Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Droite’

Les coopératives devraient être l’Intérêt Premier des syndicats contemporains

Posted by sylvainguillemette sur 5 octobre, 2010

Les preuves de l’efficacité des syndicats à défendre les intérêts des travailleurs salariés ne sont plus à faire. Largement, ceux-ci nous ont prouvé qu’ils pouvaient apporter un semblant de contrepoids au diktat des employeurs, ou à tout de moins, non seulement sont-ils aptes à quémander certaines conditions de travail pour continuer la création de richesse, mais ils parviennent à imposer cette relative et légitime demande à leurs apports pour la société et l’enrichissement personnel des propriétaires de moyens de production.

Les syndicats ont mené les luttes que toutes et tous n’avaient pas le courage de même entamer. Seul, devant la bourgeoisie unifiée par son régime capitaliste, le prolétaire individuel ne faisait pas le poids contre l’autorité établie, du monde dit de Droit. Mais uni, même s’il a goûté au mousquet plus d’une fois dans son histoire, le prolétariat s’est conséquemment donné des pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir sans l’Union de ses forces laborieuses.

Le syndicat aura également contribué à l’obtention de meilleures modalités d’entente sur l’exploitation du labeur du prolétariat syndiqué et non-syndiqué. Il aura apporté de meilleurs salaires par exemple, ou à des régimes de pension, des couvertures médicales, etc.. Sans l’effort commun des salariés, rien de ceci n’aurait été possible. La dictature bourgeoise n’aurait aucune entrave, comme le souhaitent en fait les libertariens, qui arguent que le corporatisme disparaîtrait avec la disparition de l’État. Reniant ainsi le fait qu’il existe des intérêts communs aux bourgeois, et le fait qu’ils se concerteront, même contre le prolétariat démuni d’outil d’intervention –afin là de mettre en place des structures qui les avantageront d’abord-, les libertariens se campent dans le monde imaginaire qu’ils se sont créé pour la cause, en niant; le rapport d’«exploitation» entre le prolétariat et la bourgeoisie, le fait qu’il faille préalablement –ou l’emprunter– posséder du capital pour entreprendre, mais surtout, que les conditions de chacune et chacun sont relatives à des conditionnements précis, qui ne sont en rien niable et/ou négligeables en regard du jugement social qui sera porté contre les conditionnés, puisque l’économie va de pair au social.

C’est bien simple, sans le syndicat, les travailleurs persisteraient à quémander, sans cesse quémander, chacun de leur côté, sans rapport de force possible.

Mais d’autre part, jusqu’ici, les syndicats n’amènent manifestement rien d’autre qu’un rempart contre les mauvaises gestions bourgeoises, ou les jeux de force comme les «lock-out» ou quelconque autre oppression bourgeoise. Ils ne visent pas plus loin, ils ne jouent plus leur rôle respectif, soit celui de servir l’intérêt des travailleurs salariés. Or, il y a une solution, et non la moindre pour palier à ce surplace historique.

En ce système capitaliste, où les capitaux ne sont pas à portée de toutes et tous, il y existe d’autres orientations que de quémander à ceux qui possèdent le capital nécessaire à l’élaboration de moyens de production. Les toiles sociales que composent les coopératives, permettent ce prêt de capitaux et l’aide nécessaire à l’appropriation de moyens de production par les prolétaires –salariés-, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion sérieuse et rigoureuse de la coopérative.

Et où je veux en venir avec les syndicats et les coopératives? Plutôt que de concentrer des sommes pour palier à des «lock-outs» ou à encaisser des grèves de pacotille, non toutes aussi productives que les manifestations de masse –Celles-ci, en Europe, font-elles reculer les gouvernements s’aplatissant devant le concert de demandes bourgeoises d’être sauvé de leurs propres ratées?-, les syndicats devraient mettre des capitaux de côté pour acheter d’éventuels moyens de production que des bourgeois faillant à leur gestion d’entreprise, seraient tentés de laisser partir pour des «peanuts» en cas de faillite. Ils pourraient également, simplement magasiner la possibilité de démarrer leur propre coopérative, entre salariés, et entrer en compétition avec l’employeur actuel.

Les syndicats devraient voir à prendre possession des moyens de production dont ils se spécialisent. Les syndicats doivent revoir leur rôle, et ne pas jouer le jeu du capitalisme, comme le font «les fonds» de certains syndiqués… Il ne faut pas seulement mettre du capital ici et là en guise d’investissement, mais s’approprier les moyens de production, et les développer en coopératives, en guise d’alternative économique et donc, en guise d’alternative sociale à l’individualisme et à l’égoïsme crasses qui sévissent en nos sociétés capitalistes.

Cela, en soi, peut paraître bénin, mais il apparaît qu’une telle entreprise nous permettrait, tout en nous dégageant de la centralisation des pouvoirs en l’État, de nous dispenser de l’exploitation des humains par les humains, mais également de permettre aux entrepreneurs de vaquer à ce qu’ils chérissent le plus de cet univers –outre leurs proches sans doute-, où leur créativité est indispensable à l’innovation, à l’évolution donc, de l’humanité.

Ainsi, les lois de l’offre et de la demande sont temporairement respectées, jusqu’à ce qu’entrent en collision, les contradictions patentes de ce système de consommation, versus la viabilité de ce dernier, pour l’humanité toute entière. Car tôt ou tard, ces lois de sorcier ne seront plus crédibles, ou c’est que, celles-ci imposeront un monde encore plus dur que ce capitalisme corporatif que dénoncent les capitalistes absolus, ceux-là, voulant l’éradication de tout intervenant entre le salarié et l’employeur, logiquement.

Les syndicats doivent démontrer qu’une alternative économique est possible et qu’en rien, nous, prolétaires, ne serons désormais prêts à négocier, dans un proche avenir. Nous sommes majoritaires, nous les faisons vivre, nous les enrichissons, nous leur octroyons des pouvoirs étonnamment démesurés et ne sommes pourtant pas comme eux de nous, dépendants d’eux. Nous devons nous tenir debout, et remplacer ce nouveau cadavre du capitalisme, par un véritable socialisme. Les coopératives en sont une forme, et il faut bien commencer quelque part, non?

Il faut aller de l’avant en ce sens et ne pas réparer ce qui ne fonctionnera de toute façon pas. Il faut faire table rase et remplacer cette dictature par la nôtre. Ramenons la démocratie comme elle se doit d’être. La coopérative est une opportunité à ne pas dénigrer, en ce sens que nos productions seraient également le fruit de notre démocratie réelle.

Est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que ça rapportera plus que les entreprises privées? Eh bien, si la bourgeoisie, elle, investit dans les moyens de production, ce doit être que ça en vaut parfois la peine. Ensuite, afin de savoir si ce sera plus payant que l’entreprise privée, pour le travailleur salarié précisément, vous n’avez qu’à demander aux bourgeois, si  ça en vaut la peine, d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. La richesse concentrée en leur petite minorité, me dit que oui…

(Maintenant, à tort, les libertariens croient que les socialistes ne veulent pas reconnaître les légitimes mérites d’un entrepreneur, ou d’un innovateur quelconque. Ils se trompent. Nous reconnaissons de loin ce mérite imaginatif, mais en rien, nous ne considérons ce mérite comme légitimant l’exploitation de quiconque. D’ailleurs, nulle part au monde il n’est nécessaire de se faire exploiter. C’est d’ailleurs tout ce que défendent réellement les libertariens, soit le droit d’exploiter son prochain, quelque soient les besoins…)

Publicités

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 5 Comments »

Quand les rats convergent

Posted by sylvainguillemette sur 1 septembre, 2010

Les rats, c’est connu, convergent lorsqu’il y a des tragédies comme; des inondations, des débuts d’incendie, des tremblements de terre, etc.. Et c’est pareil en politique, lorsque les Empires s’effondrent ou approchent de leur implosion…, ou de leur explosion.

Ce fait établi jusqu’ici, nous de même, Québécoises et Québécois, concourons à cette même fin d’Empire, du moins, nous commençons en à apercevoir les fissures. Et à travers ce processus, nous observons les clivages d’une société. Des clivages qui se traduisent néanmoins en des divisions déjà observées par le passé. L’une d’elles, est celle entre les classes et les intérêts de chacune de celles-ci.

Une plaie ouverte sur notre social entre les capitalistes, certes motivés par leurs conditions issues de meilleurs conditionnements, et les socialistes, conditionnés eux, à percevoir rapidement les amorces dissimulées par ces premiers et les solutions pour se débarrasser de toute exploitation néfaste pour leur classe, le prolétariat –les salariés-.

Et au Québec, aujourd’hui, on peut déceler cette subdivision des capitalistes à travers cette explosion diverse, de leurs extrémismes. L’un de ceux–là en particulier attire toutefois d’avantage mon attention que les autres, même si celui-ci ne prendra vie que le 23 octobre prochain (2010).

C’est un mouvement d’extrême droite-économique qui désire, comme le Tea Party états-unien, réduire l’État à son plus petit, à sa disparition en fait. Ce mouvement libertarien s’inspire des idées capitalistes les plus sauvages, celles qui carrément, ne tiennent que compte des conditions de chacune et chacun, même sachant que ces conditions sont pourtant elles, issues de conditionnements bien précis. Sachant donc que tous les humains ne peuvent bénéficier de toutes luxures –incluant le droit à la santé, à l’eau, à tout, bref, pour cette droite-là- dans le mode de partage offert par le capitalisme sauvage, ces égoïstes, très individualistes, n’en déroutent pas moins de leur itinéraire idéologique.

Pourtant, ailleurs, n’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit que la Nouvelle-Orléan, une semaine après le passage du célèbre Ouragan, un endroit où l’eau potable n’était toujours pas disponible, où les soins n’arrivèrent toujours pas et finalement, ce qu’elle est toujours aujourd’hui, un décor irakien?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait des systèmes de santé des  pays de l’Amérique du sud, des «moindre performants» vis-à-vis celui de Cuba la socialiste (selon l’OMS)?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait de la Somalie ou du Ghana, un endroit merdique où vivre pour quiconque sauf les seigneurs de guerre, en plus d’être des plus célèbres paradis fiscaux qui soient, sans couverture médicale pour la «p’tite populasse»?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit du système banquier états-uniens, l’un des plus corruptibles du monde qui le fit ensuite s’écrouler, puis revivre aux frais du prolétariat de la planète tout entière?

La droite, dans toutes ses propositions, fait le dénigrement des débats de fond. Elle fait l’aveugle, devant ses propres ratées. Elle joue l’innocente, lorsque ses idées sont mises en place par la force. Éric Duhaime, de ce mouvement prétendu lucide, n’a que faire que la droite chilienne se soit hissée par un Coup d’État horrible, où le premier socialiste –Salvador Allende–  élu trois fois de suite, augmentant sa majorité chaque fois, fut détrôné par les armes et la violence. Joanne Marcotte n’a que faire que Cuba soit 100 fois mieux qu’elle était sous Batista, et qu’elle dépasse tant en éducation qu’en services de santé, tous les pays du monde de son calibre économique (Selon l’OMS, l’UNESCO, l’ONU, le FMI et bien d’autres…).  Ces capitalistes extrémistes n’ont que faire que l’on détruise leurs mythes. Ils n’ont de toute façon, que faire des débats.

Cette droite là, extrémiste et aveuglée par ses dogmes, fondera toutefois les bases d’un  parti solide, puisque populiste. Les radio-poubelles de Québec soutiennent l’effort de ces cols rouges. Il ne faut pas sous-estimer la bêtise humaine. Rappelons-nous qu’Adolf Hitler avait bouleversé le monde avec le populisme –et la bière-. Celui-ci a ses vertus. Le mouvement grandira. Les rats se réuniront. Ils formeront une Assemblée, comme d’autres l’ont fait avant eux. Et leurs solutions simplistes reviendront, ratées sociales après ratées économiques, tant qu’elles plairont aux véritables plaidants, que ces valets de la bourgeoisie défendent bec et ongles, faisant passer les intérêts de cette vermine pour les nôtres, à nous les prolétaires.

Ce qu’ils défendent réellement? Ce n’est pas la liberté de toutes et tous, comme ils le prétendent, mais celle d’une classe minoritaire et parasitaire qui détient les rouages de notre économie, ce qui explique l’enrichissement de cette minorité d’ailleurs. Ils défendent par exemple, via le «privé en santé», le droit d’entreprendre en la matière, en octroyant à ceux qui en ont les moyens, les moyens de soigner la population qui conséquemment, en devient dépendante lorsque malade. L’achat et l’exploitation d’une clinique privée permet tout simplement au bourgeois possédant les capitaux nécessaires pour ce, d’exploiter la maladie d’autrui. Voilà son seul mérite d’ailleurs, que de posséder les capitaux pour ce faire. Ce n’est pas la liberté de toutes et de tous qu’on défend ici, mais celle de la minorité capable de se payer une clinique privée, afin, précisément, qu’elle exploite la maladie d’autrui ultérieurement. C’est la bourgeoisie qu’on défend ici.

Qui gagnerait à la privatisation de l’eau, sauf ceux, finalement, qui pourraient s’acheter des sources d’eau, parce qu’ils en auraient les moyens? Encore une minorité. Et qui s’en trouve automatiquement dépendante? La majorité. Le prolétariat. Les salariés. Et les autres, les pauvres sans emploi, les malades mentaux, les handicapés, etc..

Qui gagnerait aux libertés d’entreprendre dans l’électricité, en privatisant Hydro-Québec, si ce n’est encore cette minorité affairiste, aux poches bourrées de capitaux, finalement amassés comment, si ce n’est que par une antécédente exploitation, par une loterie ou par un héritage, ce qui conséquemment, détruit les mythes selon lesquels les bourgeois auraient fait plus d’efforts que les autres et qu’ils auraient pris des risques d’avantage, risqués que ces «fainéants prolétaires»? C’est bien évidemment la bourgeoisie et les mieux nantis qui pourraient se permettre cette richesse, relative à notre dépendance hivernale. Et qui perd de ses libertés, encore une fois, en devenant redevable à ces pourritures qui n’ont pour mérite, encore une fois, que le capital qu’ils détiennent? La majorité. Le prolétariat, cette classe créatrice de richesses, exploité par cette minorité. Et cette richesse dont il est question, c’est celle-là même que ce même prolétariat quémande déjà, sans que le capitalisme ne soit sauvage encore. Imaginez ce «meilleur monde» que nous promettent ces libertariens

Et de fait, toutes les complaintes de cette droite extrémiste, ne sont qu’affirmations populistes. Par exemple, lorsque les débats s’imposent, on les voit s’en soustraire, ou censurer nos efforts cléricaux, qu’ils vulgarisent en «textes fleuves à la Castro», trop orgueilleux pour avouer qu’ils n’y comprennent rien, ou qu’ils sont incapables de réfuter nos dires. Nombre de fois où j’ai dû expliquer en long et en large, le fait que les processus s’expliquaient les uns par les autres, tout en expliquant les prochains. Nombre de fois où j’ai dû, et où j’ai démontré que les conditionnements étaient eux-mêmes, conditionnés par des conditions, qui elles-mêmes, étaient conditionnées, indéfiniment, par d’autres conditionnements, ainsi de suite… Nombre d’exemples, lesquels j’usai, pour expliquer qu’un arbre à l’ombre, ne pousserait pas comme son jumeau au Soleil. Ce qui par ailleurs, relevait les contradictions et les erronés constats de cette droite populiste qui voudrait punir le pauvre, pour ce qu’il est, sans s’attarder au «pourquoi» il l’est.

Ce mouvement populiste vise la classe moyenne, pourtant créée elle-même, par les contrats sociaux d’une révolution qui n’avait rien de tranquille et où les constats multiples de diverses ratées sociales, découlant elles, de ratées économiques d’une droite jadis, «plus sauvage», ont donné naissance à cette révolution «socialiste» québécoise. Ainsi, encore une fois, tel que j’expliquai à ces vautours, c’étaient les conditionnements qui donnaient dans les années 1970 au Québec, naissance au «Socialisme Québécois». Les conditions présentes pour ce, elles ont créé les conditionnements pour convaincre la population du Québec du bien fondé d’une telle entreprise collective qui d’ailleurs, fait aujourd’hui du Québec l’un des meilleurs endroits où vivre au monde, entre autre pour nos tampons sociaux, qui rappelons-le, ont fait toute une différence lors de la crise bourgeoise de 2008-2009 sur Wall Street.

Et d’autant plus que, les fameux «coûts exorbitants» exhibés par nos détracteurs sur nos services sociaux, ne sont que le reflet, de fait, des caprices dogmatiques d’un système parasitaire, n’ayant justement pas fait ses preuves et qui fait faillite aux 30-40 ans, cela, à nos frais à nous, les majoritaires prolétaires exploités par cette minorité qui dicte. Les chiffres des lucides ne sont redevables ici, qu’aux dogmes du système défaillant en place. Il ne faut pas tomber dans le panneau. De plus, les services au privé n’ont que cela de différent, soit le fait que ces services soient encombrés d’un parasite, sans aucun autre mérite que sa possession préalable de capitaux, désirant sa cote sur les besoins d’autrui. Rien d’autre. Car la gestion n’a que faire du financement et vice-versa. Les deux n’ont de fait rien à voir l’un avec l’autre.

Alors pourquoi ces extrémistes continuent d’avancer leurs idées outre nos débats de fond, qu’ils ignorent certes, si ce n’est qu’ils se fient sur la bêtise humaine, armée de  leurs populismes, pour convertir les masses, comme Adolf Hitler le faisait dans une brasserie loufoque allemande. Alors, il ne manque plus que la bière pour ce 23 octobre 2010! Il sera toutefois difficile de prétendre à la lucidité après la brosse!

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , | 8 Comments »

Gérard Deltell, l’ADQ, le Conseil du Patronat, une autre époque…

Posted by sylvainguillemette sur 25 août, 2010

https://i1.wp.com/support.dell.com/support/edocs/systems/prn968/en/ug/resource/cable_power_remove_2.jpgCette semaine, vous l’avez vu, le Conseil du Patronat s’inquiétait des faibles développements de nos ressources naturelles québécoises. Cela n’a rien de surprenant, puisque le CDP va de pair avec les prophéties des oracles tels l’Institut Économique de Montréal, dont les sermons voguent sur la toile de QUEBECOR toute confondue, et l’Institut FRASER, qui argue dans le même sens. Mais un autre acteur, tout aussi populiste, s’est immiscé au sujet, en mettant le gouvernement en garde contre ce qu’il appelle, les «lobbys environnementalistes».

Comme si le réchauffement climatique n’était que complot socialiste, et comme si les multiples constats de notre surconsommation n’étaient aussi que mirages, Gérard Deltell affirme que le gouvernement du Québec devrait, à l’instar des remarques du CDP et des autres valets de la bourgeoisie, développer ses ressources naturelles, telles; les gaz de schiste, ou l’uranium de Sept-Îles, etc..

Or, dans un constat rendu par l’ONG canadienne Global Footprint Network, on a déterminé que le 20 août était le jour à partir duquel l’humanité a commencé à vivre au-delà de son « budget écologique ». Ce « jour du dépassement » manifeste le moment où l’humanité a dépensé les capacités régénératrices de la Terre : du stockage du CO2, de l’absorption des pollutions et déchets à la production de matières premières pour la nourriture. Rappelons que ce jour, l’an dernier, était le «25 septembre 2009».

Ma question : Comment peut-on être aussi déconnecté de la réalité de la Terre et des humains? Ma réponse : En ne servant que les intérêts de la bourgeoisie et en méprisant ceux de la masse laborieuse et de tout être vivant sur Terre. Tout simplement!

Gérard Deltell signe ainsi la mort de son parti populiste crasse, un parti qui, s’il incarnait le changement jadis pour l’ignare, n’incarne aujourd’hui que la suite des malheurs issus du capitalisme sauvage, aveuglé par le désir infini de créer la richesse, celle qui ne se partage pas. Et je dis celle qui ne se partage pas, parce que comme vous le savez, pour monsieur Deltell, il ne serait pas question de développer ces ressources nationalement, mais plutôt, au privé, là où les richesses créées disparaîtraient du Québec, pour se concentrer chez les propriétaires de telles entreprises, au détriment des Québécoises et Québécois. Rappelez-vous que Mario Dumont parlait d’enrichir les Québécoises et Québécois en privatisant Hydro-Québec. Il n’en était de fait rien de cela. Au contraire, les Québécoises et Québécois auraient, si nous avions écouté Mario Dumont, cédé leur merveille aux bourgeois Québécoises et Québécois, aptes à se payer de tels moyens de production. Donc, une seule partie des Québécoises et Québécois, une minorité, précisons-le, en aurait profité.

Car imaginons que ces développements ne soient pas polluants… Ne serait-il pas plus profitable pour les Québécoises et Québécois de détenir ces moyens de production, plutôt que de laisser des entreprises privées piller nos richesses pour les investir ensuite ailleurs, sans rien faire pour réparer des torts qu’ils causeraient –ce qui est le cas partout ailleurs- à notre environnement? Hydro-Québec n’a-t-elle pas fait ses preuves en la matière? Les milliards de profit que récoltent les minières canadiennes à l’étranger ne devraient-ils pas servir d’exemple, de leçon? Certaines de ces minières engendrent des dizaines de milliards par année, et nous devrions nous passer des ces richesses, pour les laisser aux mains des parasites bourgeois que défendent le CDP, Gérard Deltell et son parti à l’agonie? Et quoi encore? N’a-t-on pas appris de ce système parasitaire, avec sa faillite de 2008, qu’il n’enrichissait toujours qu’une minorité, celle qui possédait les moyens de production?

D’abord, les constats scientifiques me semblent plus crédibles que les propos alarmants du chef populiste de l’ADQ qui de fait, démontre une peur de finir dernier dans un système pyramidal, dont il connait limites de partage de richesses. En nous pressant le pas, Gérard Deltell avoue d’une certaine manière que, «si on ne le fait pas», nous ne pourrons pas faire compétition dans ce système capitaliste qui se base sur la compétition, plutôt que sur la solidarité. Ces dogmes divers au sein de cette idéologie dépassée par le temps et les faits, ne font plus plausibles et le discours des capitalistes aurait du s’adapter, mais il n’en est rien.

Et ailleurs, partout dans le monde, l’excès dans l’exploitation des ressources naturelles n’a jamais rien donné aux peuples les possédant. Au contraire! Et lorsque Deltell affirme que l’uranium sauve des vies, il fait aussi fausse route. Il ment effrontément à vrai dire, puisque l’uranium ne sert pas à créer des isotopes pour traiter les malades. Cet uranium est pour un tout autre usage, entre autre, le militaire. Il servira de base à la fabrication des obus criminalisés par l’ONU, ou des bombes nucléaires que l’Iran voudrait posséder, et qu’Israël possède et les pays du «club sélect» possèdent. Et il n’y a donc aucune urgence d’exploiter cet uranium qui, nous le savons, produira de terribles répercutions sur l’environnement lorsqu’il sera extrait, transformé, utilisé, puis mis au rancart. Les déchets radioactifs s’entassent, et nous ne savons toujours pas quoi en faire, sans parler des alternatives à cette énergie ultra-polluante.

Encore une fois, l’ADQ démontre qu’il n’est pas capable d’offrir autre chose que les dogmes précédemment chéris par les systèmes capitalistes de ce monde, même si pourtant, ces mêmes systèmes capitalistes font faillite aux 30-40 ans, cela, aux frais des contribuables salariés du monde entier et même si, pendant ces 30-40 ans, les richesses se concentrent chez la minorité possédant les moyens de production.

L’ADQ n’est plus de son temps, il est voué à la disparition.

Posted in Article | Tagué: , , , , , , | Leave a Comment »

Le PQ dit NON au capitalisme sauvage et à la vache sacrée!

Posted by sylvainguillemette sur 17 mai, 2010

http://toutlemondedevraitenparler.files.wordpress.com/2009/06/pauline_marois3.jpgS’il fallait considérer le Parti Québécois comme une entité contrôlée uniquement par la cheffe actuelle, il serait d’ores et déjà clair et acquis qu’un virage à droite s’est effectué, mais ce n’est pas si simple, ni aussi clair.

En fin de semaine dernière, les membres du PQ ont eu à voter des «choix difficiles» proposés par la chefferie. Plutôt que de débattre des propositions émanant de la base du parti, celle-ci, comme on peut le constater, débattait d’idées proposées par des chefs, qui dans ce contexte, nous laisse présager le peu de démocratie qui plane sur ces colloques que se donnent ces partis populistes.

Parmi ces choix, la cheffe du parti nationaliste par excellence offrait de se débarrasser de certains services publics, dont une part des services en santé, question d’apaiser les finances publiques. Bref, madame Marois prônait ouvertement d’aller de l’avant avec les idées de son collègue François Legault, prônant lui-même, une ouverture au privé en santé, à l’instar des «lucides», qui ne portent ce nom que par vantardise. Ainsi, elle prônait de la sorte, une enfoncée vers un capitalisme plus sauvage, qui ailleurs, pourtant, ne fonctionne pas mieux que notre social-démocratie, tout au contraire.

Mais les membres du parti lui ont heureusement répondu clairement, qu’il n’en était pas question. Le PQ, puisque ses membres sont plus représentatifs du parti que madame Marois elle-même, a donc refusé d’aller d’avantage vers la droite, plus qu’il ne l’est déjà. En permettant et reconnaissant par exemple, le salariat, le PQ démontre déjà qu’il est bel et bien capitaliste en soi.

Et n’allons pas d’ailleurs, nous faire des idées quant au positionnement de ce parti nationaliste sur l’échiquier. Il est bel et bien déjà à droite, mais se refuse de s’y enfoncer d’avantage, comme si certains de ces capitalistes dont font partie ses membres, n’étaient plus certains de vouloir adhérer au véritable capitalisme, au «capitalisme sauvage» comme on dit.

Mais si l’on observe les récents sondages, on note aussi que le PQ sortirait grand favori d’une élection provinciale actuellement. Et que donc, une majorité de gens, n’adhèrent pas au «capitalisme sauvage» dont fait mention et la promotion la cheffe du PQ. Soit donc Pauline Marois n’est pas à sa place et/ou a de la cire dans les oreilles, soit l’électorat et la base du parti de madame ne sont pas aussi omniscients qu’elle et les «lucides»!

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , , , , | Leave a Comment »

Barack Obama et sa politique conservatrice en éducation

Posted by jimmystgelais sur 14 mars, 2009

boUne étonnante nouvelle provenant des États-Unis a défilé sur les fils de presse du monde entier. Barack Obama veut imposer à son pays une réforme de l’éducation que l’on pourrait qualifier de conservatrice et de populiste.

 

Une amère déception pour tous les progressistes de la planète.

 

Tout comme la pensée de la politique éducative de son prédécesseur, l’actuel président fleurte avec des mesures inspirées du principe de la carotte et du bâton.

 

Avec G.W.Bush et son programme « No Child Left Behind », on punissait les écoles ne réussissant pas à hausser les « scores » de leurs élèves et l’on récompensait celles y parvenant. Au final, ce programme fut soldé par un constat d’échec avec les révélations de manipulation de chiffres de la part de plusieurs écoles, par l’exclusion des étudiants les moins doués ainsi qu’en raison des récentes statistiques sur la médiocrité académique des jeunes américains dans les principales matières de base.

 

Ici, le nouveau président ne s’attaque pas aux institutions d’enseignement comme le fit son prédécesseur, mais s’en prend directement au personnel enseignant. Méthode différente, mais même logique basée sur l’idéal du « rendement » si prisé par les idéologues de droite américains.

 

En effet, Barack Obama blâme les instituteurs pour les déboires du système éducatif américain. Il envisage de payer au mérite les plus « performants » et de simplement congédier ceux qui ne « livrent pas la marchandise » selon les critères établis par le Département de l’Éducation.

 

Mais une telle mesure ne générerait-elle pas des manœuvres malhonnêtes comparables à celles du No Child Left Behind Act? Et qui déterminerait les évaluations des enseignants? Les écoles? Les élèves? Les parents?

 

Les écoles auront tendance à falsifier les données si elles connaissent une rareté de personnel enseignant; les élèves attribueront de mauvaises évaluations aux professeurs les surchargeant trop de devoirs; les parents jugeront les performances des enseignants en fonction des dires subjectifs de leurs enfants ou des notes biaisées par les écoles; et cela est sans compter les différences socio-économiques d’une région, d’une ville ou d’un quartier envers un autre qui faciliteront ou compliqueront le travail des professeurs. Ainsi, l’instituteur d’une école aisée aura sûrement moins de difficulté à faire apprécier son travail qu’un autre localisé dans un secteur plus problématique au niveau social.

 

Par ailleurs, cette nouvelle initiative ne tient pas compte des complications de la pratique de cette profession. Le métier est ardu et les épuisements professionnels fréquents. Est-il alors opportun d’instaurer un régime répressif dans un domaine qui pousse déjà au bout du rouleau bien des enseignants? Une des conséquences serait sûrement l’accentuation des départs volontaires des professeurs. Qu’on ne vienne alors pas râler lorsque les États-Unis connaitront une pénurie de professionnels de l’enseignement.

 

De plus, ce projet de Barack Obama vient de signer l’arrêt de mort de la lune de miel qu’il entretenait avec le mouvement syndical américain l’ayant pourtant supporté moralement et financièrement durant la campagne présidentielle. En jetant la faute des ratés du système éducatif américain sur les instituteurs du secteur public, Barack Obama ne fait guère mieux que ses prédécesseurs républicains.

 

Incroyable! Ce sont bien les démocrates avec ce président se proclamant l’un des plus progressistes de l’Histoire qui détiennent maintenant les clefs de la Maison Blanche et la majorité au Congrès? On a de la difficulté à le croire.

 

En vérité, le tort ne retombe pas entièrement sur le corps enseignant. Il est trop facile de pointer du doigt un groupe précis en les accablant de toutes les responsabilités.

 

En fait, l’échec revient à toute la société américaine : les parents ont délaissé leurs enfants en s’investissant trop dans leurs occupations professionnelles et dans l’accumulation de biens matériels; le gouvernement n’a pas cherché à établir des programmes de conciliation travail/famille; les entreprises ont négligé leurs employés en les accaparant avec de plus en plus de tâches au détriment de leurs vies familiales au nom de la productivité-à-tout-prix.

 

Cette proposition de Barack Obama nous rappelle que les américains sont, au fond, des conservateurs acharnés dans la sphère sociale nonobstant leurs affiliations au Parti Démocrate ou Républicain.

 

Malgré l’accession de ce nouveau président qui ravivait bien des espoirs, il ne faut pas s’attendre à une transformation profonde de la psyché des États-Unis d’Amérique. L’idéologie fondamentale demeurera semblable et l’avènement de la véritable révolution culturelle américaine semble encore loin dans l’horizon.

 

Homo politicus

 

Posted in Article | Tagué: , , , , , , , , , , , , , , | 3 Comments »

Discours du Trône: Harper abandonnerait Kyoto

Posted by Libertad ! sur 11 octobre, 2007

65653.jpg

Ceci n’est pas un étonnement pour personne : le gouvernement conservateur de Stephen Harper souhaiterait abandonner le protocole de Kyoto. Raisons ? Il y a évidemment ses liens avec l’industrie pétrolière albertaine, l’impossibilité selon lui d’atteindre le 1/60 du chemin à parcourir pour les changements climatiques et aussi porter un coup bas contre l’opposition libérale et Stéphane Dion, celui qui nomma son chien Kyoto et qui est connu comme étant un défenseur de valeurs environnementales.

Harper n’est pas un imbécile, il sait pertinemment que si il fait voter une abolition des objectifs du protocole de Kyoto au parlement, cela forcerait les libéraux à voter pour lui, entraînant du même coup une série de moqueries venant de tout les côtés (dont le nôtre) et une sauvegarde du gouvernement conservateur car les libéraux sont très mal placés en ce moment pour des élections, surtout avec ce «chef». L’opposition officielle serait donc presque forcée de voter pour le discours du trône, en sachant évidemment les conséquences d’un sens, mais aussi de l’autre.

Harper imite de plus en plus son mentor, le président américain, qui use aussi de tactiques croches pour essayer de nuire aux autres, en gardant ainsi plus de pouvoir.

==> Lire la suite

Posted in Article | Tagué: , , , , , | 18 Comments »