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Mono Jojoy s’éteint après qu’il ait été assassiné par le gouvernement fasciste de Colombie, à l’aide d’Armes de Destruction Massive

Posted by sylvainguillemette sur 23 septembre, 2010

Triste nouvelle, le commandant en chef des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie fut massacré avec ses troupes, dans la nuit de mercredi à jeudi, la nuit dernière donc. Après être devenu chef des forces armées légitimes de Colombie, via les multiples échelons démocratiques de celle-ci, le chef s’éteint après qu’il ait été assassiné par le gouvernement fasciste de Colombie.

Pour se débarrasser de Jorge Briceno, alias Mono Jojoy, l’armée fasciste de Colombie a usé de nombreux corps impressionnants. Pour le meurtre de Jorge Briceno, elle a dépêché une trentaine d’avions bombardiers, 16 hélicoptères et pas moins de 250 troupes terrestres!

Si à l’inverse, Juan Manuel Santos avait été assassiné avec les mêmes disproportions, les médias des États-Unis d’Amérique,  du Canada, de Paris et de tous les autres pays capitalistes de ce monde n’auraient pas parlé du «bon débarras» de ce dernier, mais d’un meurtre disgracieux, hors proportion!

En décembre dernier pourtant (2009), sous Alvaro Uribe, un charnier avait été découvert et se trouvaient dans celui-ci, pas moins de 2000 cadavres! Les corps y reposant étaient selon les paramilitaires les ayant mis là, des guérilléros, membres des F.A.R.C., tués au combat. Or, les faits semblent indiquer une autre version. Les corps seraient plutôt ceux de syndicaliste et d’activistes pacifistes politiques, selon d’autres sources. Depuis, les paramilitaires d’extrême droite ont avoué leur crime.

Mais en Colombie, il est «normal» que des membres de partis d’opposition se fassent assassiner ou disparaissent, tout comme il est «normal» que les paramilitaires, financées à même les taxes et les impôts états-uniens et colombiens, et via le commerce lucratif de la cocaïne (avec le soutien de la DEA, de la CIA), servent de police sociale au gouvernement, comme ce fut aussi le cas du Chili d’Augusto Pinochet, apologisé par Éric Duhaime.

Nous constatons donc avec tristesse, la mort d’un de ceux qui osa braver l’extrême droite soutenue par Washington, sa bourgeoisie et celle de Bogota.

(Avis au gouvernement canadien, terroriste par association aux terrorismes d’État d’Israël et de Washington : Vous qui soutenez inconditionnellement les atrocités terrorisantes du gouvernement sioniste d’Israël et du gouvernement voyou des États-Unis d’Amérique, tout en les soutenant militairement et financièrement, n’êtes pas en mesure d’accuser qui que ce soit, soutenant les FARC, de soutien au terrorisme. Sinon, tenez-vous le pour dit, je vous accuse d’emblée de soutenir le terrorisme étatique d’Israël et des États-Unis d’Amérique, et vous accuse également de soutenir la dictature pétrolière en Afghanistan.)

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Une piste pour Bastarache, le financement des partis politiques…

Posted by sylvainguillemette sur 17 septembre, 2010

En regardant et en écoutant de long en large les questions, les réponses, et les commentaires colportés par le public sur la commission Bastarache, on s’aperçoit qu’aucun ne tente de se disculper d’avoir financé le parti Libéral, et même qu’au contraire, les gens vantent leur don, comme une fierté momentanée digne des plus grands démocrates. Or, cette possibilité de donner généreusement à un parti n’est pas égalée chez tous les sympathisants et militants des divers partis politiques et les raisons en sont fort simples.

Chacun de nous, dans cette société capitaliste, ne gagne pas le même pain pour son labeur. Relativement, chacun ne peut pas donner autant à son parti de choix, que ceux qui en ont les moyens. D’ailleurs, nos différences de classe sont interprétées par les partis politiques,  par leur programme. En relativisant nos moyens et nos besoins via leur programme, les partis politiques de diverses tendances, ou de diverses classes devrais-je dire, s’assurent de bien répertorier les points d’ancrage nécessaires à la conquête de leur électorat.

Un parti Libéral de nom par exemple, tentera de faire plaisir à l’élite possédant les capitaux, afin qu’elle lui confère le pouvoir, en fait, afin qu’elle gagne le pouvoir elle-même, via son parti représentatif de classe. Alors que les partis nationalistes, comme le Parti Québécois, en feront de même, tout en attirant la branche nationaliste et en l’excitant de ses propres valeurs, par de belles grandes phrases et sollicitations vides de bon sens, mais nationalistes à tout de moins. D’autre part, il y a les partis qui en promettent encore d’avantage que les libéraux à l’élite mieux nantie, comme ce parti populiste qu’est l’ADQ. Rempli de promesses creuses pour le prolétariat, elles n’en sont pas moins dans les faits, destinées à la même élite, tantôt nationaliste québécoise, tantôt fédéraliste canadienne, mais toujours bourgeoise ou mieux nantie. Et il y a ces exceptions, destinées au p’tit peuple, moins nanti, défendant la classe des prolétaires exploités par cette élite citée plus haut. Mais nous verrons que ces partis d’exception, dans le mode actuel de financement, n’ont pas les mêmes chances d’enrichissement, et pour raison.

D’abord, établissons les faits. Nous ne gagnons pas tous le même salaire, quoique beaucoup d’entre nous, dispensions des mêmes efforts au labeur. Ensuite, cette élite, mieux nantie, est soit mieux salariée, donc exploitée tout de même, ou propriétaire des moyens de production, à peu d’exception près. La loterie ou la succession peuvent aussi expliquer la richesse de chacun. Mais bref, personne dans ce mode économique capitaliste ne peut s’égaler en «mérites», ou fruits de celui-ci, alors pourtant qu’on ne puisse pas quantifier ce dit mérite. L’offre et la demande viennent donc, ici, palier aux «vides» idéologiques dudit système capitaliste.

Les capitalistes expliquent les écarts de richesse par le mérite, les sacrifices et les risques entrepris par la bourgeoisie. Or, nous avons déjà fait le tour de la question. Les prolétaires prennent autant, sinon plus de risques que les bourgeois, eux qui ne risquent pas une hypothèque, mais leur santé et leur vie au labeur et à la création de richesses, cela,  pour enrichir les autres, les parasites bourgeois en l’occurrence. Les prolétaires font également des efforts considérables, et même s’ils ne sont pas quantifiables, ceux-ci sont à tout de moins équivalents à ceux de la bourgeoisie, indéniablement dirais-je. Les raisons données pour expliquer les écarts de richesse ne sont donc que superstition. Les faits sont les faits.

Si vous possédez un moyen de production, que vous transmettez ensuite à vos enfants en guise d’héritage, cela changera le conditionnement de ces derniers, versus le conditionnement de ces enfants, issus de parents, plus modestement nantis. C’est indéniable. Si l’enfant du mieux nanti, possédant désormais les capitaux hérités de ses géniteurs, décide d’entreprendre une «bonne idée», il lui sera indéniablement plus facile de le faire, que l’enfant qui héritera des dettes de ses prédécesseurs. Autrement dit, les processus expliquent les processus, les conditionnements expliquent les conditions. La pomme tombe du pommier, et non pas de l’oranger –Les loteries s’assurent de faire tomber quelques pommes de l’oranger, pour éviter la grogne populaire. Voyons-le comme une soupape. On pourrait considérer la loterie comme ces miettes de pain lancées au p’tit peuple par les diverses tyrannies.-. Vice-versa.

Ayant fait le tour de la question des écarts de richesse, il devrait nous apparaître clair désormais, que toutes et tous ne peuvent pas exercer leur «devoir démocratique», comme le stipulait Jean Charest  quant à ses donateurs. Sachant donc que certains peuvent donner leur maximum de 3000 dollars annuellement au parti de leur choix, et que d’autres ne pourront rien en faire, il me semble clair, à moi, que les partis défendant les intérêts des moins nantis n’auront guère à se mettre sous la dent, étant donné la pauvreté de leur électorat. Qu’y a-t-il là, de démocratique?

Le débat sur le financement des partis politiques me semble donc plus pertinent que jamais. Car qui donne, s’attend à certains retours d’ascenseurs, non nécessairement directs, mais tout de même, s’attend à ce qu’on lui rende la monnaie de la pièce. Il n’y a rien donc, d’étonnant à ce que certains donateurs, ou collecteurs de fond, veuillent exercer une pression au niveau de la sélection des juges, ou de tout autre poste vacant au sein de l’appareil gouvernemental, au sein bref, de la dictature élue. Ce pourquoi, nous les socialistes, parlons d’une dictature bourgeoise non-élue, qui se cache de fait, derrière les donations aux partis politiques. Voilà le visage de nos vrais dirigeants.

Y a-t-il une solution à tous ces maux? Il y en a plusieurs à vrai dire. Mais n’en prenons qu’un aujourd’hui.

Par exemple, en n’octroyant qu’un montant par vote, comme il se fait déjà d’ailleurs en complément des dons particuliers, on s’assure d’un financement démocratique. Les dons n’ont rien de démocratiques en soi, ils ne sont, comme les «droits»; d’exploiter le labeur d’autrui, leurs besoin et leurs maladies, que le constat porté par une aliénation, voulant que le riche, qui qu’il soit, soit méritant. Or, ces mérites s’additionnent via le labeur d’autrui pour la plupart du temps. Ce ne sont donc, là encore, que des constats de conditions, apportées pourtant, par des conditionnements niés, ou évités dans tous débats entre socialiste et capitalistes, entre les idéalistes et les matérialistes-marxistes. Les riches donnent beaucoup à leur parti d’«intérêts», parce qu’ils ont les moyens de le faire. Ils ne sont pas plus démocrates que les autres, pas plus que les prolétaires par exemple, qu’ils exploitent via leur labeur en tant que possédants des moyens de production. C’est d’ailleurs le labeur du prolétariat qui leur octroie d’emblée, le pouvoir d’agir financièrement, soit donc, de donner généreusement au parti politique de leur choix.

En mettant fin au financement des partis politiques par donations particulières, on met ainsi fin au financement antidémocratique des partis politiques et conférons ceux-là à se contenter de ce qu’ils méritent véritablement, et démocratiquement. Cela ne règle peut-être pas tout, mais cela du moins, a le mérite de rendre le financement des partis politiques plus démocratique que jamais. Mais encore…, on pourrait aller bien plus loin si le prolétariat le désirait!

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La pauvreté (Genevieve Vadeboncoeur)

Posted by sylvainguillemette sur 30 juin, 2010

https://i2.wp.com/www.lcr-lagauche.be/cm/images/worker.jpgLa pauvreté n’est pas un concept nouveau vous me direz. Il est vrai qu’il y a deux cents ans, la pauvreté était déjà un thème sur lequel se penchaient les économistes. Même Adam Smith, père fondateur de la science économique, s’en préoccupait tout en intitulant son ouvrage «Recherche sur la nature et les causes de la richesse des nations». Mais, dans un passage de son livre (souvent cité aujourd’hui pour justifier le concept de pauvreté), M.Smith définissait déjà à cet époque la pauvreté en termes de conditions d’existence. Faisant ainsi un rapprochement entre la condition sociale et l’économie. Il distingue, entre autre, parmi les biens nécessaires, «ceux qui permettent à la personne pauvre d’apparaître en public sans avoir honte et qui lui donne un accès social (…) un espace de fonctionnement».

La pauvreté aujourd’hui est cependant plus visible, plus intense et actuellement très médiatisée. Elle apparaît encore aujourd’hui en terme d’exclusion et elle est souvent rendue dans un discours pessimiste d’individus bénéficiaires de services. On ne présente plus l’homme pauvre comme acteur de changement social, mais plutôt comme étant confiné dans un rôle déterminé à l’intérieur de conditions précaires d’existences qui s’étalent de plus en plus. Les petites gens ne se retrouvent plus seulement dans les ghettos, mais dans tous les quartiers. Ce sont de nouvelles configurations de précarité qui se prolongent à l’intérieur même du lieu de travail. Ce dernier n’assure plus la garantie d’une insertion sociale, tel que les recherches antérieures en santé en faisaient état. En outre, l’individu est en constante interaction avec les différents systèmes  où la construction même de ces systèmes est issue de la confluence des classes sociales. Mais peut-on encore penser le concept des classes sociales pour expliquer la pauvreté? Certains de droite me diront que je suis dépassée. Mais je leur répondrais à mon tour par les questions suivantes :

S’agit-il d’une pauvreté de classe comme ce fut le cas lors de l’industrialisation des sociétés occidentales, ou s’agit-il d’une pauvreté éclatée, par poches territoriales, par catégories sociales, ou même par individu, quelque soit les groupes d’appartenance?

Pour répondre à ces questions, la pauvreté doit d’abord être positionnée dans son  évolution historique.Reprenons l’idée de Karl Marx, la classe sociale s’est exprimée à l’intérieur d’un écart massif entre deux groupes: ceux possédants les moyens de production et les non possédants. En effet, il est vrai de dire que le capitalisme s’est accompagné d’une organisation de la société autour de la notion de travail et de la possession. Mais durant les années que l’on nomme «les trente glorieuses», la croissance macroéconomique s’est accompagnée d’une forte réduction du taux de pauvreté. L’’image proposée à cet époque était que «la marée montante met à flot tous les bateaux». Les gens de droite se reconnaîtront dans cette explication. En effet, on explique par cette croissance économique qu’une profusion de travail assurait aux dires des acteurs concernés (gouvernement et compagnie) la diminution de l’écart entre les classes sociales tel que les ouvriers l’ont connu dans les années auparavant. Derrière cette concomitance, on y a tout de suite vu une causalité durable; la croissance devait éliminer la pauvreté et le concept des classes sociales. Le travail durant cet époque devenait un moyen de permettre un rapprochement entre les dominants (possédants les moyens de productions)  et les dominés (fabriquant les biens). Par les regroupements syndicaux, aux conventions collectives, on donna naissance à la classe moyenne (octroyant un plus grand pouvoir de consommation des biens). Mais en plus de créer une classe tampon pour éviter le clash des classes, le travail devient un moyen d’avoir un sentiment d’utilité sociale (objectifs collectifs) et de se positionner socialement (qui permets la flexibilité et la malléabilité entre les classes sociales). Il devient donc un vecteur d’identité et de statut social. Il permet en outre de consommer, de favoriser son indépendance et assure un réseau de sociabilité.

Mais permettez moi de rappeler un fait primordial. A cette époque, l’absence de travail était amortie par la redistribution collective qui assure à l’individu une place confortable en société (redistribution équitable des richesses). La classe sociale n’apparaît plus comme une donnée sectionné en deux parties. Mais la notion de classe se pose tout de même à l’intérieur même d’un groupe d’individu issu de la nouvelle classe moyenne. Pour ma part, cette interclasse est devenue relativement homogène sur le plan des revenus et de l’accès à la consommation, mais restait différenciée au plan culturel et dans son mode de vie autant sur le plan politique et institutionnel, bien que l’accessibilité  élargie à l’éducation permît une plus grande mobilité sociale ascendante.

Il y a effectivement eu une amélioration du statut des travailleurs grâce à  la législation sociale et une résorption des inégalités les plus criantes. De plus, les catégories professionnelles se sont diversifiées. Mais pourtant, le partage des richesses aujourd’hui demeure encore très inégalitaire et affecte même le lieu de travail. Nous constatons que le rapport de force demeure, mais se présente de façon plus élancée. Parlons alors de la flexibilité comme étant le maître mot de la précarisation des emplois et de la transformation de son rôle au plan de l’explication des classes sociales. Le transfert des rapports de forces vers l’extérieur des lieux même de travail (en autre avec l’arrivée de la zone de libre échange), crée ainsi des conditions précaires qui s’étalent à différents individus et groupes sous différents territoires (femmes, immigrants et jeunes par exemple).  Les patrons brisent le contrat social établi dans les trente glorieuses qu’ils avaient avec les employés.

Laissant ainsi la mobilité économique dans une errance sociale, sans ancrage collectif comme autrefois. Alors, dans cette nouvelle configuration des rapports sociaux, on ne peut se limiter à une explication marxiste classique des classes sociales, soit le prolétaire et le bourgeois. On doit aussi prendre en compte les rapports dans le hors travail qui structurent des « groupes hors classes » qui gravitent hors du système direct de production  ( la mafia par exemple) et des classes « non-classes », tel les prisonniers ou les itinérants.

Mais plutôt que d’enrayer le concept des classes pour expliquer la pauvreté, n’est-ce pas alors son interprétation qui fait défaut mes chers amis de la droite? On peut se poser la question. En effet, la reprise actuelle démontre que la pauvreté résiste à l’amélioration des conditions économiques tel que défendu par nos chers gouvernements. Cela peut s’expliquer par la nature même de cette croissance qui fait appel, à travers ses grands changements technologiques, à une main-d’œuvre que l’ont veut de plus en plus qualifiée et laisse aux pauvres, les tâches subalternes.

La croissance s’accompagne dès lors d’un accroissement significatif de l’inégalité entre les groupes, mais aussi à l’intérieur même de ces groupes. En outre, je crois que nous sommes face à une nouvelle forme de pauvreté. Elle n’est pas obligatoirement  due à la reproduction sociale, mais acquise et entretenue dans un processus social et économique qui n’est pas amorti par notre État actuel : on ne naît pas pauvre, on le devient dans un système où la protection sociale ne permet pas la redistribution équitable des richesses.

Le cumul de différents facteurs entretient l’engrenage de la pauvreté  et elle est signe selon moi d’un dysfonctionnement social et non comme une pathologie individuel issue d’un seul et unique rapport de force économique. Comme le mentionne Robert Castel dans son ouvrage « De l’indigence à l’exclusion» :

La pauvreté apparaît comme la résultante d’une série de rupture d’appartenances et d’échecs à constituer un lien qui, finalement, projettent le sujet en état de flottaison, dans une sorte de no man’s land social.

L’individu productif n’est plus à l’intérieur du bateau collectif. Les propriétaires des moyens de productions se l’ont approprié et mettent par dessus bord les ouvriers issues de différents groupes. Certains se noient, d’autres survivent du mieux qu’ils peuvent la tête hors de l’eau. Cette image démontre la disparité et l’étalement entre la protection sociale et le pouvoir économique. Par conséquent, le travail n’est plus qu’un élément parmi d’autres dans la formation des identités sociales sur ces différentes îles. Le genre (homme/femme), la génération (les groupes d’âge), les loisirs pratiqués et les modes de consommation sont tout aussi importants.

Le constat que l’on peut poser actuellement pour appuyer notre nouvelle analyse de l’impact des classes sociales sur la pauvreté  est que  l’individualisme de masse limite désormais toute possibilité d’organisations sociales et d’actions collectives en laissant derrière lui une consommation conditionnée. La consommation est devenue le centre des rapports entre les individus. Une « sorte de consumérisme individualiste et passif » qui amène une symbolique particulière selon notre appartenance.  En effet, les rapports sociaux reliés à la consommation restent inégalitaires à l’intérieur des groupes,  à l’intérieur des territoires sur lequel l’individu se trouve et des cultures. Les conditions de vie des individus dépendent largement de leur appartenance à un groupe ou à un autre, de la position sociale de ce groupe en tant que dominant ou dominé. Et ces inégalités sont amplifiées par les processus d’exclusion et de domination entre les hommes et les femmes.

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Palmarès des paravents de la C.I.A.

Posted by sylvainguillemette sur 3 mai, 2010

https://i1.wp.com/www.interet-general.info/IMG/CIA-Logo-1-25.jpgRSF, comme toujours, rend disponible son propre palmarès subjectif des libertés d’expression brimées dans le monde. Mais ce faisant, ladite «ONG» rend également disponible sa teinte idéologique, et donc, le fait qu’elle ferme les yeux sur d’autres privations de ces droits, dans des pays qui lui semblent démocratiquement modernes, mais qui n’agissent pourtant pas selon leurs prêcheries (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ).

En exemples, RSF cite toujours ses mêmes ennemis idéologiques; «la dictature cubaine», les FARC en Colombie,  la Libye, quelques groupes africains armés, le président du Yémen, le Mollah Omar, le président tchétchène, etc..

Mais dans cette liste, comme vous le constatez, s’y trouvent des pays qui respectent la liberté de presse et d’expression. Par exemple, Cuba, souvent accusée injustement par le paravent qu’est RSF pour la CIA. Cuba n’a pas brimé la liberté de presse et d’ailleurs, laisse une cubaine du nom de Yoani Sánchez, pourtant financée, comme d’autres dissidents, illégalement par un ou des États étrangers pour renverser le gouvernement cubain, dire ce qu’elle veut sur le gouvernement, que cela soit fondé ou non. Or, rappelons également que, ce crime, aux États-Unis, est passible de la peine de mort, ou d’une peine à perpétuité. Il n’y a pas de liberté d’expression brimée à Cuba, qui ne soit pas brimée aux États-Unis, mais un socialisme, qui dérange les capitalistes et leurs valets, autant à Washington qu’en Europe. Et RSF, visiblement, est l’un de ces valets.

Quant au régime avec lequel n’est pas d’accord RSF à Cuba, il serait aisé aujourd’hui de dénoncer la position de l’«ONG», puisque si le tableau devait faire état de la qualité de vie des cubains, versus celle des pays avoisinants dont ne parle guère le paravent de la CIA, Cuba se hisserait facilement au sommet. À Cuba, la qualité de vie, malgré la pauvreté de l’État, demeure une priorité pour l’État. La longévité cubaine se compare à celle du Canada, et son taux de mortalité infantile est meilleur que ce lui des États-Unis d’Amérique. Dans ce pays dernièrement cité, les soins de santé sont inaccessibles à plusieurs millions de ses habitants (près d’un sixième!), ce qui n’est pas vrai à Cuba. Si Cuba exerce une économie alternative à celle des grands bourgeois de ce monde, elle ne tient pas pour autant, son peuple en otage, contre des capitaux. N’importe lequel des lecteurs ici, préféreraient de loin vivre à Cuba, qu’en République dominicaine, qu’à Haïti, etc.. Des pays dont ne parle pourtant pas RSF quant à leur liberté de presse, également malmenée et concertée pour soutenir toute aberration capitaliste.

Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie sont également de la partie, eux qui auraient, selon le paravent de la CIA qu’est RSF, tué ou enlevé des journalistes. Or, en Colombie, le gouvernement d’Alvaro Uribe est loin d’être transparent, et s’inscrit au nombre des tueurs de masse les plus importants; des journalistes, des syndicalistes et des militants pacifistes. En décembre 2009, la presse internationale faisait mention de la découverte d’un charnier important, regroupant plus de 2000 cadavres. Aux alentours, les habitants parlaient eux, du débarras du gouvernement en ce qui concerne les «militants syndicalistes». Le gouvernement parle pour sa part, de corps de militants des FARC. Mais l’un ou l’autre des scénarios supposent tout de même, une exécution sommaire et arbitraire. RSF demeure muette sur le dossier, et contradictoire donc, avec ses propres prétentions! C’est que cela ne va pas de pair avec l’agenda de la CIA qu’est également le sien. Ce charnier aurait été rempli par les forces paramilitaires d’extrême droite, payées elles, par le gouvernement d’Alvaro Uribe, ami de Washington.

Il serait aussi important de rappeler qu’RSF a supporté ouvertement la guerre illégale déclenchée par George Bush Jr en Irak, et qu’elle n’a jamais condamné les exactions commises par son armée là-bas. Elle n’a jamais condamné le meurtre délibéré des deux journalistes de Reuters sur le balcon d’un hôtel populaire de Bagdad, et n’a pas non plus condamné la prison d’Abu Graïb et ses tortures systématiques et quotidiennes. Elle n’a pas non plus condamné la prison illégale de Guantanamo, où sont également systématiquement torturés, des prisonniers dits d’exception, qui finalement, n’ont plus aucun droit, ni pour les États-Unis d’Amérique, ni pour RSF. RSF n’a jamais condamné l’emprisonnement de l’enfant-soldat Omar Khadr, qui était pourtant mineur lors de son arrestation dans un pays qu’occupait Washington, illégalement également.

RSF est similairement demeurée discrète, quant au Coup d’État mené par les États-Unis, l’an dernier, au Honduras. Des stations de radio s’opposant au Coup d’État y ont été systématiquement fermées, et les opposants de ce Coup d’État disparaissent peu à peu, laissant pourtant la prétendue «ONG» sans le moindre mot sur le cas. Pourtant, après que Caracas n’ait légalement pas renouvelée les licences de quelques stations putchistes (Globovision et RCTV entre autres) ayant participé à une tentative Coup d’État en 2002 – ayant appelé la population à assassiner le président et à prendre les armes contre le gouvernement– contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez, ladite «ONG» s’insurgeait contre un soit disant «droit d’expression» brimé de ces stations putchistes. Incapable d’être une seule seconde cohérente, RSF n’a jamais pu expliquer son soutien aveugle à l’opposition vénézuélienne. Ce sont plutôt ses liens prouvés avec la CIA, qui ont tout expliquer…

En Bolivie également, les meurtres commis à l’endroit du gouvernement, et les milices d’extrême droite et sécessionnistes de Santa Cruz, organisées et financées elles aussi par Washington, n’ont jamais été dénoncées par le paravent de la CIA qu’est RSF. Mais là aussi, le gouvernement est à tendance socialiste, donc alternatif aux intérêts de la haute bourgeoisie que défend finalement, ladite «ONG».

L’Amérique latine toute entière s’est vue imposée de la doctrine états-unienne par les armes durant le dernier siècle, une habitude qui ne semble pas se désister à Washington pour ce siècle-ci. Washington a mobilisé une flotte toute entière aux abords du Venezuela, menaçant ainsi, un pays souverain «ayant pratiqué sa démocratie». Et en Colombie, que ne dénoncent pas les vautours de RSF, les forces terrestres états-uniennes s’y sont aussi massées, dans un accord entre la Colombie et les États-Unis d’Amérique, se préparant ainsi, à jouer un rôle d’extermination des FARC, et à faire pression sur le Venezuela d’Hugo Chavez voisin. C’est sans parler là, des basses tactiques qu’emploient les forces capitalistes pour exterminer leurs opposants. Raul Reyes avait été assassiné par les états-uniens et les français, qui lui avaient donné un téléphone satellite à des fins de négociations, sur lequel était en réalité braqué un missile guidé (Cette attaque a tué des civils au passage, et n’a pourtant pas choqué RSF ou les instances internationales «chargées de surveiller le terrorisme international».). Cela n’est pas sans rappeler la façon dont les russes se débarrassaient des leaders tchétchènes, ce que dénonçaient pourtant ses opposants de l’OTAN, qui aujourd’hui, pratiquent le même «sport».

http://futurrouge.files.wordpress.com/2010/02/cia1.jpgBref, en gros, Reporters Sans Frontières est incapable d’accuser ses amis, des mêmes accusations qu’elle laisse pourtant planer sur des États qui font exactement la même chose pourtant, même en moindre gravité. Par exemple, aux États-Unis d’Amérique, il est illégal de recevoir des matériaux subversifs, d’un État étranger, en vue de déstabiliser le gouvernement, ce que font pourtant les «dissidents cubains» que soutiennent les sbires d’RSF.  Aux États-Unis, il est condamnable de commettre des attentats terroristes, mais pourtant, Luis Posada Cariles jouit d’une liberté quasi-totale, et d’une protection mafieuse pratico légale. Ce dernier a pourtant fait exploser un avion bourré de civils, fait exploser des discothèques et des hôtels cubains, cela, avec le soutien inconditionnel de la CIA, donc des États-Unis d’Amérique. Pourquoi ici, RSF ne dénonce pas ce qui s’apparente à du «terrorisme», et à ce qui semble à tout de moins être, un «financement d’actes terroristes» de la part de Washington.

La réponse à ces questions est pourtant simple, et la provenance des fonds permettant à RSF d’opérer à travers le monde, renchérie cette réponse. RSF n’est pas une ONG et ne défend pas les libertés d’expression. Elle n’est qu’un paravent à l’organisation terroriste la mieux financée du monde, et la seule apte à opérer sans se faire accuser par quiconque. Elle est un portevoix pour les agents de la CIA et l’interprète de la cause bourgeoise internationale!

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Le Québec peut être fier de ses prises de responsabilités collectives et devrait envisager l’autonomie via son Indépendance!

Posted by sylvainguillemette sur 21 avril, 2010

https://i1.wp.com/www.cbc.ca/gfx/images/news/photos/2006/11/15/bernier-maxime061115.jpgMaxime Bernier, qui nous avait quittés illico après le scandale des documents secrets laissés chez madame Couillard, n’est pas resté muet pour autant, au contraire. Il a entrepris une vaste campagne de propagande abrutissante auprès des masses intéressées, si aliénées et petites soient-elles. Ajoutons qu’elles ne sont pas rares dans l’Ouest et en Beauce et où les radios-poubelles pullulent. Mais au diapason, les conservateurs oublient vite les erreurs du passé, même les ratées, comme celles de leur système capitaliste adoré qui se refuse de partager les richesses, que créent pourtant les prolétaires, au profit de la classe que défendent les conservateurs comme Maxime Bernier.

Pour sa campagne de propagande mensongère, Maxime Bernier a écrit un texte des plus commodes, et des plus complaisants vis-à-vis la classe minoritaire affairiste qu’est la bourgeoisie.

Pas à pas, paragraphe par paragraphe, je passerai par chaque étape de sa couche pleine, afin de clarifier ses dires, de les démentir et vous éclaircir quant au discours creux de ce conservateur de pacotille. Vous y verrez certainement des ressemblances entre ses propos, et ceux de la branche extrémiste de droite que l’on nomme «Tea Party» aux États-Unis d’Amérique –qui a soit dit en passant le droit immuable de manifester armé dans certains États!-. Et comme le «Tea Party», monsieur Bernier saupoudre son discours de tels arguments qui sont facilement destructibles, par un débat de fond, sans violence, et sans arme! Allons-y.

L’indépendance du Québec

D’abord, tous les politiciens disent être concertés de préoccupation autours des enjeux du Québec, ce serait difficile de trouver plus populiste admettons. Mais ici, je préciserais tout de même que, de fait, ce sont les intérêts des affairistes qui préoccupent monsieur Bernier. Ceux des bourgeois minoritaires qui exploitent le labeur des majoritaires, celui des prolétaires.

Maintenant, nous ne sommes pas devin, ni nous, ni monsieur Bouchard, ni monsieur Bernier. L’indépendance du Québec est envisageable, mais non seulement cela, elle est possible. Ce qui arrivera dans quelques années, dans quelques décennies? Nul ne le sait! Et je ne crois pas aux jeux de hasards, et je ne me permettrais aucun commentaire de cet acabit.

Est-ce que les débats autour de l’Indépendance du Québec nous ont fait tourner en rond? Je ne crois pas, tout au contraire. Ces débats nous ont permis de comprendre mieux, ce qu’est une indépendance, bien que le Parti Québécois n’ait pas présenté une telle initiative, mais plutôt une souveraineté association. Tout de même, nous aurons fait le tour bien des fois des arguments, telle que la possibilité de développer une économie locale importante –étant donné la richesse de notre territoire en matières premières-, ou de choisir pour nous, entre nous. Les Québécois ne sont pas plus cons que les autres humains de la Terre, ils sont capables de gérer eux-mêmes leurs taxes et leurs impôts, sans là qu’un État monarque étranger ne vienne intervenir auprès de leurs affaires.

De plus, nous savons désormais que le conservatisme au Québec, est ce que socialisme est aux États-Unis d’Amérique. À peu près absent! Nous n’avons pas beaucoup de points en commun avec l’Ouest du Canada, qui prêche souvent à droite, plutôt qu’à gauche. Bien que beaucoup d’acquis sociaux nous aient été parvenus depuis l’Ouest, aujourd’hui, ces vestiges s’effondrent et laissent place au conservatisme et à l’opportunisme crasse que ceux-ci vantent et prônent. L’opportunisme y bat son plein, car les sables bitumineux sont payants, temporairement, et sensiblement limités, et promis d’une belle décontamination à nos frais en vue…

Si nous ne tenons que compte des possibilités de le faire, le Québec peut devenir un pays. Doit-il le faire? Cela dépend des raisons pour lesquelles il le ferait. Pour jouer au capitaliste avec les autres États compétitifs de la Terre, comme le souhaite monsieur Bernier? Pas certain. Le sommet de la pyramide capitaliste ne laisse pas tant de place que cela pour tous les États de la planète. La preuve est que certains États dominent d’autres États, et de fait, que certains États vont même jusqu’à se permettre de tricher dans le système pourtant, qu’ils imposent aux autres États. Les premiers d’entre eux? Washington n’est pas à sa première application du «Buy American»…

Une chose est certaine du moins! Si le Québec veut faire l’Indépendance, il aura bien des difficultés à faire le socialisme, car justement, des États comme notre voisin du sud, nous en empêcherait, d’abord économiquement, ensuite militairement. Et des saletés d’opportunistes comme monsieur Bernier acquiesceraient et les aideraient à la tâche.

Nos acquis sociaux!

Si le Québec dispose d’un gigantesque réseau social «trop coûteux» –mais moins coûteux  que le privé per capita!– aux yeux de monsieur Bernier, c’est aussi ce gigantesque réseau social qui nous a permis de faire mieux que les autres États du monde durant la crise bourgeoise qui a fait le tour du monde, partant de Wall Street! Sans regret, je réaffirme donc l’utilité de ces acquis sociaux, que le salaire de monsieur Bernier limite en termes de dépendance…

Tout d’abord, en quoi devrions-nous envier les autres États du monde qui, durant la crise –nous enviaient!, n’ont pas pu se permettre d’aider les particuliers, les prolétaires surtout, alors que les banques et les concessionnaires privés, eux, étaient soutenues à coups de milliers de milliards? Ensuite, le vaste réseau social que nous nous sommes donnés, n’est pas apparu comme par magie, mais par la demande populaire! Les gens se sont battus pour ceux-ci. Monsieur Bernier devrait pourtant connaître cette logique, qu’il semble finalement n’appliquer qu’aux mesures choisies! Ce n’est de toute façon pas dans les habitudes d’un capitaliste d’être cohérent, ce qui est encore plus vrai pour un conservateur, plus borné.

Et si nous avions des services privés, plutôt que publics? Si nous avions eu un réseau de santé privé, plutôt que public durant la crise, ces nouveaux «sans emploi» n’auraient pas eu accès aux soins de santé, ni à quelconque autre service d’ailleurs!Et même si le patient X avait eu en sa possession un montant pour passer à travers sa maladie, les services qu’il se serait offerts au privé, lui aurait coûté radicalement plus cher que ceux du public, un fait que ne peut réfuter monsieur Bernier et que bien des études internationales ont prouvé d’ailleurs –dont celle de l’IRIS-. Le service privé irait également soutenir le parasite bourgeois «propriétaire de la clinique privée», celui dont monsieur Bernier défend véritablement les intérêts! On ne parle pas là, de partage de richesse, mais de concentration par conditionnement, de la richesse. Le propriétaire de la clinique privée par exemple, aurait tout à coup droit de «profiter» de la maladie d’autrui, alors qu’en ce moment, cela est pratiquement interdit au Québec…., enfin, pas depuis que les Libéraux Québécois sont arrivés au pouvoir –D’ailleurs, on dit des Libéraux Québécois qu’ils sont plus conservateurs qu’autre chose, avec leur chef conservateur-!

La réalité, c’est que la pelouse du voisin n’est pas plus verte. Aux États-Unis d’Amérique, qui ont privatisé la plupart de leurs services, le prolétaire contribuable n’a pas plus de capital dans ses poches. Celui-ci se concentre malheureusement, comme prévu par Marx et Engels, dans les poches des propriétaires de moyens de production, soit donc, dans les poches de cette classe parasitaire et minoritaire qu’est la bourgeoisie, la classe même que monsieur Bernier défend véritablement, ici encore, avec ses acolytes «omniscients»! Ailleurs, ils sont moins en position de reprise économique, que de survie. Ici, nos chômeurs temporaires avaient tout de même accès à leurs services, alors que par exemple à Détroit, puisque l’eau est privatisée, certains contribuables en manque de capitaux s’en sont vus assoiffés par l’économie plus «libre»! Belle affaire!

Nos services, de fait, nous coûtent moins chers lorsque payés en collectivité et donnés par cette même collectivité, que si le privé entre en action. Le bourgeois cherche d’abord un profit, avant de vouloir vous soigner. Notre système de santé public, moins coûteux per capita que s’il était privé, est accessible à toutes et tous, est productif si entretenu pour sa tâche, et remplie aisément sa tâche, justement. Dans des pays comme Cuba, qui pourtant se loge bien au-dessus des pays de son calibre tant en économie qu’en bienêtre, les services sont publics. Cuba n’est peut-être pas le modèle que préconisent les pourritures conservatrices pour le petit peuple, mais il est un exemple de pays qui ne vit que de services publics, et cela, bien mieux que ses voisins capitalistes ayant suivis les conseils des capitalistes du FMI ou de la Banque Mondiale. N’allez pas chercher la qualité de vie cubaine en République dominicaine, ou au Guatemala, ou encore au Panama! La ligue de conservateurs dont fait partie monsieur Bernier a longtemps dénigré ce qui se faisait à Cuba, mais celle-ci s’en tire plutôt bien malgré qu’on la malmène. On ne peut de toute façon pas nier quelque chose de reconnu par l’ensemble des institutions internationales! Au niveau de l’éducation, le taux d’analphabétisme pour l’Amérique latine est de 11,7% et de 0,2% pour Cuba. Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire (jusqu’à 11 ans) est de 92% pour le continent latino-américain et de 100% pour Cuba. Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire (jusqu’à 14 ans) est de 52% pour l’Amérique latine et de 99,7% pour Cuba. Ces chiffres proviennent du Département de l’Education de l’UNESCO. Une révision des indicateurs sociaux de Cuba révèle une amélioration presque continuelle de 1960 à 1980. Plusieurs indices majeurs, tels que l’espérance de vie et le taux de mortalité infantile, ont continué à se bonifier pendant la crise économique du pays dans les années 1990 […].

Aujourd’hui, la performance sociale de Cuba est l’une des meilleures du monde en voie de développement, comme le documentent de nombreuses sources internationales, y compris l’Organisation mondiale de la santé, le Programme des Nations unies pour le développement et d’autres agences de l’ONU, ainsi que la Banque mondiale.
Selon les indicateurs de développement du monde de 2002, Cuba surpasse largement à la fois l’Amérique latine et les Caraïbes, et d’autres pays à revenus intermédiaires dans les plus importants indices d’éducation, de santé et de salubrité publique ».
De plus, les chiffres démontrent le contraire des dires conservateurs. En 1959, le taux de mortalité infantile était de 60 pour mille. Il est désormais de 4,8 pour mille pour l’année 2009. Il s’agit du taux le plus bas du continent américain et du Tiers-monde, plus bas encore que celui des Etats-Unis. Les cubains ne s’ennuient certainement pas de l’époque de Batista!

Maintenant, quand Bernier attaque le vieillissement de la population, parlant en même temps du coût de nos services, il fait dans le simplisme pur et simple. Comme si les Québécois ne savaient pas s’adapter aux situations changeantes et comme si le privé, encore une fois, allait venir à la rescousse du Québécois. Il en est tout autre, et le vieillissement de la population n’est pas un mur, ni un cul de sac, si ce n’est que le mur idéologique des conservateurs et des capitalistes de cette religion dite capitaliste. D’abord, comme nous venons de l’expliquer, le privé, per capita, coûtera plus cher aux Québécois que d’entretenir leur système de santé public. Une bonne solution pour palier au manque de personnel dans le réseau public, où le vieillissement fera également son œuvre, serait d’abord et avant tout, l’abolition immédiate des agences privées d’infirmières. Cela augmenterait le personnel des hôpitaux publics de plusieurs milliers de membres, du jour au lendemain! Aussi, notons que ces prolétaires ne créant plus la richesse, et dont les conservateurs ne veulent surtout pas s’occuper, finiront par mourir! Leur quête de soins sera donc brève, et non éternelle! Ainsi, moins de contribuables pourront aisément contribuer à moins de demande! Cela va de pair, non? Le vieillissement d’une population est une étape normale, à laquelle on peut s’accommoder, même en évitant de tomber dans le simplisme le plus total et en sans céder nos services au parasites du privé.

Que l’on coupe les subventions aux entreprises? Certes! Cela fera plus de capital pour financer nos acquis sociaux, qui nous seront toujours moins coûteux que des services au privéss! D’autre part, les artistes génèrent, dans ce monde capitaliste, des profits, n’en déplaise à monsieur Bernier, qui se plie finalement mieux devant le capital pétrolier que devant la culture de sa propre nation. Ensuite, de prétendre dans le même essai que l’État redonne aux «parents» et à «plusieurs autres groupes», tout en plaignant ces pauvres, de payer plus d’impôt que tout le reste de l’Amérique (qui ne vit pas mieux que nous selon l’OCDE), ça na pas de cohérence. Notre fardeau fiscal va de pair avec notre qualité de vie monsieur Bernier. Et nous vivons mieux qu’ailleurs! Votre façon de penser est pathétique.

«Une étude du ministère québécois des Finances»

Monsieur Bernier ensuit ses manifestations de dégoût de nos acquis sociaux, néanmoins moindrement coûteux que le privé –per capita-, avec les dires du ministère sur la dette du Québec. Mais là, monsieur Bernier demeure muet sur les acquis là encore, de notre fameux réseau socialiste. Par exemple, en calculant la dette nette du Québec, donc en tenant compte des acquis, le Québec se positionne en de ça de la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui rend le drame,  tout à coup point dramatique… Mais encore, et j’irai plus loin idéologiquement en posant la question, pourquoi mettre de côté les intérêts de l’humanité pour un dogme économique, qui semble être devenu religion?

Des spécialistes du gouvernement auraient conclu qu’il fallait céder le pas au capitalisme sauvage? Allons donc monsieur Bernier! Ces spécialistes avaient une teinte idéologique, semblable à la vôtre et ne représentaient pas des penseurs, mais plutôt les valets de la bourgeoisie, avec laquelle, ils sont en parfait accord! Le groupe de soit disant lucides ayant conclu à la «misère noire du Québec socialiste», portait des œillères capitalistes qui l’empêchaient d’accéder aux alternatives économiques, de par leur aveuglement volontaire. Ces spécialistes du gouvernement n’étaient nuls autres que les «lucides», qui penchent véritablement plus vers les intérêts des affairistes qui exploitent notre labeur, que des travailleurs qui font littéralement vivre ces parasites. Et nous le savons, ces soit disant penseurs ne nous apprennent rien, et ne prêchent pas des solutions qui leur sont dues. Ce ne sont que des commis aux ressources humaines des bourgeois, chargés de nous conditionner à accepter l’exploitation d’abord, de notre labeur, puis ensuite, de nos besoins, de nos maladies, etc.. Ce ne sont que des chevaliers de la bourgeoisie, comme l’est monsieur Bernier qui parle en leur nom, et non au nom des travailleurs salariés du Québec et du Canada!

De plus, un bon nombre d’alternatives de solutions ont vu le jour suite au discours des «lucides». Nous réclamions par exemple, le paiement de nos redevances minières, que ces mines ne paient pas, et que le gouvernement du Québec n’a jamais imposé de payer d’ailleurs. Nous réclamions également un impôt plus progressif, et un nouveau palier pour les mieux nantis qui gagnant plus de 140 000 dollars annuellement. Nous avions également présenté un projet de production locale de médicaments, ce qui ferait considérablement baisser le coût du médicament au Québec, et dans ses environs! En Nouvelle-Zélande, la mise en place d’une telle société d’État a pu faire abaisser le coût des médicaments de plus de 70%! Mais encore! Il est tout à fait normal que les «Maxime Bernier» penchent plutôt vers une privatisation, puisque cela va dans le sens voulu et peut enrichir la minorité parasitaire que cet opportuniste défend, bien avant nos intérêts à nous, les travailleurs, et québécois, et canadiens!

Le Bloc Québécois

D’abord, cela fait 20 ans que le Bloc a sa place, puisque le l’électorat du Québec lui concède. Ici, monsieur Bernier ne crache pas sur le Bloc, mais ridiculise plutôt l’électorat qui l’a élu. Mais cela va de pair avec le populisme, bon. On s’y habitue avec les conservateurs et les opportunistes de cet acabit.

Le bloc Québécois n’a pas perdu son temps, et milite plutôt bien pour les intérêts des Québécois. D’ailleurs, hier, il a présenté une motion visant à stopper les conservateurs sur ce qui semble réellement, une fois de plus, être une tentative de marginalisation des Québécois sur le territoire canadien. Les conservateurs veulent ajouter des comtés, donc des sièges à la Chambre des communes, mais cela, sans ajuster la proportion des parlementaires du Québec, soit donc, le poids politique du Québec. Si le Bloc Québécois n’était pas à la Chambre des Communes, cela serait passé comme une lettre à la poste!

Et si le projet d’Indépendance semble hypothétique pour monsieur Bernier, il en est de même du partage des richesses dans son merveilleux modèle capitaliste! La cohérence ne fait semble t-il, pas partie des habitudes de monsieur Bernier! L’hypothétique partage des richesses, que créent les prolétaires, semble se repousser à chaque crise économique, d’un siècle! Le système capitaliste a fait faillite aux 30-40 ans, puis s’est relevé grâce aux efforts non consentis des prolétaires internationaux, sans que le système ne rebrousse chemin sur ses promesses, cela toutefois, sans les tenir!

Et pendant que monsieur Duceppe dénonçait avec justesse le combat du Bloc contre le parlement d’Ottawa, les conservateurs s’émancipaient eux aussi, dans l’art de dire des niaiseries! Monsieur Bernier le premier! Plutôt que de contredire des scientifiques ayant fait consensus international sur les changements climatiques, monsieur Bernier aurait pu faire plus pour les Canadiens et les Québécois! Il aurait pu faire ralentir les pétrolières, qui polluent sans retenue ni contrainte les terres du Canada, et l’air du monde entier. Monsieur Bernier arrose bien mal celui qui fait bien plus pour son peuple, qu’il ne pourra jamais le faire. Cela fait plus de 20 ans que les bloquistes sont plus utiles que les valets de la bourgeoisie conservatrice et britannique! Les «Bernier» ne travaillent pas pour nous, Québécois, mais pour la bourgeoisie québécoise ou canadienne! Monsieur Bernier n’a pas le cinquième du mérite de monsieur Duceppe à ce point.

L’ensemble sinon, des commentaires faits à l’endroit du chef bloquiste, est teintée de démagogie des plus patentes et ignobles.

Maintenant, entendons-nous… Que l’Alberta soit capable de donner plus à Ottawa, cela est tout à fait normal! Mais cela va également de pair avec sa contribution à notre empreinte écologique! La transformation des sables bitumineux est très polluantes, la plus polluante du monde d’ailleurs! Elle nous coûte chère en eau douce, et en environnement, et la décontamination sera partagée en coût, soyons en certains! Les minières, comme ailleurs dans le monde, et ce que défendent d’ailleurs les conservateurs, ne paient pas les redevances à hauteur requise par les lois, et ne paie pas pour la décontamination. Et sincèrement, si j’avais le choix, je préfèrerais ne pas avoir ce capital, venant de la production pétrolière la plus polluante du monde! Au moins, s’il était nationalisé, il profiterait réellement à ses propriétaires –d’un bien commun-, mais ce n’est pas le cas, car les seuls méritants aux yeux des conservateurs, sont les racailles bourgeoises et parasitaires, même s’ils ne représentent qu’une infime minorité sur Terre, et qu’ils vivent du labeur d’autrui. Si Bernier n’est pas fier de recevoir du capital d’Ottawa, nous ne sommes nous, pas fiers de recevoir de l’argent sale, provenant d’une pollution incomparable et décriée par nos partenaires internationaux, les autres humains de la planète Terre.

Et rappelons donc à monsieur Bernier que c’est aussi le laisser faire des conservateurs, donc l’inexistence de l’État dans l’équation, qui aura permis aux plus riches de ne pas payer autant d’impôts, en proportion, que les autres contribuables canadiens. Donc, que des plus pauvres auront fait plus pour l’ensemble de notre collectivité, que les plus riches! Que les conservateurs sont d’une complicité indéniable vis-à-vis l’enrichissement des pétrolières, à notre dépend, et au détriment de notre santé.

Faisons vite un calcul… Bernier prône moins d’État, donc une privatisation des services de santé, donc une élévation des coûts des soins de santé, et une restriction donc, à l’accessibilité. D’autre part, il prône ouvertement les pétrolières de l’Alberta, en bavant pratiquement, sachant pourtant que cette production pétrolière aura un effet sur notre santé un jour ou l’autre, probablement que c’est déjà le cas. C’est du moins le cas des oies sauvages et des nations qui vivent en périphérie, ou près des cours d’eau avoisinants. Augmentant donc nos couts de santé, et nos possibilités de tomber malade, Bernier ne chôme pas pour les intérêts de ses vrais amis, les bourgeois! Vous serez plus malade, et irez désormais vous faire soigner au privé, plus coûteux! Cela va en parfaite cohérence avec les intérêts opportunistes de monsieur Bernier, et de ses semblables.

L’État

Les prétentions de monsieur Bernier à ce sujet, sont niables. D’abord, parce que des exemples du contraire existent, également parce que lorsque monsieur Bernier parle de prospérité, il ne parle pas là, de celle du peuple, mais de celle de ses amis les bourgeois.

Par exemple, le Ghana est prospère disait monsieur Obama en voyage en Afrique, mais il ne précisait pas qu’il était également un paradis fiscal, où les pauvres payaient de l’impôt, et où les riches n’en payaient point. Un modèle de rêve pour les types de la trempe de monsieur Bernier! Pas d’État, sauf pour protéger les propriétés privées des bourgeois! L’État devient plus une milice mercenaire qu’autre chose finalement, car ne comptez pas sur eux pour abaisser la sécurité…

Aussi, précisons que l’Institut Fraser est un outil bourgeois, défendant les intérêts de la bourgeoisie, et non ceux des Québécois, et de tout autre travailleur qui vend sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille. L’Institut Fraser, comme l’Institut économique de Montréal qui abreuve les potineux du Journal de Montréal, n’est pas neutre, et vise plutôt, la privatisation entière de notre économie. Mais il ne faut pas se leurrer. Ces gens ne sont pas des penseurs comme je disais plus haut, mais des valets, appelés à nous conditionner aux faits que nous préparent les Libéraux et les Conservateurs! Car ne vous détrompez-pas! Ce ne sont pas des ennemis l’un de l’autre, sauf si nous abordons l’aspect idéologique plus profond,  comme la religion, etc.. D’autre part, ces deux partis prônent le capitalisme sauvage, malgré ses échecs patents indéniables. Ils sont du même camp et défendent la même classe!

Fraser n’est donc pas à notre service, mais à celui des bourgeois, et il sert d’outil à des gens comme monsieur Bernier, qui défendent les intérêts de la bourgeoisie. Il faut des chevaliers de la sorte, pour préserver l’ordre établi, et donc, des outils pour ce! Des gens comme Nathalie Elgrably et d’autres de la même trempe, vont jusqu’à prôner la privatisation de notre eau, bientôt de notre air ambiant! Mais cela, nulle part au monde, n’a permis un meilleur partage des richesses. Cela a plutôt permis que des gens s’enrichissent sur la soif d’autrui, et comme par magie, les seuls aptes à acquérir de tels outils, sont les bourgeois! Qui d’autre? À Détroit, une bonne part de la population en souffre, puisque l’eau est privatisée! «Pas de capital pour payer ton compte? T’as perdue ta «job»? Sèche!»

D’autre part, l’exemple que j’ai donné de Cuba vient contredire les dires de monsieur Bernier. Cuba s’en tire mieux que tous les pays de son calibre économique, alors que pourtant, son État est omniprésent! Le peuple cubain est en santé, et a accès à l’éducation, et dépasse même, sur certains aspects de la vie courante quant à la qualité de vie, les États-Unis d’Amérique, qui comptent plus de 49 millions d’états-uniens qui font la file pour la soupe populaire, et dont le peuple entier n’a pas accès à l’éducation et où les soins de santé sont relatifs à votre portefeuille!

Le Québec, n’en déplaise à monsieur Bernier, s’en est mieux tiré durant la crise économique bourgeoise, parce qu’il avait un État apte à relever le défi! L’Exemple de Cuba est prouvé, non pas par des dires communistes, mais justement, par l’OCDE, par l’OMS, par l’UNESCO et par l’ONU! Monsieur Bernier ira les contredire lui-même!

Les raisons de la pauvreté du Québec

Monsieur Bernier prétend que le Québec est pauvre, parce que son État est trop gros. Il prétend également, que le Québec ne s’est pas pris en mains.

Ce que n’acceptent pas les rapaces comme monsieur Bernier, c’est que le Québec ait pu se prendre en mains, d’autre façon que revendiquaient ses semblables! Réveillez-vous monsieur Bernier! Nous nous sommes pris en mains, mais nous avons «choisi» une voie, non regrettable!

Nous avons un système de santé dont les états-uniens font l’envie, sauf les plus aliénés que les sbires de la bourgeoisie auront convaincus. D’ailleurs, de plus en plus d’états-uniens vont se faire soigner au Canada, et d’autres, poussent même l’audace jusqu’à aller se faire soigner en cachette à Cuba –Cuba doit donc soigner son propre peuple, celui du Venezuela où elle a envoyé plus de 30 000 médecins, et celui des autres qui vient se faire soigner au pays! Savez-vous quoi? Elle en a les moyens, puisqu’elle en a les ambitions! Tout dépend des priorités qu’on se donne! Les conservateurs, eux, priment les pétrolières et tout autre type de production bourgeoise qui ne profitent guère aux prolétaires.-! Que les gouvernements successifs ne s’en soient ensuite pas occupés, c’est une toute autre histoire! Quand on s’achète une voiture, on sait normalement qu’il y aura un entretien à faire, dont le changement d’huile! Et je n’ai pas vue d’ambition de votre part, ni de celle du gouvernement du Québec, de palier au manque de personnel, qui aurait du être prévu dès l’ébauche du système. Pourquoi par exemple, notre gouvernement n’a-t-il pas fait de publicité comme vous en faites pour attirer la chair à canon appelée à servir sous les drapeaux,  afin de défendre la dictature d’Hamid  Karzaï, installée en Afghanistan par les forces terroristes de l’OTAN? Allez donc savoir monsieur Bernier!

Le Québec dispose d’un vaste éventail de services sociaux, qui est de loin plus important pour le contribuable, que l’apport d’une société pétrolière aux coffres de l’État, ou que les retours d’ascenseur potentiels de celle-ci, à ses défenseurs!

L’une des principales raisons de la pauvreté, non seulement du Québec, mais de bien d’autres pays sur Terre, est le capitalisme lui-même. Le système capitaliste est une économie pyramidale, qui ne peut laisser autant de place à toutes et tous en son sommet. Le système capitaliste fait des gagnants, et des perdants. Il gaspille les ressources terriennes à un rythme effréné, et n’en tient pas compte. Il permet aux bourgeois, de concentrer en leur classe, la richesse, créée pourtant, par le prolétaire qui leur vend sa force de travail –Que les capitalistes adhèrent ou non à l’idée, il s’agit là d’exploitation du labeur d’autrui, permise par le capitalisme, sans qu’il n’y ait eu de débat réel sur la question. On parle alors, de totalitarisme.-.

Le capitalisme, lorsqu’il a permis à certains États dans le monde de tirer leur carte du jeu, vient ensuite permettre l’impérialisme, ce que monsieur Bernier ne peut nier non plus. La guerre en Irak par exemple, en est une belle preuve, dont monsieur Bernier ne peut vanter qu’il ait tenté de repousser! Toutes et tous ici, se rappellent comment Washington a fait valoir son refus de reconnaître les instances internationales auxquelles il adhère pourtant, hypocritement, lorsque celles-ci lui ont ordonné de ne pas aller en Irak, où aujourd’hui, plus d’un million de civils irakiens furent tués –En passant, il y a eu plus de morts en Irak depuis 2003 que si l’on tient compte de toutes les morts redevables au règne de Saddam Hussein! Même la guerre contre l’Iran, s’était faite commandée par Washington à Saddam Hussein, avant qu’elle ne décide ensuite de vendre ses armes (elle en a vendu en 1982 à Bagdad) à l’Iran, en 1983.-!

Le capitalisme, comme le disait si bien monsieur Moore dans son dernier film «Capitalism : a love story», est le mal incarné. C’est notre plaie béante. Notre cancer! Le problème du Québec est qu’il vit dans une économie de «libre marché», qui n’a de libertés que celles des bourgeois de nous exploiter, sans qu’il y ait débat. Un enrichissement s’ensuit donc, chez la classe minoritaire qui possède les moyens de production. Ça ne prend pas la tête à Papineau ni un diplôme en économie pour le comprendre.

Par exemple, quand Bombardier réussit à mettre la main sur un juteux contrat, c’est pour sûr, une mauvaise nouvelle quelque part dans le monde, où le contrat n’est pas octroyé. Tous ne peuvent pas y gagner. Ce n’est pas un système économique viable, mais une jungle où l’être humain devient son propre ennemi. Il faudra un jour mon cher monsieur Bernier, évoluer! Et l’évolution, il me semble, se doit de passer par une société qui s’entraide, et non par une jungle où seulement vos amis peuvent évoluer, à notre détriment!

Liberté et responsabilité

D’abord ici, j’aimerais d’entrée de jeu détruire le mythe de la liberté, étroitement et strictement relative au capitalisme. À commencer par la liberté d’entreprendre, qui elle, se relativise aux capitaux que l’on possède préalablement. Pas de capital, pas de rêve à mettre en branle!

Qu’on l’emprunte, qu’on le possède d’un héritage jadis reçu, ou que l’on gagne à la loterie, le capital est un arsenal nécessaire à l’élaboration d’un moyen de production de la richesse. Sans capital, quedal!

Comment peut-on alors parler de «liberté d’entreprendre»? Simple. Parce que les conservateurs, comme le reste des capitalistes, «croient», et j’insiste sur le terme!, que les propriétaires de capitaux sont méritants, peu importe d’où viennent leurs capitaux. Ainsi, ils peuvent entreprendre, puisqu’ils possèdent le capital nécessaire pour ce. Mais il leur faut d’abord, la reconnaissance leur permettant cet investissement, soit la reconnaissance d’abord, de la propriété privée, et s’en suit, celle d’exploiter, que le veuille ou non monsieur Bernier, le labeur des prolétaires. Le bourgeois, possédant les moyens de production, devient donc éligible à exploiter le labeur d’autrui, en l’occurrence, celui du prolétaire, forcé puisque trop pauvre, de vendre sa force de travail pour subvenir à ses besoins ou ceux d’un proche. Certes, il y a entente! Mais entente sur les modalités tout de même, d’une exploitation du labeur!

Donc, oui, il y a liberté des uns, de démarrer une entreprise, mais là s’arrête celle des prolétaires, de ne pas se faire exploiter! Bref, les libertés des uns, briment celles des autres, et comme par hasard, celles des opprimés représentent une majorité populaire, qui dépasse de loin en proportion, celles des bourgeois minoritaires et parasitaires qui profitent très heureux, de ce système pourri.

La liberté des capitalistes n’est donc qu’une superficialité que ces derniers réservent en fait, à ceux dont ils défendent les intérêts, et qui leur retournent la pareille en divers services, comme une rémunération généreuse! Qui ici, croit que monsieur Bernier vante les pétrolières gratuitement? Celle des prolétaires se résume à choisir son exploitant, ou à tenter de devenir un exploitant, comme si cela devrait être valorisé au sein d’une société prise à vivre en collectivité. Il n’y a certes pas que ces deux seuls choix, sauf si nos lunettes capitalistes sont soudées!

Les responsabilités, elles, viennent avec le devoir de gestion, mais si ce devoir n’est pas un conditionnement dont peuvent prendre part les simples travailleurs, il y a peu de chance pour que ceux-ci développent cette responsabilité. C’est pourquoi, nous, les communistes, préconisons les conseils populaires, pour motiver les travailleurs à ces «simplicités pour d’autres». L’entreprenariat doit également être récompensé, mais de là à dire qu’il doit l’être par le droit d’exploiter son prochain…, c’est une toute autre histoire qui devrait d’abord passer par le débat, plutôt que par l’affirmation pure et simpliste des capitalistes. C’est qu’ils ne sont pas forts sur les débats non plus…

Quand les libertés individuelles viennent brimer celles d’autrui, ce n’est plus acceptable. Or, en ce sens, le capitalisme permet spécifiquement cela! Il permet d’abord, l’exploitation du labeur d’autrui, et cela, en ne tenant que compte des préalables possessions de capitaux d’un tel ou d’une telle. Cela n’explique pas un «mérite», ni qu’un risque ait été pris! D’ailleurs, ce serait comme dire «que les travailleurs ne sont pas méritants!», ou que les risques qu’ils prennent, ne sont pas à la mesure de ceux pris par la bourgeoisie! Mais quand on sait qu’au Québec, en moyenne 180 travailleurs sont tués par année à la création de la richesse, on dénigre vite cette supercherie brandie par les capitalistes! Et quiconque se lève le matin pour aller créer la richesse, est assez lucide pour conclure qu’il est méritant, lui aussi! D’autant plus que, lui, il sue, se blesse et/ou se tue au labeur! Il y a donc contradiction dans les dires de monsieur Bernier et ceux de sa race!

Et pour finir, j’aimerais rappeler à monsieur Bernier que les cubains sont désormais libres de ne plus se faire exploiter, ni en santé, ni au travail, ni en éducation! La minorité parasitaire cubaine s’en est allée vivre en Floride, à Miami, où ils reçoivent formations terroristes et armements, ainsi qu’un financement monstre pour déstabiliser le socialisme de Cuba. Autrement dit, on peut utiliser le terme «liberté» de bien des manières! Dans votre cas, c’est la liberté d’exploiter que vous défendez, rien de moins, rien de plus monsieur Bernier!

Mais encore, pour répondre à votre entêtement sur les responsabilités de chacune des provinces, le Québec, pour avoir la paix de telles critiques inconvenables, devrait faire l’Indépendance au plus sacrant! Ses responsabilités seraient gérées, par les Québécoises et Québécois, pour les Québécoises et les Québécois!

Ce qu’offrent les conservateurs…

Les conservateurs ne nous offrent guère mieux que les républicains des États-Unis d’Amérique. Moins d’État –Plus de misère sociale!, plus de libertés individuelles aux riches capables de se permettre ces libertés, moins d’impôts pour ces mêmes..-, donc plus d’efforts des moins nantis pour palier au manque de capital provenant normalement, des impôts des mieux nantis. Plus d’interventions militaires à l’étranger –Rappelez-vous que Stephen Harper et sa belle équipe d’évangélistes préconisaient de rejoindre les états-uniens en Irak!-, donc plus de copinage avec des États pourtant voyous –Harper qui serre la main d’un tueur de masse et qui signe des contrats juteux avec ce tueur de syndicalistes (Alvaro Uribe)!-.Un déploiement extraordinaire d’efforts concertés concernant les intérêts des pétroliers, même si cela doit changer la donne en hausse des température sur Terre, via la hausse du carbone expiré par ces productions des plus polluantes! Et cela dit, même si Bernier dit le contraire des scientifiques, les scientifiques continuent, eux aussi, de dire le contraire des mercenaires à la solde des pétrolières moins expérimentés dans ce spécifique domaine!

Les conservateurs n’offrent rien de neuf! Une retraite de nos services publics, au profit des bourgeois qui prennent la relève! Faites le calcul vous même! On prône la privatisation de  nos soins de santé, ce qui fera évidemment augmenter le coût per capita, pour ensuite nous rediriger vers la clinique privée, amie des conservateurs, qui aura de plus, pris la relève des centres publics qui manqueront eux, avant longtemps, de personnel! Monsieur Bernier et les siens nous prennent pour des valises! En 2010, la plupart des Québécois savent compter! 1+1, ça fait 2!

Et nos services sociaux publics coûteux, valent bien mieux que de services privés encore plus coûteux, pas plus performants et moins accessibles,  enrichissants de plus, pour une minorité parasitaire, laquelle précisons-le, défend monsieur Bernier et les siens, bien avant le sort de tous les autres acteurs de la société, dont celui des travailleurs salariés par exemple, qui méritent plus, prennent plus de risques et qui ne seront jamais sous le capitalisme, libres de ne plus se faire exploiter, sauf pour inverser leur rôle, et cela, très peu en proportions globales!

Les Conservateurs jusqu’ici nous ont donné;

L’appui au terrorisme d’Israël sans retenue. Rappelez-vous les tueries qu’Israël avait exercées auprès des civils palestiniens et libanais, qu’Ottawa qualifiait de «défense légitime». Israël avait utilisé pour ce, du NAPALM, des armes à sous-munitions (dans des zones civiles!), du phosphore blanc utilisé offensivement -ce qui constitue un crime de guerre grave-, et de l’Artillerie plutôt aveugle. En territoire libanais, elle aura fait plus de 1100 morts sans compter les combattants du Hezbollah, et plus de 1600 morts dans la bande de Gaza, là encore, sans calculer les combattants du Hamas.

Finalement, ce qu’on comprend, c’est que le terrorisme, c’est mal, sauf si ces États qui l’utilisent, sont des amis! Double-mesure! Incapable d’être cohérents deux secondes, les conservateurs expriment leur dégoût du terrorisme palestinien, pour applaudir de suite, celui des israéliens, supposément contraints aux mêmes règles que toutes et tous sur Terre!

Les conservateurs nous auront également légué un aveuglement volontaire quant à l’arsenal nucléaire d’Israël, qui, sans jamais avoir déclaré à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique son arsenal d’armes nucléaires, bactériologiques et chimiques, peut compter pour que quelque  instance que ce soit ne demande de sanction économique, ou d’enquêtes des inspecteurs de l’ONU… Sinon, lorsque des nations demandent les dites sanctions, un antidémocratisme crasse vient intervenir à l’ONU, et je parle là des droits de Véto qui réduisent finalement l’ONU, à une dictature des «plus forts» économiquement parlant! Le Capital permet cela aussi! Imaginez un instant que le Canada, sous ces conciliants de conservateurs,  puissent devenir un État membre du Conseil de sécurité permanent de l’ONU! C’est encore de la double-mesure!

Ils nous auront légué également, un autre aveuglement volontaire quant aux politiques de certains autres États voyous, tel que Bogota, qui fait systématiquement assassiner les syndicalistes les plus influents, par ses services paramilitaires. Sinon, les conservateurs auront en plus de cela, fermés leurs yeux étroits sur les politiques sanguinaires du jadis président, George Bush Jr! Aussi, les conservateurs contribueront d’avantage aux Coups d’État à l’étranger, par exemple en finançant des paravents bidons sur la démocratie, qui en temps de crise pourtant, coûteront plus de 70 millions annuellement aux contribuables canadiens! Ils auront outre ces graves délits, noyautés Droit et Démocratie avec leurs sbires serviles à leur doctrine passive vis-à-vis les crimes répugnants d’Israël! Sans parler de leur refus de condamnent le Coup d’État organisé par Washington au Honduras, où pourtant, des crimes y sont répertoriés, bien plus graves que ceux que l’on attribue à Cuba ou au Venezuela –Le Venezuela n’a pas renouvelé la licence d’une station privée de télévision ayant participé à un Coup d’État. D’un autre côté, les radios dénonçant le Coup d’État du Honduras organisé par la maison blanche sont systématiquement fermées et les opposants au nouveau régime disparaissent. À Cuba, les dissidents ayant eu recourt à du matériel subversif et du financement d’un gouvernement étranger sont emprisonnés après un procès équitable. Aux États-Unis, de pareilles accusations étaient passibles de la peine de mort! Ce qui à Cuba, coûte quelques années de réclusion. -.

Ils nous auront en fin de compte, donné une telle gêne, une telle honte, que l’on sera gêné de s’afficher avec un chandail canadien à l’étranger pour des décennies, rappelant les années Reagan/Mulroney! Maxime Bernier qui se souciait de ce que pensaient les canadiens de nous, devrait maintenant se demander ce que pensera l’humanité de son beau travail pour celle-ci, à sa mort! Et ce sera peut-être finalement un «bon débarras» qui s’en dégagera!

Baisser les impôts des entreprises et l’utilité des bourgeois…

C’est encore là, un entêtement creux des capitalistes les plus extrémistes. Pourtant, de fait, les mieux nantis sont mieux en mesure de payer d’avantage d’impôts que les particuliers, moins nantis. Mais les capitalistes vont en sens contraire, car ils croient à l’individualisme, au chacun pour soi. Les problèmes, le Capital les règlera, comme par magie, et nous savons désormais que c’est faux, qu’ailleurs, dans les autres exemples capitalistes moins modérés, les richesses ont fini par se concentrer chez la minorité possédant les moyens de production, et que la majorité laborieuse s’en est trouvée appauvrie, par des services privés par exemple, plus coûteux per capita.

Les grandes entreprises doivent payer d’avantage, ce qui n’est qu’une juste imposition après tout, relative aux profits qu’elles font. Elles possèdent plus de capital, elles devraient donc en payer une contribution relative. Que le système capitaliste nous impose le dogme qui fait de nous, des éternels compétiteurs, cela n’est pas le problème du prolétariat. Si le système nous oblige à nous imposer une moindre qualité de vie, pour que les plus riches qui ne paient pas leur part s’enrichissent d’avantage, alors changeons de système! Que le système vous profite à vous monsieur Bernier, parce que vous traitez des intérêts qui ne sont pas nôtres, mais ceux des pétrolières et des autres mieux nantis, c’est une chose. Mais hélas, le dogme en lequel vous croyez est aujourd’hui mis au grand jour, et mieux compris qu’à l’époque de Karl Marx, où la plupart des travailleurs étaient illettrés et dans l’incapacité de calculer eux-mêmes. Le monde a changé, sans vous on dirait.

Depuis qu’il existe, ce système n’a servi que la cause des bourgeois, en redistribuant des miettes aux véritables méritants de ce système, les prolétaires, vendant eux, sans autre choix, leur force de travail. Regardez autour de vous, tout est fait par un travailleur, et à ce sujet, on peut se questionner sur l’utilité réelle des bourgeois, puisque la demande sans son existence, existerait, elle, tout de même et que le prolétariat serait forcé de répondre à ses propres besoins! En fait, et monsieur Bernier sera incapable de le nier, le bourgeois est inutile à notre évolution et aux aspirations de l’humanité.

Sans le bourgeois, les travailleurs ont toujours; faim, soif, besoin d’un toit, se laver, etc.. Sans les travailleurs, les bourgeois ne sont plus en mesure de répondre à une demande que seul leur capital, dans ce système, leur permet de fait! Le bourgeois, avec son capital, n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande. D’ailleurs, même la demande est celle du prolétaire, qui vend sa force de travail, rappelons-le, pour y répondre! Le problème n’est donc pas le bourgeois en tant que tel, mais l’existence d’un système économique lui permettant d’amasser du capital, de quelque façon que ce soit, et de s’en servir pour répondre à une demande certaine, puisque certains de ces services, comme la santé ou l’éducation, deviennent vite essentiels. Bref, le système capitaliste excuse l’exploitation des travailleurs, le problème n’est donc plus relatif à la gestion de certains États de leur avoir, puisqu’il s’agit là du nôtre, mais des coûts sans cesse augmentant, de la société capitaliste elle-même, qui finalement, gère ses profits potentiels après tout.

Nous n’avons pas besoin des pourritures bourgeoises, seulement de l’entreprenariat, et sa récompense ne passe pas obligatoirement par sa détention des moyens de production, et donc conséquemment, par l’exploitation du labeur d’autrui, en l’occurrence, celui du plus méritants des humains, le travailleur!

Oh! Et rappelons à monsieur Bernier que si le Québec s’en est mieux tiré qu’ailleurs lors de la crise, c’est entre autre, et cela selon l’OCDE, grâce à notre système «socialiste» et nos « calices» de services sociaux publics! Vivement le socialisme!

Sans travailleur dans ce système, il n’y aurait rien autour de vous, ni même l’ordinateur et le réseau internet par lequel monsieur Bernier fait parvenir ses diatribes aux Québécoises et Québécois, via le dos du Bloc Québécois, sans parler de sa propagande mensongère et archaïque!

La perception des autres, on s’en calice!

Je savais que monsieur Bernier était conciliant envers la racaille bourgeoise, mais qu’il l’était vis-à-vis des racistes, vis-à-vis sa propre nation,…

Mais encore! Monsieur Bernier, d’une part, regrette la perception des canadiens à son égard, mais se fiche éperdument de la perception internationale que donne désormais l’attitude des conservateurs à Ottawa! Appui au terrorisme israélien! Appui au terrorisme états-unien! Appui à des crimes de guerres! Crime de guerre contre des enfants-soldats –Soit dit en passant, le soldat états-unien tué par une grenade (M-67), l’a possiblement été par un de ses frères d’armes. Les shrapnels trouvés sur son corps provenaient d’une grenade de fabrication états-unienne, une M-67. Pour le sauver de la Cour Martiale assurée, ses camarades auront sauvé le fautif en accusant Omar Khadr. Mais encore, en quoi Khadr était-il coupable, car à l’inverse, on pourrait accuser chaque soldat qui tue un taliban, d’avoir assassiné un homme.-! Ces imbéciles de conservateurs sont incapables de demeurer cohérents deux minutes! Le terrorisme, c’est mal, sauf pour leurs amis! Les ADM, c’est mal, sauf pour leurs amis! La torture, c’est mal, sauf pour leurs amis et eux-mêmes! Les dictatures, c’est mal, sauf pour leurs amis et eux-mêmes (et je parle de celle installée en Afghanistan)!  Etc..)! Etc.. Et la perception des autres vous demanderais-je, monsieur Bernier?

Si nous vivons mieux qu’ailleurs, et que nous avons passé à travers la crise grâce à nos services sociaux coûteux, mais moins coûteux per capita que des services privés, et que les autres sont jaloux, qu’ils en fassent autant, et c’est possible. Tout dépend des priorités que l’on a! Si on veut plier à un dogme superficiel, qui en bout ligne, à l’échelle humaine, n’a aucun autre but que de créer de la richesse, sans la partager en plus de cela, certes, un système de santé universel, même moins coûteux per capita que le privé, n’a pas sa place! Mais si au contraire, c’est la liberté collective qui nous préoccupe, par exemple les accès aux soins de santé universels et des accès à l’éducation, alors là, rien ne peut nous arrêter, et surtout pas une secte à la con où l’on se cotise tous pour faire vivre grassement payés, à ne rien faire, des propriétaires de moyens de production ne représentant qu’une minorité à l’échelle terrienne!

De plus, la perception que l’on a en ce moment de votre gouvernement, c’est qu’il se fiche comme rien d’autre au monde, des pauvres, des morts des guerres impérialistes que vos amis mènent, de notre santé, de notre environnement et de notre avenir. Et ce ne sont pas les pétrolières non plus, qui dans 50 ans, s’en soucieront d’avantage! Ni le propriétaire de la clinique privée ayant remplacé mon accès universel immuable à la santé, peu importe l’épaisseur de mon portefeuille!

Heureusement, ça fait 40 ans qu’on a accès à des soins de santé moins coûteux que si nous avions à les payer au privé! Heureusement, ça fait 40 ans que la mentalité du Québec n’est pas représentée par des types comme vous! Heureusement, ça fait 20 ans que le Bloc Québécois fait du moins, plus sa part que vous pour les intérêts des Québécoises et Québécois! Heureusement, que vous n’êtes pas au pouvoir depuis 40 ans!

Retranchement de la vermine extrémiste conservatrice au Québec

Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers de leurs acquis, qui rappelons-le, leur coûtent moins chers que s’ils étaient obligés de se les approprier au privé! Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers, quand on regarde l’état lamentable de la gestion de la santé aux États-Unis d’Amérique, où des dizaines de millions d’états-uniens n’ont pas accès aux soins de santé les plus  élémentaires! Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers, quand on regarde et que l’on observe un recul social, dans tous les États capitalistes moins modérés, qui ont coupé court à ces services, plus coûteux au privé per capita pourtant! On a de quoi être fiers aussi, comme Québécoises et Québécois, de ne pas être sombrés dans une patente et ignoble conciliation aux crimes répugnants des impérialistes de Washington ou de Tel-Aviv! On peut également se vanter, en majorité, de ne jamais s’être plié devant la colonisation britannique, mais monsieur Bernier ne pourra pas en faire autant!

Nous remarquons par ce texte puéril et manquant gravement d’argument, que la vermine conservatrice et extrémiste se réfugie au Québec. Ses projets étant rejetés de plus en plus aux États-Unis d’Amérique, par un prolétariat désabusé, elle vient profiter ici, d’une soit disant crise économique, qui pourtant grâce à nos services sociaux, nous aura épargné au plan collectif. Voyant le bel étalage de services à privatiser, ainsi que l’infrastructure qui va de pair, la pourriture conservatrice et extrémiste croit bon mettre en vogue leur bel abrutissement de masse, leur propagande, qui pourtant, se heurte de plein fouet aux faits observables dans nos sociétés capitalistes.

Elle se retranche, la vermine. Elle se retranche! Bloquons la, ici aussi!

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