Reactionism Watch

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Posts Tagged ‘Autochtone’

Les conservateurs s’opposent à une déclaration des droits des autochtones

Posted by Libertad ! sur 6 septembre, 2007

Selon cet article de la Presse Canadienne, le Canada ferait des alliances avec des pays douteux pour faire échouer ce projet. La bourgeoisie canadienne, colombienne et russe ayant des problèmes avec les autochtones ont décidés d’essayer de contrecarrer l’adoption de cette nouvelle déclaration.

Élaboré pendant près de 20 ans, ce texte, qui affirme le droit à l’autodétermination des peuples autochtones ainsi que divers droits sur leurs territoires d’origine et sur leurs ressources naturelles, avait été adopté par le Conseil des droits de l’homme en juin 2006 par un vote de 30 voix contre 2. Le Canada et la Russie avaient ainsi été les deux seuls opposants.

L’opposition marquée du Canada aux autochtones et à leurs revendications est un affront contre eux, mais aussi contre les révolutionnaires, car pour nous, le principe d’auto-détermination est essentiel et parce que la résistance autochtone en est une contre l’État bourgeois.

Historiquement, le gouvernement canadien depuis sa formation en 1867 n’a jamais été chaud à l’idée que les amérindiens avaient des revendications territoires absolument légitime. Nous avons qu’à nous rappeler du cas de Louis Riel, chef des Métis du Manitoba et fondateur de cette province. Il sera écrasé par l’armée canadienne, alors qu’au sud, aux États-Unis, le génocide autochtone se poursuivait encore à cause de l’expansion coloniale de l’Amérique.

L’autre exemple, cette fois-ci beaucoup plus récent est celui du cimetière Mohawk sur lequel des entrepreneurs voulaient faire construire un club de Golf. Les «Warriors» s’y opposaient avec raison. En ayant utilisé des moyens de pression comme bloquer un pont, les mohawks marquèrent un grand coup mais cependant, le gouvernement du Québec demandera à l’armée de venir les tasser…

Cette courte histoire est celle de la répression des premières nations, par l’impérialisme canadien et ses alliés mondiaux, qu’ils soient américains, russes, laotiens ou colombiens.

Vive la résistance autochtone !

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Vive la résistance autochtone !

Posted by Libertad ! sur 29 août, 2007

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Arsenal-Express: JOURNÉE DE PROTESTATION DU 29 JUIN

Posted by Libertad ! sur 4 juillet, 2007

Des centaines d’actions se sont déroulées sur tout le territoire canadien à l’occasion de la première journée nationale de protestation des peuples autochtones, qui a eu lieu vendredi le 29 juin.

Des Mohawks de Kahnawake ont emprunté le Pont Mercier, qui relie l’île de Montréal à la Rive-Sud, pour y hisser leurs drapeaux.Votée en décembre 2006 lors d’une réunion de l’Assemblée des premières nations (qui regroupe les chefs des conseils de bande mis en place par l’État canadien), la journée « d’actions de perturbation économique » s’est finalement transformée en une journée nationale de protestation aux objectifs plus modestes. Dans bien des cas, les Autochtones ont surtout cherché à sensibiliser la population canadienne à la situation désastreuse qui est la leur, en distribuant des tracts et parfois en ralentissant la circulation sur certaines routes.

Sous l’influence de la propagande raciste, voire haineuse, véhiculée par l’appareil idéologique de la bourgeoisie, l’immense majorité de la population canadienne en est venue à fermer les yeux sur la dure réalité vécue par les peuples autochtones. L’incompréhension est telle que l’athlète d’élite Waneek Horn-Miller, de la nation mohawk, est allée jusqu’à affirmer que si les actions organisées dans la cadre de la journée de protestation – comme la manifestation à laquelle elle a participé à Montréal – pouvaient faire en sorte de sensibiliser ne serait-ce qu’un seul non-autochtone à la réalité des premières nations, cela en valait la peine! C’est dire à quel point les Autochtones ont le sentiment qu’ils et elles devront compter surtout sur leurs propres forces pour gagner le combat…

Encore une fois, il aura suffi qu’un seul pont (le Pont Mercier, à Montréal) soit inaccessible pendant tout juste 45 minutes vendredi midi pour que certaines têtes brûlées, qui l’empruntent à chaque jour sans jamais même prendre conscience du fait qu’elles jouissent ainsi d’un privilège consenti par la nation mohawk, exigent rien de moins que l’intervention de l’armée canadienne « pour en finir une fois pour toutes avec le problème des Indiens » (propos lus dans la « tribune libre » du Journal de Montréal de Pierre-Karl Péladeau).

Le génocide pratiqué par les colonisateurs, la bourgeoisie canadienne et son État, qui fut au cœur de l’ascension du Canada vers les sommets des grandes puissances capitalistes, n’a en effet pas réussi à faire disparaître les peuples autochtones. Non seulement ceux-ci ont-ils survécu, mais leur esprit de résistance et les luttes courageuses qu’ils ont su développer font qu’aujourd’hui, la « question autochtone » s’impose de plus en plus au cœur du débat politique au Canada.

Les peuples autochtones en ont assez de la misère à laquelle le développement du capitalisme au Canada les a confinés. Ils aspirent à un changement fondamental et à la dissolution des vieux rapports de domination qu’on leur a imposés. Ils affirment leurs droits nationaux avec force et souhaitent développer de nouveaux rapports égalitaires avec toutes les autres nations – y compris celles qui cohabitent sur les mêmes territoires qu’eux après s’y être installées de force. Surtout, les Autochtones veulent que ça change, et vite! Tel est le message qui ressort clairement de la journée de protestation du 29 juin.

La bourgeoisie canadienne, dont la puissance est fondée en grande partie sur la spoliation et le génocide des premières nations, n’arrive plus à gérer le « problème autochtone ». Elle est incapable de faire face aux revendications territoriales légitimes qui se sont multipliées au cours des dernières années. En outre, elle n’arrive même plus à exercer le rôle paternaliste de « tuteur » qu’elle s’est attribuée et à donner l’impression qu’elle sait voir au bien-être de ses « pupilles ».

La journée du 29 a fait peur à la bourgeoisie canadienne. Elle a craint que les actions des premières nations affectent ses intérêts économiques. En même temps, elle s’y est préparée, en déployant son appareil de répression. Idéologiquement, elle stigmatise les nations qui ont décidé qu’elles en avaient assez d’attendre et n’hésitent plus à confronter le pouvoir d’État. Sa police et ses tribunaux ciblent les militantes autochtones qui osent défier le statu quo et tentent de créer des liens avec les autres groupes d’opprimées au pays, comme c’est le cas du Mohawk Shawn Brant de Tyendinaga qui fait actuellement l’objet d’un mandat d’arrestation pour « méfait » et « bris de condition » suite à sa participation aux actions menées par la communauté dont il est porte-parole.

Prolétaires de tout le pays, cessons de nous laisser intoxiquer par la propagande bourgeoise! Il ne faut pas craindre la montée des luttes autochtones : au contraire, elle représente une bouffée d’air frais pour l’ensemble des exploitées au Canada. Elle ouvre une immense fenêtre et laisse entrevoir la possibilité de développer un grand mouvement de lutte révolutionnaire de tous et toutes les opprimées, assez fort pour mettre fin au pouvoir de la bourgeoisie canadienne et de son État, elle qui n’a jamais été et sera de moins en moins capable, à l’avenir, de satisfaire les besoins et les aspirations de la majorité de la population qui vit actuellement sous son joug.

Tous et toutes unies contre l’ennemi commun : la bourgeoisie canadienne!
Solidarité avec les peuples autochtones!

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En bref
PAULINE MAROIS : À VAINCRE SANS PÉRIL… C’est le cas de le dire, la « victoire » de Pauline Marois, qui vient d’être officiellement couronnée à la chefferie du Parti québécois, constitue un triomphe sans gloire. Comme il fallait s’y attendre, personne n’a osé faire acte de candidature contre celle qui réalise enfin son rêve de devenir la grande impératrice du mouvement souverainiste québécois.

La nouvelle cheffe du PQ a eu droit à une grand-messe typique de ce parti, où le chansonnier Gilles Vigneault est venu entonner l’hymne péquiste traditionnel, « Gens du pays » (adapté pour la circonstance en « Ma chère Pau-lîîîîne… »). Les adversaires d’hier, tel Gilles Duceppe, et les figures de proue du PQ dont Jacques Parizeau en ont profité pour lui prêter allégeance dans un unanimisme plutôt douteux. Cela fait, il reste maintenant à Pauline Marois à mettre en œuvre le « virage » qu’elle souhaite vouloir imprimer au PQ – ce qui pourrait s’avérer chose plus ardue.

Chose certaine, l’espèce d’embellie ayant suivi le putsch que quelques haut gradés péquistes ont concocté à l’endroit d’André Boisclair et l’annonce concomitante du retour de l’ancienne sabreuse du système de santé québécois n’a pas fait long feu. Quelques jours avant la fin de la période de mise en candidature, deux grands sondages sont venus indiquer que dans le cas de nouvelles élections précipitées, le PQ dirigé par Marois obtiendrait un score du même ordre que celui qu’il a réalisé au mois de mars dernier sous la gouverne de Boisclair. En outre, l’appui à la souveraineté du Québec se situe à son plus bas niveau depuis l’époque du rejet de l’accord du Lac Meech en 1990.

Comme nous l’avons souligné dans notre édition du 20 mai dernier (n° 139), le PQ et le mouvement souverainiste sont condamnés à revoir de fond en comble leurs objectifs fondamentaux. L’élection du gouvernement Harper à Ottawa, moins « centralisateur » que le précédent, a changé la donne au Canada : elle force le mouvement souverainiste à mettre à jour le projet d’émancipation de la bourgeoisie nationale québécoise autour duquel il s’est construit depuis la fondation du PQ à la fin des années 1960.

Dans un court texte qu’elle a publié au moment où elle a déposé sa candidature et dont elle n’a eu cesse de répéter les propos depuis deux semaines, Pauline Marois a esquissé les grandes lignes du « tournant » qu’elle souhaite voir le PQ emprunter : report aux calendes grecques de la tenue d’un nouveau référendum sur la souveraineté, abandon du « nationalisme civique » au profit d’un nationalisme franchement identitaire et surtout, remplacement du « modèle social-démocrate » par le discours néo-libéral dominant qui insiste sur « la création de la richesse avant sa répartition » (bref, le discours de « Lucide » Bouchard et ses amis).

Qu’un tel propos soit accueilli chaleureusement par la bourgeoisie, les éditorialistes et les grands bonzes du PQ, cela n’a rien de surprenant. Mais que la « gauche péquiste » avale une telle couleuvre sans broncher, voilà qui en dit long sur la profonde insignifiance des Marc Laviolette de ce monde.

Cette semaine encore, on a pu entendre la « co-porte-parole » de Québec solidaire, Françoise David, saluer le « grand courage » de Pauline Marois, comme si le fait de louanger l’impératrice était désormais un passage obligé – y compris pour ses adversaires. Mais qu’y a-t-il donc de si courageux dans le fait de se présenter à la chefferie d’un parti bourgeois comme celui-là – et trois fois plutôt qu’une dans le cas de Marois? Dans son cas, ce n’est pas de courage, mais d’impudence qu’il faudrait parler!

Le courage, c’est du côté de ceux et celles qui ne manqueront pas de se battre contre les politiques de la bourgeoisie – qu’elles soient l’œuvre du PQ, de l’ADQ ou des libéraux – qu’on le retrouve, et non chez cette bourgeoise finie.

LA VILLE DE MONTRÉAL ANNULE UN FESTIVAL HAÏTIEN. Invoquant des raisons de « sécurité » les autorités municipales ont annulé à 24 heures d’avis la réservation du parc Père-Marquette, où devait avoir lieu samedi soir un grand spectacle de solidarité organisé par des membres de la communauté haïtienne de Montréal.

Alors que l’événement devait attirer quelque 5 000 personnes, la Ville dit avoir craint que l’affluence soit bien supérieure et que cela pose des « problèmes de sécurité ». Étant donné que « des centaines de policiers étaient déjà affectés à la sécurité du Festival de jazz [cet événement annuel pendant lequel une corporation privée s’approprie une bonne partie de l’espace public au centre-ville] et de la Fête du Canada [prévue pour dimanche, et non samedi…] », les autorités municipales ont affirmé ne pas pouvoir assurer la sécurité du festival haïtien.

Le fait que cette décision ait été communiquée seulement la veille aux organisateurs leur a bien sûr causé un tas d’ennuis. Au moins 150 000$ de dépenses avaient déjà été engagées en vue de l’événement, sans compter les promesses faites aux fournisseurs qui devaient offrir différents services sur les lieux (restaurateurs, techniciennes, etc.). En outre, plusieurs Haïtiennes de l’étranger avaient été invitées à venir à Montréal pour y participer.

Le manque de collaboration et la « suspicion » affichées par la Ville à l’endroit de la communauté haïtienne n’ont rien de surprenant quand on sait à quel point les autorités mettent fréquemment des bâtons dans les roues aux groupes de la communauté noire qui cherchent à s’organiser. À une semaine de la « Carifiesta » qui doit avoir lieu dans le centre-ville et au Parc Jean-Drapeau, cela n’augure rien de bon. Année après année, cette grande fête de la communauté noire voit sa marge de manœuvre restreinte; l’événement, qui se déroule sous une surveillance policière qu’on n’oserait pas imaginer s’agissant de la Fête du Canada ou de la Fête nationale du Québec, est souvent l’occasion d’une démonstration de force et de brutalité policières. Question de montrer qui est le « boss » à Montréal…

L’ARMÉE AMÉRICAINE S’INVITE ELLE-MÊME! Le commandant en chef du détachement du Pacifique de l’armée américaine, Timothy Keating, vient de s’engager officiellement à fournir une aide militaire – incluant l’envoi de troupes – au régime réactionnaire de Gloria Arroyo aux Philippines, dans le but exprès de combattre la Nouvelle armée populaire (NPA).

Bien sûr, il n’y a rien de tellement nouveau dans le fait que l’impérialisme US s’ingère dans les affaires des Philippines et soutienne l’un des régimes les plus répressifs de la planète (l’organisation Human Rights Watch, qu’on ne peut certes accuser de sympathie à l’endroit de la guérilla maoïste, vient de publier un nouveau rapport dans lequel elle confirme la disparition de pas moins de 800 opposantes et opposants politiques au cours des six dernières années dans ce pays); mais le fait qu’un aussi haut gradé proclame très ouvertement son intention d’intervenir dans la lutte « anti-insurrectionnelle » en dit long sur l’ampleur de la domination américaine aux Philippines et la soumission absolue de son gouvernement.

Réagissant à cette annonce, le porte-parole du Parti communiste des Philippines, Gregorio Rosal, a appelé l’ensemble des forces patriotiques et le peuple philippin à combattre toute forme d’intervention militaire américaine au pays, ainsi que le régime pantin qui l’accepte. Selon Rosal, « dès que les États-Unis déclencheront une offensive militaire contre la NPA, la présente guerre civile se transformera en guerre de libération nationale… Le peuple philippin fera ce qu’il faut pour que les Philippines s’avèrent un bourbier encore plus profond que celui que les États-Unis ont connu au Vietnam et connaissent en ce moment en Irak. » Contre une telle agression, nul doute que les opposantes à la guerre impérialiste se mobiliseront par milliers à travers le monde, en solidarité avec le peuple philippin.

==> Source (Abonnez-vous au bas)

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Journée nationale des peuples autochtones – L’urgence d’agir !

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

Nous avons reçu par courriel ce texte concernant le peuple autochtone. Comme la fête du Canada vient de passer, ainsi que la journée nationale des peuples autochtones, nous avons décidé de présenter ce texte pour vous démontrer le contexte actuel dans lequel les autochtones et toute autre minorités vivent. Cela vient de Québec Solidaire, et bien que la journée « officielle » soit terminée, nous avons jugé important de lire le document suivant. Voici le texte en question :

Au début de la Décennie internationale des peuples autochtones (1995-2005), l’Organisation des Nations unies lançait un processus de discussion autour d’une déclaration sur les droits de ces peuples.

De plus, l’ONU demandait à ses États membres de réaliser des activités soulignant l’importance de partenariats équitables entre les peuples autochtones et leurs États nationaux respectifs. Le gouvernement canadien de l’époque avait alors décidé de célébrer à chaque solstice d’été la Journée nationale des autochtones. La décennie étant terminée, un examen de conscience s’impose chez les dirigeants politiques québécois et canadiens.

La déclaration des Nations unies sur les peuples autochtones

Le Conseil des droits humains de l’ONU visait à faire adopter cette déclaration au plus tard en 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies. Que retrouve-t-on dans le document? Évoquons quatre articles. L’article 3 de cette déclaration affirme clairement le droit des peuples autochtones à disposer d’eux-mêmes ainsi qu’à déterminer librement leur statut politique et leur développement économique, social et culturel.

L’article 26 affirme le caractère inaliénable des droits ancestraux essentiels au développement de l’identité culturelle des peuples autochtones. Les articles 22 et 44 garantissent l’application des droits et libertés à tous les autochtones, hommes et femmes, et appellent les États et les organisations autochtones à veiller à ce que les femmes et les enfants jouissent de la protection et des garanties voulues contre toutes les formes de violence et de discrimination. Comme l’évoquait l’association Femmes autochtones du Québec le 21 juin dernier, «la déclaration est un document remarquable qui constitue le point culminant des travaux accomplis sur le plan international par les groupes autochtones et les États-nations dans un esprit de collaboration et de respect. De nature plus morale que juridique, la déclaration aspire à établir des normes pour les droits de la personne des peuples autochtones. […] Le Canada a donc la responsabilité d’appuyer ce processus et non de le saboter. Retarder ce processus consistera à saper des années de travail réalisé dans un esprit de coopération, de partage et partenariat».

Le 29 juin 2006, 30 pays votaient en faveur de la résolution du Conseil des droits humains de l’ONU. Deux pays — le Canada et la Russie — votaient contre et douze pays s’abstenaient. En novembre 2006, les pressions répétées de l’Australie, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et des États-Unis ont réussi à faire retarder jusqu’en septembre 2007 l’adoption de la déclaration par l’Assemblée générale de l’ONU. Dans quel but? Obtenir des amendements affaiblissant le sens et la portée des éléments les plus fondamentaux de la déclaration.

Les gouvernements canadiens précédents avaient appuyé le projet de déclaration. Le changement de position du gouvernement Harper a donc été perçu par les organisations autochtones et par plusieurs organisations internationales comme une trahison de la parole donnée.

M. Harper annonce maintenant l’instauration d’un processus visant à accélérer le règlement des nombreuses causes ayant trait à des enjeux territoriaux pour les autochtones. Des représentants autochtones ont salué ce qui pourrait être un pas dans la bonne direction tout en demeurant sceptiques devant ce qui pourrait être une autre promesse non réalisée. Plusieurs représentants autochtones ont encore en mémoire l’accord de Kelowna signé par le gouvernement canadien et renié par Stephen Harper. Pour toutes ces raisons, plusieurs groupes autochtones organiseront une journée pancanadienne d’action le 29 juin, un an après la volte-face du gouvernement Harper lors du vote sur la déclaration.

Pour des changements en profondeur

Le manque de logements est criant en milieu autochtone, tout comme le sont l’ampleur de la pauvreté, l’absence d’emplois, l’analphabétisme et le faible niveau de scolarité. À l’extérieur des réserves, trop d’autochtones vivent l’isolement, la perte d’identité, l’itinérance et le racisme. L’alcoolisme, la toxicomanie et la violence faite aux femmes et aux enfants gangrènent littéralement le tissu social, provoquant fréquemment des suicides, surtout chez les jeunes.

En réponse à ces problèmes, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador lançait l’opération «Mission 10 000 possibilités» lors du Forum socioéconomique de Mashteuiatsh d’octobre 2006: création de 10 000 emplois, raccrochage scolaire de 10 000 jeunes et construction de 10 000 logements.

Pour sa part, Femmes autochtones du Québec réclamait du gouvernement fédéral un ajustement annuel de 337 000 $ pour chacune des maisons d’hébergement accueillant des femmes victimes de violence. Ces maisons pourraient ainsi atteindre le même niveau de financement que celles qui sont financées par Québec. À ce jour, les réponses d’Ottawa à toutes ces demandes ont été particulièrement navrantes.

Pour une motion unanime

Lors de la dernière campagne électorale québécoise, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL) a invité cinq partis politiques (le PLQ, le PQ, l’ADQ, Québec solidaire et le Parti vert du Québec) à se prononcer, lors d’un débat public, sur les enjeux autochtones. Tous, sauf le PVQ, ont participé au débat et leurs représentants se sont montrés ouverts à un appui à la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones. Mais lors d’un discours public prononcé deux jours plus tard, Ghislain Picard, chef de l’APNQL, a commenté ainsi le débat: «Le 20 mars, nous avons réussi à réunir au Cégep du Vieux-Montréal des représentants de quatre partis politiques, soit le PLQ, le PQ, l’ADQ et Québec solidaire, qui se sont prononcés sur leurs intentions à notre égard. Seul, cependant, Québec solidaire a émis le lendemain un communiqué s’engageant à proposer une motion à l’Assemblée nationale, s’il y avait un député de ce parti élu, à l’effet de demander au gouvernement fédéral de revoir sa position contre le projet de déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones».

Conformément à son engagement du 20 mars 2007, Québec solidaire invite donc en cette Journée nationale des autochtones les partis politiques du Québec à présenter une motion à l’Assemblée nationale appuyant unanimement la déclaration et pressant le gouvernement fédéral d’en faire autant. Les trois partis d’opposition au niveau fédéral (PLC, NPD et Bloc québécois) ont déjà demandé au gouvernement Harper de réviser sa position. Pourquoi pas les partis présents à l’Assemblée nationale du Québec?

Les relations avec les peuples autochtones représentent un défi politique incontournable. La qualité de ces relations jouera un rôle déterminant sur notre avenir à tous, autochtones et non-autochtones. La véritable reconnaissance des droits collectifs et individuels ainsi que le respect mutuel doivent fonder une négociation portant sur les questions territoriales et la garantie de conditions de vie acceptables pour les peuples autochtones.

Ces négociations seront-elles faciles? Sans doute pas. Y aura-t-il des tiraillements? C’est possible. Y a-t-il des risques? Peut-être, mais les risques seront bien plus grands si nous continuons à nous enfouir la tête dans le sable et à espérer que les problèmes se règlent d’eux-mêmes. Les avertissements récents de la part des chefs à propos de la colère qui gronde dans les communautés autochtones sont éloquents. Il y a urgence d’agir!

Amir Khadir, Porte-parole de Québec solidaire
Françoise David, Porte-parole de Québec solidaire
Mylène Jaccoud et François Larose, Commission sur les droits des nations autochtones de Québec solidaire

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Album photo M.-À.-J.

Posted by L'Agitateur sur 2 juillet, 2007

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Bonne fête du Canada !

Posted by L'Agitateur sur 1 juillet, 2007

C’est aujourd’hui, en ce premier juillet, que marque le 140e anniversaire de la création du Canada comme on le connaît ! Pour plusieurs, cette journée est la journée du déménagement. Pour d’autres, c’est la journée de la rénovation de leur domicile ! Autrement, un peu d’histoire pour chacun d’entre nous sur la Confédération :

En 1841 les deux colonies du Canada de l’Est et du Canada de l’Ouest ont été réunies afin d’essayer de réduire, sinon d’éliminer, les différences entre les Anglais et les Français. Ce mouvement, qui a commencé à intégrer les colonies britanniques, se soldera par la Confédération.

La Confédération s’est faite lentement, avec hésitation, souvent avec opposition et rarement avec enthousiasme. Les premières discussions importantes ont eu lieu au début des années 1860 et étaient provoquées par une inquiétude croissante au sujet des intentions de la République expansionniste au sud et de sa politique du « Destin Manifeste ». La Grande-Bretagne voulait également réduire ses responsabilités de protection de ses dernières colonies nord-américaines.

Malgré une opposition vigoureuse de la part des colonies de l’Atlantique (Terre-Neuve et l’Île du Prince-Édouard se sont retirées des négociations) et le malaise au Bas-Canada (le Québec) l’acte de la Confédération a été promulgué en 1867 et le Canada moderne (l’Ontario, le Québec, la Nouvelle-Écosse, et le Nouveau-Brunswick) est né.

N’oublions pas non plus la colonisation du Québec et son annexion, tout comme les révoltes américaines dans les 13 colonies anglaises. Évidemment, et non le moindre, les massacres des peuples autochtones et leur aliénation quasi-complète par les armes et le sang.

Certes, vous pouvez consulter davantage d’informations sur l’histoire du Canada par les liens ci-dessous.

==> Société Historique du Canada
==> Opération Dialogue – Histoire du Canada (v. abrégée)
==> Histoire Canadienne

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Journée Nationale des Autochtones

Posted by L'Agitateur sur 21 juin, 2007

C’est aujourd’hui, le 21 juin ! C’est une date importante à retenir puisqu’elle souligne la présence amérindienne sur les terres volées et annexées par le Canada. Il est comique que cette journée soit plus valorisée par les canadiens bien fédéralistes que les autochtones eux-mêmes… un paradoxe ? Dur à dire.

Certes, le ministre des Affaires indiennes, Jim Prentice, a fait pour l’occasion une vidéo bilingue. Visionnez-le, et écoutez comment son français est propre !

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