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Une piste pour Bastarache, le financement des partis politiques…

Posted by sylvainguillemette sur 17 septembre, 2010

En regardant et en écoutant de long en large les questions, les réponses, et les commentaires colportés par le public sur la commission Bastarache, on s’aperçoit qu’aucun ne tente de se disculper d’avoir financé le parti Libéral, et même qu’au contraire, les gens vantent leur don, comme une fierté momentanée digne des plus grands démocrates. Or, cette possibilité de donner généreusement à un parti n’est pas égalée chez tous les sympathisants et militants des divers partis politiques et les raisons en sont fort simples.

Chacun de nous, dans cette société capitaliste, ne gagne pas le même pain pour son labeur. Relativement, chacun ne peut pas donner autant à son parti de choix, que ceux qui en ont les moyens. D’ailleurs, nos différences de classe sont interprétées par les partis politiques,  par leur programme. En relativisant nos moyens et nos besoins via leur programme, les partis politiques de diverses tendances, ou de diverses classes devrais-je dire, s’assurent de bien répertorier les points d’ancrage nécessaires à la conquête de leur électorat.

Un parti Libéral de nom par exemple, tentera de faire plaisir à l’élite possédant les capitaux, afin qu’elle lui confère le pouvoir, en fait, afin qu’elle gagne le pouvoir elle-même, via son parti représentatif de classe. Alors que les partis nationalistes, comme le Parti Québécois, en feront de même, tout en attirant la branche nationaliste et en l’excitant de ses propres valeurs, par de belles grandes phrases et sollicitations vides de bon sens, mais nationalistes à tout de moins. D’autre part, il y a les partis qui en promettent encore d’avantage que les libéraux à l’élite mieux nantie, comme ce parti populiste qu’est l’ADQ. Rempli de promesses creuses pour le prolétariat, elles n’en sont pas moins dans les faits, destinées à la même élite, tantôt nationaliste québécoise, tantôt fédéraliste canadienne, mais toujours bourgeoise ou mieux nantie. Et il y a ces exceptions, destinées au p’tit peuple, moins nanti, défendant la classe des prolétaires exploités par cette élite citée plus haut. Mais nous verrons que ces partis d’exception, dans le mode actuel de financement, n’ont pas les mêmes chances d’enrichissement, et pour raison.

D’abord, établissons les faits. Nous ne gagnons pas tous le même salaire, quoique beaucoup d’entre nous, dispensions des mêmes efforts au labeur. Ensuite, cette élite, mieux nantie, est soit mieux salariée, donc exploitée tout de même, ou propriétaire des moyens de production, à peu d’exception près. La loterie ou la succession peuvent aussi expliquer la richesse de chacun. Mais bref, personne dans ce mode économique capitaliste ne peut s’égaler en «mérites», ou fruits de celui-ci, alors pourtant qu’on ne puisse pas quantifier ce dit mérite. L’offre et la demande viennent donc, ici, palier aux «vides» idéologiques dudit système capitaliste.

Les capitalistes expliquent les écarts de richesse par le mérite, les sacrifices et les risques entrepris par la bourgeoisie. Or, nous avons déjà fait le tour de la question. Les prolétaires prennent autant, sinon plus de risques que les bourgeois, eux qui ne risquent pas une hypothèque, mais leur santé et leur vie au labeur et à la création de richesses, cela,  pour enrichir les autres, les parasites bourgeois en l’occurrence. Les prolétaires font également des efforts considérables, et même s’ils ne sont pas quantifiables, ceux-ci sont à tout de moins équivalents à ceux de la bourgeoisie, indéniablement dirais-je. Les raisons données pour expliquer les écarts de richesse ne sont donc que superstition. Les faits sont les faits.

Si vous possédez un moyen de production, que vous transmettez ensuite à vos enfants en guise d’héritage, cela changera le conditionnement de ces derniers, versus le conditionnement de ces enfants, issus de parents, plus modestement nantis. C’est indéniable. Si l’enfant du mieux nanti, possédant désormais les capitaux hérités de ses géniteurs, décide d’entreprendre une «bonne idée», il lui sera indéniablement plus facile de le faire, que l’enfant qui héritera des dettes de ses prédécesseurs. Autrement dit, les processus expliquent les processus, les conditionnements expliquent les conditions. La pomme tombe du pommier, et non pas de l’oranger –Les loteries s’assurent de faire tomber quelques pommes de l’oranger, pour éviter la grogne populaire. Voyons-le comme une soupape. On pourrait considérer la loterie comme ces miettes de pain lancées au p’tit peuple par les diverses tyrannies.-. Vice-versa.

Ayant fait le tour de la question des écarts de richesse, il devrait nous apparaître clair désormais, que toutes et tous ne peuvent pas exercer leur «devoir démocratique», comme le stipulait Jean Charest  quant à ses donateurs. Sachant donc que certains peuvent donner leur maximum de 3000 dollars annuellement au parti de leur choix, et que d’autres ne pourront rien en faire, il me semble clair, à moi, que les partis défendant les intérêts des moins nantis n’auront guère à se mettre sous la dent, étant donné la pauvreté de leur électorat. Qu’y a-t-il là, de démocratique?

Le débat sur le financement des partis politiques me semble donc plus pertinent que jamais. Car qui donne, s’attend à certains retours d’ascenseurs, non nécessairement directs, mais tout de même, s’attend à ce qu’on lui rende la monnaie de la pièce. Il n’y a rien donc, d’étonnant à ce que certains donateurs, ou collecteurs de fond, veuillent exercer une pression au niveau de la sélection des juges, ou de tout autre poste vacant au sein de l’appareil gouvernemental, au sein bref, de la dictature élue. Ce pourquoi, nous les socialistes, parlons d’une dictature bourgeoise non-élue, qui se cache de fait, derrière les donations aux partis politiques. Voilà le visage de nos vrais dirigeants.

Y a-t-il une solution à tous ces maux? Il y en a plusieurs à vrai dire. Mais n’en prenons qu’un aujourd’hui.

Par exemple, en n’octroyant qu’un montant par vote, comme il se fait déjà d’ailleurs en complément des dons particuliers, on s’assure d’un financement démocratique. Les dons n’ont rien de démocratiques en soi, ils ne sont, comme les «droits»; d’exploiter le labeur d’autrui, leurs besoin et leurs maladies, que le constat porté par une aliénation, voulant que le riche, qui qu’il soit, soit méritant. Or, ces mérites s’additionnent via le labeur d’autrui pour la plupart du temps. Ce ne sont donc, là encore, que des constats de conditions, apportées pourtant, par des conditionnements niés, ou évités dans tous débats entre socialiste et capitalistes, entre les idéalistes et les matérialistes-marxistes. Les riches donnent beaucoup à leur parti d’«intérêts», parce qu’ils ont les moyens de le faire. Ils ne sont pas plus démocrates que les autres, pas plus que les prolétaires par exemple, qu’ils exploitent via leur labeur en tant que possédants des moyens de production. C’est d’ailleurs le labeur du prolétariat qui leur octroie d’emblée, le pouvoir d’agir financièrement, soit donc, de donner généreusement au parti politique de leur choix.

En mettant fin au financement des partis politiques par donations particulières, on met ainsi fin au financement antidémocratique des partis politiques et conférons ceux-là à se contenter de ce qu’ils méritent véritablement, et démocratiquement. Cela ne règle peut-être pas tout, mais cela du moins, a le mérite de rendre le financement des partis politiques plus démocratique que jamais. Mais encore…, on pourrait aller bien plus loin si le prolétariat le désirait!

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Des décisions qui demanderaient du courage…

Posted by sylvainguillemette sur 31 mars, 2010

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Chères Québécoises, chers Québécois,

J’aimerais tout d’abord vous dire à quel point je suis heureux d’être parmi vous, et de vous faire part de mes prévisions annuelles et de mon compte rendu de l’économie du Québec. Les prochaines années nous demanderont du courage, je vous l’affirme dès maintenant.

Tout d’abord, comme vous le savez, l’économie est chancelante, et toujours fragile donc, à la reprise. Et pour cela, mon document  tiendra compte et sera rendu dans le dessein de corriger la situation. Vous serez peut-être offusqué de certaines mesures, mais celles-ci s’imposent, étant donné le mur auquel nous faisons face aujourd’hui. D’autres vous paraîtront coquettes, mais elles seront néanmoins productives et moins coûteuses pour toutes et tous au Québec. Commençons par le commencement, par une mise en contexte du système économique actuel, et par une analyse de celui-ci, afin là de pourvoir aux défaillances qui pourraient nous échapper.

Le système capitaliste, bâti sur une confiance mutuelle entre échangeurs de capitaux, est donc basé sur le capital. Nous savons qu’il permet à une minorité de tirer profit de la demande, par sa possession préalable de capitaux, en jouant finalement le rôle d’intermédiaire sur l’offre, qu’elle offrira des fruits mêmes du labeur du salarié qu’elle emploie. Nous savons donc également, que ce capital se concentre, peu à peu mais certainement, chez la classe dirigeante et propriétaire des moyens de production du Québec. Nous avons de toute façon, dénoté l’enrichissement d’une minorité, non par hasard, propriétaire des moyens de production québécois. Nous savons donc, par conséquent, que le modèle économique en place ne permet pas le partage équitable des richesses créées, puisque nous sommes à même de constater que ceux qui quémandent les richesses créées, sont en fait en bonne partie, ceux qui les ont créées de leur propre force de travail qu’ils ont vendu à la bourgeoisie apte à l’acheter. Il est d’ores et déjà convenu donc, de parler d’échec patent quant aux épopées ou aux promesses de ce système superflu et flou, pour la classe laborieuse. Mon document sera donc teinté de cette relativité.

Nous avons donc convenu, les élus au nom desquels je parle et moi-même, qu’il était temps d’appliquer des mesures courageuses, audacieuses et terminales en ce qui concerne nos moyens de production. Nous croyons, et nous le faisons au nom du peuple travailleur qui nous a élus, qu’il est temps de nationaliser les moyens de production et de dépouiller ainsi, les dépouilleurs de nos efforts communs. Cela ne se fera pas sans casser d’œuf, mais ce ne sera pas non plus, sans donner de généreuses compensassions aux actuels propriétaires, que nous le ferons.

Dans un premier temps, nous ne procèderons pas aux nationalisations dans l’immédiat du temps, mais avancerons secteur par secteur, pour s’assurer de bien comprendre chaque situation des propriétaires, et dans certains cas, ceux-ci auront même le droit de vendre leur force de travail à la collectivité, puisque nous ne prévoyons pas instaurer le communisme avant quelques générations encore. En attendant leur fin, les entreprises privées du Québec se verront imposées de ce qu’elles ont reçu en aide directe, ou en subventions, afin que les Québécoises et Québécois puissent retoucher le capital qu’ils n’ont pas consenti à investir au privé, comme ils nous l’ont affirmé aux dernières élections. Mais ainsi, les entreprises auront tout le temps désiré, de déplacer leurs capitaux dans les États qui demeurent capitalistes, malgré les torts que ce système puérile et sans but ait pu causer, sans toutefois, outrepasser de s’acquitter auprès de la population qui l’aura fait vivre durant ces décennies paradisiaques pour elles.

Nous annonçons cependant, et cela sera mis en efficacité immédiatement, la nationalisation des ressources naturelles restantes du Québec, et le moratoire relatif qui s’impose sur les extractions d’uranium, d’or et d’autres minéraux où les entreprises privées pullulent. Ces énormes corporations doivent déjà s’acquitter elles-mêmes, des redevances qu’elles n’ont jamais versées aux contribuables québécois qui leur ont permis d’extraire leurs ressources, en croyant pouvoir leur faire confiance. Elles n’ont pas non plus, décontaminés les vastes endroits qu’elles ont pollués et rendus inappropriés pour la vie en général. Elles n’ont pas expliqué leurs liens outremer, avec ces bandes armées qui profitent en Afrique et dans les pays en voie de développement. Cela vaut de même pour les compagnies forestières, qui nous ont dépouillés, elles aussi, de nos ressources, tout en nous promettant des emplois bien rémunérés à long terme, et un contrôle accru de nos forêts si chères à l’équilibre naturel sur Terre et donc, à la possibilité de la vie. De part et d’autres, les ressources n’ont pas été prises en charge comme un éventuel  éventail d’outils, qui étaient en réalité, limité. Nous l’avons vu partout sur Terre, la gestion des ressources par l’entreprise privée mène tout droit à des compromis réalisables et souhaitables, qui ne sont malheureusement pas réalisé, ni même souhaités par la minorité régnant au sommet de cette pyramide sociale, concoctée par, justement, ces mieux nantis de notre collectivité, qui le sont grâce à notre labeur commun.

Officiellement aujourd’hui, nous déclarons toute compétitivité privée au réseau de santé public, illégale. Les tenants du rôle de soignant auprès de la collectivité, devront s’exercer dans un cadre public, sans quoi, palier à la situation en déménageant dans un État le permettant. Il ne sera aucunement possible désormais, d’exercer le profit sur la maladie ou tout autre problème de santé d’autrui. Outre les outils de production que la bourgeoisie réclamera, vous n’êtes pas sans savoir que cette classe dominante a pu acquérir ses outils, en dépouillant les travailleurs qu’elle salariait, tel que le démontre la «Loi 1+1=2» sur les illégalités d’exploiter le labeur d’autrui, votée dernièrement. Cela va de pair avec la loi votée sur le mérite, qui nous aura permis à tous, de voir plus clair dans le mérite de chacun des travailleurs, vis-à-vis ses capacités physiques et psychologiques, ses besoins et le labeur qu’il apporte à sa communauté. Cette loi rappelez-vous, nous avait donné raison sur le mythe du mérite de l’employeur, qui n’était visiblement pas plus méritant que ses employés, sauf si le capital devait constituer une valeur de mérite, ce qui fut démenti, bien sûr!

Nous allons donc de l’avant, tel que promis, avec notre agenda socialiste, visant ni plus ni moins, un système meilleur, où ne seront possibles que les véritables partages de richesses, et où ne seront plus possibles, les exploitations de toutes sortes des humains par eux-mêmes. Les échecs multiples et récents du système capitaliste ont donné le coup de grâce à celui-ci, et les nombreux exemples de ratées  du côté international, ne nous suggère aucun désir de copier l’exercice. Les droits que s’étaient par exemple octroyé les bourgeois, avec le soutien du Parti Libéral du Québec, du Parti Québécois du Québec et de l’Action démocratique du Québec, ne seront plus que vague souvenir.

Ainsi, nous vous annonçons à l’avance la terminaison du ticket «pas modérateur» qu’avait imposé en 2010, le Parti Libéral du Québec. Certes, nous serons servis d’une vague de malades qui prendront d’assaut nos hôpitaux, mais comprenez camarades, que pendant des années déjà, ceux-ci n’ont pas eu accès aux soins de santé dont ils avaient droit en tant qu’êtres humains. Aussi, nous prendrons directement des pharmaceutiques, les sous qu’auront dépensés les québécois en ticket «pas modérateur».  Elles seront surtaxées de ces montants, puis si elles ne paient pas, nous envisagerons des poursuites, puisque nous avons également fait nos devoirs, et savons qu’elles ont augmenté radicalement leurs coûts de fabrication lorsque ce ticket a vu le jour. Elles s’y sont conjuguées, puis ont joué le jeu de Jean Charest, poussant ainsi le système à demeurer au gré du secteur privé. Et de toute façon, dans 5 mois exactement, Pharma-Québec sera prête à fabriquer les médicaments québécois, et ses recettes financeront le système de santé. Avec Pharma-Québec, c’est le monde entier qui nous attend comme client. Certainement que nous ferons des capitaux avec cet outil, mais ce n’est pas vraiment le but visé. Avec certains autres pays, nous ferons cartel contre le secteur privé, et ferons ainsi baisser les coûts du médicament à la surface de la Terre. Ces ententes vous seront rendues, tel que convenu, d’ici quelques jours.

Pour ce qui est d’Hydro –Québec, elle sera renationalisée, et les bourgeois s’ayant permis l’achat d’actions de notre société d’État, ne seront pas réconfortés d’apprendre, qu’ils devront rendre ces actifs, tels qu’ils valent aujourd’hui, sans même toucher quelconque compensation. Cette décision de privatiser notre société d’État rappelez-vous, avait été prise à l’encontre du mouvement populaire qui avait réuni des centaines de milliers de Québécoises et de Québécois dans les rues, et de Québec, et de Montréal et de plusieurs autres régions du Québec, entre autre cette manifestation sur les barrages visés par la vente d’actifs. De plus, Québec mettra un terme à ses plans d’expansion, et visera plutôt, à améliorer es performances de son système actuel, car certes l’eau coulant dans nos rivières nous paraissent éternelles, mais elles ne le seront pas. Il faudra donc, pallier à cela, et dans ce cas-ci, nous attendons encore le résultat des référendums qui auront lieu dans les prochaines semaines. Le bloc patrimonial ne tiendra plus compte, lui non plus, des prix du marché international. Les Québécoises et Québécois n’ont pas à souscrire à un modèle inefficace, qui ne fait que mener les populations laborieuses, à la quête de miettes du capital, auprès des bourgeois.

Depuis que nous faisons des référendums sur chacune des décisions importantes du Québec, les Québécoises et Québécois ont augmenté de façon substantielle  leur apport au cycle gouvernemental qui nous anime désormais. L’augmentation de la participation électorale des Québécoises et des Québécois est consternante. Il n’en fallait pas plus, pour redonner vie au système démocratique, qui ne l’était plus, mais qui reflétait plutôt, une dictature bourgeoise, que l’on pouvait stationner, puis changer aux 4 ans.

Nous annonçons par ailleurs, que la mondialisation des conditions de travail chinoises, ne sera plus un exemple que devront suivre les entreprises québécoises, et les travailleurs québécois par conséquent. La loi «Bouchard», votée par le parti alors majoritaire de Jean Charest, sera abolie, comme toute autre loi ayant profité à la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Nous vous remercions de votre participation au nouveau gouvernement socialiste du Québec, et nous affirmons par la même, que sans votre participation chers prolétaires québécois, tout cela n’aurait jamais pu se réaliser!

Longue vie à la révolution! Merci!

Élu du Conseil populaire socialiste de Lanaudière

(Ce texte est bien sûr, une fiction.)

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