Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Communiqué’

Vol à grande échelle de terres par les israéliens

Posted by L'Agitateur sur 28 juillet, 2007

Nous reçevons à chaque semaine le pamphlet de PAJU (Palestinians and Jews United) par courriel. Voici le pamphlet en question de cette semaine :

Les colonies israéliennes de Cisjordanie obtiennent de gigantesques concessions de terres, puis elles en volent d’autres

Israël alloue une superficie énorme de terres à ses colonies de la Cisjordanie occupée, mais une très faible proportion de ces terres est réellement utilisée.

Un nouveau rapport du groupe israélien La Paix maintenant révèle que seulement 9 % des terres appartenant officiellement aux colonies ont été construites, et seulement 12 % sont utilisées. Le rapport est fondé sur les chiffres de l’administration civile israélienne.

En dépit de l’énorme superficie des réserves foncières non utilisées, 90 % des colonies israéliennes dépassent leurs frontières. Environ le tiers du territoire qu’elles utilisent se situe au-delà du territoire qui leur est alloué, ajoutent les auteurs du rapport.

Ces constatations prouvent que le gouvernement israélien continue à encourager l’expansion illégale de ses colonies. L’État accorde aux colonies d’énormes parcelles de terrains qui n’ont aucune mesure avec leur taille réelle, de manière à empêcher les Palestiniens de construire dans ces secteurs. Pourtant, une fois qu’un secteur est interdit aux Palestiniens, les colons commencent à saisir les terres palestiniennes adjacentes, souvent des terres privées, qui se trouvent à l’extérieur du territoire qui leur est alloué.

Depuis des années, les frontières des colonies ont été gardées secrètes. La Paix maintenant a enfin obtenu l’information en s’adressant aux tribunaux, en vertu de la Loi sur la liberté d’information.

Selon le rapport, les politiques d’Israël violent les engagements pris dans le cadre de l’Accord d’Oslo. Même avant que les discussions de paix ne tournent court, Israël a agi méthodiquement pour accroître le territoire alloué aux colonies. Ces actes contredisent clairement les déclarations officielles du gouvernement, à savoir que « la construction dans les colonies a lieu seulement dans les frontières autorisées ».

Plus de la moitié des 164 colonies et zones industrielles d’Israël en Cisjordanie ont été agrandies après qu’Israël eut signé l’Accord d’Oslo, en 1993. En conséquence, le nombre de colons israéliens en Cisjordanie a doublé au cours de la décennie suivante.

Les auteurs du rapport accusent Israël d’œuvrer intentionnellement à agrandir les colonies sans limite aucune, de manière à empêcher les Palestiniens de construire dans les zones concernées. De plus, Israël n’intente pratiquement aucune poursuite en cas d’expansion ou de construction non autorisées de colonies au-delà des frontières « légales » de celles-ci.

Bien entendu, la notion même de « frontières légales de colonie » est contradictoire. Aux termes du droit international, toutes les colonies israéliennes de Cisjordanie sont illégales. Au final, toutes devront être démantelées.

Adaptation de « Settlers use just 9% of state-allocated West Bank land », du journaliste israélien Amos Harel, publié dans le quotidien Ha’aretz le 6 juillet 2007.

Distribué par le PAJU (Palestiniens et Juifs unis)

WWW.PAJUMONTREAL.ORG

Posted in Non classé | Tagué: , , | 17 Comments »

Les homosexuelLEs encore répriméEs à Québec

Posted by L'Agitateur sur 26 juillet, 2007

Nous avons reçu par communiqué le texte d’un certain André Gagnon qui a écris un article pour dénonçer les attaques faites sur les homosexuelLEs à Québec. Voici l’article en question :

DES PAROLES AUX ACTES

André Gagnon
andregagnon@etremag.com

Le 1er juillet dernier, aux petites heures de la nuit, un jeune gai qui sortait du bar Le Drague, a été sauvagement attaqué par des voyous néo-nazis en plein cœur de Québec, à 5 minutes de notre Assemblée nationale. En quelques secondes, il a été gravement blessé et abandonné lâchement par ses agresseurs. Le seul motif de cette agression : son orientation sexuelle.

En racontant cette triste histoire au directeur-général de la SDC du Village, lui-même originaire de Québec, il me raconta comment à sa dernière visite à Québec, lui et son conjoint avaient été violemment interpellés par des jeunes en auto alors qu’ils déambulaient aux abords du Château Frontenac. ‘Grosses tapettes!’ Il estimait lui-même assister à une montée de l’intolérance dans la capitale.

Après la campagne populaire pro-CHOI où la tenue de propos discriminatoires et diffamatoires en ondes a été confondue avec ‘la liberté d’expression’; après l’élection d’une majorité de députés conservateurs et adéquistes dans la région de la Capitale nationale; après l’élection facile d’André Arthur dans Portneuf, qui oserait prétendre que le problème de l’homophobie est en régression à Québec? La région de la Capitale nationale est la seule région du Québec dont les députés fédéraux ont majoritairement voté pour renverser l’égalité en droits que nous avons récemment acquise en décembre dernier, une véritable honte pour le Québec, n’ayons pas peur des mots.

Beaucoup de gens ont minimisé le danger que présente la libre circulation de propos homophobes et discriminatoires en ondes. L’attaque lâche du 1er juillet dernier est un exemple frappant de comment la banalisation et la liberté de tenir des propos homophobes pave la voie à la violence directe et brutale.

Cette pénible réalité au moment où le Québec s’apprête à célébrer le 30e anniversaire de l’interdiction de la discrimination eu égard à l’orientation sexuelle, doit nous faire réfléchir. Lorsque j’ai organisé le premier défilé de la fierté à Québec en 2002 qui soulignait précisément le 25e anniversaire de l’interdiction de la discrimination, j’avais été violemment attaqué dans Le Soleil par l’ex-directrice générale de la dite ‘Coalition gaie et lesbienne du Québec’, Me Claudine Ouellette qui affirmait qu’après l’union civile, ce n’était plus le temps de marcher pour l’égalité, mais plutôt de se fondre dans la foule. Le premier défilé à Québec fut ainsi boycotté par ladite Coalition et d’autres organismes et établissements bien en vue de la capitale. Il connut malgré tout un énorme succès. Le même discours fut tenu trois ans plus tard par ceux qui allaient ressusciter la Fête Arc-en-ciel en faillite autant politique que financière depuis 2002 : plus besoin de marcher pour l’égalité, c’était le temps de ‘fêter’!

Difficile aussi de ne pas faire un parallèle avec le débat récent à Montréal.

Le mouvement de libération gaie suite aux émeutes de Stonewall, que les défilés de la fierté gaie commémorent à travers le monde, est né précisément pour contrer ce genre de discours homosexuel conservateur bien gentil et bien propre qui dominait dans nos communautés et qui confinait notre lutte pour l’égalité à la dimension légaliste. Avec le temps, avec les gains législatifs, avec l’amélioration toujours précaire de notre situation, ce discours a repris le dessus vidant le mouvement de la fierté gaie de sa substance et transformant parfois les fiertés en kermesses au point où on confond maintenant fierté gaie et fête gaie.

Le plus tragique dans tout cela, c’est qu’en confondant égalité juridique et égalité sociale comme on fait trop souvent y compris parmi les activistes, en s’adaptant au nouveau confort d’un espace social plus grand qu’on confond avec l’égalité, on baisse la garde et on minimise l’impact de l’homophobie. Il faut de tels incidents révoltants pour nous le rappeler.

Au moment de marcher de nouveau à Montréal, à Québec et à Ottawa, rappelons-nous pourquoi nous marchons. Au-delà de la fête et du carnaval, notre geste est et doit demeurer éminemment politique. Face à l’homophobie séculaire, réaffirmons notre fierté d’être ce que nous sommes. Refusons d’avoir à vivre en nous cachant, refusons d’être intimidés par la violence verbale et brutale. Marchons aussi pour qu’enfin, 30 ans après l’interdiction de la discrimination, cette société prenne résolument en mains de combattre l’homophobie là où elle se trouve encore. Pour que de tels actes appartiennent un jour, comme les bûchers de l’inquisition, au passé.

Posted in Article | Tagué: , , , , | 6 Comments »

Fonctionnaire souverainiste congédié

Posted by L'Agitateur sur 12 juillet, 2007

Nous avons reçu un communiqué d’un membre de Québec Solidaire congédié de la fonction publique dû à ses positions souverainistes. Voici le communiqué en question :

Bonjour. Je suis Antoine Pich, candidat défait de Québec solidaire dans La Prairie pour les élections provinciales du 26 mars dernier et ex-fonctionnaire (notaire) au sein du ministère de la Justice du Canada, à Ottawa. Après avoir découvert que j’ai été candidat pour le parti Québec solidaire et connaissant mes liens avec le RIQ, le Ministère m’a questionné sur mes textes traitant de la souveraineté du Québec disponibles sur le site de vigile.net. J’ai par la suite été congédié sous prétexte que j’ai omis d’obtenir l’autorisation de la Commission de la fonction publique du Canada.

Pourtant, le Ministère n’est pas sans savoir que d’autres fonctionnaires briguent actuellement des charges publiques sans avoir obtenu au préalable l’autorisation requise par la Commission de la fonction publique du Canada. Notons par exemple le cas de Me Patrick Glémaud, avocat-conseil au sein du ministère de la Justice du Canada et à la fois candidat aux prochaines élections fédérales pour le Parti conservateur du Canada dans Ottawa-Vanier. Bien que le ministère de la Justice soit au courant de sa candidature illégale, aucune mesure n’a été prise à son égard.

Il devient dès lors évident que la raison derrière mon congédiement de la fonction publique fédérale n’est pas étrangère à mes convictions souverainistes. Il va sans dire qu’il est inadmissible que les fonctionnaires souverainistes soient encore victimes d’une « chasse aux sorcières » de la part du gouvernement fédéral, à l’instar de l’affaire Édith Gendron. Est d’autant plus inadmissible, à mon avis, la candidature illégale d’un haut fonctionnaire sur la scène politique fédérale mais qui, s’agissant d’un parti fédéraliste, n’est pas sanctionnée.

Me Antoine Pich

De notre avis, c’est une raison totalement absurde. C’est un moyen d’affaiblir la Gauche souverainiste afin de la démoraliser et la soumettre aux exigeances et intérêts de l’Élite même.

==> Lire la suite

Posted in Non classé | Tagué: , , , | 20 Comments »

Une Lettre ouverte aux soldats et aux soldates de Valcartier

Posted by Libertad ! sur 13 juin, 2007

Vas-y pas! 3000 copies de la lettre qui suit ont été postées au domicile des militaires habitant les quartier autour de la base de Valcartier. L’envoi, qui inclut également des citations de soldats et de soldates qui ont résisté à la guerre en Irak et en Afghanistan ainsi que d’autres témoignages, incite les soldats à remettre en question leur participation à la mission canadienne en Afghanistan et leur offre un soutien (sous la forme d’une ligne téléphonique) si jamais ils et elles décident de ne pas se déployer.

L’envoi postal a été co-signé par les groupes suivants: Coalition Guerre à la Guerre(Québec), Bloquez l’empire Montréal, la Coalition Québec pour la paix et le Rassemblement Outaouais contre la guerre.

Ça fait des mois et des mois que vous vous préparez sans relâche pour une mission des Forces armées canadiennes en Afghanistan, et vous quitterez bientôt pour Kandahar. Pendant ces longs mois d’entraînement, on vous a répété sans relâche que votre mission était de stabiliser l’Afghanistan, de gagner le cœur et les esprits des Afghans, de libérer les femmes, afin que s’établisse la démocratie dans ce pays. Nous vous écrivons cette lettre pour vous demander de considérer un autre point de vue au sujet de votre déploiement. Nous espérons vous fournir par cette lettre des informations qui vous inciteront à remettre en question votre participation à cette mission.

Le peuple afghan n’ont jamais attaqué le Québec ou le Canada et n’avait rien à voir avec les attaques du 11 septembre 2001. Malgré cela, le ministre de la Défense Gordon O’Connor – qui travaillait auparavant comme lobbyiste pour l’industrie de la défense – a affirmé que votre présence en Afghanistan sert à «venger» les Canadiens tués lors du 11 septembre. [Source : Edmonton Journal, 21 janvier 2007]

On entend aussi que le Canada est en Afghanistan pour y libérer les femmes. Toutefois, le gouvernement canadien a accordé son appui à des seigneurs de guerre dont le régime est aussi brutal à l’endroit des femmes que l’était le régime Taliban. Dans les mots de l’association RAWA (Revolutionary Association of the Women of Afghanistan) :

« Le gouvernement corrompu de M. Karzai et de ses gardiens internationaux jouent de façon honteuse avec la souffrance des femmes afghanes et utilisent cette dernière comme un outil de propagande pour tromper les peuples du monde. Ils ont installé quelques femmes dans des postes haut-placés […] et proclament leur geste comme étant un symbole de la « libération des femmes » ». [Source : http://www.rawa.org, extrait d’une déclaration émise à l’occasion de la Journée internationale des femmes, 8 mars 2007, traduction libre]

En plus, c’est qu’en allant en Afghanistan avec les Forces armées, vous risquez de devenir complices de ce qui pourrait être considéré comme des crimes de guerre, comme en témoignent les exemples suivants :

– En avril de cette année, l’armée américaine tue au moins 57 civils au cours de raids aériens dans la province de Herat. Plus de la moitié de ces civils sont des femmes et des enfants. [Source : International Herald Tribune, 12 mai 2007]

– En mars 2007, dans la province de Nangarhar, 19 autres civils, incluant un bébé, sont tués par des soldats américains (qui par après obligent des journalistes à effacer les vidéos de cet incident). [Source : CBC News, 4 mars 2007]

Les soldats canadiens ont aussi tué des civils :

– En mars 2006, des soldats tuent un chauffeur de taxi qui circulait près d’une patrouille. [Source : CBC News, 15 mars 2006]

– En août 2006, ils tirent sur un garçon de 10 ans, qui meurt par la suite. En décembre 2006, un vieillard afghan a connaît le même sort. [Sources : National Post, 23 août 2006 et CTV News, 13 décembre 2006]

– En février 2007, des soldats canadiens sont impliqués à deux reprises différentes dans la mort de civils afghans, dont un sans-abri. [Sources : Presse canadienne, 17 février 2007, CBC News, 17 février 2007 et CTV News, 19 février 2007]

La mission en Afghanistan est un tissus de mensonges. L’implication des Forces armées canadiennes depuis 2002 est directement liée à la « guerre au terrorisme » de George W. Bush. 2500 soldats canadiens en Afghanistan, c’est aussi 2500 soldats américains de plus en Irak, et ce malgré l’opposition claire de la population face à cette guerre. La « guerre au terrorisme » a échoué et il n’y a pas plus de sécurité dans le monde, surtout pas pour la population du Moyen-Orient. Dans les mots de votre commandant en Afghanistan, le Major-Général Andrew Leslie : « À chaque fois que vous tuez un jeune homme en colère à l’étranger, vous en créez 15 autres qui vous pourchasseront par la suite ». [Source : CBC News, 8 août 2005]

En Afghanistan, cinq ans après que George Bush et Donald Rumsfeld aient affirmé que les Taliban avaient été défaits, ils sont mystérieusement de retour, et les affrontements continuent de se multiplier dans plusieurs régions. Tant et aussi longtemps qu’il y aura des armées étrangères en Afghanistan, il y aura également des milliers d’Afghans ordinaires qui y résisteront. Ici, en Amérique du Nord, les médias de masse désignent toute opposition à la présence étrangère comme étant le fait de « Taliban » ou de « présumés Taliban ». Ces qualificatifs dangereux marginalisent la résistance de la population afghane.

La mission des Forces armées canadiennes est un piège. Vous n’êtes pas obligés d’aller en Afghanistan pour servir de chair à canon dans cette guerre injuste.

Vous connaissez bien mieux que nous les conséquences d’un refus de participation à une mission des Forces armées. Toutefois, vous pouvez résister : un réserviste canadien l’a fait en 2006 et aux États-Unis des soldats refusent à tous les jours de se rendre au Moyen-Orient.

Nous écrivons cette lettre dans un esprit d’ouverture et de dialogue. Nous vous offrons notre soutien, en toute confidentialité, si jamais vous décidez de vous désister de cette mission. Nous espérons que ces quelques informations auront contribué à favoriser votre réflexion sur le sujet. Nos coordonnées se trouvent ci-dessous, n’hésitez pas à nous contacter.

— Coalition Guerre à la Guerre (Quebec City) >>
— Coalition Québec pour la paix (Quebec City) >>
— Block the Empire (Montreal) >>
— Rassemblement Outaouais contre la guerre >>

info@valcartier2007.ca
valcartier2007.ca

Posted in Non classé | Tagué: , , , , , | Leave a Comment »

Evo Morales pour Prix Nobel de la Paix 2007

Posted by Libertad ! sur 7 juin, 2007

Chères amis:

En décembre dernier, le Prix Nobel de la Paix argentin Adolfo Perez Esquivel a officiellement présenté la candidature d’Evo Morales, président bolivien, issu des majorités exclues depuis plus de 500 ans aux Prix Nobel de la Paix 2007.

La candidature d’Evo se fonde sur ses luttes sans trêves pour la justice sociale, la reconnaissance des peuples originaires de Bolivie, d’Amérique et du monde, pour la souveraineté du peuple sur les richesses naturelles, pour l’instauration d’une autre forme de relations économiques entre les peuples basées sur la solidarité et la complémentarité, et la vie en harmonie avec la nature et le respect de l’environnent. Ce sont la des conditions essentielles á la construction d’une paix juste et durable.

Afin de promouvoir la candidature, nous nous sommes proposé d’impulser la création de comités de soutien partout dans le monde. Il s’agit pour ces comités de diffuser la campagne dans les medias locaux, collecter les signatures de citoyens et de personnalités locales et nationales. Ces comités doivent aussi être un frein aux agressions constantes que subit le processus émancipateur bolivien venant de l’intérieur du pays comme de l’extérieur, de secteurs oligarchiques ne voulant pas perdre leurs privilèges et de ceux qui veulent avoir des gouvernements serviles au service de leur intérêts et de leur modèle de développement aberrant dans tous nos pays.

Nous espérons pouvoir compter également, sur le soutien et la solidarité des peuples Canadiens . C’est pourquoi nous nous adressons à vous afin de vous proposer la création d’un comité.

Nous vous invitons également, à adhérer a cette campagne a titre individuel ou en tant qu’organisation sur : http://www.evonobel2007.org

– Campagne Evo Morales Prix Nobel de la Paix 2007

Posted in Non classé | Tagué: , , | 2 Comments »

Événement : Contre-manifestation du 9 juin (*urgence*)

Posted by L'Agitateur sur 7 juin, 2007

Nous avons reçu un communiqué dit urgent de la Société bolivarienne du Québec. Ceci est à diffuser partout où vous pouvez ! Faites vite ! Voici le communiqué en question :

Camarades, amiEs,

Samedi matin le 9 juin 2007 à 9h30 au métro Papineau les Vénézuéliens de l’opposition contre-révolutionnaire se sont donné rendez vous pour rencontrer les médias corporatifs canadiens.

En réponse, la SBQ vous convoque à une contre-mobilisation au même endroit à 9h00 pile, soit, une demie heure avant eux. Notre mobilisation pacifique sera une concentration et conférence de presse à la fois. Nous profiterons de la présence des médias pour faire entendre notre point de vue, qui est jusqu’à maintenant complètement censuré par les médias corporatifs, les soi-disant et ironiquement auto-proclamés « défenseurs de la liberté d’expression ».

Nous distribuerons notre communiqué de presse signé par plus d’une douzaine d’organisations qui appuient la décision populaire du gouvernement vénézuélien de ne pas renouveler la licence de diffusion de RCTV.

Nous vous appelons à venir en grand nombre (notre succès ou ridicule dépend de votre participation!), venez habilléEs en rouge, et SVP soyez ponctuel, c’est à dire, soyez là à 9h00 pile pour être là avant eux.

Donc c’est un rendez vous spontané et massif…!!!!!!

SAMEDI LE 9 JUIN À PARTIR DE 9H00 (PILE) DU MATIN À LA SORTIE DU MÉTRO PAPINEAU

NON à leurs fausses prétentions de défendre la liberté d’expression (lorsqu’ils censurent les manifestations d’appui)!
NON au renouvellement de l’impunité médiatique!
NON à RCTVas!
NON aux mensonges de Radio-Canada et les médias capitalistes canadiens!
OUI au processus révolutionnaire bolivarien!
OUI à la VÉRITÉ.

NO PASARAN!!!!!! (Ils ne passeront pas!!!!!!!!)

Ricardo Astudillo
Société Bolivarienne du Québec

Posted in Non classé | Tagué: , , , , , , , , | 4 Comments »

L’apartheid de la santé

Posted by L'Agitateur sur 6 juin, 2007

Nous avons trouvé un article fort intéressant traitant du système de santé « mixe » (ou à deux vitesse) au Québec. Voici l’article :

Les dommages collatéraux d’un système de santé mixte


Le budget libéral de Monique Jérôme-Forget annonce la mutilation prochaine de notre système de santé public par l’entremise du groupe de travail présidé par Claude Castonguay, défenseur reconnu d’une mixité public-privé. L’idée du privé en santé, martelée depuis maintenant plusieurs années, semble avoir fait son bout de chemin dans la population et chez la plupart de nos partis politiques. Pourtant, ce système bipolaire s’annonce dans les faits extrêmement nocif.

La valse-hésitation autour de l’adoption du budget Jérôme-Forget ne minimise aucunement le virage philosophique de nos classes dirigeantes ainsi que le soutien d’une part grandissante de la population à cette nouvelle direction. D’ailleurs, les critiques émises par les partis d’opposition sur le budget ne portaient pas sur l’apport du privé dans ce domaine. Mais alors que le leitmotiv de ce service essentiel a toujours été la gratuité et l’universalité de l’accès, voilà que le docteur Ronald Dutil, président de la FMOQ (Fédération des médecins omnipraticiens du Québec), déclare, en commentant la mise sur pied de la commission, que le « principe qui nous est cher » est « l’accès raisonnable garanti pour tous » (Le Devoir, 25 mai 2007). Revirement subtil mais peu banal, qui évoque bien le changement de cap. Cette intégration du privé se conçoit actuellement de différentes façons plus ou moins brutales, mais avec son pied dans le cadre de porte, le but visé à moyen terme est sans aucun doute l’implantation d’un système parallèle privé.

Ce système parallèle payant modifie le rapport « service – patient » en un rapport « marchandise – client », mais où la marchandise doit concurrencer avec un service gratuit à priori identique (soigner les maladies, les blessures). Pour attirer d’éventuels clients, le privé doit donc offrir une valeur ajoutée par rapport au public, justifiant le coût à défrayer. Celle-ci ne peut se limiter à une salle d’attente plus confortable et à des revues plus récentes, même si une petite partie de l’élite se contenterait de ce système exclusif qui marque la différence, étant inaccessible à la « plèbe ».

Non, pour séduire à plus grande échelle, il faut au privé une réelle valeur ajoutée, significative et convaincante. Celle-ci, dit-on souvent, serait la rapidité d’accès, permettant aux nantis de court-circuiter les longues listes d’attente du public. Du même souffle, les apôtres du privé en santé nous assurent que les listes d’attente du public seraient ainsi désengorgées, et les civières dans les corridors ne seraient plus qu’un mauvais souvenir. Un genre de bénéfice collatéral. Admettons que ce soit le cas – bien que le personnel qualifié disponible pour traiter les patients ne se multipliera pas par magie -, si les listes d’attente du public redeviennent raisonnables, qui voudra continuer à payer pour un service qu’il peut avoir gratuitement, rapidement, et dans le respect de son intimité – et qu’il finance de toute façon par ses impôts ? Il faudrait, pour éviter le retour du balancier, qu’un certain nombre de patients s’auto-pénalisent en demeurant clients du privé. Voilà qui serait étonnant, outre le groupuscule élitiste préalablement identifié, lorsqu’on sait que les classes moyennes et aisées montent aux barricades dès lors que le compte de taxe augmente de quelques dollars !

C’est dire qu’il doit y avoir une autre valeur ajoutée pour que le privé puisse continuer à attirer sa clientèle après l’atteinte (promise) de l’équilibre dans les listes d’attente et dans le rapport lits-patients. Puisqu’on exclut le confort superficiel et le délai de traitement (et des agréments de marketing du style voyage à Cuba à gagner après deux pontages), il reste la qualité du traitement, soit par des instruments plus récents, plus efficaces, et par le recrutement agressif du personnel plus qualifié. Sur ce dernier point, les partisans du système mixte nous assurent que le personnel ne serait pas soustrait totalement du système public, bien qu’on puisse en douter sur le long terme et conserver une certaine méfiance à cet égard, mais néanmoins, si le patient peut voir le même personnel gratuitement ou en payant, il ne reste à toute fin pratique que le matériel médical pour faire la différence. Or, pour que cette valeur ajoutée soit maintenue de façon permanente, le service public doit nécessairement rester une coche en dessous du privé.

Il semble évident que ce qui se discute et ce qui se construit, c’est l’introduction du système de classes capitaliste dans les services de santé. Une marchandise de meilleure qualité pour les clients qui peuvent se le payer, un service de moindre qualité pour les patients à faible revenu. On peut craindre, dans un système mixte souhaité par le gouvernement même, la déresponsabilisation de l’État, qui se traduirait en coupures dans le public, ne sentant plus le besoin, la pression populaire, de relever ou même de maintenir son système. Pour un parti qui souhaite l’apport du privé, faire tout en son possible pour maintenir le public au même niveau de qualité équivaut à tuer le privé, donc à se tirer dans le pied !

Si on récapitule, partant du fait que le système privé doit pouvoir justifier son coût, l’argument du délai d’attente – ses adeptes l’admettent indirectement – en est un temporaire. La qualité du traitement doit donc y être supérieure. Ce qui revient à avouer que le système public, dans ce contexte, est condamné à en être un de second ordre. Le pire, c’est que pendant que le gouvernement baisse les impôts et réfléchit à la manière d’intégrer le privé, il laisse dépérir le système public, attisant la grogne dans la population et la préparant ainsi à un accueil favorable au système mixte. Cet argent et cette réflexion devraient plutôt être mis en synergie pour rehausser ce système de santé universel et gratuit, service essentiel s’il en est un.

==> Source

Posted in Article | Tagué: , , , , , | 1 Comment »

Les manigances de l’OEA et de Washington vis-à-vis de Caracas

Posted by L'Agitateur sur 22 mai, 2007

Nous avons trouvé cet article fort intéressant à propos d’Hugo Chavez et des accusations gratuites lancées sur lui. Ceci est à diffuser largement :

La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) mène campagne contre le président Hugo Chávez qu’elle présente comme un dictateur muselant la presse. En réalité, la CIDH de l’OEA est placée sous la coupe du département d’État des États-Unis pour lequel elle fait œuvre de propagande. Salim Lamrani analyse les incohérences des accusations lancées contre le Venezuela.

En avril 2007, suite aux pressions de Washington, la Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) de l’Organisation des États américains (OEA) a décidé d’ouvrir une enquête à l’encontre du Venezuela pour « atteinte à la liberté d’expression ». La CIDH fait référence à des agressions dont auraient été victimes certains journalistes de deux chaînes de télévision putschistes RCTV et Globovisión, durant le coup d’État — qu’elles avaient par ailleurs soutenu — contre le président Hugo Chávez en avril 2002. Cinq ans après les faits, la Commission a subitement jugé que les plaintes étaient recevables.

La CIDH avait maintenu un silence étonnant suite au coup de force du 11 avril 2002, où plusieurs personnes avaient été sauvagement assassinées. Au lieu de se prononcer sur les violations massives des droits de l’homme qui ont suivi le coup d’État qui avait renversé Chávez pendant 48 heures, elle a préféré au contraire accorder du crédit aux plaintes déposées par l’opposition, responsable de la rupture de l’ordre constitutionnel. En réalité, le timing de cette procédure, aux motivations politiciennes, est intimement lié à la décision du gouvernement vénézuelien de ne pas renouveler la concession audiovisuelle à RCTV, qui arrive à son terme le 27 mai 2007.

Le président Chávez n’a pas tardé à réagir pour dénoncer l’hypocrisie de la CIDH qui, selon lui, ne dispose d’aucune autorité morale « pour émettre un quelconque jugement en référence aux affaires constitutionnelles du Venezuela […], car elle a largement soutenu par son silence la violation des droits de l’homme durant le coup d’État d’avril 2002 ». Il a également stigmatisé le manque d’indépendance de la Commission dont les instructions « correspondent aux intérêts de l’administration Bush ». « Comment vont-ils venir donner leur avis alors qu’ils ne se sont pas prononcés sur les faits inconstitutionnels et immoraux du coup d’Etat ? », a-t-il questionné.

La position partisane de la CIDH montre malheureusement à quel point elle est tributaire de l’influence de la Maison-Blanche. Il est en effet surprenant de voir cette Commission de l’OEA tenir les autorités vénézueliennes responsables de quelques agressions sporadiques dont ont été sujets certains professionnels des médias privés, alors qu’elle a toujours refusé de condamner la fermeture de la chaîne de télévision publique Canal 8 par les putschistes en avril 2002 et les violences qui se sont ensuivies. Par cette action au timing douteux, la CIDH se prête à la campagne hostile contre le gouvernement bolivarien et vient de perdre le peu de crédibilité qui lui restait.

La question de RCTV

La décision du gouvernement vénézuelien de ne pas renouveler la concession à RCTV est une action parfaitement légale puisque le spectre des ondes hertziennes appartient à l’État. De plus, elle a été largement approuvée par la population, qui a encore en mémoire la participation active de cette chaîne aux sanglants évènements d’avril 2002. De nombreux observateurs se sont d’ailleurs étonnés du fait que les quatre principales chaînes d’information privées Univisión, Globovisión, RCVT et Televen, toutes complices du coup d’État dirigé par Washington, n’aient pas été nationalisées.

Lors d’un acte flagrant d’ingérence dans les affaires internes d’un pays voisin, le Sénat chilien a approuvé une résolution exigeant de sa présidente Michelle Bachelet qu’elle proteste contre le non renouvellement de la concession de RCTV devant l’OEA. L’accord souscrit par 18 voix contre 6 dénonce « la transgression à la liberté de pensée et d’expression », sans pour autant mentionner l’implication de la chaîne dans les évènements de 2002. L’adoption de ce texte par un Sénat dominé par une majorité de droite n’est guère surprenante, selon le président Chávez : « Il s’agit de la même droite qui avait applaudi le coup d’État » de 2002, « cette extrême droite qui nous hait ». Cet échange virulent a engendré quelques tensions entre les deux nations.

Jesse Chacón, le ministre du Pouvoir populaire pour les télécommunications et l’informatique, a expliqué que le non renouvellement de la concession à RCTV était un fait naturel et inexorable. En effet, conformément aux articles 1 et 4 du Règlement sur les concessions pour les télévisions et les radios, l’accord qui a été signé le 27 mai 1987 avec RCTV pour une durée de 20 ans arrive à échéance le 27 mai 2007. L’espace radioélectrique actuellement occupé par RCTV sera destiné à une nouvelle chaîne publique conformément à l’article 108 de la Constitution qui stipule que l’État « garantira des services publics de radio et télévision et des réseaux de bibliothèques et d’informatique afin de permettre l’accès universel à l’information ».

Chacón insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une décision politique : « S’il s’agissait d’une décision politique, le 14, 15 ou 16 avril [2002] nous aurions ouvert une procédure administrative et on aurait fermé toutes les chaînes de télévision, car nous Vénézueliens savons comment elles ont activement participé au coup d’État du 11 avril ». Le ministre a souligné que les temps avaient changé depuis 1987 et que désormais la priorité était donnée au service public d’information.

RCTV, en plus de sa participation avérée au coup de force de 2002, est la chaîne de télévision qui a été la plus sanctionnée dans l’histoire du Venezuela. Depuis sa création en novembre 1953, le média privé a été sanctionné pas moins de six fois par les autorités. En 1976, sous le premier gouvernement de Carlos Andrés Pérez, RCTV avait été fermée pendant trois jours pour avoir violé la loi sur les programmes télévisuels. En 1980, le gouvernement de Luis Herrera Campins avait décrété une fermeture de 36 heures pour les mêmes raisons. En 1981, elle avait également été fermée pendant 24 heures pour avoir divulgué des scènes à caractère pornographique. Sous le second gouvernement de Carlos Andrés Pérez, RCTV fut sanctionnée pendant une journée pour avoir diffusé de la propagande commerciale en faveur de la consommation de tabac. En 1991, la Cour suprême de justice avait interdit un programme non conforme à la législation. Enfin, en 2005, sous le gouvernement de Chávez, RCTV a été condamnée à une forte amende pour entente illicite avec d’autres chaînes de télévision et violation des règles de la concurrence.

Le président Chávez a réaffirmé que la décision prise au sujet de RCTV était irrévocable. Désormais, la deuxième chaîne sera utilisée « au bénéfice de la nation et non contre la dignité des Vénézueliens ».

Hostilité croissante de Washington

Le leader vénézuelien a également accusé le gouvernement des États-Unis de stimuler l’opposition interne en vue de déstabiliser le pays. Un récent rapport du Département d’État accusait Chávez, qui a remporté près de 12 victoires électorales démocratiques successives depuis 1998, de représenter une « menace pour la démocratie vénézuelienne ». L’administration Bush, qui a essayé à plusieurs reprises de renverser le président bolivarien, n’apprécie guère les politiques indépendantes du Venezuela et ses succès sociaux qui installent un dangereux précédent sur le continent. Elle a clairement démontré qu’elle comptait se débarrasser de l’homme le plus populaire d’Amérique latine.

Échaudés par les déclarations de Washington, les secteurs extrémistes de l’opposition vénézuelienne n’ont pas tardé à réagir. Le 26 avril 2007, une nouvelle bombe explosait près de l’ambassade de Bolivie à Caracas, faisant d’importants dégâts matériels, et portant à près de onze le nombre d’attentats terroristes commis durant les derniers mois. Plusieurs personnes ont été arrêtées dont deux avocats, Luis Alberto Rodríguez et Diana Carolina Mora Herrera, qui avaient placé les explosifs.

Les États-Unis n’ont jamais écarté un éventuel assassinat du président Hugo Chávez. Depuis son élection, sa sécurité personnelle a été extrêmement renforcée et plusieurs plans d’attentats ont été déjoués par les services de renseignement. Washington, qui vient de libérer le Ben Laden latino-américain, Luis Posada Carriles, un terroriste responsable, entre autres, de 73 assassinats, a donné un signal clair à Caracas. Une élimination physique d’Hugo Chávez est à l’ordre du jour.

Salim Lamrani
Profesor de espanol y joven investigador en la Universidad Denis-Diderot de Paris

==> Voir l’article

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , | 7 Comments »

Estonie : des agences de presse sous l’influence de l’OTAN réécrivent l’actualité

Posted by L'Agitateur sur 15 mai, 2007

Si l’on en croit les seules dépêches des principales agences de presse telles qu’Associated Press, Reuters ou l’Agence France Presse ainsi que les medias qui les reprennent, les récentes confrontations entre manifestants et forces de l’ordre dans la capitale estonienne avaient pour seule origine le déplacement d’un monument à la mémoire des soldats soviétiques tombés pour libérer le pays du nazisme. De même, la sérieuse crise diplomatique entre Talinn et Moscou ainsi provoquée serait uniquement due au déplacement de certains monuments qui selon le gouvernement estonien « commémorent de manière affirmée la dictature communiste ».

Avec ces éléments comme seules clefs de compréhension, effectivement le lecteur ne peut que juger la réaction russe comme disproportionnée, comme ces propos de Vladimir Poutine, à la veille des commémorations en souvenir du 8 mai 1945, déplorant le fait que certains pays ne « comprennent pas que la Russie a perdu plus de vies dans cette guerre que le reste du monde réuni ».

Cependant il n’aura pas échappé aux lecteurs réguliers de nos publications que les autorités estoniennes et lettones en particulier ne se contentent pas de déplacer quelques statues de l’ère soviétique. En effet depuis plusieurs années c’est une véritable réhabilitation du nazisme qui est en cours en Lettonie et en Estonie, sous le regard bienveillant de l’Union européenne et de l’OTAN. Des statues à la mémoire d’officiers « SS » y sont érigées et des défilés avec uniformes nazis et drapeaux s’y déroulent. Les anciens résistants sont poursuivis pour crimes de guerre tandis que les anciens collaborateurs des nazis se voient attribuer de fortes pensions d’anciens combattants sans pratiquement provoquer de réactions à l’Ouest.

(Illustration : statue représentant un soldat allemand, à la mémoire « de tous les soldats estoniens morts durant la seconde guerre pour la libération de la patrie et une Europe libre en 1940-1945 » et figurant dorénavant au Musée du combat pour la liberté de l’Estonie.)

==> Source (Voltaire)

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , | Leave a Comment »

Le financement du Parti conservateur

Posted by L'Agitateur sur 13 mai, 2007

Nous avons trouvé un article fort intéressant traitant du financement du Parti conservateur. Voici l’article en question :
Un exercice intéressant pour comprendre un parti politique est sans contredit d’observer qui le finance. C’est d’ailleurs comme cela que l’on a découvert le scandale des commandites qui a tant fait couler d’encre. Pourtant mis à part ces escroqueries de grande échelle, certaines sources de financement des partis sont tout de même lourdes de signification et sont très révélatrice du système dit de démocratie représentative. Voyons donc certaines observations que l’on peut faire sur le financement du Parti Conservateur dans le cadre de la dernière élection fédérale en observant les montants qui lui ont été versés par les particuliers et les entreprises.

En commençant par un député assez éloigné de la région de Québec, voyons le financement de la campagne du candidat conservateur de Pontiac en Outaouais, Lawrence Cannon. Malgré que ce candidat soit géographiquement éloigné de notre région, certains ici semblent particulièrement intéressés à sa candidature. En effet, les membres de la corporation des concessionnaires d’automobiles du Québec (CCAQ), ont jugé de leur intérêt de lui faire don de la plus grosse contribution légale possible. À cette contribution s’ajoute celle de CarrXpert inc., une sorte de certification décernée à ces mêmes concessionnaires automobiles par leurs corporations par l’intermédiaire de cet organisme, elle aussi au maximum de la contribution légale. En plus de ces sommes, s’ajoute également celle de perception ultra agence de recouvrement inc. qui, comble de surprise, est enregistrée à la même adresse que les deux organismes présentés précédemment. Ce financement multiple et tout enregistré par Élection Canada le même jour et fait fort probablement par le même groupe d’individus, a peut être été un sage investissement car le candidat Cannon est, comme il était pressenti, aujourd’hui ministre des Transports et de l’infrastructure. D’autres sources de financement du candidat Cannon peuvent aussi faire sourciller surtout quand on regarde du côté de l’ouest du pays. En effet, bien que comptant seulement 12 500 résidants, la petite ville de Brooks en Alberta compte 3 sociétés de faible envergure ayant versé 1000$ chacune pour la campagne du futur ministre. La plus surprenante de ces trois contributions, peut-être pas si surprenant, est sans contredit celle de Redneck ressources inc. qui avec un tel nom ouvre facilement la porte à tous les clichés sur les régions rurales de l’ouest.

Le candidat Cannon n’est toutefois pas le seul à avoir bénéficié de la générosité des résidants de l’Ouest du pays. En effet, plus près d’ici, Josée Verner, dans la circonscription de Louis Hébert, a reçu un montant fort appréciable d’un mécène de Calgary. Gordon Elliot, un donneur à titre personnel, a en effet versé la somme impressionnante de 5 000$ à l’organisation de campagne de Josée Verner. Cette somme est plus que le double de la deuxième plus grande contribution d’une personne de la région à l’organisation. Pour continuer sur les contributions de Madame Verner, celle-ci a aussi pu profiter de celle d’une compagnie pharmaceutique de la région de Montréal, Pharmascience inc., pour qui il semble mystérieusement important d’appuyer une candidate conservatrice. Aussi, il est intéressant de souligner que tous les conservateurs de la région ne se retrouvent pas à l’intérieur de ce parti, mais bien à d’autres niveaux de gouvernement, comme en atteste le don de 500$ d’un certain Marc Bellemare de Vanier au candidat Frédérik Boisvert pour la circonscription de Québec.

Un autre candidat conservateur ayant reçu des sommes importantes pour sa campagne est Maxime Bernier en Beauce. Ce candidat vedette des conservateurs a reçu l’appui des grands patrons et industriels de sa région. D’abord de la part de Pierre Pomerleau, PDG de l’entreprise Pomerleau construction, qui a versé à titre personnel un don de 3000 dollars à son futur député. Pomerleau n’est pas le seul grand industriel de la construction à appuyer les conservateurs. Marcel Dutil, un des capitalistes les plus en vue de la région, a lui aussi contribué à titre personnel à la campagne de M. Bernier. De plus, s’ajoute à cette contribution celle de la compagnie de M. Dutil, CANAM, qui a donné le maximum pouvant être légalement donné par une entreprise. Cet enthousiasme à financer M. Bernier et son parti n’est sans doute pas étranger au fait que ces deux individus ont eu l’occasion de se fréquenter lors du passage de M. Bernier à la tête de l’Institut Économique de Montréal, car M. Dutil siège lui aussi sur le comité d’administration de cet institut à forte vocation idéologique, toujours prêt à justifier le pouvoir et les richesses des puissants de ce monde.

Ce dernier exemple de financement est sans doute le plus significatif de cette étroite complicité entre les élites économiques et le parti conservateur. En effet, par leur financement de ce parti les plus riches arrivent facilement à avoir une écoute beaucoup plus attentive de la part des élus afin de préserver leurs privilèges. Comment dire non à quelqu’un ayant payé plus de 5000$ pour vous porter au pouvoir ? Cette relation ne se fait toutefois pas dans une seule direction. En ayant des positions idéologiques clairement à droite et favorables aux riches et aux puissants, le Parti conservateur arrive à s’allier ces individus aux pouvoirs énormes. Quoi d’étonnant à présent que de se retrouver devant un parti qui fait primer les intérêts de quelques riches sur ceux du reste de la population ?

Quand même Harper…

==> Source

Posted in Article | Tagué: , , , , | 1 Comment »