Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Journal’

Le drapeau rouge no.66

Posted by Libertad ! sur 8 août, 2007

Au sommaire:

NATIONAL
– Pas de J.O. sur le dos des plus pauvres et des Autochtones!
– 29 juin : Que la lutte autochtone ébranle le pouvoir bourgeois!
– Bush-Harper-Calderon : Les indésirables, ce sont eux!

FORUMS SOCIAUX
– Forum social québécois : La grande foire aux illusions
– Le Forum social mondial : récupérer – recycler – réemployer

EN BREF
– Entrevue avec une militante communiste de Saint-Jérôme
– Perspective révolutionnaire sur le gangsta rap
– 22 juin : Manifestation réussie contre la guerre en Afghanistan
– Un militaire nous écrit

N.B. Le prochain Drapeau rouge sera disponible le 5 septembre 2007.

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Hugo Chávez et le socialisme du XXIe siècle

Posted by Libertad ! sur 5 août, 2007

Voici une partie de l’éditorial du Monde Diplomatique sur Hugo Chàvez et la désinformation fait à son endroit:

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Réaction classique de la Droite lorsqu’elle croit que son pouvoir ou celui de ses collègues est en danger : faire une énorme campagne médiatique, mondiale si nécessaire afin de dénigrer les opposantEs au néo-libéralisme qui prennent trop de place. N’oublions pas la campagne particulièrement agressive contre Chàvez lors de la fermeture de la principale chaîne de télévision du pays, qui était particulièrement hostile à la démocratie et qui participé au coup d’État contre lui.

À cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Selon cette même Droite totalement anti-démocratique (peu importe ce qu’elle peut dire), la nationalisation des ressources gazières et pétrolières n’est rien de moins que du vol aux « pauvres entreprises privées avec de bonnes intentions ». Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a affirmé ceci lorsque le pétrole fut officiellement nationalisé au Vénézuéla:

« Les nationalisations ont une longue et peu glorieuse histoire d’échecs dans le monde. Nous soutenons le peuple vénézuélien et c’est un triste jour pour lui ».

Qu’est-ce qu’il y a de triste pour les vénézuélienNEs ? Ils et elles ont enfin le contrôle des ressources naturelles, ils et elles peuvent enfin investir ce revenu pour subvenir à leurs besoins en matière de santé et d’éducation. Rappelons que cette monnaie était autrefois détournée vers les poches des patrons des pétrolières occidentales.

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

La Droite n’en parlera jamais des succès du renouveau socialiste en Amérique Latine car elle n’acceptera point de voir que son système a échoué. Elle préfère mieux fabriquer des campagnes de peur pour dénigrer les instigateurs de ces changements et tenter de les arrêter, avant qu’il ne soit trop tard pour leurs sales intérêts mercantiles et égoïstes !

Notre soutient va au peuple vénézuélien et à son président, et ce n’est pas les mensonges que nous pouvons trouver sur les sites de Droite qui va nous faire changer d’avis !

L’hégémonie ne passera pas !
Hasta la victoria siempre !
Révolution, la seule solution !
Viva Chàvez !

==> Lire la suite sur le Monde Diplomatique

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L’isolationnisme québécois

Posted by Libertad ! sur 19 juillet, 2007

Ne cherchez pas à comprendre, ce sont des petits québécois qui veulent vivre isolés du reste du monde !

Selon André Pratte, un auteur dans notre très désinformatif la Paresse, les QuébécoisEs s’opposent à la guerre en Afghanistan non parce que les raisons mentionnées par le gouvernement ne sont que des mensonges, mais bien à cause que nous sommes un tout petit peuple isolé qui refuse de se mêler des problèmes à l’extérieur de la province ! Un peu plus et il allait critiquer l’absence de l’Islande dans le conflit afghan !

Selon un sondage publié cette semaine par le Journal de Montréal, 70% des Québécois s’opposent à la participation des soldats de Valcartier à la mission canadienne en Afghanistan. En 1942, 71% des Québécois votaient contre la conscription visant à combattre Hitler en Europe. Des pourcentages identiques, le même refus massif de la guerre, refus maintes fois répété au cours de notre histoire. Plusieurs y voient la preuve d’un pacifisme profondément enraciné. En réalité, il s’agit d’une attitude bien moins glorieuse: l’isolationnisme.

Dabord, Pratte fait une comparaison maladroite entre la Seconde Guerre mondiale et la Guerre d’Afghanistan. Or, le contexte n’est nullement similaire, ni même l’époque ou les causes du conflit. Si plus de 71% des QuébécoisEs ont été en désaccord avec la participation du Canada dans la guerre en Europe, c’est dû à la promesse électorale bidon du Premier Ministre Mackenzie King qui n’a pas été tenue. Il s’agissait d’une promesse faite à la population Québécoise de laisser libre arbitre la conscription outre-mer pour les jeunes hommes. C’est pour cette raison que les QuébécoisEs ont voté massivement pour les libéraux, en délaissant les conservateurs – souvenez-vous l’époque de leur implication dans la violente crise de la conscription de 1918.

Certes, si la promesse avait été tenue, la statistique aurait été possiblement différente puisqu’à ce moment là, c’était une guerre d’agression dans un but idéologique de la part de l’Allemagne. L’Occident courait un réel danger dès lors, mais il ne faut pas oublier qu’il s’agissait aussi d’une guerre pour le partage des colonies – chose à laquelle les QuébécoisEs ne s’identifiaient pas.

Durant la Première Guerre mondiale, la population Québécoise s’opposait à l’impérialisme français et britannique, qui eux souhaitaient défendre leur colonies en Asie et en Afrique des allemands puisque ces derniers devenaient une puissance dès les années 1910.La lutte contre le nazisme fut essentielle pour arrêter la machine de guerre allemande, même si les Occidentaux ont souvent tendance à éclipser la très grande contribution des soviétiques. Par contre, la guerre en Afghanistan ne l’est pas, tant pour nous que pour les afghans – bien que les Talibans soient un problème, mais non l’unique. Selon le blogue d’Un homme en colère, les véritables et principales raisons de la présence canadienne en Afghanistan sont celles-ci :

  • Encercler l’Iran (avec l’invasion de l’Irak) et continuer la politique d‘endiguement de la Russie amorcée durant la guerre froide;
  • Assurer la reprise de la culture du pavot, qui permet un flot ininterrompu d’argent blanchi vers Wall Street;
  • Permettre la construction d’un oléoduc de la mer Caspienne vers les marchés lucratifs du sud-est asiatique;
  • Nuire à la Chine en l’empêchant de sécuriser ses sources de pétrole (en Iran, ou dans les ex-républiques soviétiques d’Asie centrale), elle qui est archi-dépendante des importations de l’or noir pour sa croissance économique.

Il y a 65 ans, alors que l’Allemagne occupe plusieurs pays d’Europe, dont notre mère patrie, que de Gaulle appelle le monde à l’aide, l’économiste François-Albert Angers écrit: les Canadiens français «ne sont nullement intéressés à se mêler aux querelles des grandes puissances». C’est clair.

Justement, la mission de l’OTAN en Afghanistan a été approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies. Oups… Il nous faut justifier notre opposition par d’autres arguments.

Dans un autre paragraphe de la chronique de Pratte, il est question de « mère patrie ». Mais laquelle exactement ? La France ? Ce pays qui a abandonné la Nouvelle-France sur le bord du fleuve après la conquête britannique ? La Grande-Bretagne, celle qui a colonisé les colons français, irlandais et autres ? Le concept de « mère patrie » est une aberration en soit, car il s’agit d’une idée nationaliste bourgeoise pour faire mousser le patriotisme. Pour le Reactionism Watch, les frontières ne devraient pas avoir de limites.

Pratte justifie ensuite la présence militaire en sol Afghan en utilisant l’argument de l’ONU (si c’est l’ONU, c’est forcément bon !). N’est-ce pas cette organisation internationale qui a financé le génocide des Khmers Rouges au Cambodge (pour venger la défaite américaine au Vietnam, car Pol Pot avait horreur des vietnamienNEs) et qui empêche actuellement tout recours contre Israël lors de crimes de guerre ?

L’ONU. Parlons-en de sa nature anti-démocratique ! L’organisation empêche les plus petits pays de dire son propre mot. Avez-vous déjà vu le Bhoutan ou le Malawi s’exprimer sur les questions économiques et environnementales ? Bien sûr que non, il est préférable de donner le droit de parole aux pays impérialistes comme la Chine, les États-Unis, le Canada, le Japon, la Russie et l’État sioniste qu’est Israël, mais certainement pas aux plus petits – qui eux sont victimes des politiques des pays les plus riches.Comme conclusion, Pratte fait allusion au « très respectable Roméo Dallaire » qui, un jour, sorti une phrase de sa bouche à en faire rager plus d’un : « La responsabilité internationale, ce n’est pas seulement donner de l’argent pour le développement international. C’est aussi des sueurs, des grincements de dents et, parfois, le sang de nos jeunes. »

Ces jeunes dont il parle, ils se font constemment juger, critiquer, insulter, taire, mépriser et littéralement ignorer au point de se faire qualifier d’idéalistes. Alors que ces patrons et élitistes, bien confortables dans leur pouvoir et montagnes d’or, se marrent avec un verre de vin dans une main et un cigare dans l’autre, les jeunes sont utilisés comme de la chair à canon au nom de leurs idées, leurs profits et leurs volontés. Est-ce l’avenir de nos prochains : la guerre ?

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Lock-out au Journal de Québec

Posted by L'Agitateur sur 22 avril, 2007

Plus de travail, moins de paye !

C’est ce qu’exige, dans nos mots vulgarisés, l’employeur a décrété en ce dimanche : un lock-out.

L’employeur souhaite que ses journalistes, qui gagnent en moyenne 86 000 $ par année, soient plus polyvalents et adoptent la semaine de travail de cinq jours, au lieu de quatre comme c’est le cas présentement.

C’est désolant. Les employés avaient déjà refusé les offres patronles en fin février de cette année, et maintenant l’employeur a décidé d’agir par la force ! Quel bouffon.

L’employeur réclame aussi le départ d’un certain nombre d’employés de bureau puisque l’entreprise s’est dotée d’un centre d’appel central pour les annonces classées, à Kanata, dans la région d’Ottawa.

Vraiment tout pour avoir plus de profits…

==> Lire la suite
(Ce blogue est à surveiller pour avoir plus de détails dans un futur proche)

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