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Posts Tagged ‘Impérialisme’

Le IVe Reich

Posted by sylvainguillemette sur 12 juillet, 2010

https://i0.wp.com/www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/10/080423_US_and_Israel_flags.jpgPlus jeune, on m’avait parlé de ce que les nazis avaient fait aux juifs. On m’avait informé du fait que le populisme, menait parfois jusque là. Jusqu’à l’extermination d’un peuple, pour ses idées…, pour ses différences. Mon père me disait que pour certains, il fallait des coupables pour expliquer leurs propres ratées, qui qu’ils soient, où qu’ils soient. Adolf Hitler avait compris le truc…

Aujourd’hui, sans tomber dans la généralisation, nous observons que l’État Hébreu, en fait Sioniste, applique les mêmes standards qu’on a imposés à ses fondateurs sous le troisième Reich. Israël applique indéniablement un apartheid à son voisin palestinien, qu’elle occupe illégalement depuis plus de 43 ans. Comme au temps de l’occupation de la Varsovie, les Sionistes israéliens confinent les Palestiniens dans un camp de concentration. Sur leur propre territoire. Comme pour les Varsoviens sous l’occupation allemande-nazie. D’ailleurs, comme ce fut le cas pour les Varsoviens, les Sionistes israéliens nous dépeignent leurs adversaires kamikazes palestiniens comme des terroristes, à l’instar exact de ce que faisaient les Allemands-nazis de cette époque à l’endroit des plus courageux prisonniers juifs de Varsovie, une époque qui ne semble plus si lointaine tout à coup. L’histoire ne se répète pas, mais se ressemble étrangement.

Les Israéliens sont donc passés de la victime au bourreau. Et aujourd’hui, les discours populistes à l’endroit des Islamistes frôlent nettement ceux faits à l’époque par le troisième Reich et son ministre de la propagande, Joseph Geobbel, à l’endroit des Juifs toutefois. Israël traite les Palestiniens comme les Allemands-nazis traitaient les Juifs lors du troisième Reich. Comme de la merde. Comme des sous-humains, comme des moins que rien.

Au-delà des simples apparences, Tel-Aviv va plus loin que celles-ci, en ne respectant pas les droits internationaux par exemple, ou les conventions qu’elle a signé. Elle n’a rien de démocratique qui puisse se comparer à nos sociétés, ce que prétend pourtant notre premier ministre canadien Stephen Harper. Tel-Aviv ne respecte pas les droits internationaux, ni même les engagements qu’elle a pourtant signé de son plein gré. Bref, Israël ressemble plus à une autocratie qu’à une démocratie vis-à-vis la communauté internationale. Après tout, la ligne de conduite d’Israël à l’égard des droits humains n’a guère changé depuis le tout début de son existence. Il y a contestation israélienne, il ne faut pas la nier, mais ce n’est pas elle que l’on retrouve à CNN, ou à Fox News.  Même Radio-Canada parlait jusqu’à récemment d’«expulsion des militants pro-palestiniens», et non pas de «libération des otages, enlevés, séquestrés, soumis à des interrogatoires, et semble t-il et possiblement, torturés», cela toujours, sans parler des corps des «assassinés» et des blessés –Par balle, sur leur propre embarcation, dans les eaux internationales.-. On nous prend pour des cons.

Israël en 2006, rappelez-vous, avait massacré plus de 1100 civils au Liban, impunément. Elle avait pour ce, utilisé des armes de destruction massive (Dont le phosphore blanc, le NAPALM et des armes à sous-munitions…) et terrorisé la communauté internationale tout entière en montrant comment elle réglait ses comptes. Elle avait pris pour cibles; les ponts, les habitations à logements, les écoles, les hôpitaux, les centrales électriques, les fuyards, etc.. En 2008, elle récidive et tue plus de 1600 Palestiniens, dont surtout des civils. Elle le fait encore, aux yeux de tous, avec des armes illégales selon toutes les conventions d’armement, dont le phosphore blanc qui, lorsqu’il est utilisé offensivement, devient une arme de destruction massive et une terreur pour ceux qui sont visés. Israël tue impunément ces milliers d’êtres humains, avec le soutien inconditionnel des États-Unis d’Amérique et du Canada qui plaident eux, une «légitime défense» d’Israël. Puisque Washington dispose d’un droit de VÉTO à l’Organisation des Nations Unie, elle bloque toutes tentatives de condamnation des actes terroristes d’Israël. Israël demeure donc limpide d’accusations et de sanctions. Israël semble, plus que jamais, disposer d’un droit d’assassinat. Comme «James Bond». Comme l’oncle Sam aussi…

Mais les actes de guerre menés en eaux internationales par Israël s’inscrivent justement dans un dessein précis. Et cela n’est pas sans rappeler les avancées du troisième Reich sur l’Europe, alors même que les nations hypocrites tentaient vainement de repousser la besogne guerrière à plus tard, toujours à plus tard, en regardant ailleurs… Seulement ici, Israël dispose d’alliés puissants, dont le soit disant berceau de la «liberté», la liberté d’exploiter le labeur d’autrui surtout. De la même sorte qu’Adolf Hitler avait aidé le général Franco à rentrer en Espagne pour imposer sa dictature nationaliste, Washington a aidé Tel-Aviv à massacrer les Libanais et les Palestiniens en lui envoyant des tonnes de munitions…, pendant le massacre.

On pourrait également citer les prisons secrètes états-uniennes, qui sont d’ailleurs célèbres depuis longtemps partout dans le monde. N’ont-elles pas certaines ressemblances avec les camps de concentration nazis? Il en est disparu, du monde, depuis qu’elles existent ces prisons…

Aujourd’hui, après avoir replongé l’Irak dans sa plus désolante servilité, Washington s’apprête à attaquer l’Iran. L’Axe que forment Tel-Aviv et Washington n’est pas isolé. Une bonne moitié de la communauté internationale, au contraire, supporte ceux-là, même malgré les contradictions évidentes du discours alarmiste tenu par cet Axe.

On comprend surtout mal comment Washington peut se permettre de faire la morale à l’Iran, en la menaçant d’armes nucléaires, et en détenant le seul fait historique de l’utilisation d’une telle abomination. Encore plus lorsque l’on sait que Washington réitérait 3 jours plus tard l’odieux sur Nagasaki, une fois de plus sur des civils sans trop de défense…

Et Israël? Ne refuse t-elle pas de signer le Traité de Non-Prolifération (TNP)?  De plus, elle ne collabore pas avec les agents de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, les refusant sur sa frontière… Où sont passés les journalistes et leurs questions pertinentes? Israël bafoue systématiquement les lois internationales qu’on voudrait imposer à l’Iran et les droits de l’homme, tout en enlevant des gens dans leur embarcation, dans les eaux internationales.

Cet Axe est sur le point de déclencher une guerre sous de «fausses présomptions», qui seraient pourtant bien fondées si les inspecteurs de l’AIEA devaient fouiller les stocks de Washington et d’Israël…  Sinon, notons bien tout le monde que ce qu’imposent Washington et ses sbires à l’Iran, n’est ni plus, ni moins ce que ceux-ci se permettent en contrepartie.

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Faisal Shahzad accusé de faire ce que fait Washington

Posted by sylvainguillemette sur 6 mai, 2010

https://i0.wp.com/www.emarrakech.info/photo/653457-796445.jpgFaisal Shahzad s’est fait arrêter par les autorités policières états-uniennes, heureusement, avant qu’il parte pour le Pakistan. Il a heureusement également, raté son attentat, qui aurait coûté la vie à plusieurs passants, dont certains d’entre ceux-là, étaient des innocents aux premières observations*. Ce qui est toutefois questionnable, c’est la méthode d’accusation, et les propos terriblement hypocrites du président Barack Obama.

Faisal Shahzad sera inculpé de cinq chefs d’accusation, dont deux d’entre eux seront; Acte terroriste, tentative d’utilisation d’une Arme de Destruction Massive. Cela implique donc qu’il y ait eu, un acte terroriste. Nous pourrions condamner Faisal Shahzad pour avoir terrorisé une population, de par toute la mise en branle que son opération a suscité. Nous pourrions l’accuser d’avoir désiré commettre un attentat terroriste, mais celui-ci n’a pas eu lieu finalement, puisque la bombe artisanale n’a pas éclaté. Ce qui nous amène donc à dire que, Faisal Shahzad n’a pas commit d’acte terroriste, puisqu’il a échoué et qu’il n’est donc pas passible d’une telle accusation. La volonté y était, et c’est tout ce dont on peut l’accuser.

Maintenant, en ce qui concerne l’accusation d’avoir voulu utiliser une ADM, cela n’a tout simplement aucun sens. Car, les armes conventionnelles utilisées par nos forces (canadiennes), par celles de l’OTAN, et par celles de tous les pays de la planète pratiquement, qui ont les moyens de posséder une armée conventionnelle, sont définitivement plus puissantes que celle concoctée par Faisal Shahzad. Nous fabriquons donc tous, et utilisons donc tous, selon le constat de Washington, des Armes de Destruction Massive. Votre Barbecue en est peut-être une! L’explosion qui aurait retenti de cette arme artisanale, n’aurait en rien été comparable aux bombes larguées par nos F-18. L’explosion de cette arme artisanale, si elle s’inscrit dans les Armes de Destruction Massive, aurait tout de même été moindrement puissante que celles que nous utilisons constamment. Ce qui m’amène à dire que, nous possédons des ADM, et que nous les utilisons, cela, en toute contradiction avec les accusations que l’on porte contre nos ennemis idéologiques. Bref, les ADM que Faisal Shahzad n’a pas droit de posséder et d’utiliser, sont permises à l’OTAN, et à ses membres, tant qu’ils respectent les intérêts suprêmes de la bourgeoisie internationale. Autrement dit, Washington nous dit : «Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais, et ce que mes alliés font!»

D’autre part, dans l’ordre de la double mesure, le président Barack Obama ne laisse pas sa place! Il invite sa population à ne pas céder «à la peur, à la terreur et aux intimidations». Or, là encore, les contradictions se multiplient comme des microbes. Puisque les discours «de peur, de terreur et les intimidations», sont monnaie courante lorsque Washington, pour faire plier les autres États à ses caprices d’Empire, verbalise avec ses interlocuteurs. Ne prenons par exemple que l’Iran, que Washington fustige de sanctions, tout en possédant elle-même, ce dont elle accuse l’Iran de vouloir posséder. Une arme nucléaire! Une ADM! Aussi, ces discours de chantage furent ceux émis avant l’invasion illégale de l’Irak, et de tous les autres pays qui ont subi d’ailleurs, l’occupation du maître des ADM. Jamais les États-Unis d’Amérique n’ont considéré leurs interlocuteurs comme des égaux, mais plutôt, comme des faibles, qu’il fallait de plus, en négociant, menacer, terroriser et faire plier sous le chantage.

S’il fallait accuser tout le monde possédant l’équivalence en explosifs, de la bombe artisanale de Faisal Shahzad, il n’y aurait plus une seule armée sur Terre, qui ne soit pas du lot de terroristes. S’il fallait que l’on accuse de terrorisme, chaque acteur qui propose la terreur comme solution miracle aux mésententes, toutes les armées du monde y passeraient, y compris la nôtre, qui terrorise les afghans sur leur propre territoire. S’il fallait que chaque «volonté de terroriser» soit considérée comme un acte de terrorisme, encore là, les États-Unis d’Amérique seraient le berceau du terrorisme, avec d’autres États de leur calibre. Combien de fois les États-Unis d’Amérique ont-ils envahi  ou menacé d’envahir d’autres États, qu’ils ne considéraient pas comme légitimes? Combien de fois Washington a-t-elle menacé d’utiliser l’arme nucléaire contre d’autres États, elle qui accuse ces autres États de vouloir posséder ce qu’elle possède, et d’en faire, ce que seule, elle, a finalement osé en faire contre les civils japonais (À deux reprises!)?

Faisal Shahzad est certainement une vermine qui voulait tuer des gens, et il doit payer pour son crime. Cela dit, les États-Unis d’Amérique ont tellement terrorisé de populations au niveau mondial, qu’il est infaillible qu’ils soient détestés par certains. Des bombes comme celle qui n’a pas explosé au Times Square, les États-Unis d’Amérique en ont larguées des tonnes sur des populations pourtant civiles (Au Vietnam, Washington a largué plus de 2 000 000 de tonnes de bombes!)! Jamais on ne les a accusés de terrorisme! Jamais on ne les a accusés de posséder des ADM! Et pourtant!

Les États-Unis d’Amérique ont, semble-t-il, ce droit immuable de faire ce qu’ils interdisent aux autres, et la communauté internationale ici, n’ose pas parler, de peur de se faire «intimider, de se faire terroriser et de se faire punir» à son tour par l’Empire qu’est Washington. Il serait également opportun pour moi, de dénoncer ce que font finalement les forts, contre leurs plus faibles ennemis. Dans le camp de Varsovie, sous occupation allemande-nazie, les juifs qui tentaient de se battre contre les gardiens allemands-nazis, étaient selon ces derniers, des terroristes! Ce qu’il faut comprendre, c’est que toutes les guerres sont terrorisantes et que lorsque les faibles réussissent à frapper distinctement les forts, ceux-ci taxent les faibles de terroristes par vengeance. Par exemple, Faisal Shahzad ne disposait pas d’avion bombardiers, qui pourtant, aurait causé bien plus de dommages qu’une arme artisanale telle qu’il a conçu la sienne. Des bombardiers plus puissants que le bombe de Faisal Shahzad, les États-Unis d’Amérique en utilisent tous les jours en Irak, ou en Afghanistan.

C’est simple! Si vous osez attaquer l’Empire, même avec des moyens de pacotille, qu’elle utilise elle aussi, vous n’êtes qu’une saleté de terroriste, et non pas un militant pour votre cause! Les seuls «gentils», sont ceux qui possèdent les armes de destruction massive modernes et le Capital!

*Comment justifier l’innocence, quand son pays envahit puis occupe d’autres pays, quand son pays possède des ADM (Dont au moins 5000 armes nucléaires, que l’on refuse à Téhéran!), quand son pays renverse (Plus de 45!) des États à travers la planète pour satisfaire son impérialisme, quand son pays pratique et prône le terrorisme (Une bombe de 500 kilos qui tombe sur votre maison, croyez-moi, c’est terrorisant!) à sens unique, quand son pays pratique l’internement illégal (Guantanamo et les autres prisons secrète, sinon, les 5 cubains…), quand son pays pratique la torture, quand son pays ne respecte bref, pas les règles qu’il entend imposer aux autres?

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Le sort des prisonniers afghans

Posted by sylvainguillemette sur 15 avril, 2010

Un ancien traducteur des Forces canadiennes à Kandahar, Malgarai AhmadshahLe sort des prisonniers afghans fut révélé avant la prorogation du parlement par les conservateurs de Stephen Harper, par Richard Colvin, qui fut bien malmené par les troupes de l’actuel monarque d’Ottawa, tout comme chacun des dénonciateurs de ce gouvernement l’est. Rappelons-nous Denis Morisset, l’ancien membre de la «Joint Task Force 2», à qui les conservateurs avaient tenté de bloquer la distribution d’un livre comportant des dénonciations des missions peu communes de cette troupe d’élites. Sinon le livre d’Alain Denault, qui mettait en évidence, les liens entre les pétrolières, les minières canadiennes et le gouvernement canadien, dans les crimes commis en Afrique, ou même, dans la création de paradis fiscaux à l’intérieur même des frontières du Canada.

Les conservateurs croyaient le sujet clos, oublié… Il n’en est pas moins d’actualité, puisque la mission en Afghanistan demeure une réalité, et que les prisonniers afghans y sont toujours torturés, en toute connaissance des autorités canadiennes, qui n’ont plus de tranchée où se replier. La guerre continue de faire ses dégâts collatéraux, que l’on ne peut nommer «actes terroristes», puisqu’ils sont commis par l’OTAN. Pourtant, on pourrait en dire des attaques talibanes, qu’elles font des dommages collatéraux, mais non…, eux, ce sont des terroristes!

N’allons même pas traiter du sort des prisonniers, que nous savons de toute façon torturés, mais contentons-nous d’observer le sort du jeune Omar Khadr, soit celui alors, d’un enfant soldat lorsqu’il fut fait prisonnier, au moment des actes qu’on lui reproche. Les conservateurs n’ont même pas daigné regarder l’autopsie du soldat envahisseur qui compromettait pourtant la dite accusation vis-à-vis Khadr, puisque ce sont des éclats de grenade M-67, de fabrication états-unienne, qui ont tué le soldat états-unien. Il serait donc possible que l’un de ses frères d’arme l’ait tué accidentellement, mais qu’il ait également jouit de la couverture de ses autres camarades, lui évitant ainsi la Cour martiale. Ensembles, il est possible qu’ils se soient entendus pour dire que l’«arabe» avait commis l’odieux.

D’autre part, nous apprenons ce matin, de la bouche même d’un traducteur afghan, que les forces canadiennes savaient très bien à quoi s’en tenir en passant les prisonniers aux autorités afghanes, puisque comme le dit le traducteur, cela relatait d’une incapacité des autorités canadiennes de venir à bout des interrogatoires, et qu’il s’agissait de l’étape suivante dans le processus interrogatif. Mais ce traducteur affirme pire encore! Un combattant ennemi désarmé, aurait été abattu par les forces canadiennes, de sang froid. Si cela se confirme, il s’agirait d’une exécution sommaire et arbitraire, brisant encore une fois, les règles d’engagement de la mission en Afghanistan. Pour faire taire le traducteur, Ottawa n’a pas pris de gants blancs! Elle l’a identifié auprès des autorités et du public de Kandahar, mettant ainsi sa famille et lui-même en péril. Comprenez que les forces ennemies, elles, considèrent ces traducteurs comme des traîtres, et qu’ils font payer chers ces «trahison» aux individus concernés!

Ottawa joue donc encore une fois, la carte de l’ignorance, et tente de se laver les mains, à l’instar des criminels de guerre de Washington, qui n’en finissent plus de nier leurs actes terroristes, et de s’en laver les mains. Le gouvernement conservateur, et donc lié de près aux intérêts de la bourgeoisie la plus conservatrice, n’en fait qu’à sa tête, riant là, des canadiens qui l’ont élu, et des autres, majoritaires,  qui les endurent. Comme Washington, Ottawa se fait de plus en plus présente dans ces conflits qui n’ont de portée, que l’économie impérialiste de l’Empire bourgeois. Comme Washington, Ottawa participe à ces conflits qui n’ont rien d’humanitaires, tout au contraire, et brise plus souvent que sous les Libéraux, les lois et les traités internationaux signés par les gouvernements canadiens prédécesseurs.

Les conservateurs n’ont pas assez de soutenir les crimes répugnants d’Israël et de Washington, ils veulent en plus, y participer! Et certainement que les causes ne sont pas de la même gravité, mais à Ottawa comme à Québec, les gouvernements semblent plus opaques que jamais, corrompus et plus au service du Capital qu’au service du peuple et de l’humanité.

À chacun ses priorités!

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Mensonges et vérités dans la guerre médiatique contre Cuba par Arnold August

Posted by sylvainguillemette sur 10 avril, 2010

(Source: http://www.voltairenet.org/article164842.html)

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Le traitement médiatique récent de la mort d’Orlando Zapata et de la manifestation des Dames en blanc, à Cuba, pose un vrai cas d’école : les imputations des médias dominants sont délibérément fausses. Il ne s’agit pas d’un mensonge véhiculé par un média particulier, mais d’une campagne massive à laquelle presque tous participent. Or aucune grande holding de presse ne trouve d’intérêt direct dans cette manipulation. Il s’agit uniquement d’un système politique qui se protège en dénigrant un modèle qui le conteste.

Manifestation des Dames en blanc à La Havane pour la libération des personnes condamnées pour espionnage au profit des Etats-Unis.

La guerre médiatique qui sévit actuellement contre Cuba — et qui semble destinée à un nouvel épisode — est basée sur quatre mensonges fondamentaux :
a) Les prisonniers cubains faisant l’objet d’une controverse ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques [1] ;
b) Le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, récemment décédé des suites d’une grève de la faim qu’il avait entreprise de son propre chef, était emprisonné pour des raisons politiques [2] ;
c) Tamayo est décédé en raison de négligence ou peut-être même de gestes délibérés de la part des autorités médicales et politiques de Cuba ;
d) Les Damas de Blanco (Dames en blanc) ont été harcelées physiquement par des citoyens, puis brutalement détenus par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane [3].
La majorité des médias de masse à la solde de l’oligarchie aux États-Unis, au Québec, au Canada et en Europe et au sein de l’Union européenne s’arrogent le droit de mentir sur Cuba ou sur d’autres pays qui, selon des critères déterminés par les normes de l’hémisphère nord, ne représentent pas des États « convenables » sur le plan politique. Mais pire encore, c’est que les médias issus du monopole ne croient même pas devoir répondre à cette accusation des plus graves.

Voici la transcription partielle d’une entrevue diffusée le 8 mars 2010 sur la chaîne HBO entre Bill Maher et Sean Penn, acteur et producteur hollywoodien (voir vidéo ci-dessous). Cette partie de la transcription aborde le thème des mensonges propagés par les médias. On parle ici d’Hugo Chávez, mais le procédé est le même pour toutes les victimes de campagnes diffamatoires.

— MAHER : Son image médiatique [celle de Chávez] est celle d’un bouffon. Or, toi, tu es déjà allé au Venezuela. Tu le connais, tu lui as parlé. Pour ma part, tout ce que je connais d’Hugo Chávez, c’est ce que j’en lis dans les médias. Un dictateur qui s’est emparé de plusieurs branches du gouvernement et qui voudrait être président à vie. Qu’est-ce que tu connais de lui que je ne connais pas, et qui pourrait attendrir mes sentiments face à cet homme ?
— PENN : Je crois que si vous préférez que 20 % d’une population puisse réaliser ses rêves, avoir une identité et être entendue, si cela vous convient que seuls 20 % y aient accès plutôt que les 80 % à qui Hugo Chávez en a offert la possibilité, alors vous pouvez le critiquer. Vous savez, il y a beaucoup de questions complexes qui dépendent strictement de notre point de vue. Ici, aux États-Unis, nous avons beaucoup de difficulté à concevoir ce qu’a pu être l’histoire du Venezuela, de l’Amérique latine et de bien d’autres endroits. Nous sommes très mono-culturels. De plus, nous sommes aveuglés par les médias. Par exemple, dans le cas d’Hugo Chávez. Selon vous, qui, aux États-Unis, pourrait se targuer d’avoir été élu démocratiquement à la suite de quatorze des élections les plus transparentes au monde, comme l’a été Hugo Chávez ? […] Le projet de collaboration en Haïti [avec Cuba et le Venezuela], lorsque l’on parle d’Hugo Chávez et d’autres personnalités que l’on représente comme des démons […] Parce que tous les jours, ce leader élu se fait appeler « dictateur » ici, et l’on acquiesce comme si de rien n’était ! Et l’on continue d’acquiescer. […]
— MAHER : Je dois me déplacer – vers le panel.
— PENN : Désolé.
— MAHER : Non, car nous allons vous réinviter un jour, que Chávez soit ou non un dictateur.

À l’écoute de cette émission, j’ai pu constater sans peine que Maher était profondément troublé par le commentaire de Penn. Une image vaut parfois mille mots. Ici, ceux-ci en disaient aussi long que les images. Maher a changé le sujet, prétextant qu’il devait passer la parole à un membre du panel. Or, ce n’était pas vrai. Il a simplement contourné le commentaire de Penn tout en échangeant quelques blagues avec lui. Il a affirmé qu’il allait le réinviter à son émission, « que Chávez soit ou non un dictateur ». Néanmoins, ce n’est pas de cela que Penn parlait. En effet, celui-ci a plutôt rejeté les accusations portées contre Chávez en se contentant d’établir les faits selon le critère employé par la frange dirigeante états-unienne elle-même, c’est-à-dire la victoire électorale. La question était et demeure donc la suivante : comment se fait-il que les médias issus du monopole puissent mentir impunément ? Comment peuvent-ils répéter des faussetés et s’en tirer à bon compte, tandis qu’aucune mesure n’est mise en place contre ceux qui pratiquent ce qu’on appelle le journalisme jaune ?

À la lumière de ce droit au mensonge autoproclamé, regardons de plus près les quatre points soulevés plus haut.

D’abord, les prisonniers en question n’ont pas subi leur procès ni été condamnés parce que leurs convictions politiques s’opposent à celles prônées par le système cubain. Cuba, comme la plupart des pays de l’hémisphère Nord, dispose de lois qui interdisent aux individus de collaborer avec une puissance étrangère au détriment de leur propre peuple. Considérons le cas des États-Unis à travers l’exemple suivant : le Bureau de contrôle des capitaux étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) est un organisme issu du département du Trésor et tire son autorité, entre autres, du Trading with the Enemy Act (loi sur le commerce avec l’ennemi). Chaque année, le président états-unien signe un mémorandum de prorogation à la Loi sur le commerce avec l’ennemi telle qu’elle s’applique au blocus des États-Unis contre Cuba. Par exemple, Obama l’a fait le 11 septembre 2009. Ainsi, non seulement en termes juridiques mais dans la réalité bien concrète, les États-Unis mènent une guerre non-déclarée contre Cuba afin d’en modifier le système politique. Selon le code pénal états-unien, article 115 intitulé « Trahison, sédition et subversion », la section 2381 stipule que tout citoyen états-unien qui « s’associe à ses ennemis [des États-Unis], en leur fournissant une aide et un soutien aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison et passible de peine de mort, ou d’une peine de prison supérieure à cinq ans et d’une amende supérieure à 10 000$. De plus, il lui sera interdit d’occuper une fonction officielle aux États-Unis. » En d’autres termes, un citoyen des États-Unis qui collabore avec un pays contre lequel ces derniers se considèrent en guerre afin d’appuyer cette puissance étrangère peut être condamné à mort.

Cuba, comme bien d’autres pays, dispose d’une législation semblable. En 2003, quelques citoyens cubains ayant subi été soumis à un procès équitable, ont été déclarés coupables et emprisonnés pour avoir travaillé en étroite collaboration avec la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, laquelle leur avait fourni des fonds et du matériel afin de renverser les institutions constitutionnelles de l’île. Ces incidents ont été publiés et n’importe qui peut en vérifier l’exactitude.

Deuxièmement, Zapata a bel et bien subi un procès et été reconnu coupable, mais ce n’était aucunement pour des raisons politiques. Les médias de masse ne font que répéter ce dont ils veulent convaincre l’opinion publique. En réalité, depuis 1988, Zapata s’est adonné à toutes sortes d’activités criminelles, mais jamais rien de politique. À plusieurs reprises, il a été arrêté et reconnu coupable d’avoir troublé l’ordre public et par deux fois, d’avoir commis une fraude. Il est également coupable d’exhibitionnisme, de coups et blessures et de possession d’armes autres que des armes à feu. En 2000, il a fracturé le crâne d’un citoyen cubain et maintes fois fait preuve de violence contre les autorités carcérales pendant qu’il était emprisonné. Il a obtenu sa libération conditionnelle en mars 2003, onze jours avant que les soi-disant dissidents politiques ne soient arrêtés et qu’ils ne subissent leur procès. Le 20 mars 2003, il a commis un autre crime et fut à nouveau jeté en prison. Or, bien que ce dernier épisode soit tombé le même mois que le procès des soi-disant dissidents, il n’y est aucunement relié. Ce n’est qu’une coïncidence dont les dissidents et les États-Unis se sont servis pour présenter Zapata après coup comme un prisonnier politique. D’ailleurs, lors des très rares occasions où les médias de masse évoquent, ne serait-ce que vaguement, les déclarations de Cuba en ce qui a trait au véritable dossier criminel de Zapata, ils le font toujours dans des termes qui ridiculisent la crédibilité de la position cubaine, tout en omettant de fournir au public les renseignements cités plus haut, qui pourtant sont tous disponibles dans la presse de Cuba.

Troisièmement, Tamayo n’est pas mort en raison de la négligence ou de gestes délibérés de la part des autorités cubaines, ni médicales ni carcérales. Le 1er mars, un bulletin spécial présenté à la télévision cubaine lors des nouvelles quotidiennes exposait en détails les circonstances ayant conduit à sa mort. Cette vidéo circule toujours sur l’Internet pour les journalistes étrangers qui se soucient de véracité. Dans ce document, l’on peut voir des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes cubains témoigner de leurs efforts pour sauver sa vie. Avec une grande rigueur scientifique, on y explique comment on l’a maintenu en vie à l’aide d’injections intraveineuses et autres méthodes. Néanmoins, lorsqu’un individu refuse de digérer sa nourriture, les organes vitaux amorcent un processus de détérioration irréversible qui conduit inévitablement à la mort, peu importe les efforts déployés pour sauver sa vie. Une psychologue a même témoigné de la façon dont elle avait essayé de le convaincre d’abandonner sa grève de la faim et d’adopter d’autres moyens pour faire entendre ses griefs. La vidéo montre également sa mère, qui affirme que son fils avait à ses côtés les meilleurs médecins cubains. Elle les a remerciés pour leur soutien. Enfin, un détail qu’il faut absolument prendre en compte : les déclarations de la mère furent enregistrées lors d’une discussion spontanée, sans qu’elle ne sache qu’elle était filmée. Voilà qui élimine tout soupçon voulant qu’elle ait fait ses déclarations sous la pression des autorités. Bien sûr, par la suite, elle a blâmé les Cubains pour la mort de son fils. Mais ce n’est là qu’un témoignage supplémentaire de la façon dont elle et Zapata furent manipulés par des forces politiques, et non une condamnation du traitement subi par le prisonnier.

Qui croire ? Pourquoi ne pas montrer la vidéo et permettre au public d’en tirer ses propres conclusions plutôt que de réitérer le même mensonge ? Pour ma part, après plusieurs visionnements du bulletin de nouvelles initial et de la vidéo diffusée sur Internet, j’ai constaté que les termes utilisés, les explications et le style des spécialistes cubains n’étaient rien d’autre que le prolongement d’un des attributs les plus remarquables de cette société et de sa culture politique. N’importe quel documentaliste ou journaliste non-Cubain qui travaille sur place et s’intéresse sérieusement à Cuba aura compris que cette nation est profondément humanitaire, et que l’être humain et la vie elle-même y sont tenus en très haute estime. L’humanité y est sacrée, et les valeurs qui s’y rattachent touchent tous les citoyens cubains sans aucune discrimination. Les commentaires et la sincérité démontrée par les spécialistes cubains représentent bien la vie quotidienne au pays. Et pour ceux d’entre nous qui la connaissent, le témoignage présenté à la télévision est tout à fait normal et naturel pour la société cubaine et ce, en toutes circonstances.

Néanmoins, il est important pour les médias de masse à la solde de l’oligarchie de garder cet aspect de la société cubaine à l’abri de l’opinion publique afin de pouvoir manipuler la situation à leur avantage lorsque les circonstances l’exigent. Ainsi, tandis que tous les yeux étaient rivés sur Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier, les médias états-uniens, qui sont restés sur place 24 heures par jour pendant plusieurs semaines, ont réussi à trouver le moyen de cacher au public que des professionnels de la santé et autres spécialistes cubains travaillaient en Haïti depuis plus de onze ans, de la façon la plus désintéressée qui soit. D’ailleurs, à partir du 12 janvier, ces travailleurs ont non seulement continué d’offrir leur soutien mais l’ont même augmenté. Sean Penn a eu le courage d’en parler pendant l’entrevue. On s’imagine donc difficilement comment les journalistes états-uniens, qui disposaient pourtant de moyens à la fine pointe de la haute technologie, sont parvenus à ne jamais rencontrer un seul médecin ou spécialiste de la santé cubaine après tout le temps qu’ils ont passé en Haïti. On ne comprend pas non plus comment ils ont fait pour ne jamais croiser un seul des milliers d’Haïtiens ayant reçu des soins offerts par les missions médicales cubaines au cours des onze dernières années et pendant les semaines après le tremblement de terre. Cette omission est tout à fait délibérée car lorsque l’occasion se présente (comme actuellement dans le cas de la mort de Zapata et des événements qui en ont découlé), elle permet de convaincre plus facilement l’opinion publique du mensonge selon lequel les fonctionnaires médicaux et le système de santé cubains peuvent être impitoyables. Bien sûr, il est indéniable que des situations comme celle qui concerne Zapata n’ont rien à voir avec l’exemple haïtien cité plus haut. Néanmoins, lorsqu’une société tout entière ainsi qu’une profession comme la profession médicale se fondent sur l’humanité des individus et sur la préservation de la vie humaine, le principe s’applique à tous. Aucune exception n’est possible et ce, sous aucune considération.

Cuba est une société qui s’exerce à la patience et à l’éducation depuis plus de cinq décennies afin de tout mettre en œuvre pour réparer quelque tort que ce soit et régler ses problèmes. Que ce soit au niveau des CDR de quartier (Comités de Defensa de la Revolución), dans les assemblées municipales et les délibérations au sein des conseils populaires, dans les organes gouvernementaux les plus directement et intimement liés aux citoyens des quartiers ainsi que dans les centres de production et de services, ou encore pendant les sessions où les élus rendent des comptes à leurs électeurs, lors des discussions et consultations des commissions parlementaires ou dans les commissions de travail permanentes du parlement, au sein des centres de travail, tous les problèmes sociaux sont traités sous le signe de la patience, de la compréhension et de l’éducation, lesquelles constituent une part fondamentale de l’autocritique initiée par le système lui-même. Qu’il s’agisse des problèmes à régler au quotidien, ou même d’une violation mineure de la loi ou encore d’une infraction plus sérieuse, comme des crimes impliquant des individus ou de petits groupes, il est tout à fait remarquable de constater de visu la patience dont les Cubains font preuve, utilisant toujours l’éducation comme principal moyen de changer les comportements qui affectent la société. Dans ce contexte, le contenu de la vidéo cubaine où les professionnels de la santé affirment avoir tout fait pour sauver la vie de Zapata me semble tout à fait normal et plausible. C’est ainsi que se font les choses à Cuba.

Ce n’est pas par hasard si l’administration Bush a brusquement interrompu la plupart des visites éducatives à Cuba. En effet, une majorité écrasante des jeunes et de leurs professeurs cessaient immanquablement d’être dupes des mensonges des médias de masse et constataient à tout le moins cette réalité : Cuba est une société pacifique fondée sur la valeur de l’être humain, ce qui transcende toute autre considération puisque cette réalité demeure la même en toutes circonstances. C’est ainsi que les étudiants rentraient aux États-Unis avec une vision de Cuba située à l’extrême opposé de ce qu’en disent les médias de masse.

Le quatrième mensonge qui circule actuellement concerne les Damas de Blanco. On affirme qu’elles ont été harcelées par les citoyens puis violemment agressées par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane. Qui sont donc les Damas de Blanco et quelle est leur importance ? Depuis 1960, le gouvernement états-unien soutien officiellement l’implantation de « groupes d’opposition » à Cuba, lesquels entretiennent des liens étroits avec les États-Unis. Or, dernièrement, dans le document de juillet 2006 intitulé Commission d’assistance à un Cuba libre [4], on réitère que ces groupes nécessitent « des programmes bien financés pour les rendre plus opérants » et on souligne le besoin « d’arriver à un consensus international en faveur de ces groupes » (page 16). Plusieurs personnes et de nombreux groupements sont cités dans ce rapport : l’un d’eux est le Damas de Blanco. L’un des individus ayant très clairement reçu l’aval états-unien il y a près de quatre ans est Guillermo Fariña. À l’époque, selon le document en question, il « avait entrepris une grève de la faim de longue durée » (page 19). Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il a entrepris une autre et se fait manipuler de la même façon que Zapata l’a été et l’est encore aujourd’hui.

Lorsque l’on parle de médias de masse, cela inclut You Tube ainsi que les rapports sur les derniers incidents concernant les Damas de Blanco. You Tube reflète la couverture médiatique biaisée et mensongère dont il est question dans cet article. Fabriquée à partir d’un montage d’extraits vidéo, d’images figées dont on ne sait si elles sont reliées avec les événements cités et de descriptions verbales à propos de confrontations, la vidéo fut ensuite montée de manière à donner une impression de violence. Néanmoins, il est possible de visionner la vidéo intégrale et sans montage qui fut présentée à travers le monde à la télévision, tout en ignorant le commentaire audio qui affirme à plusieurs reprises que les partisans pro-Cuba ont fait usage de violence à l’encontre des Damas de Blanco et que la police les a détenus brutalement. En réalité, même si les opposants aux Damas étaient absolument furieux et qu’ils hurlaient leur soutien à la Révolution, en aucun cas ils n’ont fait usage de violence. De la même manière, les policières qui ont fait monter les Damas dans des autobus de la ville pour ensuite les reconduire chez elles n’ont jamais violenté celles qui n’avaient pas été arrêtées. Même si les États-Unis reconnaissent et promeuvent officiellement les Damas de Blanco comme étant un véritable « groupe d’opposition » et que leurs liens avec eux sont d’une évidence irréfutable, jamais les autorités n’ont usé de violence à leur égard. Affirmer le contraire est un mensonge. Et le répéter dans l’espoir qu’on en vienne à le considérer comme une vérité est le genre d’hypocrisie que dénonçait Sean Penn lorsqu’il parlait de l’accusation répétée par les médias de masse à l’endroit d’Hugo Chávez, à l’effet qu’il s’agirait d’un dictateur.

Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés suite à leur procès, en 2003, ainsi que leurs défenseurs – dont les Damas de Blanco – ne sont pas en conflit avec le gouvernement cubain ni avec les gens qui descendent immanquablement dans la rue pour combattre ces petits groupes et défendre la Révolution, à cause des opinions politiques des « dissidents ». Le problème, c’est qu’ils collaborent avec une puissance étrangère (les États-Unis) au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Actuellement à Cuba, et plus que jamais auparavant, les discussions ainsi que les débats en profondeur et à grande échelle vont bon train, que ce soit dans les médias, les familles, les quartiers, les organisations de masse ou les différents niveaux de pouvoir populaire. On discute ouvertement des opinions contraires concernant les mesures qui devraient être prises afin d’améliorer le système socio-économique cubain. Par exemple, il peut s’agir de mesures pour donner plus pouvoir aux représentants élus ainsi qu’aux fonctionnaires œuvrant dans les organes de l’État et du gouvernement, pour régler les problèmes de corruption (qu’on ne peut aucunement comparer à ceux auxquels sont confrontés les pays capitalistes, que ce soit en termes de l’ampleur ou de la nature des actes reprochés), de production et distribution de nourriture et de marchandises nécessaires à la population. Or, ces délibérations n’ont pas pour but de remplacer le système socialiste actuel par un système capitaliste, ni de faire de Cuba un satellite des États-Unis comme c’était le cas avant la Révolution. Les « groupes d’opposition » se sont volontairement exclus de cet important débat qui n’est pas dirigé contre le système actuel, lequel fut établi de manière constitutionnelle. Au contraire, ces discussions sont même encouragées par le leadership historique révolutionnaire qui désire sincèrement voir le peuple participer de plus en plus étroitement au perfectionnement de son propre système. Par conséquent, la position tout à fait marginale de « l’opposition » ou des soi-disant « dissidents » par rapport à la société cubaine en général n’est pas la faute du système cubain, pas plus qu’elle n’en révèle un vice qui devrait être éliminé. Les « groupes d’opposition » sont les seuls responsables de leur isolement total. Si ce n’était des campagnes médiatiques, des fonds états-uniens et des autres appuis qu’ils reçoivent, les « dissidents » ne mériteraient pas une seule minute d’antenne en ce qu’ils n’affectent aucunement la vie politique cubaine à quelque niveau que ce soit.

Les soi-disant dissidents cubains, qui sont complètement isolés, insignifiants et marginaux dans la société et la vie politique cubaines, sont des traîtres à la nation tout comme leurs homologues de Miami. Et les traîtres sont imprévisibles. Ils n’obéissent qu’à leurs propres intérêts et à leur mentalité opportuniste. Ils peuvent être à la solde de n’importe qui puisque c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie. Les traîtres, par nature, sont capables de vendre leur âme. Les peuples d’Europe et des États-Unis, qui n’obtiendraient que des bénéfices d’un meilleur rapport avec Cuba, devraient se demander s’il est possible que Washington, Bruxelles et les médias à leur solde aient créé un monstre qui, en plus de leur échapper, est au service l’extrême-droite. Ces individus gagnent leur vie dans l’unique but de créer des tensions entre Cuba et le tandem Europe/États-Unis. Et ces tensions, par essence, entravent les relations normales qu’entretiennent les nations entre elles. Pour sa part, le président Obama devrait se servir de son intelligence afin de dévoiler les intentions de l’extrême-droite qui cherche à saboter son initiative pour améliorer les relations entre les deux pays. Dans ce contexte, les journalistes sérieux, les parlementaires sincères et ouverts d’esprit, les personnalités politiques, les leaders syndicaux et les intellectuels ne devraient-ils pas être conscients de toute cette duperie ?

Comment se fait-il que Cuba soit actuellement victime d’une autre campagne médiatique et des pressions de Washington et de Bruxelles ? Il y a plusieurs explications. L’une d’entre elles est peut-être le fait que la rencontre des 22 et 23 février 2010, réunissant tous les États de l’hémisphère sauf le Canada et les États-Unis, ait débouché sur un accord pour établir une organisation régionale favorisant l’intégration économique, politique et culturelle. Il s’agit d’un événement historique. Tout le monde sait que dès 1959, Cuba a été l’initiateur et sert encore aujourd’hui de base politique et morale pour la coopération régionale, en dépit de conditions des plus défavorables. Les États-Unis et la vieille Europe n’ont jamais pardonné à Cuba d’avoir pris cette initiative il y a plus de cinquante ans. Ils n’ont jamais admis que Cuba refuse de suivre la voie de la capitulation aux mains des Occidentaux comme l’ont fait l’ex-URSS et l’Europe de l’Est. Défendre Cuba et sa Révolution aujourd’hui signifie défendre toute l’Amérique latine et les Caraïbes dans leur noble initiative d’intégration. La mort de Zapata a eu lieu à un moment des plus opportuns. De plus, sa manipulation par l’Union européenne, ses médias de masse et ceux de l’Amérique du nord sert admirablement la tentative de renverser la nouvelle tendance régionale en attaquant son inspiration première et sa plus prestigieuse : Cuba. Dans le document de 2006 cité plus haut, on peut lire que les États-Unis sont préoccupés par « l’axe » Cuba-Venezuela en ces termes : « Ensemble, ces deux pays encouragent une tendance alternative rétrograde et anti-états-unienne pour l’avenir de l’hémisphère, laquelle trouve une résonance […] dans la région […] » (page 24). Dans ce contexte, les États-Unis affichent clairement leurs visées pour organiser, maintenir et promouvoir leurs propres groupes et initiatives individuelles voués à l’opposition cubaine.

Mais Cuba n’est pas seule. Au contraire, car malgré toutes les tentatives pour l’isoler depuis plus de cinquante ans, le pays n’a jamais occupé une place aussi centrale dans la politique régionale et mondiale. Cette dernière campagne médiatique, qui repose sur des mensonges et sur la distorsion du réel, n’aura d’autres conséquences que d’éveiller la conscience politique des peuples du monde pour leur démontrer comment fonctionnent les médias de masse à la solde de l’oligarchie, c’est-à-dire par le mensonge et la manipulation.

 Arnold August
Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies

Association (LASA).

[1] « Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 27 septembre 2009.

[2] « Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er mars 2010.

[3] « Les « Dames en blanc » de Cuba », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er juin 2008.

[4] « Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 2 août 2006. On pourra télécharger sur cette page le rapport cité.

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Un organisme qui devrait surveiller le gouvernement de Stephen Harper

Posted by sylvainguillemette sur 24 février, 2010

https://i1.wp.com/www.davidmcguinty.com/uploaded/tiny_mce/Image/senate.jpgUn organisme sensé promouvoir la démocratie avec un grand «D», sera dirigé, semble t-il jusqu’ici, par un président dont la démocratie n’est pas de ses soucis. Entre autre, l’homme partisan des conservateurs, un ancien lieutenant québécois au chef de l’Alliance canadienne de l’époque, soit donc la branche extrémiste de cette saveur, aura durant son œuvre, comme se plaît à le dire le chef du Bloc Québécois, contré les dires du Parlement, entre autre sur les mariages gais, sur la peine de mort, etc..

Et nous le savons, ces organismes, prétendus bâtisseurs de démocratie, sont en fait des paravents qui servent aux attaques économiques, aux propagandes capitalistes, au sabotage, et aux Coups d’État orchestrés contre des pays comme le Venezuela, ou Cuba, là où le socialisme fait ses avancées, démocratiquement pourtant. Les États-Unis d’Amérique ont des dizaines de ces organismes, et le Canada de même. D’ailleurs, en ce moment même, Gérard Latulippe, l’homme en question, travaille pour le National Democratic Institute, un organisme états-unien qui donne un appui considérable aux gouvernements du Congo, de l’Irak ou même, de la Géorgie.

Déjà, l’énumération de ces trois pays soulève de vifs questionnements sur les agissements de monsieur Latulippe et de l’organisme pour lequel il travaille, quand on sait que dans ces trois pays, la corruption est de mise, et que Washington soutient ces gouvernements malgré ces faits. L’Irak fut envahi, puis un gouvernement y fut installé de suite, suivi par un travail des nouveaux escadrons de la mort. Le Congo, d’ailleurs, abrite des sociétés minières d’envergure, de provenance canadienne, ou états-unienne. Celles-ci ont maintes fois appuyé, même financé, indirectement et directement, des conflits armés, dont certains étaient menés par des enfants-soldats. La Géorgie a comme président, un homme d’extrême droite, asservi aux États-Unis d’Amérique. Il a d’ailleurs procédé à un accord avec Washington, pour bâtir un bouclier antimissile, aux portes de la Fédération de Russie, cela contrevenant aux accords sur la cessation de la course aux armements entre la Russie et les États-Unis.

«Selon un document secret, obtenu par Radio-Canada, les membres du conseil d’administration, nommés par le gouvernement fédéral, militaient pour un changement de cap de l’organisme, afin qu’il soit plus favorable à Israël.» Et monsieur Latulippe est de cette trempe, plus favorable, lui aussi, à un appui idéologique à l’État d’Israël, pour s’assurer qu’on ne critique pas ses crimes de guerre, ou ses crimes commis à l’endroit de l’humanité, ici des palestiniens ou des libanais on l’occurrence. Rappelons que dans la dernière décennie, Israël avait attaqué le Liban et la Bande de Gaza, y faisant, respectivement, 1100 morts chez les civils, et 1400 morts chez les civils. Elle avait utilisé des Armes de Destruction Massive, dont du phosphore blanc et des armes à sous-munitions.

Droit et Démocratie, comme le nouvel organisme gouvernemental que Stephen Harper voulait créer récemment, au coût de 70 millions annuellement, ne sert en fait qu’à perpétrer les volontés de la bourgeoisie, passant par les États des pays capitalistes. Mais tout de même, monsieur Beauregard, aujourd’hui décédé, avait osé financer des organismes qui osaient eux, critiquer les crimes graves d’Israël. Ce que l’on perçoit aujourd’hui, c’est que Droit et Démocratie mériterait plus lui-même, une observation d’un organisme indépendant, qui n’est pas teinté de l’idéologie vouée, du gouvernement conservateur. D’ailleurs, même ce gouvernement conservateur mériterait également l’observation d’autres organismes, étant donné qu’il brime lui-même la démocratie, en prorogeant le parlement canadien.

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SOLIDARITÉ AVEC LA PALESTINE

Posted by Jean-Sébastien Vézina-Girard sur 11 avril, 2009

    PalestineJEUDI 16 AVRIL 19h00
    A-M050, Pavillon Hubert-Aquin (A), UQAM
    400 rue Sainte-Catherine Est
    Montréal, Quebec

Suite aux récentes attaques d’Israël dans la Bande de Gaza et à l’occupation illégale de la Palestine, qui entame sa 42e année, le mouvement pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) contre Israël continue de croître. Ce mouvement, inspiré de la campagne mondiale pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, a pris beaucoup d’ampleur depuis son lancement par plus de 170 organisations palestiniennes en 2005.

Nous vous invitons à un panel de discussion sur l’apartheid israélien et le mouvement international pour le BDS contre l’apartheid israélien.

avec:

DENIS LEMELIN

président du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP), lequel a récemment adopté une résolution pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions contre Israël

DAN O’MEARA

auteur et professeur à l’UQAM, ancien membre du Congrès national africain (ANC) et un vétéran du mouvement contre l’apartheid en Afrique du Sud

LORRAINE GUAY

membre de la Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine

Tadamon! est un groupe de travail des GRIP-Concordia et GRIP-McGill.

cet événement est organisé par :

Tadamon! Montréal
la Coalition pour la Justice en Palestine-UQAM
la Coalition pour la Justice et la Paix en Palestine (CJPP)
le Syndicat des Travailleuses et Travailleurs des Postes (STTP)

Tadamon! Montreal

www.tadamon.ca

tel: 514 664 1036
email: info[at]tadamon.ca

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Libérez Muntadar Al-Zeidi maintenant !

Posted by Libertad ! sur 15 décembre, 2008

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Le  journaliste irakien Muntadar Al-Zeidi, qui dans un geste héroique, tira ses chaussures en direction de Georges W. Bush durant sa conférence de presse à Bagdad est présentement incarcéré. Dans la culture arabe, les deux plus grandes insultes sont de se faire qualifier de « chien » et de se faire frapper à coup de chaussure.

Si le geste était amusant à première vue, il démontre tout le mépris que porte le peuple irakien envers ses bourreaux. Ce journaliste affirma tout haut ce que tout le monde pense tout bas au sujet de l’occupation néo-coloniale de l’Irak par les États-Unis.

Nous voulons que le prisonnier, Muntadar Al-Zeidi, soit victime d’aucun mauvais traitement, de quelque nature que ce soit, et qu’il soit libéré sans accusation immédiatement !

Cet homme est désormais considéré comme un héros par l’ensemble du peuple arabe, du Liban à l’Irak, en passant par l’Arabie Saoudite et l’Égypte. On parle même des « souliers de la liberté » pour qualifier son action.

Une lettre au gouvernement irakien ainsi qu’une pétition seront mis en ligne dans les prochains jours, mais dans l’immédiat, le mieux que vous puissiez faire est d’appuyer le journaliste Al-Zeidi et de parler de lui autour de vous.

L’équipe du Reactionism Watch

PS : Pour voir la vidéo, c’est ici :

==> vidéo sur youtube

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Blackwater sous enquête pour des massacres commis en Irak

Posted by Hugo Jolly sur 23 octobre, 2007

Blackwater USA

La firme étasunienne Blackwater USA a reçu une mise en demeure affirmant qu’elle était sous enquête pour des crimes de guerre après que 17 civils irakiens aient été tués dans une grêle de balles par des agents de sécurité à Baghdad.

Ces meurtres commis le mois dernier mettent dans l’embarras la firme privée de sécurité dont les employés sont immunisés contre toute forme de poursuite, contrairement aux militaires de professions qui sont assujettis aux courts martiales. C’est le deuxième incident du genre en moins d’un mois, impliquant le contracteur australien Unity Resources Group, cette semaine. Deux femmes Arméniennes chrétiennes ont été abattues après que leur voiture se soit approchée d’un convoi protégé. Leur voiture a été criblée de 40 balles.

Ivana Vuco, l’officière la plus aînée des droits de l’homme de l’ONU en Irak, a parlé hier à propos des fusillades par les gardiens de sécurité privés qui ont provoqués un outrage parmi les Irakiens. «Pour nous, c’est une question de droits humains,» a-t-elle dit. «Nous surveillerons les allégations de massacres par des entrepreneurs et nous regarderons si il y a ou non crimes contre l’humanité ou crimes de guerre qui ont été commis.»

Un Irakien qui a été blessé dans les tirs du 16 septembre, ainsi que les proches de trois personnes tuées dans l’attaque, ont déposé une plainte à Washington hier accusant Blackwater de violer des lois étasuniennes en commettant «des massacres et des crimes de guerres extrajudiciaires.»

L’Irak a dit qu’il y avait plus de 180 compagnies de sécurité – majoritairement des États-Unis et d’Europe – dans le pays. Le pays estime que les entrepreneurs étasuniens sont plus de 100 000. Beaucoup d’Irakiens voient ces firmes comme des armées privées à la gâchette facile, ce qui a créé des tensions dans les relations entre l’Irak et les États-Unis qui ont commandé un rapport complet sur la sécurité.

Les autorités irakiennes ont accusé Blackwater de «meutre délibéré» de civils irakiens en tirant dans un carré de la ville bondé de gens. Elles demandent aussi des millions de dollars en compensation et le retrait de la compagnie du pays d’ici six mois. La firme de sécurité affirme que ses gardes ont retourné les tirs à des cibles menaçantes et ont répondu légalement à une menace contre le convoi qu’ils protégeaient.

Madame Vuco a dit que les lois sur les droits humains s’appliquaient également aux entrepreneurs et aux autres partis dans le conflit. «Nous le rappellerons aux États-Unis dans nos communications. Ceci inclut la responsabilité d’enquêter, de superviser et de poursuivre ceux qui sont accusés de méfaits,» a-t-elle dit au lancement du dernier rapport des droits humains de l’ONU à Baghdad. Ce rapport couvre la période d’avril à juin et décrit la situation des droits humains de «très sinistre».

Said Arikat, le porte-parole de la mission de l’ONU, a recommandé à l’administration Bush de tenir responsable les individus impliqués dans les tirs aveugles; «d’appliquer les règles d’engagement et de les poursuivre». Il a ajouté: «Il ne peut y avoir des éléments escrocs qui sont au-dessus des lois.»

Dans les plus récents tirs, mardi, une conductrice de taxi, Marany Awanees, et son passager avant ont été tués. Unity Resources Group affirme que ses gardes craignaient une attaque suicide et a ouvert le feu seulement après plusieurs avertissements. Les gardes protégeaient des experts en matière de finances travaillant, sous contrat, pour l’Agence étasunienne du développement international.

Les firmes de sécurité privées bénéficient de l’immunité grâce à une loi de 2004 promulgué par l’Autorité provisoire de coalition.

Source: PENKETH, Anne. «Blackwater faces war crimes inquiry after killings in Iraq», The Independent, 23 octobre 2007, http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article3052374.ece.

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Condoleezza Rice et la «démocratie»

Posted by Libertad ! sur 13 octobre, 2007

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Condoleezza Rice est possiblement l’une des figures américaines les plus détestées de la planète avec Georges W. Bush et Dick Cheney. Elle nous parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté». Mais dans quel sens ? Liberté d’exploiter les masses pour les propriétaires ? Démocratie bourgeoise pour les patrons ? Cette dernière dans laquelle les citoyenNEs ont reçoive la liberté de choisir entre des partis politiques qui se ressemblent tous ?

Récemment, elle critiquait durement la Russie et la «concentration du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine». Même si nous pouvons être en accord sur le fait que le gouvernement Poutine va parfois trop loin, elle est très mal placée pour l’accuser. Nous n’aimons nullement Poutine au Reactionism Watch, mais cela ne nous empêche pas de l’appuyer sur ses critiques contre Bush, ou bien quand il refuse l’implantation de bases militaires américaines près du territoire russe.

Le gouvernement, dont elle fait partie, concentre beaucoup les pouvoirs également. Nous pouvons prendre en exemple les pouvoirs spéciaux du président des États-Unis, ainsi que son «droit» de veto. Ceux-ci lui donnent la possibilité de passer outre les projets de lois de l’opposition, majoritaires au congrès. Les Républicains sont loin d’être un modèle de démocratie car ils préfèrent imposer des vetos plutôt que de suivre la volonté de l’opposition majoritaire et de la majorité de la population sur la question irakienne, ou sur la santé par exemple.

Deuxièmement, l’attaque contre l’Irak était illégale et totalement injustifiée. Nul n’a jamais trouvé la moindre trace d’armes de destructions massives (possiblement détruites après la première guerre du Golfe). Même si les États-Unis prétendent avoir donné la «démocratie» aux irakienNEs, la réalité est tout autre. Cette soi-disante «démocratie» ne tient pas debout, et les irakienNEs vivent en ce moment une guerre civile, en plus d’une constante agression de la part de la coalition.

En dernier lieu, cette sorcière appuie les coups d’États anti-démocratiques qui se sont fait en Palestine et au Venezuela. Pour les néo-conservateurs, ce n’est pas compliqué. Selon eux, lorsque la population vote pour le parti conservateur pro-américain, il s’agit là d’un progrès social et du triomphe de la démocratie, mais quand elle vote en faveur d’un parti socialiste qui s’oppose à l’impérialisme militaire, il s’agit là d’une «tragédie» ou d’une élection «truquée et illégitime». Parfois même, ceci est qualifié de « menace socialiste » !

==> En savoir plus

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La Corée, une lueur d’espoir

Posted by Libertad ! sur 4 octobre, 2007

Le drapeau d’une Corée unie

La Corée est divisée depuis trop longtemps, car cela dure depuis plus de 54 ans. Bien qu’officiellement toujours en guerre, ces deux pays ont toujours suivis un chemin différent, pour emprunter des idéologies distinctes tout en suivant un armistice fragile, menacée régulièrement par l’impérialisme US. Aujourd’hui, le sud semble être la Corée la plus moderne au plan technologique avec la robotique ou encore avec son cinéma reconnu mondialement et le nord paraît dans l’actualité pour des mauvaises raisons; violation des droits de l’homme, inondations, essais nucléaires, «culte» des leaders…

Suite à une série de timides rapprochements comme par exemple lorsque le nord envoya plus de 300 femmes pour encourager ses athlètes lors des jeux Asiatiques en 2002, en Corée du Sud. C’était la première fois que le drapeau de la Corée du nord pouvait flotter librement dans l’air en territoire «ennemi». Le sud et le nord semble se rapprocher, pas à pas, prudents mais avec de bonnes intentions. Dans ce rapprochement, nous pouvons entre autre mentionner la nouvelle liaison ferroviaire entre le nord et le sud, inauguré cette année, une première en cinq décennies.

Aujourd’hui même, les leaders des deux Corées, le chef militaire Kim Jong-Il et le président Roh Moo-Hyun ont présentés un pacte de réconciliation nationale dans lequel ils s’engagent à négocier un traité de paix, avec les deux autres puissances concernés dans le conflit, la Chine et les États-Unis.

Ils ont également signés des ententes sur le commerce, les trains de marchandises et le transport maritime ainsi qu’une tentative d’accroître la réunification des familles séparés depuis des décennies.

Il est très réjouissant de voir la réunification progressive des Corées, mais espérons que les États-Unis ne gâcheront pas tout, comme à l’habitude.

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