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Les coopératives devraient être l’Intérêt Premier des syndicats contemporains

Posted by sylvainguillemette sur 5 octobre, 2010

Les preuves de l’efficacité des syndicats à défendre les intérêts des travailleurs salariés ne sont plus à faire. Largement, ceux-ci nous ont prouvé qu’ils pouvaient apporter un semblant de contrepoids au diktat des employeurs, ou à tout de moins, non seulement sont-ils aptes à quémander certaines conditions de travail pour continuer la création de richesse, mais ils parviennent à imposer cette relative et légitime demande à leurs apports pour la société et l’enrichissement personnel des propriétaires de moyens de production.

Les syndicats ont mené les luttes que toutes et tous n’avaient pas le courage de même entamer. Seul, devant la bourgeoisie unifiée par son régime capitaliste, le prolétaire individuel ne faisait pas le poids contre l’autorité établie, du monde dit de Droit. Mais uni, même s’il a goûté au mousquet plus d’une fois dans son histoire, le prolétariat s’est conséquemment donné des pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir sans l’Union de ses forces laborieuses.

Le syndicat aura également contribué à l’obtention de meilleures modalités d’entente sur l’exploitation du labeur du prolétariat syndiqué et non-syndiqué. Il aura apporté de meilleurs salaires par exemple, ou à des régimes de pension, des couvertures médicales, etc.. Sans l’effort commun des salariés, rien de ceci n’aurait été possible. La dictature bourgeoise n’aurait aucune entrave, comme le souhaitent en fait les libertariens, qui arguent que le corporatisme disparaîtrait avec la disparition de l’État. Reniant ainsi le fait qu’il existe des intérêts communs aux bourgeois, et le fait qu’ils se concerteront, même contre le prolétariat démuni d’outil d’intervention –afin là de mettre en place des structures qui les avantageront d’abord-, les libertariens se campent dans le monde imaginaire qu’ils se sont créé pour la cause, en niant; le rapport d’«exploitation» entre le prolétariat et la bourgeoisie, le fait qu’il faille préalablement –ou l’emprunter– posséder du capital pour entreprendre, mais surtout, que les conditions de chacune et chacun sont relatives à des conditionnements précis, qui ne sont en rien niable et/ou négligeables en regard du jugement social qui sera porté contre les conditionnés, puisque l’économie va de pair au social.

C’est bien simple, sans le syndicat, les travailleurs persisteraient à quémander, sans cesse quémander, chacun de leur côté, sans rapport de force possible.

Mais d’autre part, jusqu’ici, les syndicats n’amènent manifestement rien d’autre qu’un rempart contre les mauvaises gestions bourgeoises, ou les jeux de force comme les «lock-out» ou quelconque autre oppression bourgeoise. Ils ne visent pas plus loin, ils ne jouent plus leur rôle respectif, soit celui de servir l’intérêt des travailleurs salariés. Or, il y a une solution, et non la moindre pour palier à ce surplace historique.

En ce système capitaliste, où les capitaux ne sont pas à portée de toutes et tous, il y existe d’autres orientations que de quémander à ceux qui possèdent le capital nécessaire à l’élaboration de moyens de production. Les toiles sociales que composent les coopératives, permettent ce prêt de capitaux et l’aide nécessaire à l’appropriation de moyens de production par les prolétaires –salariés-, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion sérieuse et rigoureuse de la coopérative.

Et où je veux en venir avec les syndicats et les coopératives? Plutôt que de concentrer des sommes pour palier à des «lock-outs» ou à encaisser des grèves de pacotille, non toutes aussi productives que les manifestations de masse –Celles-ci, en Europe, font-elles reculer les gouvernements s’aplatissant devant le concert de demandes bourgeoises d’être sauvé de leurs propres ratées?-, les syndicats devraient mettre des capitaux de côté pour acheter d’éventuels moyens de production que des bourgeois faillant à leur gestion d’entreprise, seraient tentés de laisser partir pour des «peanuts» en cas de faillite. Ils pourraient également, simplement magasiner la possibilité de démarrer leur propre coopérative, entre salariés, et entrer en compétition avec l’employeur actuel.

Les syndicats devraient voir à prendre possession des moyens de production dont ils se spécialisent. Les syndicats doivent revoir leur rôle, et ne pas jouer le jeu du capitalisme, comme le font «les fonds» de certains syndiqués… Il ne faut pas seulement mettre du capital ici et là en guise d’investissement, mais s’approprier les moyens de production, et les développer en coopératives, en guise d’alternative économique et donc, en guise d’alternative sociale à l’individualisme et à l’égoïsme crasses qui sévissent en nos sociétés capitalistes.

Cela, en soi, peut paraître bénin, mais il apparaît qu’une telle entreprise nous permettrait, tout en nous dégageant de la centralisation des pouvoirs en l’État, de nous dispenser de l’exploitation des humains par les humains, mais également de permettre aux entrepreneurs de vaquer à ce qu’ils chérissent le plus de cet univers –outre leurs proches sans doute-, où leur créativité est indispensable à l’innovation, à l’évolution donc, de l’humanité.

Ainsi, les lois de l’offre et de la demande sont temporairement respectées, jusqu’à ce qu’entrent en collision, les contradictions patentes de ce système de consommation, versus la viabilité de ce dernier, pour l’humanité toute entière. Car tôt ou tard, ces lois de sorcier ne seront plus crédibles, ou c’est que, celles-ci imposeront un monde encore plus dur que ce capitalisme corporatif que dénoncent les capitalistes absolus, ceux-là, voulant l’éradication de tout intervenant entre le salarié et l’employeur, logiquement.

Les syndicats doivent démontrer qu’une alternative économique est possible et qu’en rien, nous, prolétaires, ne serons désormais prêts à négocier, dans un proche avenir. Nous sommes majoritaires, nous les faisons vivre, nous les enrichissons, nous leur octroyons des pouvoirs étonnamment démesurés et ne sommes pourtant pas comme eux de nous, dépendants d’eux. Nous devons nous tenir debout, et remplacer ce nouveau cadavre du capitalisme, par un véritable socialisme. Les coopératives en sont une forme, et il faut bien commencer quelque part, non?

Il faut aller de l’avant en ce sens et ne pas réparer ce qui ne fonctionnera de toute façon pas. Il faut faire table rase et remplacer cette dictature par la nôtre. Ramenons la démocratie comme elle se doit d’être. La coopérative est une opportunité à ne pas dénigrer, en ce sens que nos productions seraient également le fruit de notre démocratie réelle.

Est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que ça rapportera plus que les entreprises privées? Eh bien, si la bourgeoisie, elle, investit dans les moyens de production, ce doit être que ça en vaut parfois la peine. Ensuite, afin de savoir si ce sera plus payant que l’entreprise privée, pour le travailleur salarié précisément, vous n’avez qu’à demander aux bourgeois, si  ça en vaut la peine, d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. La richesse concentrée en leur petite minorité, me dit que oui…

(Maintenant, à tort, les libertariens croient que les socialistes ne veulent pas reconnaître les légitimes mérites d’un entrepreneur, ou d’un innovateur quelconque. Ils se trompent. Nous reconnaissons de loin ce mérite imaginatif, mais en rien, nous ne considérons ce mérite comme légitimant l’exploitation de quiconque. D’ailleurs, nulle part au monde il n’est nécessaire de se faire exploiter. C’est d’ailleurs tout ce que défendent réellement les libertariens, soit le droit d’exploiter son prochain, quelque soient les besoins…)

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Le PQ dit NON au capitalisme sauvage et à la vache sacrée!

Posted by sylvainguillemette sur 17 mai, 2010

http://toutlemondedevraitenparler.files.wordpress.com/2009/06/pauline_marois3.jpgS’il fallait considérer le Parti Québécois comme une entité contrôlée uniquement par la cheffe actuelle, il serait d’ores et déjà clair et acquis qu’un virage à droite s’est effectué, mais ce n’est pas si simple, ni aussi clair.

En fin de semaine dernière, les membres du PQ ont eu à voter des «choix difficiles» proposés par la chefferie. Plutôt que de débattre des propositions émanant de la base du parti, celle-ci, comme on peut le constater, débattait d’idées proposées par des chefs, qui dans ce contexte, nous laisse présager le peu de démocratie qui plane sur ces colloques que se donnent ces partis populistes.

Parmi ces choix, la cheffe du parti nationaliste par excellence offrait de se débarrasser de certains services publics, dont une part des services en santé, question d’apaiser les finances publiques. Bref, madame Marois prônait ouvertement d’aller de l’avant avec les idées de son collègue François Legault, prônant lui-même, une ouverture au privé en santé, à l’instar des «lucides», qui ne portent ce nom que par vantardise. Ainsi, elle prônait de la sorte, une enfoncée vers un capitalisme plus sauvage, qui ailleurs, pourtant, ne fonctionne pas mieux que notre social-démocratie, tout au contraire.

Mais les membres du parti lui ont heureusement répondu clairement, qu’il n’en était pas question. Le PQ, puisque ses membres sont plus représentatifs du parti que madame Marois elle-même, a donc refusé d’aller d’avantage vers la droite, plus qu’il ne l’est déjà. En permettant et reconnaissant par exemple, le salariat, le PQ démontre déjà qu’il est bel et bien capitaliste en soi.

Et n’allons pas d’ailleurs, nous faire des idées quant au positionnement de ce parti nationaliste sur l’échiquier. Il est bel et bien déjà à droite, mais se refuse de s’y enfoncer d’avantage, comme si certains de ces capitalistes dont font partie ses membres, n’étaient plus certains de vouloir adhérer au véritable capitalisme, au «capitalisme sauvage» comme on dit.

Mais si l’on observe les récents sondages, on note aussi que le PQ sortirait grand favori d’une élection provinciale actuellement. Et que donc, une majorité de gens, n’adhèrent pas au «capitalisme sauvage» dont fait mention et la promotion la cheffe du PQ. Soit donc Pauline Marois n’est pas à sa place et/ou a de la cire dans les oreilles, soit l’électorat et la base du parti de madame ne sont pas aussi omniscients qu’elle et les «lucides»!

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Des décisions qui demanderaient du courage…

Posted by sylvainguillemette sur 31 mars, 2010

https://i1.wp.com/bibliobs.nouvelobs.com/files/BibliObs.com/Faucille-Marteau_vignette.jpg

Chères Québécoises, chers Québécois,

J’aimerais tout d’abord vous dire à quel point je suis heureux d’être parmi vous, et de vous faire part de mes prévisions annuelles et de mon compte rendu de l’économie du Québec. Les prochaines années nous demanderont du courage, je vous l’affirme dès maintenant.

Tout d’abord, comme vous le savez, l’économie est chancelante, et toujours fragile donc, à la reprise. Et pour cela, mon document  tiendra compte et sera rendu dans le dessein de corriger la situation. Vous serez peut-être offusqué de certaines mesures, mais celles-ci s’imposent, étant donné le mur auquel nous faisons face aujourd’hui. D’autres vous paraîtront coquettes, mais elles seront néanmoins productives et moins coûteuses pour toutes et tous au Québec. Commençons par le commencement, par une mise en contexte du système économique actuel, et par une analyse de celui-ci, afin là de pourvoir aux défaillances qui pourraient nous échapper.

Le système capitaliste, bâti sur une confiance mutuelle entre échangeurs de capitaux, est donc basé sur le capital. Nous savons qu’il permet à une minorité de tirer profit de la demande, par sa possession préalable de capitaux, en jouant finalement le rôle d’intermédiaire sur l’offre, qu’elle offrira des fruits mêmes du labeur du salarié qu’elle emploie. Nous savons donc également, que ce capital se concentre, peu à peu mais certainement, chez la classe dirigeante et propriétaire des moyens de production du Québec. Nous avons de toute façon, dénoté l’enrichissement d’une minorité, non par hasard, propriétaire des moyens de production québécois. Nous savons donc, par conséquent, que le modèle économique en place ne permet pas le partage équitable des richesses créées, puisque nous sommes à même de constater que ceux qui quémandent les richesses créées, sont en fait en bonne partie, ceux qui les ont créées de leur propre force de travail qu’ils ont vendu à la bourgeoisie apte à l’acheter. Il est d’ores et déjà convenu donc, de parler d’échec patent quant aux épopées ou aux promesses de ce système superflu et flou, pour la classe laborieuse. Mon document sera donc teinté de cette relativité.

Nous avons donc convenu, les élus au nom desquels je parle et moi-même, qu’il était temps d’appliquer des mesures courageuses, audacieuses et terminales en ce qui concerne nos moyens de production. Nous croyons, et nous le faisons au nom du peuple travailleur qui nous a élus, qu’il est temps de nationaliser les moyens de production et de dépouiller ainsi, les dépouilleurs de nos efforts communs. Cela ne se fera pas sans casser d’œuf, mais ce ne sera pas non plus, sans donner de généreuses compensassions aux actuels propriétaires, que nous le ferons.

Dans un premier temps, nous ne procèderons pas aux nationalisations dans l’immédiat du temps, mais avancerons secteur par secteur, pour s’assurer de bien comprendre chaque situation des propriétaires, et dans certains cas, ceux-ci auront même le droit de vendre leur force de travail à la collectivité, puisque nous ne prévoyons pas instaurer le communisme avant quelques générations encore. En attendant leur fin, les entreprises privées du Québec se verront imposées de ce qu’elles ont reçu en aide directe, ou en subventions, afin que les Québécoises et Québécois puissent retoucher le capital qu’ils n’ont pas consenti à investir au privé, comme ils nous l’ont affirmé aux dernières élections. Mais ainsi, les entreprises auront tout le temps désiré, de déplacer leurs capitaux dans les États qui demeurent capitalistes, malgré les torts que ce système puérile et sans but ait pu causer, sans toutefois, outrepasser de s’acquitter auprès de la population qui l’aura fait vivre durant ces décennies paradisiaques pour elles.

Nous annonçons cependant, et cela sera mis en efficacité immédiatement, la nationalisation des ressources naturelles restantes du Québec, et le moratoire relatif qui s’impose sur les extractions d’uranium, d’or et d’autres minéraux où les entreprises privées pullulent. Ces énormes corporations doivent déjà s’acquitter elles-mêmes, des redevances qu’elles n’ont jamais versées aux contribuables québécois qui leur ont permis d’extraire leurs ressources, en croyant pouvoir leur faire confiance. Elles n’ont pas non plus, décontaminés les vastes endroits qu’elles ont pollués et rendus inappropriés pour la vie en général. Elles n’ont pas expliqué leurs liens outremer, avec ces bandes armées qui profitent en Afrique et dans les pays en voie de développement. Cela vaut de même pour les compagnies forestières, qui nous ont dépouillés, elles aussi, de nos ressources, tout en nous promettant des emplois bien rémunérés à long terme, et un contrôle accru de nos forêts si chères à l’équilibre naturel sur Terre et donc, à la possibilité de la vie. De part et d’autres, les ressources n’ont pas été prises en charge comme un éventuel  éventail d’outils, qui étaient en réalité, limité. Nous l’avons vu partout sur Terre, la gestion des ressources par l’entreprise privée mène tout droit à des compromis réalisables et souhaitables, qui ne sont malheureusement pas réalisé, ni même souhaités par la minorité régnant au sommet de cette pyramide sociale, concoctée par, justement, ces mieux nantis de notre collectivité, qui le sont grâce à notre labeur commun.

Officiellement aujourd’hui, nous déclarons toute compétitivité privée au réseau de santé public, illégale. Les tenants du rôle de soignant auprès de la collectivité, devront s’exercer dans un cadre public, sans quoi, palier à la situation en déménageant dans un État le permettant. Il ne sera aucunement possible désormais, d’exercer le profit sur la maladie ou tout autre problème de santé d’autrui. Outre les outils de production que la bourgeoisie réclamera, vous n’êtes pas sans savoir que cette classe dominante a pu acquérir ses outils, en dépouillant les travailleurs qu’elle salariait, tel que le démontre la «Loi 1+1=2» sur les illégalités d’exploiter le labeur d’autrui, votée dernièrement. Cela va de pair avec la loi votée sur le mérite, qui nous aura permis à tous, de voir plus clair dans le mérite de chacun des travailleurs, vis-à-vis ses capacités physiques et psychologiques, ses besoins et le labeur qu’il apporte à sa communauté. Cette loi rappelez-vous, nous avait donné raison sur le mythe du mérite de l’employeur, qui n’était visiblement pas plus méritant que ses employés, sauf si le capital devait constituer une valeur de mérite, ce qui fut démenti, bien sûr!

Nous allons donc de l’avant, tel que promis, avec notre agenda socialiste, visant ni plus ni moins, un système meilleur, où ne seront possibles que les véritables partages de richesses, et où ne seront plus possibles, les exploitations de toutes sortes des humains par eux-mêmes. Les échecs multiples et récents du système capitaliste ont donné le coup de grâce à celui-ci, et les nombreux exemples de ratées  du côté international, ne nous suggère aucun désir de copier l’exercice. Les droits que s’étaient par exemple octroyé les bourgeois, avec le soutien du Parti Libéral du Québec, du Parti Québécois du Québec et de l’Action démocratique du Québec, ne seront plus que vague souvenir.

Ainsi, nous vous annonçons à l’avance la terminaison du ticket «pas modérateur» qu’avait imposé en 2010, le Parti Libéral du Québec. Certes, nous serons servis d’une vague de malades qui prendront d’assaut nos hôpitaux, mais comprenez camarades, que pendant des années déjà, ceux-ci n’ont pas eu accès aux soins de santé dont ils avaient droit en tant qu’êtres humains. Aussi, nous prendrons directement des pharmaceutiques, les sous qu’auront dépensés les québécois en ticket «pas modérateur».  Elles seront surtaxées de ces montants, puis si elles ne paient pas, nous envisagerons des poursuites, puisque nous avons également fait nos devoirs, et savons qu’elles ont augmenté radicalement leurs coûts de fabrication lorsque ce ticket a vu le jour. Elles s’y sont conjuguées, puis ont joué le jeu de Jean Charest, poussant ainsi le système à demeurer au gré du secteur privé. Et de toute façon, dans 5 mois exactement, Pharma-Québec sera prête à fabriquer les médicaments québécois, et ses recettes financeront le système de santé. Avec Pharma-Québec, c’est le monde entier qui nous attend comme client. Certainement que nous ferons des capitaux avec cet outil, mais ce n’est pas vraiment le but visé. Avec certains autres pays, nous ferons cartel contre le secteur privé, et ferons ainsi baisser les coûts du médicament à la surface de la Terre. Ces ententes vous seront rendues, tel que convenu, d’ici quelques jours.

Pour ce qui est d’Hydro –Québec, elle sera renationalisée, et les bourgeois s’ayant permis l’achat d’actions de notre société d’État, ne seront pas réconfortés d’apprendre, qu’ils devront rendre ces actifs, tels qu’ils valent aujourd’hui, sans même toucher quelconque compensation. Cette décision de privatiser notre société d’État rappelez-vous, avait été prise à l’encontre du mouvement populaire qui avait réuni des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois dans les rues, et de Québec, et de Montréal et de plusieurs autres régions du Québec, entre autre cette manifestation sur les barrages visés par la vente d’actifs. De plus, Québec mettra un terme à ses plans d’expansion, et visera plutôt, à améliorer es performances de son système actuel, car certes l’eau coulant dans nos rivières nous paraissent éternelles, mais elles ne le seront pas. Il faudra donc, pallier à cela, et dans ce cas-ci, nous attendons encore le résultat des référendums qui auront lieu dans les prochaines semaines. Le bloc patrimonial ne tiendra plus compte, lui non plus, des prix du marché international. Les Québécoises et Québécois n’ont pas à souscrire à un modèle inefficace, qui ne fait que mener les populations laborieuses, à la quête de miettes du capital, auprès des bourgeois.

Depuis que nous faisons des référendums sur chacune des décisions importantes du Québec, les Québécoises et Québécois ont augmenté de façon substantielle  leur apport au cycle gouvernemental qui nous anime désormais. L’augmentation de la participation électorale des Québécoises et des Québécois est consternante. Il n’en fallait pas plus, pour redonner vie au système démocratique, qui ne l’était plus, mais qui reflétait plutôt, une dictature bourgeoise, que l’on pouvait stationner, puis changer aux 4 ans.

Nous annonçons par ailleurs, que la mondialisation des conditions de travail chinoises, ne sera plus un exemple que devront suivre les entreprises québécoises, et les travailleurs québécois par conséquent. La loi «Bouchard», votée par le parti alors majoritaire de Jean Charest, sera abolie, comme toute autre loi ayant profité à la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Nous vous remercions de votre participation au nouveau gouvernement socialiste du Québec, et nous affirmons par la même, que sans votre participation chers prolétaires québécois, tout cela n’aurait jamais pu se réaliser!

Longue vie à la révolution! Merci!

Élu du Conseil populaire socialiste de Lanaudière

(Ce texte est bien sûr, une fiction.)

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SPQ-Libre, libre de partir

Posted by sylvainguillemette sur 15 mars, 2010

https://i1.wp.com/www.plq.org/fr/images/actualites/logo_pq.jpgLe PQ est un parti bourgeois, il n’y a plus de doute là-dessus. Ses membres, en fin de semaine dernière, l’ont confirmé. Ils ont mis au rancart la seule branche critique de leur parti, le SPQ libre. Ils ont laissé à ses membres le choix d’être, parmi tant de concédés à la conciliation de classes, membres d’un parti indépendantiste, point final. Fini les liens avec les syndiqués, mais il était peut-être temps, après tout –de cesser de porter l’habit du moine-.

Le Parti Québécois n’a pas d’autre aspiration que celle de faire un pays. Un pays pour les prolétaires? Non, pas vraiment. Un pays pour les bourgeois de nationalité québécoise? Certes, et l’on a insisté cette fin de semaine sur l’intérêt du parti vis-à-vis les initiatives personnelles d’enrichissement, donc  sur des initiatives privées, quels qu’en soient la teneur, la provenance ou tout autre débat qui remettrait vite à leur place, ceux qui disent  ces initiateurs «méritants» du labeur d’autrui.

On désiste ainsi le parti, de son dogme jadis, celui de la nécessité de l’État pour palier où le capitalisme ne peut aller, où il ne peut servir les intérêts de classes subordonnées au patronat. Le PQ ouvre ainsi la porte au privé, dans tous domaines, liant ces initiatives à de potentiels «mérites», comme s’il fallait encourager les initiatives personnelles, alors qu’elles découlent en fait, du fait que certains individus possèdent les capitaux nécessaires pour ce. Tout comme le patronat n’a jamais créé d’emploi, mais qu’il répondait plutôt à une demande par ses capitaux, qu’il devait préalablement posséder. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre la demande et l’offre et le seul fait observable, nous dénonce ses possessions préalables aux investissements qu’il fait.

Le PQ ne pourra donc plus se dire de gauche, ni de centre. Il est désormais condamné à vivre en chœur avec les autres partis de droite, et avouer que sa seule différence avec l’ADQ et le Parti Libéral du Québec, c’est sa soif nationaliste d’indépendance, et que celle-ci ne servira jamais que les intérêts de ce que certains péquistes nomment, les «méritants» et/ou les créateurs de richesses –alors que le prolétariat crée véritablement la richesse-.

Aussi, j’en profite pour inviter le SPQ-Libre à joindre les forces qui leur ressemblent, soit celles de Québec-solidaire. Ils n’ont plus leur place parmi les nationalistes étroits que sont devenus, au fil du temps, les membres du Parti bourgeois Québécois. Que les membres de ce parti bourgeois veuillent encore faire confiance au capitalisme, c’est une chose, mais que les membres avoués d’une cause des travailleurs en fassent autant, c’en est une autre.

Le capitalisme, depuis ses débuts, n’a jamais su partager les richesses, à ceux qui pourtant, la créaient. Le capitalisme transpire de contradictions de toute sorte, puis mène à la concentration de richesses chez une minorité d’individus, que les péquistes ici, nomment «méritants» ou «initiateurs personnels». Ce modèle économique est une plaie, celle de l’humanité. Il crée des guerres, autant réactives que préventives, ce que l’on nomme l’impérialisme. C’est d’ailleurs l’un des aboutissements inévitables du système capitaliste. Ensuite, le système capitaliste fait souvent faillite, et reprend ses forces en puisant du capital à ceux mêmes qu’il permet aux bourgeois d’exploiter tout au long de leur vie. Ce capitalisme, en 2007-2008, a encore fait faillite. Tout autour du globe, les banques tombaient, les unes après les autres. Et ce sont ceux qui prêtaient aux banques, pour ensuite leur emprunter, qui leur auront encore une fois, sauvé la peau. Mais cela, en donnant également un coup de barre à leur propre confort.

Par exemple, ici, les prolétaires canadiens ont vu Harper préparer la sauce qui allait alimenter tout le débat. En cessant de retenir l’impôt que les libéraux avaient instauré, Harper a vidé les coffres du gouvernement, pour transformer également, une entrée par une sortie massive de capitaux, cela, tout en aidant, lui aussi, le secteur privé de notre économie, au détriment bien sûr, de celle de la collectivité. Maintenant, on nous aborde le manque de finance au niveau public, et la nécessité, selon certains journalistes supposés impartiaux –Michel C. Auger à Radio-Canada-, d’ouvrir « absolument» les portes au privé dans tous les secteurs. La carotte et le bâton font encore guise d’actualité.

Le Québec  n’est pas dans le rouge comme le Journal de Montréal le prétendait. Encore moins comme certains économistes apocalyptiques dits lucides,  osaient le prétendre aussi.  Et ce n’est pas ici, un virage à droite du Parti Québécois, ce parti fut toujours un repère de capitalistes et n’a jamais mis de côté, ces principes tenus par les capitalistes, selon lesquels, un employeur est méritant des fruits du labeur de ceux qu’il emploie, les prolétaires.

Donc, rien de neuf à l’horizon. Des pré-arrangements ont été faits pour aménager le paysage au service du capital. Le Parti bourgeois Québécois est un autre de ces partis opportunistes, qui tente de saisir la balle au bond. Il ne sert pas nos intérêts de travailleurs, et même, se débarrasse de la seule branche qui aurait pu affirmer le contraire. Quand même le capitalisme a eu ses ratées au fil du temps, et partout dans le monde, quand même il a prouvé tout le contraire de ses prétentions, les dirigeants du Parti bourgeois Québécois ont décidé de conjuguer ces dogmes vénérés par les capitalistes, malgré tout. Le capitalisme moderne, tout droit sorti d’un anticommunisme primaire, est également à l’origine de nombreuses morts. Qu’il s’agisse de famine engrangée par un modèle inéquitable, de guerres pour des territoires, d’injustices sociales découlant, elles, d’injustices économiques, le capitalisme ne laisse pas sa place au socialisme quant aux morts qu’il aura créé, et le PQ persiste et signe, mais cesse au moins de se prétendre près des intérêts du peuple.

Le capitalisme a démontré ses limites, le SPQ-Libre devrait maintenant regarder vers le futur, et repérer ses véritables alliés de classe. Chez Québec-solidaire, ce «parti dans un parti» aurait sa place, comme les autres collectifs qui créent ce parti de gauche, près des intérêts des travailleurs salariés. SPQ-Libre ne doit pas avoir honte de ses positions tranchées vis-à-vis un modèle dépassé par le temps et par ses propres échecs. L’histoire se répète seulement, car par le passé aussi, les finances allaient comme ci comme ça, et on a souvent sorti la carte du privé, omettant de préciser qu’elle allait enrichir une minorité parasitaire, qu’elle allait coûter plus cher per capita, et qu’elle n’allait aucunement améliorer l’équité ou l’égalité des chances. Le SPQ-Libre n’est pas obligé de suivre sectairement, les erreurs décidées par la chefferie et ses membres, d’un parti obstinément bourgeois.

Le SPQ-Libre, est libre de choisir son avenir, mais il n’a point cette liberté dans le parti dont il détient la carte.

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