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Posts Tagged ‘Jean Charest’

Immunité parlementaire

Posted by sylvainguillemette sur 15 juin, 2010

https://i1.wp.com/www.minnpost.com/client_files/alternate_images/8086/mp_main_wide_MoneyScales452.jpgEn quoi consiste l’immunité parlementaire? Elle protège le député des potentielles poursuites à l’extérieur de l’Assemblée nationale, car certaines questions qu’il pose pourraient parfois atteindre temporairement ou de façon permanente la réputation de certaines autres personnes.

Mais pourquoi est-ce que l’immunité parlementaire est-elle nécessaire, pour nous les prolétaires? Parce qu’il n’y a pas de partage égal de la richesse et que la justice dite de droit carbure au capital. Vous avez plus de capital, vous vous payez les meilleurs avocats. Vous avez plus de capital, vous osez poursuivre où vous n’oseriez pas autrement. Vous avez plus de capital, vous conditionnez votre avenir à un avantage certain vis-à-vis celui qui n’en a pas dans toutes causes.

C’est simple. Le système de justice actuel est injuste en soi, puisqu’il laisse un espace vacant quant au conditionnement de chacun, dont ne se soucie pas par conséquent le système économique capitaliste. Donc, le conditionnement de chacun -dans ce système capitaliste carburant au capital- étant différent, chacun n’a pas les mêmes conditions, donc des chances égales. On peut par exemple présumer qu’un plus riche qu’un autre, pourrait se payer un avocat de meilleure qualité dans une cause qui serait pourtant semblable (Comme c’est le cas pour les qualités de voitures, de maison, etc..). Il est clair que chacun n’a pas les mêmes moyens, et que malheureusement, cela mène outre ces légères différences de luxures que chacun possède, vers une injustice réelle qui dépasse les possessions matérielles. La santé par exemple. Si elle se privatise, du coup, les meilleurs médecins ne sont accessibles qu’à ceux possédant le capital pour la cause. Les autres pourront toujours aller attendre au public où les médecins se seront faits rares. Cette logique n’est pas logique. Elle est précisément idéaliste, puisqu’elle ne se fonde sur aucune expérience. Le ticket modérateur en est un exemple parfait! Le malade est taxé pour sa maladie. Je suggère qu’on taxe le mensonge. Jean Charest pourrait ainsi verser une partie de son double-salaire aux contribuables, via l’État. Mais sinon, comprenez que de taxer la maladie vient mettre un prix sur celle-ci. On vous suggère donc, préalablement aux futures négociations de la privatisation totale, de mettre en place une balise qui taxera la maladie, question de vous conditionner au désagrément que cela cautionnera.

Monsieur Charest se plaignait donc aux journalistes, la semaine dernière, sur le danger de l’immunité parlementaire. Il avouait qu’il préférerait que cela ne soit pas possible, on se demande pourquoi…  C’est qu’étant donné notre pauvreté, tant en capital qu’en connaissances juridiques, nous, simples prolétaires, ne pouvons pas nous permettre de porter des accusations contre tel ou tel ministre. Cela se traduira illico par une mise en demeure, et une poursuite. Ainsi, le député, protégé de ces facteurs par son immunité, peut nous révéler des choses qu’on préfèrerait tues là-haut, au cabinet des ministres et du Premier ministre. Comment? En posant les questions qui nous sont interdites à nous les prolétaires, faute de l’inégalité des capitaux dans notre société.

En position d’opposition, un parti reçoit des tas de plaintes de citoyens mécontents, parfois aussi, des bobards… Dans ces bobards se trouvent parfois des secrets que le gouvernement préfèrerait tus. Comment le citoyen peut-il aller dénoncer ce qu’il sait, s’il n’a pas les moyens financiers, les reins comme on dit, pour s’appuyer lors de la contre-attaque, ou de la défense? L’immunité parlementaire sert entre autre à ça.

Je veux bien comprendre que Jean Charest veut avoir les deux mains sur le volant, et préserver ses secrets de; collusion, de malversation, de corruption, de pots de vins, etc.., mais le citoyen a le droit de savoir et la seule façon de savoir pour lui, s’il n’a pas les moyens d’aller de l’avant avec ses requêtes,  c’est par une commission d’enquête publique, où l’immunité parlementaire sera à l’ordre du jour!

L’immunité parlementaire est importante tant que le capitalisme existe, parce qu’il faut adapter la justice à l’inégalité des richesses de chacun. Tout simplement.

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Pierre Cimon prétend participer à la démocratie…

Posted by sylvainguillemette sur 20 mai, 2010

https://i0.wp.com/groomsadvice.com/wp-content/uploads/2009/04/dollarsign.jpgLe procureur Cimon prétend que la partisannerie a eu raison de sa place au sein de la commission Bastarache. Or, c’est plutôt la possibilité d’appliquer une forme de partisannerie, via la possibilité pour des particuliers ou des entreprises* de faire des dons -*à travers leur réseau de prête-nom- qu’il devient possible de  financer des partis politiques, ce qui devient problématique, et ce qui contredit les propos de monsieur Cimon quant aux préalables, d’abord nécessaires, pour que ce qu’il dénonce soit possible. Ce qui nous amène à un constat d’observation totalitaire et ce qui dément les prétentions de monsieur Cimon, quant à une simple «participation à la démocratie». On ne participe pas plus que les autres à la démocratie, parce qu’on donne plus de capital à un parti que les autres, sinon, si c’est le cas, il est encore question, ici, d’injustices sociales, puisqu’économiques. Car il est évident que toutes et tous ne pourront pas «participer à la démocratie» au même niveau, à la même hauteur… Et un homme de la stature de monsieur Cimon, devrait le concevoir sans qu’on lui dise…

Le procureur Cimon, s’il se sent «libre», n’a qu’à constater la liberté qu’il a de donner, déjà, plus que la majorité des autres êtres humains du Québec. Ainsi, il constatera qu’il est impossible que toutes et tous puissent donner autant  à la cause qui leur est chère. Et déjà, s’il est aussi intelligent que ses diplômes le prétendent et qu’il ose remettre ses dogmes en question, il constatera que toutes et tous en ce monde, en ce système capitaliste, n’ont pas les mêmes chances de voir ces «retours d’ascenseur», qui ne sont possibles, qu’en cas d’envoi d’abord, de l’ascenseur en question…

Ce qui nous amène à croire que, finalement, la sélection du procureur, n’en déplaise au gouvernement qui se plaint des critiques de l’opposition et du public, s’est faite en fonction de ces dons, et de la soit disant «participation à la démocratie» de monsieur Cimon. Ne leur en déplaise, donner du capital à un parti, ça n’a rien de démocratique en soi, et c’est plutôt la démonstration, encore une fois, que certains possèdent plus, parfois assez pour arroser les partis qui servent leurs intérêts. Et puisque les partis carburent au capital, et que le parti Libéral du Québec en particulier, défend les intérêts des riches et des bourgeois, il est tout à fait normal que des gens aisés, comme le procureur Cimon, arrosent ce parti, défendant ses intérêts de mieux nantis dans notre société.

De fait, les dons des particuliers ne sont en rien de démocratiques, puisque toutes et tous dans notre société ne peuvent «contribuer à la même hauteur à la démocratie». Il est relatif et logique de croire que, le parti défendant les intérêts de riches individus, recevra plus que le parti défendant les intérêts des moins nantis de notre société, puisque chaque groupe défendu, n’est pas riche l’un comme l’autre.

La solution est simple et ne peut pas passer par quatre chemins, comme le proposent jusqu’ici, les partis politiques du Québec dans l’ensemble. La solution réside dans l’abolition pure et simple des financements privés, de la sorte. La solution passe par le financement unique du public et chaque parti devrait recevoir ce montant, en proportion des votes qu’il a recueillis. Et encore! La meilleure solution passerait par un budget X, équivalent à chaque parti, avec lequel chacun de ces partis devrait conjuguer, sans ajout additionnel de capital. Imaginez sinon, qu’on prétende que seuls ceux qui financent les partis personnellement, participent à la démocratie. Et c’est en ce moment, d’ailleurs, ce qu’on prétend du côté des Libéraux  et du parti Québécois. Or, quiconque lit ceci, est à même de constater que nous n’avons pas tous le même capital à donner, et que celui qui donne, n’est pas nécessairement méritant de ce qu’il donne, et/ou méritant d’un quelconque retour d’ascenseur conséquemment.

Souvent,  le riche provient du milieu bourgeois, qui dit donc, exploitation du labeur d’autrui. Et ce riche bourgeois, profitant du labeur d’autrui, donne donc en fait la richesse que créent les travailleurs salariés qu’il exploite. Ce qui n’a rien de méritant, mais selon la logique des Libéraux et de monsieur Cimon, ils feraient leur part à la démocratie, eux aussi…

Et le simple travailleur lui, qui ne peut point donner? Ce doit être le pire des antidémocrates, la réincarnation même de la tyrannie et de la dictature…

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