Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

Posts Tagged ‘prospective’

Au royaume des imbéciles

Posted by jimmystgelais sur 17 avril, 2009


Il y a un royaume que vous connaissez où les habitants n’ont aucune conscience des répercussions de leurs gestes. Comme un idiot sciant la branche sur laquelle il se maintient, leurs actions menacent de plus en plus leur survivance.

Le Roi de cette contrée en péril clame à ses sujets de jouir de la vie sans penser au lendemain tandis qu’on empile d’indécentes richesses dans le palais royal. Les champs de blé se vident, l’eau des puits commence à se tarir et les forêts meurent à petit feu.

Contre toute attente, on ne fait rien. On se cache la tête sous le sable. Les conseillers du Roi le rassurent en lui disant que tout va bien.

Et les paysans, dont la pensée est totalement atrophiée par les beaux discours du Roi et de sa cour, offrent stupidement toujours et encore leurs services à l’élite monarchique qui s’enrichit excessivement.

Malgré l’évidence d’un futur incertain ainsi que problématique, rien ne bouge sur ces terres autrefois prospères. Les ressources commencent à manquer, la pauvreté s’installe pernicieusement et le peuple accepte le tout sans quémander de changements cruciaux à la pérennité de son existence.

À croire qu’au royaume des imbéciles, rien n’est impossible…

Homo Politicus

Posted in Environnement | Tagué: , , , , , , , , , | 7 Comments »

La fin de la logique comptable

Posted by jimmystgelais sur 3 mars, 2009

comptNous pouvons qualifier cette crise économique de virtuelle.

 

Ce n’est pas un cataclysme ou une catastrophe naturelle qui en est l’instigateur, mais cette logique comptable si importante pour nous qui vient de démontrer son échec.

 

Il n’y a aucun sens dans ce système capitaliste basé sur la croissance infinie. Tout ce château de cartes économique dont nous étions si fiers vient de s’écrouler malgré les taux de croissance démesurés des grandes entreprises et les hausses vertigineuses des bourses d’une part et d’autre du monde depuis 10 ans.

 

Le crédit est le sang qui coule dans les veines du capitalisme. Sans le crédit, il n’y aurait pas de croissance, pas de profit, pas de plein-emploi. En conséquence, l’élastique de l’endettement finit par « péter » lorsque les consommateurs ne disposent plus de revenus nécessaires afin de soutenir l’économie. Et la crise s’ensuit…

 

La reconstruction de l’Europe a pu, lors de la dernière crise économique d’une semblable magnitude, renflouée les coffres des États lourdement endettés suite à la grande dépression des années 30 et de la guerre mondiale qui suivit. C’est ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses. L’Âge d’or du capitalisme.

 

Mais, en 2009, aucune grande guerre n’a dévasté un continent et ne pourra stimuler l’économie mondiale pour plus d’un quart de siècle. Aujourd’hui, on investit à tout va des milliards appartenant aux contribuables dans les infrastructures, dans le soutient aux banques, mais comme ce fut le cas avec le New Deal de Roosevelt dans les années 30 du siècle dernier, les résultats seront sûrement mitigés.

 

Et si ces plans de relance ne fonctionnaient pas? Si l’économie ne se relevait pas? Si le chômage endémique ne se résorbait pas? Si l’endettement démesuré des autorités publiques dans leur lutte contre la débâcle économique les empêchaient d’assurer un minimum vital pour l’ensemble de leurs citoyens?

 

Nous devrions alors opter pour un nouveau modèle socio-économique. Un modèle au-delà de la simple comptabilité avec ses équilibres budgétaires, ses bilans, ses actifs, ses passifs, ses « plus « et ses « moins ».

 

Par ailleurs, la tendance est déjà amorcée. On nationalise les grandes institutions bancaires en péril. On légifère afin de mieux baliser une économie qui a perdu les pédales. Nécessité oblige.

 

N’en déplaise aux anti-étatistes de toutes allégeances, les gouvernements interviendront de plus en plus dans l’économie afin de calmer les ardeurs d’une population appauvrie et affamée qui demandera réparation.

Ils laisseront alors tomber cette logique comptable virtuelle et inefficace pour retourner sur le terrain du monde économique réel, là où le capitalisme a échoué: c’est-à-dire la satisfaction des besoins matériels de la majorité.

 

Posted in Analyse, Économie, Capitalisme, Fonds publics | Tagué: , , , , , , | 3 Comments »