Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Conflit’

Blackwater sous enquête pour des massacres commis en Irak

Posted by Hugo Jolly sur 23 octobre, 2007

Blackwater USA

La firme étasunienne Blackwater USA a reçu une mise en demeure affirmant qu’elle était sous enquête pour des crimes de guerre après que 17 civils irakiens aient été tués dans une grêle de balles par des agents de sécurité à Baghdad.

Ces meurtres commis le mois dernier mettent dans l’embarras la firme privée de sécurité dont les employés sont immunisés contre toute forme de poursuite, contrairement aux militaires de professions qui sont assujettis aux courts martiales. C’est le deuxième incident du genre en moins d’un mois, impliquant le contracteur australien Unity Resources Group, cette semaine. Deux femmes Arméniennes chrétiennes ont été abattues après que leur voiture se soit approchée d’un convoi protégé. Leur voiture a été criblée de 40 balles.

Ivana Vuco, l’officière la plus aînée des droits de l’homme de l’ONU en Irak, a parlé hier à propos des fusillades par les gardiens de sécurité privés qui ont provoqués un outrage parmi les Irakiens. «Pour nous, c’est une question de droits humains,» a-t-elle dit. «Nous surveillerons les allégations de massacres par des entrepreneurs et nous regarderons si il y a ou non crimes contre l’humanité ou crimes de guerre qui ont été commis.»

Un Irakien qui a été blessé dans les tirs du 16 septembre, ainsi que les proches de trois personnes tuées dans l’attaque, ont déposé une plainte à Washington hier accusant Blackwater de violer des lois étasuniennes en commettant «des massacres et des crimes de guerres extrajudiciaires.»

L’Irak a dit qu’il y avait plus de 180 compagnies de sécurité – majoritairement des États-Unis et d’Europe – dans le pays. Le pays estime que les entrepreneurs étasuniens sont plus de 100 000. Beaucoup d’Irakiens voient ces firmes comme des armées privées à la gâchette facile, ce qui a créé des tensions dans les relations entre l’Irak et les États-Unis qui ont commandé un rapport complet sur la sécurité.

Les autorités irakiennes ont accusé Blackwater de «meutre délibéré» de civils irakiens en tirant dans un carré de la ville bondé de gens. Elles demandent aussi des millions de dollars en compensation et le retrait de la compagnie du pays d’ici six mois. La firme de sécurité affirme que ses gardes ont retourné les tirs à des cibles menaçantes et ont répondu légalement à une menace contre le convoi qu’ils protégeaient.

Madame Vuco a dit que les lois sur les droits humains s’appliquaient également aux entrepreneurs et aux autres partis dans le conflit. «Nous le rappellerons aux États-Unis dans nos communications. Ceci inclut la responsabilité d’enquêter, de superviser et de poursuivre ceux qui sont accusés de méfaits,» a-t-elle dit au lancement du dernier rapport des droits humains de l’ONU à Baghdad. Ce rapport couvre la période d’avril à juin et décrit la situation des droits humains de «très sinistre».

Said Arikat, le porte-parole de la mission de l’ONU, a recommandé à l’administration Bush de tenir responsable les individus impliqués dans les tirs aveugles; «d’appliquer les règles d’engagement et de les poursuivre». Il a ajouté: «Il ne peut y avoir des éléments escrocs qui sont au-dessus des lois.»

Dans les plus récents tirs, mardi, une conductrice de taxi, Marany Awanees, et son passager avant ont été tués. Unity Resources Group affirme que ses gardes craignaient une attaque suicide et a ouvert le feu seulement après plusieurs avertissements. Les gardes protégeaient des experts en matière de finances travaillant, sous contrat, pour l’Agence étasunienne du développement international.

Les firmes de sécurité privées bénéficient de l’immunité grâce à une loi de 2004 promulgué par l’Autorité provisoire de coalition.

Source: PENKETH, Anne. «Blackwater faces war crimes inquiry after killings in Iraq», The Independent, 23 octobre 2007, http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article3052374.ece.

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l’Irak se déteriore malgré la croisade de Bush

Posted by L'Agitateur sur 9 août, 2007

Les conditions en Irak s’empirent, et deviennent plus morbides qu’elles n’étaient sous le pouvoir de Saddam Hussein, dictateur instauré par la volonté des États-Unis. L’eau, la nourriture, les médicaments et la sécurité manquent beaucoup plus à l’heure actuelle qu’avant. Bien que la Droite s’entête à dire que des « jobs sont crées », leurs conditions de vies sont maccabres et la coalition n’a aucunement les moyens, l’effort, le morale et l’accueil nécessaire pour ramener le pays à la stabilité selon leur visée politique.

Certes, selon un représentant de l’UNICEF, la situation des jeunes générations irakiennes, soit les enfants, s’est fortement aggravée depuis un an. Encore là, les conditions sont bien pires qu’il y a trois ans ! Dans la même optique, le nombre de femmes par foyer a augmenté de façon dramatique dû aux nombreuses pertes humaines (la plupart des hommes) en Irak. Par ce fait même, « beaucoup de ces femmes sont trop effrayées pour amener leurs enfants à l’hôpital ou les envoyer à l’école » puisque le mari, le frère, l’oncle ou tout autre homme de la maison a été victime des violences.

Selon Dan Tool, vice-directeur exécutif du Fonds de l’ONU pour l’enfance, la situation en Irak est préoccupante car l’attention sur celle-ci « se focalise sur la situation politique et sécuritaire, et non sur la vie quotidienne des Irakiens, avec son lot de privations, de manque de nourriture, de manque de biens médicaux. » Il faut aussi ajouter à cela la question économique, où les compagnies privées étrangères pétrolières, de restauration rapide et commerces de détail ont déjà pris le contrôle d’une partie du pays.

Alors que ces dernières prennent petit à petit de la place dans le pays et « fournissent des jobs » (c’est très bon selon la Droite, peu importe les conditions), l’Irak sombre dans une grande crise humanitaire. Cette crise peut être perçue comme pire que l’invasion américaine et le régime de Saddam Hussein, instauré par les États-Unis. Voici quelques chiffres qui, selon nous, sont choquants.

  • 43% des IrakienNEs vivent actuellement dans l’ultra-pauvreté
  • 28% des enfants souffrent de malnutrition, soit 9% de plus qu’au début de la guerre (2003)
  • 70% de la population n’a pas accès à des réserves d’eau adéquates, soit 20% de plus qu’au début de la guerre
  • 80% des habitantEs n’ont pas accès à des installations sanitaires convenables
  • 32% des déplacéEs n’ont pas accès au système public de distribution (SPD) alimentaire, et 51% rapportent en reçevoir parfois.
  • Un exode des cerveaux est en cours : à la fin de 2006, 40% des médecins, enseignantEs, ingérieurs de l’eau et plusieurs autres professions de la fonction publique ont quitté l’Irak pour chercher du travail ailleurs.
Ces chiffres viennent d’un rapport d’OXFAM, en coalition avec 280 organisations non gouvernementales. Ce rapport nous donne une bonne idée de la situation pénible qui est en train de prendre le dessus du pays, et qui l’amène dans l’ombre.

De plus, le gouvernement irakien crée sous les yeux et les règles de jeu des États-Unis se déstabilise tellement au point d’être fragile et possiblement éclater. Sur les 40 ministres du gouvernement mis en place en juin 2006, 17 d’entre eux s’y opposent par boycott ou démission. Le fait même que les sunnites, chiites, laïcs et kurdes n’approuvent pas le gouvernement et refusent d’y donner confiance montre bien un certain refus de l’Élite sunnite avec l’alliance à la coalition, notamment les États-Unis.

Ainsi donc, le chaos règne dans plusieurs régions de l’Irak, et pendant ce temps…

  • La dette extérieure consacrée uniquement à cette guerre de la part des États-Unis dépasse déjà 400$ milliards. Chaque citoyenNEs du pays devra payer une énorme somme en taxes pour des générations futures afin de rembourser ce que l’administration Bush doit. Les responsables ne sont pas les habitantEs des États-Unis, mais bien celle de l’Élite même qui a orchestré et préparé cette attaque contre l’Irak dès 1998.
  • Le nombre de morts américaines en Irak dépasse celui des victimes des tours jumelles du World Trade Center, ce qui semble un peu ironique. Il continue de monter, autant que les morts irakiennes qui se comptent par plusieurs centaines chaque semaine, pour un total de dizaines de milliers depuis 2003. Certaines estimations vont même jusqu’à 300 000 morts irakiennes ! Malgrés ces morts, l’armée américaine continue toujours de grossir en Irak, atteignant cette fois-ci environ 162.000 soldats actifs !
  • Le lien, disaient-ils, avec les attentats du 11 septembre 2001 était dû au fait que l’Irak avait des infrastructures terroristes et qu’Al-Qaïda y abritait. Pourtant, cette organisation semblait quasi-inexistante bien avant les attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par ces salafistes. L’Élite tente de nous faire croire qu’elle est omniprésente, très dangereuse et bien organisée. Or, si nous comparons les attaques d’Al-Qaïda contre les États-Unis même, les matériaux, les forces, les victimes et les influences sont très différentes. Un peu comme un empereur qui qualifie le pirate de lui voler ses biens alors qu’il possède toute la planète ! Bien sûr, n’oublions pas que sans empereur, il n’y aurait pirate, tout comme le communisme et le capitalisme.
  • Les alliés de Bush démissionnent et se retournent contre lui, trouvant sa politique complètement déconnectée et très mal organisée. De l’autre côté, il y a les démocrates qui ont pris le contrôle du Sénat et du Congrès tout récemment, et se montrent pour la plupart favorables à un retrait des troupes américaines d’Irak. Le plan de l’administration Bush ne va plus aussi bien qu’avant, et cela risque de changer dramatiquement avec l’élection d’une nouvelle présidence qui ne sera pas à tendance Bushienne et républicaine.
Tout ça, c’est sans compter les mercenaires venus d’un peu partout à travers la région orientale, voire même à travers la planète. Tous au service de certaines multinationales, de la Mossad ou d’un gouvernement quelconque, ils sont payés pour maintenir la peur et le chaos, ainsi qu’assassiner des intellectuelLEs, afin d’obtenir de modiques sommes pour survivre dans un tel enfer. Sinon, c’est pour être bien payé – selon celui qui engage – et protéger les intérêts de la dite Élite (gouvernement, multinaional, services secrets). Bien que cela semble simpliste, certaines ressemblances de l’Irak d’aujourd’hui avec l’Espagne de 1936~39 sont visibles (terrain vaste pour tester les armements et stratégies militaires).

Ce que nous disons, Reactionism Watch, est simple : armées impérialistes, hors d’Irak ! Ni hégémonie, ni assimilation, ni occupation !

Ce qu’il nous reste à savoir, c’est quand que cette guerre finira.

==> Condition des enfants en Irak (2)
==> Crise humanitaire irakienne (2 – PDF) (3)
==> Planification secrète de la colonisation de l’Irak
==> Le gouvernement irakien au bord de l’éclatement
==> La présence impérialiste américaine gonfle
==> Assassinats de scientifiques irakienNEs (2) (3) (4) (5)
==> Antiwar.com – ressource d’informations anti-guerre
==> Mercenaires en Irak (2) (3) (4) (5) (6)

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Amnistie Internationale dénonce la torture commis contre les opposants du gouverneur de Oaxaca

Posted by Hugo Jolly sur 3 août, 2007

Rappel des événements
L’État mexicain d’Oaxaca a été embrouillé par un conflit qui a duré plus de sept mois et s’est soldé par au moins dix-huit morts et l’occupation de la capitale d’Oaxaca par l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO). Le conflit a émergé en mai 2006 lors d’une grève impliquant le syndicat local des enseignants et le mouvement s’est élargi en noyautant l’APPO contre le gouverneur de l’État, Ulises Ruiz Ortiz. Les opposants ont demandé la démission d’Ortiz qu’ils accusent de corruption et d’actes de répression.


Irene Khan, secrétaire générale d’Amnistie Internationale a dénoncé, mardi à Oaxaca, les actes de tortures contre les opposants au gouverneur de l’État d’Oaxaca au sud du Mexique.

Les autorités d’Oaxaca sont responsables «d’une série d’abus, de mauvais traitements et de tortures contre leurs opposants, dans une situation d’impunité puisqu’elles refusent d’ouvrir des enquêtes», a déclaré Irene Khan lors d’une conférence de presse.

Depuis son arrivée au Mexique lundi, Madame Khan a rencontré des victimes de violations des droits de l’Homme commises en 2006 et 2007 lors du conflit qui a opposé les enseignants et militants de gauche au gouverneur Ulises Ruiz, qu’ils accusent de répression et de corruption.

Dans son rapport, elle souligne que de juin 2006 à juin 2007, des dizaines de personnes «ont été victimes de détentions arbitraires et emprisonnées dans droit de communiquer, dont plusieurs mineurs».

Elle a ajouté que des «policiers en civil» étaient responsables de violations des droits de l’Homme, «visiblement autorisés et soutenus par les autorités de l’État (d’Oaxaca)».

Selon elle, «les principales victimes de ces abus sont des professionnels de l’éducation» et des membres de l’APPO (Association populaire des peuples d’Oaxaca) qui rassemble des étudiants et des militants d’organisations indiennes.

Comme Amnesty International, plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont dénoncé les mauvais traitements et l’impunité dans l’État d’Oaxaca.

À la fin de son séjour au Mexique, Irene Khan doit être reçue par le président Felipe Calderon et demande au gouvernement mexicain, comme lors de sa précédente visite, de faire respecter le droit.


==> La nouvelle sur Cyberpresse
==> Les événements sur Wikipedia

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Tournée de l’administration Bush dans le monde arabe

Posted by L'Agitateur sur 31 juillet, 2007

Toujours sur la lancée anti-iranienne des anglo-saxons, les chefs de la diplomatie et de la défense des États-Unis ont entrepris un voyage dans le Proche-Orient, débutant avec l’Égypte, afin de contrer l’influence iranienne dans la région. Ce même geste cherche aussi à gagner la sympathie des pays arabes, dont leurs alliés.

La secrétaire d’État, Condoleeza Rice, a déclaré avant son départ que les contrats d’armements militaires de sommes assez volumineuses visaient à contrer les propagations idéologiques dites « négatives » de l’Iran, d’Al-Qaïda, du Hezbollah et de la Syrie dans la région. Elle a entre autre accusé l’Iran de nourrir le terrorisme au Liban, de financer le mouvement Hamas, de soutenir les milices chiites en Irak et de vouloir se doter d’armes nucléaires. Cette dernière est une traduction américaine des termes « énergie nucléaire« .

Cette influence iranienne n’est, bien sûr, que présente dans le monde de la Droite néoconservatrice, dans la peur sunnite anti-chiite et de la Gauche soucieuse. Par ces accusations directes comme celles-ci, on oublie l’omniprésence anglo-saxone et occidentale à travers le globe durant plus d’un millénaire d’histoire. Que ce soit au niveau politique, social, militaire, économique : l’omniprésence y était.

Concernant l’aide iranienne auprès du Hamas et du Hezbollah, ainsi que des milices chiites en Irak, cela peut s’avérer vrai, mais les confirmations manquent contrairement aux accusations sans preuves. Le plus ironie dans cela, est le fait que les États-Unis aient déjà financé des groupes nationalistes réactionnaires, et souvent anticommunistes, dans le but de renverser l’État et d’en prendre contrôle pour ensuite servir les intérêts capitalistes. Nous pouvons nous souvenir des contras au Nicaragua ; des moudjahidins en Afghanistan ; des mercenaires à Cuba et au Tibet ; ainsi que les baasistes en Irak.

Il faut dire que les accusations sans fondements fleurissent mieux que les preuves mises sous silence…

Certes, Condoleeza Rice a aussi affirmé ceci à l’aéroport de Shannon, en Irlande :

« Il n’y a aucun doute : l’Iran constitue le défi le plus important lancé aux intérêts américains dans la région et au projet de Proche-Orient que nous voulons »

Il faut dire que leurs discours changent vite de cibles. Rappelons-nous, au début, des propos semblables à celui dit par Rice, mais en rapport avec l’URSS social-impérialiste. Souvenez-nous des « défis » des baltes, des basques, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique latine et encore.

Aujourd’hui, c’est le monde arabe, dont la principale cible est l’Iran – qui n’est soit dit en passant pas arabe. De ce fait, Téhéran – capitale d’Iran – accuse l’administration Bush de vouloir semer la division et la peur au sein même de la région par leurs armements. La secrétaire d’État réplique à cette accusion que « s’il y a déstabilisation de la région, il faut l’attribuer au régime iranien. » Comme quoi, dans toute cette affaire, le bouc-émissaire c’est l’Iran.

Certes, cette tournée n’a qu’un objectif : promouvoir l’idéologique anglo-saxone à travers le monde arabe qui, parmis les civils, beaucoup de résistances culturelles s’y font. Elle sert sans aucune doute à la préservation de la présence militaire dans les pays arabes dit « alliés », ainsi qu’en Afghanistan et Irak, afin de mieux concentrer les futures attaques contre l’Iran – ainsi que la Syrie -, les seuls territoires de la région n’ayant aucune présence militaire américaine.

L’Irak et l’Afghanistan n’étaient que des boucliers dans les mains de l’Iran ; aujourd’hui, ils sont dans les mains américano-sionistes (car oui, Israël joue un grand rôle dans cette affaire).

==> Lire la suite
==> L’Iran et la Syrie critiquent les contrats d’armements

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L’isolationnisme québécois

Posted by Libertad ! sur 19 juillet, 2007

Ne cherchez pas à comprendre, ce sont des petits québécois qui veulent vivre isolés du reste du monde !

Selon André Pratte, un auteur dans notre très désinformatif la Paresse, les QuébécoisEs s’opposent à la guerre en Afghanistan non parce que les raisons mentionnées par le gouvernement ne sont que des mensonges, mais bien à cause que nous sommes un tout petit peuple isolé qui refuse de se mêler des problèmes à l’extérieur de la province ! Un peu plus et il allait critiquer l’absence de l’Islande dans le conflit afghan !

Selon un sondage publié cette semaine par le Journal de Montréal, 70% des Québécois s’opposent à la participation des soldats de Valcartier à la mission canadienne en Afghanistan. En 1942, 71% des Québécois votaient contre la conscription visant à combattre Hitler en Europe. Des pourcentages identiques, le même refus massif de la guerre, refus maintes fois répété au cours de notre histoire. Plusieurs y voient la preuve d’un pacifisme profondément enraciné. En réalité, il s’agit d’une attitude bien moins glorieuse: l’isolationnisme.

Dabord, Pratte fait une comparaison maladroite entre la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d’Afghanistan. Or, le contexte n’est nullement similaire, ni même l’époque ou les causes du conflit. Si plus de 71% des QuébécoisEs ont été en désaccord avec la participation du Canada dans la guerre en Europe, c’est dû à la promesse électorale bidon du Premier Ministre Mackenzie King qui n’a pas été tenue. Il s’agissait d’une promesse faite à la population Québécoise de laisser libre arbitre la conscription outre-mer pour les jeunes hommes. C’est pour cette raison que les QuébécoisEs ont voté massivement pour les libéraux, en délaissant les conservateurs – souvenez-vous l’époque de leur implication dans la violente crise de la conscription de 1918.

Certes, si la promesse avait été tenue, la statistique aurait été possiblement différente puisqu’à ce moment là, c’était une guerre d’agression dans un but idéologique de la part de l’Allemagne. L’Occident courait un réel danger dès lors, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agissait aussi d’une guerre pour le partage des colonies – chose à laquelle les QuébécoisEs ne s’identifiaient pas.

Durant la Première Guerre mondiale, la population Québécoise s’opposait à l’impérialisme français et britannique, qui eux souhaitaient défendre leur colonies en Asie et en Afrique des allemands puisque ces derniers devenaient une puissance dès les années 1910.La lutte contre le nazisme fut essentielle pour arrêter la machine de guerre allemande, même si les Occidentaux ont souvent tendance à éclipser la très grande contribution des soviétiques. Par contre, la guerre en Afghanistan ne l’est pas, tant pour nous que pour les afghans – bien que les Talibans soient un problème, mais non l’unique. Selon le blogue d’Un homme en colère, les véritables et principales raisons de la présence canadienne en Afghanistan sont celles-ci :

  • Encercler l’Iran (avec l’invasion de l’Irak) et continuer la politique d‘endiguement de la Russie amorcée durant la guerre froide;
  • Assurer la reprise de la culture du pavot, qui permet un flot ininterrompu d’argent blanchi vers Wall Street;
  • Permettre la construction d’un oléoduc de la mer Caspienne vers les marchés lucratifs du sud-est asiatique;
  • Nuire à la Chine en l’empêchant de sécuriser ses sources de pétrole (en Iran, ou dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale), elle qui est archi-dépendante des importations de l’or noir pour sa croissance économique.

Il y a 65 ans, alors que l’Allemagne occupe plusieurs pays d’Europe, dont notre mère patrie, que de Gaulle appelle le monde à l’aide, l’économiste François-Albert Angers écrit: les Canadiens français «ne sont nullement intéressés à se mêler aux querelles des grandes puissances». C’est clair.

Justement, la mission de l’OTAN en Afghanistan a été approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies. Oups… Il nous faut justifier notre opposition par d’autres arguments.

Dans un autre paragraphe de la chronique de Pratte, il est question de « mère patrie ». Mais laquelle exactement ? La France ? Ce pays qui a abandonné la Nouvelle-France sur le bord du fleuve après la conquête britannique ? La Grande-Bretagne, celle qui a colonisé les colons français, irlandais et autres ? Le concept de « mère patrie » est une aberration en soit, car il s’agit d’une idée nationaliste bourgeoise pour faire mousser le patriotisme. Pour le Reactionism Watch, les frontières ne devraient pas avoir de limites.

Pratte justifie ensuite la présence militaire en sol Afghan en utilisant l’argument de l’ONU (si c’est l’ONU, c’est forcément bon !). N’est-ce pas cette organisation internationale qui a financé le génocide des Khmers Rouges au Cambodge (pour venger la défaite américaine au Vietnam, car Pol Pot avait horreur des vietnamienNEs) et qui empêche actuellement tout recours contre Israël lors de crimes de guerre ?

L’ONU. Parlons-en de sa nature anti-démocratique ! L’organisation empêche les plus petits pays de dire son propre mot. Avez-vous déjà vu le Bhoutan ou le Malawi s’exprimer sur les questions économiques et environnementales ? Bien sûr que non, il est préférable de donner le droit de parole aux pays impérialistes comme la Chine, les États-Unis, le Canada, le Japon, la Russie et l’État sioniste qu’est Israël, mais certainement pas aux plus petits – qui eux sont victimes des politiques des pays les plus riches.Comme conclusion, Pratte fait allusion au « très respectable Roméo Dallaire » qui, un jour, sorti une phrase de sa bouche à en faire rager plus d’un : « La responsabilité internationale, ce n’est pas seulement donner de l’argent pour le développement international. C’est aussi des sueurs, des grincements de dents et, parfois, le sang de nos jeunes. »

Ces jeunes dont il parle, ils se font constemment juger, critiquer, insulter, taire, mépriser et littéralement ignorer au point de se faire qualifier d’idéalistes. Alors que ces patrons et élitistes, bien confortables dans leur pouvoir et montagnes d’or, se marrent avec un verre de vin dans une main et un cigare dans l’autre, les jeunes sont utilisés comme de la chair à canon au nom de leurs idées, leurs profits et leurs volontés. Est-ce l’avenir de nos prochains : la guerre ?

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L’aide canadienne complètement inutile et absente en Afghanistan

Posted by L'Agitateur sur 13 juillet, 2007

Natalie Valade, journaliste de Radio-Canada, a écris un article très fortement intéressant sur l’aide canadienne et sa mission en Afghanistan. On y retrouve une analyse à la présence canadienne selon le responsable du groupe européen de recherche Senlis, en Afghanistan, qui dénonce le manque de cohérence de l’apport canadien. Voici l’article en question :

En entrevue à Radio-Canada.ca, le responsable en Afghanistan du groupe européen de recherche Senlis, Edward McCormick, dénonce le manque de cohérence de l’aide canadienne. Il estime que son impact est difficile à constater sur le terrain, principalement dans le sud du pays.

Edward McCormick, en poste à Kandahar depuis janvier pour le Conseil de Senlis, il y retourne la semaine prochaine. Spécialiste en santé et en épidémiologie, il prête notamment assistance à l’hôpital de Kandahar, qu’il qualifie ni plus ni moins de « coquille vide » car on n’y trouve même pas, selon lui, le strict minimum nécessaire pour faire un travail efficace auprès de la population. Il juge cette situation inacceptable, compte tenu des efforts humanitaires que le gouvernement canadien affirme accorder pour la reconstruction de l’Afghanistan.

Manque de visibilité

Edward McCormick ne dit pas que l’aide canadienne est inexistante dans la région de Kandahar, mais qu’elle gagnerait à être davantage vue par la population locale. « Ce qui n’est pas le cas actuellement et c’est un gros problème qui peut avoir des conséquences graves », affirme le représentant de Senlis.

« La population qui vit notamment à Kandahar sait très bien qu’on trouve à la base militaire de l’OTAN un hôpital équipé, des infrastructures, un accès à l’eau potable et à la nourriture. Ces gens n’ont, quant à eux, accès à rien et ne voient pas de signes tangibles de l’aide humanitaire dans leur vie quotidienne. Beaucoup sont malades et souffrent de malnutrition et n’ont pas de ressources pour y remédier. C’est pourquoi ils ont tendance à être plutôt passifs dans ce conflit et ne font rien pour aider les forces militaires à gagner cette guerre », explique Edward McCormick.

M. McCormick souligne qu’on ne retrouve pas à Kandahar, après cinq ans de présence internationale, un hôpital digne de ce nom et un minimum d’infrastructures pour fournir l’eau potable, par exemple. Cette situation est à son avis inconcevable et c’est là un signe que l’aide tant vantée par le gouvernement canadien n’est pas efficacement distribuée.

Selon M.McCormick, « un véritable leadership de la part du gouvernement canadien permettrait de mettre en commun les ressources militaires et non militaires, ce qui rendrait plus efficace la coopération canadienne sur place ».

Stephen Harper critiqué

Edward McCormick reproche au premier ministre Stephen Harper de n’avoir aucune vision d’ensemble de la situation en Afghanistan et l’accuse de faire la sourde oreille à ceux qui pourraient l’aider à établir une politique cohérente pour l’Afghanistan, notamment les ONG et les organisations comme Senlis.

« Depuis qu’il est au pouvoir, Stephen Harper ne fait que de la politique expéditive à l’égard de l’Afghanistan, d’une part parce qu’il veut suivre à la lettre les directives de Washington et d’autre part parce que l’Afghanistan n’est pas vraiment une de ses priorités ».

Un des exemples d’une coopération qui donnerait des résultats serait d’aider les villages à se doter de petites infrastructures pour faire la transformation du pavot. Il ne s’agirait pas de fabriquer de l’opium, mais pour faire de la codéine et de la morphine, deux médicaments qui aideraient grandement les hôpitaux de l’Afghanistan et qui seraient aussi exportables, donc économiquement rentable pour les communautés.

« Au lieu de cela, les Canadiens ferment les yeux sur la culture de plus en plus extensive du pavot et laissent aux Américains l’initiative de procéder à l’éradication des cultures, alors qu’on sait que cela n’empêche pas la contrebande internationale de continuer à prospérer », fait remarquer Edward McCormick.

Edward McCormick est très pessimiste sur ce qui s’en vient en Afghanistan. « Même dans le nord du pays, comme à Kaboul, où les infrastructures sanitaires et humanitaires sont quelque peu en meilleur état, la situation risque de se détériorer radicalement d’ici 6 à 12 mois », affirme l’expert.

Le nombre de réfugiés se serait d’ailleurs grandement accru depuis le début de l’année dans les provinces sous contrôle canadien, une situation qui risque de contribuer, selon Senlis, au recrutement de plus de combattants talibans.

Le Conseil de Senlis, qui se spécialise dans les études géopolitiques, a dépêché, depuis le début du conflit en Afghanistan, plusieurs observateurs pour y étudier les progrès ou les reculs de la situation sécuritaire.

==> Source

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Apartheid Israël-Palestine

Posted by Libertad ! sur 20 juin, 2007

Voici un texte d’opinion d’un camarade sur uns des nombreux messages du site Antagoniste, le site de David que vous connaissez sûrement. En premier lieu, le commentaire de David et en bas, le texte de Sylvain

Apartheid Israël Palestine International

Par David

Quand on parle d’Israël, il y a toujours un « Jos Connaissant » pour venir nous citer Jimmy Carter et nous casser les oreilles en disant qu’Israël pratique l’apartheid.
Israël pratique l’apartheid… Vraiment? Voyons ce qu’il en est.

Israël:

Les Palestiniens vivant en Israël ont la citoyenneté israélienne, le droit de vote et le droit de se présenter aux élections. D’ailleurs un ministre de l’actuel gouvernement israélien est arabe. Ils peuvent aussi être nommés comme juge à la cour suprême, c’est le cas pour l’un d’eux.

Ils ont le droit de circuler sur le territoire, de fréquenter les écoles et les hôpitaux et l’arabe est l’une des 2 langues officielles du pays (l’autre étant l’hébreux). Ils ont le droit de travailler, d’ouvrir des commerces, d’être des propriétaires terriens et immobiliers. En 2004, Sharon a fait passer une loi exigeant que toutes les compagnies appartenant à l’état embauchent au minimum un Arabe Israélien sur leur conseil d’administration. Les Arabes Israéliens sont aussi couverts par les programmes sociaux du gouvernement.

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Liban:

Les Palestiniens vivant au Liban n’ont aucune liberté politique, sociale et civile. Ils n’ont pas accès aux hôpitaux, écoles et programmes sociaux du gouvernement. Ils sont confinés dans les camps dont ils ne peuvent sortir pour circuler sur le territoire.

Ils n’ont pas le droit d’exercer une profession ou d’ouvrir un commerce et ce, même dans les camps. Depuis 1994, la police libanaise a fréquemment fermé, des pharmacies, des cliniques et des boutiques. La liberté d’association leur est aussi interdite tout comme il leur est interdit d’être propriétaire d’une maison.

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Syrie:

Les Kurdes vivant en Syrie sont victimes d’un programme « d’arabisation » sauvage. La Syrie leur interdit la pratique de leur culture et l’usage de leur langue. En 1980, le Syrie a retiré aux Kurdes tous leurs papiers d’identité, ils ont ensuite été expropriés et relocalisés aux quatre coins du pays par leur gouvernement. Il va s’en dire que les organisations politiques Kurdes sont illégales.

Les Kurdes ont aussi été privés de leur nationalité syrienne. Par conséquent, ils n’ont pas le droit de vote et ne peuvent pas fréquenter les écoles et les hôpitaux. Ils n’ont pas le droit d’être propriétaire, de faire des études supérieures, d’exercer une profession ou d’ouvrir un commerce. L’État syrien interdit aux Kurdes l’accès aux programmes d’aides alimentaires du gouvernement.

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Vous avez déjà vu Noam Chomsky ou Jimmy Carter parler des Kurdes de Syrie et des Palestiniens du Liban ?

Mais voilà, c’est Israël qu’on accuse de pratiquer l’apartheid alors qu’Israël est plutôt un exemple à imiter pour les pays voisins.

Plus ironique encore ?

L’été dernier quand le Hezbollah a fait pleuvoir les roquettes sur Israël, des villages d’Arabes Israéliens ont été pris pour cible. Désirant fuir les combats, ces Arabes Israéliens ont quitté vers la Cisjordanie. Voici l’accueille qu’on leur a été réservé.

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Bon, le « Jos Connaissant » David a statué sur l’apartheid d’Israël, sans même y avoir mis les pieds ou savoir ce qu’est un apartheid. Bravo, les israéliens permettent aux arabes de marcher du même côté de la rue maintenant! Bravo, les israéliens sont « obligés » de prendre un arabe dans leur compagnie! Les états-uniens ne sont pas moins racistes dans certains coins de pays, même si Powell a été dans l’administration Bush, comiquement remplacée par Condoleeza Rice, pour que des davidiens puissent réfuter les actes de racisme de cet empire!

Ils ne vivent pas sur « le » territoire israélien, mais bien dans une réserve à arabes! La belle grande rue où les marchés arabes se côtoient, est munie de balcons, servant aux soldats israéliens pour qu’ils puissent aller cracher sur les arabes « inférieurs » et leur lancer des trucs! Les commerçants arabes ont dû recourir à une toile, pour tenter de cesser les injures et attaques de ces soldats appartheidiens! Tous ces beaux droits offerts aux arabes, il ne faut pas oublier qu’Israël est bâti sur les ruines de ces derniers!

Quand à l’apartheid même, on pointe Gaza et la Cisjordanie, et non pas le territoire Israélien volé aux arabes, dont parle David comme s’ils étaient inférieurs et devraient se contenter du droit de marcher du même côté de la rue que les israéliens…

Quant au Liban, David ne précise pas qu’ils sont réfugiés temporaires, le temps qu’Israël disparaisse de la carte ou cesse ses bombardements. Ça clos le sujet du Liban!

Pour ce qui est de la Syrie, il n’y a pas grand chose de légitime là-bas!

Oh! et pour le Hezbollah, il n’a pas cherché loin ses informations, car la pluie de roquettes de ces derniers, a été précédé par les bombardements et l’artillerie israélienne, une mise à jour de la chronologie semble nécessaire pour remettre en place les neurones de ce menteur! Dois-je rappeler le décompte des morts? Le nombre de morts et de blessés est estimé au 12 août 2006 à plus de 1100 libanais tués, des milliers de blessés et environ 1 million de personnes ayant fui les bombardements. Israël dénombre de son côté 120 civils et 110 soldats tués lors des combats ainsi que plusieurs dizaines de blessés. Le Hezbollah en a perdu quelques uns aussi, mais là n’est plus la question quant à ce conflit! Quelle était le vrai plan israélien? L’offensive israélienne contre le Liban, en juillet-août 2006, ne visait pas à récupérer des soldats faits prisonniers par le Hezbollah et n’était pas une initiative de Tel-Aviv. Elle n’était en réalité qu’une étape dans le vaste plan états-unien de remodelage des frontières du Grand Moyen-Orient, affirme Thierry Meyssan dans un entretien qu’il a accordé au quotidien égyptien Al-Ahram à l’occasion de la sortie en arabe de L’Effroyable imposture 2.

Sylvain

==> Thierry Meyssan : « L’attaque du Liban n’était qu’une étape du remodelage du Moyen-Orient par les États-Unis »
==> Les Nations-Unies qualifient l’Apartheid Israélien d’étranglement contrôlé
==> Lois d’Apartheid en Israel
==> Que cache l’apartheid israélien ?

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