèlement, elle dénonce les tentatives de la part des puissances impérialistes de tirer avantage des événements en Birmanie pour promouvoir leurs intérêts anti-nationaux et antidémocratiques. Nous demeurons pleinement solidaires de la lutte du peuple birman pour la libération nationale, la démocratie et un avenir authentiquement socialiste.

Jose Maria Sison
Président, Comité international de coordination
Ligue internationale des luttes des peuples
Le 28 septembre 2007

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La situation actuelle au Myanmar

Posted by Libertad ! sur 28 septembre, 2007

La situation au Myanmar semble vraiment explosive en ce moment. Depuis quelques semaines déjà, il y a un fort mouvement de contestation populaire dans ce pays, dirigé par les moines bouddhistes, qui représentent tout de même près de 800 000 personnes dans ce pays.

Le pays vit sous une dictature militaire depuis plusieurs décennies, le mouvement démocratique et populaire étant écrasé au moindre signe de protestation. Cela n’empêcha pas le fait qu’Aung San Suu Kyi obtint le prix Nobel de la paix pour les actions pour la démocratie et la laïcité au Myanmar. Depuis, elle doit vivre en résidence surveillée, 24 heures sur 24 par la police et elle ne peut avoir de contacts avec l’extérieur.

Le mouvement démocratique semble renaître plus que jamais de ses cendres depuis environ 3 semaines, lorsque l’armée décida de monter le prix des carburants, alors qu’une grande majorité de la population doit vivre avec moins de un dollar par jour, un système d’éducation médiocre et des soins de santé inefficace et inaccessible et un taux élevé de chômage.

Les moines ont alors décidés de sortir dans la rue, tout comme des gens du peuple. Au début, le mouvement semblait presque marginalisé, mais de plus en plus, il prit de l’ampleur jusqu’à rassembler près de 100 000 personnes dans la capitale et dans plusieurs autres villes importantes.

La junte ne semblait pas réagir au début, en laissant les manifestations se dérouler sans qu’elle n’intervienne de manière violente il y a trois jours. Elle commença à arrêter des moines et des gens vulnérables, par la suite, ils en ont venus à utiliser les gaz lacrymogènes et des fusils automatiques, qui tuèrent plus 13 personnes (incluant un journaliste japonais). Ceci n’est qu’un bilan «officiel», qui est de toute évidente faux. Certains parlent même d’un multiple de ce chiffre, ce qui pourrait être vrai.

Nous appuyons toutes tentatives de démocratisons populaires du Myanmar, pour et par le peuple birman.

==> Les militaires et la misère, un article de l’Humanité

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Les maoïstes népalais quittent le gouvernement

Posted by Libertad ! sur 23 septembre, 2007

Nous surveillons le Népal depuis un bon moment, étant donné sa situation politique très particulière, avec une importante influence maoïste et une monarchie qui ne souhaite voir abolir son statut et ses privilèges dans cette société féodale d’Asie du sud.

En ce moment, la situation est très tendue, depuis que les maoïstes ont intégrés le parlement, et signés des ententes avec les autres partis d’oppositions, dont le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié) pour abolir la monarchie et fonder une nouvelle république. Le roi actuel, Gyanendra n’a plus aucun pouvoir législatif et doit vivre reclus dans son palais royal, qui fut nationalisé depuis la reformation du parlement, dissous quelques années plus tôt par lui, pour rétablir son pouvoir absolu sur le pays.

Normalement, il devait y avoir des élections générales en novembre 2007, surveillés par les Nations Unis par lesquels les népalais devaient se prononcer sur le gouvernement qu’ils souhaitent et si ils veulent l’abolition complète de la monarchie. Avec les différents problèmes bureaucratiques que les maoïstes connaissent depuis le début du cessez-le-feu l’an dernier, en novembre 2006, les ministres affiliés au Parti ont décidés de démissionner et de quitter le parlement, pour reprendre le pouvoir par la rue.

Voici ce que le numéro 2 du parti, Babburam Bhattarai avait à dire lors d’un meeting organisé à Katmandou :

« Nos efforts pour déclarer une République depuis le Parlement ont échoué. Désormais, nous déclarerons la République depuis la rue. […] Nous n’accepterons pas le code de conduite annoncé par la Commission électorale, et nous pertuberons toutes les préparations électorales en cours », a-t-il poursuivi, tout en précisant qu’il s’agirait de manifestations « pacifiques ».

De toute manière, il semblait évident que tout les éléments s’étaient assemblés pour qu’il n’y ait pas les élections comme prévus.

Qu’est qui va se passer ? Est-ce que les communistes vont reprendre la guerre populaire ou ils vont plutôt s’allier avec d’autres partis pour essayer de renverser définitivement la monarchie, dans la rue ? C’est ce que le Reactionism Watch va suivre au cours des prochaines semaines. Sinon, voici quelques sources d’informations intéressantes:

==> Nepal News
==> Le Parti communiste révolutionnaire et son bulletin hebdomadaire le drapeau rouge express

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Le Drapeau ouge express: Le camarade Joma est libre!

Posted by Libertad ! sur 15 septembre, 2007

Voici donc une nouvelle fraîche provenant du Parti communiste révolutionnaire qui est selon nous fort réjouissante:

Jeudi dernier, le tribunal néerlandais devant lequel il était accusé d’« assassinats multiples » a ordonné la libération immédiate du camarade Jose Maria Sison pour insuffisance de preuves. Rappelons que le fondateur du Parti communiste des Philippines et actuel consultant du Front national démocratique (le NDF) avait été arrêté il y a deux semaines, en même temps que la police se livrait à une série de raids à la Gestapo contre des réfugiéEs politiques philippinEs vivant aux Pays-Bas. Même si Joma Sison vit aux Pays-Bas depuis plus d’une vingtaine d’années, les autorités prétendaient qu’il était responsable de la mort de deux agents du régime aux Philippines, ex-membres du parti communiste, qui ont été exécutés par la guérilla maoïste en 2003.

Le dossier d’accusation contre le camarade Joma avait été monté de toutes pièces par le gouvernement philippin dirigé par Gloria Arroyo, pantin de l’impérialisme US, qui cherche à éliminer ce militant révolutionnaire de longue date qui s’est toujours rangé du côté du peuple. Dans leur décision, les juges néerlandais ont écrit n’avoir rien trouvé, dans le dossier, qui étofferait l’accusation comme quoi Sison aurait participé à ces assassinats ou qu’il aurait incité à les commettre. À cette étape-ci, cette décision ne met toutefois pas nécessairement fin à l’instance; le gouvernement des Pays-Bas pourrait d’ailleurs en appeler (ce à quoi le gouvernement philippin l’encourage déjà) ou porter de nouvelles accusations. Rappelons que cela fait maintenant plusieurs années que le camarade Sison est victime de persécution aux Pays-Bas.

La nouvelle de son arrestation avait entraîné une vague de protestations un peu partout à travers le monde. Au Canada, des actions ont été organisées devant les représentations diplomatiques des Pays-Bas à Vancouver, Ottawa et Montréal.

Détenu à La Haye, Jose Maria Sison est arrivé chez lui, à Utrecht, jeudi en fin de journée. Ses camarades et amiEs l’ont accueilli chaleureusement au bureau du NDF, là même où une perquisition a eu lieu le 28 août, au moment où il fut arrêté.

Dans un communiqué, le Parti communiste des Philippines a salué la libération de Joma comme étant « une victoire pour le peuple philippin et les forces révolutionnaires, une gifle au régime US-Arroyo et un coup puissant aux machinations fascistes de son Conseil pour la sécurité nationale » : « Les gouvernements des Philippines, des Pays-Bas et des États-Unis se sont ligués contre Ka Joma. Mais le tissu de mensonges qu’ils ont concocté était si évident qu’ils ont failli à convaincre les juges. »

Nous saluons nous aussi cette première victoire et réaffirmons notre solidarité et notre amitié envers le camarade Sison et surtout, notre engagement à continuer la lutte pour que cessent les persécutions dont il est victime.

* * *

Voici le texte de la brève intervention que le camarade Joma a prononcée à sa sortie de prison :

Chers-ÈRES amiEs, je vous salue chaleureusement!

Je suis enchanté et profondément reconnaissant envers le tribunal qui a ordonné ma remise en liberté. Vous ne pouvez imaginer à quel point j’en suis ravi. Ce fut extrêmement humiliant et douloureux de devoir subir l’isolement carcéral et les interrogatoires serrés sous la chaleur d’une lampe. Cette épreuve fut d’autant plus vive que je suis innocent des fausses accusations qui ont été portées contre moi, qui répondent à des motifs politiques.

Je n’ai rien à voir avec quelque meurtre que ce soit. Cela va à l’encontre des principes moraux et politiques qui sont les miens. Je suis un enseignant de profession; je valorise les échanges d’idées qui conduisent à une entente commune et à la coopération pratique. Je me suis toujours consacré à la cause des droits de la personne et je milite pour une paix juste aux Philippines. Je me garderai ici de commenter en détails les faits de l’affaire pour laquelle on m’a accusé : mon avocat Michiel Pestman pourra le faire au besoin.

Avec cette décision du tribunal, je reprends un peu confiance envers le système judiciaire néerlandais. J’ai eu l’occasion de prouver mon innocence et de bénéficier d’un certain fair-play. Cela prouve en quelque sorte que j’ai eu raison de choisir les Pays-Bas comme pays de refuge, alors que je fuyais la persécution aux Philippines. Je voudrais remercier en particulier mes amiEs des Pays-Bas, des Philippines et d’ailleurs qui m’ont soutenu et qui se sont solidarisés avec moi.

Je compte demeurer aux Pays-Bas avec ma femme et mes deux enfants, qui sont désormais autonomes. Je vais poursuivre la bataille sur la plan judiciaire afin de défendre mon honneur. Je vais également continuer à exercer mon droit de parole et les autres droits démocratiques dont je jouis. Enfin, je vais continuer à travailler pour la libération nationale, les droits de la personne, la justice sociale ainsi qu’une paix durable – durable parce que juste – aux Philippines.

Je continuerai à respecter les lois de l’État néerlandais et à œuvrer à renforcer la solidarité avec le peuple des Pays-Bas, dont j’apprécie l’amitié et la gentillesse depuis plus de 20 ans déjà. Merci à tous et toutes.

Jose Maria Sison
Le 13 septembre 2007

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Communiqué du Centre d’appui aux Philippines

Posted by Libertad ! sur 31 août, 2007

Exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison!

Le Centre d’appui aux Philippines (CAP-CPC) condamne avec véhémence l’arrestation du professeur Jose Maria Sison par la police néerlandaise sous de fausses accusations d’« assassinats multiples ». Âgé de 68 ans, le professeur Sison vit aux Pays-Bas depuis près de 20 ans avec le statut de réfugié politique, qui lui a été reconnu en vertu de la Convention relative au statut des réfugiés et la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.

Composé de CanadienNEs et de PhilippinEs vivant outre-mer éprisES de paix et de liberté, le CAP-CPC exige la libération immédiate et inconditionnelle de Jose Maria Sison.

Le professeur Sison a été arrêté le 28 août 2007. Les policiers ont défoncé la porte de son domicile et saisi papiers, dossiers, ordinateurs et CD-ROM. Au cours de la même opération, la police a perquisitionné sans mandat les domiciles d’autres réfugiéEs philippinEs vivant aux Pays-Bas, ainsi que les bureaux du Front national démocratique situés à Utrecht, s’emparant de boîtes entières de documents, de dossiers et des ordinateurs. Les témoins rapportent que toute l’opération fut conduite dans le plus pur style de la Gestapo. Le professeur Sison est accusé des meurtres de Romulo Kintanar et Arturo Tabara. La police néerlandaise prétend qu’il aurait ordonné que ces meurtres soient commis en 2003, depuis les Pays-Bas. Le procès où il devra répondre de ces accusations inventées de toutes pièces se déroulera aux Pays-Bas, et non aux Philippines.

Nous sommes convaincuEs que les vrais motifs de l’arrestation du professeur Sison sont d’ordre politique et non criminel. Depuis près de 40 ans, Jose Maria Sison est une figure de proue du mouvement révolutionnaire national et démocratique aux Philippines. Dès le début des années 1960, il fut l’un des pionniers ayant relancé le mouvement anti-impérialiste aux Philippines; il a également joué un rôle-clé dans la remise sur pied du Parti communiste des Philippines (PCP). Par la suite, pendant neuf ans, il fut le plus célèbre prisonnier politique du régime du dictateur Ferdinand Marcos.

Cela fait plusieurs années que le gouvernement philippin trame toutes sortes de complots dans le but de le faire taire. Encore récemment, Sison a pu mettre la main sur des documents qui faisaient état d’une intervention du conseiller à la sécurité nationale, Norberto Gonzales, devant le conseil des ministres, dans laquelle ce dernier se disait d’avis que l’assassinat de Sison contribuerait à résoudre l’actuel soulèvement armé aux Philippines. Un tel dénouement n’aurait rien de surprenant quand on sait que plus de 850 assassinats politiques extrajudiciaires ont été perpétrés impunément sous le règne de l’actuelle présidente Gloria Macapagal-Arroyo.

Jose Maria Sison a également été la cible de nombreuses campagnes de diffamation. Après que l’administration Bush eut déclenché sa soi-disant « guerre globale contre la terreur » en 2001, les États-Unis, l’Union européenne, le Canada et d’autres États lui ont accolé l’étiquette de « terroriste », tout comme ils l’ont fait à l’endroit de la Nouvelle armée populaire et du Parti communiste des Philippines. Cette attaque directe contre Sison et sa famille était aussi une attaque à l’ensemble des anti-impérialistes, et à toutes les personnes éprises de paix et de liberté à travers le monde. Au Canada, nous ne connaissons que trop bien les effets pernicieux des mesures anti-terroristes répressives et réactionnaires qui entraînent la persécution injustifiée de civils innocents, comme on l’a vu dans le cas de Maher Arar. Il semble maintenant que le gouvernement philippin ait conclu un marché du même genre avec les autorités néerlandaises, avec l’intention de criminaliser et de réduire au silence l’un des critiques les plus bruyants et influents du gouvernement Arroyo.

Le gouvernement philippin veut se débarrasser du professeur Sison parce qu’à titre de principal consultant politique du Front national démocratique des Philippines (le NDF), il incarne les aspirations et les luttes que le peuple philippin mène depuis plus de 30 ans dans le cadre de la guerre révolutionnaire pour la libération nationale et sociale qui se déroule dans ce pays. Reconnu comme un militant anti-impérialiste inébranlable, Jose Maria Sison incarne également l’esprit de la solidarité internationale authentique, nécessaire à l’établissement d’une paix juste et durable.

Cette arrestation survient à la suite d’une série d’événements impliquant Sison. Plus tôt cette année, le Tribunal de première instance des Communautés européennes annulait la décision du Conseil de l’Union européenne qui avait ajouté le nom de Jose Maria Sison sur sa liste noire des individus et organisations « terroristes ». Fait à noter, le gouvernement néerlandais a refusé de se conformer à cette décision en prétendant que le verdict ne s’appliquait qu’à l’ancienne liste sur laquelle le nom de Sison apparaissait, et non à la nouvelle que l’Union européenne a confectionnée le 29 juin dernier – un point de vue que partage le gouvernement philippin.

En outre, le professeur Sison est l’un des principaux intervenants ayant poussé à la reprise des pourparlers de paix entre le NDF et le gouvernement philippin. Sous les auspices de la guerre états-unienne contre la terreur, l’administration de la présidente Arroyo a récemment choisi d’intensifier ses opérations de guerre totale, en particulier dans l’île de Mindanao située dans le sud des Philippines, où la minorité musulmane est concentrée. Par cette décision, le régime Arroyo souhaite amener le gouvernement des États-Unis à augmenter l’aide militaire qu’il lui accorde bon an, mal an.

Ajoutons que le professeur Sison a largement contribué à attirer l’attention de l’opinion mondiale sur l’actuelle vague d’assassinats politiques qui se déroule aux Philippines; suite à cela, le gouvernement philippin se retrouve d’ailleurs dans la mire des organisations de défense des droits de la personne telles le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, Amnistie internationale, Human Rights Watch et même le Sénat américain, dont l’audience qu’il a tenue à ce sujet pourrait même conduire à la réduction de l’aide militaire états-unienne aux Philippines.

Concernant les prétendues accusations criminelles portées contre Sison, précisons que la Nouvelle armée populaire (New People’s Army, NPA) a déjà revendiqué la responsabilité de l’exécution de Kintanar et Tabara. Jose Maria Sison admet avoir participé à la fondation du Parti communiste des Philippines et en avoir été le premier président, de 1968 jusqu’à son arrestation par le régime Marcos en 1977. Toutefois, il affirme très clairement ne plus faire partie de la direction du parti, ni de la NPA, sa seule responsabilité étant désormais celle de consultant politique principal du Front national démocratique.

Sison explique : « Mes ennemis sont extraordinairement menteurs et stupides lorsqu’ils jettent le blâme sur moi pour les actions révolutionnaires réalisées par la NPA, sachant que cela fait plus de 20 ans que je vis en-dehors des Philippines. À plusieurs reprises déjà, des procureurs et des juges ont écarté ces accusations portées contre moi, étant donné leur fausseté patente et le fait que je ne suis plus sous leur juridiction. »

« En juillet 2007, la Cour suprême des Philippines – rien de moins! – a ordonné l’arrêt des procédures suite à l’accusation de rébellion qui avait été portée contre moi et contre une cinquantaine d’autres militantes et militants, écartant les centaines de soi-disant “preuves” que le régime disait avoir à notre sujet. Cette fausse accusation et ces “preuves” couvraient toute la période allant de la fondation du Parti communiste des Philippines en 1968 jusqu’au moment où les accusations ont été portées en 2006. Ces “preuves” ayant été écartées, elles ne peuvent plus être utilisées pour porter quelque nouvelle accusation que ce soit. » Sauf qu’une fois de plus, il semble bien que le gouvernement Arroyo et ses homologues néerlandais soient prêts à se livrer à toutes les bassesses pour mettre la main sur Sison.

Le Parti communiste des Philippines, la NPA et le NDF dirigent une lutte populaire exemplaire pour la libération nationale et la démocratie, contre la domination étrangère et contre toute forme d’oppression et d’exploitation. Nous rejetons l’idée que les luttes de libération nationale, y compris lorsqu’elles prennent la forme d’une lutte armée, équivalent au « terrorisme ». Nous sommes préoccupéEs par le fait que des organisations politiques légitimes et les individuEs qui les soutiennent, incluant des revendicateurs légitimes du statut de réfugiéE et des réfugiéEs politiques reconnuEs comme telLEs, puissent devenir la cible de mesures répressives injustifiées, au nom de la lutte contre le terrorisme.

L’inclusion du professeur Sison et de divers mouvements révolutionnaires sur une liste noire, notamment par l’Union européenne et le Canada, ne laisse présager rien de bon pour la démocratie. Les groupes et individuEs qui expriment concrètement leur solidarité avec ces mouvements pourraient bien être les prochaines victimes. Les droits démocratiques à la liberté d’expression et d’association sont en jeu. La valeur humaine de la solidarité est menacée.

Nous sommes d’accord avec l’évêque Millamena de l’Église indépendante des Philippines, qui disait dans une récente entrevue : « Le professeur Sison n’est pas un terroriste. Tout ce qu’il fait, c’est de lutter avec les pauvres pour que ceux-ci puissent vivre dignement. Cette lutte est légitime. » L’ex-vice-président des Philippines, Teofisto Guingona, a lui-même ajouté à cette déclaration qu’il faut savoir « faire la différence entre un rebelle qui lutte contre la faim et contre ce qu’il perçoit comme une injustice, et un terroriste qui cherche à répandre la terreur et la haine ».

Comme pays qui se proclame champion de la démocratie et des droits de la personne, le Canada doit retirer immédiatement et inconditionnellement le nom du professeur Sison de sa liste des « organisations terroristes étrangères » établie en vertu de la Convention internationale pour la suppression du financement du terrorisme.

Et nous exigeons du gouvernement et de la police néerlandaisEs qu’ils libèrent immédiatement et inconditionnellement le professeur Jose Maria Sison!

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Jose Maria Sison est arrêté !

Posted by Libertad ! sur 29 août, 2007

Jose Maria Sison, ancien président du Parti communiste philippin (CPP) et de son bras armé, la Nouvelle armée du peuple, a été arrêté à Utrecht (centre), près de son domicile, a indiqué le parquet national.

Notre camarade Jose Maria Sison, qui est menacé par la justice des Pays-Bas depuis 1997, fut arrêté il y a de ça quelques jours. Voilà en gros de quoi il est «accusé»:

« Il est soupçonné d’avoir ordonné, depuis les Pays-Bas, l’assassinat de ses anciens alliés politiques aux Philippines, Romulo Kintanar et Arturo Tabara », a précisé le parquet.

Rappelons que cette méthode fut utilisée contre plusieurs camarades prisonniers politiques, comme le cas de Mumia Abu-Jamal. Ces gens sont arrêtés pour des crimes qu’ils n’ont pas commis, les preuves étant fabriquées et les témoins menacés.

Pour le cas qui nous intéresse en ce moment, cet ancien président du Parti Communiste des Philippines est accusé de terrorisme par les États-Unis et le gouvernement pantin qui sert les intérêts occidentaux aux Philippines quand en réalité, la lutte révolutionnaire n’a fait aucun mal aux masses et lutte pour la dignité des sans-terres et des opprimés dans ce pays. Cela montre encore une fois la logique néo-conservatrice selon laquelle nous sommes terroristes en s’opposant au capitalisme et à l’impérialisme américain.

Par contre, il faudrait bien en parler du vrai terrorisme. L’État Philippin est accusé d’avoir tué plus de 800 opposants politiques depuis l’avènement au pouvoir de la présidente Gloria Macapagal Arroyo, une bonne amie du président Bush. Qu’est que c’est si ce n’est pas du terrorisme ?

Nous allons suivre l’affaire et voir pour contacter des camarades philippins qui pourront nous donner plus d’information.

À suivre.

Quelques liens :

==> Stop the killing in the Philippines
==> Action Socialiste: entrevue avec Jose Maria Sison: « Il faut armer politiquement la classe ouvrière »
==> Lire la suite

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We support our troops !

Posted by Libertad ! sur 21 juin, 2007

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