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Qui a peur du nucléaire civil iranien? (Thierry Meyssan, Voltaire) -À lire!!!-

Posted by sylvainguillemette sur 1 juillet, 2010

Pour Thierry Meyssan, le débat sur l’existence d’un éventuel programme militaire nucléaire iranien n’est qu’un écran de fumée. Les grandes puissances ont arrêté leur transfert de technologie dès la chute du Shah et la Révolution islamique a condamné le principe de la bombe atomique. Les prétendus soupçons occidentaux ne sont que des artifices utilisés pour isoler un Etat qui remet en cause la domination, militaire et énergétique, des puissances nucléaires et leur droit de veto au Conseil de sécurité.

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Aparté lors du vote de la résolution 1929 (9 juin 2010). Dans le sens des aiguilles d’une montre : les ambassadeurs allemand, britannique, chinois, russe, français et états-unien.

© UN Photo/Evan Schneider

La Maison-Blanche a diffusé un dossier de presse expliquant aux journalistes ce qu’est la résolution 1929 du Conseil de sécurité [1]. Le contenu de ce document — et la vaste campagne de communication qui l’a soutenu — a été repris comme à l’habitude par les grands médias occidentaux sans la moindre réflexion critique.

Selon la presse occidentale — c’est-à-dire selon la Maison-Blanche dont elle est s’est fait pour l’occasion le perroquet — la résolution a été adoptée par « une base très large » et constitue « une réponse au refus constant de l’Iran de se plier à ses obligations internationales relatives à son programme nucléaire ». Voyons ce qu’il en est.

Sur 15 membres du Conseil de sécurité, 12 ont voté pour (dont les 5 membres permanents), 1 s’est abstenu, et 2 ont voté contre [2]. Cette « base très large » masque en réalité un nouveau clivage : pour la première fois dans l’histoire du Conseil, un bloc de nations émergentes (le Brésil et la Turquie, soutenus par l’ensemble des pays non-alignés) s’est opposé aux membres permanents (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et à leurs vassaux. Ainsi, cette « unanimité moins deux voix » exprime en réalité une fracture entre le directoire des Cinq Grands et ce que l’on doit à nouveau appeler le Tiers-monde (par analogie avec le Tiers état [3]), c’est-à-dire ceux dont l’avis ne compte pas.

Le Brésil a joué un rôle central dans l’élaboration du traité de Tlatelolco, qui fait de l’Amérique latine une « zone exempte d’armes nucléaires ». La Turquie œuvre activement à faire du Proche-Orient une autre « zone exempte d’armes nucléaires ». Personne ne doute que ces deux Etats soient sincèrement opposés à la prolifération des armes nucléaires. Personne ne doute non plus que la Turquie, qui partage une frontière commune avec l’Iran, soit particulièrement vigilante pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique.

Alors pourquoi ont-ils voté contre la résolution 1929 ? Comme nous allons le voir, la problématique posée par les grandes puissances n’est qu’un écran de fumée pour masquer un débat de fond dans lequel l’Iran et les non-alignés mettent en cause leurs privilèges.

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L’ayatollah Rouhollah Khomeini (1902-1989). Il déclare les armes de destruction massive incompatibles avec l’islam.

Le mythe de la bombe iranienne

A l’époque du Shah Reza Pahlevi, les Etats-Unis et la France mirent en place un vaste programme visant à doter Téhéran de la bombe atomique. Il était admis, au vu de l’histoire du pays, que l’Iran n’est pas un Etat expansionniste et que de grandes puissances pouvaient lui confier sans risque cette technologie.

Ce programme fut interrompu par les Occidentaux au début de la Révolution islamique et donna lieu à un long contentieux financier autour de la société Eurodif. Selon les autorités iraniennes, il n’a jamais été repris.

L’ayatollah Khomeini et ses successeurs ont condamné la fabrication, le stockage, l’utilisation, et la menace d’utilisation de l’arme nucléaire comme contraires à leurs valeurs religieuses. Selon eux, il est moralement inacceptable d’utiliser des armes de destruction massive qui tuent indistinctement civils et militaires, partisans et adversaires d’un gouvernement. Cette prohibition a pris force de loi avec le décret émis par le Guide suprême de la Révolution, l’ayatollah Khamenei, le 9 août 2005.

Les dirigeants iraniens ont déjà montré leur obéissance à ce principe et le peuple iranien l’a déjà payé très cher. C’était au cours de la guerre lancée par l’Irak contre le pays (1980-88). Saddam Hussein fit tirer des missiles non guidés sur les villes iraniennes. L’armée iranienne riposta à l’identique jusqu’à ce que l’imam Khomeini intervienne. Il fit cesser les tirs, en vertu de ce principe, interdisant de tirer à l’aveuglette sur les villes ennemies. Le pays fit le choix d’endurer une guerre plus longue plutôt que de la gagner en utilisant des armes non ciblées [4].

Compte tenu du mode de fonctionnement du pays, il ne paraît pas possible que des individus aient passé outre cet avis théologique et la mémoire des martyrs de cette guerre pour mettre en place un vaste programme secret de recherche et de fabrication de la bombe atomique.

La position iranienne anticipe le droit international. Ce n’est en effet qu’en 1996 que la Cour internationale de Justice de La Haye a mis en évidence que toute destruction massive est criminelle, et que le principe même de la dissuasion nucléaire, c’est-à-dire la menace de perpétrer un crime, constitue un crime en lui-même [5]. Cependant, l’avis de la Cour n’étant pas contraignant, mais uniquement consultatif, les grandes puissances n’en ont que faire [6].

Le mythe d’un programme militaire nucléaire iranien a été forgé par les Anglo-Saxons après leur invasion de l’Afghanistan et de l’Irak. Leur plan stratégique prévoyait de prendre ultérieurement l’Iran en tenaille à partir de ses deux voisins. Dans cette période, les services états-uniens et britanniques ont disséminé de fausses informations à ce sujet comme ils le firent à propos du prétendu programme d’armes de destruction massive de Saddam Hussein. Les données transmises aux alliés et à la presse étaient le plus souvent fournies par un groupe d’exilés iraniens, les Moujahidines du Peuple. Il s’est avéré depuis que ces exilés inventaient leurs informations au fur et à mesure des besoins. Au demeurant, ils vivaient en Irak et, même avec des soutiens familiaux locaux, ils n’étaient pas en mesure de pénétrer en Iran l’organisation très cloisonnée des Gardiens de la Révolution. Aujourd’hui les experts US reconnaissent que cette source était sans valeur. Seuls les néo-conservateurs et les services secrets français, qui protègent en France le siège mondial des Moujahidines, continuent à y croire [7].

Cette intox servit de référence au vote des résolutions 1737 (23 décembre 2006) [8] et 1747 (24 mars 2007) [9].

Les accusations à l’encontre de l’Iran furent abandonnées par Washington, le 3 décembre 2007, lorsque le directeur national du Renseignement le vice-amiral John Michael McConnell rendit public un rapport de synthèse. On y apprenait que l’Iran avait cessé tout programme nucléaire militaire depuis des années et que, s’il le relançait, il ne pourrait de toute manière pas produire de bombe atomique avant 2015 au moins [10]. En publiant ce rapport McConnell ne visait pas simplement à clore la polémique, il entendait surtout — dans la ligne d’un groupe d’officiers supérieurs réunis autour du vieux général Brent Scowcroft — suspendre le projet de guerre contre l’Iran, les Etats-Unis n’en ayant temporairement plus les moyens économiques et militaires [11]. Nos lecteurs se souviennent que j’ai analysé cet événements dans nos colonnes, en annonçant le changement de politique à Washington six heures avant la publication surprise de ce rapport [12].

Un accord fut conclu entre le commandant du CentCom, l’amiral William Fallon, et ses homologues iraniens, avec l’assentiment du secrétaire à la Défense Robert Gates sous la supervision du maître à penser des officiers supérieurs, le général Scowcroft. Un scénario de détente avait été convenu pour permettre aux Etats-Unis de sortir d’Irak la tête haute. Cependant, le clan Bush-Cheney, qui espérait encore cette guerre, réussit à faire voter de nouvelles sanctions contre l’Iran avec la résolution 1803 (3 mars 2008) [13], immédiatement suivie de la démission de l’amiral Fallon [14]. Là encore, nos lecteurs se souviennent de cet épisode que j’ai décrit en détail dans nos colonnes [15].

Enfin, il y a eu la tentative du clan Bush-Cheney de contourner l’opposition de l’état-major états-unien en sous-traitant l’attaque de l’Iran à Israël. Dans cette perspective, Tsahal avait loué deux bases militaires aériennes à la Géorgie, d’où des bombardiers auraient pu frapper l’Iran sans avoir besoin de ravitaillement en vol. Las ! ce projet fut soudainement interrompu par la guerre d’Ossétie du Sud et le bombardement des bases israéliennes de Géorgie par la Russie.

En définitive, le général Scowcroft et son poulain, Barack Obama, ont récupéré cette polémique et l’ont utilisée pour faire avancer leurs plans. Il ne s’agit plus de préparer une guerre contre l’Iran, mais d’exercer une forte pression sur Téhéran pour l’obliger à coopérer avec les Anglo-Saxons en Afghanistan et en Irak. En effet, les forces occidentales se sont embourbées dans ces deux théâtres d’opération, alors que les Iraniens ont de puissants leviers parmi les populations azéries afghanes et chiites irakiennes.

Ainsi, le général Scowcroft, qui dégonfla le mythe du nucléaire iranien en décembre 2007 et reçu comme une gifle les sanctions contre l’Iran en mars 2008, est devenu le propagandiste de ces mêmes sanctions en 2010.

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Mohammad Mossadegh (1882-1967), renversé par un coup d’Etat fomenté par la CIA et le MI6.

L’indépendance énergétique des Etats émergents

Depuis 60 ans, l’Iran se préoccupe de son indépendance énergétique. Sous la monarchie impériale, le Premier ministre Mohammad Mossadegh, nationalisa l’Anglo-Iranian Oil Company, et expulsa la plupart des conseillers et techniciens britanniques. Dans son esprit et celui des autres sujets du Shah, il ne s’agissait pas tant de récupérer une manne financière que de s’approprier les moyens du développement économique. Le pétrole iranien assurerait la croissance d’une industrie iranienne.

Londres s’estimant lésé porta l’affaire devant la Cour de Justice internationale de La Haye. Et perdit. Les Britanniques sollicitèrent alors les Etats-Unis pour organiser un coup d’Etat [16]. A l’issue de l’« opération Ajax », Mossadegh fut arrêté tandis que le général ex-nazi Fazlollah Zahedi lui succèda. Le régime du Shah devint alors le régime le plus répressif de la planète.

La Révolution islamique, qui renverse le Shah, reprend à son compte cette exigence d’indépendance énergétique. Anticipant l’épuisement de ses ressources pétrolières, Téhéran intègre dans son vaste programme de recherche scientifique et technique des travaux sur le nucléaire civil. D’autant que, selon les géologues iraniens, le pays regorgerait d’uranium exploitable, une richesse plus importante que le pétrole.

Ne disposant pas de combustible nucléaire, Téhéran s’en fournit grâce au président Raúl Alfonsín. Trois accords sont signés avec l’Argentine, en 1987 et 1988. Les premières livraisons d’uranium enrichi à 19,75 % ont lieu en 1993 [17]. Mais ces accords sont interrompus par les attentats de Buenos-Aires, en 1992 et 1994, imputés à l’Iran, mais probablement perpétrés par le Mossad qui s’était installé dans le pays durant la dictature du général Videla [18].

En 2003, l’Iran signe le Protocole additionnel du Traité de non-prolifération, qui tient compte des avancées scientifiques. En vertu des nouvelles dispositions, les signataires doivent notifier à l’Agence internationale de l’énergie atomique les installations nucléaires en cours de construction, alors que par le passé, ils ne devaient les notifier que six mois avant la mise en service. Du fait du changement de règles, Téhéran confirme la construction en cours de nouvelles unités à Natanz et Arak. Le Protocole additionnel ne prévoyant pas de mesures transitoires pour passer d’un système juridique à l’autre, le président Mohammed Khatami accepte de discuter des modalités avec un groupe de contact composé par l’Union européenne, l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni (UE+3), et suspend l’enrichissement de l’uranium en signe d’apaisement.

Elu président de la République à la mi-2005, Mahmoud Ahmadinejad estime que son pays a accordé un délai suffisant à l’AIEA pour mener les inspections nécessaires à la transition, et que le Groupe des Trois fait volontairement traîner les choses pour prolonger indéfiniment le moratoire iranien. Il décide donc de reprendre le processus d’enrichissement de l’uranium.

A partir de ce moment, les Européens — qui considèrent avec mépris l’Iran comme le « régime des mollahs » [19]— reprochent aux Iraniens d’avoir failli à leur parole. L’administration Ahmadinejad affirme quant à elle que, comme tous les gouvernements du monde, elle est liée par les Traités ratifiés par son Parlement, mais pas par la politique de l’administration précédente. C’est le début du conflit juridique. L’Allemagne, la France et le Royaume-Uni obtiennent le soutien du G8 et convainquent le Conseil des gouverneurs de l’AIEA de porter le litige devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Le vote du Conseil des gouverneurs (4 février 2006) préfigure celui du Conseil de sécurité du 9 juin 2010. Les grandes puissances font bloc, tandis que Cuba, la Syrie et le Venezuela votent contre.

Furieuse d’être humiliée, l’administration Ahmadinejad décide de retirer la signature iranienne du Protocole additionnel. Ce retrait rend caduques les engagements de l’administration Khatami et clôt la polémique avec le groupe UE+3. Le Conseil de sécurité réplique en exigeant une nouvelle suspension de l’enrichissement de l’uranium (résolution 1696 du 31 juillet 2006) [20]. Au regard du droit international cette résolution n’a pas de fondement juridique. La Charte des Nations Unies ne donne pas compétence au Conseil de sécurité pour exiger d’un Etat membre qu’il aliène un de ses droits pour « rétablir la confiance » des autres à son égard.

Dès lors, l’Iran —soutenu par 118 Etats non alignés— refuse de se conformer aux exigences successives du Conseil en vertu de l’article 25 de la Charte. Celui-ci stipule en effet que les Etats membres ne sont tenus d’accepter les décisions du Conseil que si celles-ci sont conformes à la Charte. Insensiblement, le débat juridique international est passé du contrôle par l’AIEA du programme iranien à un bras de fer entre les grandes puissances et les puissances émergentes. Ou plutôt, il est revenu au point de départ des années 50 ; la question du contrôle par l’AIEA n’étant qu’un épisode dans la lutte opposant les puissances dominantes au Tiers Monde.

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Un exemple à suivre : Mohandas K. Gandhi (1869-1948) défie l’Empire britannique en brisant le monopole de la Couronne. Il tisse lui-même le coton indien.

Après le pétrole, l’uranium

La comparaison entre le comportement des grandes puissances face au pétrole iranien hier et leur comportement face à l’uranium iranien aujourd’hui est frappante.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les Anglo-Saxons avaient imposé des contrats léonins à l’Iran pour extraire son pétrole sans en payer le juste prix [21]. Ils avaient aussi empêché l’Iran de se doter de grandes raffineries pour le transformer. De telle sorte que les Iraniens devaient importer au prix fort l’essence que la British Petroleum avait produite, en raffinant à l’étranger le pétrole qu’elle leur avait volé.

Aujourd’hui, les grandes puissances voudraient interdire à l’Iran d’enrichir son uranium pour en faire un combustible. De la sorte, le pays n’aurait pas la possibilité d’utiliser ses propres richesses minérales et serait contraint de les vendre à bas prix. En 2006, les Anglo-Saxons ont fait adopter par le Conseil de sécurité une résolution exigeant que Téhéran suspende ses activités liées à l’enrichissement, y compris la recherche-développement. Puis, ils ont proposé aux Iraniens de leur acheter de l’uranium brut et de leur vendre de l’uranium enrichi.

La réaction de Mahmoud Ahmadinejad à ce chantage est exactement la même que celle de Mohandas K. Gandhi dans une situation similaire. Les Britanniques interdisaient aux Indiens de filer le coton. Ils leur achetaient donc à bas prix une matière première qu’ils ne pouvaient utiliser, puis ils leur revendaient au prix fort des tissus filés avec leur coton à Manchester. Le Mahatma Gandhi viola la loi impériale et fila lui-même le coton sur un rouet rudimentaire, qui devint le symbole de son parti politique. Identiquement, les Anglais s’étaient arrogés un monopole d’exploitation du sel et appliquaient une taxe exorbitante sur ce produit de première nécessité. Gandhi viola la loi impériale, traversant le pays dans une marche épique, il alla lui- même récolter le sel. C’est par ce type d’action que l’Inde recouvra sa souveraineté économique.

Les déclarations fracassantes de Mahmoud Ahmadinejad lors de la mise en service de centrifugeuses doivent être comprises dans ce contexte. Elles expriment la volonté de l’Iran d’exploiter lui-même ses ressources minières et de se doter ainsi de l’énergie indispensable à son développement économique.

Au demeurant, rien dans le Traité de non prolifération n’interdit à quiconque d’enrichir de l’uranium [22].

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Signature du Protocole de Téhéran (17 mai 2010). De gauche à droite : Celso Amorim, Luiz Inácio Lula da Silva, Manouchehr Mottaki, Mahmoud Ahmadinejad, Recep Tayyip Erdoğan et Ahmet Davutoğlu.
© Présidence iranienne

Le Protocole de Téhéran

A l’occasion du sommet de Washington sur la sécurité nucléaire (12 et 13 avril 2010), le président brésilien Lula da Silva présente ses bons offices à son homologue états-unien. Il lui demande quelle mesure serait à même de rétablir la confiance et d’arrêter la spirale des résolutions du Conseil de sécurité.

M. Lula da Silva, qui ambitionne de devenir secrétaire général des Nations Unies, agit comme intermédiaire entre les grandes et les petites puissances. Surpris, le président Obama réserve sa réponse, Finalement, il lui adresse une lettre, le 20 avril [23]. Il y indique qu’une mesure négociée en novembre 2009, puis abandonnée, ferait l’affaire. L’Iran pourrait échanger de l’uranium insuffisamment enrichi contre de l’uranium faiblement enrichi. Cet échange pourrait avoir lieu dans un pays tiers, la Turquie par exemple. Téhéran pourrait alors alimenter en combustible son réacteur à usage médical sans avoir besoin d’enrichir lui-même l’uranium. Une lettre similaire a été envoyée par M. Obama à son homologue turc, mais n’a pas été rendue publique.

Le président brésilien se rend immédiatement à Moscou où, lors d’une conférence de presse commune (14 mai) le président Medvedev confirme que du point de vue russe cette mesure serait aussi considérée comme une solution acceptable [24]. M. Lula da Silva rejoint le Premier ministre turc à Téhéran et signe le document attendu avec le président Ahmadinejad (17 mai) [25].

Ceci étant fait, Mahmoud Ahmadinejad confirme que, si l’accord est appliqué, son pays n’aura pas besoin de procéder à l’enrichissement, mais que pour se prémunir d’une éventuelle rupture du Protocole, il doit apprendre à maitriser cette technique. L’Iran poursuivra donc ses recherches.

Faisant volte-face, Washington dépose au Conseil de sécurité un projet de résolution qu’il avait négocié à l’avance avec les autres membres permanents. Après trois semaines de psychodrame, ce texte à peine amendé est débattu par le Conseil. Pour la forme, les négociateurs occidentaux faxent à Téhéran leurs observations sur le Protocle quatres heures avant d’entrer en séance [26]. Ils ne veulent plus d’un accord provisoire, ils exigent que l’Iran renonce à la technique de l’enrichissement. La résolution 1929 est adoptée, y compris par la Russie et la Chine (9 juin) [27].

Pour le Brésil, la Turquie, l’Iran et les 118 non alignés qui les soutiennent, le choc est rude. Il est tout à fait clair que le souci des grandes puissances n’est pas d’empêcher l’Iran d’enrichir de l’uranium pour fabriquer des bombes, mais de de l’empêcher de maîtriser un savoir-faire qui garantirait son indépendance.

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Suite aux sanctions unilatérales des Etats-Unis, Total est contraint de cesser d’approvisionner l’Iran en essence (ici : Christophe de Margerie, le Pdg).

Les conséquences de la résolution 1929

Dans les jours qui suivent, les dirigeants russes laissent entrevoir leurs désaccords internes. Une cascade de déclarations contradictoires confirme et infirme que l’embargo prévu par la résolution 1929 s’applique aussi aux missiles sol-air S-300 russes en cours de livraison. Finalement le président Medvedev tranche : les livraisons d’armes anti-aériennes sont interrompues, ce qui implique que, d’un point de vue technique, un possible bombardement de l’Iran restera une option militaire crédible.

Continuant sur sa lancée, Washington ajoute aux sanctions onusiennes ses propres sanctions, et l’Union européenne lui emboite le pas. Ce nouveau dispositif vise à priver l’Iran de l’énergie nécessaire à son économie. Il fait interdiction aux sociétés ayant des intérêts en Occident de livrer de l’essence raffinée ou tout autre carburant à Téhéran [28]. Première conséquence de ces mesures unilatérales, Total est contraint de se retirer d’Iran. Le ministre brésilien des Affaires étrangères Celso Amorim annonce, quant à lui, que les sociétés agro-industrielles de son pays ne peuvent pas prendre le risque de fournir de l’éthanol à l’Iran. Autant de ruptures qui sont des catastrophes économiques non seulement pour les Iraniens, mais pour les Français et les Brésiliens aussi.

Moscou entre en ébullition. Les partisans de Premier ministre Vladimir Poutine s’estiment floués. Pour eux, les sanctions contre l’Iran ne doivent pas déstabiliser le pays. Ils avaient admis la position du président Dmitry Medvedev de coopération avec les Etats-Unis à la condition que les sanctions se limitent à celles de l’ONU. Ils se trouvent désormais face au fait accompli : la résolution du Conseil de sécurité sert de justification à des mesures unilatérales de Washington et de Bruxelles visant à asphyxier l’Iran. Auditionné par le Sénat, le secrétaire US à la Défense Robert Gates se gausse de la confusion qui règne au Kremlin et de son « approche schizophrénique » de la question iranienne.

Poursuivant sur la lancée, l’Allemagne fait du zèle. La chancelière Angela Merkel fait confisquer des matériels destinés à la construction de la centrale nucléaire civile de Busher et fait interpeller les ingénieurs russes qui les rassemblaient. La tension monte à Moscou et l’ambassadeur Churkin appelle ses partenaires du Conseil de sécurité à la raison.

A Pékin, les choses ne sont pas plus claires. La Chine a accepté de voter la résolution 1929 en échange d’un renoncement de Washington à de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Pékin, qui ne se pensait pas en mesure de défendre à la fois Téhéran et Pyongyang, a inutilement cédé du terrain car les Etats-Unis resservent le couvert lors du G8 de Toronto.

Dans une déclaration, le Suprême conseil (iranien) de sécurité nationale souligne que le Conseil de sécurité des Nations Unies n’avait pas compétence pour adopter la résolution 1929 [29]. En écho, le président du Venezuela, Hugo Chávez, annonce que son pays n’appliquera pas une décision sans fondement juridique. Concrètement, Caracas approvisionnera Téhéran en essence et lui proposera les services bancaires qui lui sont aujourd’hui refusés.

L’Iran décide de manifester sa mauvaise humeur en reportant d’un mois toute nouvelle négociation et en posant des conditions à la reprise des pourparlers. Renversant la rhétorique dominante, Téhéran accepte de discuter sur l’application du Traité de non-prolifération afin de « rétablir la confiance » avec les Occidentaux, à la condition que ceux-ci « rétablissent la confiance » avec l’Iran et les non-alignés. Pour ce faire, le président Ahmadinejad exige que les négociateurs fassent une déclaration qui ne devrait pas poser de problème s’ils sont de bonne foi et lèverait le soupçon du « deux poids, deux mesures » : ils doivent exiger qu’Israël signe le TNP (et par conséquent accepte le régime des inspections de l’AIEA et la dénucléarisation progressive) et s’engager à appliquer à eux-mêmes le TNP (c’est-à-dire qu’ils commencent dès à présent à détruire leurs stocks d’armes nucléaires).

Vu du côté occidental, cette réponse paraît dilatoire : Téhéran pose des conditions irréalistes qui manifestent sa volonté de rupture. Vu du Tiers Monde, Téhéran pointe la contradiction fondamentale du TNP qui permet depuis une quarantaine d’années aux grandes puissances de conserver leur avantage nucléaire, militaire et civil, pour dominer le monde tout en empêchant les puissances émergentes de rejoindre le club nucléaire.

Sans surprise, Washington réagit en relançant la polémique. Le directeur de la CIA, Leon Panetta, déclare dans une émission de grande écoute que, selon de récents renseignements, l’Iran aurait désormais assez d’uranium faiblement enrichi pour fabriquer des bombes [30].
L’accusation est loufoque, dans la mesure où l’Iran ne dispose que d’uranium enrichi à moins de 20 % alors que les bombes atomiques sont fabriquées avec l’uranium enrichi à 70, voire 85 %.
Peu importent les faits et la logique, « La raison du plus fort est toujours la meilleure ».

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Mahmoud Ahmadinejad plaide à la tribune de l’ONU pour un Proche-Orient exempt d’armes nucléaires.

Conclusion

31 ans après le début de la Révolution islamique, l’Iran n’a pas dévié de sa trajectoire. Malgré la guerre par procuration que les grandes puissances lui ont livré, malgré les embargos et les sanctions de toutes sortes, il continue à questionner l’architecture des relations internationales et à se battre pour son indépendance et celle des autres nations. Si l’on relit rétrospectivement les interventions des diplomates et dirigeants iraniens à l’ONU, on observe qu’elles n’ont cessé de dénoncer le directoire que les grandes puissances exercent sur le reste du monde au moyen de leur siège permanent et de leur droit de veto au Conseil de sécurité. Et si l’on relit la presse occidentale, on observe qu’elle met en scène des scandales successifs pour ne pas avoir à rendre compte des propos des diplomates et dirigeants iraniens [31]

Dans ce cadre, la position iranienne sur le nucléaire n’a pas varié, mais s’est approfondie. L’Iran a proposé de faire du Proche-Orient une zone dénucléarisée et Téhéran n’a cessé de porter ce projet qui vient seulement maintenant d’être examiné par l’ONU malgré l’opposition farouche d’Israël [32]. L’Iran a pris de nombreuses initiatives pour que les Etats du Tiers-Monde rapprochent leur point de vue sur le nucléaire, la dernière en date étant la Conférence internationale sur le désarmement nucléaire qu’il a organisé en avril 2010 [33].

Dans cet affaire, le problème central n’est pas l’Iran, mais le refus des grandes puissances de se conformer à leurs obligations de signataires du Traité de non-prolifération : détruire au plus vite leurs stocks d’armes nucléaires. Or, loin de s’engager sur cette voie, l’administration Obama a publié sa nouvelle doctrine nucléaire dans laquelle elle prévoit de faire usage de l’arme nucléaire non pas seulement pour riposter à une attaque nucléaire, mais en première frappe contre des Etats non-nucléaires qui lui résistent.

Thierry Meyssan

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand

[1] « White House Fact Sheet on the new UN Security Council Sanctions on Iran », Voltaire Network, 10 juin 2010.

[2] Voir le procè-verbal de séance relatif à la Résolution 1929, Réseau Voltaire, 9 juin 2010.

[3] En France, sous l’Ancien Régime, la société était divisée en trois ordres : la noblesse, le clergé et le tiers état. Ce dernier était privé de tout pouvoir politique bien qu’il représenta 95 % de la population.

[4] « Iran does not need military coalition », par Kourosh Ziabari, Voltaire Network, 2 avril 2010.

[5] « Licéité de la menace ou de l’emploi d’armes nucléaires », Avis consultatif du 8 juillet 1996, Cour internationale de Justice, C.I.J. Recueil 1996, p. 226.

[6] « La dissuasion nucléaire est contraire au droit international », par Francis Boyle, Réseau Voltaire, 21 octobre 2009.

[7] Voir notre dossier « Mujahedin-e Khalq ».

[8] « Résolution 1737 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 23 décembre 2006.

[9] « Résolution 1747 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 24 mars 2007.

[10] « Iran : intentions et possibilités nucléaires », extraits du National Intelligence Estimate (NIE), Réseau Voltaire/Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[11] « Pourquoi McConnell a-t-il publié le rapport sur l’Iran ? », Réseau Voltaire/Horizons et débats, 17 décembre 2007.

[12] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan. Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[13] « Résolution 1803 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 3 mars 2008.

[14] « Pourquoi William Fallon a-t-il démissionné ? », Réseau Voltaire/New Orient News, 14 mars 2008.

[15] « La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 mars 2008.

[16] All The Shah’s Men : An American Coup and the Roots of Middle East Terror, par Stephen Kinzer (John Wiley & Sons, 2003).

[17] « Iran looks to Argentina for nuclear fuel », par Kaveh L Afrasiabi, Voltaire Network, 9 novembre 2009.

[18] « Washington veut réécrire les attentats de Buenos-Aires », par Thierry Meyssan ; « Des attentats sous fausse bannière en Argentine : 1992 et 1994 », par James Fetzer et Adrian Salbuchi ; Réseau Voltaire, 13 juillet 2006 et 9 novembre 2009.

[19] Cette expression fait sourire. En effet, Mahmoud Ahmadinejad représente les vétérans de la guerre Irak-Iran et absolument pas le haut clergé chiite qui lui est majoritairement opposé.

[20] « Résolution 1696 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 31 juillet 2006.

[21] « BP-Amoco, coalition pétrolière anglo-saxonne », par Arthur Lepic, Réseau Voltaire, 10 juin 2004.

[22] « Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) », Réseau Voltaire.

[23] « Letter to Lula da Silva », par Barack Obama, Voltaire Network, 20 avril 2010.

[24] « Joint News Conference », par Dmitry Medvedev et Luiz Inácio Lula da Silva, Voltaire Network, 14 mai 2010.

[25] « Joint Declaration by Iran, Turkey and Brazil on Nuclear Fuel », Voltaire Network, 17 mai 2010.

[26] « Vienna Group’s Answer to Joint Declaration of Teheran », Voltaire Network, 9 juin 2010.

[27] « Résolution 1929 du Conseil de sécurité », Réseau Voltaire, 9 juin 2010.

[28] L’Iran est un Etat exportateur de pétrole, mais —compte tenu de l’embargo dont il fait l’objet depuis le début de la Révolution islamique—, il ne dispose pas de raffinerie et est obligé d’importer de l’essence.

[29] « The Islamic Republic of Iran’s Declaration in Response to Resolution 1929 », Voltaire Network, 18 juin 2010.

[30] Entretien de Leon Panetta avec Jake Tapper, This Week, ABC, 27 juin 2010.

[31] Le lecteur se souvient probablement de la manière dont la France avait créé un secrétariat d’Etat aux Droits de l’homme dont la principale activité aura été de saboter la participation iranienne à la conférence de Genève contre le racisme (dite « Durban II »). La secrétaire d’Etat Rama Yade avait fait attribuer des badges diplomatiques à des militants sionistes pour qu’ils perturbent le discours du président iranien, tandis que les ambassadeurs des puissances européennes quittaient la salle selon un scénario préétabli. Le lecteur pourra relire le discours de M. Ahmadinejad et l’apprécier au regard de ce qui vient d’être analysé. Il porte sur le rôle du Conseil de sécurité dans l’impunité de l’apartheid israélien (Voir : « Discours à la conférence de Durban II », par Mahmoud Ahmadinejad, Réseau Voltaire, 20 avril 2009.
Afin que la censure soit complète, le haut fonctionnaire français Bruno Guigne, qui s’était indigné publiquement de la présentation médiatique de cette affaire a été immédiatement relevé de ses fonctions par le président Sarkozy (lire : « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU », par Bruno Guigne, Réseau Voltaire, 24 mars 2008.

[32] « Capacité nucléaire israélienne », Résolution adoptée à la dixième séance plénière de l’AIEA, Réseau Voltaire, 18 septembre 2009. « Application des garanties de l’AIEA au Moyen-Orient », Résolution adoptée à la neuvième séance plénière, Réseau Voltaire 17 septembre 2009. « Création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Moyen-Orient », Rapport présenté par la République islamique d’Iran à la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non prolifération des armes nucléaires 2010, Réseau Voltaire, 4 mai 2010.

[33] « Message à la première conférence internationale sur la désarmement nucléaire », par Ali Khamenei ; « Address at the International Conference on Nuclear Disarmament », par Mahmoud Ahmadinejad ; « Address at the International Conference on Nuclear Disarmament », par Saeed Jalili ; Réseau Voltaire, 17 avril 2010.

http://www.voltairenet.org/article166133.html

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Stephen Harper et Barack Hussein Obama méritent la prison

Posted by sylvainguillemette sur 1 juin, 2010

Je vais ici respecter la logique de Washington et celle d’Ottawa. Je vais traiter les dirigeants de ces capitales comme ils traitent, eux, leurs adversaires idéologiques. Je vais surtout les traiter comme ils le méritent.

Israël, vous le savez, maintient des activités terroristes depuis son existence, pour justement exister en tant qu’État sioniste. Lundi le 31 mai 2010, l’État sioniste a commis un acte de barbarie des plus horribles. Il a massacré 9 individus non armés et en a blessé 26 autres, qui pour se défendre, ont cru bon amasser un bâton, ou des billes afin de contrer l’assaut de pirates en eaux internationales. En effet, Tel-Aviv a dépêché son armée dans les eaux de la Méditerranée pour assaillir 6 navires de ravitaillement humanitaire! Cela constitue comme nous le savons, un acte de piraterie. Un crime grave pour lequel beaucoup trop de Somaliens sont morts d’ailleurs.

Israël, pour assaillir les navires,  s’est équipé de vedettes et d’hélicoptères, prenant ainsi pied rapidement sur les ponts, puis partout sur et dans les embarcations. La résistance fut brève et futile, il n’a pas fallu plus pour les hommes de main sionistes que des billes et des bâtons pour décider de massacrer ces défenseurs de pacotilles. Cela s’observe d’ailleurs sur les vidéos offertes comme trophées par Tel-Aviv. On y voit clairement des pirates embarquer sur les navires privées d’aides humanitaires. On y voit aussi clairement les usagers de ces navires tenter de défendre, en vain, leur embarcation. Et c’est à coups de mitraillettes que les sionistes règlent la situation.

Néanmoins, nous connaissons les habitudes de l’État sioniste, et c’est une chose qu’il ne soit pas puni, parce qu’au fond, la démocratie de l’ONU n’est qu’imaginaire, puisque nous le savons, il y existe des droits de véto et une limite quant à la représentation par population dans cet institut. Les dés sont truqués. Et nous le constatons ce matin. Toute la communauté internationale a condamné, à l’exception de Washington. Elle a usé de son poids, pourtant inégal à celui de la communauté internationale, pour écraser toutes condamnations. Washington a qualifié la situation de «tragédie», et notre Premier ministre a répétés ces propos minimisant de la situation.

Cela dit, nos élus, eux, ont tous les droits de condamner l’odieux. Et c’est ce qu’ont décidé de ne pas faire notre Premier ministre canadien et le président des États-Unis d’Amérique. Ils ont manifesté une sympathie à la «tragédie», mais ont aussi du même coup affirmé qu’Israël avait le droit de se défendre. Ils ont également affirmé que les navires humanitaires n’avaient qu’à prendre la voie habituelle pour acheminer à destination l’aide humanitaire, pour ainsi respecter le blocus illégal israélien. Or, il faut savoir que même par la voie officielle, Tel-Aviv complique ces transferts d’aide humanitaire. Et que de toute façon, Israël n’a aucun droit légitime de bloquer quelconque voie aux palestiniens. Bloquons-nous, nous, les acheminements vers Israël, justement parce qu’il est un État sioniste et terroriste? Il y a pourtant bien plus à s’inquiéter d’Israël, qui tue par milliers, que de la Palestine, morcelée et destituée de toutes possibilités de contre-attaque.

Nos imbéciles de représentants sont des terroristes par association, point final. Car si vous ou moi décidons d’envoyer un seul dollar au cousin de la belle-sœur du sosie de Ben Laden via internet, nous sommes foutus! C’est tout droit à Guantanamo, à l’abri des droits humains… Et pourtant, n’ont-ils pas ici, ces barbares de sionistes, massacré 9 êtres humains gratuitement (Où est passé mon Seigneur Ouellet?!? Et La bande de cinglés de Pro-Vie? Bande d’hypocrites! 1 million de vies fauchées en Irak les hypocrites! 4 millions d’autres au Vietnam les hypocrites! Des millions d’autres à travers le monde, via les ratées du capitalisme bande d’hypocrites de merde!), qui n’étaient qu’armés de denrées essentielles, de médicaments et de maisons préfabriquées? Pourquoi Stephen Harper ne condamne t-il pas ce crime sanglant, lui qui pourtant, au Canada, se dit champion de la justice criminelle (Où est passé le sénateur Pierre Hugues Boisvenu?)? Si je faisais la même chose sur un navire de Conservateurs en vacance dans les eaux internationales, vous croyez qu’il me réserverait le même sort? Il me condamnerait ou plaiderait pour ma légitime défense? Après tout, j’ai le droit de me défendre, non? Et puisque je considère les Conservateurs comme un danger potentiel pour mes enfants et pour les générations futures, entre autre par leur position environnementale, j’ai le droit de les buter, non? C’est ce qu’a fait Israël contre des militants non-armés, pour des raisons idéologiques, rien de moins, rien de plus! Et c’est ce que soutiennent Barack Hussein Obama et Stephen Harper! La situation est exactement la même que si par exemple, dans certains pays, on avouait ouvertement s’attrister du sort des victimes du 11 septembre 2001, tout en plaidant la légitime défense des auteurs de ces attentats! Un crime, c’est un crime, qu’il soit commis par quiconque. Sauf pour les États-Unis d’Amérique, qui en ont commis d’avantage! La situation de Stephen Harper, elle, n’explique aucun support canadien aux attentats terroristes d’Israël. Elle est isolée au Canada et ne représente qu’une infime minorité. Le même Stephen Harper condamnerait sur le champ de parfaits inconnus qui répéteraient la situation. Ce n’est qu’un allié inconditionnel de l’État sioniste, tout simplement. Israël, dès demain, lancerait une arme nucléaire pour exterminer le restant de la population palestinienne, Stephen Harper plaiderait pour une légitime défense et continuerait, aux côtés d’Obama, de parler de «tragédie»…

Étayer les droits d’un pays qui ne respecte guère ceux des autres nations, ce, pour défendre les actes terroristes de ce pays, c’est se moquer de l’humanité. Et c’est ce que font les terroristes par association, Barack Hussein Obama et Stephen Harper, ainsi que leurs députés et élus. Qu’ils aiment l’idée ou non, Israël a commis de graves actes de terrorisme, et s’ils veulent les défendre, libres à eux. Mais ils devraient être traités comme ceux qui l’ont été à Guantanamo, pour les mêmes actes. Quels actes? Pour le soutien au terrorisme étatique de l’État sioniste d’Israël. Ce sont des êtres humains comme vous et moi. Ils devraient disposer des mêmes droits. J’accuse donc ainsi, officiellement, mon Premier ministre d’être un terroriste par association. Parce que c’est ce qu’il est. Comme son homologue états-unien.

Pourtant, ces mêmes imposteurs nous clament que les Talibans sont des terroristes lorsqu’ils s’attaquent pourtant, dans certains cas, à des cibles «militaires», engagées dans un conflit «militaire», rappelons-leur! Que de cohérence! On accuse les F.A.R.C. (et les FARC ne possèdent pas la bombe nucléaire!!!), au Canada, d’être une organisation terroriste, mais elle n’a pas commis la moitié des crimes d’Israël. On a accusé les anarchistes de terrorisme pour une attaque contre un guichet automatique, tout en minimisant des meurtres à l’arme automatique, sur un bateau autre que celui des assaillants, dans des eaux internationales!

Et ce matin, le comble va plus loin encore! L’ONU impute à Israël de mettre en place une commission d’enquête «indépendante»…  Cela veut-il dire qu’Al-Qeada pourrait s’auto enquêter également? Est-ce que les Talibans jouiront des mêmes avantages? Pourront-ils enquêter sur eux-mêmes, eux aussi? À quand les criminels du Canada seront-ils maîtres de leur destin, comme les Israéliens? Je me demande ce qu’en dira Pierre Hugues Boisvenu!

La réalité est très simple, et ce matin, les comptes-rendus de l’ONU nous le confirment. Stephen Harper et Barack Hussein Obama sont des terroristes par association. Ils soutiennent des activités terroristes. Ils les financent également. Ils défendent ces politiques terroristes, que tiennent les sionistes israéliens. Et qui dit défendre le terrorisme, dit terroriste selon la logique de ces mêmes adorateurs de terreur à sens unique.

Stephen Harper et Barack Hussein Obama méritent la prison, pour soutien au terrorisme. C’est aussi simple que cela!

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Massacre des humanitaires! Israël, terroriste! Stephen Harper, complice!

Posted by sylvainguillemette sur 31 mai, 2010

Image de la télévision turque Cihan News Agency montrant des soldats de la marine israélienne sur le bateau turc Mavi Marmara qui se dirigeait vers la bande de gaza, le 30 mai 2010.Cette nuit, pendant qu’ici nous dormions à poings fermés, d’autres avaient des envies humanitaires. Pendant que nous nous confortions dans notre luxure impartageable globalement au Canada, alors même d’une visite du Premier ministre raciste israélien Benjamin Netanyahu, des activistes courageux, défendant les droits des Palestiniens d’exister dans la décence, se sont fait massacrés par les meurtriers d’un commando israélien, commandé par celui qui faisait justement office d’hôte au Premier ministre canadien. L’ironie du sort, c’est que Benjamin Netanyahu était justement à Toronto pour remercier Stephen Harper de sa ferme allégeance au terrorisme israélien…

La veille, un convoi humanitaire partant de Chypre, au nombre de six navires, se dirigeait en direction de la Bande de Gaza. Tel-Aviv avait bien averti le convoi humanitaire qu’elle allait le détruire et l’empêcher d’accomplir sa mission humanitaire, prétextant qu’il y avait des armes à l’intérieur de celui-ci, destinées au Hamas. Or, la paranoïa d’Israël s’est avérée totalement fausse, comme trop souvent… Et ce matin, c’est d’un massacre gratuit qu‘Israël est responsable! 9 militants anti-terrorisme tués! 26 autres blessés! Au fond des navires? Tout ce qu’a pu trouver Israël, ce sont 100 maisons préfabriquées, 500 fauteuils roulants électriques ainsi que de l’équipement médical et d’autres denrées essentielles pour les Palestiniens! Aucune arme, sauf peut-être des seringues à pénicilline!

https://i0.wp.com/vertite.v.e.pic.centerblog.net/xd33yywu.jpgL’opération fut ordonnée par le gouvernement israélien, donc entre autre, par Benjamin Netanyahu, qui était à Toronto comme précisé ci-haut, afin justement de féliciter monsieur Harper pour sa fidélité à Israël, plutôt qu’aux êtres humains et leur droit de vivre, ce,  dans la décence. Israël qui clamait hier être le seul pays démocratique du Proche-Orient, ne pourra aujourd’hui que clamer être le bassin du terrorisme de cette région. Cette attaque terroriste d’un convoi humanitaire s’inscrit dans une longue liste d’actes semblables de la part de ce bassin du terrorisme au Proche-Orient. Les morts d’innocents sont devenus chose quotidienne pour les Palestiniens soumis à un blocus illégal de la part du seul pays à détenir l’arme nucléaire dans cette région, illégalement et secrètement, rappelons-le! Les raids aériens israéliens ont souvent causé des victimes collatérales, qui si elles avaient été commises par des Palestiniens, à l’inverse, aux israéliens, auraient été qualifiées de terroristes. Pour ne tuer qu’un seul chef de guerre, Israël n’a jamais hésité à tirer dans une foule. Plutôt que d’avouer ses activités terroristes, Israël clame que les chefs se cachent dans les foules. Voyez le genre? Mais sachant qu’une la foule est là, dans le champ de tir, pourquoi Israël tire quand même, et surtout, pourquoi personne ne la condamne pour ses crimes?

https://i1.wp.com/www.larbi.org/public/gaza/gaza.jpgPlus d’un million et demi de personnes vivent dans la Bande de Gaza et souffrent de malnutrition, de pénurie d’eau, de pénurie de travail et de médicaments. Mais il faut comprendre qu’Israël bloque toutes possibilités pour les Palestiniens de s’en sortir. Ce bassin du terrorisme au Proche-Orient attaque systématiquement les puits d’eau palestiniens, les entreprises aptes à opérer et à donner du travail, les convois apportant des pièces de rechange pour les usines détruites par les raids terroristes israéliens et toutes initiatives, qui du haut des airs, ressemble à une mobilisation quelconque, même s’il ne s’agit que d’une manifestation de colère envers justement, le terrorisme d’Israël.

https://i2.wp.com/31.img.v4.skyrock.net/317/01020304dadadada050607/pics/2250753347_small_1.jpgCe matin, le monde entier est sous le choc. Mais rien n’arrivera à Israël, car Israël a le «droit» immuable de massacrer des gens, de posséder des armes nucléaires non-déclarées et un tas d’autres armes illégales selon les conventions de l’ONU, de pratiquer le génocide sur la population palestinienne adjacente, de voler les terres palestiniennes, d’y installer des colonies illégales, etc.. Pourquoi ont-ils ces droits dits immuables? Parce qu’un certain pays, détenant le droit de VÉTO indispensable pour bloquer la majorité à l’ONU, bloque justement, systématiquement toutes les condamnations faites à l’endroit d’Israël qui s’avèreraient sévères et risquées pour son économie. Très souvent, la communauté internationale s’est réunie pour condamner le terrorisme d’État israélien, mais peu souvent cela s’est avéré efficace, puisqu’à chaque fois, Washington a utilisé son droit de VÉTO, bloquant ainsi, contrairement aux attentes démocratiques du monde entier, la majorité populaire à l’ONU! Sur près de 190 pays, plus de 180 d’entre eux condamnent les gestes d’Israël constamment (et le Blocus contre Cuba soit dit en passant), mais étant donné le pouvoir décerné à certains pays initiateurs de l’ONU d’user d’un VÉTO, ces réunions sensées donner vie aux condamnations contre les belligérants et vie à une démocratie mondiale, s’avèrent inutiles. Et c’est pourquoi on peut constater que certains pays peuvent, contrairement à d’autres, pratiquer des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, détenir des armes illégales (nucléaires, bactériologiques et chimiques) et en user à souhait (Hiroshima, Nagasaki, Fallujah, Gaza, Beyrout, Vietnam, etc..), pratiquer la torture, enlever des gens, les séquestrer (Guantanamo, Abu Graïb, etc..). Imaginez maintenant que le Canada puisse posséder ce droit de VÉTO, et en user à son avantage idéologique actuel. Stephen Harper soutient manifestement le terrorisme israélien sans retenue quelconque. C’est même tout juste s’il ne condamne pas les civils de se trouver en travers du chemin des armes de destruction massive d’Israël… Et c’est une des raisons pour laquelle Ottawa ne doit jamais obtenir ce droit de VÉTO! Parce qu’Ottawa est incapable d’être cohérente une seule seconde quant au terrorisme des uns, et celui des autres!

Une chose du moins, est certaine ce matin! Israël a commis des actes terroristes et elle en commettra d’autres, tant que personne ne l’arrêtera, donc tant que l’ONU sera dirigée de la façon dont elle est dirigée! Israël est un bassin de terrorisme, et la seule source de terrorisme impunie jusqu’ici au Proche-Orient! L’ONU doit être modifié, et les VÉTO doivent disparaître immédiatement, pour que toutes et tous soient assujettis aux mêmes lois internationales et aux mêmes règles de bonne conduite vis-à-vis l’humanité! Car jusqu’ici, l’ONU ne peut que prouver qu’il n’y a pas cette démocratie désirée par la communauté internationale, tant qu’elle fonctionnera de la sorte! L’ONU s’avère donc n’être qu’un paravent défendant finalement, les intérêts de ceux qui l’ont créé, à leur image!

Condamnons le terrorisme d’État israélien et ses soutiens logistiques, dont celui de notre Premier ministre Stephen Harper et de son gouvernement complice!

(Si Barack Hussein Obama condamne ces activités terroristes, ce sera toute une surprise!)

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Le Premier ministre du Canada collabore avec un État voyou!

Posted by sylvainguillemette sur 30 mai, 2010

https://i2.wp.com/www.ledevoir.com/images_galerie/d_45058_59368/stephen-harper.jpgRécemment s’est tenue la conférence de suivi du Traité de Non-Prolifération nucléaire (TNP), portant sur désarmement et sur la création d’une zone exempte d’armes nucléaires au Proche-Orient. Un accord est survenu suite à cette conférence, mais Israël n’entend pas le respecter, nous a confirmé l’extrémiste de droite et Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Depuis Toronto, où le Premier ministre israélien est arrivé pour une visite de 4 jours vendredi, celui-ci  a émis ces propos : « Cette résolution est profondément hypocrite et défaillante. Elle ignore les réalités du Proche-Orient et les vraies menaces auxquelles la région et le monde tout entier sont confrontés« . Or, il n’y a pas plus concerné, puis hypocrite que ce patent raciste, puisque son pays cache le fait qu’il possède des armes nucléaires, bactériologies et chimiques depuis plusieurs années, que Tel-Aviv n’a jamais déclaré à qui que ce soit, ni même à l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique. On se rappelle pourtant ce qui est arrivé à l’Irak qui n’a pas voulu coopérer avec l’Agence sensée être neutre. Ou comment cette même agence semble condamner d’avance, l’Iran qui ne veut que se doter de nucléaire civil. Cela prouve peut-être qu’au fond, cette AIEA n’est qu’un paravent derrière lequel, les États puissants se cachent pour entretenir leur domination du monde.

https://i0.wp.com/www.europalestine.com/IMG/bmp/terrorisme-israel-10042006-BeitLahia.bmpMais qu’importe, faisons comme si cette agence avait de l’importance, et comme si Israël était imposée des mêmes obligations internationales que le reste du monde. Israël a de quoi faire frémir les États voisins! Ce pays hypocrite et voyou a transgressé toutes les règles de bonne conduite tout au long de son existence! Massacres dans les frontières voisines, assassinats politiques, embargos et blocus illégaux sur des nations comme la Palestine, le Liban, utilisation d’armes de destruction massive sur des civils et des combattants (ADM), menace de recourir à l’arme nucléaire –qu’elle dit ne pas détenir!-, morcellement des terres palestiniennes afin de se les approprier une à une pour y installer des colonies illégales, génocide sur le peuple palestinien, vol des terres syriennes (le Plateau du Golan pour son abondance en eau), etc.. Israël vante l’hypocrisie de l’accord rendu par le TNP, mais Israël est aussi le seul pays de la planète, de ce calibre économique, à pouvoir commettre des crimes de guerre et contre l’humanité, sans jamais s’en faire accuser. C’est aussi le seul pays de la planète à détenir des armes nucléaires non-déclarées sans s’en faire accuser, sans se faire envahir, ou sans se devoir s’exposer à une visite de l’AIEA. Aucune sanction économique ne pèse sur Israël pour que l’État voyou cesse d’être voyou. D’emblée, nous savons qu’il y a les VÉTO de Washington, qui commet tous les mêmes crimes… Netanyahu se drape dans ce qu’il nomme «la seule démocratie» du Proche-Orient, or, la démocratie en ce pays n’est pas celle qu’on connait ici. Si vous trouvez que le nationalisme est fort aux États-Unis d’Amérique, c’est que vous n’êtes pas allé en Israël. N’essayez pas par exemple, d’éviter votre tour dans la bande de Gaza en tant qu’oppresseur avoué de Tsahal.

https://i2.wp.com/blogsimages.skynet.be/images_v2/000/000/000/20090105/dyn004_original_701_467_pjpeg__fcb047381960429ee27563cdfad52e56.jpgMais nous savons désormais que le Canada aspire à devenir membre de cette mascarade, au sein du Conseil Permanent de Sécurité. Et nous connaissons également la position canadienne conservatrice sur les attentats terroristes d’Israël en Palestine et au Liban. Notre Premier ministre actuel clame qu’Israël a le droit de se défendre, sur les terres d’autrui, et que pour ce, elle a le droit de ne pas respecter les règles internationales. Par exemple, en toute connaissance pourtant, de l’illégalité de ces attaques, Stephen Harper n’a jamais condamné Israël d’avoir utilisé des ADM, dont du phosphore blanc, du NAPALM et des armes à sous-munitions sur des civils en Palestine 2008 et au Liban 2006. Au contraire, notre concédé au terrorisme d’État a parlé de défense, alors que les résultats catastrophiques de ces attaques terroristes s’affichaient en milliers de morts du côté des civils seulement. Israël, en plus d’avoir des permis de tuer impunément, peut aussi se vanter de pouvoir détruire les infrastructures de ses ennemis idéologiques, sans subir la moindre foudre internationale de ses alliés idéologiques. Ainsi, lorsque Israël détruit des écoles et ses écoliers, des hôpitaux et ses patients, des édifices à logements et ses occupants, de ponts et ses utilisateurs, de centrales électriques et ses travailleurs, etc., notre Premier ministre à nous, Stephen Harper, parle de défense, et de droit de se défendre. Stephen Harper n’a que faire du terrorisme, si ce terrorisme est appliqué et commis par ses alliés idéologiques. Ainsi, cela mène à des contradictions de la sorte : Stephen Harper condamne l’Iran de «vouloir» se doter d’une ogive arme nucléaire, mais ne condamne pas Israël d’en détenir en cachette. Stephen Harper condamne le «terrorisme» possiblement (1) commis par des anarchistes sur un guichet automatique, mais ferme les yeux et défends même, le véritable terrorisme israélien, commis lui, sur de véritables êtres humains, qui contrairement aux guichets, ne peuvent pas se faire réparer lorsqu’ils sont déchiquetés!

https://i0.wp.com/www.planetenonviolence.org/photo/410095-503473.jpgIsraël clame qu’elle est la seule démocratie du Proche-Orient, et qu’elle est la seule nation de cette région, à risquer un anéantissement. Or, quand on regarde la Palestine, et ce qu’elle était avant qu’Israël ne commence à l’anéantir, on peut affirmer le contraire sans risquer de se tromper. Et lorsque l’on s’adonne à éplucher les nouvelles de cette région sur les deux dernières années, on comprend vit qu’Israël menace de recourir à l’arme nucléaire contre l’Iran, et qu’elle somme Washington de l’accompagner depuis, dans une guerre totale contre l’Iran. En effet, Washington n’a pas encore embarqué dans cette nouvelle guerre, elle se contente pour l’instant, de la voie diplomatique, évitant ainsi, une nouvelle hécatombe.

Israël n’est pas la démocratie qu’elle prétend être. C’est un État voyou, avec lequel notre Premier ministre canadien Stephen Harper est allié idéologiquement. Rappelez-vous qu’en 2006, Israël avait massacré plus de 1100 civils au Liban en utilisant des ADM qu’elle n’était pas sensée détenir. Rappelez-vous le massacre des palestiniens en 2008, où plus de 1600 d’entre eux sont morts sous les pluies de phosphore blanc, utilisé là, offensivement, donc illégalement. Regardez son comportement vis-à-vis le TNP, que seules les dictatures du monde, pour l’instant, n’ont pas signé. Regardez les propos qu’elle tient à l’égard des nations voisines. Regardez comment elle a réglé ses comptes avec ses ennemis idéologiques depuis près de 50 ans, par le meurtre individuel et par le meurtre de masse. Prenez note des accomplissements de ses dirigeants, et les raisons pour lesquelles ils sont élus.  Tipi Livni par exemple, posait des bombes dans Gaza à l’insu des palestiniens. Sharon, lui, avait accompli u beau meurtre de masse au Liban pour se mériter les applaudissements de l’État… C’est toute l’histoire là, malheureusement, d’Israël. Ce n’est qu’un État voyou, parmi tant d’autres. Et notre premier ministre canadien, Stephen Harper, appuie les crimes de cet État voyou.

Notre gouvernement est un gouvernement voyou, par association. Puisque notre gouvernement soutient les crimes d’un État étranger, que l’on dit voyou, les autres États ont bien le droit de nous taxer, à leur tour, d’État voyou. Mais heureusement pour Stephen Harper, et les siens, le Canada fait partie d’un groupe qui se hisse loin des obligations internationales! Ainsi, Stephen Harper peut continuer d’appuyer le génocide des palestiniens, le terrorisme d’Israël à leur encontre, et le fait qu’Israël puisse, au contraire de toutes les nations du monde, posséder des ADM, don t des armes nucléaires, cela, sans même recevoir la visite de l’AIEA ou se faire taxer d’État voyou par la communauté internationale (2) .

1-      Il est important de noter qu’aucune preuve ne nous amène à croire qu’il s’agisse vraiment d’anarchiste et que, dans le passé, les autorités canadiennes ont usé  du même stratagème pour attiser les vrais anarchistes ou militants quelconque. Rappelons-nous seulement l’évènement de Montebello, ou la pose de bombes par les agents de la GRC pendant la crise du FLQ. Les potentiels terroristes anarchistes, sont peut-être, de potentiels agents perturbateurs de la GRC, du SCRS ou de je ne sais quel autre organisation terroriste financée par l’État.

2-      En réalité,  la communauté internationale sous l’égide de l’ONU a condamné à chaque reprise, les actes illégaux commis par Israël. Toutefois, les droits de VÉTO des cinq pays membres du Conseil de sécurité ont sauvé Israël d’une telle condamnation. À chaque fois où Israël s’est fait accuser, Washington a imposé son VÉTO, et rendu futile toute tentative de condamnation de l’État voyou par la communauté internationale. Avec Stephen Harper comme premier ministre du Canada, on comprend mieux pourquoi ce dernier veut son statut de membre Permanent du Conseil de Sécurité! On pourra, si le cas s’avère, compter sur notre Premier ministre canadien pour appuyer tous les crimes d’Israël, ou d’autres États voyous, sans jamais que ceux-ci ne soient accusés de faire ce qui est interdit aux autres!

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Les Conservateurs sont des terroristes par association

Posted by sylvainguillemette sur 27 mai, 2010

https://i2.wp.com/accel22.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/14/02/2004-11-16t161333z-01-nootr-rtridsp-3-ofrtp-irak-usa-prisonnier-20041116.jpghttps://i2.wp.com/www.arabamericannews.com/news/images/articles/2008_06/1202/u1_Iraq_Deformed_Children_3.gifAu Canada, et au Québec, sur la plupart des lieux de débats (internet, séances publiques, etc..), certains d’entre vous ont surement déjà eu l’occasion d’échanger avec les conservateurs, qu’ils soient officiels du parti, ou qu’ils soient simplement les piliers de leur électorat. Un constat vous a surement frappé. Soit qu’ils soient toujours prêts à défendre l’indéfendable, même si cela les place en position contradictoire évidente.

Cette semaine, par exemple, les conservateurs condamnaient les nord-coréens d’avoir délibérément attaqué un navire sud-coréen. Or, c’est bel et bien un crime condamnable, s’il est prouvé que c’est bien ce qui s’est produit, ce qui n’est pas encore le cas, puisque les seuls investigateurs sont du même côté de l’échiquier. Mais faisons comme si c’était  bien le cas, et qu’il y avait eu crime. Bref, condamnons le geste! Bon! C’est fait! Mais maintenant que c’est fait, comment les conservateurs expliquent-ils que Washington, elle, soit apte à faire ce genre d’attaque tout au long de l’année, tuant de nombreux civils au passage,  et ce, sur plusieurs décennies? Pourquoi ces conservateurs ne condamnent-ils pas Washington par exemple? En un siècle, cette capitale a massacré des millions de personnes, impunément… Et les conservateurs ne sont pas là pour nous le rappeler, au contraire! En 2003, alors qu’ils étaient dans l’opposition, nos conservateurs canadiens défendaient délibérément la mission états-unienne de George W. Bush en Irak, soit une mission illégale condamnée par l’ONU, basée sur des mensonges avérés, et menée, rappelons-le, avec des armes de destruction massive – pour soit disant faire la chasse aux ADM!!!-, ce dont pourtant, Washington accusait l’Irak pour se permettre de l’envahir! Double-mesure? Donc, si je comprends bien, les états-uniens, eux, peuvent posséder des ADM et les utiliser à souhait, mais pas l’Irak de Saddam Hussein, qui a reçu de plus, rappelons-le, des ADM directement des États-Unis d’Amérique? C’est ça? C’est à n’y rien comprendre! L’argumentaire ne tient pas un seul instant.

Prenons par exemple le cas de l’enfant-soldat Omar Khadr, arrêté et accusé, rappelez-vous, d’avoir assassiné un soldat états-unien en Afghanistan. Or, là encore, la double-mesure est évidente et cela, sans même s’attarder au statut d’enfant-soldat d’Omar Khadr. Comment peut-on accuser un enfant-soldat de tuer des gens, quand ces «gens» sont là pour la même raison, mais inversement?!? Le soldat états-unien tué n’était-il pas lui-même appelé à tuer l’enfant-soldat? Ainsi, et autrement dit, on peut accuser tous les soldats de l’OTAN de vouloir tuer ou de tuer des Talibans, n’est-ce pas? Sans quoi, c’est la double-mesure qui règne, non? Et là, je vous épargne les faits, comme par exemple celui qui veut que la grenade ayant tué le soldat états-unien, était une M-67, soit donc, une grenade de fabrication états-unienne! Mais peu importe, c’est l’idée même qu’une riposte soit illégale qui est inquiétante! Les États-Unis d’Amérique envahissent illégalement un pays souverain, y tuent ses opposants idéologiques, et lorsque ceux-ci se défendent, leur défense constitue un «crime grave»… N’importe quoi! La double-mesure règne encore! Et Ottawa se défend bel et bien de rapatrier le jeune enfant-soldat canadien, parce qu’il est accusé de «crime grave», mais ce crime grave a été de fait, commis par bien des canadiens, par bien des français, par bien des anglais, par bien des états-uniens et bref, par bien des membres de l’OTAN qui occupent l’Afghanistan illégalement. Autrement dit, la logique conservatrice me permettrait de mettre en prison un bon pourcentage de l’armée impérialiste états-unienne, et une autre bonne part de notre armée impérialiste canadienne, puisqu’ils ont au moins commis le même crime qu’Omar Khadr. C’est sinon, une double-mesure évidente qui détruit d’amblée l’argumentaire puérile des conservateurs.

https://i2.wp.com/www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/gaza_4.jpghttp://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2009/01/a-shell-fired-by-the-isra-0011.jpgSoyons clairs! Les actes commis par Israël au Liban en 2006, et à Gaza en 2008, étaient bien des actes de terrorisme et pour sûr, des armes de destruction massive ont été utilisées pour les accomplir. Au Liban, plus de 1100 civils ont été tués par des armes de toutes sortes, mais surtout par des bombes ou des obus très puissants. Du phosphore blanc fut utilisé offensivement également, ce qui est clairement identifié comme un crime de guerre par les instances internationales. Des armes à sous-munitions ont été larguées… Du NAPALM aussi… Ce sont des armes qui ne peuvent pas déterminer s’il s’agit au sol, d’un ennemi armé et dangereux, ou d’un civil. Lorsqu’une arme à fragmentation est utilisée, c’est de 5% à 15% des sous-munitions qui n’explosent pas et qui constituent un champ de mines anti-personnelles. Des villes habitées ont été rasées sous les pluies de bombes «terrorisantes». Des ponts, des centrales électriques, des points d’eau, des hôpitaux, des écoles et des habitations ont été délibérément visés et détruits par Tsahal. Pareil à Gaza! 1600 civils tués! Et ce, impunément, sans sanction quelconque! Et savez-vous quoi? Ottawa qui condamne Omar Khadr d’avance pour s’être défendu contre un ennemi qui désirait sans aucun doute le tuer, donc commettre un «crime grave», a répété, mots pour mots, que les israéliens avaient le droit de se défendre parlant de l’invasion d’autres pays qu’Israël. Les conservateurs ont donc défendu le droit d’Israël, de faire du terrorisme, d’envahir des pays et de ne jamais se faire punir par la communauté internationale –Imaginez-les dans le Conseil permanent de Sécurité de l’ONU!-. Parce que là encore, il faut admettre que ces milliers de morts ont connu, comme leurs proches toujours vivants, une terrorisante expérience!

https://i0.wp.com/3.bp.blogspot.com/_w_DGcfHhjPk/SO2rXLVXoYI/AAAAAAAADl0/30GqSS72SKs/s320/orange.jpgLes conservateurs sont des terroristes par association, il faut l’admettre. Ils font d’abord eux-mêmes, usage de torture pour obtenir des renseignements, via leurs services secrets SCRS, qui collabore de facto de toute façon, avec l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA). La Central Intelligence Agency a commis des crimes répugnants à travers le monde et ce, impunément. Elle a reçu des mandats d’assassinats politiques, de massacres de mouvements de masse populaires, de torture, d’enlèvements, de séquestration, de renversements d’État, de mettre en place des dictatures, de faire du terrorisme chimique, bactériologique et nucléaire, etc.. La CIA est responsable de bien plus de morts qu’Al-Qeada au final. Elle est pourtant légale, et passe même pour une héroïne dans les films hollywoodiens ou dans les jeux vidéo. Mais pourtant, c’est un triste sort qui vous attend, si vous êtes sur la liste noire de celle-ci. Les conservateurs canadiens sont pourtant bien à l’abri d’accusation, en soutenant ce genre de labeur. Ce qui pourtant, révèle un appui au terrorisme de leur part, de toute évidence!

https://i0.wp.com/a6.idata.over-blog.com/499x283/2/03/61/62/ACTUALITES/Charnier-de-la-macarena--Colombie-.jpgLorsque les médias nous ont fait part des allégations sur les cas de torture en Irak, et à Guantanamo, les conservateurs n’ont pas réagi, et n’ont surtout pas condamné. Lorsque les états-uniens ont renversé le gouvernement du Honduras l’an dernier, les conservateurs ont joué la comédie, et appuyé ce Coup d’État en ne le condamnant pas. Lorsque les forces de l’opposition au Venezuela ont tenté de renverser le président démocratiquement élu en 2002, à titre d’opposition, les conservateurs n’ont pas plus condamné le geste. Lorsqu’un charnier bourré de plus de 2000 corps de syndicalistes et militants de toutes sortes a été découvert en Colombie, et qu’il était attribuable au président Alvaro Uribe et ses forces paramilitaires, les conservateurs ont nié l’odieux, puis se sont plutôt concentrés à signer des contrats juteux avec le régime meurtrier d’Uribe! Les conservateurs détestent les socialistes au point de ne pas condamner leur meurtre, c’est aussi simple que cela.

https://i0.wp.com/www.planetenonviolence.org/photo/779137-953516.jpgAujourd’hui, nous savons que la guerre en Irak n’a rien donné au peuple irakien, et qu’il est mort plus de gens depuis la chute du défunt dictateur, que sous la totalité de son règne. Nous savons également qu’au plus fort de la guerre menée par Washington en Irak, des tas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été perpétrés. On a par exemple tué des centaines de civils à Fallujah, en y larguant du phosphore blanc offensivement, ce qui constitue un crime de guerre grave, et dans ce cas, un crime contre l’humanité puisqu’il s’agissait au sol, de civils, et non de combattants seulement. Cela n’a pas empêché nos conservateurs de défendre cette guerre illégale et meurtrière à la Chambre des Communes.

Pourquoi Ottawa condamne t-elle la Corée du Nord, pour un geste que son amie Washington fait annuellement 100 fois plus? 46 marins sud-coréens tués? C’est déplorable! Et certes qu’il faille condamner le régime du dictateur nord-coréen, qui n’a rien de socialiste dois-je ajouter. Mais qui condamnera Washington d’avoir fait des millions de morts partout dans le monde? En Irak seulement, c’est plus d’un million de morts! Au Vietnam, on parle de 4 millions de morts! Dans les nombreux Coup d’État menés partout dans le monde, dont en Amérique latine, on parle encore de plusieurs centaines de milliers de personnes assassinées pour leurs idées, par les forces états-uniennes, cela, sans s’attarder aux blessés, aux torturés, etc..

La violence, la violence… Je crois qu’il faut comprendre que ce n’est mal que lorsque les ennemis idéologiques des conservateurs en font usage! Sinon, il n’y aurait pas toutes ces doubles-mesures! Une chose est certaine, les conservateurs sont mal placés pour condamner qui que ce soit dans le monde, eux qui collaborent avec le régime le plus meurtrier depuis l’Allemagne nazie, sans se soucier des maux qu’ils causent! Les conservateurs sont des terroristes par association, comme quelconque financier des Talibans, comme quelconque financier d’Al-Qeada! De toute façon, même les Talibans et Al-Qeada n’auraient pas pu faire autant de mal, si ça n’avait été de leur large financement octroyé par Washington! L’argent ne pousse pas dans les arbres en Afghanistan non plus, et les arbres en montagnes sont rares!

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Nouvelles internationales… (Voltaire http://www.voltairenet.org/fr)

Posted by sylvainguillemette sur 13 mai, 2010

Honduras : l’ONU s’émeut des assassinats de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

http://www.voltairenet.org/article165370.html

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Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.

http://www.voltairenet.org/article165371.html

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Blackwater sous enquête pour des massacres commis en Irak

Posted by Hugo Jolly sur 23 octobre, 2007

Blackwater USA

La firme étasunienne Blackwater USA a reçu une mise en demeure affirmant qu’elle était sous enquête pour des crimes de guerre après que 17 civils irakiens aient été tués dans une grêle de balles par des agents de sécurité à Baghdad.

Ces meurtres commis le mois dernier mettent dans l’embarras la firme privée de sécurité dont les employés sont immunisés contre toute forme de poursuite, contrairement aux militaires de professions qui sont assujettis aux courts martiales. C’est le deuxième incident du genre en moins d’un mois, impliquant le contracteur australien Unity Resources Group, cette semaine. Deux femmes Arméniennes chrétiennes ont été abattues après que leur voiture se soit approchée d’un convoi protégé. Leur voiture a été criblée de 40 balles.

Ivana Vuco, l’officière la plus aînée des droits de l’homme de l’ONU en Irak, a parlé hier à propos des fusillades par les gardiens de sécurité privés qui ont provoqués un outrage parmi les Irakiens. «Pour nous, c’est une question de droits humains,» a-t-elle dit. «Nous surveillerons les allégations de massacres par des entrepreneurs et nous regarderons si il y a ou non crimes contre l’humanité ou crimes de guerre qui ont été commis.»

Un Irakien qui a été blessé dans les tirs du 16 septembre, ainsi que les proches de trois personnes tuées dans l’attaque, ont déposé une plainte à Washington hier accusant Blackwater de violer des lois étasuniennes en commettant «des massacres et des crimes de guerres extrajudiciaires.»

L’Irak a dit qu’il y avait plus de 180 compagnies de sécurité – majoritairement des États-Unis et d’Europe – dans le pays. Le pays estime que les entrepreneurs étasuniens sont plus de 100 000. Beaucoup d’Irakiens voient ces firmes comme des armées privées à la gâchette facile, ce qui a créé des tensions dans les relations entre l’Irak et les États-Unis qui ont commandé un rapport complet sur la sécurité.

Les autorités irakiennes ont accusé Blackwater de «meutre délibéré» de civils irakiens en tirant dans un carré de la ville bondé de gens. Elles demandent aussi des millions de dollars en compensation et le retrait de la compagnie du pays d’ici six mois. La firme de sécurité affirme que ses gardes ont retourné les tirs à des cibles menaçantes et ont répondu légalement à une menace contre le convoi qu’ils protégeaient.

Madame Vuco a dit que les lois sur les droits humains s’appliquaient également aux entrepreneurs et aux autres partis dans le conflit. «Nous le rappellerons aux États-Unis dans nos communications. Ceci inclut la responsabilité d’enquêter, de superviser et de poursuivre ceux qui sont accusés de méfaits,» a-t-elle dit au lancement du dernier rapport des droits humains de l’ONU à Baghdad. Ce rapport couvre la période d’avril à juin et décrit la situation des droits humains de «très sinistre».

Said Arikat, le porte-parole de la mission de l’ONU, a recommandé à l’administration Bush de tenir responsable les individus impliqués dans les tirs aveugles; «d’appliquer les règles d’engagement et de les poursuivre». Il a ajouté: «Il ne peut y avoir des éléments escrocs qui sont au-dessus des lois.»

Dans les plus récents tirs, mardi, une conductrice de taxi, Marany Awanees, et son passager avant ont été tués. Unity Resources Group affirme que ses gardes craignaient une attaque suicide et a ouvert le feu seulement après plusieurs avertissements. Les gardes protégeaient des experts en matière de finances travaillant, sous contrat, pour l’Agence étasunienne du développement international.

Les firmes de sécurité privées bénéficient de l’immunité grâce à une loi de 2004 promulgué par l’Autorité provisoire de coalition.

Source: PENKETH, Anne. «Blackwater faces war crimes inquiry after killings in Iraq», The Independent, 23 octobre 2007, http://news.independent.co.uk/world/middle_east/article3052374.ece.

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Les conservateurs s’opposent à une déclaration des droits des autochtones

Posted by Libertad ! sur 6 septembre, 2007

Selon cet article de la Presse Canadienne, le Canada ferait des alliances avec des pays douteux pour faire échouer ce projet. La bourgeoisie canadienne, colombienne et russe ayant des problèmes avec les autochtones ont décidés d’essayer de contrecarrer l’adoption de cette nouvelle déclaration.

Élaboré pendant près de 20 ans, ce texte, qui affirme le droit à l’autodétermination des peuples autochtones ainsi que divers droits sur leurs territoires d’origine et sur leurs ressources naturelles, avait été adopté par le Conseil des droits de l’homme en juin 2006 par un vote de 30 voix contre 2. Le Canada et la Russie avaient ainsi été les deux seuls opposants.

L’opposition marquée du Canada aux autochtones et à leurs revendications est un affront contre eux, mais aussi contre les révolutionnaires, car pour nous, le principe d’auto-détermination est essentiel et parce que la résistance autochtone en est une contre l’État bourgeois.

Historiquement, le gouvernement canadien depuis sa formation en 1867 n’a jamais été chaud à l’idée que les amérindiens avaient des revendications territoires absolument légitime. Nous avons qu’à nous rappeler du cas de Louis Riel, chef des Métis du Manitoba et fondateur de cette province. Il sera écrasé par l’armée canadienne, alors qu’au sud, aux États-Unis, le génocide autochtone se poursuivait encore à cause de l’expansion coloniale de l’Amérique.

L’autre exemple, cette fois-ci beaucoup plus récent est celui du cimetière Mohawk sur lequel des entrepreneurs voulaient faire construire un club de Golf. Les «Warriors» s’y opposaient avec raison. En ayant utilisé des moyens de pression comme bloquer un pont, les mohawks marquèrent un grand coup mais cependant, le gouvernement du Québec demandera à l’armée de venir les tasser…

Cette courte histoire est celle de la répression des premières nations, par l’impérialisme canadien et ses alliés mondiaux, qu’ils soient américains, russes, laotiens ou colombiens.

Vive la résistance autochtone !

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Canada : l’un des plus touchés en Afghanistan

Posted by L'Agitateur sur 14 juillet, 2007

Le sang canadien coule davantage en Afghanistan depuis ses débuts d’opérations militaires. Le Canada se situe en deuxième position en ce qui concerne le ratio de pertes, soit une mort canadienne sur 38. Le premier étant l’Espagne avec un ratio de un sur 31. Les États-Unis sont derrière avec un ratio de un sur 59, et un sur 106 pour le Royaume-Uni.
Ces chiffres semblent choqués plus d’un. En effet, selon un sondage réalisé par la Presse Canadienne (Decima Research), 67% des canadiens jugent intolérables le nombre de soldats canadiens blessés ou tués, peu importe les « progrès » apportés à la société afghane. Ce pourcentage monte à 76% au Québec.

L’explication au nombre de ces pertes, selon Marc-André Boivin, est fort simple : le Canada s’est engagé dans l’une des régions les plus hostiles d’Afghanistan. Cette région, c’est Kandahar, au sud du pays. Le fait qu’il y ai autant de morts dans une telle région est dû à un manque de présence militaire dans le coin afin d’assurer la « sécurité » [de l’Élite] et maintenir la « paix » [par les armes et le sang].

Rappelons-nous que la présence canadienne est sur place suite à ses engagements avec l’ONU et l’OTAN même. Les militaires canadiens étaient là dès l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Afghanistan, soit octobre 2001. Ce fut en février 2002 que plus de 850 soldats furent déployés à Kandahar pour l’Opération Apollo. Quelques années plus tard, l’OTAN demanda aux pays membres de l’organisation d’envoyer plus de soldats afin de remplacer l’armée des États-Unis pour qu’elle puisse grossir en Irak. C’est à ce moment qu’Harper, continuant la lancée du Parti Libéral, envoya plus de 2000 soldats. Puis, récemment, Valcartier envoyera 200 soldats en fin août dans la même région.

Nous le répétons : cette présence canadienne, voire occidentale et même mondiale, en Afghanistan n’est qu’au profit des Élites impérialistes. Ils ne sont pas là pour défendre la « démocratie », la « liberté », la « paix » et notre propre pays ! Ce ne sont que des prétextes pour assurer ce que les impérialistes et néocolonialistes veulent : leur capitalisme préféré. Bien que ce mot semble vaste, il regroupe tout ce qu’une Élite aime. Le comble est le fait que des millions sont envoyés en Afghanistan et que cela n’arrive pas entre de bonnes mains, alors qu’ici même, au Canada, et même au Québec, de très nombreuses personnes n’ont pas de nourriture à mettre dans leur ventre.

Nous le répétons : Canada, hors d’Afghanistan ! Nous sommes avec le peuple afghan, et non avec la présence impérialiste à la fois canadienne, britannique et tous les pays étrangers !

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l’ONU met fin au mandat de ses inspecteurs en Irak

Posted by Libertad ! sur 29 juin, 2007

Le Conseil de sécurité a mis fin vendredi au travail des inspecteurs de l’ONU qui avaient été chargés de localiser les armes de destruction massive (ADM) de l’Irak, où aucune arme de ce type n’a été découverte depuis l’invasion du pays en 2003.

C’est sans étonnement que l’ONU décide de mettre fin aux recherches de ces fameuses armes de destruction massives en Irak. Ceci est une preuve de plus pour le mouvement anti-impérialisme mondiale que le RWatch appuie que le gouvernement américain ne mène pas une guerre contre le terrorisme, ni pour la démocratie mais bien une guerre pour ses intérêts mercantiles. Ils ont rien trouvés, car ces armes de destruction massives ont possiblement été détruite à la fin de la Guerre du Golfe mais les américains se sont entêté à dire que Saddam en avait et qu’il allait les utiliser contre leur pays et les petits amis de la région, Israël. Ce fut le principal argument du sombre Georges W. Bush pour convaincre la population américaine et même du reste du monde pour mener à bien sa guerre d’agression au Moyen-Orient. La population de son propre pays fut dupée pendant un temps, mais elle a bien vu que cette guerre n’est faite que pour enrichir les « big boss patroneux » d’Exxon Mobil et des autres pétrolières américaines, canadiennes, chinoises…

Ce confit à fait plus de 650 000 morts depuis 2003, et ce chiffre ne fait qu’augmenter chaque jour et après, les néo-libéraux québécois viennent dire qu’il s’agit d’une guerre pour la démocratie. Méchante démocratie que de tuer des gens et voler les richesses naturelles d’un pays !

Supportons la résistance irakienne face à l’agression américaine !
Menteurs de tout les pays, unissez-vous, la colère populaire va exploser !
Imperialism, out of Iraq !

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