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La détresse en Martinique : La quête d’égalité sous une fresque de néo féodalisme par Geneviève Vadeboncoeur

Posted by sylvainguillemette sur 25 mai, 2010

https://i1.wp.com/i63.servimg.com/u/f63/11/33/07/47/trois-10.jpgLa Martinique fait partie des Antilles françaises et constitue, depuis 1946, un département français d’outre-mer où l’on retrouve un nombre considérablement élevé de diagnostic de dépression et de suicide. Pour vous situer, les quatre départements d’outre-mer actuels sont considérés comme des collectivités territoriales, qui en réalité, sont d’anciennes colonies intégrées à la République française. Ce sont des régions monodépartementales, auxquelles est appliqué le principe d’«assimilation législative» (les lois et règlements français sont applicables de plein droit). Ce qui se traduit « par un puissant mouvement de concentration des leviers décisionnels (…) par une extériorisation des lieux de pouvoirs réels, dans un processus continu de départementalisation».  Avec une superficie de 1100 km², mesurant 70 km de long et environ 30 km de large, la Martinique est le plus petit des départements d’outre-mer. En tant que département français, la Martinique fait partie de l’Union européenne au sein de laquelle elle constitue une région ultrapériphérique. À ce titre, elle bénéficie de «mesures spécifiques» qui adaptent le droit communautaire selon les contraintes des régions, mais aussi à une politique de défiscalisation qui a conduit à un dopage des investissements dans le secteur immobilier. En effet, selon les chiffres et statistiques, la Martinique fait figure de havre de richesse dans une Caraïbe relativement pauvre. Cependant les apparences cachent une réalité parfois difficile à assumer.

En effet, la production locale est faible : une production agricole axée sur la monoculture de la banane rend le pays totalement dépendant de l’extérieur pour son alimentation et la production industrielle est très limitée (rhum, raffinerie de pétrole, ciment et produits laitiers principalement). Globalement, la balance commerciale est fortement déficitaire et les exportations se cantonnent à la banane, au rhum et aux produits pétroliers raffinés. L’économie est en fait basée sur la consommation de produits provenant majoritairement de la métropole,  comme en témoigne la présence de nombreux centres commerciaux aux rayons garnis de produits importés d’Europe. Alors maintenant comment comprendre que certaines personnes puissent nier l’impact de la ZLEA sur l’autonomie d’un peuple? Les entreprises agricoles des DOM, tout autant que les entreprises manufacturières ou industrielles, se retrouvent hors compétition sur les marchés libres internationaux, ce qui augmente la fragilité et la vulnérabilité économique et accentue par le fait même le rapport de dépendance à la métropole. Même des légumes comme l’igname, à l’origine cultivé majoritairement dans les pays tropicaux, proviennent de la métropole Française, dû au coût de production et de son statut non compétitif envers les autres producteurs.  En fait, ce qui faut principalement retenir de cette économie, c’est que la grande majorité de son activité est centralisée dans le secteur tertiaire, secteur où les salaires sont assumés par l’État Français.

Ce qui démontre bien l’artificialité du montage lorsqu’on nous présente ce majestueux paradis des îles, sur une fresque d’universalité. En effet, lorsqu’on lève le voile, on se rend vite compte que ce paradis coule sous la chaleur du malaise dégagé par les maux du peuple Antillais. Comment peut-on trouver une autonomie si la majorité de notre économie est assumée par une métropole qui fait office de main nourricière?

La sujétion politique laisse donc planer un voile d’incertitude et divise le peuple  en deux : Assimilationnisme et Autonomisme.

Cette ambivalence est en partie issue selon moi, de nouvelles formes de bourgeoisie compradore issue d’une élite qui ne veut pas perdre ses acquis fiscaux et d’un peuple ambivalent qui ère sous des discours de fausses consciences sociales. La Martinique dépense, renfloue les poches des producteurs externes, alors qu’elle ne produit pas ou peu, le tout grâce aux transferts sociaux venus de France pour leur garantir une illusion d’égalité. Ils se retrouvent donc coincés entre le désir de quête d’une identité et l’illusion d’un plaisir associé aux avantages matériels.

Illusion qui trop souvent est mise sous l’autel du marxisme pour défendre le maintient. Mais comment peut-on faire état d’une pensée marxiste lorsque la base même de la philosophie d’un matérialisme dialectique, basé sur la construction d’un bien commun assumée par un peuple actif dans sa construction, n’est nullement intégrée? Où est la notion de construction… d’action?  Cette intervention de l’État dans les politiques sociales qui se doivent, à la base, de protéger un bien commun, laisse place à l’artifice intégré par une économie de mondialisation qui manipule plutôt le bien être collectif pour que seule, l’élite, puisse gravir les échelons. Souquet-Basiège, cité à plusieurs reprises par différents auteurs, émet clairement notre position quant à la lecture que nous faisons des composantes de la sujétion politique : C’est l’immobilisme Français, sous ses dehors révolutionnaires.

Auguste Armet qui, en 1990, utilise le terme créole «Krazé», pour définir l’influence pathogène de la situation de dépendance politique et économique : (…) soit une société d’une société déséquilibrée, perturbée par un passage radical a la modernité, marquée par une pesanteur abrutissante et étouffante d’une société capitaliste, plus que par un simple blocage lié aux lieux décisionnels». La Martinique est donc marquée par une absence de contrôle véritable sur ses propres leviers de développement, une sujétion politique à l’Union Européenne et d’une domination coloniale permanente et ce, dans le but d’atteindre l’égalité sociale. Mais quelle égalité? Ironiquement, je questionnerais : l’égalité de la souffrance? Souffrir autant que la métropole? Qui gagnera la médaille du plus souffrant selon vous?

Plus encore, lorsque nous consultons les données issues d’une étude Ethno épidémiologie de la détresse psychique à la Martinique, ces chiffres corroborent l’idée que je vous présente, soit que le tissu social est sectionné par la détresse économique et politique, à un point tel, que même la famille, notion fondamentale du capital social, n’assume plus le rôle d’amortisseur des tensions et de l’anxiété générée par cette assimilation. Ces discours politiques ferment dès lors la porte à toute invention d’un cadre répondant précisément à leur singularité, oblitérant toute possibilité d’une réponse alternative des élus politiques envers la détresse vécue par les Antillais.

A ce stade, je me permets de pousser plus loin ma réflexion. Rappelez-vous de vos notions d’histoire. Quelle était la volonté du colonisateur lorsqu’il prenait en grippe un peuple? A l’époque du féodalisme, rappelez-vous qu’on a systématiquement mélangé des africains de langues différentes afin de rendre difficile la communication et donc les rébellions. La communication, qui représente l’ADN de la culture (comme le dirait si bien M. Gilles Vigneault!), a été sectionnée, laissant des marques sur les peuples, laissant une blessure qui ne s’est toujours pas cicatrisée pour certains, alors que pour d’autres, elle a donné naissance à l’accession de la voix  de résistance des masses. Dans les données issues du livre, l’auteur nous parle de néocolonialisme pour décrire la situation actuelle plutôt que de s’en tenir au post colonialisme pour expliquer la situation en Martinique. Ce que j’approuve entièrement. Mais à ce terme, j’inclus volontiers un autre terme, celui du néo féodalisme.

En effet, dans l’ère de la mondialisation, l’organisation des DOM est effectivement la formation d’une couche capitaliste bureaucratique, soit de «grands propriétaires terriens», qui entretient une domination qui laisse l’humain comme une marchandise déshumanisée ou encore, comme un pantin consommateur qui assoit l’ordre colonial. Car le néo colonialisme tel que présenté dans le présent ouvrage, ne consiste pas en un simple pillage commercial, mais en l’organisation moderne d’un pays tout en le laissant opprimé selon les besoins impérialistes des «grands propriétaires terriens». Ce qui ressemble étrangement à une forme de néo féodalisme. C’est pourquoi je me permets d’utiliser ce terme. Je m’explique. Dans l’époque Féodale, le vassal était celui qui, ayant reçu une propriété territoriale nommée bénéfice, se trouvait par là dans la dépendance du garant de cette propriété ; auquel il devait foi et hommage, en échange d’une assistance de son suzerain dans certains cas. La féodalité désigne alors une société caractérisée par la hiérarchie des terres et des personnes, le morcellement des terres et de l’autorité, la domination de la classe combattante. Évidemment, cette forme de féodalisme est d’un genre différent du féodalisme qui succède historiquement à la société esclavagiste dans les pays impérialistes. Il s’agit d’un féodalisme permettant la formation d’une caste dépendante de l’impérialisme justifiant la colonisation entendue comme l’extension d’un État étranger sur des territoires situés en dehors de ses frontières nationales. Mais il s’agit là d’une intégration formelle, d’un colonialisme masqué, relayé par une bourgeoisie compradore, entre autre pour son économie de consommation qu’elle rapporte. Alors, «il en résulte une misère morale et psychologique cachée derrière la cage dorée d’une richesse artificielle» comme le mentionne M. Massé dans son ouvrage.

Tel un perroquet, en voie d’extinction, que l’on capture sous l’effigie de la bonne foi et que l’on met en cage. Démontrant ainsi notre bonne conscience sociale de sauveur. On le présente comme étant sorti des griffes de déforestations, sans re-questionner la déforestation qui, elle, rapporte des milliers à ce même sauveur.  Ce qui ramène rapidement au concept de spectateur dans le livre la société du spectacle de Guy Debord. Mais quand la porte de la cage s’ouvre, que ce passe-t-il selon vous? Certains prendraient le vol et d’autres, pris par la peur, resteraient pris dans la cage, même en se sachant vulnérable, à répéter ce qu’on  leur a appris jadis. L’ambivalence du peuple Antillais pourrait se décrire ainsi.

L’ambivalence entre autonomisme et Assimilationnisme de rapports politiques et économiques, qui affectent la capacité de l’Antillais à donner sens à sa détresse à l’intérieur de la reproduction des rapports de domination. Le laissant spectateur de sa propre réalité depuis des décennies. Alors, dans ce qui convient d’étaler aujourd’hui, je m’arrête sur la réflexion suivante :

«Finalement, nous comprenons que la quête d’égalité des acquis sociaux s’est transformée en inégalités sociales majeures, qui se traduit dans une souffrance porté socialement. »

Geneviève Vadeboncoeur

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De la pathologie individuelle, à la pathologie sociale

Posted by sylvainguillemette sur 2 mai, 2010

Un lien étroit existe entre la transformation de notre société et le mal vécu subjectivement par les hommes et les femmes de notre société. Trop souvent, on fait état d’un mal individuel qui à mon avis, découle davantage des failles de notre système capitaliste. Voici mon point :

Si nous reculons de quelques décennies, nous pouvons constater que l’étau des interdits était contrôlé par l’Église par l’explication idéalisée des problèmes collectifs et individuels. Or, si l’individu se croit libéré des interdits, ce qui permet un développement sans entraves, il vit dans la crainte de ne pas être à la hauteur de cet impératif de liberté. L’obsession du pêché est remplacée par la peur de la panne, la peur de l’impuissance, d’où le tableau clinique que nous retrouvons souvent en séance de thérapie : dépression, sentiment de vide intérieur, indifférence, etc. L’ère de l’individualisation des malaises. Pour reprendre la formule de Robert Elias : nous sommes de plus en plus une société des individus et non une société prônant une vision globale et commune.

Toutefois, rappelons-nous d’un principe élémentaire : chacune des conceptions subjectives d’un problème individuel est construite dans un contexte social particulier. L’individu naît du social et le social est l’individu. Cette liaison dépend donc de la spécificité d’un peuple, de son histoire, de son évolution… bref, de son continuum et ses configurations structurelles. Impossible de penser la société en dehors d’un phénomène de mouvement continu et de changement.

Si nous nous fions à l’individualisme américain étudié par Alan Enrhenberg, nous comprenons que pour lui, l’individu est par lui-même une institution : il s’autogouverne, se détermine et agit par lui-même. Il doit être libre de ses choix pour son accomplissement personnel. Si nous nous appuyons sur un fond puritain en analysant le rapport de l’homme en lien avec une vision idéaliste, certes nous pouvons mentionner qu’il s’agit d’un agent moral indépendant voué à la quête de la liberté. Cependant, cette conception de l’autonomie est dépassée et devient de plus en plus difficile à préserver dans une société qui se complexifie et dans laquelle les rapports sociaux se dépersonnalisent. Nous pouvons donc comprendre dans ce contexte d’évolution, l’importance qu’a jouée le développement de la psychologie. Elle peut être considérée comme un apport ou comme un support permettant à l’individu de conserver ou de retrouver une apparence d’autonomie dans une société qui se modifie. Cette façon de traiter les problèmes s’est imposée par une psychologie du Moi. Toutefois, je questionne : être soi-même, c’est d’avoir la capacité à exercer son autonomie dans le monde social. Non? Nous recherchons alors à travers les traitements, à favoriser l’adaptation sociale d’un individu, mais sans jamais re-questionner l’évolution de cette même société. Comme si cette évolution était en dehors de nous, en dehors de notre contrôle. Depuis 20 ans, il y a pourtant éclosion de diagnostics, tels que : dépression, personnalité borderline, personnalité antisociale, etc.

Selon moi, ces pathologies dites individuelles sont aussi des pathologies sociales, parce que l’autonomie repose sur la capacité à l’individu de se réaliser dans la société. Comment se réaliser dans une société malade?

En effet, l’autonomie est le produit de l’Histoire et elle se retrouve souvent prise entre les conflits politiques et sociaux. Elle est l’expression de l’indépendance à l’intérieur des intérêts généraux à protéger, ce qui est supposé être le rôle de l’État, mais les pressions du marché mondialisé nous mènent vers une désinstitutionnalisation, dé-protection, dé-régularisation, privatisation et j’en passe…

L’abandon progressif de la société par l’État laisse les individus à eux-mêmes et  aux faiblesses de la société civile. C’est désormais un individualisme de dé-liaison, ce qui dépouille l’individu des protections publiques nécessaires à l’exercice de son autonomie. Nous sommes actuellement comme société fixée sur une conception de l’autonomie liée à un État idéaliste qui soumet la protection de l’individu à l’individu sans égards aux inégalités et à sa capacité de déploiement de ses ressources personnelles. Le problème est remis entre leurs mains et ces mêmes personnes arrivent dans notre bureau démolies et coupables… mais, coupables de quoi?

Nous sommes davantage une clinique de la perte, perte de confiance en soi liée, entre autres, à la perte de son travail ou de son logement, en un mot, à la précarité… Je l’appelle la clinique de la souffrance sociale. Ces pertes sont toutes en lien direct avec l’évolution d’une société capitaliste qui se refuse de voir ses failles. L’histoire sociale nous montre que pour vivre pleinement sur le plan de notre autonomie et pour chercher à atteindre un équilibre entre l’homme et la société qu’il crée, l’homme doit reposer sur l’existence d’institutions et la présence d’un État favorisant un bien commun. Tout n’est pas affaire de mobilisation personnelle.

Geneviève Vadeboncoeur

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La coquille vide du Parti communiste chinois, par Cai Chongguo

Posted by Libertad ! sur 22 septembre, 2007

Voici un texte fort intéressant écrit par un exilé chinois qui démontre très bien toute l’hypocrisie du discours du Parti communiste chinois et de son obsession du contrôle de l’information et de sa nouvelle réalité, un capitalisme étatique et profondément anti-prolétarien.

On aura rarement vu, pour la fête anniversaire du parti, le 1er juillet, une ambiance aussi déprimée en Chine. Depuis la fin du mois de mai, les sites Internet ont dénoncé les scandales des conditions de travail et, pour commencer, celui des ouvriers esclaves employés dans une briqueterie. La presse et la télévision officielles elles-mêmes ont dû parler de cette affaire. La briqueterie du Shanxi employait trente-deux gosses. Quelques jours plus tard, quatre cents pères d’enfants disparus ont lancé un appel de recherche désespéré. Tous les médias et sites Internet ont évoqué ces scandales : des enfants de 8 à 13 ans, réduits à l’esclavage dans cette briqueterie, subissaient des sévices quotidiens, sans aucun salaire et laissés plusieurs mois sans possibilité de se laver.

Cette barbarie a été dévoilée dans une Chine qui compte déjà 150 millions d’internautes et 50 millions de blogueurs. Le réseau a fourni un espace de discussion et de commentaires comme on n’en avait jamais vu depuis 1989. Chaque émotion manifestée devant le sort réservé à ces enfants a suscité un émoi cumulatif chez d’autres internautes. A cette émotion s’est ajoutée de l’indignation du fait de l’implication du parti et des autorités locales dans ces affaires. Le secrétaire du parti dans le village appartenait à la famille qui possédait la briqueterie et il était membre de l’assemblée populaire locale.

On s’est mis alors à reparler des explosions dans les mines, des trafics d’enfants ou du travail forcé, choses révélées depuis des années dans la presse mais d’une façon dispersée ; alors qu’aujourd’hui cette accumulation de faits frappe les esprits et provoque une sorte de choc. Devant cette indignation collective, la censure gouvernementale s’est trouvée paralysée pendant deux semaines et n’a pas su comment intervenir. Elle a laissé les internautes s’exprimer librement sur le sujet pour exprimer leurs colères et donner leurs analyses et leurs commentaires.
Ces discussions ont montré que le travail sous contrainte est en train de s’institutionnaliser un peu partout dans le pays et que, si les journaux avaient soulevé la question depuis longtemps, le gouvernement n’avait pratiquement pas réagi. Il en a résulté un flot de critiques, voire d’insultes, à l’égard des dirigeants et du parti, avec des phrases non censurées telles que : « Nous sommes tous des esclaves des gens de Zhongnanhai » ; « Ils se comportent en propriétaires d’esclaves ». Autrement dit des termes mille fois plus durs que ceux des dissidents de naguère.

On a commencé à croire ce à quoi on ne croyait pas auparavant : par exemple, les critiques émanant des pays occidentaux au sujet des droits de l’homme ou de la tragédie de 1989 à Tiananmen. On s’est rendu compte que le pays pouvait laisser s’installer une extrême cruauté. L’on s’est mis à s’interroger sur le rôle historique du parti, au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, lui qui se vantait d’avoir permis au peuple chinois d’échapper à l’oppression et d’avoir sorti les paysans de l’esclavagisme.

Les débats mettent en cause aussi le fonctionnement du parti dans ses organisations de base, qui ne se contentent pas de défendre l’intérêt de patrons engagés dans une exploitation sans merci des ouvriers mais s’y impliquent directement. Reprenant les conceptions marxistes de l’histoire, les blogueurs ironisent : « Nous sommes parvenus à l’étape du communisme primitif et, selon les lois du matérialisme historique, nous en arrivons à la période esclavagiste, qui est désormais notre avenir ».

Ainsi, en un mois, est parti en fumée tout le travail mené depuis cinq ans par les dirigeants actuels quant à la nécessité pour le parti d’être proche du peuple et quant à la construction d’une « société d’harmonie ». Le terme même de « société harmonieuse » a pris un sens ironique : « harmoniser » est devenu synonyme de réprimer ou de censurer. On ne dit plus : « on l’a arrêté », mais « on l’a harmonisé » ; « on a censuré mon article » est remplacé par « mon article a été harmonisé »… Ces discussions ébranlent profondément la crédibilité du parti et son autorité. Elles mettent en cause jusqu’à son rôle historique et à sa nature au moment où on s’apprête à en fêter l’anniversaire. Mais le malaise ne s’arrête pas là : il touche aussi l’organisation du PCC.

En octobre 2006, un jeune chercheur de l’Institut politique de la jeunesse (à Pékin), M. Chen Shengluo, a remis un rapport de recherche menée sur le terrain pour observer comment le parti s’organisait au sein des entreprises d’Etat, naguère un de ses bastions. Conclusion : il n’y a pratiquement plus d’organisation à la base ; sur 70 millions de membres, 40 millions seraient inactifs ou « laisseraient glisser ».
Il faut dire que, depuis dix ans, avec les privatisations et les fermetures d’usines, beaucoup de membres du parti ont été licenciés ; d’autres, les paysans membres du parti, ont quitté la campagne et abandonné leur groupe politique initial et sont devenus « communistes immigrants ». En ville, ils ne trouvent pas d’association équivalente dans les entreprises étrangères dont le patronat, venu de Hongkong ou de Taïwan, s’intéresse peu à la présence de communistes dans ses entreprises.

Certains vont jusqu’à dire du PC qu’il s’agit d’un parti clandestin ! En effet, 60 % des entreprises sont privées ou appartiennent à des capitalistes étrangers. Nombre de patrons n’ont donc pas de carte du parti, bien que ce soient eux qui prennent les décisions ; la cellule du parti se borne à soutenir leurs choix. Autrement dit, dans l’entreprise, c’est plutôt les capitalistes qui dirigent le parti que l’inverse ; ils peuvent licencier les salariés, membres ou non du PC.

Dans cette situation peu glorieuse, nombre de communistes n’avouent plus leur appartenance. Ils redoutent les moqueries et, en outre, se faire reconnaître comme communiste compliquerait pour eux la recherche d’un autre emploi. Dans l’entreprise, d’ailleurs, avec des journées de travail de douze ou quatorze heures, il n’y a souvent ni temps ni local réservé pour mener les activités du parti.

Dans l’idéologie officielle, le parti constitue toujours une « avant-garde » de classe ouvrière et de paysans, dirige le pays vers la société communiste. Mais personne ne croit plus à cette fiction dans une Chine où la croissance s’emballe sur les marchés extérieurs. Cette crise n’est pas sans engendrer de graves problèmes, et d’abord sur les motifs d’adhésion.

Pourquoi aujourd’hui adhérer au Parti communiste ? Les motivations glorieuses d’autrefois ont disparu, et il n’y a plus guère d’idéologie depuis la fin des années 1970. Maintenant, l’on adhère par intérêt personnel, pour obtenir une promotion, par arrivisme. Les candidats se recrutent donc souvent dans les milieux affairistes. Les pratiques courantes de corruption les éloignent des gens honnêtes et talentueux, soucieux de garder leurs distances envers le parti. On doit cependant reconnaître que l’organisation se maintient dans plusieurs sphères de la société, et notamment dans l’armée, dans la police et dans l’administration. Mais ailleurs, dans les campagnes ou dans les usines, on peut dire qu’il s’agit pratiquement d’une coquille vide.

Un tel parti, sans organisation de base ni prestige et dont les membres s’attirent le mépris de la population, ne peut plus absorber les élites politiques et les forces vives de la population. Il dirige un pays à la puissance grandissante et de plus en plus complexe. Il lui faut donc inévitablement se poser la question de son avenir et de celui du monde. A 86 ans, il est entré dans une crise aux multiples aspects et symptômes, mais dont on ne voit pas l’issue pour l’instant.

Cai Chongguo, dissident chinois en exil en France, auteur de « Chine, l’envers de la puissance » (Editions Mango)

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Femmes voilées et crétinisme parlementaire

Posted by L'Agitateur sur 10 septembre, 2007

Hier, un article écris dans le Drapeau rouge Express, visant l’affaire du vote des femmes voilées, a attiré notre attention. En effet, ce dernier représente bien ce que nous pensons de ce semblant de scandale à travers le Québec où une extrême minorité est pointée du doigt et accusée alors qu’elle n’a rien demandé. Voici l’article en question :

Voilà qu’on nous assomme encore avec cette histoire du vote des femmes voilées et le délire hystérique généralisé qui l’entoure. Les racistes grossiers comme celui de Hérouxville et ceux et celles plus sophistiquéEs du Plateau Mont-Royal trouvent outrageux que des femmes puissent éventuellement voter sans montrer leur visage.

Pourtant, le directeur d’Élections Canada a mis plusieurs embûches à cette possibilité. L’électrice voilée devra produire deux pièces d’identité ou à défaut, trouver une personne garante dans sa section de vote. Soit dit en passant, c’est la même règle qui s’applique pour un grand brûlé ou toute autre personne qui doit avoir le visage recouvert pour des raisons médicales. Compte tenu du très petit nombre de musulmanes qui portent le niqab au Québec (une dizaine, apparemment) et du fait qu’aucune n’a demandé quoique ce soit à Élections Canada, le problème demeure plus théorique que pratique.

Les leaders d’opinion insistent beaucoup sur les « valeurs communes de la société d’intégration » (lire : celles du Québec impérialiste), mais ils ne parlent pas de l’exercice d’un droit démocratique fondamental – celui de voter – pour les femmes musulmanes comme pour toutes les autres. Si ça se trouve, ça leur importe peu qu’une femme portant le niqab se voit refuser l’exercice du droit de vote, à défaut d’un arrangement qui lui permette de le faire sans devoir subir les foudres de son mari ou de son imam.

Même si les maoïstes font campagne pour le boycott des élections, ils et elles défendent le droit de voter. Ce qu’ils et elles dénoncent, justement, c’est combien la démocratie bourgeoise est tout, sauf démocratique. En venir à assimiler démocratie et concurrence électorale à tous les quatre ou cinq ans revient à nier ce qui est l’essence même de la démocratie. La démocratie, c’est l’exercice du pouvoir par le peuple; elle implique donc une participation effective de la population. Les procédures dans lesquelles s’exerce un scrutin électoral ne sont pas, en soi, révélatrices de la bonne santé d’une démocratie. Si ces procédures en viennent à exclure une partie de la population pour des raisons ethniques, linguistiques, socio-économiques ou ici, de port d’un vêtement, il y a un problème.

Que des gens de droite s’opposent au droit de vote de certaines catégories de la population, ça s’est déjà vu. Le Ku Klux Klan l’a fait avec les NoirEs. Dans la majorité des démocraties bourgeoises, le droit de vote n’a longtemps été réservé qu’aux seuls propriétaires de sexe masculin. Encore dans les années 1950, seuls les propriétaires avaient droit de vote à Montréal. Pourtant, en URSS, depuis 1936 déjà, le droit de vote formel joint au droit de proposer des candidatEs aux différentes instances était garanti constitutionnellement pour toutes et tous, peu importe l’origine sociale, le sexe, etc. Il n’était pas nécessaire d’être membre du Parti communiste pour être élu. Il se trouve que les candidatEs indépendantEs avaient plus de chance d’être éluEs dans un soviet qu’ils et elles peuvent l’être dans les parlements de notre « démocratie », qui oblige à appartenir à des coteries (les partis politiques) largement financées et appuyées idéologiquement par la bourgeoisie.

Mais maintenant, que des gens qui se disent progressistes prétendent empêcher l’exercice du droit de vote d’une catégorie même minime de la population, voilà qui devient problématique. Le député du Bloc québécois (et ex-trotskiste) Pierre Paquette, s’est rabaissé à participer à cette hystérie collective, en prétextant les valeurs de la nation québécoise. Au nom d’un féminisme très particulier, Michelle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec, s’est elle aussi objecté au droit de vote de cette catégorie de femmes. Mais pourquoi donc?

Le voile serait le symbole de l’oppression des femmes? Très bien. Mais alors, devrait-on faire payer à ces femmes deux fois plus l’oppression qui résulte du port du voile en les empêchant de voter? À moins que ce soit pour empêcher ces femmes – de force – de se soumettre à des valeurs rétrogrades « non-québécoises » (car on sait bien qu’au Québec, on n’a jamais connu ça, le viol, la misogynie et la discrimination…)? Mais que sait-on des valeurs de ces femmes qui portent le voile ou le niqab? Comment peut-on présumer de leur opinion du seul fait de leur tenue vestimentaire? Dans les faits, Michelle Asselin s’oppose au droit de vote de ces femmes. Cela est très grave pour une ancienne marxiste-léniniste qui, on peut le constater, a rétrogradé vers les points de vue de Françoise Gaudet-Smet; dans les années 1930 et 1940, celle-ci s’opposait au droit de vote des femmes en disant que de toutes façons, elles n’étaient capables que de reproduire les idées de leurs maris. Heureusement que les femmes du Québec ont obtenu le droit de vote en 1941. Or, au nom des valeurs québécoises, on veut maintenant le restreindre.

Le crétinisme parlementaire a tellement docilisé la gauche québécoise qu’une partie de celle-ci en vient à tenir les mêmes discours stupides et réactionnaires qui représentent le fond de commerce de l’Action démocratique de Mario Dumont. Les histoires d’« identité collective », de « valeurs québécoises », du « nous contre eux », etc., en quoi permettent-elles d’organiser le camp du prolétariat et de la révolution sociale? Qu’une femme du peuple soit vêtue comme elle le souhaite, elle mérite d’être respectée. Ses opinions peuvent changer, que ce soit dans le « bon sens » ou le mauvais. Si on l’ostracise et l’exclut, ses idées ne pourront jamais être confrontées à d’autres, peut-être plus progressistes. Encore faut-il savoir quelles sont les idées vraiment progressistes, quand on voit la gauche légale adopter le discours de l’ADQ.

Il importe de mener une lutte sans merci pour que la gauche québécoise s’affranchisse du crétinisme parlementaire et de son corollaire, le nationalisme bourgeois. Si cela n’est pas fait, il sera très difficile d’unifier le camp du prolétariat. L’attitude minable de certainEs « progressistes », ces derniers temps, traduit un positionnement politique, non pas au service du prolétariat mais au service de la bourgeoisie, dont le but est de diviser pour régner. Ne laissons pas la bourgeoisie gagner cette bataille idéologique qui vise à nous convaincre des « bienfaits » de sa démocratie tronquée.

==> Source

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Le régime communiste aux U.S.A.

Posted by L'Agitateur sur 1 septembre, 2007

Voici un excellent texte de Léon Trotsky expliquant comment une société industrialisée pourrait générer la révolution, et ainsi organiser une toute nouvelle économie. Bien que ce texte date de 1935, plusieurs points sont encore d’actualités, notamment la croyance droitiste qui dit que ce qui est communiste est ce que la Russie était en 1917 à 1925 dans les régions les plus arriérées au plan culturel et économique.

Si le régime communiste est instauré aux Etats-Unis, comme une conséquence de l’incapacité de votre ordre social capitaliste à résoudre ses difficultés et ses problèmes, vous découvrirez que ce régime bien loin de signifier une tyrannie bureaucratique intolérable et l’enrégimentement des individus, sera à l’origine d’un développement des libertés individuelles et donnera l’abondance pour tous.

A l’heure actuelle, la plupart des Américains ne considèrent le régime communiste que d’après l’expérience de l’Union Soviétique. Ils craignent que ce régime n’engendre en Amérique les mêmes résultats matériels que chez les peuples culturellement arriérés de l’Union Soviétique.

Ils craignent que l’on ne veuille les coucher sur un lit de Procuste, et considèrent, par ailleurs, le conservatisme anglo-saxon comme un obstacle insurmontable même pour des réformes éventuellement souhaitables. Ils soutiennent que la Grande-Bretagne et le Japon interviendraient par la force armée contre les Soviets américains. Ils redoutent de s’entendre dicter quels vêtements ils doivent mettre, quels aliments ils doivent consommer; d’être contraints à se contenter de rations de famine; à ne trouver dans la presse qu’une propagande officielle stéréotypée; à entériner des décisions prises sans leur participation active; à garder leurs pensées pour eux, et à chanter bruyamment en public les louanges de leurs dirigeants soviétiques pour échapper à la prison ou à l’exil.

Ils ont peur d’être la proie de l’inflation monétaire, de la tyrannie bureaucratique, d’une paperasserie intolérable dans toutes les démarches de l’existence quotidienne. Ils craignent d’assister à une standardisation mécanique des arts et des sciences, comme de la vie de tous les jours; à la destruction, par la dictature d’une monstrueuse bureaucratie, de toute spontanéité politique et de la liberté de la presse. Et ils tremblent à l’idée d’être obligés à parler un incompréhensible jargon de dialectique marxiste et à professer une philosophie sociale obligatoire. Ils craignent, en un mot, que l’Amérique soviétique ne devienne la contre-partie de la Russie soviétique telle qu’on la leur a dépeinte.

En réalité, le régime. soviétique américain diffèrera autant du régime soviétique russe que les Etats-Unis du Président Roosevelt différent de l’empire russe du tsar Nicolas II. Cependant, le régime communiste ne peut être instauré en Amérique que par une révolution, comme l’y furent l’indépendance et la démocratie. Le tempérament américain est énergique et violent, et il exigera pas mal de vaisselle cassée avant que le régime communiste ne soit solidement établi. Les Américains sont des enthousiastes et des sportifs avant d’être des spécialistes ou des hommes d’état, et il serait contraire à la tradition américaine d’opérer un changement majeur sans se diviser, tout d’abord, en camps opposés et fendre des crânes.

Néanmoins, si élevé qu’il puisse être, le coût de la révolution communiste aux Etats-Unis sera insignifiant, rapporté à votre richesse nationale et à votre population, en comparaison de celui de la révolution bolcheviste en Russie.

Cela tient à ce que, dans une guerre civile révolutionnaire, ce n’est pas la poignée d’hommes qui se trouve au sommet de l’échelle sociale qui se bat –les 5% ou 10% qui possèdent les neuf dixièmes de la fortune américaine: ils ne peuvent recruter les armées de la contre-révolution que dans les couches inférieures des classes moyennes. Or la révolution pourrait facilement amener ces dernières sous son drapeau en leur démontrant que le soutien des soviets leur ouvrirait seul une perspective de salut.

En dessous de ce groupe social, tout le monde, au point de vue économique, est préparé au communisme. La crise a ravagé votre classe ouvrière, et a porté un coup terrible à vos agriculteurs, déjà atteints par le long déclin agricole de la décade d’après guerre. Il n’y a aucune raison pour que ces groupes opposent une ferme résistance à la révolution; ils n’ont rien à y perdre, en admettant, bien entendu, que les dirigeants de la révolution adoptent une politique modérées et clairvoyante à leur égard.

Quels autres hommes voudront se battre contre le communisme? Vos milliardaires et multimillionnaires? Vos Mellon, Morgan, Ford, Rockefeller? Ils cesseront la lutte dès qu’ils ne pourront plus trouver d’autres gens pour se battre à leur place.

Le gouvernement soviétique américain prendra fermement possession des leviers de commande de votre système économique: les banques, les industries-clés et les moyens de transport et de communication. Il donnera alors aux agriculteurs, aux petits commerçants et négociants, un temps de réflexion suffisamment long pour que ceux-ci aient la possibilité de constater comme le secteur nationalisé de l’industrie fonctionne bien.

C’est ici que les soviets américains pourront faire de véritables miracles. La « technocratie » ne pourra devenir une réalité que sous le régime communiste, une fois votre système industriel affranchi des entraves de la propriété privée et du profit privé. Les plus audacieuses propositions de la commission Hoover sur la standardisation et la nationalisation ne sont que jeux d’enfants auprès des possibilités nouvelles que libérera le régime communiste.

L’industrie nationale sera organisée sur le modèle de la chaîne de montage dans vos usines automatiques modernes à production continue. La planification scientifique pourra sortir du cadre de l’usine individuelle pour être appliquée à votre système économique tout entier. Les résultats seront stupéfiants.

Les coûts de production tomberont à 20%, ou moins, de leur valeur actuelle. De ce fait, le pouvoir d’achat des agriculteurs s’élèverait rapidement.

Bien entendu, les soviets américains institueraient leurs propres entreprises agricoles géantes, en guise d’écoles de collectivisation volontaire. Vos agriculteurs pourraient facilement calculer s’il est de leur intérêt de demeurer des anneaux isolés, ou de se joindre à la chaîne publique.

[…]

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Rappelez-vous de ceci : l’Entreprise d’aujourd’hui est ce que l’Église était autrefois à l’État.

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Preuve : agents provocateurs lors du sommet Montebello

Posted by L'Agitateur sur 22 août, 2007

Souvenez-vous des trois agents provocateurs de la police ? Nous avons trouvé une preuve plutôt convainquante qui montre que ces derniers étaient des flics. Regardez bien l’image ci-dessous.Vous ne voyez rien ? Visez particulièrement sous les bottines. Notez bien le petit logo jaune à la fois sous la semelle du policier de gauche, et les deux agents provocateurs « arrêtés » (mais jamais reportés par les autorités, ni les médias).

Si cela est du « photoshop », alors la personne en question est un peu trop doué…

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Des policiers avec chien à Montebello ?!

Posted by L'Agitateur sur 20 août, 2007

Vu sur Cyberpresse.ca :

Dans la petite localité touristique voisine qui compte un millier d’habitants, le calme régnait dimanche et les policiers patrouillant en nombre, certains avec des chiens, paraissaient plus nombreux que les habitants.

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Video : massacre de Mudigonda

Posted by L'Agitateur sur 7 août, 2007

Lors d’une marche paysanne pacifique en coalition avec des parties de Gauche dans un village de Khammam, à Mudigonda, en Inde, les policiers de l’État ont tiré à balles réelles sur les manifestantEs : six manifestantEs ont été tuéEs, dont 11 blesséEs sévères. Mais ce n’est pas tout : la police a décidé d’étendre les coups de feu un peu plus loin géographiquement atteignant au total huit morts et 16 blesséEs graves. Voici la vidéo en question :
N’oublions pas que la police du monde est soutenu par la Droite mondiale.

Pendant ce temps, la colère gronde depuis ce massacre en Inde. Marxistes-léninistes, maoïstes, révolutionnaires, pauvres, paysanNEs : tous et toutes se mettent ensemble pour faire entendre leur rage, alors que les médias occidentaux n’en font que très peu mention. L’Inde est un pays à surveiller car la police corrompue est de moins en moins organisée, et les partis communistes possèdent de plus en plus de soutient à travers le pays.

P.S.: Aux malinEs qui tenteraient de nous faire croire le contraire, une pierre n’est pas l’équivalant d’une balle réelle.

==> Vidéo sur YouTube

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Un pont s’écroule à Minneapolis, mais qu’est que dit la droite québécoise ?

Posted by Libertad ! sur 3 août, 2007

Quarante-huit heures après l’effondrement d’un pont autoroutier à Minneapolis, le choc faisait place aux interrogations, et parfois à la colère, après la mort d’au moins cinq personnes, alors que se poursuivaient les recherches de disparus.

Un an après le viaduc de la Concorde, il est parfaitement justifié de se poser des questions et d’avoir des inquiétudes sur la qualité de nos infrastructures au Québec et aux… États-Unis. La cause de l’écroulement de ce pont est pas encore claire, mais plusieurs pensent qu’il s’agit de la mauvaise qualité de l’infrastructure, qui date des années 60, même époque de construction du viaduc de la Concorde. Pour la Droite québécoise, la mauvaise qualité de ce viaduc de Laval est dû à un soi-disant « modèle québécois », terme inventé par eux pour discréditer la sociale-démocratie de l’époque.

Pour faire plaisir aux droitistes !

Ils pensent qu’en privatisant de nombreuses ressources gouvernementales, qu’en faisant affaire avec le privé, qu’on va évoluer et avoir enfin de la qualité. Mais dans le cas actuel aux États-Unis, est-ce que ce n’est pas le privé qui s’occupe de la construction et de l’entretient des routes ? Conclusion, les thèses de tout les davidiens du Québec sur le privé et le « modèle québécois » tombent en poussière. Il ne reste qu’à la balayer !

==> La nouvelle sur Cyberpresse

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