Reactionism Watch

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Posts Tagged ‘Québec’

Les autres candidats dans Charlevoix, une bande de réactionnaires !

Posted by Libertad ! sur 23 septembre, 2007

Dans l’élection partielle dans Charlevoix, dans quelle la reine du Parti Québécois espère pouvoir gagner le vote, tout comme son rival adéquiste, les autres candidats ont été totalement ignorés, ou presque. Même si il peut s’agir d’une bonne chose finalement…

Ils sont au nombre de cinq candidats qui se sont présentés pour des Partis autres que ceux présentés à l’Assemblée Nationale. Voici une brève description de certains :


Daniel Laforest, le «father 4 justice»

Daniel Laforest le président du groupe de pression masculine et anti-femme «fathers for justice», ceux-là même qui grimpent sur les ponts habillés en superhéros pour crier leurs haines du féminisme. C’est la raison pour laquelle il se présente comme candidat indépendant dans cette partielle, pour favoriser les opinions masculinistes et la discrimination envers les femmes. Dans son programme, qui fait moins d’une page, il voit d’un très mauvais œil les syndicats qui supposément «volent les fonds publics pour enrichir leur caisse de retraite». Parent avec l’ADQ ? Sûrement !

Paul Biron, nationalisme ethnique, catholicisme et pro-vie

Est-ce que la politique religieuse est morte au Québec ? Nous voudrions croire que oui, mais non, ce n’est aucunement le cas. Le Parti politique d’extrême-droite pro-vie, démocratie-chrétienne vient à la rescousse des pauvres âmes égarées dans la région de Charlevoix, pour les sauver du terrible péril de l’enfer et de Satan ! En effet, ils ont présentés comme candidat Paul Biron, un habitué des milieux national-catholiques et pro-vies. Il est le frère de l’ex-chef de l’Union nationale et ministre péquiste Rodrigue Biron. Aussi, ce même Paul Biron se présentera sous différentes bannières, celle du Parti Québécois en 1970 et même chez les trotskystes de la démocratie socialiste en 1998 ! Il est aussi un membre fondateur d’un mouvement nationaliste ethnique, le Mouvement de libération nationale du Québec (le MLNQ), qui à des liens très serrés avec certaines sectes néo-nazis de la région de Québec.

François Robert Lemire, République du Québec

François Robert Lemire, l’ancien trésorier du Parti conservateur du Québec, se présente pour sa part avec un nouveau parti nationaliste, le Parti république du Québec, qui prône dans son programme (assez confus merci) «l’abolition de l’assurance maladie et des avantages sociaux aux immigrants qui n’auront pas travaillés depuis 5 ans à temps plein». De plus, il propose aux immigrants une formation générale de 5 ans en français, en histoire, en géographie et en culture québécoise. Si il échoue le test final (non écrit), il sera renvoyé sous prétexte qu’il «n’est pas intéressé à vivre parmi nous et bien qu’il retourne chez-lui à ses frais». Est-ce que nous avons réellement besoin de ces racistes au Québec ?

Finalement, nous pouvons voir que cette élection est fort peu intéressante pour les gens de la région, qui sont obligés de choisir entre la menteuse de l’Île Bizare et plein d’autres candidats, tous de droite eux-aussi, qui ne gagnent pas nécessairement à être connus.

==> Programme électoral du candidat François Robert Lemire aux partielles de Charlevoix
==> Blogue de campagne de Daniel Laforest
==> La page de Paul Biron

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Élection partielle dans Charlevoix : Pauline contre Conrad Harvey

Posted by Libertad ! sur 14 septembre, 2007


L’élection partielle dans la région de Charlevoix qui se déroule en ce moment est une blague monumentale, dans tout les sens du terme.

Dans un côté, nous avons les libéraux, qui disent ouvertement à leurs sympathisants de voter pour Pauline Marois, une souverainiste et d’un autre côté, un candidat adéquiste qui perd tout le temps et qui est un souverainiste confirmé, malgré la position «autonomiste» de l’ADQ. Conrad Harvey est certes un homme de la région, et c’est un avantage indéniable, et c’est une chose que Pauline Marois ne pourra jamais avoir, bien qu’elle puisse faire semblant d’avoir un chalet dans la région. Un petit chalet, horriblement «kitch», avec une peau d’ours sur le mur qui ne lui appartient même pas, malgré le reportage presque sensationnaliste de TVA.

La région en est une de travailleurs, de l’industrie forestière ou du tourisme. Ils connaissent en ce moment des problèmes économiques, avec la crise forestière. Étant donné que le député du PQ quitta pour des raisons personnelles, il était évident que la nouvelle chef du Parti allait prendre son siège immédiatement, lui qui garda sa place au chaud. Par contre, l’ADQ aime bien énerver les péquistes, donc, ils ont décidés de présenter leur candidat battu des dernières élections générales du 26 mars 2007. Les libéraux ont laissés le champ libre à Marois, en ne voulant pas gaspiller d’énergie inutilement.

Avec tout ce qui se passe, il faut franchement avouer que ce qui se déroule en ce moment à Charlevoix est une vraie blague. Un Parti libéral en mauvais état qui doit en ce moment compter sur ses anciens ennemis pour se maintenir au pouvoir artificiellement et un candidat adéquiste qui perd toujours, que ce soit au fédéral, au municipal ou encore au provincial.

Nous disons aux gens de la région de ne pas laisser passer l’un ou l’autre des candidats, de boycotter l’élection. Nous n’avons pas besoin de la bourgeoisie à l’assemblée nationale et nulle part ailleurs ! Nous n’avons pas besoin du nationalisme bourgeois du PQ ou du populisme autonomiste de l’ADQ !

Camarade Antho, my two cents

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Le cancer de Québec

Posted by Olivia sur 10 septembre, 2007

Sous ses belles apparences d’une tranquille capitale nationale, Québec et ses banlieues cachent pourtant une réalité moins belle à voir; celle de la présence en son sein de boneheads (skinheads racistes). La controverse liée au scandale de la prostitution juvénile semble avoir alimenté ces groupes et individus qui sont devenus plus actifs. L’attitude de certains médias, qui ont laissé entendre qu’il y avait des liens entre le Wolf Pack et le groupe de rap Limoilou Starz (liens qui se sont avérés être complètement faux), a mis le feu aux poudres et a envenimé un climat qui était déjà fort tendu.

Quelle est l’idéologie de ces groupes et individus ? Ils croient à la suprématie de la race blanche. Ils sont opposés à l’immigration, à la démocratie, à l’homosexualité, au féminisme, à l’égalité, au socialisme, pour ne nommer que ceux-là. Ce sont des nostalgiques de l’Allemagne nazie et de ses politiques de purification ethnique. Ils attribuent la cause du chômage et autres problèmes économiques à l’immigration (ce qui rappelle le vieux préjugé des «voleurs de jobs»).

La quantité de ses individus qu’abrite notre ville est difficile à évaluer. Une partie d’entre eux ont pignon sur rue à Sainte-Foy et sont éparpillés dans divers groupuscules. Les boneheads sont davantage actifs dans les banlieues, que dans le Vieux et le centre-ville de Québec. Leurs activités sont plutôt underground, se résumant à des conférences rassemblent peu de personnes, des journaux racistes à faibles tirages et à quelques graffitis (dont un demandant la fin de l’immigration et la déportation des Québécois et Québécoises d’origine étrangère). Il arrive cependant que ces personnes ne se contentent pas de mots et de dessins afin de propager leurs idéaux et qu’elles fassent usage de violence, parfois (voire même souvent) gratuite et barbare, que ce soit envers des minorités visibles, des homosexuels ou tout simplement envers des personnes qui ne sont pas en accord avec leur idéologie. L’attaque sauvage qu’a subit le rappeur Eddie Racine à l’été 2006 en est un exemple. Ce dernier, un père de famille, a été battu brutalement, avant d’être laissé pour mort au milieu de la rue, dans le quartier Montcalm.

Ces graffitis ne se limitent pas à des croix gammées. Les inscriptions 14 et 88 sont des codes. Le nombre 14 réfère aux quatorze mots de la phrase : «Nous devons protéger la survie de notre race et le futur des enfants blancs». Le nombre 88 tant qu’à lui réfère à la huitième lettre de l’alphabet (H) pour «Heil Hitler».

Une autre partie des sympathisants et sympathisantes néo-nazis se retrouvent parmi les fans de NSBM (National Socialist Black Metal). Ces personnes sont toutefois minoritaires au sein des admirateurs et admiratrices de ce style musical, représentant qu’environ 20 % du lot. Les paroles des groupes en faisant parti traitent de national-socialisme (nazisme), de paganisme, de nationalisme extrême et d’antisémitisme.

Il est possible en tant que simple citoyen et citoyenne de poser des gestes afin de remédier à la situation, en commençant par refuser et dénoncer les manifestations de racisme que nous vivons ou apercevons dans notre vie quotidienne. Il est clair que ce mal ne disparaîtra pas instantanément. Mais il est essentiel de faire en sorte que ces idéaux ne puissent pas s’enraciner de façon profonde au sein de notre communauté. Avez-vous envie de voir ce mal se propager ? Un cancer est guérissable, alors qu’un cancer généralisé…l’est beaucoup moins.

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Femmes voilées et crétinisme parlementaire

Posted by L'Agitateur sur 10 septembre, 2007

Hier, un article écris dans le Drapeau rouge Express, visant l’affaire du vote des femmes voilées, a attiré notre attention. En effet, ce dernier représente bien ce que nous pensons de ce semblant de scandale à travers le Québec où une extrême minorité est pointée du doigt et accusée alors qu’elle n’a rien demandé. Voici l’article en question :

Voilà qu’on nous assomme encore avec cette histoire du vote des femmes voilées et le délire hystérique généralisé qui l’entoure. Les racistes grossiers comme celui de Hérouxville et ceux et celles plus sophistiquéEs du Plateau Mont-Royal trouvent outrageux que des femmes puissent éventuellement voter sans montrer leur visage.

Pourtant, le directeur d’Élections Canada a mis plusieurs embûches à cette possibilité. L’électrice voilée devra produire deux pièces d’identité ou à défaut, trouver une personne garante dans sa section de vote. Soit dit en passant, c’est la même règle qui s’applique pour un grand brûlé ou toute autre personne qui doit avoir le visage recouvert pour des raisons médicales. Compte tenu du très petit nombre de musulmanes qui portent le niqab au Québec (une dizaine, apparemment) et du fait qu’aucune n’a demandé quoique ce soit à Élections Canada, le problème demeure plus théorique que pratique.

Les leaders d’opinion insistent beaucoup sur les « valeurs communes de la société d’intégration » (lire : celles du Québec impérialiste), mais ils ne parlent pas de l’exercice d’un droit démocratique fondamental – celui de voter – pour les femmes musulmanes comme pour toutes les autres. Si ça se trouve, ça leur importe peu qu’une femme portant le niqab se voit refuser l’exercice du droit de vote, à défaut d’un arrangement qui lui permette de le faire sans devoir subir les foudres de son mari ou de son imam.

Même si les maoïstes font campagne pour le boycott des élections, ils et elles défendent le droit de voter. Ce qu’ils et elles dénoncent, justement, c’est combien la démocratie bourgeoise est tout, sauf démocratique. En venir à assimiler démocratie et concurrence électorale à tous les quatre ou cinq ans revient à nier ce qui est l’essence même de la démocratie. La démocratie, c’est l’exercice du pouvoir par le peuple; elle implique donc une participation effective de la population. Les procédures dans lesquelles s’exerce un scrutin électoral ne sont pas, en soi, révélatrices de la bonne santé d’une démocratie. Si ces procédures en viennent à exclure une partie de la population pour des raisons ethniques, linguistiques, socio-économiques ou ici, de port d’un vêtement, il y a un problème.

Que des gens de droite s’opposent au droit de vote de certaines catégories de la population, ça s’est déjà vu. Le Ku Klux Klan l’a fait avec les NoirEs. Dans la majorité des démocraties bourgeoises, le droit de vote n’a longtemps été réservé qu’aux seuls propriétaires de sexe masculin. Encore dans les années 1950, seuls les propriétaires avaient droit de vote à Montréal. Pourtant, en URSS, depuis 1936 déjà, le droit de vote formel joint au droit de proposer des candidatEs aux différentes instances était garanti constitutionnellement pour toutes et tous, peu importe l’origine sociale, le sexe, etc. Il n’était pas nécessaire d’être membre du Parti communiste pour être élu. Il se trouve que les candidatEs indépendantEs avaient plus de chance d’être éluEs dans un soviet qu’ils et elles peuvent l’être dans les parlements de notre « démocratie », qui oblige à appartenir à des coteries (les partis politiques) largement financées et appuyées idéologiquement par la bourgeoisie.

Mais maintenant, que des gens qui se disent progressistes prétendent empêcher l’exercice du droit de vote d’une catégorie même minime de la population, voilà qui devient problématique. Le député du Bloc québécois (et ex-trotskiste) Pierre Paquette, s’est rabaissé à participer à cette hystérie collective, en prétextant les valeurs de la nation québécoise. Au nom d’un féminisme très particulier, Michelle Asselin, présidente de la Fédération des femmes du Québec, s’est elle aussi objecté au droit de vote de cette catégorie de femmes. Mais pourquoi donc?

Le voile serait le symbole de l’oppression des femmes? Très bien. Mais alors, devrait-on faire payer à ces femmes deux fois plus l’oppression qui résulte du port du voile en les empêchant de voter? À moins que ce soit pour empêcher ces femmes – de force – de se soumettre à des valeurs rétrogrades « non-québécoises » (car on sait bien qu’au Québec, on n’a jamais connu ça, le viol, la misogynie et la discrimination…)? Mais que sait-on des valeurs de ces femmes qui portent le voile ou le niqab? Comment peut-on présumer de leur opinion du seul fait de leur tenue vestimentaire? Dans les faits, Michelle Asselin s’oppose au droit de vote de ces femmes. Cela est très grave pour une ancienne marxiste-léniniste qui, on peut le constater, a rétrogradé vers les points de vue de Françoise Gaudet-Smet; dans les années 1930 et 1940, celle-ci s’opposait au droit de vote des femmes en disant que de toutes façons, elles n’étaient capables que de reproduire les idées de leurs maris. Heureusement que les femmes du Québec ont obtenu le droit de vote en 1941. Or, au nom des valeurs québécoises, on veut maintenant le restreindre.

Le crétinisme parlementaire a tellement docilisé la gauche québécoise qu’une partie de celle-ci en vient à tenir les mêmes discours stupides et réactionnaires qui représentent le fond de commerce de l’Action démocratique de Mario Dumont. Les histoires d’« identité collective », de « valeurs québécoises », du « nous contre eux », etc., en quoi permettent-elles d’organiser le camp du prolétariat et de la révolution sociale? Qu’une femme du peuple soit vêtue comme elle le souhaite, elle mérite d’être respectée. Ses opinions peuvent changer, que ce soit dans le « bon sens » ou le mauvais. Si on l’ostracise et l’exclut, ses idées ne pourront jamais être confrontées à d’autres, peut-être plus progressistes. Encore faut-il savoir quelles sont les idées vraiment progressistes, quand on voit la gauche légale adopter le discours de l’ADQ.

Il importe de mener une lutte sans merci pour que la gauche québécoise s’affranchisse du crétinisme parlementaire et de son corollaire, le nationalisme bourgeois. Si cela n’est pas fait, il sera très difficile d’unifier le camp du prolétariat. L’attitude minable de certainEs « progressistes », ces derniers temps, traduit un positionnement politique, non pas au service du prolétariat mais au service de la bourgeoisie, dont le but est de diviser pour régner. Ne laissons pas la bourgeoisie gagner cette bataille idéologique qui vise à nous convaincre des « bienfaits » de sa démocratie tronquée.

==> Source

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La démagogie de la droite et le voile

Posted by Libertad ! sur 6 septembre, 2007

Les femmes portant un voile islamique qui cache entièrement leur visage pourront voter aux trois élections partielles du 17 septembre, sans montrer leur visage.

Bien que le débat sur le voile islamique dans les bureaux de vote semblait être fini, voilà que le Directeur général des élections du Canada donna raison aux femmes musulmanes qui voudront voter voilée.

Il pourrait s’agir d’un fait divers sans grande importante, mais il serait important de rappeler que les médias de droite et ses vassaux sur Internet ont aidé à la prolifération de la démagogie sur le sujet en disant que ces femmes étaient opprimées et que des hommes pouvaient se cacher en dessous d’un Burka, et ce même un terroriste ! Même si nous pourrions être d’accord que la Burka reste un symbole d’oppression contre les femmes, il reste tout de même que les médias populistes ont fait des peurs avec du vent, pour en faire une tempête… dans un verre d’eau !

Durant la campagne électorale de ce printemps au Québec, le Journal de Montréal utilisa un fait divers d’exception pour en faire une histoire sensationnaliste au point que les gens s’étaient mis dans la tête d’aller voter déguisés en Halloween.

Personnellement, ce fut le cas pour moi aussi, non pas pour protester contre les «accommodements raisonnables», mais plutôt pour rire du système électorale. J’avais un costume de Darth Vader. Vraiment dommage…

Cette campagne de désinformation et de démagogie n’avait qu’un but : stigmatiser l’Islam dans les sociétés Occidentales pour la faire paraître pour une religion primitive, violente qui encourage le «meurtre des infidèles» et le terrorisme. Bien que nous puissions ne pas croire en une quelconque religion, étant donné nos idées politiques, nous devrions répondre aux pires mensonges qui peuvent être répandus dans nos sociétés envers une communauté en particulier, que ce soit les musulmans ou les juifs.

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Album photo M.-À.-J.

Posted by L'Agitateur sur 28 août, 2007

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Réclame ta rue

Posted by Libertad ! sur 28 août, 2007

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Compte rendu *complet* sur le sommet Montebello

Posted by L'Agitateur sur 25 août, 2007

La ville de Montebello devint forteresse pendant le sommet du Partenariat pour la Sécurité et Prospérité nord-américaine. Elle accueillit pendant trois journées les chefs d’État des trois pays de l’Amérique du Nord, avec plus de 30 chefs d’entreprises à leurs côtés. Par cette nature anti-démocratique totalement du sommet, il était impossible d’ignorer celui-ci et de ne rien faire : c’est pourquoi nous sommes allés manifester notre opposition et désaccord.L’été a été fortement mis en branle pour mobiliser un maximum de personnes à la cause, bien que la journée et le lieu choisis n’aient pas encouragé les gens à venir : un lundi à Montebello avec une forte présence policière. Reste qu’une forte propagande ai été faite auprès des masses populaires du Québec, du Canada, des États-Unis et du Méxique. Des centaines d’affiches sont apparues un peu partout en Amérique du Nord pour l’appel au rassemblement à Montebello et dénonçer collectivement cette rencontre des trois bandidos.

Quelques semaines avant la manifestation, un campement autogéré anti-capitaliste s’est fait dans la région de l’Outaouais, tout près de la forteresse, et de nombreuses personnes ont participé aux petites manifestations du 19 août. Elles ont aussi dormi sur les lieux, bien que les policiers tentaient de leur mettre des bâtons dans les roues en fouillant leurs équippements à chaque « checkpoints ». Certes, des actions ont été faites à Montréal et Ottawa pendant les quelques journées avant le sommet.

C’était là une journée qui s’annonçait ensoleillée, légèrement nuageux avec une température agréable variant entre 20 et 25 degrés. Plusieurs autobus loués et véhicules partaient des trois pays nord-américains pour s’en venir au Québec, à Montebello. Ils venaient de Sherbrooke, Québec, Montréal, Trois-Rivères, l’Ouest Canadien, des États-Unis et même du Méxique. Bien que les manifestantEs avaient des divergences sur leurs positions politiques (communisme/anarchisme, révolution/réforme), touTEs s’entendaient sur une chose : ce sommet est une aberration dans une société qui se prétend « citoyenne » et « démocratique ».

Suite à quelques retards lors du trajet vers Montebello, les autobus sont finalement arrivés à destination vers 13h00. Les manifestantEs sont sortiEs pour se rassembler en une unité solidaire et se diriger vers le coeur de Montebello en passant par une route de campagne, pour ensuite prendre une voie ferrée de la CN – qui elle est accusée de racisme envers les peuples autochtones. Arrivé sur la 148, nous marchions en direction des manifestantEs d’Ottawa, des États-Unis et du Méxique qui étaient déjà présentEs sur les lieux, très près de l’entrée du périmètre de sécurité du Château Montebello.

CertainEs commerçantEs avaient barricadé leur place, dont le seul et unique bar du coin : le Bar central. Par contre, un code avait été donné entre manifestantEs et commerçantEs : une pancarte verte veut dire « zone verte », soit une alliance avec les protestataires, et ils et elles étaient la bienvenue pour venir acheter les besoins nécessaires ! Pour le reste des commerces, c’était une opposition directe. C’est compréhensible lorsque ce sont de grosses compagnies qui se protègent des « radicaux ».

Bien que les manifestantEs n’aient pas respectéEs ce que les policiers leur ont imposé comme terrain de manifestation, soit deux cages fermés, l’anti-émeute est arrivée, avec bouclier, matraque et masque à gaz, pour bloquer le chemin des manifestantEs et les empêcher de continuer leur chemin vers le château. À ce moment, le tout était visible : les policiers étaient sur trois fronts, armés jusqu’aux dents, avec des camescopes et appareils photos, et toute autre arme contre les manifestantEs au cas où ils se tannent et attaquent.

Les trois fronts étaient occupés par les policiers : le front Nord qui fut celui vers le château, c’était la « zone rouge » avec un grillage très fin comme périmètre de sécurité allant à 10 pieds d’hauteur ; le front Nord-Est qui était occupé par les policiers sur le cimetière à une altitude variant de 10 à 100 centimètres. ; le front Est qui était plutôt vide de policiers, mais assez pour bloquer le chemin. À côté de ce front Est, la station-service Crevier accueillait à bras ouverts les manifestantEs qui avaient besoin d’eau, de nourriture, d’aller aux toilettes ou de se reposer tout simplement. Le commerçant de la place s’est fait une montagne de profits, mais pour une bonne cause. C’était la « zone verte », et il n’y avait pas de danger … pour le moment.

Plusieurs personnes étaient présentes sur les lieux : maoïstes, anarchistes, anarcho-communistes, sympathisants zapatistes, écologistes, syndicats, anticapitalistes et réformistes. Les « radicaux » n’étaient pas plus nombreux qu’une centaine de personnes, et le « Black Block » y était avec un maximum de vingt personnes. Il y avait des personnes de tout âge, passant de neuf à soixante dix ans. Quelques uns avaient leur chien en compagnie. Au grand total, pas plus de 1200 manifestantEs étaient venuEs à l’appel, ce qui est horriblement peu pour un tel sommet.

Les médias étaient présents, à la fois corporatifs ( TVA, RDI, TQS ), indépendants ( Indymedia, Reactionism Watch, Global Aware ) et même internationaux ( Al Jazeera ). Ceux qui ont reçu de très fortes critiques et arrogance de la part des manifestantEs c’était, bien sûr, les médias corporatifs, malgré l’opinion de certains caméramans : ce fut le cas du caméraman de TQS qui dit ironiquement et avec colère : « Bah oui, moi je l’aime Bush ! » Bien que ce soit étonnant, plusieurs caméramans étaient de notre côté en accord avec nous. Mais cela n’empêcha pas ces derniers de diffuser des images sensationnalistes où l’on voyait des manifestantEs en colère qui répondaient aux attaques de lacrymogènes. Sur TVA, il était dit que si les manifestantEs réussissaient à entrer dans le périmètre de sécurité, les autorités n’hésiteraient pas à tirer à balles réelles sur ceux et celles-ci.

Sur toutes les chaines, nulle ne montrait la vérité. Ni dans les journaux, ni à la télévision. Il n’était question que de démagogie, sensationnalisme et de populisme : ce qui a été montré dans les médias corporatifs n’était que 20 minutes d’une manifestation de plus de sept heures.

Malgré le blocage des policiers dès les premières minutes à l’arrivée des manifestantEs, l’ambiance restait vive pendant plusieurs heures : les gens criaient, chantaient, dansaient, discutaient, jouaient de la musique ; les organisateurs s’expliquaient, et donnaient de l’information ; des tracts étaient massivement distribués à propos de plusieurs enjeux politiques, et non seulement du PSP ; même un pique-nique a été fait en avant des policiers, ce qui était superbement bien réussi !

Les gestes pacifiques des manifestantEs contre l’arrogance des policiers se faisaient continuellement : autocollants sur les boucliers de l’anti-émeute ; bannières sur les clôtures nommé « Mur de la Honte » ; dessins à la craie sur le sol ; critiques ouvertes contre l’anti-émeute ; face à face ; un drapeau de l’anarchisme a été mis sur un haut lampadaire, avec un drapeau américain qui ne prennait pas feu (dû aux très fort vents) ; et plus encore. Malheureusement, même si ces gestes restaient pacifiques suite aux agressions de la police, l’anti-émeute ne cessa pas son arrogance envers les manifestantEs, et c’est ce qui les a incité à prendre une alternative au pacifisme étroit.

L’une des premières agressions de la police a débuté vers la première heure de la manifestation, soit proche de 13h00. Les policiers anti-émeutes poussaient les manifestantEs de la « zone rouge » à gauche du front Nord pour les faire reculer, et ces dernièrEs ne voulait pas perdre leur ligne et on fait de même. Pour répliquer, la GRC donnait des coups de boucliers, de matraques sur la tête, de genoux et de pieds. Pour faire peur aux manifestantEs, des tazers ont été utilisés au dessus de leurs têtes pour les faire reculer, au détriment d’une électrocution. Ceux et celles qui s’étaient assisES se sont fait bousculer par la Sûreté du Québec qui, profitant de l’occasion, a arrêté une personne. Ceux et celles qui dansaient proches de la police ont été bousculéEs.

Peu avant l’arrivée des manifestantEs de Montréal, soit avant 14h00, la police utilisa le poivre de cayenne sur les manifestantEs, dont une vieille dame pacifiste âgée dans la soixante dizaine. Pris de panique, les manifestantEs cherchent immédiatement de l’eau pour se rincer les yeux et les voies respiratoires. Cet abus de police n’avait qu’un but : montrer sa supériorité en tant qu’autorité, et maintenir un calme forcé alors que l’effet s’avérait tout à fait le contraire.

14h52, l’anti-émeute de la GRC utilise de nouveau le poivre de cayenne contre plus de 20 manifestantEs, dont des journalistes, photographes et des medecins. Comme plusieurs d’entre eux et elles n’avaient rien pour se protéger les yeux et les voies respiratoires, la durée de leur souffrance varia de quelques minutes à plusieurs heures. CertainEs toute une journée ! Pour se venger, les manifestantEs ont lancé des bouteilles de plastique vides une fois que l’eau ai été vidée sur leur propre visage. Ces mêmes bouteilles visaient aussi les policiers caméramans qui filmaient tout en étant derrière la ligne de front : ce sont les premiers projectiles.

Ensuite, à un certain moment, deux manifestants vêtus de rouge (possiblement communistes) se sont avancés de la ligne de front Nord avec des bâtons 2X4 : la police répliqua aussitôt avec trois gaz lacrymogènes en tirant directement dans foule. Moins de dix minutes plus tard, suite à des bousculades répétées, c’est encore trois gaz lacrymogènes, mais les manifestantEs ne lâchent pas prises et reviennent au front. C’est le calme, soit le « temps mort » car les affrontements sont plutôt calmes pendant environ une heure et demi. Tout semble stable, bien qu’il y ai des accrochages, mais rien de sérieux ou sévère.

Pendant ce temps mort, les discussions reprennent, des sit-in improvisés se font pour discuter du PSP, ou tout autre enjeux politiques reliés à ce dernier. Des familles se prennent en photo, d’autres dansent devant les policiers, certainEs dessinent sur le sol. Vers 16h00, les maoïstes quittent les lieux par manque d’actions. Beaucoup sont partiEs à la station-service Crevier ou à leur automobile se nourrir.

17h05, les affrontements éclatent. Le Reactionism Watch n’est pas en mesure d’expliquer les causes, mais nous avons reçu trois versions de faits différentes. Nous aimerions avoir des confirmations exactes de manifestantEs qui savent ce qui s’est passé.

  • 1) Suite à la désertification des communistes du PCR et anarchistes du Black Block, et autres manifestantEs partiEs manger, l’anti-émeute aurait reçu l’ordre de mettre un terme à la manifestation car elle ne voulait pas rester toute la nuit à surveiller le sommet.
  • 2) Un jeune manifestant aurait entravé le travail de l’anti-émeute de manière sonore avec sa trompette de parade en plastique. En réponse au bruit, une pluie de gaz lacrymogène aurait été ordonnée.
  • 3) Un manifestant aurait pousser un policier, qui lui l’aurait repousser. Par ce geste, le chandail du manifestant se serait coincé dans la matraque du policier, et qu’il aurait été tiré vers l’avant (en direction des manifestantEs). Par ce fait, les grenades lacrymogènes aurait été envoyées en masse, pour ensuite tirer à balles de plastiques.

Si vous connaissez la vraie raison, faites nous en part le plus rapidement possible !Dès les affrontements déclenchés, plus de quatres grenades lacrymogènes ont été envoyés dans un laps de temps de 15 secondes. La majorité des manifestantEs sans aucune protection faciale ont pris la fuite collective en moins de 15 minutes, ou se sont mis dans le côté ouest du front pour ne pas respirer le gaz. Avec leur bâton de drapeau, les manifestantEs tappaient sur les panneaux ou quelconque métal pour faire du bruit. Ceux et celles avec une certaine protection sont restéEs au front, bien qu’affaibliEs.

Ce gaz lacrymogène est catégorie CS, type un puisqu’il ne résiste pas à l’eau. Cette poudre, fortement toxique, entraine la nausée, le vomissement, l’hypersalivation de la gorge, l’irration des yeux et des voies respiratoires. Fabriquée aux États-Unis et vendue au Canada, cette grenade lacrymogène éclate quelques secondes plus tard après avoir été lancée dans les airs pour se vider complètement et répandre la poudre jaunâtre partout dans l’atmosphère. Ces grenades, une fois éclatée, ne peuvent être reprises pour être relancées : elles sont complètement ouvertes et vidées.

L’anti-émeute avance tranquillement, et les tireurs de la GRC ciblent les manifestantEs avec des balles de caoutchouc. Une pluie de gaz lacrymogène s’amorce. Certaines personnes reçoivent la grenade lacrymogène directement sur le corps ; d’autres plus de trois balles de caoutchouc, ainsi que les medecins voulant les aider ; et quelques-unes des coups de matraques (au début des escarmouches). Une vieille dame a reçu une balle de caoutchouc dans le pied, et même qu’un manifestant, par terre, en a reçu plus de quatre.

Fait cocasse : une grenade lacrymogène a été tirée depuis le front Nord vers le front Nord-Est, soit dans le cimetière. Étrangement, il n’y a pas eu un seul bruit pendant cinq secondes jusqu’à l’atterrissage de la grenade dans le cimentière. À ce moment, la foule a félicité cette bavure par des rires, joies et applaudissements !

Pour répondre à cette attaque barbare de l’anti-émeute, des projectiles ont été lancées à l’improviste : bouteilles vides, canettes, galets, tomates, oeufs et pierres. Ces pierres se trouvaient sous un petit pont proche de l’entrée du périmètre de sécuritaire du Château Montebello. Un manifestant (ou agent de police) prennait des pierres de la taille d’une demi-patate à une complète pour les donner à un autre manifestant qui les mettait dans son bouclier (couvercle de poubelle) et en fournissait à certainEs manifestantEs. Il y avait un grillage sur la pile de pierres pour empêcher les manifestantEs d’en prendre, mais l’un d’entre eux a été plus malin. Malheureusement pour les lanceurs et lanceuses, le soleil derrière l’anti-émeute les aveuglaient complètement. Cela n’a pas duré plus de 10 minutes, et seulement un maximum de six personnes suivaient les policiers

Bref, les manifestantEs ont continué à battre en retraite et la police s’amusait à mitrailler la foule avec leurs grenades lacrymogènes. Au total, plus de 60 ont été utilisées. Les tireurs de la GRC en faisant autant avec leurs balles de caoutchouc. La rue principale était remplie de grenades lacrymogènes gaspillées, de caoutchouc, de bouteilles d’eau encore remplies et même d’aliment encore comestible ! Les manifestantEs ont laissé derrière eux et elles ce qu’ils et elles avaient en trop afin de mieux courir et être moins encombréEs.

Le calme revint vers 17h40 lorsqu’un manifestant profita de l’occasion pour faire le signe de la paix avec sa main, seul, au beau milieu de l’intersection des routes 148 (Route du Canton) et 323 (Rang Gustave) entouré au loin par les trois fronts d’anti-émeutes. Ce geste attira l’attention médiatique, ce qui forca les policiers à ne plus tirer ni grenades ni balles. D’autres manifestantEs se sont joints à lui pour rester solidaire et uni. Une multitude de photos a été prise à cet instant : la paix était revenue.

Fait cocasse : Un agent de la Sûreté du Québec aurait cassé une pierre tombale après avoir donné un coup très fort dessus. Peut-être à cause de la colère, nous ne pouvons dire réellement…

Vers 17h50, deux feux ont été vus : l’un était une boite de carton contenant une pile de feuilles, alimentée par d’autres papiers, cartons et pancartes. Le second feu était la planète Terre, fait en maquette, transportée par deux manifestants, pour le brûler. Cela voulait symboliser ce que notre monde deviendrait si ce sommet était un succès et que le PSP avait lieu comme prévu. Les conséquences seraient mondialement catastrophiques !

18h00, le calme, trois manifestants discutent avec les policiers du front Nord qui s’est avancée jusqu’à l’intersection. Kanto, un manifestant aux lunettes sombres, demanda à un policier de l’anti-émeute de s’identifier ; ce dernier ignora complètement la demande. C’en est pareil pour tous les policiers qui étaient présents. Une vidéo a été filmée pour en monter la preuve (voir à la fin du compte rendu). Moins de dix minutes après la demande d’identification, un policier s’est faufilé dans la ligne de front des policiers afin d’arrêter un photographe amateur du Reactionism Watch. Nous ignorons la raison exacte, mais nous pensons que c’est dû à sa vidéo compromettante et ses photos inédites des médias.

Certes, notre camarade a réussi à s’enfuir à temps, mais Kanto, à ses côtés, s’est fait prendre alors qu’il ne faisait que discuter avec le policier qui refusait de s’identifier. Le motif qui a été retenu contre lui est le fait qu’il ait troublé la paix, alors que c’est le policier même qui est venu troubler la paix. Malheureusement, nous n’avons pas pu noter son numéro. Il faut dire que c’était impossible à identifier ces policiers qui, en très grande majorité, étaient masqués. Ils n’avaient pas de badge, mais qu’un simple numéro sur leur épaulette et casque.

Finalement, à la toute fin de la manifestation de lundi le 20 août, deux canons à eau, plus de 200 policiers, des tireurs de la GRC, et des lance-grenadiers étaient prêts à repousser quelconque attaque des manifestantEs : surprise, ils et elles avait quitté les lieux. Par contre, le lendemain matin, une autre légère manifestation a eu lieu et les manifestantEs ont été harcelés par des questions de la police, et cette dernière a tenté de fouiller les véhicules des manifestantEs questionnéEs.

Bilan : plus de 300 manifestantEs incommodéEs par le poivre de cayenne et/ou gaz lacrymogènes, dont une dizaine victime de balles de caoutchouc et une autre vingtaine victime de coups de matraques, boucliers, genoux ou pieds. Moins de 4 policiers incommodés par le gaz lacrymogène. Quatre arrestations, dont deux femmes. Trois agents provocateurs de la Sûreté du Québec, tous faussement arrêtés.

P.S.: Nous ignorons le contexte qu’entourait l’arrêstation des trois premières personnes. Veuillez nous informer !

Pour les photos, vous avez le choix !

==> Photos du Reactionism Watch (Afficher en diaporama)
==> Photos de Canadian Union of Public Employees
==> Photos de Michael Lessard
==> Photos du CMAQ (1)

Voici la video en question dont nous vous avons parlé avec le manifestant qui demande à un policier de s’identifier, alors que ce dernier l’ignore complètement. Assurez-vous de lire la description de la vidéo après avoir ouvert le lien vers celle-ci sur YouTube ! Cette vidéo ne doit pas passer sous silence, bien que l’infraction de la part du policier soit mineur et que l’accusation d’avoir « troublé la paix » ne tiens pas debout.

==> Lien vers la vidéo YouTube
==> Une vidéo résumé du sommet Montebello

==> Plus de détails sur le bilan du sommet Montebello
==> Critique sur la couverture médiatique du sommet

Vous avez un témoignage à faire ? Une correction à apporter ? Un avis à écrire ? Des photos à montrer ? Allez-y, vous êtes libres de le faire, voire encouragé ! Dites-le nous ce que vous en pensez de ce sommet, racontez-nous ce que vous avez vu, car ce compte rendu vous appartient : il peut être modifié si nécessaire pour ajuster des faits (comme celui du déclenchement des affrontements à 17h05)

** VEUILLEZ CIRCULER TRÈS MASSIVEMENT CES INFORMATIONS **

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Preuve : agents provocateurs lors du sommet Montebello

Posted by L'Agitateur sur 22 août, 2007

Souvenez-vous des trois agents provocateurs de la police ? Nous avons trouvé une preuve plutôt convainquante qui montre que ces derniers étaient des flics. Regardez bien l’image ci-dessous.Vous ne voyez rien ? Visez particulièrement sous les bottines. Notez bien le petit logo jaune à la fois sous la semelle du policier de gauche, et les deux agents provocateurs « arrêtés » (mais jamais reportés par les autorités, ni les médias).

Si cela est du « photoshop », alors la personne en question est un peu trop doué…

==> Plus d’informations

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En avoir pour son argent

Posted by Hugo Jolly sur 10 août, 2007

Nous aimerions ici revenir sur un billet du très brillant David d’Antagoniste.net du mercredi 8 août intitulé « En avoir pour son argent ». Dans celui-ci il présentait les chiffres dévoilé par le directeur général des élections (DGE) du Québec. En voici donc l’intégralité:

Il y a 2 semaines, le directeur général des élections du Québec a rendu public les chiffres des dépenses électorales de l’élection du 26 mars. Quel parti a été le plus efficace avec son argent ? Voici un graphique illustrant le nombre de vote pour chaque dollar de dépenses électorales:

Ça coûte cher vouloir enfoncer des idées socialistes dans le crâne des gens…

Au total voici les dépenses des partis politiques:

  • PLQ: 3,60 millions $
  • PQ: 3,41 millions $
  • ADQ: 1,50 millions $
  • Québec Solidaire: 673 372$
  • Parti Vert: 137 355 $

Les chiffres rendus publics par le DGE démontrent une fois de plus qu’il est hasardeux de tracer un parallèle entre les dépenses électorales et l’appui populaire qui risque d’en résulter.

Par contre, ce cher David semble oublier que Québec Solidaire a dépensé moins de la moitié du budget de l’ADQ, et 5 fois moins que le PLQ.

Par ceci, nous aimerions répondre à ce grand davidien. Le Parti Vert, un parti écologiste et prônant la démocratie participative (un concept de gauche), a récolté 1.11 votes par dollar dépensé. Il est donc faut d’affirmer que ça coûte cher d’enfoncer des idées socialistes dans le crâne des gens.

De plus, il ne faut pas oublier que Québec Solidaire en était à sa première participation à des élections depuis sa formation (fusion de l’Union des Forces Progressistes et d’Option citoyenne) et que le Parti Vert et QS avait chacun 4% des voix, mais sans le scrutin proportionnel, ils n’ont aucune représentation à l’Assemblée nationale.

Pour relancer David: Ça coûte cher endoctriner le peuple avec des idées de droite… en fait, aux dernières élections ça vous a coûté 8 510 000$… Et après tu viens parler du maigre 810 727$ dépensé par des « socialistes ».

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