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Stephen Harper et Barack Hussein Obama méritent la prison

Posted by sylvainguillemette sur 1 juin, 2010

Je vais ici respecter la logique de Washington et celle d’Ottawa. Je vais traiter les dirigeants de ces capitales comme ils traitent, eux, leurs adversaires idéologiques. Je vais surtout les traiter comme ils le méritent.

Israël, vous le savez, maintient des activités terroristes depuis son existence, pour justement exister en tant qu’État sioniste. Lundi le 31 mai 2010, l’État sioniste a commis un acte de barbarie des plus horribles. Il a massacré 9 individus non armés et en a blessé 26 autres, qui pour se défendre, ont cru bon amasser un bâton, ou des billes afin de contrer l’assaut de pirates en eaux internationales. En effet, Tel-Aviv a dépêché son armée dans les eaux de la Méditerranée pour assaillir 6 navires de ravitaillement humanitaire! Cela constitue comme nous le savons, un acte de piraterie. Un crime grave pour lequel beaucoup trop de Somaliens sont morts d’ailleurs.

Israël, pour assaillir les navires,  s’est équipé de vedettes et d’hélicoptères, prenant ainsi pied rapidement sur les ponts, puis partout sur et dans les embarcations. La résistance fut brève et futile, il n’a pas fallu plus pour les hommes de main sionistes que des billes et des bâtons pour décider de massacrer ces défenseurs de pacotilles. Cela s’observe d’ailleurs sur les vidéos offertes comme trophées par Tel-Aviv. On y voit clairement des pirates embarquer sur les navires privées d’aides humanitaires. On y voit aussi clairement les usagers de ces navires tenter de défendre, en vain, leur embarcation. Et c’est à coups de mitraillettes que les sionistes règlent la situation.

Néanmoins, nous connaissons les habitudes de l’État sioniste, et c’est une chose qu’il ne soit pas puni, parce qu’au fond, la démocratie de l’ONU n’est qu’imaginaire, puisque nous le savons, il y existe des droits de véto et une limite quant à la représentation par population dans cet institut. Les dés sont truqués. Et nous le constatons ce matin. Toute la communauté internationale a condamné, à l’exception de Washington. Elle a usé de son poids, pourtant inégal à celui de la communauté internationale, pour écraser toutes condamnations. Washington a qualifié la situation de «tragédie», et notre Premier ministre a répétés ces propos minimisant de la situation.

Cela dit, nos élus, eux, ont tous les droits de condamner l’odieux. Et c’est ce qu’ont décidé de ne pas faire notre Premier ministre canadien et le président des États-Unis d’Amérique. Ils ont manifesté une sympathie à la «tragédie», mais ont aussi du même coup affirmé qu’Israël avait le droit de se défendre. Ils ont également affirmé que les navires humanitaires n’avaient qu’à prendre la voie habituelle pour acheminer à destination l’aide humanitaire, pour ainsi respecter le blocus illégal israélien. Or, il faut savoir que même par la voie officielle, Tel-Aviv complique ces transferts d’aide humanitaire. Et que de toute façon, Israël n’a aucun droit légitime de bloquer quelconque voie aux palestiniens. Bloquons-nous, nous, les acheminements vers Israël, justement parce qu’il est un État sioniste et terroriste? Il y a pourtant bien plus à s’inquiéter d’Israël, qui tue par milliers, que de la Palestine, morcelée et destituée de toutes possibilités de contre-attaque.

Nos imbéciles de représentants sont des terroristes par association, point final. Car si vous ou moi décidons d’envoyer un seul dollar au cousin de la belle-sœur du sosie de Ben Laden via internet, nous sommes foutus! C’est tout droit à Guantanamo, à l’abri des droits humains… Et pourtant, n’ont-ils pas ici, ces barbares de sionistes, massacré 9 êtres humains gratuitement (Où est passé mon Seigneur Ouellet?!? Et La bande de cinglés de Pro-Vie? Bande d’hypocrites! 1 million de vies fauchées en Irak les hypocrites! 4 millions d’autres au Vietnam les hypocrites! Des millions d’autres à travers le monde, via les ratées du capitalisme bande d’hypocrites de merde!), qui n’étaient qu’armés de denrées essentielles, de médicaments et de maisons préfabriquées? Pourquoi Stephen Harper ne condamne t-il pas ce crime sanglant, lui qui pourtant, au Canada, se dit champion de la justice criminelle (Où est passé le sénateur Pierre Hugues Boisvenu?)? Si je faisais la même chose sur un navire de Conservateurs en vacance dans les eaux internationales, vous croyez qu’il me réserverait le même sort? Il me condamnerait ou plaiderait pour ma légitime défense? Après tout, j’ai le droit de me défendre, non? Et puisque je considère les Conservateurs comme un danger potentiel pour mes enfants et pour les générations futures, entre autre par leur position environnementale, j’ai le droit de les buter, non? C’est ce qu’a fait Israël contre des militants non-armés, pour des raisons idéologiques, rien de moins, rien de plus! Et c’est ce que soutiennent Barack Hussein Obama et Stephen Harper! La situation est exactement la même que si par exemple, dans certains pays, on avouait ouvertement s’attrister du sort des victimes du 11 septembre 2001, tout en plaidant la légitime défense des auteurs de ces attentats! Un crime, c’est un crime, qu’il soit commis par quiconque. Sauf pour les États-Unis d’Amérique, qui en ont commis d’avantage! La situation de Stephen Harper, elle, n’explique aucun support canadien aux attentats terroristes d’Israël. Elle est isolée au Canada et ne représente qu’une infime minorité. Le même Stephen Harper condamnerait sur le champ de parfaits inconnus qui répéteraient la situation. Ce n’est qu’un allié inconditionnel de l’État sioniste, tout simplement. Israël, dès demain, lancerait une arme nucléaire pour exterminer le restant de la population palestinienne, Stephen Harper plaiderait pour une légitime défense et continuerait, aux côtés d’Obama, de parler de «tragédie»…

Étayer les droits d’un pays qui ne respecte guère ceux des autres nations, ce, pour défendre les actes terroristes de ce pays, c’est se moquer de l’humanité. Et c’est ce que font les terroristes par association, Barack Hussein Obama et Stephen Harper, ainsi que leurs députés et élus. Qu’ils aiment l’idée ou non, Israël a commis de graves actes de terrorisme, et s’ils veulent les défendre, libres à eux. Mais ils devraient être traités comme ceux qui l’ont été à Guantanamo, pour les mêmes actes. Quels actes? Pour le soutien au terrorisme étatique de l’État sioniste d’Israël. Ce sont des êtres humains comme vous et moi. Ils devraient disposer des mêmes droits. J’accuse donc ainsi, officiellement, mon Premier ministre d’être un terroriste par association. Parce que c’est ce qu’il est. Comme son homologue états-unien.

Pourtant, ces mêmes imposteurs nous clament que les Talibans sont des terroristes lorsqu’ils s’attaquent pourtant, dans certains cas, à des cibles «militaires», engagées dans un conflit «militaire», rappelons-leur! Que de cohérence! On accuse les F.A.R.C. (et les FARC ne possèdent pas la bombe nucléaire!!!), au Canada, d’être une organisation terroriste, mais elle n’a pas commis la moitié des crimes d’Israël. On a accusé les anarchistes de terrorisme pour une attaque contre un guichet automatique, tout en minimisant des meurtres à l’arme automatique, sur un bateau autre que celui des assaillants, dans des eaux internationales!

Et ce matin, le comble va plus loin encore! L’ONU impute à Israël de mettre en place une commission d’enquête «indépendante»…  Cela veut-il dire qu’Al-Qeada pourrait s’auto enquêter également? Est-ce que les Talibans jouiront des mêmes avantages? Pourront-ils enquêter sur eux-mêmes, eux aussi? À quand les criminels du Canada seront-ils maîtres de leur destin, comme les Israéliens? Je me demande ce qu’en dira Pierre Hugues Boisvenu!

La réalité est très simple, et ce matin, les comptes-rendus de l’ONU nous le confirment. Stephen Harper et Barack Hussein Obama sont des terroristes par association. Ils soutiennent des activités terroristes. Ils les financent également. Ils défendent ces politiques terroristes, que tiennent les sionistes israéliens. Et qui dit défendre le terrorisme, dit terroriste selon la logique de ces mêmes adorateurs de terreur à sens unique.

Stephen Harper et Barack Hussein Obama méritent la prison, pour soutien au terrorisme. C’est aussi simple que cela!

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Le fascisme est-il possible au Canada?

Posted by sylvainguillemette sur 26 mai, 2010

Le gouvernement Harper n’en finit plus de museler ses opposants ou ceux que ceux-là voudraient entendre en commission, de les discréditer via des formules simplistes et rétrogrades, et de dépenser les finances publiques pour des intérêts qui n’ont rien de public.

Nous avons appris cette semaine que le gouvernement des conservateurs allait espionner les conversations électroniques, afin dit-il, de voir à ce que tout soit «vrai» dans les affirmations le concernant. Cela n’est pas sans rappeler le «Patriot Act» états-unien, adopté sous le règne de George W. Bush, qui a permis au gouvernement de ce tueur de masse impuni d’espionner des millions de ses concitoyens dans leurs conversations privées, tant téléphoniques qu’électroniques ou autres. Ainsi, les conservateurs veulent mettre fin aux discussions le concernant sur les places publiques. Cela vise également à faire fermer certains blogues ou sites internet, qui pourraient proférer de telles informations, ce qui le dérangerait. Le site FACEBOOK serait parmi les préoccupations du gouvernement de Stephen Harper, ce qui pourtant, représente d’avantage la démocratie que le peu de soutien populaire qu’il a pu retenir pour tenir le pouvoir à Ottawa.

Aussi, nous avons appris que le gouvernement de Stephen Harper interdira désormais, toute convocation de quelconque bureaucrate  d’Ottawa. Ainsi, fini les interrogations déplaisantes des «Richard Colvin», qui mettaient pourtant à nues les prétentions mensongères du gouvernement conservateur sur les allégations de torture systématique des prisonniers afghans en Afghanistan. Il n’est donc plus possible de faire la lumière sur des dossiers jugés sensibles, autant par l’opposition que par le gouvernement.

Nous apprenons, en même temps, que les conservateurs de Stephen Harper vont dépenser près d’un milliard de dollars pour la sécurité d’un évènement de seulement 3 jours! En effet, le G20 et le G8 réunis coûteront à eux-seuls plus cher que les 17 jours olympiques à Vancouver en termes de sécurité! Pourtant, les discussions entreprises par nos élus minoritaires, n’ont rien d’opportun pour le public, si ce n’est qu’on prend des décisions qui les concerne, à leur insu et sans leur consentement. On y discutera de partenariat contre ce que l’on nomme le «terrorisme» –tout en ignorant les actes terroristes qu’ils commettent ou appuient eux-mêmes…- , de sanctions contre les régimes détestés par les États capitalistes –qui ne commettent comme crime, que ce que se permettent ces mêmes États hypocrites qui participent à ces sommets du G20 et du G8…-, de privatisation des marchés globaux –de gré ou de force…-, de plans d’austérité –qui ne visent qu’à mettre en place le Nouvel Ordre Mondial-, bref, rien qui n’ait un quelconque lien avec l’intérêt collectif des travailleurs canadiens, sauf si ce n’est que celui de les appauvrir d’avantage, au profit de cette bourgeoisie minoritaire et parasitaire. L’hypocrisie de ces sommets est inégalable. Et ces sommets ne sont obligation, que pour les économies totalitaires capitalistes, voulant continuer sur cette voie, malgré les patents échecs de celle-ci sur plus d’un siècle. Il s’agit bel et bien d’une réunion de parasites, tentant de nous faire croire qu’ils prennent ces cocktails de princiers, pour nos intérêts de travailleurs du bas de cette pyramide sociale! D’une part, Ottawa et les capitalistes nous demandent de concéder à leur chantage économique quant aux plans d’austérité et d’une autre, ces mêmes parasites se la coulent douce, au coût de près d’un milliard de dollars canadiens, pendant que le prolétariat international encaisse toujours aujourd’hui, la débâcle boursière états-unienne et bourgeoise! C’est le monde à l’envers!

Nous notons aussi qu’à partir de maintenant, certaines organisations comme celles des anarchistes toutes confondues –Le porte-parole de la police d’Ottawa parle d’une idéologie d’abord terrorisante…- seront jugées, sans preuve, de terrorisantes, au même titre qu’Al-Qeada. Pourtant, ce gouvernement conservateur a toujours fermé ses yeux sur le financement d’Al-Qeada ou des Talibans, qui nous le savons, relève du passé et du présent états-unien, donc issu des poches de son partenaire économique principal! Ainsi, le gouvernement conservateur adopte deux poids, deux mesures! Il est de toute façon vrai aussi, qu’Ottawa, sous Harper et ses sectaires, n’a jamais condamné le terrorisme d’autres belligérants, comme celui des israéliens par exemple, qui ont en deux ans, massacrés plus de 3000 civils impunément et avec le soutien des conservateurs! Rappelons qu’Israël avait utilisé des armes de destruction massive  – Sans doute celles que Saddam Hussein ne détenait finalement pas! Les conservateurs ont pourtant appuyé idéologiquement la guerre illégale de George W. Bush en Irak, qui a fait jusqu’ici, plus d’un million de morts chez les civils irakiens!– pour ce et que cela n’a aucunement titillé ni Ottawa, ni Washington! Au contraire! Cette dernière avait même, durant le massacre, envoyé des tonnes de munitions en signe d’approbation du massacre! Ottawa n’a pas condamné le geste de soutien au terrorisme de Washington et pourtant, notre capitale fédérale condamne aujourd’hui la dictature de Kim-Jong-Il, qui s’il est vrai que son pays ait coulé un bateau, n’aura tués que 46 marins… Cohérence…

Voilà que nous avons devant nous, un gouvernement fascisant, qui nous rappelle une certaine époque où les socialistes et tous les opposants au capitalisme, étaient des ennemis et des traîtres à jeter en prison ou à abattre. Certes aux États-Unis, cela a toujours demeuré une réalité. Mais ici… Le Canada sous les conservateurs est peut-être entrain de franchir le seuil qui le sépare du fascisme. Pour sûr, son sectarisme n’est plus une simple supposition, ni quant à son aveuglement volontaire vis-à-vis les crimes de guerre, ni vis-à-vis les crimes commis contre l’humanité ou la torture, ni son soutien aux pétrolières, etc..

Le Canada sous les conservateurs, se dirige tout droit vers le fascisme.

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Nouvelles internationales… (Voltaire http://www.voltairenet.org/fr)

Posted by sylvainguillemette sur 13 mai, 2010

Honduras : l’ONU s’émeut des assassinats de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

http://www.voltairenet.org/article165370.html

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Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.

http://www.voltairenet.org/article165371.html

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De la pathologie individuelle, à la pathologie sociale

Posted by sylvainguillemette sur 2 mai, 2010

Un lien étroit existe entre la transformation de notre société et le mal vécu subjectivement par les hommes et les femmes de notre société. Trop souvent, on fait état d’un mal individuel qui à mon avis, découle davantage des failles de notre système capitaliste. Voici mon point :

Si nous reculons de quelques décennies, nous pouvons constater que l’étau des interdits était contrôlé par l’Église par l’explication idéalisée des problèmes collectifs et individuels. Or, si l’individu se croit libéré des interdits, ce qui permet un développement sans entraves, il vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur de cet impératif de liberté. L’obsession du pêché est remplacée par la peur de la panne, la peur de l’impuissance, d’où le tableau clinique que nous retrouvons souvent en séance de thérapie : dépression, sentiment de vide intérieur, indifférence, etc. L’ère de l’individualisation des malaises. Pour reprendre la formule de Robert Elias : nous sommes de plus en plus une société des individus et non une société prônant une vision globale et commune.

Toutefois, rappelons-nous d’un principe élémentaire : chacune des conceptions subjectives d’un problème individuel est construite dans un contexte social particulier. L’individu naît du social et le social est l’individu. Cette liaison dépend donc de la spécificité d’un peuple, de son histoire, de son évolution… bref, de son continuum et ses configurations structurelles. Impossible de penser la société en dehors d’un phénomène de mouvement continu et de changement.

Si nous nous fions à l’individualisme américain étudié par Alan Enrhenberg, nous comprenons que pour lui, l’individu est par lui-même une institution : il s’autogouverne, se détermine et agit par lui-même. Il doit être libre de ses choix pour son accomplissement personnel. Si nous nous appuyons sur un fond puritain en analysant le rapport de l’homme en lien avec une vision idéaliste, certes nous pouvons mentionner qu’il s’agit d’un agent moral indépendant voué à la quête de la liberté. Cependant, cette conception de l’autonomie est dépassée et devient de plus en plus difficile à préserver dans une société qui se complexifie et dans laquelle les rapports sociaux se dépersonnalisent. Nous pouvons donc comprendre dans ce contexte d’évolution, l’importance qu’a jouée le développement de la psychologie. Elle peut être considérée comme un apport ou comme un support permettant à l’individu de conserver ou de retrouver une apparence d’autonomie dans une société qui se modifie. Cette façon de traiter les problèmes s’est imposée par une psychologie du Moi. Toutefois, je questionne : être soi-même, c’est d’avoir la capacité à exercer son autonomie dans le monde social. Non? Nous recherchons alors à travers les traitements, à favoriser l’adaptation sociale d’un individu, mais sans jamais re-questionner l’évolution de cette même société. Comme si cette évolution était en dehors de nous, en dehors de notre contrôle. Depuis 20 ans, il y a pourtant éclosion de diagnostics, tels que : dépression, personnalité borderline, personnalité antisociale, etc.

Selon moi, ces pathologies dites individuelles sont aussi des pathologies sociales, parce que l’autonomie repose sur la capacité à l’individu de se réaliser dans la société. Comment se réaliser dans une société malade?

En effet, l’autonomie est le produit de l’Histoire et elle se retrouve souvent prise entre les conflits politiques et sociaux. Elle est l’expression de l’indépendance à l’intérieur des intérêts généraux à protéger, ce qui est supposé être le rôle de l’État, mais les pressions du marché mondialisé nous mènent vers une désinstitutionnalisation, dé-protection, dé-régularisation, privatisation et j’en passe…

L’abandon progressif de la société par l’État laisse les individus à eux-mêmes et  aux faiblesses de la société civile. C’est désormais un individualisme de dé-liaison, ce qui dépouille l’individu des protections publiques nécessaires à l’exercice de son autonomie. Nous sommes actuellement comme société fixée sur une conception de l’autonomie liée à un État idéaliste qui soumet la protection de l’individu à l’individu sans égards aux inégalités et à sa capacité de déploiement de ses ressources personnelles. Le problème est remis entre leurs mains et ces mêmes personnes arrivent dans notre bureau démolies et coupables… mais, coupables de quoi?

Nous sommes davantage une clinique de la perte, perte de confiance en soi liée, entre autres, à la perte de son travail ou de son logement, en un mot, à la précarité… Je l’appelle la clinique de la souffrance sociale. Ces pertes sont toutes en lien direct avec l’évolution d’une société capitaliste qui se refuse de voir ses failles. L’histoire sociale nous montre que pour vivre pleinement sur le plan de notre autonomie et pour chercher à atteindre un équilibre entre l’homme et la société qu’il crée, l’homme doit reposer sur l’existence d’institutions et la présence d’un État favorisant un bien commun. Tout n’est pas affaire de mobilisation personnelle.

Geneviève Vadeboncoeur

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Révolution truquée

Posted by sylvainguillemette sur 30 avril, 2010

http://storage.msn.com/x1pbglk-vqL4BtuKFGiALLULdVgeOtfXrLeYd-AXUSOXVIVPhaXSVsqcH30DMKMBgCiCf54mvK8ixPoqZzlr4Hsh1SbGkHPI6KKd6Y0cDCABMn8jcQ_aCblK075f1PNBnJKkRpX7YwxfmgRm8MGk7ewrodRpsb87O2fCette semaine, les médias de masse se sont concertés pour annoncer la possibilité de l’arrivée d’un nouveau parti politique qui regrouperait ce que l’on nomme fautivement, les «lucides». Pour étayer cette possibilité, Radio-Canada, avant hier, invitait Marcel Côté du groupe SECOR, qui proposait ni plus ni moins, une nouvelle révolution tranquille. Mais attention! Cette nouvelle révolution n’irait pas plus loin en avant vers un nouveau progressisme, mais retournerait plutôt en arrière, malgré les échecs patents et multiples du capitalisme, et redonnerait plus de pouvoir au patronat, aux riches et à la classe bourgeoise minoritaire et parasitaire, cela, au détriment des travailleurs salariés.

D’une part, j’aimerais d’abord spécifier que ce parti n’apporterait rien de neuf au bercail, puisque ce bercail est déjà pourvu de quatre partis politiques prônant ouvertement  et sans sourciller, le capitalisme. Ce que proposent ceux qui se nomment eux-mêmes les «lucides», que l’on parle de Lucien Bouchard, de Joseph Facal, ou de tout autre valet de la bourgeoisie qui désire porter le chapeau, ce n’est pas autre chose qu’un capitalisme «plus sauvage», mais parfaitement conforme à l’idéologie, et en rien révolutionnaire vis-à-vis ce qui se fait déjà ailleurs dans le monde, où justement, l’aspect social fut amoché, puis écartés des priorités capitalistes. Il n’y aurait donc pas de révolution, mais un simple retour en arrière de 40 ans, vers la fin d’un progressisme qui pourtant, nous place dans notre confortable position sociale, celle qui fait l’envie de plusieurs pays, pourtant capitalistes eux aussi. Certes, ces services sociaux que nous nous sommes donnés semblent coûter très cher –Et c’est le cas, mais c’est également relatif au système économique que les prix s’emballent. Par exemple, les fabricants de médicaments sont des entreprises privées, puis jouent un grand rôle sur le coût de notre système de santé. Québec-solidaire propose d’ailleurs Pharma-Québec, une nouvelle société d’État qui ajusterait le prix à nos propres intérêts, Q-s propose des valeurs un peu moins «capitalistes sauvages.»-, mais sachez qu’ils nous reviennent moins cher per capita, que si nous les achetions au privé, dans un monde «chacun pour soi» et individualiste comme en rêvent les «lucides». Tout cela, en bout de ligne, dépend de vos priorités. Celles des lucides ne sont pas celles des travailleurs salariés, mais celles des bourgeois propriétaires des moyens de production et des mieux nantis.

Un parti politique qui regrouperait les «lucides» ne ferait pas mieux que les actuels serviteurs de la bourgeoisie pour la classe laborieuse qu’est le prolétariat. Ces serviles et dociles aspirants bourgeois ou valets, n’ont autre chose qu’une vieille idéologie malmenée par les faits et le temps à nous présenter, qui depuis son existence, n’a cessé de présenter ses failles, qu’elles soient comptables ou sociales. De toute façon, l’une est relative à l’autre! Depuis l’existence du capitalisme, les réformes n’ont jamais cessé de se cumuler pour accommoder les populations du monde entier aux failles dudit système capitaliste –qui certes, n’est pas parfaitement capitaliste. C’est justement ce que veulent appliquer les «lucides», un capitalisme «plus sauvage…»-. Ici, au Québec, c’est notre Révolution Tranquille qui a mené ces réformes, devenues essentielles au niveau social avant tout. Les Québécoises et Québécois se sont vite aperçus que le système capitaliste sauvage dont rêvent les «lucides», n’était pas un système pour toutes et tous, mais un système privilégiant une minorité parasitaire détenant les moyens de production, et les riches, gâtés par le conditionnement, ou tout autre hasard conditionné de la vie. Les Québécoises et Québécois se sont donc donné des moyens de contourner ces failles, qui donnaient privilèges à ceux qui détenaient les moyens de production et les établissements de santé ou de services autres. Les Québécoises et Québécois n’étaient et ne sont toujours pas dupes, et se sont donné un système de santé bien à eux, moins coûteux, accessible à toutes et tous et ne permettant pas l’exploitation du labeur et de la maladie d’autrui.

L’argumentaire de ces «lucides» est sensiblement fragile, et cela ne peut que nous étonner que personne ne l’ait encore attaqué dans les médias de masse, si ce n’est que ces médias sont justement vendus à l’idée des «lucides», eux qui sont pour la plupart, privés, donc conséquents avec leurs propres intérêts. Ne prenons un instant que les dires de monsieur Côté du Groupe SECOR, qui définit d’abord, de façon très totalitaire, 3 capitaux importants dans nos sociétés; le Capital humain, l’État et l’Entreprise. Il serait ici aisé pour quiconque s’y connaissant, de remplacer l’entreprise par les moyens de production, et d’expliquer que ces moyens de production dépendent d’un Capital financier, qui lui, respectivement au système économique actuel, se concentre chez la minorité parasitaire bourgeoise, qui possède donc l’entreprise conséquemment. Ne tenant pas compte du processus ayant permis aux bourgeois de s’enrichir au point d’en détenir des moyens de production, l’argumentaire des «lucides» déjà, s’effrite et laisse place au totalitarisme. Les processus sont inexplicables pour les idéalistes que sont les capitalistes. Il n’y a donc pas de lucidité observable dans les logiques desdits «lucides». Par exemple, la logique des lucides nous amènent à croire qu’il faudrait privatiser notre système de santé, et plusieurs autres services. Or, nous savons que le privé en santé, coûte plus cher per capita que le public. Pourquoi alors, accepterions-nous de privatiser ces services que les «lucides» disent «sacro-saints» pour ridiculiser la position adverse –Quoi de mieux que de ridiculiser la position adverse pour s’auto crédibiliser?-? D’abord, nous ne «croyons» pas en un système de santé public, nous *observons*, puis *constatons* qu’il est meilleur que le système privé, ce n’est pas du tout la même chose que de croire en quelque chose aveuglément, comme pourtant, nous le proposent les «lucides» avec leur beau programme bourré de dogmes, répété rappelons-le, depuis plus d’un siècle malgré ces échecs successifs. De plus, il est également facile de repérer les intéressés et leurs intérêts à travers ce beau discours que tiennent ces «lucides», ce qui vient encore préciser leur positionnement quant à leurs prétentions de servir les intérêts de toutes et tous les Québécoises et Québécois. Cela est bien apparent, pour bien des gens, dont les travailleurs salariés, que les «lucides» se préoccupent plutôt des intérêts financiers de la haute bourgeoisie, que de leurs intérêts de simples petits prolétaires.

Ensuite, ceux-là  clament que l’État doit s’amincir, et qu’ainsi, nous retrouverons un certain pouvoir d’achat, nous permettant le libre-choix dans nos achats. Or, les faits sont effarants en ce sens qu’ils prouvent hors de tout doute, que l’on n’amincira pas nos propres dépenses en réduisant celles de l’État, puisque celles de l’État, sont les nôtres et que les coffres de l’État s’emplissent grâce à nos efforts collectifs. Bref, en réduisant la part de services de l’État, ces services deviennent absents, mais toujours essentiels pour une part de la population, qui doit elle désormais, se les approprier au privé! Et là, la surprise arrive… Le privé, per capita, coûte plus cher que ce qu’offre un service public où les efforts de financement sont collectifs et progressistes. La personne réquisitionnant donc ces services au privé, qu’elle ne peut plus retrouver au public pour moins cher, amincie certes pour sa part la taille de son portefeuille. Sinon, le principe même de l’utilisateur payeur, en santé entre autre –puisque ce n’est pas un luxe-, vient brimer aux gens le droit d’être malade. On taxe la maladie autrement dit, alors que pourtant, des études démontrent que les malades sont plus souvent regroupés chez la part moins nantie de nos sociétés, parce qu’elle n’a pas les moyens de se tenir en forme, parce qu’elle n’a pas les moyens d’acheter de bon aliments, parce qu’elle n’a pas les moyens d’aller voir aussi souvent le médecin –Surtout si le ticket modérateur voit le jour!-, parce que les pauvres n’ont pas le temps, ni l’argent, pour pratiquer des sports, parce qu’ils demeurent souvent près de secteurs industriels, ou près des grandes routes et des autoroutes, etc..

Dégel des frais de scolarité, privatisation d’Hydro-Québec, privatisation de notre système de santé, privatisation de la Société des Alcools, privatisation bref, de plusieurs services… Mais cela, en bout de ligne, profite à qui? À qui peut profiter la privatisation de notre Société d’État d’énergie, étant donné que nous savons qu’Hydro-Québec en 2009, a rapporté environ 3 milliards de surplus dans ses coffres –C’est 3 milliards de services que le gouvernement capitaliste libéral ne coupera point!-, et que ses coffres sont les nôtres? À qui peut profiter la privatisation de la SAQ, alors que nous la savons, elle aussi, très profitable pour les travailleurs contribuable du Québec? À qui est-ce que la privatisation de notre système de santé pourrait profiter? Aux malades? Ben non, aux bourgeois! Qui d’autres?!? Les malades, eux, paieront plus cher leurs services au privé, per capita, et les bourgeois s’y enrichiront, parce qu’ils détiendront désormais les moyens de nous soigner et que ce sont eux, que les pauvres-malades iront quémander pour demeurer en santé et donc, avoir le droit de vivre. Bref, la totalité des idées des «lucides», sont des idées profitables aux bourgeois, aux mieux nantis  et aux aspirants bourgeois, assez riches pour se permettre de telles appropriations, que sont les moyens de production. Sinon, elles peuvent amadouer quelques opportunistes égoïstes, mais sans plus. Même le dégel des frais de scolarité va dans le sens de la régression, car nous rendrons ce faisant, l’éducation moins accessible, et nous diminuerons ainsi, l’apport de l’éducation auprès de notre société toute entière pour le futur et à court terme, une société qui pourtant en dépendra certainement prochainement! Une nation éduquée vaut bien plus qu’une nation présentant une carence en ce sens. Ça va de soi! Donc, les idées des soit disant «lucides» ne sont pas de notre intérêt de simples travailleurs exploités, mais visent plutôt, un électorat bien aliéné, ou simplement, les riches et bourgeois de ce système qui en ont assez d’avoir un poids quasi égal –Inégal, et cela pourtant, alors que les prolétaires sont bien plus nombreux qu’eux et qu’ils créent de plus, la richesse qui fait vivre ces parasites bourgeois.- à celui des travailleurs –et qui exploitent en plus, ces travailleurs-.

Un tel parti devrait-il voir le jour au Québec et présenterait-il une nouvelle vision pour notre avenir? Non. D’abord, ce parti devrait endosser sa seule et unique position dont il est véritablement digne, et se nommer selon celle-ci. Ainsi, cela donnerait au Québec la naissance du Parti Capitaliste «plus sauvage» du Québec. Les «lucides» n’ont rien de neuf à nous amener, qui n’ait pas été amené par les autres partis capitalistes ailleurs dans le monde. Et partout où le capitalisme «plus sauvage» a fait son œuvre, il s’est buté à la réalité. Le capitalisme concentre la richesse chez une minorité parasitaire possédant les moyens de production, la bourgeoisie en l’occurrence, et permet de plus l’exploitation du labeur d’autrui, pour autant que celui qui exploite possède les moyens de production. Il a également mené des nations entières à se diviser au plan social des classes, puisque partout dans les systèmes capitalistes, il y a des bourgeois et des prolétaires, ces derniers vendant leur force de travail à la bourgeoisie, laquelle permet la création de richesse, et laquelle explique l’exploitation dont nous parlons nous, les marxistes. Plus loin encore, ce système mène inévitablement à l’Impérialisme, et regardant notre voisin du sud les États-Unis d’Amérique, il devient difficile de nier ce fait. Les guerres s’en suivent donc, et celles-ci portent toujours en elles, un caractère bourgeois. C’est-à-dire qu’elles ont cela en commun, qu’elles servent les intérêts de cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie. La majorité des guerres de ce siècle et du dernier, sont à base économiques et visent pour la plupart, des revendications bourgeoises.

Bref, à quoi bon faire un retour en arrière de 40 ans, où les travailleurs créateurs de richesse, n’étaient même pas l’égal des fientes de la bourgeoisie? Pourquoi insiste-t-on à retourner à un point où les affairistes avaient le pouvoir de décider, relativement à votre portefeuille, si vous aviez le droit de vivre, de manger, de boire ou d’avoir un toitC’est déjà pratiquement le cas, ne leur manque que notre système de santé, et quelques autres services, dont l’énergie, etc..-? Je ne vois pour ma part, et en tant que prolétaire (travailleur salarié), aucun intérêt qu’un tel parti puisse voir le jour –Sinon qu’il se nomme «Parti capitaliste du Québec» et que les autres de son acabit s’y joignent, indépendantistes comme fédéralistes.– Nous avons ces partis capitalistes en place pour servir les intérêts de la bourgeoisie, et la lucidité de ces «lucides» n’est relative qu’aux «croyances» qu’ils portent en eux –comme les autres d’ailleurs-, vis-à-vis  un système désuet, et ne servant pas nos intérêts de classe. D’autre part, j’aimerais bien comprendre comment cette «prétention d’omniscience» ose dire à son électorat, qu’elle est plus lucide que celui-ci, et que le reste de la planète finalement.

Ce parti devrait ironiquement exister, afin que démontrer, encore une fois pourtant, l’inefficacité du capitalisme. Un échec de plus, ça change quoi de toute façon, sinon que quelques générations de plus, sur plusieurs siècles, paieront les failles d’un système économique désuet –qui met entre autre, un prix monétaire sur le droit de vivre…-, et non les mauvaises applications d’un égoïsme crasse et d’un individualisme des plus indigestes.http://byfiles.storage.live.com/y1pXOLKx4gMsiPMFOxWIuN02Ouq1Gnj_Wh3SKyPcvDFLEqBhnQWzfg888Uyb8-g13gm49ZzuZUGBtU

Mais mes chers capitalistes, nous serons en face, et démontrerons, encore une fois, que votre argumentaire ne tient pas la route une seule seconde. Que les «mérites» que vous inventez aux bourgeois; d’exploiter le labeur d’autrui, d’acheter la justice, et d’exploiter la demande finalement, ne sont que chimères. Que les «risques» pris par la bourgeoisie pour expliquer leurs «mérites» ne sont en rien en commun avec ceux que prennent les créateurs de richesses véritables, les travailleurs. Ceux qui s’épargnent la compagnie de leur famille, 40 heures durant, sont les prolétaires. Ceux qui suent, se blessent et se tuent, sont également les prolétaires. Et pourquoi le font-ils? Pour gagner leur croûte, ainsi que répondre à leurs propres demandes. Sinon, ils rêvent quelque fois d’atteindre ce sommet pratiquement inatteignable de la pyramide hiérarchique économique. Mais majoritairement, cela est impossible. Qui créerait de toute façon, la richesse qui fait vivre les bourgeois, si nous étions tous bourgeois? Et en réserve, je ne vois guère l’utilité des bourgeois dans l’équation demande/offre. Ces parasites font un labeur qu’un prolétaire saurait faire, si conditionné pour ce, ce que certains font d’ailleurs, dans des Conseils d’administration par exemple. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande, et ce, précisément dans ce système capitaliste. Autrement dit, le capitalisme excuse l’existence de ce parasitisme, et de ces parasites.

Marcel Côté argue qu’il faille ce nouveau parti pour déloger le Québec du «cul de sac», dont seraient responsables les syndicats, avec leur intérêts à préserver leur acquis. Pourtant, ce faisant, il n’argue pas que les patrons en fassent autant, pour préserver les privilèges que seule une minorité parasitaire sur Terre possède. Selon lui, il faut sortir de l’immobilisme dans lequel s’est enfargé le Québec avec sa Révolution Tranquille, il en faut une nouvelle, à contresens. Mais la révolution dont il parle, n’est autre chose qu’un capitalisme plus sauvage… Donc plus de pouvoir aux riches,  aux bourgeois surtout, qui détiennent les outils permettant la multiplication des capitaux. Et cela, ça ne fonctionne pas si la promesse en est d’une meilleure répartition des richesses. Ce n’est qu’un retour en arrière et non une sortie de l’immobilisme. L’immobilisme, pour les capitalistes, ce sont les barrières laborieuses, la grogne des prolétaires, leurs revendications, l’existence des «maudits syndicats», etc..

Le Québec n’a besoin que des travailleurs et de sa population, et la totalité devrait se gouverner elle-même à travers des conseils démocratiquement gérés, dont les élus seraient révocables en tout temps. Cela donc, n’oblige personne à subir quelconque exploitation. Les outils de production peuvent être gérés par les travailleurs, conditionnés pour ce. Ainsi, nous pourrions éviter le Nouvel Ordre Mondial entrepris par les forces de la bourgeoisie internationale. La Grèce selon les économistes du Capitalisme, de cette secte où les dogmes sans sens sont nombreux, entraînera avec elle les économies internationales et l’on demandera aux gouvernements du monde entier de faire de plus amples efforts quant  à leurs dépenses.

Mais les travailleurs du monde entier ne sont pas dupes eux non plus… Au Québec, la promotion d’un parti plus extrémiste de droite n’est pas sans lien avec cet avènement prédit que le Nouvel Ordre Mondial. Toutefois,  pour l’instant, la «révolution truquée»  enclenchée par la bourgeoisie internationale demeure une réalité.

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Le Québec peut être fier de ses prises de responsabilités collectives et devrait envisager l’autonomie via son Indépendance!

Posted by sylvainguillemette sur 21 avril, 2010

https://i1.wp.com/www.cbc.ca/gfx/images/news/photos/2006/11/15/bernier-maxime061115.jpgMaxime Bernier, qui nous avait quittés illico après le scandale des documents secrets laissés chez madame Couillard, n’est pas resté muet pour autant, au contraire. Il a entrepris une vaste campagne de propagande abrutissante auprès des masses intéressées, si aliénées et petites soient-elles. Ajoutons qu’elles ne sont pas rares dans l’Ouest et en Beauce et où les radios-poubelles pullulent. Mais au diapason, les conservateurs oublient vite les erreurs du passé, même les ratées, comme celles de leur système capitaliste adoré qui se refuse de partager les richesses, que créent pourtant les prolétaires, au profit de la classe que défendent les conservateurs comme Maxime Bernier.

Pour sa campagne de propagande mensongère, Maxime Bernier a écrit un texte des plus commodes, et des plus complaisants vis-à-vis la classe minoritaire affairiste qu’est la bourgeoisie.

Pas à pas, paragraphe par paragraphe, je passerai par chaque étape de sa couche pleine, afin de clarifier ses dires, de les démentir et vous éclaircir quant au discours creux de ce conservateur de pacotille. Vous y verrez certainement des ressemblances entre ses propos, et ceux de la branche extrémiste de droite que l’on nomme «Tea Party» aux États-Unis d’Amérique –qui a soit dit en passant le droit immuable de manifester armé dans certains États!-. Et comme le «Tea Party», monsieur Bernier saupoudre son discours de tels arguments qui sont facilement destructibles, par un débat de fond, sans violence, et sans arme! Allons-y.

L’indépendance du Québec

D’abord, tous les politiciens disent être concertés de préoccupation autours des enjeux du Québec, ce serait difficile de trouver plus populiste admettons. Mais ici, je préciserais tout de même que, de fait, ce sont les intérêts des affairistes qui préoccupent monsieur Bernier. Ceux des bourgeois minoritaires qui exploitent le labeur des majoritaires, celui des prolétaires.

Maintenant, nous ne sommes pas devin, ni nous, ni monsieur Bouchard, ni monsieur Bernier. L’indépendance du Québec est envisageable, mais non seulement cela, elle est possible. Ce qui arrivera dans quelques années, dans quelques décennies? Nul ne le sait! Et je ne crois pas aux jeux de hasards, et je ne me permettrais aucun commentaire de cet acabit.

Est-ce que les débats autour de l’Indépendance du Québec nous ont fait tourner en rond? Je ne crois pas, tout au contraire. Ces débats nous ont permis de comprendre mieux, ce qu’est une indépendance, bien que le Parti Québécois n’ait pas présenté une telle initiative, mais plutôt une souveraineté association. Tout de même, nous aurons fait le tour bien des fois des arguments, telle que la possibilité de développer une économie locale importante –étant donné la richesse de notre territoire en matières premières-, ou de choisir pour nous, entre nous. Les Québécois ne sont pas plus cons que les autres humains de la Terre, ils sont capables de gérer eux-mêmes leurs taxes et leurs impôts, sans là qu’un État monarque étranger ne vienne intervenir auprès de leurs affaires.

De plus, nous savons désormais que le conservatisme au Québec, est ce que socialisme est aux États-Unis d’Amérique. À peu près absent! Nous n’avons pas beaucoup de points en commun avec l’Ouest du Canada, qui prêche souvent à droite, plutôt qu’à gauche. Bien que beaucoup d’acquis sociaux nous aient été parvenus depuis l’Ouest, aujourd’hui, ces vestiges s’effondrent et laissent place au conservatisme et à l’opportunisme crasse que ceux-ci vantent et prônent. L’opportunisme y bat son plein, car les sables bitumineux sont payants, temporairement, et sensiblement limités, et promis d’une belle décontamination à nos frais en vue…

Si nous ne tenons que compte des possibilités de le faire, le Québec peut devenir un pays. Doit-il le faire? Cela dépend des raisons pour lesquelles il le ferait. Pour jouer au capitaliste avec les autres États compétitifs de la Terre, comme le souhaite monsieur Bernier? Pas certain. Le sommet de la pyramide capitaliste ne laisse pas tant de place que cela pour tous les États de la planète. La preuve est que certains États dominent d’autres États, et de fait, que certains États vont même jusqu’à se permettre de tricher dans le système pourtant, qu’ils imposent aux autres États. Les premiers d’entre eux? Washington n’est pas à sa première application du «Buy American»…

Une chose est certaine du moins! Si le Québec veut faire l’Indépendance, il aura bien des difficultés à faire le socialisme, car justement, des États comme notre voisin du sud, nous en empêcherait, d’abord économiquement, ensuite militairement. Et des saletés d’opportunistes comme monsieur Bernier acquiesceraient et les aideraient à la tâche.

Nos acquis sociaux!

Si le Québec dispose d’un gigantesque réseau social «trop coûteux» –mais moins coûteux  que le privé per capita!– aux yeux de monsieur Bernier, c’est aussi ce gigantesque réseau social qui nous a permis de faire mieux que les autres États du monde durant la crise bourgeoise qui a fait le tour du monde, partant de Wall Street! Sans regret, je réaffirme donc l’utilité de ces acquis sociaux, que le salaire de monsieur Bernier limite en termes de dépendance…

Tout d’abord, en quoi devrions-nous envier les autres États du monde qui, durant la crise –nous enviaient!, n’ont pas pu se permettre d’aider les particuliers, les prolétaires surtout, alors que les banques et les concessionnaires privés, eux, étaient soutenues à coups de milliers de milliards? Ensuite, le vaste réseau social que nous nous sommes donnés, n’est pas apparu comme par magie, mais par la demande populaire! Les gens se sont battus pour ceux-ci. Monsieur Bernier devrait pourtant connaître cette logique, qu’il semble finalement n’appliquer qu’aux mesures choisies! Ce n’est de toute façon pas dans les habitudes d’un capitaliste d’être cohérent, ce qui est encore plus vrai pour un conservateur, plus borné.

Et si nous avions des services privés, plutôt que publics? Si nous avions eu un réseau de santé privé, plutôt que public durant la crise, ces nouveaux «sans emploi» n’auraient pas eu accès aux soins de santé, ni à quelconque autre service d’ailleurs!Et même si le patient X avait eu en sa possession un montant pour passer à travers sa maladie, les services qu’il se serait offerts au privé, lui aurait coûté radicalement plus cher que ceux du public, un fait que ne peut réfuter monsieur Bernier et que bien des études internationales ont prouvé d’ailleurs –dont celle de l’IRIS-. Le service privé irait également soutenir le parasite bourgeois «propriétaire de la clinique privée», celui dont monsieur Bernier défend véritablement les intérêts! On ne parle pas là, de partage de richesse, mais de concentration par conditionnement, de la richesse. Le propriétaire de la clinique privée par exemple, aurait tout à coup droit de «profiter» de la maladie d’autrui, alors qu’en ce moment, cela est pratiquement interdit au Québec…., enfin, pas depuis que les Libéraux Québécois sont arrivés au pouvoir –D’ailleurs, on dit des Libéraux Québécois qu’ils sont plus conservateurs qu’autre chose, avec leur chef conservateur-!

La réalité, c’est que la pelouse du voisin n’est pas plus verte. Aux États-Unis d’Amérique, qui ont privatisé la plupart de leurs services, le prolétaire contribuable n’a pas plus de capital dans ses poches. Celui-ci se concentre malheureusement, comme prévu par Marx et Engels, dans les poches des propriétaires de moyens de production, soit donc, dans les poches de cette classe parasitaire et minoritaire qu’est la bourgeoisie, la classe même que monsieur Bernier défend véritablement, ici encore, avec ses acolytes «omniscients»! Ailleurs, ils sont moins en position de reprise économique, que de survie. Ici, nos chômeurs temporaires avaient tout de même accès à leurs services, alors que par exemple à Détroit, puisque l’eau est privatisée, certains contribuables en manque de capitaux s’en sont vus assoiffés par l’économie plus «libre»! Belle affaire!

Nos services, de fait, nous coûtent moins chers lorsque payés en collectivité et donnés par cette même collectivité, que si le privé entre en action. Le bourgeois cherche d’abord un profit, avant de vouloir vous soigner. Notre système de santé public, moins coûteux per capita que s’il était privé, est accessible à toutes et tous, est productif si entretenu pour sa tâche, et remplie aisément sa tâche, justement. Dans des pays comme Cuba, qui pourtant se loge bien au-dessus des pays de son calibre tant en économie qu’en bienêtre, les services sont publics. Cuba n’est peut-être pas le modèle que préconisent les pourritures conservatrices pour le petit peuple, mais il est un exemple de pays qui ne vit que de services publics, et cela, bien mieux que ses voisins capitalistes ayant suivis les conseils des capitalistes du FMI ou de la Banque Mondiale. N’allez pas chercher la qualité de vie cubaine en République dominicaine, ou au Guatemala, ou encore au Panama! La ligue de conservateurs dont fait partie monsieur Bernier a longtemps dénigré ce qui se faisait à Cuba, mais celle-ci s’en tire plutôt bien malgré qu’on la malmène. On ne peut de toute façon pas nier quelque chose de reconnu par l’ensemble des institutions internationales! Au niveau de l’éducation, le taux d’analphabétisme pour l’Amérique latine est de 11,7% et de 0,2% pour Cuba. Le taux de scolarisation dans l’enseignement primaire (jusqu’à 11 ans) est de 92% pour le continent latino-américain et de 100% pour Cuba. Le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire (jusqu’à 14 ans) est de 52% pour l’Amérique latine et de 99,7% pour Cuba. Ces chiffres proviennent du Département de l’Education de l’UNESCO. Une révision des indicateurs sociaux de Cuba révèle une amélioration presque continuelle de 1960 à 1980. Plusieurs indices majeurs, tels que l’espérance de vie et le taux de mortalité infantile, ont continué à se bonifier pendant la crise économique du pays dans les années 1990 […].

Aujourd’hui, la performance sociale de Cuba est l’une des meilleures du monde en voie de développement, comme le documentent de nombreuses sources internationales, y compris l’Organisation mondiale de la santé, le Programme des Nations unies pour le développement et d’autres agences de l’ONU, ainsi que la Banque mondiale.
Selon les indicateurs de développement du monde de 2002, Cuba surpasse largement à la fois l’Amérique latine et les Caraïbes, et d’autres pays à revenus intermédiaires dans les plus importants indices d’éducation, de santé et de salubrité publique ».
De plus, les chiffres démontrent le contraire des dires conservateurs. En 1959, le taux de mortalité infantile était de 60 pour mille. Il est désormais de 4,8 pour mille pour l’année 2009. Il s’agit du taux le plus bas du continent américain et du Tiers-monde, plus bas encore que celui des Etats-Unis. Les cubains ne s’ennuient certainement pas de l’époque de Batista!

Maintenant, quand Bernier attaque le vieillissement de la population, parlant en même temps du coût de nos services, il fait dans le simplisme pur et simple. Comme si les Québécois ne savaient pas s’adapter aux situations changeantes et comme si le privé, encore une fois, allait venir à la rescousse du Québécois. Il en est tout autre, et le vieillissement de la population n’est pas un mur, ni un cul de sac, si ce n’est que le mur idéologique des conservateurs et des capitalistes de cette religion dite capitaliste. D’abord, comme nous venons de l’expliquer, le privé, per capita, coûtera plus cher aux Québécois que d’entretenir leur système de santé public. Une bonne solution pour palier au manque de personnel dans le réseau public, où le vieillissement fera également son œuvre, serait d’abord et avant tout, l’abolition immédiate des agences privées d’infirmières. Cela augmenterait le personnel des hôpitaux publics de plusieurs milliers de membres, du jour au lendemain! Aussi, notons que ces prolétaires ne créant plus la richesse, et dont les conservateurs ne veulent surtout pas s’occuper, finiront par mourir! Leur quête de soins sera donc brève, et non éternelle! Ainsi, moins de contribuables pourront aisément contribuer à moins de demande! Cela va de pair, non? Le vieillissement d’une population est une étape normale, à laquelle on peut s’accommoder, même en évitant de tomber dans le simplisme le plus total et en sans céder nos services au parasites du privé.

Que l’on coupe les subventions aux entreprises? Certes! Cela fera plus de capital pour financer nos acquis sociaux, qui nous seront toujours moins coûteux que des services au privéss! D’autre part, les artistes génèrent, dans ce monde capitaliste, des profits, n’en déplaise à monsieur Bernier, qui se plie finalement mieux devant le capital pétrolier que devant la culture de sa propre nation. Ensuite, de prétendre dans le même essai que l’État redonne aux «parents» et à «plusieurs autres groupes», tout en plaignant ces pauvres, de payer plus d’impôt que tout le reste de l’Amérique (qui ne vit pas mieux que nous selon l’OCDE), ça na pas de cohérence. Notre fardeau fiscal va de pair avec notre qualité de vie monsieur Bernier. Et nous vivons mieux qu’ailleurs! Votre façon de penser est pathétique.

«Une étude du ministère québécois des Finances»

Monsieur Bernier ensuit ses manifestations de dégoût de nos acquis sociaux, néanmoins moindrement coûteux que le privé –per capita-, avec les dires du ministère sur la dette du Québec. Mais là, monsieur Bernier demeure muet sur les acquis là encore, de notre fameux réseau socialiste. Par exemple, en calculant la dette nette du Québec, donc en tenant compte des acquis, le Québec se positionne en de ça de la moyenne des pays de l’OCDE. Ce qui rend le drame,  tout à coup point dramatique… Mais encore, et j’irai plus loin idéologiquement en posant la question, pourquoi mettre de côté les intérêts de l’humanité pour un dogme économique, qui semble être devenu religion?

Des spécialistes du gouvernement auraient conclu qu’il fallait céder le pas au capitalisme sauvage? Allons donc monsieur Bernier! Ces spécialistes avaient une teinte idéologique, semblable à la vôtre et ne représentaient pas des penseurs, mais plutôt les valets de la bourgeoisie, avec laquelle, ils sont en parfait accord! Le groupe de soit disant lucides ayant conclu à la «misère noire du Québec socialiste», portait des œillères capitalistes qui l’empêchaient d’accéder aux alternatives économiques, de par leur aveuglement volontaire. Ces spécialistes du gouvernement n’étaient nuls autres que les «lucides», qui penchent véritablement plus vers les intérêts des affairistes qui exploitent notre labeur, que des travailleurs qui font littéralement vivre ces parasites. Et nous le savons, ces soit disant penseurs ne nous apprennent rien, et ne prêchent pas des solutions qui leur sont dues. Ce ne sont que des commis aux ressources humaines des bourgeois, chargés de nous conditionner à accepter l’exploitation d’abord, de notre labeur, puis ensuite, de nos besoins, de nos maladies, etc.. Ce ne sont que des chevaliers de la bourgeoisie, comme l’est monsieur Bernier qui parle en leur nom, et non au nom des travailleurs salariés du Québec et du Canada!

De plus, un bon nombre d’alternatives de solutions ont vu le jour suite au discours des «lucides». Nous réclamions par exemple, le paiement de nos redevances minières, que ces mines ne paient pas, et que le gouvernement du Québec n’a jamais imposé de payer d’ailleurs. Nous réclamions également un impôt plus progressif, et un nouveau palier pour les mieux nantis qui gagnant plus de 140 000 dollars annuellement. Nous avions également présenté un projet de production locale de médicaments, ce qui ferait considérablement baisser le coût du médicament au Québec, et dans ses environs! En Nouvelle-Zélande, la mise en place d’une telle société d’État a pu faire abaisser le coût des médicaments de plus de 70%! Mais encore! Il est tout à fait normal que les «Maxime Bernier» penchent plutôt vers une privatisation, puisque cela va dans le sens voulu et peut enrichir la minorité parasitaire que cet opportuniste défend, bien avant nos intérêts à nous, les travailleurs, et québécois, et canadiens!

Le Bloc Québécois

D’abord, cela fait 20 ans que le Bloc a sa place, puisque le l’électorat du Québec lui concède. Ici, monsieur Bernier ne crache pas sur le Bloc, mais ridiculise plutôt l’électorat qui l’a élu. Mais cela va de pair avec le populisme, bon. On s’y habitue avec les conservateurs et les opportunistes de cet acabit.

Le bloc Québécois n’a pas perdu son temps, et milite plutôt bien pour les intérêts des Québécois. D’ailleurs, hier, il a présenté une motion visant à stopper les conservateurs sur ce qui semble réellement, une fois de plus, être une tentative de marginalisation des Québécois sur le territoire canadien. Les conservateurs veulent ajouter des comtés, donc des sièges à la Chambre des communes, mais cela, sans ajuster la proportion des parlementaires du Québec, soit donc, le poids politique du Québec. Si le Bloc Québécois n’était pas à la Chambre des Communes, cela serait passé comme une lettre à la poste!

Et si le projet d’Indépendance semble hypothétique pour monsieur Bernier, il en est de même du partage des richesses dans son merveilleux modèle capitaliste! La cohérence ne fait semble t-il, pas partie des habitudes de monsieur Bernier! L’hypothétique partage des richesses, que créent les prolétaires, semble se repousser à chaque crise économique, d’un siècle! Le système capitaliste a fait faillite aux 30-40 ans, puis s’est relevé grâce aux efforts non consentis des prolétaires internationaux, sans que le système ne rebrousse chemin sur ses promesses, cela toutefois, sans les tenir!

Et pendant que monsieur Duceppe dénonçait avec justesse le combat du Bloc contre le parlement d’Ottawa, les conservateurs s’émancipaient eux aussi, dans l’art de dire des niaiseries! Monsieur Bernier le premier! Plutôt que de contredire des scientifiques ayant fait consensus international sur les changements climatiques, monsieur Bernier aurait pu faire plus pour les Canadiens et les Québécois! Il aurait pu faire ralentir les pétrolières, qui polluent sans retenue ni contrainte les terres du Canada, et l’air du monde entier. Monsieur Bernier arrose bien mal celui qui fait bien plus pour son peuple, qu’il ne pourra jamais le faire. Cela fait plus de 20 ans que les bloquistes sont plus utiles que les valets de la bourgeoisie conservatrice et britannique! Les «Bernier» ne travaillent pas pour nous, Québécois, mais pour la bourgeoisie québécoise ou canadienne! Monsieur Bernier n’a pas le cinquième du mérite de monsieur Duceppe à ce point.

L’ensemble sinon, des commentaires faits à l’endroit du chef bloquiste, est teintée de démagogie des plus patentes et ignobles.

Maintenant, entendons-nous… Que l’Alberta soit capable de donner plus à Ottawa, cela est tout à fait normal! Mais cela va également de pair avec sa contribution à notre empreinte écologique! La transformation des sables bitumineux est très polluantes, la plus polluante du monde d’ailleurs! Elle nous coûte chère en eau douce, et en environnement, et la décontamination sera partagée en coût, soyons en certains! Les minières, comme ailleurs dans le monde, et ce que défendent d’ailleurs les conservateurs, ne paient pas les redevances à hauteur requise par les lois, et ne paie pas pour la décontamination. Et sincèrement, si j’avais le choix, je préfèrerais ne pas avoir ce capital, venant de la production pétrolière la plus polluante du monde! Au moins, s’il était nationalisé, il profiterait réellement à ses propriétaires –d’un bien commun-, mais ce n’est pas le cas, car les seuls méritants aux yeux des conservateurs, sont les racailles bourgeoises et parasitaires, même s’ils ne représentent qu’une infime minorité sur Terre, et qu’ils vivent du labeur d’autrui. Si Bernier n’est pas fier de recevoir du capital d’Ottawa, nous ne sommes nous, pas fiers de recevoir de l’argent sale, provenant d’une pollution incomparable et décriée par nos partenaires internationaux, les autres humains de la planète Terre.

Et rappelons donc à monsieur Bernier que c’est aussi le laisser faire des conservateurs, donc l’inexistence de l’État dans l’équation, qui aura permis aux plus riches de ne pas payer autant d’impôts, en proportion, que les autres contribuables canadiens. Donc, que des plus pauvres auront fait plus pour l’ensemble de notre collectivité, que les plus riches! Que les conservateurs sont d’une complicité indéniable vis-à-vis l’enrichissement des pétrolières, à notre dépend, et au détriment de notre santé.

Faisons vite un calcul… Bernier prône moins d’État, donc une privatisation des services de santé, donc une élévation des coûts des soins de santé, et une restriction donc, à l’accessibilité. D’autre part, il prône ouvertement les pétrolières de l’Alberta, en bavant pratiquement, sachant pourtant que cette production pétrolière aura un effet sur notre santé un jour ou l’autre, probablement que c’est déjà le cas. C’est du moins le cas des oies sauvages et des nations qui vivent en périphérie, ou près des cours d’eau avoisinants. Augmentant donc nos couts de santé, et nos possibilités de tomber malade, Bernier ne chôme pas pour les intérêts de ses vrais amis, les bourgeois! Vous serez plus malade, et irez désormais vous faire soigner au privé, plus coûteux! Cela va en parfaite cohérence avec les intérêts opportunistes de monsieur Bernier, et de ses semblables.

L’État

Les prétentions de monsieur Bernier à ce sujet, sont niables. D’abord, parce que des exemples du contraire existent, également parce que lorsque monsieur Bernier parle de prospérité, il ne parle pas là, de celle du peuple, mais de celle de ses amis les bourgeois.

Par exemple, le Ghana est prospère disait monsieur Obama en voyage en Afrique, mais il ne précisait pas qu’il était également un paradis fiscal, où les pauvres payaient de l’impôt, et où les riches n’en payaient point. Un modèle de rêve pour les types de la trempe de monsieur Bernier! Pas d’État, sauf pour protéger les propriétés privées des bourgeois! L’État devient plus une milice mercenaire qu’autre chose finalement, car ne comptez pas sur eux pour abaisser la sécurité…

Aussi, précisons que l’Institut Fraser est un outil bourgeois, défendant les intérêts de la bourgeoisie, et non ceux des Québécois, et de tout autre travailleur qui vend sa force de travail pour subvenir à ses besoins et/ou ceux de sa famille. L’Institut Fraser, comme l’Institut économique de Montréal qui abreuve les potineux du Journal de Montréal, n’est pas neutre, et vise plutôt, la privatisation entière de notre économie. Mais il ne faut pas se leurrer. Ces gens ne sont pas des penseurs comme je disais plus haut, mais des valets, appelés à nous conditionner aux faits que nous préparent les Libéraux et les Conservateurs! Car ne vous détrompez-pas! Ce ne sont pas des ennemis l’un de l’autre, sauf si nous abordons l’aspect idéologique plus profond,  comme la religion, etc.. D’autre part, ces deux partis prônent le capitalisme sauvage, malgré ses échecs patents indéniables. Ils sont du même camp et défendent la même classe!

Fraser n’est donc pas à notre service, mais à celui des bourgeois, et il sert d’outil à des gens comme monsieur Bernier, qui défendent les intérêts de la bourgeoisie. Il faut des chevaliers de la sorte, pour préserver l’ordre établi, et donc, des outils pour ce! Des gens comme Nathalie Elgrably et d’autres de la même trempe, vont jusqu’à prôner la privatisation de notre eau, bientôt de notre air ambiant! Mais cela, nulle part au monde, n’a permis un meilleur partage des richesses. Cela a plutôt permis que des gens s’enrichissent sur la soif d’autrui, et comme par magie, les seuls aptes à acquérir de tels outils, sont les bourgeois! Qui d’autre? À Détroit, une bonne part de la population en souffre, puisque l’eau est privatisée! «Pas de capital pour payer ton compte? T’as perdue ta «job»? Sèche!»

D’autre part, l’exemple que j’ai donné de Cuba vient contredire les dires de monsieur Bernier. Cuba s’en tire mieux que tous les pays de son calibre économique, alors que pourtant, son État est omniprésent! Le peuple cubain est en santé, et a accès à l’éducation, et dépasse même, sur certains aspects de la vie courante quant à la qualité de vie, les États-Unis d’Amérique, qui comptent plus de 49 millions d’états-uniens qui font la file pour la soupe populaire, et dont le peuple entier n’a pas accès à l’éducation et où les soins de santé sont relatifs à votre portefeuille!

Le Québec, n’en déplaise à monsieur Bernier, s’en est mieux tiré durant la crise économique bourgeoise, parce qu’il avait un État apte à relever le défi! L’Exemple de Cuba est prouvé, non pas par des dires communistes, mais justement, par l’OCDE, par l’OMS, par l’UNESCO et par l’ONU! Monsieur Bernier ira les contredire lui-même!

Les raisons de la pauvreté du Québec

Monsieur Bernier prétend que le Québec est pauvre, parce que son État est trop gros. Il prétend également, que le Québec ne s’est pas pris en mains.

Ce que n’acceptent pas les rapaces comme monsieur Bernier, c’est que le Québec ait pu se prendre en mains, d’autre façon que revendiquaient ses semblables! Réveillez-vous monsieur Bernier! Nous nous sommes pris en mains, mais nous avons «choisi» une voie, non regrettable!

Nous avons un système de santé dont les états-uniens font l’envie, sauf les plus aliénés que les sbires de la bourgeoisie auront convaincus. D’ailleurs, de plus en plus d’états-uniens vont se faire soigner au Canada, et d’autres, poussent même l’audace jusqu’à aller se faire soigner en cachette à Cuba –Cuba doit donc soigner son propre peuple, celui du Venezuela où elle a envoyé plus de 30 000 médecins, et celui des autres qui vient se faire soigner au pays! Savez-vous quoi? Elle en a les moyens, puisqu’elle en a les ambitions! Tout dépend des priorités qu’on se donne! Les conservateurs, eux, priment les pétrolières et tout autre type de production bourgeoise qui ne profitent guère aux prolétaires.-! Que les gouvernements successifs ne s’en soient ensuite pas occupés, c’est une toute autre histoire! Quand on s’achète une voiture, on sait normalement qu’il y aura un entretien à faire, dont le changement d’huile! Et je n’ai pas vue d’ambition de votre part, ni de celle du gouvernement du Québec, de palier au manque de personnel, qui aurait du être prévu dès l’ébauche du système. Pourquoi par exemple, notre gouvernement n’a-t-il pas fait de publicité comme vous en faites pour attirer la chair à canon appelée à servir sous les drapeaux,  afin de défendre la dictature d’Hamid  Karzaï, installée en Afghanistan par les forces terroristes de l’OTAN? Allez donc savoir monsieur Bernier!

Le Québec dispose d’un vaste éventail de services sociaux, qui est de loin plus important pour le contribuable, que l’apport d’une société pétrolière aux coffres de l’État, ou que les retours d’ascenseur potentiels de celle-ci, à ses défenseurs!

L’une des principales raisons de la pauvreté, non seulement du Québec, mais de bien d’autres pays sur Terre, est le capitalisme lui-même. Le système capitaliste est une économie pyramidale, qui ne peut laisser autant de place à toutes et tous en son sommet. Le système capitaliste fait des gagnants, et des perdants. Il gaspille les ressources terriennes à un rythme effréné, et n’en tient pas compte. Il permet aux bourgeois, de concentrer en leur classe, la richesse, créée pourtant, par le prolétaire qui leur vend sa force de travail –Que les capitalistes adhèrent ou non à l’idée, il s’agit là d’exploitation du labeur d’autrui, permise par le capitalisme, sans qu’il n’y ait eu de débat réel sur la question. On parle alors, de totalitarisme.-.

Le capitalisme, lorsqu’il a permis à certains États dans le monde de tirer leur carte du jeu, vient ensuite permettre l’impérialisme, ce que monsieur Bernier ne peut nier non plus. La guerre en Irak par exemple, en est une belle preuve, dont monsieur Bernier ne peut vanter qu’il ait tenté de repousser! Toutes et tous ici, se rappellent comment Washington a fait valoir son refus de reconnaître les instances internationales auxquelles il adhère pourtant, hypocritement, lorsque celles-ci lui ont ordonné de ne pas aller en Irak, où aujourd’hui, plus d’un million de civils irakiens furent tués –En passant, il y a eu plus de morts en Irak depuis 2003 que si l’on tient compte de toutes les morts redevables au règne de Saddam Hussein! Même la guerre contre l’Iran, s’était faite commandée par Washington à Saddam Hussein, avant qu’elle ne décide ensuite de vendre ses armes (elle en a vendu en 1982 à Bagdad) à l’Iran, en 1983.-!

Le capitalisme, comme le disait si bien monsieur Moore dans son dernier film «Capitalism : a love story», est le mal incarné. C’est notre plaie béante. Notre cancer! Le problème du Québec est qu’il vit dans une économie de «libre marché», qui n’a de libertés que celles des bourgeois de nous exploiter, sans qu’il y ait débat. Un enrichissement s’ensuit donc, chez la classe minoritaire qui possède les moyens de production. Ça ne prend pas la tête à Papineau ni un diplôme en économie pour le comprendre.

Par exemple, quand Bombardier réussit à mettre la main sur un juteux contrat, c’est pour sûr, une mauvaise nouvelle quelque part dans le monde, où le contrat n’est pas octroyé. Tous ne peuvent pas y gagner. Ce n’est pas un système économique viable, mais une jungle où l’être humain devient son propre ennemi. Il faudra un jour mon cher monsieur Bernier, évoluer! Et l’évolution, il me semble, se doit de passer par une société qui s’entraide, et non par une jungle où seulement vos amis peuvent évoluer, à notre détriment!

Liberté et responsabilité

D’abord ici, j’aimerais d’entrée de jeu détruire le mythe de la liberté, étroitement et strictement relative au capitalisme. À commencer par la liberté d’entreprendre, qui elle, se relativise aux capitaux que l’on possède préalablement. Pas de capital, pas de rêve à mettre en branle!

Qu’on l’emprunte, qu’on le possède d’un héritage jadis reçu, ou que l’on gagne à la loterie, le capital est un arsenal nécessaire à l’élaboration d’un moyen de production de la richesse. Sans capital, quedal!

Comment peut-on alors parler de «liberté d’entreprendre»? Simple. Parce que les conservateurs, comme le reste des capitalistes, «croient», et j’insiste sur le terme!, que les propriétaires de capitaux sont méritants, peu importe d’où viennent leurs capitaux. Ainsi, ils peuvent entreprendre, puisqu’ils possèdent le capital nécessaire pour ce. Mais il leur faut d’abord, la reconnaissance leur permettant cet investissement, soit la reconnaissance d’abord, de la propriété privée, et s’en suit, celle d’exploiter, que le veuille ou non monsieur Bernier, le labeur des prolétaires. Le bourgeois, possédant les moyens de production, devient donc éligible à exploiter le labeur d’autrui, en l’occurrence, celui du prolétaire, forcé puisque trop pauvre, de vendre sa force de travail pour subvenir à ses besoins ou ceux d’un proche. Certes, il y a entente! Mais entente sur les modalités tout de même, d’une exploitation du labeur!

Donc, oui, il y a liberté des uns, de démarrer une entreprise, mais là s’arrête celle des prolétaires, de ne pas se faire exploiter! Bref, les libertés des uns, briment celles des autres, et comme par hasard, celles des opprimés représentent une majorité populaire, qui dépasse de loin en proportion, celles des bourgeois minoritaires et parasitaires qui profitent très heureux, de ce système pourri.

La liberté des capitalistes n’est donc qu’une superficialité que ces derniers réservent en fait, à ceux dont ils défendent les intérêts, et qui leur retournent la pareille en divers services, comme une rémunération généreuse! Qui ici, croit que monsieur Bernier vante les pétrolières gratuitement? Celle des prolétaires se résume à choisir son exploitant, ou à tenter de devenir un exploitant, comme si cela devrait être valorisé au sein d’une société prise à vivre en collectivité. Il n’y a certes pas que ces deux seuls choix, sauf si nos lunettes capitalistes sont soudées!

Les responsabilités, elles, viennent avec le devoir de gestion, mais si ce devoir n’est pas un conditionnement dont peuvent prendre part les simples travailleurs, il y a peu de chance pour que ceux-ci développent cette responsabilité. C’est pourquoi, nous, les communistes, préconisons les conseils populaires, pour motiver les travailleurs à ces «simplicités pour d’autres». L’entreprenariat doit également être récompensé, mais de là à dire qu’il doit l’être par le droit d’exploiter son prochain…, c’est une toute autre histoire qui devrait d’abord passer par le débat, plutôt que par l’affirmation pure et simpliste des capitalistes. C’est qu’ils ne sont pas forts sur les débats non plus…

Quand les libertés individuelles viennent brimer celles d’autrui, ce n’est plus acceptable. Or, en ce sens, le capitalisme permet spécifiquement cela! Il permet d’abord, l’exploitation du labeur d’autrui, et cela, en ne tenant que compte des préalables possessions de capitaux d’un tel ou d’une telle. Cela n’explique pas un «mérite», ni qu’un risque ait été pris! D’ailleurs, ce serait comme dire «que les travailleurs ne sont pas méritants!», ou que les risques qu’ils prennent, ne sont pas à la mesure de ceux pris par la bourgeoisie! Mais quand on sait qu’au Québec, en moyenne 180 travailleurs sont tués par année à la création de la richesse, on dénigre vite cette supercherie brandie par les capitalistes! Et quiconque se lève le matin pour aller créer la richesse, est assez lucide pour conclure qu’il est méritant, lui aussi! D’autant plus que, lui, il sue, se blesse et/ou se tue au labeur! Il y a donc contradiction dans les dires de monsieur Bernier et ceux de sa race!

Et pour finir, j’aimerais rappeler à monsieur Bernier que les cubains sont désormais libres de ne plus se faire exploiter, ni en santé, ni au travail, ni en éducation! La minorité parasitaire cubaine s’en est allée vivre en Floride, à Miami, où ils reçoivent formations terroristes et armements, ainsi qu’un financement monstre pour déstabiliser le socialisme de Cuba. Autrement dit, on peut utiliser le terme «liberté» de bien des manières! Dans votre cas, c’est la liberté d’exploiter que vous défendez, rien de moins, rien de plus monsieur Bernier!

Mais encore, pour répondre à votre entêtement sur les responsabilités de chacune des provinces, le Québec, pour avoir la paix de telles critiques inconvenables, devrait faire l’Indépendance au plus sacrant! Ses responsabilités seraient gérées, par les Québécoises et Québécois, pour les Québécoises et les Québécois!

Ce qu’offrent les conservateurs…

Les conservateurs ne nous offrent guère mieux que les républicains des États-Unis d’Amérique. Moins d’État –Plus de misère sociale!, plus de libertés individuelles aux riches capables de se permettre ces libertés, moins d’impôts pour ces mêmes..-, donc plus d’efforts des moins nantis pour palier au manque de capital provenant normalement, des impôts des mieux nantis. Plus d’interventions militaires à l’étranger –Rappelez-vous que Stephen Harper et sa belle équipe d’évangélistes préconisaient de rejoindre les états-uniens en Irak!-, donc plus de copinage avec des États pourtant voyous –Harper qui serre la main d’un tueur de masse et qui signe des contrats juteux avec ce tueur de syndicalistes (Alvaro Uribe)!-.Un déploiement extraordinaire d’efforts concertés concernant les intérêts des pétroliers, même si cela doit changer la donne en hausse des température sur Terre, via la hausse du carbone expiré par ces productions des plus polluantes! Et cela dit, même si Bernier dit le contraire des scientifiques, les scientifiques continuent, eux aussi, de dire le contraire des mercenaires à la solde des pétrolières moins expérimentés dans ce spécifique domaine!

Les conservateurs n’offrent rien de neuf! Une retraite de nos services publics, au profit des bourgeois qui prennent la relève! Faites le calcul vous même! On prône la privatisation de  nos soins de santé, ce qui fera évidemment augmenter le coût per capita, pour ensuite nous rediriger vers la clinique privée, amie des conservateurs, qui aura de plus, pris la relève des centres publics qui manqueront eux, avant longtemps, de personnel! Monsieur Bernier et les siens nous prennent pour des valises! En 2010, la plupart des Québécois savent compter! 1+1, ça fait 2!

Et nos services sociaux publics coûteux, valent bien mieux que de services privés encore plus coûteux, pas plus performants et moins accessibles,  enrichissants de plus, pour une minorité parasitaire, laquelle précisons-le, défend monsieur Bernier et les siens, bien avant le sort de tous les autres acteurs de la société, dont celui des travailleurs salariés par exemple, qui méritent plus, prennent plus de risques et qui ne seront jamais sous le capitalisme, libres de ne plus se faire exploiter, sauf pour inverser leur rôle, et cela, très peu en proportions globales!

Les Conservateurs jusqu’ici nous ont donné;

L’appui au terrorisme d’Israël sans retenue. Rappelez-vous les tueries qu’Israël avait exercées auprès des civils palestiniens et libanais, qu’Ottawa qualifiait de «défense légitime». Israël avait utilisé pour ce, du NAPALM, des armes à sous-munitions (dans des zones civiles!), du phosphore blanc utilisé offensivement -ce qui constitue un crime de guerre grave-, et de l’Artillerie plutôt aveugle. En territoire libanais, elle aura fait plus de 1100 morts sans compter les combattants du Hezbollah, et plus de 1600 morts dans la bande de Gaza, là encore, sans calculer les combattants du Hamas.

Finalement, ce qu’on comprend, c’est que le terrorisme, c’est mal, sauf si ces États qui l’utilisent, sont des amis! Double-mesure! Incapable d’être cohérents deux secondes, les conservateurs expriment leur dégoût du terrorisme palestinien, pour applaudir de suite, celui des israéliens, supposément contraints aux mêmes règles que toutes et tous sur Terre!

Les conservateurs nous auront également légué un aveuglement volontaire quant à l’arsenal nucléaire d’Israël, qui, sans jamais avoir déclaré à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique son arsenal d’armes nucléaires, bactériologiques et chimiques, peut compter pour que quelque  instance que ce soit ne demande de sanction économique, ou d’enquêtes des inspecteurs de l’ONU… Sinon, lorsque des nations demandent les dites sanctions, un antidémocratisme crasse vient intervenir à l’ONU, et je parle là des droits de Véto qui réduisent finalement l’ONU, à une dictature des «plus forts» économiquement parlant! Le Capital permet cela aussi! Imaginez un instant que le Canada, sous ces conciliants de conservateurs,  puissent devenir un État membre du Conseil de sécurité permanent de l’ONU! C’est encore de la double-mesure!

Ils nous auront légué également, un autre aveuglement volontaire quant aux politiques de certains autres États voyous, tel que Bogota, qui fait systématiquement assassiner les syndicalistes les plus influents, par ses services paramilitaires. Sinon, les conservateurs auront en plus de cela, fermés leurs yeux étroits sur les politiques sanguinaires du jadis président, George Bush Jr! Aussi, les conservateurs contribueront d’avantage aux Coups d’État à l’étranger, par exemple en finançant des paravents bidons sur la démocratie, qui en temps de crise pourtant, coûteront plus de 70 millions annuellement aux contribuables canadiens! Ils auront outre ces graves délits, noyautés Droit et Démocratie avec leurs sbires serviles à leur doctrine passive vis-à-vis les crimes répugnants d’Israël! Sans parler de leur refus de condamnent le Coup d’État organisé par Washington au Honduras, où pourtant, des crimes y sont répertoriés, bien plus graves que ceux que l’on attribue à Cuba ou au Venezuela –Le Venezuela n’a pas renouvelé la licence d’une station privée de télévision ayant participé à un Coup d’État. D’un autre côté, les radios dénonçant le Coup d’État du Honduras organisé par la maison blanche sont systématiquement fermées et les opposants au nouveau régime disparaissent. À Cuba, les dissidents ayant eu recourt à du matériel subversif et du financement d’un gouvernement étranger sont emprisonnés après un procès équitable. Aux États-Unis, de pareilles accusations étaient passibles de la peine de mort! Ce qui à Cuba, coûte quelques années de réclusion. -.

Ils nous auront en fin de compte, donné une telle gêne, une telle honte, que l’on sera gêné de s’afficher avec un chandail canadien à l’étranger pour des décennies, rappelant les années Reagan/Mulroney! Maxime Bernier qui se souciait de ce que pensaient les canadiens de nous, devrait maintenant se demander ce que pensera l’humanité de son beau travail pour celle-ci, à sa mort! Et ce sera peut-être finalement un «bon débarras» qui s’en dégagera!

Baisser les impôts des entreprises et l’utilité des bourgeois…

C’est encore là, un entêtement creux des capitalistes les plus extrémistes. Pourtant, de fait, les mieux nantis sont mieux en mesure de payer d’avantage d’impôts que les particuliers, moins nantis. Mais les capitalistes vont en sens contraire, car ils croient à l’individualisme, au chacun pour soi. Les problèmes, le Capital les règlera, comme par magie, et nous savons désormais que c’est faux, qu’ailleurs, dans les autres exemples capitalistes moins modérés, les richesses ont fini par se concentrer chez la minorité possédant les moyens de production, et que la majorité laborieuse s’en est trouvée appauvrie, par des services privés par exemple, plus coûteux per capita.

Les grandes entreprises doivent payer d’avantage, ce qui n’est qu’une juste imposition après tout, relative aux profits qu’elles font. Elles possèdent plus de capital, elles devraient donc en payer une contribution relative. Que le système capitaliste nous impose le dogme qui fait de nous, des éternels compétiteurs, cela n’est pas le problème du prolétariat. Si le système nous oblige à nous imposer une moindre qualité de vie, pour que les plus riches qui ne paient pas leur part s’enrichissent d’avantage, alors changeons de système! Que le système vous profite à vous monsieur Bernier, parce que vous traitez des intérêts qui ne sont pas nôtres, mais ceux des pétrolières et des autres mieux nantis, c’est une chose. Mais hélas, le dogme en lequel vous croyez est aujourd’hui mis au grand jour, et mieux compris qu’à l’époque de Karl Marx, où la plupart des travailleurs étaient illettrés et dans l’incapacité de calculer eux-mêmes. Le monde a changé, sans vous on dirait.

Depuis qu’il existe, ce système n’a servi que la cause des bourgeois, en redistribuant des miettes aux véritables méritants de ce système, les prolétaires, vendant eux, sans autre choix, leur force de travail. Regardez autour de vous, tout est fait par un travailleur, et à ce sujet, on peut se questionner sur l’utilité réelle des bourgeois, puisque la demande sans son existence, existerait, elle, tout de même et que le prolétariat serait forcé de répondre à ses propres besoins! En fait, et monsieur Bernier sera incapable de le nier, le bourgeois est inutile à notre évolution et aux aspirations de l’humanité.

Sans le bourgeois, les travailleurs ont toujours; faim, soif, besoin d’un toit, se laver, etc.. Sans les travailleurs, les bourgeois ne sont plus en mesure de répondre à une demande que seul leur capital, dans ce système, leur permet de fait! Le bourgeois, avec son capital, n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande. D’ailleurs, même la demande est celle du prolétaire, qui vend sa force de travail, rappelons-le, pour y répondre! Le problème n’est donc pas le bourgeois en tant que tel, mais l’existence d’un système économique lui permettant d’amasser du capital, de quelque façon que ce soit, et de s’en servir pour répondre à une demande certaine, puisque certains de ces services, comme la santé ou l’éducation, deviennent vite essentiels. Bref, le système capitaliste excuse l’exploitation des travailleurs, le problème n’est donc plus relatif à la gestion de certains États de leur avoir, puisqu’il s’agit là du nôtre, mais des coûts sans cesse augmentant, de la société capitaliste elle-même, qui finalement, gère ses profits potentiels après tout.

Nous n’avons pas besoin des pourritures bourgeoises, seulement de l’entreprenariat, et sa récompense ne passe pas obligatoirement par sa détention des moyens de production, et donc conséquemment, par l’exploitation du labeur d’autrui, en l’occurrence, celui du plus méritants des humains, le travailleur!

Oh! Et rappelons à monsieur Bernier que si le Québec s’en est mieux tiré qu’ailleurs lors de la crise, c’est entre autre, et cela selon l’OCDE, grâce à notre système «socialiste» et nos « calices» de services sociaux publics! Vivement le socialisme!

Sans travailleur dans ce système, il n’y aurait rien autour de vous, ni même l’ordinateur et le réseau internet par lequel monsieur Bernier fait parvenir ses diatribes aux Québécoises et Québécois, via le dos du Bloc Québécois, sans parler de sa propagande mensongère et archaïque!

La perception des autres, on s’en calice!

Je savais que monsieur Bernier était conciliant envers la racaille bourgeoise, mais qu’il l’était vis-à-vis des racistes, vis-à-vis sa propre nation,…

Mais encore! Monsieur Bernier, d’une part, regrette la perception des canadiens à son égard, mais se fiche éperdument de la perception internationale que donne désormais l’attitude des conservateurs à Ottawa! Appui au terrorisme israélien! Appui au terrorisme états-unien! Appui à des crimes de guerres! Crime de guerre contre des enfants-soldats –Soit dit en passant, le soldat états-unien tué par une grenade (M-67), l’a possiblement été par un de ses frères d’armes. Les shrapnels trouvés sur son corps provenaient d’une grenade de fabrication états-unienne, une M-67. Pour le sauver de la Cour Martiale assurée, ses camarades auront sauvé le fautif en accusant Omar Khadr. Mais encore, en quoi Khadr était-il coupable, car à l’inverse, on pourrait accuser chaque soldat qui tue un taliban, d’avoir assassiné un homme.-! Ces imbéciles de conservateurs sont incapables de demeurer cohérents deux minutes! Le terrorisme, c’est mal, sauf pour leurs amis! Les ADM, c’est mal, sauf pour leurs amis! La torture, c’est mal, sauf pour leurs amis et eux-mêmes! Les dictatures, c’est mal, sauf pour leurs amis et eux-mêmes (et je parle de celle installée en Afghanistan)!  Etc..)! Etc.. Et la perception des autres vous demanderais-je, monsieur Bernier?

Si nous vivons mieux qu’ailleurs, et que nous avons passé à travers la crise grâce à nos services sociaux coûteux, mais moins coûteux per capita que des services privés, et que les autres sont jaloux, qu’ils en fassent autant, et c’est possible. Tout dépend des priorités que l’on a! Si on veut plier à un dogme superficiel, qui en bout ligne, à l’échelle humaine, n’a aucun autre but que de créer de la richesse, sans la partager en plus de cela, certes, un système de santé universel, même moins coûteux per capita que le privé, n’a pas sa place! Mais si au contraire, c’est la liberté collective qui nous préoccupe, par exemple les accès aux soins de santé universels et des accès à l’éducation, alors là, rien ne peut nous arrêter, et surtout pas une secte à la con où l’on se cotise tous pour faire vivre grassement payés, à ne rien faire, des propriétaires de moyens de production ne représentant qu’une minorité à l’échelle terrienne!

De plus, la perception que l’on a en ce moment de votre gouvernement, c’est qu’il se fiche comme rien d’autre au monde, des pauvres, des morts des guerres impérialistes que vos amis mènent, de notre santé, de notre environnement et de notre avenir. Et ce ne sont pas les pétrolières non plus, qui dans 50 ans, s’en soucieront d’avantage! Ni le propriétaire de la clinique privée ayant remplacé mon accès universel immuable à la santé, peu importe l’épaisseur de mon portefeuille!

Heureusement, ça fait 40 ans qu’on a accès à des soins de santé moins coûteux que si nous avions à les payer au privé! Heureusement, ça fait 40 ans que la mentalité du Québec n’est pas représentée par des types comme vous! Heureusement, ça fait 20 ans que le Bloc Québécois fait du moins, plus sa part que vous pour les intérêts des Québécoises et Québécois! Heureusement, que vous n’êtes pas au pouvoir depuis 40 ans!

Retranchement de la vermine extrémiste conservatrice au Québec

Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers de leurs acquis, qui rappelons-le, leur coûtent moins chers que s’ils étaient obligés de se les approprier au privé! Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers, quand on regarde l’état lamentable de la gestion de la santé aux États-Unis d’Amérique, où des dizaines de millions d’états-uniens n’ont pas accès aux soins de santé les plus  élémentaires! Les Québécoises et Québécois ont de quoi être fiers, quand on regarde et que l’on observe un recul social, dans tous les États capitalistes moins modérés, qui ont coupé court à ces services, plus coûteux au privé per capita pourtant! On a de quoi être fiers aussi, comme Québécoises et Québécois, de ne pas être sombrés dans une patente et ignoble conciliation aux crimes répugnants des impérialistes de Washington ou de Tel-Aviv! On peut également se vanter, en majorité, de ne jamais s’être plié devant la colonisation britannique, mais monsieur Bernier ne pourra pas en faire autant!

Nous remarquons par ce texte puéril et manquant gravement d’argument, que la vermine conservatrice et extrémiste se réfugie au Québec. Ses projets étant rejetés de plus en plus aux États-Unis d’Amérique, par un prolétariat désabusé, elle vient profiter ici, d’une soit disant crise économique, qui pourtant grâce à nos services sociaux, nous aura épargné au plan collectif. Voyant le bel étalage de services à privatiser, ainsi que l’infrastructure qui va de pair, la pourriture conservatrice et extrémiste croit bon mettre en vogue leur bel abrutissement de masse, leur propagande, qui pourtant, se heurte de plein fouet aux faits observables dans nos sociétés capitalistes.

Elle se retranche, la vermine. Elle se retranche! Bloquons la, ici aussi!

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Corrompus les conservateurs, ben voyon donc!

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 18 avril, 2010

 

Selon Stephen harper, le bureau du premier ministre est insensible à tout trafic d’influence. Personne ne peut faire de lobbying et ou en quelque façon que ce soit peser sur les décisions gouvernementales. Mais voilà que survient quelque chose d’inattendu, un conflit d’intérêt entre,la ministre d’État à la Condition féminine, Helena Guergis et son mari et ex-député conservateur Rahim Jaffer. Encore une fois les conservateurs sont pris dans un scandale boueux qu’ils essaient de nier, la droite conservatrice peu bien mentir à la population mais celle-ci reste incrédule face aux faits et actions commis par ces membres du gouvernement qui se donne de plus en plus de privilège.

Voici les faits.

Il est écrit sur le site internet de M. Jaffer quil fournit à la compagnie Green Power Generation Corporation une expertise en matière de financement en aidant le déblocage de fonds gouvernementaux pour des contrats à létranger. Important dans le développement des affaires et en marketing M. Jaffer joue un rôle clé dû aux contacts quil a développés jadis député conservateur. Il est aussi un coordonnateur très important quand aux politiques futures des différentes branches gouvernementales canadienne et états-unienne.

Lan dernier Rahim Jaffer rencontre, dans une soirée bien arrosée, M. Nazim Gillani, de l’International Strategic Investisments, qui à ce moment était sous enquête pour fraude et évasion fiscale. Se rajoutent quatre de ses associés et étrangement trois prostitués dans la soirée ‘’daffaire’’. Une petite soirée qui se terminera 3200 $ plus tard.

Le soir même roulant à 93 km/h dans une zone de 50 km/h Rahim se fait arrêter par la police de lOntario à Palgave au nord de Toronto. Visiblement en sérieux état débriété lex-député se fait prendre avec de la cocaïne, malheureusement les informations sur son taux dalcool dans le sang ainsi que la quantité de drogue en sa possession ne seront jamais divulguées.

Le lendemain matin, ignorant que l’ancien député avait entre-temps été arrêté, Nazim Gillani envoie un courriel à une douzaine d’investisseurs :

Comme la majorité d’entre vous l’ont sans doute entendu, nous avons eu, hier soir, une expérience emballante, avec Rahim Jaffer et le Dr Chen. M. Jaffer nous a ouvert les portes du bureau du premier ministre. […] Aujourd’hui, il m’a dit qu’il était aussi enthousiaste que nous. Nazim Gillani (1)

Même après sa défaite électorale de 2008 Rahim a continué à distribuer des cartes de visite lidentifiant encore comme député.

La Couronne abandonne toutes les accusations portées contre Rahim Jaffer en mars 2009. Elle les remplace alors par une seule accusation de conduite dangereuse, il plaide ainsi coupable et est condamné à une amende de 500$. Selon le procureur, la couronne ne détenait pas assez de preuve contre l’accusé.

 Vendredi le 9 avril 2010, lépouse de Rahim, Helena Guergis démissionne de son poste dû au conflit dintérêt entourant toute cette affaire. Stephen Harper affirme quaucun autre ministre, député, sénateur ou membre du gouvernement était impliqué dans les fraudes entourant M.Jaffer. Pourtant, lopposition relate le fait que la députée de Simcoe-Grey a accordée une hypothèque de 880 000$ pour une résidence à Ottawa.

Bien entendu Stephen Harper réfute les arguments selon lesquels il était au courant de toute l’affaire en question et dit ne jamais avoir promis d’ouvrir les portes de son bureau, seulement les faits pèsent contre lui. Et si la ministre n’avait rien à voir dans cette histoire alors pourquoi donc avoir demandé sa démission? L’incompétence et la corruption gouvernementale ou le camouflage des mensonges?

Cest la 5eme fois quun ministre de se fait inviter à démissioner depuis que les conservateurs sont au pouvoir.

 

http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2010/04/09/001-guergis-depart.shtml

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Mensonges et vérités dans la guerre médiatique contre Cuba par Arnold August

Posted by sylvainguillemette sur 10 avril, 2010

(Source: http://www.voltairenet.org/article164842.html)

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Le traitement médiatique récent de la mort d’Orlando Zapata et de la manifestation des Dames en blanc, à Cuba, pose un vrai cas d’école : les imputations des médias dominants sont délibérément fausses. Il ne s’agit pas d’un mensonge véhiculé par un média particulier, mais d’une campagne massive à laquelle presque tous participent. Or aucune grande holding de presse ne trouve d’intérêt direct dans cette manipulation. Il s’agit uniquement d’un système politique qui se protège en dénigrant un modèle qui le conteste.

Manifestation des Dames en blanc à La Havane pour la libération des personnes condamnées pour espionnage au profit des Etats-Unis.

La guerre médiatique qui sévit actuellement contre Cuba — et qui semble destinée à un nouvel épisode — est basée sur quatre mensonges fondamentaux :
a) Les prisonniers cubains faisant l’objet d’une controverse ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques [1] ;
b) Le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, récemment décédé des suites d’une grève de la faim qu’il avait entreprise de son propre chef, était emprisonné pour des raisons politiques [2] ;
c) Tamayo est décédé en raison de négligence ou peut-être même de gestes délibérés de la part des autorités médicales et politiques de Cuba ;
d) Les Damas de Blanco (Dames en blanc) ont été harcelées physiquement par des citoyens, puis brutalement détenus par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane [3].
La majorité des médias de masse à la solde de l’oligarchie aux États-Unis, au Québec, au Canada et en Europe et au sein de l’Union européenne s’arrogent le droit de mentir sur Cuba ou sur d’autres pays qui, selon des critères déterminés par les normes de l’hémisphère nord, ne représentent pas des États « convenables » sur le plan politique. Mais pire encore, c’est que les médias issus du monopole ne croient même pas devoir répondre à cette accusation des plus graves.

Voici la transcription partielle d’une entrevue diffusée le 8 mars 2010 sur la chaîne HBO entre Bill Maher et Sean Penn, acteur et producteur hollywoodien (voir vidéo ci-dessous). Cette partie de la transcription aborde le thème des mensonges propagés par les médias. On parle ici d’Hugo Chávez, mais le procédé est le même pour toutes les victimes de campagnes diffamatoires.

— MAHER : Son image médiatique [celle de Chávez] est celle d’un bouffon. Or, toi, tu es déjà allé au Venezuela. Tu le connais, tu lui as parlé. Pour ma part, tout ce que je connais d’Hugo Chávez, c’est ce que j’en lis dans les médias. Un dictateur qui s’est emparé de plusieurs branches du gouvernement et qui voudrait être président à vie. Qu’est-ce que tu connais de lui que je ne connais pas, et qui pourrait attendrir mes sentiments face à cet homme ?
— PENN : Je crois que si vous préférez que 20 % d’une population puisse réaliser ses rêves, avoir une identité et être entendue, si cela vous convient que seuls 20 % y aient accès plutôt que les 80 % à qui Hugo Chávez en a offert la possibilité, alors vous pouvez le critiquer. Vous savez, il y a beaucoup de questions complexes qui dépendent strictement de notre point de vue. Ici, aux États-Unis, nous avons beaucoup de difficulté à concevoir ce qu’a pu être l’histoire du Venezuela, de l’Amérique latine et de bien d’autres endroits. Nous sommes très mono-culturels. De plus, nous sommes aveuglés par les médias. Par exemple, dans le cas d’Hugo Chávez. Selon vous, qui, aux États-Unis, pourrait se targuer d’avoir été élu démocratiquement à la suite de quatorze des élections les plus transparentes au monde, comme l’a été Hugo Chávez ? […] Le projet de collaboration en Haïti [avec Cuba et le Venezuela], lorsque l’on parle d’Hugo Chávez et d’autres personnalités que l’on représente comme des démons […] Parce que tous les jours, ce leader élu se fait appeler « dictateur » ici, et l’on acquiesce comme si de rien n’était ! Et l’on continue d’acquiescer. […]
— MAHER : Je dois me déplacer – vers le panel.
— PENN : Désolé.
— MAHER : Non, car nous allons vous réinviter un jour, que Chávez soit ou non un dictateur.

À l’écoute de cette émission, j’ai pu constater sans peine que Maher était profondément troublé par le commentaire de Penn. Une image vaut parfois mille mots. Ici, ceux-ci en disaient aussi long que les images. Maher a changé le sujet, prétextant qu’il devait passer la parole à un membre du panel. Or, ce n’était pas vrai. Il a simplement contourné le commentaire de Penn tout en échangeant quelques blagues avec lui. Il a affirmé qu’il allait le réinviter à son émission, « que Chávez soit ou non un dictateur ». Néanmoins, ce n’est pas de cela que Penn parlait. En effet, celui-ci a plutôt rejeté les accusations portées contre Chávez en se contentant d’établir les faits selon le critère employé par la frange dirigeante états-unienne elle-même, c’est-à-dire la victoire électorale. La question était et demeure donc la suivante : comment se fait-il que les médias issus du monopole puissent mentir impunément ? Comment peuvent-ils répéter des faussetés et s’en tirer à bon compte, tandis qu’aucune mesure n’est mise en place contre ceux qui pratiquent ce qu’on appelle le journalisme jaune ?

À la lumière de ce droit au mensonge autoproclamé, regardons de plus près les quatre points soulevés plus haut.

D’abord, les prisonniers en question n’ont pas subi leur procès ni été condamnés parce que leurs convictions politiques s’opposent à celles prônées par le système cubain. Cuba, comme la plupart des pays de l’hémisphère Nord, dispose de lois qui interdisent aux individus de collaborer avec une puissance étrangère au détriment de leur propre peuple. Considérons le cas des États-Unis à travers l’exemple suivant : le Bureau de contrôle des capitaux étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) est un organisme issu du département du Trésor et tire son autorité, entre autres, du Trading with the Enemy Act (loi sur le commerce avec l’ennemi). Chaque année, le président états-unien signe un mémorandum de prorogation à la Loi sur le commerce avec l’ennemi telle qu’elle s’applique au blocus des États-Unis contre Cuba. Par exemple, Obama l’a fait le 11 septembre 2009. Ainsi, non seulement en termes juridiques mais dans la réalité bien concrète, les États-Unis mènent une guerre non-déclarée contre Cuba afin d’en modifier le système politique. Selon le code pénal états-unien, article 115 intitulé « Trahison, sédition et subversion », la section 2381 stipule que tout citoyen états-unien qui « s’associe à ses ennemis [des États-Unis], en leur fournissant une aide et un soutien aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison et passible de peine de mort, ou d’une peine de prison supérieure à cinq ans et d’une amende supérieure à 10 000$. De plus, il lui sera interdit d’occuper une fonction officielle aux États-Unis. » En d’autres termes, un citoyen des États-Unis qui collabore avec un pays contre lequel ces derniers se considèrent en guerre afin d’appuyer cette puissance étrangère peut être condamné à mort.

Cuba, comme bien d’autres pays, dispose d’une législation semblable. En 2003, quelques citoyens cubains ayant subi été soumis à un procès équitable, ont été déclarés coupables et emprisonnés pour avoir travaillé en étroite collaboration avec la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, laquelle leur avait fourni des fonds et du matériel afin de renverser les institutions constitutionnelles de l’île. Ces incidents ont été publiés et n’importe qui peut en vérifier l’exactitude.

Deuxièmement, Zapata a bel et bien subi un procès et été reconnu coupable, mais ce n’était aucunement pour des raisons politiques. Les médias de masse ne font que répéter ce dont ils veulent convaincre l’opinion publique. En réalité, depuis 1988, Zapata s’est adonné à toutes sortes d’activités criminelles, mais jamais rien de politique. À plusieurs reprises, il a été arrêté et reconnu coupable d’avoir troublé l’ordre public et par deux fois, d’avoir commis une fraude. Il est également coupable d’exhibitionnisme, de coups et blessures et de possession d’armes autres que des armes à feu. En 2000, il a fracturé le crâne d’un citoyen cubain et maintes fois fait preuve de violence contre les autorités carcérales pendant qu’il était emprisonné. Il a obtenu sa libération conditionnelle en mars 2003, onze jours avant que les soi-disant dissidents politiques ne soient arrêtés et qu’ils ne subissent leur procès. Le 20 mars 2003, il a commis un autre crime et fut à nouveau jeté en prison. Or, bien que ce dernier épisode soit tombé le même mois que le procès des soi-disant dissidents, il n’y est aucunement relié. Ce n’est qu’une coïncidence dont les dissidents et les États-Unis se sont servis pour présenter Zapata après coup comme un prisonnier politique. D’ailleurs, lors des très rares occasions où les médias de masse évoquent, ne serait-ce que vaguement, les déclarations de Cuba en ce qui a trait au véritable dossier criminel de Zapata, ils le font toujours dans des termes qui ridiculisent la crédibilité de la position cubaine, tout en omettant de fournir au public les renseignements cités plus haut, qui pourtant sont tous disponibles dans la presse de Cuba.

Troisièmement, Tamayo n’est pas mort en raison de la négligence ou de gestes délibérés de la part des autorités cubaines, ni médicales ni carcérales. Le 1er mars, un bulletin spécial présenté à la télévision cubaine lors des nouvelles quotidiennes exposait en détails les circonstances ayant conduit à sa mort. Cette vidéo circule toujours sur l’Internet pour les journalistes étrangers qui se soucient de véracité. Dans ce document, l’on peut voir des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes cubains témoigner de leurs efforts pour sauver sa vie. Avec une grande rigueur scientifique, on y explique comment on l’a maintenu en vie à l’aide d’injections intraveineuses et autres méthodes. Néanmoins, lorsqu’un individu refuse de digérer sa nourriture, les organes vitaux amorcent un processus de détérioration irréversible qui conduit inévitablement à la mort, peu importe les efforts déployés pour sauver sa vie. Une psychologue a même témoigné de la façon dont elle avait essayé de le convaincre d’abandonner sa grève de la faim et d’adopter d’autres moyens pour faire entendre ses griefs. La vidéo montre également sa mère, qui affirme que son fils avait à ses côtés les meilleurs médecins cubains. Elle les a remerciés pour leur soutien. Enfin, un détail qu’il faut absolument prendre en compte : les déclarations de la mère furent enregistrées lors d’une discussion spontanée, sans qu’elle ne sache qu’elle était filmée. Voilà qui élimine tout soupçon voulant qu’elle ait fait ses déclarations sous la pression des autorités. Bien sûr, par la suite, elle a blâmé les Cubains pour la mort de son fils. Mais ce n’est là qu’un témoignage supplémentaire de la façon dont elle et Zapata furent manipulés par des forces politiques, et non une condamnation du traitement subi par le prisonnier.

Qui croire ? Pourquoi ne pas montrer la vidéo et permettre au public d’en tirer ses propres conclusions plutôt que de réitérer le même mensonge ? Pour ma part, après plusieurs visionnements du bulletin de nouvelles initial et de la vidéo diffusée sur Internet, j’ai constaté que les termes utilisés, les explications et le style des spécialistes cubains n’étaient rien d’autre que le prolongement d’un des attributs les plus remarquables de cette société et de sa culture politique. N’importe quel documentaliste ou journaliste non-Cubain qui travaille sur place et s’intéresse sérieusement à Cuba aura compris que cette nation est profondément humanitaire, et que l’être humain et la vie elle-même y sont tenus en très haute estime. L’humanité y est sacrée, et les valeurs qui s’y rattachent touchent tous les citoyens cubains sans aucune discrimination. Les commentaires et la sincérité démontrée par les spécialistes cubains représentent bien la vie quotidienne au pays. Et pour ceux d’entre nous qui la connaissent, le témoignage présenté à la télévision est tout à fait normal et naturel pour la société cubaine et ce, en toutes circonstances.

Néanmoins, il est important pour les médias de masse à la solde de l’oligarchie de garder cet aspect de la société cubaine à l’abri de l’opinion publique afin de pouvoir manipuler la situation à leur avantage lorsque les circonstances l’exigent. Ainsi, tandis que tous les yeux étaient rivés sur Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier, les médias états-uniens, qui sont restés sur place 24 heures par jour pendant plusieurs semaines, ont réussi à trouver le moyen de cacher au public que des professionnels de la santé et autres spécialistes cubains travaillaient en Haïti depuis plus de onze ans, de la façon la plus désintéressée qui soit. D’ailleurs, à partir du 12 janvier, ces travailleurs ont non seulement continué d’offrir leur soutien mais l’ont même augmenté. Sean Penn a eu le courage d’en parler pendant l’entrevue. On s’imagine donc difficilement comment les journalistes états-uniens, qui disposaient pourtant de moyens à la fine pointe de la haute technologie, sont parvenus à ne jamais rencontrer un seul médecin ou spécialiste de la santé cubaine après tout le temps qu’ils ont passé en Haïti. On ne comprend pas non plus comment ils ont fait pour ne jamais croiser un seul des milliers d’Haïtiens ayant reçu des soins offerts par les missions médicales cubaines au cours des onze dernières années et pendant les semaines après le tremblement de terre. Cette omission est tout à fait délibérée car lorsque l’occasion se présente (comme actuellement dans le cas de la mort de Zapata et des événements qui en ont découlé), elle permet de convaincre plus facilement l’opinion publique du mensonge selon lequel les fonctionnaires médicaux et le système de santé cubains peuvent être impitoyables. Bien sûr, il est indéniable que des situations comme celle qui concerne Zapata n’ont rien à voir avec l’exemple haïtien cité plus haut. Néanmoins, lorsqu’une société tout entière ainsi qu’une profession comme la profession médicale se fondent sur l’humanité des individus et sur la préservation de la vie humaine, le principe s’applique à tous. Aucune exception n’est possible et ce, sous aucune considération.

Cuba est une société qui s’exerce à la patience et à l’éducation depuis plus de cinq décennies afin de tout mettre en œuvre pour réparer quelque tort que ce soit et régler ses problèmes. Que ce soit au niveau des CDR de quartier (Comités de Defensa de la Revolución), dans les assemblées municipales et les délibérations au sein des conseils populaires, dans les organes gouvernementaux les plus directement et intimement liés aux citoyens des quartiers ainsi que dans les centres de production et de services, ou encore pendant les sessions où les élus rendent des comptes à leurs électeurs, lors des discussions et consultations des commissions parlementaires ou dans les commissions de travail permanentes du parlement, au sein des centres de travail, tous les problèmes sociaux sont traités sous le signe de la patience, de la compréhension et de l’éducation, lesquelles constituent une part fondamentale de l’autocritique initiée par le système lui-même. Qu’il s’agisse des problèmes à régler au quotidien, ou même d’une violation mineure de la loi ou encore d’une infraction plus sérieuse, comme des crimes impliquant des individus ou de petits groupes, il est tout à fait remarquable de constater de visu la patience dont les Cubains font preuve, utilisant toujours l’éducation comme principal moyen de changer les comportements qui affectent la société. Dans ce contexte, le contenu de la vidéo cubaine où les professionnels de la santé affirment avoir tout fait pour sauver la vie de Zapata me semble tout à fait normal et plausible. C’est ainsi que se font les choses à Cuba.

Ce n’est pas par hasard si l’administration Bush a brusquement interrompu la plupart des visites éducatives à Cuba. En effet, une majorité écrasante des jeunes et de leurs professeurs cessaient immanquablement d’être dupes des mensonges des médias de masse et constataient à tout le moins cette réalité : Cuba est une société pacifique fondée sur la valeur de l’être humain, ce qui transcende toute autre considération puisque cette réalité demeure la même en toutes circonstances. C’est ainsi que les étudiants rentraient aux États-Unis avec une vision de Cuba située à l’extrême opposé de ce qu’en disent les médias de masse.

Le quatrième mensonge qui circule actuellement concerne les Damas de Blanco. On affirme qu’elles ont été harcelées par les citoyens puis violemment agressées par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane. Qui sont donc les Damas de Blanco et quelle est leur importance ? Depuis 1960, le gouvernement états-unien soutien officiellement l’implantation de « groupes d’opposition » à Cuba, lesquels entretiennent des liens étroits avec les États-Unis. Or, dernièrement, dans le document de juillet 2006 intitulé Commission d’assistance à un Cuba libre [4], on réitère que ces groupes nécessitent « des programmes bien financés pour les rendre plus opérants » et on souligne le besoin « d’arriver à un consensus international en faveur de ces groupes » (page 16). Plusieurs personnes et de nombreux groupements sont cités dans ce rapport : l’un d’eux est le Damas de Blanco. L’un des individus ayant très clairement reçu l’aval états-unien il y a près de quatre ans est Guillermo Fariña. À l’époque, selon le document en question, il « avait entrepris une grève de la faim de longue durée » (page 19). Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il a entrepris une autre et se fait manipuler de la même façon que Zapata l’a été et l’est encore aujourd’hui.

Lorsque l’on parle de médias de masse, cela inclut You Tube ainsi que les rapports sur les derniers incidents concernant les Damas de Blanco. You Tube reflète la couverture médiatique biaisée et mensongère dont il est question dans cet article. Fabriquée à partir d’un montage d’extraits vidéo, d’images figées dont on ne sait si elles sont reliées avec les événements cités et de descriptions verbales à propos de confrontations, la vidéo fut ensuite montée de manière à donner une impression de violence. Néanmoins, il est possible de visionner la vidéo intégrale et sans montage qui fut présentée à travers le monde à la télévision, tout en ignorant le commentaire audio qui affirme à plusieurs reprises que les partisans pro-Cuba ont fait usage de violence à l’encontre des Damas de Blanco et que la police les a détenus brutalement. En réalité, même si les opposants aux Damas étaient absolument furieux et qu’ils hurlaient leur soutien à la Révolution, en aucun cas ils n’ont fait usage de violence. De la même manière, les policières qui ont fait monter les Damas dans des autobus de la ville pour ensuite les reconduire chez elles n’ont jamais violenté celles qui n’avaient pas été arrêtées. Même si les États-Unis reconnaissent et promeuvent officiellement les Damas de Blanco comme étant un véritable « groupe d’opposition » et que leurs liens avec eux sont d’une évidence irréfutable, jamais les autorités n’ont usé de violence à leur égard. Affirmer le contraire est un mensonge. Et le répéter dans l’espoir qu’on en vienne à le considérer comme une vérité est le genre d’hypocrisie que dénonçait Sean Penn lorsqu’il parlait de l’accusation répétée par les médias de masse à l’endroit d’Hugo Chávez, à l’effet qu’il s’agirait d’un dictateur.

Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés suite à leur procès, en 2003, ainsi que leurs défenseurs – dont les Damas de Blanco – ne sont pas en conflit avec le gouvernement cubain ni avec les gens qui descendent immanquablement dans la rue pour combattre ces petits groupes et défendre la Révolution, à cause des opinions politiques des « dissidents ». Le problème, c’est qu’ils collaborent avec une puissance étrangère (les États-Unis) au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Actuellement à Cuba, et plus que jamais auparavant, les discussions ainsi que les débats en profondeur et à grande échelle vont bon train, que ce soit dans les médias, les familles, les quartiers, les organisations de masse ou les différents niveaux de pouvoir populaire. On discute ouvertement des opinions contraires concernant les mesures qui devraient être prises afin d’améliorer le système socio-économique cubain. Par exemple, il peut s’agir de mesures pour donner plus pouvoir aux représentants élus ainsi qu’aux fonctionnaires œuvrant dans les organes de l’État et du gouvernement, pour régler les problèmes de corruption (qu’on ne peut aucunement comparer à ceux auxquels sont confrontés les pays capitalistes, que ce soit en termes de l’ampleur ou de la nature des actes reprochés), de production et distribution de nourriture et de marchandises nécessaires à la population. Or, ces délibérations n’ont pas pour but de remplacer le système socialiste actuel par un système capitaliste, ni de faire de Cuba un satellite des États-Unis comme c’était le cas avant la Révolution. Les « groupes d’opposition » se sont volontairement exclus de cet important débat qui n’est pas dirigé contre le système actuel, lequel fut établi de manière constitutionnelle. Au contraire, ces discussions sont même encouragées par le leadership historique révolutionnaire qui désire sincèrement voir le peuple participer de plus en plus étroitement au perfectionnement de son propre système. Par conséquent, la position tout à fait marginale de « l’opposition » ou des soi-disant « dissidents » par rapport à la société cubaine en général n’est pas la faute du système cubain, pas plus qu’elle n’en révèle un vice qui devrait être éliminé. Les « groupes d’opposition » sont les seuls responsables de leur isolement total. Si ce n’était des campagnes médiatiques, des fonds états-uniens et des autres appuis qu’ils reçoivent, les « dissidents » ne mériteraient pas une seule minute d’antenne en ce qu’ils n’affectent aucunement la vie politique cubaine à quelque niveau que ce soit.

Les soi-disant dissidents cubains, qui sont complètement isolés, insignifiants et marginaux dans la société et la vie politique cubaines, sont des traîtres à la nation tout comme leurs homologues de Miami. Et les traîtres sont imprévisibles. Ils n’obéissent qu’à leurs propres intérêts et à leur mentalité opportuniste. Ils peuvent être à la solde de n’importe qui puisque c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie. Les traîtres, par nature, sont capables de vendre leur âme. Les peuples d’Europe et des États-Unis, qui n’obtiendraient que des bénéfices d’un meilleur rapport avec Cuba, devraient se demander s’il est possible que Washington, Bruxelles et les médias à leur solde aient créé un monstre qui, en plus de leur échapper, est au service l’extrême-droite. Ces individus gagnent leur vie dans l’unique but de créer des tensions entre Cuba et le tandem Europe/États-Unis. Et ces tensions, par essence, entravent les relations normales qu’entretiennent les nations entre elles. Pour sa part, le président Obama devrait se servir de son intelligence afin de dévoiler les intentions de l’extrême-droite qui cherche à saboter son initiative pour améliorer les relations entre les deux pays. Dans ce contexte, les journalistes sérieux, les parlementaires sincères et ouverts d’esprit, les personnalités politiques, les leaders syndicaux et les intellectuels ne devraient-ils pas être conscients de toute cette duperie ?

Comment se fait-il que Cuba soit actuellement victime d’une autre campagne médiatique et des pressions de Washington et de Bruxelles ? Il y a plusieurs explications. L’une d’entre elles est peut-être le fait que la rencontre des 22 et 23 février 2010, réunissant tous les États de l’hémisphère sauf le Canada et les États-Unis, ait débouché sur un accord pour établir une organisation régionale favorisant l’intégration économique, politique et culturelle. Il s’agit d’un événement historique. Tout le monde sait que dès 1959, Cuba a été l’initiateur et sert encore aujourd’hui de base politique et morale pour la coopération régionale, en dépit de conditions des plus défavorables. Les États-Unis et la vieille Europe n’ont jamais pardonné à Cuba d’avoir pris cette initiative il y a plus de cinquante ans. Ils n’ont jamais admis que Cuba refuse de suivre la voie de la capitulation aux mains des Occidentaux comme l’ont fait l’ex-URSS et l’Europe de l’Est. Défendre Cuba et sa Révolution aujourd’hui signifie défendre toute l’Amérique latine et les Caraïbes dans leur noble initiative d’intégration. La mort de Zapata a eu lieu à un moment des plus opportuns. De plus, sa manipulation par l’Union européenne, ses médias de masse et ceux de l’Amérique du nord sert admirablement la tentative de renverser la nouvelle tendance régionale en attaquant son inspiration première et sa plus prestigieuse : Cuba. Dans le document de 2006 cité plus haut, on peut lire que les États-Unis sont préoccupés par « l’axe » Cuba-Venezuela en ces termes : « Ensemble, ces deux pays encouragent une tendance alternative rétrograde et anti-états-unienne pour l’avenir de l’hémisphère, laquelle trouve une résonance […] dans la région […] » (page 24). Dans ce contexte, les États-Unis affichent clairement leurs visées pour organiser, maintenir et promouvoir leurs propres groupes et initiatives individuelles voués à l’opposition cubaine.

Mais Cuba n’est pas seule. Au contraire, car malgré toutes les tentatives pour l’isoler depuis plus de cinquante ans, le pays n’a jamais occupé une place aussi centrale dans la politique régionale et mondiale. Cette dernière campagne médiatique, qui repose sur des mensonges et sur la distorsion du réel, n’aura d’autres conséquences que d’éveiller la conscience politique des peuples du monde pour leur démontrer comment fonctionnent les médias de masse à la solde de l’oligarchie, c’est-à-dire par le mensonge et la manipulation.

 Arnold August
Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies

Association (LASA).

[1] « Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 27 septembre 2009.

[2] « Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er mars 2010.

[3] « Les « Dames en blanc » de Cuba », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er juin 2008.

[4] « Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 2 août 2006. On pourra télécharger sur cette page le rapport cité.

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Le mythe de l’apport du privé

Posted by sylvainguillemette sur 5 avril, 2010

https://i0.wp.com/a6.idata.over-blog.com/300x327/0/58/28/37/R-pertoire-3/capitalisme.jpgIl y a un mythe existant, faisant état d’un apport du privé dans notre société. J’aimerais si vous me le permettez, mettre les choses au point en ce qui concerne les acteurs du privé, soit donc sur le soit disant «apport» dont fait l’objet la bourgeoisie, en ce qui concerne notre société.

D’abord, pour jouer quelque rôle que ce soit, un capital se fait indispensable, si nous vivons bien sûr, dans un modèle capitaliste. Il faut donc préalablement constater qu’il faille posséder des capitaux dans un système basé sur les échanges de capitaux, ou si vous préférez, dans un système capitaliste. Ainsi, nous éviterons de faire dans le totalitarisme, comme se plaisent à le faire certains démagogues de la droite, aisés également à faire dans le populisme par la bande.

Constatant donc la nécessité de posséder les capitaux pour faire un quelconque apport, nous constatons avec raison ensuite, que certaines personnes possèdent plus que d’autres, ces dits capitaux. Il est donc normal, si nous constatons que seule une minorité possède autant de capitaux qu’il faille avoir pour la cause, de visualiser par la suite que seule une minorité pourra exercer un «apport» à notre collectivité.

Cette autre constatation faite, comment peut-on par la suite, prétendre que cette minorité soit celle qui apporte, inversement que de ne s’en tenir qu’aux faits qui suggèrent plutôt la concentration de richesses chez cette minorité –résultant du capitalisme- , qui vient ici rendre cette dernière indispensable aux yeux des économistes, également capitalistes d’idéologie et ne tenant que compte du fait de leur possession, et non de leur mérite ou des risques qu’ils ont pu prendre vis-à-vis par exemple, les créateurs de richesses, les prolétaires?

L’apport là, du privé dans notre système, n’est donc que le reflet d’une réalité tout autre, soit celui qu’une minorité particulière –la classe bourgeoise, possédant les moyens de production…-possède les capitaux indispensables aux apports quelconques. Ensuite, viennent et interviennent les idéalistes de cette même idéologie. S’en suivent des affirmations telles que : «Il ne faut pas diaboliser le privé, il fait des apports énormes à notre système de santé par exemple…» (Marie Grégoire). Ce type d’affirmation, justement, ne fait qu’affirmer qu’il y a apport du privé, sans se soucier du fait que cet apport n’est possible que si l’on possède des capitaux, et que manifestement, la bourgeoisie concentrant  chez elle la richesse créée par le prolétariat international, elle est également la seule à pouvoir intervenir auprès de la société, mis à part du prolétariat lui-même uni. Celle-ci, la bourgeoisie, peut donc intervenir, par exemple en intermédiant entre la demande et l’offre –par le biais de ses capitaux-, par sa capacité de s’approprier les moyens de production. Ironiquement, ces moyens de production sont également fabriqués par le prolétariat…

Je ne peux donc que constater que les idéalistes continueront tant qu’ils le pourront, d’abrutir les masses, sinon, c’est qu’ils se sont tellement abrutis, qu’ils ont fini par croire à leurs dogmes sempiternels, également invincibles aux échecs.

Le privé n’apporte rien à l’humanité qui en vaille la peine. Le capitalisme explique la concentration de richesse chez une minorité, et cela de suite, explique pourquoi certains acteurs du privé peuvent intervenir -dans une telle économie-, précisons-le. Je ne vois pas là, une concrétisation d’une loi divine, mais une  manifestation d’un totalitarisme, qui en est des plus patentes.

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Un budget capitaliste

Posted by sylvainguillemette sur 31 mars, 2010

https://i1.wp.com/www.grapevinetexas.gov/Portals/0/Administrative%20Services/money%20scale.jpgChers camarades laborieux, chers prolétaires,

je ne ferai qu’une courte analyse du budget «Bachand», sachant très bien que la bloguosphère sera inondée de tels essais. Je serai donc bref, mais tenterai de panser cette perte par une précision plus rude sur les intérêts derrière chaque mesure «simplement impopulaire» que comporte ce budget. Et certes, je viserai seulement les effets néfastes de ce budget capitaliste et démontrerai que ces dits aspects, ne sont en fait, comme ailleurs dans toute société capitaliste, que le reflet des intérêts du parti au pouvoir, soit ceux en réalité, de la bourgeoisie.

D’abord, pour commencer, notons que l’ensemble des fonctions publiques est touché, même si certains de ses secteurs nous frappent de stupeur plus que d’autres. Le gouvernement a annoncé qu’un seul employé de l’État sur deux serait remplacé à son départ, ce qui nous amène à croire que le manque de personnel au sein de notre système de santé prendra de l’ampleur, permettant ainsi encore, d’avantage d’usage du privé comme pansement aux demandes populaires.

Ce constat fait, passons aux analyses.

Nous devrons désormais, peu importe le rapport entre nos différences salariales, nous acquitter d’une facture de 25 dollars per capita pour payer notre système de santé. L’année suivant, 100 dollars. Puis 200 dollars pour la troisième. D’abord, j’aimerais préciser que nous payons déjà notre système de santé, puisque que lorsque l’État nous dit qu’elle paie un montant tel sur  celui-ci, il faut savoir que les caisses de l’État, c’est le fruit de nos efforts collectifs, de nos impôts, de nos apports à ces caisses. L’État, c’est nous. Sa caisse est la nôtre.

Cela dit, cela n’empêche pas ce dernier de servir d’autres intérêts que les nôtres, puisque l’État représente dans les faits, les intérêts du parti au pouvoir. Ici, un parti bourgeois précisément. Nous allons donc payer deux fois, mais la différence ici, c’est que l’impôt progressif n’est pas la règle. Tout le monde paie le même montant. Moi, je veux bien, s’il le faut, payer plus pour mon système de santé, mais à hauteur égale de ce que paie le riche, en proportion. Si ça joue sur nos budgets de «pauvres» ou de «classe moyenne», ça doit jouer sur celui du riche du riche bourgeois, qui vit soit dit en passant, de la force de travail de ceux qui en arracheront ces prochaines années. Mais encore, le gouvernement fiche en l’air tout débat quant aux endroits où l’on pouvait piger tant de milliards. Et cela se nomme, Totalitarisme.

On pourrait par exemple, fonder une Société d’État, fabricant des médicaments. Ainsi, entrant en compétition avec le secteur privé –Ce sont les arguments de la droite, rappelez-vous! La concurrence!-, nous pourrions aisément jouer un rôle décisif sur le prix des médicaments en question. Cela coûte cher aux contribuables, aux travailleurs, ainsi donc, aux prolétaires, qui vendent leur force de travail à ces parasites bourgeois qui se la couleront douce pendant que nous croupirons sous nos dettes multiples. Cela serait bénéfique, mais les libéraux ont d’autres intérêts.

Ensuite, il y a ce fameux ticket modérateur, qu’ils ne nomment pas ainsi afin de légaliser leur «audace», ou leur «courage» disent les «lucides». Ce ticket coûterait aux patients, 25 dollars, qui ne seraient pas perçus su le champ, mais lors des impôts. Qu’importe le fait que vous soyez malheureusement plus malade que votre voisin en santé, vous devrez  assumer ce fait désormais. Plus vous irez à l’hôpital, plus vous paierez pour vos malheurs. C’est l’utilisateur payeur, et le vrai visage de Jean Charest. Certes, ce ticket viderait les urgences, parce que simplement, les malades n’iraient plus se faire soigner, faute de moyens. Fallait-il être lucide pour s’apercevoir que l’égoïsme menait à l’enrichissement individuel?

Le gouvernement nous dit qu’il fera des efforts à hauteur de 62%, que nous en ferons à hauteur de 31% et que les grandes et riches entreprises en feront elles, à hauteur de 7%. Mais rappelez-vous, l’État, c’est nous tous. Alors ici, on paie deux fois. Et puisque l’État actuel abaisse sans cesse le fardeau fiscal des entreprises québécoises, les moins perçues à travers l’Amérique du Nord, l’effort de l’État est encore le nôtre en majorité. Et les entreprises se gargarisent encore sur notre labeur.

Hausser le tarif patrimonial…., encore là, s’il ne fallait pas payer pour toutes les ambitions injustifiées du gouvernement du Québec actuel (la Romaine), bref, ses erreurs, ce ne serait pas envisageable, et de se plier aux conditions du capitalisme, qui ne cumule que ratées sur ratées, cela n’a rien de sérieux, de viable et d’intéressant à mon avis. Le dogme a assez duré. Il n’y a pas de place pour tous les États du monde, sur le sommet d’une pyramide. Il faut revoir la structure, il faut revoir le capitalisme et l’abolir, tenter autre chose, quelque chose d’audacieux et de courageux.

Maintenant, pour terminer, puisque je disais bref…

Tout ce que cela prend ensuite pour faire avancer la cause bourgeoise, c’est l’appui inconditionnel des médias, cela comprenant notre Société d’État Radio-Canada, que nous finançons. Quand un prétendu journaliste dit de haute voix «tout le monde le sait que ça peut pu fonctionner», parlant du système de santé, on ne peut pas vanter l’impartialité de celui-là (Michel C. Auger -Radio-Canada-). (Le «spécialiste» Vézina, lui, disait qu’il fallait consentir au ticket modérateur. Ce que c’est impartial!) Et quand un ministre dit «si on a des jobs dans la vie, c’est parce qu’on a des coopératives et des entreprises..» (Ministre Bachand), je m’excuse, mais c’est tout à fait le contraire. C’est la demande, celle des travailleurs, qui donne aux bourgeois l’occasion de jouer l’intermédiaire entre la demande et l’offre, de par leur possession initiale et préalable, de capitaux pour ce faire. Sans les bourgeois et leurs capitaux, la demande existerait tout de même. Le bourgeois ne crée pas la richesse, il fait faire sa besogne par le prolétaire, qui lui vend sa force de travail. On l’appelle ici, au Québec, le salarié. Le propriétaire de l’entreprise a le beau jeu. Il n’a qu’à attendre que le prolétaire lui fabrique la valeur ajoutée, avec les outils qu’il a pu acheter avec ses capitaux, et donner au prolétaire ce dont il a besoin, jusqu’à la semaine suivante. Donc monsieur Bachand a tort de dire que les bourgeois créent la richesse. Nous ne sommes pas dupes en 2010. Nous savons très bien que nous créons la richesse, et que nous payons avec ce gouvernement Libéral, pour les intérêts de la bourgeoisie.

Ce budget, c’est un budget bourgeois, pour la classe bourgeoise, et fait par un parti bourgeois. Ces choix audacieux n’en sont pas. Il n’y a pas eu de courage, mais de la lâcheté. On a eu peur de demander plus à la bourgeoisie, de peur qu’elle aille investir ailleurs, ses «chers capitaux».

Le système capitaliste est désuet, et cela se manifeste lorsque votre économie devient plus importante que votre santé, alors que tous les États de la planète souffrent du capitalisme et de ses ratées multiples, entre autre dans leur secteur de santé. Il n’y a jamais eu de partage de richesse (10 000 000 de millionnaires, soit 0.15% de la population mondiale), et on nous demande une fois de plus de créer cette richesse un autre siècle de temps, pour payer les prochaines anomalies du système parasitaire bourgeois que l’on nomme, Capitalisme. Passons à autre chose.

Ne soutenez pas ce budget et venez manifester avec nous.

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