Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘Militaire’

Hey les enfants ! Ça vous dit une carrière militaire dans les forces armées canadiennes ?

Posted by Libertad ! sur 14 octobre, 2007

Armée - enfants

L’école primaire Saint-Charles-de-Bourget, au Saguenay, qui est axée sur l’activité sportive et le plein air, a décidé d’organiser un projet éducatif de valorisation de la carrière militaire. Cette idée sème la controverse dans la région.

Dans le contexte où l’armée canadienne cherche désespérément des appuis à ses troupes, cela ne nous étonne aucunement. Après le flop de sa propagande auprès des adolescentEs au secondaire (avec un « super emploi à temps partiel » !) et l’échec des reportages des journalistes du Journal de Montréal ou de TVA auprès des adultes, voici maintenant qu’elle vise les enfants de la première année du primaire !

Les jeunes auront la «chance» de vivre des activités physiques inspirées de l’entraînement militaire, des rencontres avec des militaires professionnelLEs et participeront aussi à des activités d’appuies aux troupes canadiennes en Afghanistan.

C’est bien beau vouloir développer des projets stimulants pour les enfants, mais nullement dans un contexte propagandiste ! Les campagnes de McDonald’s dans certaines écoles américaines en faveur de l’activité physique sont un autre exemple de l’aberrance de la propagande et la publicité fait aux jeunes.

Nous le disons : les jeunes, quelque soit leur âge, ne sont pas de la chair à canon !

==> En savoir plus

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Image de la semaine

Posted by Libertad ! sur 13 octobre, 2007

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Irak: échec pour les démocrates au congrès

Posted by Libertad ! sur 10 septembre, 2007

Le général David Petraeus, le plus haut gradé américain en Irak, a estimé lundi devant le Congrès des États-Unis que les renforts militaires envoyés dans ce pays avaient engrangé des succès et mis en garde contre tout retrait précipité qui pourrait bénéficier à l’Iran.

Loin de répondre au souhait des démocrates qui veulent un désengagement américain en Irak, après «l’échec» de la stratégie d’envoi de troupes supplémentaires, il a au contraire valorisé les choix de George W. Bush.

L’Irak est en ce moment plongé dans le chaos, une guerre civile entre différentes factions religieuses. Cependant, l’origine de ce problème provient de l’attaque impérialiste des États-Unis.

Cette guerre, qui fait couler le sang de tout côtés est de plus en plus contesté, que ce soit durant des manifestations populaires, aux États-Unis ou à l’étranger, ou encore par un congrès à majorité démocrate, qui bien que Parti soit aussi mauvais que les républicains sur de nombreux points, il semble déjà plus écouter l’opinion publique.

Malheureusement, le président Bush et son fameux droit de veto (totalement anti-démocratique), possède un pouvoir et une arrogance à un niveau qu’aucun président n’aura eu auparavant, pas même le populiste Ronald Reagan durant la guerre froide.

Dernièrement, le congrès voulait adopter un calendrier de retrait des troupes, mais avant toute, ils devaient écouter le témoignage du plus haut placé militaire dans le pays occupé. Selon le général David Petraeus, la «sécurité se serait amélioré et si il y avait retrait immédiat des troupes, l’Iran sera le grand gagnant.»

«Il est évident que l’Iran serait le grand gagnant, et qu’il pourrait consolider son influence sur les ressources, voire le territoire de l’Irak», a-t-il jugé.

L’attaque de l’Irak s’est fait sous des propos mensongers (Saddam possède des armes de destruction massive, alors que c’est totalement faux) et que les pétrolières américaines contrôlent les ressources du pays. Comme toujours, l’Iran est toujours brandi comme un épouvantail, comme le monstre dans la région. Même si nous pourrions être contre ce type de gouvernement théocratique, l’Iran représentera toujours un danger moindre que les États-Unis, qui sont le principal obstacle à la sécurité mondiale.

Plus objectivement, la sécurité en Irak semble s’améliorer selon les points de vues officiels, notamment chez le «premier ministre» Nouri al-Maliki et les hauts placés militaires américains qui applaudissent les décisions de Bush d’envoyer des renforts en Irak, au grand désarroi de population américaine et du reste du monde. Cependant, chez les gens ordinaires dans le pays, 61% pensent que la sécurité s’est détériorée depuis les six derniers mois.

==> Lire la suite

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Privatisation de la guerre : la rapacité des capitalistes à son stade ultime

Posted by Libertad ! sur 3 septembre, 2007

« Nous n’irons pas en Irak » : voilà ce que l’ancien premier ministre Jean Chrétien avait répondu suite aux demandes de l’administration américaine voulant que le Canada participe à la coalition impérialiste pour piller l’Irak et plonger le Moyen-Orient dans le chaos. Mais en 2007, le Canada est-il vraiment absent en Irak? Le pays (ou plutôt, la bourgeoisie canadienne) n’a pas de troupes officielles en Irak mais par contre, plusieurs entreprises privées canadiennes y sont et profitent amplement des contrats de l’armée américaine, notamment dans le domaine de la « sécurité » et des hélicoptères.Cela illustre un phénomène qui, loin d’être nouveau, connaît une augmentation sans précédent depuis la dernière décennie. De plus en plus, les armées impérialistes font affaire avec des entreprises privées pour faire de la sous-traitance. Parmi ces entreprises, nous pouvons entre autre mentionner le cas de GardaWorld, qui est d’ailleurs un des fleurons du capitalisme québécois. Se présentant comme la « cinquième plus grande entreprise de services intégrés en sécurité physique et en transport de valeurs au monde », la firme Garda est employée par les autorités en place en Irak pour protéger les oléoducs, les personnalités publiques, les journalistes, les gens d’affaires et escorter des convois militaires.

Ces mercenaires, dont plusieurs sont des étrangers, sont parfois payés jusqu’à 1 000 dollars par jour pour faire la « sale job », mais cela ne va pas sans risque : plus de 900 d’entre eux (dont une majorité d’Américains) ont été tués depuis 2003, et on n’a toujours pas trouvé les quatre mercenaires britanniques qui ont kidnappés au mois de mai et qui travaillaient d’ailleurs pour Garda. Il y aurait plus de 20 000 « agentEs de sécurité » de la sorte selon les sources officielles, mais peut-être beaucoup plus selon certains observateurs. 1

Un autre cas d’entreprise canadienne qui travaille pour les autorités américaines est Bell Helicopter, la même qui se plia à l’exigence des États-Unis et empêcha des travailleurs originaires de certains « États voyous » de travailler à la fabrication d’hélicoptères destinés à l’armée américaine. 2 Par « État voyou », l’administration Bush entend en fait des pays qui résistent à l’impérialisme US tels que Cuba, le Venezuela, la Corée du Nord et l’Afghanistan.

Cette nouvelle mode à la logique néo-libérale (la privatisation de la guerre) fut très critiquée au courant des derniers mois par la presse de gauche, tant française qu’américaine, et même aussi par le chroniqueur bourgeois du Journal de Montréal, Richard Martineau 3, qui prenait l’exemple de Blackwater – une compagnie américaine qui entraîne des militaires et qui affirme vouloir « appuyer la sécurité, la paix, la liberté et la démocratie aux quatre coins de la planète »… mais qui entend par là défendre la liberté d’exploitation pour les riches dans les pays opprimés, la fausse démocratie de la bourgeoisie et la sécurité personnel des capitalistes, au détriment de celle de la classe ouvrière et des peuples opprimés.

Même si la privatisation de la guerre peut sembler nouvelle, ça ne veut pas dire que ça ne se fait pas depuis des décennies : la « nouveauté » du phénomène, c’est que l’entreprise privée ne se contente plus de participer à la fabrication et l’entretien du matériel militaire, mais qu’elle intervient désormais au niveau de la fourniture des troupes. Le 17 janvier 1961, alors qu’il était en fin de mandat, le président Dwight Eisenhower avait déjà mis en garde les AméricainEs contre le danger que pourrait représenter le « complexe militaro-industriel » :

« Cette conjonction entre un immense establishment militaire et une importante industrie privée de l’armement est une nouveauté dans l’histoire américaine. […] Nous ne pouvons ni ignorer, ni omettre de comprendre la gravité des conséquences d’un tel développement. […] Nous devons nous prémunir contre l’influence illégitime que le complexe militaro-industriel tente d’acquérir, ouvertement ou de manière cachée. La possibilité existe, et elle persistera, que cette influence connaisse un accroissement injustifié, dans des proportions désastreuses et échappant au contrôle des citoyens. Nous ne devons jamais permettre au poids de cette conjonction d’intérêts de mettre en danger nos libertés ou nos méthodes démocratiques. Rien, en vérité, n’est définitivement garanti. Seuls des citoyens alertes et informés peuvent prendre conscience de la toile d’influence tissée par la gigantesque machinerie militaro-industrielle et la confronter avec nos méthodes et objectifs démocratiques et pacifiques, afin que la sécurité et les libertés puissent fleurir côte à côte. »

Bien beau discours, même si ce président est en grande partie responsable de la participation impérialiste des États-Unis dans la guerre du Vietnam! D’ailleurs, l’agent orange fut développé (c’est John. F. Kennedy qui donna le feu vert pour sa conception) par de nombreuses industries chimiques, dont Monsanto et Dow Chemical. Cet herbicide, extrêmement nocif et entièrement conçu par des entreprises privées qui profitaient des contrats de l’administration américaine, a fait des centaines de milliers de morts en Asie du Sud, de 2,1 à 4,8 millions de personnes ayant été touchées directement. Il a encore des effets néfastes sur la santé publique au Vietnam, des enfants naissant encore avec des malformations et des maladies graves qui lui sont attribuables. 4

De nos jours, les nombreuses sociétés militaires privées et leurs clients opèrent dans plus de 50 zones de conflits dans le monde; leur principal client, Washington, a signé à lui seul pas moins de 3 000 contrats avec des firmes privées au cours de la dernière décennie. Leur revenu atteint environ 100 milliards de dollars 5, soit environ 1/12 de toutes les dépenses militaires qui se font dans le monde chaque année (1 204 milliards de dollars en 2006 pour l’ensemble de la planète). 6

Une des caractéristiques les plus frappantes dans ce fameux complexe militaro-industriel est possiblement est sa présence au sein même du gouvernement américain. Nous n’avons qu’à prendre l’exemple de Dick Cheney, qui était le PDG de Halliburton, une entreprise spécialisée dans le domaine pétrolier et la défense. Ces « private military firms » sont aussi accusées d’avoir donné des millions de dollars au Parti républicain pour graisser la patte à ses dirigeantEs et ainsi, pouvoir bénéficier de juteux contrats en Irak, en Afghanistan et même dans des pays comme les Philippines et la Colombie. 7

Le phénomène de la privatisation de la guerre illustre à la fois la rapacité des capitalistes et l’état de putréfaction dans lequel baigne désormais leur désordre mondial. Le jour viendra où ces gens-là n’auront plus le loisir de profiter de la misère des pauvres gens et des destructions massives causées par les guerres impérialistes.

Capitalistes, hors d’Irak!
Canada, hors du Moyen-Orient!

Antho

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L’agence canadienne aide drôlement Kandahar

Posted by L'Agitateur sur 3 septembre, 2007

Un très récent rapport a été publié par le Conseil Senlis traitant du sujet de l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI) dans la province de Kandahar, en Afghanistan. Cette région au sud du pays est sous contrôle, dû moins sous la présence impérialiste canadienne avec celle de l’aide humanitaire entre autre.

Selon ce rapport, les bonnes nouvelles sont minimes :

  • La Croix-Rouge a établi une pharmacie dans l’hôpital à Khadahar en donnant gratuitement des médicaments aux patientEs de cette dernière.
  • L’aide d’un chirurgien et d’un obstréticien sont également sur les lieux afin d’améliorer les services et d’aider à la formation un personnel.
  • La Croix-Rouge fait des réparations afin d’en augmenter la capacité dans la direction de l’hôpital, et en planifient d’autres sur le toit de ce dernier.
  • Les employéEs de la Croix-Rouge sont expérimentéEs pour aider le Ministre de la Santé dans la restauration de l’établissement.
Par contre, les mauvaises nouvelles sont par milliers, et nous vous en faisons un petit extrait en triant par sujet. (pour savoir le reste, consultez le rapport)

Hôpital de Mirwais : Selon le rapport, aucune évidence de lien n’a pu être trouvé entre les informations données par l’ACDI et les travaux (financés ou non) fait par cette dernière. Il en est tout autant pour l’absence du projet de la salle d’attente pour accouchement dans la liste de projets par l’ACDI. La situation à l’hôpital reste désespérante :

  • Non seulement les « salles partagées » existent encore, mais c’en est pire qu’avant ! Par exemple, une des salles partagées avait de 28 enfants pour seulement huit lits.
  • L’hôpital est toujours en pénurie d’équipements de base, et d’opérations ménagères.
  • Le personnel demande toujours plus d’équipement, plus d’entrainement, plus d’assistance en général.
  • Il n’y a ni air conditionné, ni ventilateur, ni chauffage.
Aide alimentaire : L’ACDI a déclaré avoir distribué des milliers de tonnes de nourriture aux affaméEs de Kandahar. Or, selon le rapport, il a été impossible d’obtenir quelconque information sur les points spécifiques de distribution alimentaire pour valider les déclarations.

Développement d’infrastructure : L’ACDI a déclaré avoir fourni 18,5$ millions canadiens au développpement d’infrastructure de Kandahar. Le rapport a trouvé une évidence de cinq millions de dollars bel et bien transférée dans les coffres de la région. Comme exemple, ça peut être la construction d’un pont. Par contre, les entrevues des travailleurs sur place ont donné des réponses plutôt maladroites : sans assurance accident ou maladie, les travailleurs sont automatiquement remplacés sans compensation.

Pour en savoir plus, dont des questions sans réponses, consultez le rapport à la fin du billet.

Pendant ce temps, à Ottawa, alors que Peter MacKay dit avoir affirmé à ses amis de l’OTAN que les canadiens ne seront plus de la partie dès février 2009 en quittant le sud d’Afghanistan, l’Agence Canadienne de Développement International restera après cette date. Même que Stephen Harper, en juin dernier, a déclaré que la mission canadienne en Afghanistan ne pourra se poursuivre si, lors d’un vote en assemblée, les partis de l’opposition ne soutiennent pas le gouvernement minoritaire.

==> Aide à Kandahar : des projets qui tardent à se concrétiser
==> Rapport de Conseil Senlis sur l’ACDI en Afghanistan
==> Peter MacKay dit que les soldats canadiens ne resteront pas après 2009

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Bush envisage la conscription

Posted by Hugo Jolly sur 11 août, 2007

Selon un haut responsable militaire et conseiller spécial de George W. Bush, le général Douglas Lute, la conscription serait une option à considérer. Rappellons que cette même conscription avait été abandonnée en 1973 aux États-Unis.

M. Lute a affirmé, lors d’une entrevue à la radio publique NPR que «cela avait un sens de reconsidérer la conscription.» Il a d’ailleur ajouté que cette option «avait toujours été une option sur la table».

«Au final, c’est une question de politique afin de faire face, d’une manière ou d’une autre, aux besoins militaires du pays», a-t-il ajouté.

Le haut responsable a toutefois aussi estimé que le recrutement sur la base du volontariat marchait «parfaitement bien» et que l’administration n’avait pas estimé qu’il devait être remplacé par la conscription.

La Maison-Blanche a aussi tenté de prévenir toute polémique en écartant tout débat sur la conscription.

«Le président (Bush) pense qu’une armée formée exclusivement de volontaires sert bien le pays et aucune discussion n’est en cours sur un retour à la conscription», a dit une porte-parole de la Maison-Blanche, Dana Perino, à Kennebunkport (Maine, nord-est), où M. Bush s’est retiré pour le week-end.

Selon elle, «les propos du général Lute sont conformes à la politique déclarée du président».

==> La nouvelle sur Cyberpresse

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l’Irak se déteriore malgré la croisade de Bush

Posted by L'Agitateur sur 9 août, 2007

Les conditions en Irak s’empirent, et deviennent plus morbides qu’elles n’étaient sous le pouvoir de Saddam Hussein, dictateur instauré par la volonté des États-Unis. L’eau, la nourriture, les médicaments et la sécurité manquent beaucoup plus à l’heure actuelle qu’avant. Bien que la Droite s’entête à dire que des « jobs sont crées », leurs conditions de vies sont maccabres et la coalition n’a aucunement les moyens, l’effort, le morale et l’accueil nécessaire pour ramener le pays à la stabilité selon leur visée politique.

Certes, selon un représentant de l’UNICEF, la situation des jeunes générations irakiennes, soit les enfants, s’est fortement aggravée depuis un an. Encore là, les conditions sont bien pires qu’il y a trois ans ! Dans la même optique, le nombre de femmes par foyer a augmenté de façon dramatique dû aux nombreuses pertes humaines (la plupart des hommes) en Irak. Par ce fait même, « beaucoup de ces femmes sont trop effrayées pour amener leurs enfants à l’hôpital ou les envoyer à l’école » puisque le mari, le frère, l’oncle ou tout autre homme de la maison a été victime des violences.

Selon Dan Tool, vice-directeur exécutif du Fonds de l’ONU pour l’enfance, la situation en Irak est préoccupante car l’attention sur celle-ci « se focalise sur la situation politique et sécuritaire, et non sur la vie quotidienne des Irakiens, avec son lot de privations, de manque de nourriture, de manque de biens médicaux. » Il faut aussi ajouter à cela la question économique, où les compagnies privées étrangères pétrolières, de restauration rapide et commerces de détail ont déjà pris le contrôle d’une partie du pays.

Alors que ces dernières prennent petit à petit de la place dans le pays et « fournissent des jobs » (c’est très bon selon la Droite, peu importe les conditions), l’Irak sombre dans une grande crise humanitaire. Cette crise peut être perçue comme pire que l’invasion américaine et le régime de Saddam Hussein, instauré par les États-Unis. Voici quelques chiffres qui, selon nous, sont choquants.

  • 43% des IrakienNEs vivent actuellement dans l’ultra-pauvreté
  • 28% des enfants souffrent de malnutrition, soit 9% de plus qu’au début de la guerre (2003)
  • 70% de la population n’a pas accès à des réserves d’eau adéquates, soit 20% de plus qu’au début de la guerre
  • 80% des habitantEs n’ont pas accès à des installations sanitaires convenables
  • 32% des déplacéEs n’ont pas accès au système public de distribution (SPD) alimentaire, et 51% rapportent en reçevoir parfois.
  • Un exode des cerveaux est en cours : à la fin de 2006, 40% des médecins, enseignantEs, ingérieurs de l’eau et plusieurs autres professions de la fonction publique ont quitté l’Irak pour chercher du travail ailleurs.
Ces chiffres viennent d’un rapport d’OXFAM, en coalition avec 280 organisations non gouvernementales. Ce rapport nous donne une bonne idée de la situation pénible qui est en train de prendre le dessus du pays, et qui l’amène dans l’ombre.

De plus, le gouvernement irakien crée sous les yeux et les règles de jeu des États-Unis se déstabilise tellement au point d’être fragile et possiblement éclater. Sur les 40 ministres du gouvernement mis en place en juin 2006, 17 d’entre eux s’y opposent par boycott ou démission. Le fait même que les sunnites, chiites, laïcs et kurdes n’approuvent pas le gouvernement et refusent d’y donner confiance montre bien un certain refus de l’Élite sunnite avec l’alliance à la coalition, notamment les États-Unis.

Ainsi donc, le chaos règne dans plusieurs régions de l’Irak, et pendant ce temps…

  • La dette extérieure consacrée uniquement à cette guerre de la part des États-Unis dépasse déjà 400$ milliards. Chaque citoyenNEs du pays devra payer une énorme somme en taxes pour des générations futures afin de rembourser ce que l’administration Bush doit. Les responsables ne sont pas les habitantEs des États-Unis, mais bien celle de l’Élite même qui a orchestré et préparé cette attaque contre l’Irak dès 1998.
  • Le nombre de morts américaines en Irak dépasse celui des victimes des tours jumelles du World Trade Center, ce qui semble un peu ironique. Il continue de monter, autant que les morts irakiennes qui se comptent par plusieurs centaines chaque semaine, pour un total de dizaines de milliers depuis 2003. Certaines estimations vont même jusqu’à 300 000 morts irakiennes ! Malgrés ces morts, l’armée américaine continue toujours de grossir en Irak, atteignant cette fois-ci environ 162.000 soldats actifs !
  • Le lien, disaient-ils, avec les attentats du 11 septembre 2001 était dû au fait que l’Irak avait des infrastructures terroristes et qu’Al-Qaïda y abritait. Pourtant, cette organisation semblait quasi-inexistante bien avant les attentats du 11 septembre 2001 revendiqués par ces salafistes. L’Élite tente de nous faire croire qu’elle est omniprésente, très dangereuse et bien organisée. Or, si nous comparons les attaques d’Al-Qaïda contre les États-Unis même, les matériaux, les forces, les victimes et les influences sont très différentes. Un peu comme un empereur qui qualifie le pirate de lui voler ses biens alors qu’il possède toute la planète ! Bien sûr, n’oublions pas que sans empereur, il n’y aurait pirate, tout comme le communisme et le capitalisme.
  • Les alliés de Bush démissionnent et se retournent contre lui, trouvant sa politique complètement déconnectée et très mal organisée. De l’autre côté, il y a les démocrates qui ont pris le contrôle du Sénat et du Congrès tout récemment, et se montrent pour la plupart favorables à un retrait des troupes américaines d’Irak. Le plan de l’administration Bush ne va plus aussi bien qu’avant, et cela risque de changer dramatiquement avec l’élection d’une nouvelle présidence qui ne sera pas à tendance Bushienne et républicaine.
Tout ça, c’est sans compter les mercenaires venus d’un peu partout à travers la région orientale, voire même à travers la planète. Tous au service de certaines multinationales, de la Mossad ou d’un gouvernement quelconque, ils sont payés pour maintenir la peur et le chaos, ainsi qu’assassiner des intellectuelLEs, afin d’obtenir de modiques sommes pour survivre dans un tel enfer. Sinon, c’est pour être bien payé – selon celui qui engage – et protéger les intérêts de la dite Élite (gouvernement, multinaional, services secrets). Bien que cela semble simpliste, certaines ressemblances de l’Irak d’aujourd’hui avec l’Espagne de 1936~39 sont visibles (terrain vaste pour tester les armements et stratégies militaires).

Ce que nous disons, Reactionism Watch, est simple : armées impérialistes, hors d’Irak ! Ni hégémonie, ni assimilation, ni occupation !

Ce qu’il nous reste à savoir, c’est quand que cette guerre finira.

==> Condition des enfants en Irak (2)
==> Crise humanitaire irakienne (2 – PDF) (3)
==> Planification secrète de la colonisation de l’Irak
==> Le gouvernement irakien au bord de l’éclatement
==> La présence impérialiste américaine gonfle
==> Assassinats de scientifiques irakienNEs (2) (3) (4) (5)
==> Antiwar.com – ressource d’informations anti-guerre
==> Mercenaires en Irak (2) (3) (4) (5) (6)

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Hiroshima, mon amour

Posted by Libertad ! sur 6 août, 2007

Le 6 août 1945, le soleil s’écrasa sur la ville japonaise d’Hiroshima, et quelques jours plus tard sur Nagasaki. Plus précisément, il s’agissait de deux bombes nucléaires nommés Little Boy et Fat Man que les États-Unis larguèrent sur le Japon pour mettre fin à la guerre selon leur point de vue.

Les allemands ont été vaincus par les troupes soviétiques en Allemagne et écartés de l’Europe de l’Ouest par les puissances occidentales (dont les États-Unis), mais la guerre faisait encore rage dans le Pacifique et les combats s’étaient rendus jusqu’au Japon. La bataille d’Okinawa fut l’une des campagnes les plus violentes de la guerre en Asie pour les anglo-saxons : plus de 20 000 morts pour capturer une minuscule île.

Cette bataille devint mythique grâce à l’image des soldats qui plantèrent le drapeau américain sur le champ de bataille. Il ne semblait plus y avoir de solution sauf une seule, selon le gouvernement américain : utiliser l’offensive nucléaire pour terrifier l’empereur du Japon et, du même coup, prouver la supériorité des États-Unis sur l’U.R.S.S. qui avait gagné en prestige à travers le monde suite à la victoire des communistes sur les fascistes.

Mais est-ce que cette solution des États-Unis pour régler le conflit était trop radicale ? La réponse est simple : oui. En effet, il existait de nombreuses autres alternatives et le Japon était prêt à se rendre sur des conditions comme le maintient de la monarchie (ce qui sera de toute manière respectée par la suite), selon des informations décryptées par l’espionnage électronique.

Le Japon était déjà détruit, il n’y a plus aucune infrastructure, les habitantEs avaient le morale à terre et la nourriture se faisait rare. Les bombardements de Tokyo avait porté un dur coup aux fascistes. Peu importe, on bombarde quand même ! Suite aux bombardements, plus de 350 000 personnes sont mortes à dû aux conséquences directes (déflagration) ou indirectes (radiation). Les effets sont encore très visible aujourd’hui sur les survivants.

Certains vont nous reprocher que nous éclipsons les crimes de guerres japonais dans cet article, mais nous vous disons ceci : ce billet vise essentiellement à critiquer le point de vue davidien selon lequel ces bombardements étaient inévitables et essentielles alors que ce n’était pas le cas. Nous avons d’ailleurs fait une bonne dénonciation des horreurs commises par les troupes impériales japonaises dans un billet écrit il y a quelques mois. Voici le lien :

Référendum sur la révision de la constitution

Notre position sur le sujet est très claire : tout le monde est coupable ! Nous critiquons à la fois le «vaincu» et le «vainqueur», car les gestes commis par ces deux pays sont impardonnables.

Les conséquences du bombardement :

La puissance dissipée par la bombe a été estimée à 14 000 tonnes de TNT. Cette énergie est transformée en chaleur et en souffle pour 85% et en radiations pour 15%. Chacun de ces trois effets est dévastateur.

Dès le premier millionième de seconde, l’énergie thermique est libérée dans l’atmosphère et transforme l’air en une boule de feu qui atteint un kilomètre de diamètre en quelques secondes au-dessus d’Hiroshima.

Au sol, la température atteint plusieurs milliers de degrés sous le point d’impact. Dans un rayon de 1 km, tout est instantanément vaporisé et réduit en cendres. Jusqu’à 4 km de l’épicentre, bâtiments et humains prennent feu spontanément ; les personnes situées dans un rayon de 8 km souffrent de brûlures au 3° degré. (Voir le témoignage du Docteur Michihiko Hachiya )

Après la chaleur, c’est au tour de l’onde de choc de tout dévaster: engendrée par la phénoménale pression due à l’expansion des gaz chauds, elle progresse à une vitesse de près de 1.000 km/h, semblable à un mur d’air solide.

Elle réduit tout en poussières dans un rayon de 2 km. Sur les 90.000 bâtiments de la ville, 62.000 sont entièrement détruits. Le troisième effet, encore très méconnu en 1945, et spécifique à cet arme est celui des rayonnements.

Il entraîne des cancers, des leucémies… Il est d’autant plus terrifiant que ces effets n’apparaissent que des mois, voire des années après l’explosion. Les femmes enceintes au moment de l’explosion donnent naissance à des bébés atteints de malformations, en particulier de microcéphalie.

Nous pouvons aussi ajouter que les conséquences qui perdurent encore aujourd’hui est cette course aux armements nucléaires que se livrent plusieurs pays. La guerre froide est d’ailleurs le résultat direct d’Hiroshima. Cette dernière donna aussi au Japon sa position anti-militariste et devint le fer de lance du combat pour les environnementalistes et militantEs anti-nucléaire du pays. Malheureusement, le gouvernement conservateur japonais souhaite modifier la constitution afin de permettre le retour au militarisme national, tout en amenant la possibilité d’avoir des têtes nucléaires au grand désarroi d’une majorité de la population.


Pour ceux et celles qui connaissent un peu la culture et l’histoire moderne du Japon, nous savons que ces deux évènements ont beaucoup joué sur la culture populaire du pays. Nous n’avons qu’à prendre l’exemple sur les films de Godzilla, le monstre radioactif qui ravagea la ville de Tokyo dans sa première apparition du classique de 1954, et ses suites avec d’autres monstres radioactifs. La critique de ces films était très claire : l’humanité court un grand péril avec une telle technologie. Godzilla représentait les ravages et la peur de la menace nucléaire.

Dans un tout autre registre, avec certains liens aux précédents films, les japonaisES connaissent très bien l’histoire de la petite Sadako Sasaki qui fut exposée au rayonnement et qui devint cancéreuse. Ayant entendue cette vieille légende qui dit : « Quiconque plie mille grues de papier verra son vœu exaucé », elle se mettra à plier et à plier des grues dans l’espoir de trouver la guérison jusqu’à sa mort en 1955. Elle en avait fait 644. La tradition se perpétua chez les enfants japonaisES, ainsi que pour ceux et celles qui ont un proche ou qui souffrent eux(elles)-mêmes d’une maladie.

Le cinéma mondial sera aussi marqué par ces évènements, comme dans le film franco-japonais Hiroshima, mon amour (1959).

==> Source
==> Hiroshima mon amour

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Amnistie Internationale dénonce la torture commis contre les opposants du gouverneur de Oaxaca

Posted by Hugo Jolly sur 3 août, 2007

Rappel des événements
L’État mexicain d’Oaxaca a été embrouillé par un conflit qui a duré plus de sept mois et s’est soldé par au moins dix-huit morts et l’occupation de la capitale d’Oaxaca par l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO). Le conflit a émergé en mai 2006 lors d’une grève impliquant le syndicat local des enseignants et le mouvement s’est élargi en noyautant l’APPO contre le gouverneur de l’État, Ulises Ruiz Ortiz. Les opposants ont demandé la démission d’Ortiz qu’ils accusent de corruption et d’actes de répression.


Irene Khan, secrétaire générale d’Amnistie Internationale a dénoncé, mardi à Oaxaca, les actes de tortures contre les opposants au gouverneur de l’État d’Oaxaca au sud du Mexique.

Les autorités d’Oaxaca sont responsables «d’une série d’abus, de mauvais traitements et de tortures contre leurs opposants, dans une situation d’impunité puisqu’elles refusent d’ouvrir des enquêtes», a déclaré Irene Khan lors d’une conférence de presse.

Depuis son arrivée au Mexique lundi, Madame Khan a rencontré des victimes de violations des droits de l’Homme commises en 2006 et 2007 lors du conflit qui a opposé les enseignants et militants de gauche au gouverneur Ulises Ruiz, qu’ils accusent de répression et de corruption.

Dans son rapport, elle souligne que de juin 2006 à juin 2007, des dizaines de personnes «ont été victimes de détentions arbitraires et emprisonnées dans droit de communiquer, dont plusieurs mineurs».

Elle a ajouté que des «policiers en civil» étaient responsables de violations des droits de l’Homme, «visiblement autorisés et soutenus par les autorités de l’État (d’Oaxaca)».

Selon elle, «les principales victimes de ces abus sont des professionnels de l’éducation» et des membres de l’APPO (Association populaire des peuples d’Oaxaca) qui rassemble des étudiants et des militants d’organisations indiennes.

Comme Amnesty International, plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont dénoncé les mauvais traitements et l’impunité dans l’État d’Oaxaca.

À la fin de son séjour au Mexique, Irene Khan doit être reçue par le président Felipe Calderon et demande au gouvernement mexicain, comme lors de sa précédente visite, de faire respecter le droit.


==> La nouvelle sur Cyberpresse
==> Les événements sur Wikipedia

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Tournée de l’administration Bush dans le monde arabe

Posted by L'Agitateur sur 31 juillet, 2007

Toujours sur la lancée anti-iranienne des anglo-saxons, les chefs de la diplomatie et de la défense des États-Unis ont entrepris un voyage dans le Proche-Orient, débutant avec l’Égypte, afin de contrer l’influence iranienne dans la région. Ce même geste cherche aussi à gagner la sympathie des pays arabes, dont leurs alliés.

La secrétaire d’État, Condoleeza Rice, a déclaré avant son départ que les contrats d’armements militaires de sommes assez volumineuses visaient à contrer les propagations idéologiques dites « négatives » de l’Iran, d’Al-Qaïda, du Hezbollah et de la Syrie dans la région. Elle a entre autre accusé l’Iran de nourrir le terrorisme au Liban, de financer le mouvement Hamas, de soutenir les milices chiites en Irak et de vouloir se doter d’armes nucléaires. Cette dernière est une traduction américaine des termes « énergie nucléaire« .

Cette influence iranienne n’est, bien sûr, que présente dans le monde de la Droite néoconservatrice, dans la peur sunnite anti-chiite et de la Gauche soucieuse. Par ces accusations directes comme celles-ci, on oublie l’omniprésence anglo-saxone et occidentale à travers le globe durant plus d’un millénaire d’histoire. Que ce soit au niveau politique, social, militaire, économique : l’omniprésence y était.

Concernant l’aide iranienne auprès du Hamas et du Hezbollah, ainsi que des milices chiites en Irak, cela peut s’avérer vrai, mais les confirmations manquent contrairement aux accusations sans preuves. Le plus ironie dans cela, est le fait que les États-Unis aient déjà financé des groupes nationalistes réactionnaires, et souvent anticommunistes, dans le but de renverser l’État et d’en prendre contrôle pour ensuite servir les intérêts capitalistes. Nous pouvons nous souvenir des contras au Nicaragua ; des moudjahidins en Afghanistan ; des mercenaires à Cuba et au Tibet ; ainsi que les baasistes en Irak.

Il faut dire que les accusations sans fondements fleurissent mieux que les preuves mises sous silence…

Certes, Condoleeza Rice a aussi affirmé ceci à l’aéroport de Shannon, en Irlande :

« Il n’y a aucun doute : l’Iran constitue le défi le plus important lancé aux intérêts américains dans la région et au projet de Proche-Orient que nous voulons »

Il faut dire que leurs discours changent vite de cibles. Rappelons-nous, au début, des propos semblables à celui dit par Rice, mais en rapport avec l’URSS social-impérialiste. Souvenez-nous des « défis » des baltes, des basques, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique latine et encore.

Aujourd’hui, c’est le monde arabe, dont la principale cible est l’Iran – qui n’est soit dit en passant pas arabe. De ce fait, Téhéran – capitale d’Iran – accuse l’administration Bush de vouloir semer la division et la peur au sein même de la région par leurs armements. La secrétaire d’État réplique à cette accusion que « s’il y a déstabilisation de la région, il faut l’attribuer au régime iranien. » Comme quoi, dans toute cette affaire, le bouc-émissaire c’est l’Iran.

Certes, cette tournée n’a qu’un objectif : promouvoir l’idéologique anglo-saxone à travers le monde arabe qui, parmis les civils, beaucoup de résistances culturelles s’y font. Elle sert sans aucune doute à la préservation de la présence militaire dans les pays arabes dit « alliés », ainsi qu’en Afghanistan et Irak, afin de mieux concentrer les futures attaques contre l’Iran – ainsi que la Syrie -, les seuls territoires de la région n’ayant aucune présence militaire américaine.

L’Irak et l’Afghanistan n’étaient que des boucliers dans les mains de l’Iran ; aujourd’hui, ils sont dans les mains américano-sionistes (car oui, Israël joue un grand rôle dans cette affaire).

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==> L’Iran et la Syrie critiquent les contrats d’armements

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