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Posts Tagged ‘Castro’

Bush se mêle des affaires de Castro

Posted by Hugo Jolly sur 30 octobre, 2007

Bush lors d’un discours à l’ONU

À une semaine du vote à l’ONU sur l’embargo étasunien de Cuba, le président George W. Bush a appellé le peuple cubain à se soulever contre le régime de Castro et a demandé à l’armée cubaine de «se ranger du côté de la liberté».

Le président étasunien a déclaré, en direct, sur les ondes de Radio et TV Marti — financées par Washington — que les Cubains avait le «pouvoir de forger leur propre destin».

«Quand les Cubains se soulèveront pour réclamer leur liberté, allez-vous défendre un ordre moribond contre votre propre peuple ou allez-vous épouser son désir de liberté?» a-t-il demandé aux forces de sécurité.

Interrogés lors de briefings de presse, les officiels de l’armée étasunienne ont affirmé que «ce n’est pas un appel à l’insurrection armée, mais un appel à la conscience».

Felipe Perez Roque, ministe des Affaires étrangères à Cuba l’a entendu autrement. Le discours de Bush «s’entend comme une incitation à la violence, un appel à la guerre pour renverser la révolution et imposer ses desseins à Cuba».

«Cela confirme que la politique du régime Bush reste le changement de régime à Cuba, y compris par la force», a-t-il déclaré en conférence de presse à La Havane, estimant que le chef de la Maison-Blanche était «en plein délire».

Bush est pressé par le temps et cela le rend d’autant plus dangereux, a mis en garde le ministre et il a ajouté que dans son discours à Washington il a fait « une vaine et ridicule tentative de recruter » nos forces armées et le ministère de l’Intérieur, auxquels il épargnerait la vie s’ils trahissent la Révolution.

« J’ai pour vous un message, vous délirez, vous parlez à une armée de libération et à des combattants de la sécurité qui ont empêché plus de 600 tentatives d’assassinat contre Fidel. Vous vous trompez, vous ne connaissez pas ce peuple, qui ne ressemble en rien aux mercenaires que vous payez ici », a déclaré Pérez Roque.

« Une annonce ridicule qui ferait rire si elle n’était pas insérée dans ce durcissement de la politique contre Cuba. Dans un pays qui malgré le blocus a plus de 500 000 ordinateurs installés, qui en installera 150 000 autres l’année prochaine et qui pourra en assembler 120 000 chaque année. Où fonctionnent 600 clubs de jeunes d’informatique qui permettent l’accès gratuit à Internet à plus de deux millions de Cubains chaque année ».

Inspiré, Bush fils a encore terminé son discours par un «Viva Cuba Libre» et a affirmé sa volonté de maintenir un demi-siècle d’embargo contre Cuba jusqu’à un changement de régime. Il a offert des bourses d’études et des ordinateurs aux Cubains «si le régime le permet». Il a annoncé la création d’un fonds international pour favoriser la transition de l’île vers la démocratie.

Les amis de Cuba, déjà mobilisés en vue du vote de mercredi prochain à l’ONU, ont eux aussi dénoncé le discours.

Sources:
KHAN, Jooneed. «Bush appelle les Cubains à se soulever», Cyberpresse, 25 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071025/CPMONDE/710250746/6643/CPMONDE.
CASTAÑEDA, Mireya. «Cuba répond à Bush», Granma International, 25 octobre 2007, http://www.granma.cu/frances/2007/octubre/juev25/Cuba-repond-a-Bush.html.

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Bush veut renverser Castro

Posted by Hugo Jolly sur 24 octobre, 2007

Drapeau de Cuba

George W. Bush a appelé mercredi la communauté internationale à joindre ses efforts à ceux des États-Unis pour précipiter le changement à Cuba à un moment où le «goulag tropical» de Fidel Castro touche à sa fin et où le mouvement démocratique va grandissant.

 

Dans ce discours à Washington conclu par un «Viva Cuba Libre» qu’il voulait prophétique, M. Bush a affirmé sa volonté de maintenir l’embargo américain sur Cuba jusqu’à un changement de régime.

 

Et il a annoncé la création d’un fonds international doté selon lui de plusieurs milliards de dollars pour favoriser la transition vers la démocratie.

 

Dénonçant en termes forts la répression des libertés et la «misère économique» cubaine, M. Bush a insisté sur l’importance du moment, parlant des «derniers soupirs d’un régime qui a échoué».

 

«Le moment est venu de soutenir le mouvement pour la démocratie qui est en train de grandir sur l’île (…) Le moment est venu pour le monde de laisser de côté ses différences et de préparer pour les Cubains une transition vers un avenir prometteur de liberté et de progrès», a dit M. Bush, entouré de proches de prisonniers politiques.

 

«Au moment où nous parlons, les appels à un changement fondamental se font plus nombreux sur l’île. Les manifestations pacifiques se répandent», a-t-il déclaré.

 

M. Bush entendait à l’évidence pousser le mouvement pour la démocratie à un moment où son vieil ennemi Fidel Castro est éloigné du pouvoir par la maladie depuis quinze mois.

 

Mais il a refusé l’éventualité que le changement se résume à «remplacer un dictateur par un autre».

«Le paradis socialiste est un goulag tropical», a-t-il dit.

 

À la veille de ce discours, le quatrième seulement de M. Bush entièrement consacré à Cuba et le premier depuis octobre 2003, Fidel Castro a accusé le président américain de vouloir «reconquérir Cuba par la force».

 

Le gouvernement américain a assuré qu’il ne s’agissait pas d’appeler les Cubains à se soulever contre le régime qui défie le grand voisin américain depuis près de 50 ans.

 

S’adressant directement aux Cubains pouvant écouter sur certaines radios et télévisions son discours, M. Bush a appelé les soldats, les policiers et les officiels cubains à «faire un choix»: «Quand les Cubains se dresseront pour réclamer leur liberté (…) défendrez-vous un régime en disgrâce et qui se meurt en recourant à la force contre votre propre peuple, ou vous joindrez-vous au désir de changement de votre peuple ?»

 

Selon M. Bush, les autres pays peuvent favoriser le changement par exemple en ouvrant leurs ambassades à La Havane aux dissidents et en leur donnant accès à l’internet.

 

De leur côté, les États-Unis sont prêts à permettre à des organisations non-gouvernementales de fournir aux Cubains cet accès à l’Internet et à inviter de jeunes Cubains qui bénéficieraient de bourses d’études, a-t-il dit.

 

Quant au fonds international, il financerait des prêts ou des subventions pour «reconstruire (le) pays».

 

Mais le bénéfice est sous conditions: au préalable, «le gouvernement cubain doit démontrer qu’il a adopté, par la parole et par les actes, les libertés fondamentales», a dit M. Bush.

 

L’embargo imposé en 1962 et renforcé par différentes dispositions interdisant aux Américains de faire des affaires avec Cuba restera en place «aussi longtemps que le régime maintiendra son monopole sur la vie politique et économique des Cubains», a-t-il dit.

 

Cet embargo est critiqué parce qu’il rendrait encore plus difficiles les conditions de vie des Cubains.

 

M. Bush a réfuté que la faute en incombe à l’embargo américain. La levée de l’embargo ne ferait qu’enrichir les dignitaires cubains, et les États-Unis sont le pays au monde qui octroie la plus importante aide humanitaire en veillant à ce qu’elle aille directement aux Cubains, a-t-il dit.

Source: LOZANO, Laurent. «Bush dénonce Cuba comme un ‘goulag tropical’», Cyberpresse.ca, 24 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071024/CPMONDE/71024122/1014/CPMONDE.

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