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Posts Tagged ‘Répression’

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Posted by Libertad ! sur 13 octobre, 2007

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La lutte Basque continue malgré la mauvaise volontée du gouvernement espagnol

Posted by Libertad ! sur 5 octobre, 2007

Il y a de ça quelques jours, l’État espagnol a arrêté des dirigeants du mouvement indépendantiste basque d’extrême gauche Batasuna. Le prétexte invoqué; le mouvement Batasuna se serait allié et aurait collaboré avec l’ETA considéré comme une organisation terroriste par l’Union Européenne.

Malgré ce coup de force des autorités espagnoles, la lutte Basque tient bon, et va se poursuivre. Vendredi en soirée, il y avait une manifestation de militants indépendantistes basques contre l’État et la police.

Cette opération survient quatre mois presque jour pour jour après que l’ETA eut annoncé son retour à la lutte armée. Cette déclaration entérinait l’échec d’une tentative de règlement négocié entamée avec le gouvernement socialiste pendant sa trêve de 2006.

Cet été, l’ETA a perpétré six actions de moyenne ou faible intensité, notamment l’explosion d’un véhicule piégé près d’une caserne qui a fait deux blessés légers. L’organisation indépendantiste est tenue responsable de 819 morts en 39 ans de lutte contre l’État espagnol.

Voilà la raison, ils veulent mater tout mouvement indépendantiste Basque, alors que c’est un groupe plus radical qui fait exploser des bombes. Est-ce que cela ne vous rappelle pas la situation au Québec durant la crise d’octobre 1970 ? Une affaire à suivre.

==> Lire la suite

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La situation actuelle au Myanmar

Posted by Libertad ! sur 28 septembre, 2007

La situation au Myanmar semble vraiment explosive en ce moment. Depuis quelques semaines déjà, il y a un fort mouvement de contestation populaire dans ce pays, dirigé par les moines bouddhistes, qui représentent tout de même près de 800 000 personnes dans ce pays.

Le pays vit sous une dictature militaire depuis plusieurs décennies, le mouvement démocratique et populaire étant écrasé au moindre signe de protestation. Cela n’empêcha pas le fait qu’Aung San Suu Kyi obtint le prix Nobel de la paix pour les actions pour la démocratie et la laïcité au Myanmar. Depuis, elle doit vivre en résidence surveillée, 24 heures sur 24 par la police et elle ne peut avoir de contacts avec l’extérieur.

Le mouvement démocratique semble renaître plus que jamais de ses cendres depuis environ 3 semaines, lorsque l’armée décida de monter le prix des carburants, alors qu’une grande majorité de la population doit vivre avec moins de un dollar par jour, un système d’éducation médiocre et des soins de santé inefficace et inaccessible et un taux élevé de chômage.

Les moines ont alors décidés de sortir dans la rue, tout comme des gens du peuple. Au début, le mouvement semblait presque marginalisé, mais de plus en plus, il prit de l’ampleur jusqu’à rassembler près de 100 000 personnes dans la capitale et dans plusieurs autres villes importantes.

La junte ne semblait pas réagir au début, en laissant les manifestations se dérouler sans qu’elle n’intervienne de manière violente il y a trois jours. Elle commença à arrêter des moines et des gens vulnérables, par la suite, ils en ont venus à utiliser les gaz lacrymogènes et des fusils automatiques, qui tuèrent plus 13 personnes (incluant un journaliste japonais). Ceci n’est qu’un bilan «officiel», qui est de toute évidente faux. Certains parlent même d’un multiple de ce chiffre, ce qui pourrait être vrai.

Nous appuyons toutes tentatives de démocratisons populaires du Myanmar, pour et par le peuple birman.

==> Les militaires et la misère, un article de l’Humanité

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Le 29 septembre, on reprend notre manif…

Posted by Libertad ! sur 26 septembre, 2007

Sans aucun motif valable et faisant fi des droits à la liberté d’expression et de manifestation, la police de Saint-Jérôme, accompagnée par la Sûreté du Québec, est intervenue massivement samedi le 11 août dernier pour disperser une manifestation organisée par la section des Laurentides du Parti communiste révolutionnaire, arrêtant sans raison neuf militantEs. Contre cette attaque politiquement ciblée, le PCR-Laurentides vient de lancer l’appel à reprendre la manifestation : il n’est pas question de laisser la police décider quels points de vue politiques ont droit de cité – que ce soit à Saint-Jérôme ou n’importe où ailleurs – et empêcher les militantEs de les faire valoir. La manifestation interrompue par la police reprendra donc samedi le 29 septembre prochain à compter de 13h au Carré Curé-Labelle, au coin de la rue Parent et de la 117. Nous lançons l’appel à nos lecteurs et lectrices, et à l’ensemble des militantEs qui s’opposent à la répression politique et soutiennent le droit de s’organiser, à venir appuyer le PCR-Laurentides ainsi que les militantes et militants qui ont été arrêtéEs et font maintenant face à des accusations criminelles aussi choquantes qu’insensées!

Le Drapeau rouge

Voici un rappel de ce qui s’est passé le 11 août, d’après les comptes rendus publiés par Le Drapeau rouge-express et la presse régionale :

Annoncée depuis déjà quelques semaines, la manifestation convoquée par le PCR-Laurentides visait à promouvoir le socialisme et inciter les prolétaires de Saint-Jérôme à s’organiser pour la révolution. Dès 13h00, la cinquantaine de manifestantes et manifestants se sont rassembléEs comme prévu au Carré Curé-Labelle. Des membres du corps policier de Saint-Jérôme sont alors venus les avertir qu’ils « respecteraient leur droit de manifester [sic] à condition qu’ils restent dans le parc ou sur les trottoirs » : aussi bien dire que leur idée était déjà faite et qu’il n’était pas question, pour eux, de tolérer qu’une manifestation se déroule dans les rues de Saint-Jérôme.

Après l’intervention d’une camarade du PCR qui a souligné que cette manifestation communiste était une première pour Saint- Jérôme et dénoncé les conditions de vie et de travail difficiles des prolétaires de la région, le cortège a pris la rue de manière vivante. La plupart des manifestantEs arboraient le drapeau rouge et scandaient avec enthousiasme des slogans contre l’exploitation, pour le communisme et la révolution. Les gens sur la rue s’approchaient du contingent pour en connaître plus sur les objectifs de la manifestation : plusieurs ont d’ailleurs pris avec intérêt les tracts et journaux distribués par les diffuseurs.

Les manifestantes et manifestants ont fait un premier arrêt au skate park, où un autre camarade a brièvement pris la parole pour dresser le portrait de la condition des jeunes de la région, aux prises avec un taux de chômage élevé, des salaires de misère et aussi beaucoup de répression : là comme ailleurs, la police cible et harcèle les jeunes considéréEs comme « marginaux ».

La manifestation s’est alors remise en route. C’est au moment du deuxième arrêt, devant la fonderie Mueller, qu’une horde de flics (11 auto-patrouilles) est apparue en catastrophe, dans un certain désordre : des flics de Saint- Jérôme, bien sûr, accompagnés par d’autres venus des municipalités voisines de Sainte- Sophie, Saint-Hyppolite, Mirabel et Rivièredu- Nord, ainsi qu’une agente des services de renseignement de la SQ. Les policiers sont sortis de leurs véhicules en courant pour se ruer sur les manifestantes et manifestants, en particulier ceux et celles qui tenaient les bannières et porte-voix. Sans avertissement, ils ont commencé à procéder à des arrestations, en criant que tout le monde recevrait un constat pour « entrave » (alors que ce sont pourtant eux qui venaient entraver le déroulement d’une manifestation parfaitement légale).

À un manifestant qui lui demandait simplement, à deux mètres de distance, quel était le motif de cette intervention soudaine, une policière a répondu en l’aspergeant de poivre de cayenne. Une de ses collègues, qui répondait aux ordres mais semblait totalement confuse, a répondu à un autre manifestant qui lui demandait s’il s’était passé quoique ce soit qui justifie ces arrestations : « Il ne s’est rien passé mais vous n’avez pas demandé de permis, alors je pense bien qu’il s’agit d’une entrave »!

Alors que les flics procédaient aux premières arrestations, la majorité des manifestantEs ont trouvé le moyen de s’enfuir à travers les rues et les parcs environnants. En fin de compte, neuf personnes ont été amenées au poste et assignées à comparaître pour une accusation criminelle « d’entrave à un agent de la paix ».

Selon la « logique » policière, puisqu’ils et elles avaient été avertiEs de ne pas prendre la rue, les manifestantes et manifestants se seraient misES en contravention en manifestant quand même. Il semble que le fait de ne pas suivre un ordre par ailleurs contraire au droit constitutionnel constituerait une « entrave » au travail de la police! De toute évidence, une accusation aussi mal fondée ne tiendra pas la route devant le tribunal.

Une répression politique ciblée
Dans un article publié dans l’édition du 24 août de l’hebdomadaire Accès de Saint-Sauveur, le sergent Robin Pouliot, du service de police de Saint-Jérôme, est venu confirmer le caractère purement politique de l’intervention policière. La journaliste qui l’a interrogé rapporte que « les bannières “On a raison de se révolter” ont eu l’heur de choquer les policiers ». Elle cite ensuite ses propos : « Quand on distribue des tracts haineux et qu’on contrevient à la loi, faut s’attendre à une réplique… » Le sergent Pouliot se garde bien de préciser à quelle « loi » les manifestantEs auraient contrevenu : à la « loi de la police de Saint-Jérôme » peut-être? À la sienne propre?
Cette déclaration, jumelée à la présence d’une agente des services de renseignement de la SQ (qui a par la suite expliqué qu’elle était là pour « surveiller le parti »), montre bien qu’on a eu affaire à une répression politique ciblée et délibérée : la police avoue en effet avoir agi dans le but d’empêcher l’expression du point de vue communiste, qu’elle assimile à des propos « haineux ».

Lors de l’audience pour la forme tenue le 16 août, la procureure de la Couronne affectée au dossier a tenté de faire ajouter des conditions de remise en liberté aux neuf accuséEs – qu’elle a par ailleurs qualifiéEs de « dangereux criminels » – incluant une interdiction de séjour à Saint-Jérôme et surtout, l’interdiction d’aller manifester à Montebello à l’occasion du sommet du Partenariat pour la sécurité et la prospérité, qui devait avoir lieu la semaine suivante. Cette requête a toutefois été écartée par le tribunal pour des raisons techniques étant donné l’absence des accuséEs, dont la présence n’était pas requise à cette étape des procédures. Tout cela ajoute au caractère politique de l’intervention du 11 août.

Une bataille politique qui concerne tout le monde
Le PCR est actif depuis déjà un bon bout de temps à Saint-Jérôme. Les militantEs de la région travaillent à mobiliser les ouvrières, les ouvriers et la jeunesse prolétarienne dans la lutte contre le capitalisme. Cela n’a rien pour plaire aux bourgeois locaux, et aux flics qui les défendent.
En 2005, pendant la grève étudiante, les communistes étaient présentEs quand la police s’était montrée particulièrement répressive contre les étudiantes et étudiants militantEs. Sur la ligne de piquetage au cégep, certains flics s’étaient comportés comme de véritables brutes, assénant des coups de poing à main nue aux visages de certainEs étudiantEs.

De manière générale, il est clair que l’intervention du 11 août – qu’elle ait été motivée par des objectifs de pure « vengeance » de la police locale ou par une volonté à plus haut niveau de crminaliser les communistes révolutionnaires (ou une combinaison des deux) – n’avait certainement rien d’innocent. Dans un cas comme dans l’autre, cette intervention ne devra pas rester impunie.

Il va sans dire que les accuséEs et leurs avocats se préparent à mener la bataille politique qui s’impose en vue du procès que l’État a choisi de leur imposer. La poursuite et les policiers qui ont monté le dossier d’accusation devront expliquer publiquement pourquoi ils souhaitent encore appliquer la célèbre « loi du cadenas » de Maurice Duplessis, qui interdisait « toute propagande communiste dans la province de Québec » et que la Cour suprême du Canada a abolie en… 1957!

Mais cette bataille ne concerne pas que les accuséEs, le PCR ou les seulEs participantes et participants à la manifestation du 11 août, et elle déborde largement le terrain judiciaire : elle intéressera aussi tous ceux et celles qui appuient le droit de manifester, de résister, de se révolter et d’exprimer des idées politiques dissidentes et/ou révolutionnaires.

Alors, tous et toutes à Saint-Jérôme le 29 septembre!

Le PCQ et la NEFAC dénoncent l’intervention policière

Dans un communiqué, la section des Laurentides du Parti communiste du Québec, dont des membres étaient présents à la manifestation, a tenu à dénoncer cette « preuve flagrante de répression policière telle que l’on a vu dans les pires chapitres sous le règne de Maurice Duplessis » : « La police, de toute évidence, n’accepte pas d’être remise en question; elle n’accepte pas que son autorité soit remise en cause… Nous dénonçons les abus policiers qu’il y a eu ce 11 août. »

Les camarades de la Fédération des communistes libertaires du Nord-Est (la NEFAC) ont aussi fait connaître leur soutien : « À la NEFAC, nous avons nos différends avec les maoïstes (sic!) mais nous ne sommes pas sectaires au point de passer sous silence un cas patent de répression policière… Ayant subi plus souvent qu’à notre tour ce type de répression policière, les militants de la NEFAC expriment leur solidarité avec ceux et celles du PCR. »

Transport de Montréal disponible:
– Départ à 11h30 pile.
– Rendez-vous au metro Crémazie, sortie Nord
(près du siège social de la FTQ).
– Réservez votre place par courriel
(mailto:info@pcr-rcp.ca) ou par téléphone
(514 409-2444).

Transport de Sherbrooke disponible :
– Contacter la section estrienne du Parti communiste révolutionnaire (estrie@pcr-rcp.ca) pour avoir plus d’informations. Départ du Cégep de Sherbrooke.

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La coquille vide du Parti communiste chinois, par Cai Chongguo

Posted by Libertad ! sur 22 septembre, 2007

Voici un texte fort intéressant écrit par un exilé chinois qui démontre très bien toute l’hypocrisie du discours du Parti communiste chinois et de son obsession du contrôle de l’information et de sa nouvelle réalité, un capitalisme étatique et profondément anti-prolétarien.

On aura rarement vu, pour la fête anniversaire du parti, le 1er juillet, une ambiance aussi déprimée en Chine. Depuis la fin du mois de mai, les sites Internet ont dénoncé les scandales des conditions de travail et, pour commencer, celui des ouvriers esclaves employés dans une briqueterie. La presse et la télévision officielles elles-mêmes ont dû parler de cette affaire. La briqueterie du Shanxi employait trente-deux gosses. Quelques jours plus tard, quatre cents pères d’enfants disparus ont lancé un appel de recherche désespéré. Tous les médias et sites Internet ont évoqué ces scandales : des enfants de 8 à 13 ans, réduits à l’esclavage dans cette briqueterie, subissaient des sévices quotidiens, sans aucun salaire et laissés plusieurs mois sans possibilité de se laver.

Cette barbarie a été dévoilée dans une Chine qui compte déjà 150 millions d’internautes et 50 millions de blogueurs. Le réseau a fourni un espace de discussion et de commentaires comme on n’en avait jamais vu depuis 1989. Chaque émotion manifestée devant le sort réservé à ces enfants a suscité un émoi cumulatif chez d’autres internautes. A cette émotion s’est ajoutée de l’indignation du fait de l’implication du parti et des autorités locales dans ces affaires. Le secrétaire du parti dans le village appartenait à la famille qui possédait la briqueterie et il était membre de l’assemblée populaire locale.

On s’est mis alors à reparler des explosions dans les mines, des trafics d’enfants ou du travail forcé, choses révélées depuis des années dans la presse mais d’une façon dispersée ; alors qu’aujourd’hui cette accumulation de faits frappe les esprits et provoque une sorte de choc. Devant cette indignation collective, la censure gouvernementale s’est trouvée paralysée pendant deux semaines et n’a pas su comment intervenir. Elle a laissé les internautes s’exprimer librement sur le sujet pour exprimer leurs colères et donner leurs analyses et leurs commentaires.
Ces discussions ont montré que le travail sous contrainte est en train de s’institutionnaliser un peu partout dans le pays et que, si les journaux avaient soulevé la question depuis longtemps, le gouvernement n’avait pratiquement pas réagi. Il en a résulté un flot de critiques, voire d’insultes, à l’égard des dirigeants et du parti, avec des phrases non censurées telles que : « Nous sommes tous des esclaves des gens de Zhongnanhai » ; « Ils se comportent en propriétaires d’esclaves ». Autrement dit des termes mille fois plus durs que ceux des dissidents de naguère.

On a commencé à croire ce à quoi on ne croyait pas auparavant : par exemple, les critiques émanant des pays occidentaux au sujet des droits de l’homme ou de la tragédie de 1989 à Tiananmen. On s’est rendu compte que le pays pouvait laisser s’installer une extrême cruauté. L’on s’est mis à s’interroger sur le rôle historique du parti, au pouvoir depuis plus d’un demi-siècle, lui qui se vantait d’avoir permis au peuple chinois d’échapper à l’oppression et d’avoir sorti les paysans de l’esclavagisme.

Les débats mettent en cause aussi le fonctionnement du parti dans ses organisations de base, qui ne se contentent pas de défendre l’intérêt de patrons engagés dans une exploitation sans merci des ouvriers mais s’y impliquent directement. Reprenant les conceptions marxistes de l’histoire, les blogueurs ironisent : « Nous sommes parvenus à l’étape du communisme primitif et, selon les lois du matérialisme historique, nous en arrivons à la période esclavagiste, qui est désormais notre avenir ».

Ainsi, en un mois, est parti en fumée tout le travail mené depuis cinq ans par les dirigeants actuels quant à la nécessité pour le parti d’être proche du peuple et quant à la construction d’une « société d’harmonie ». Le terme même de « société harmonieuse » a pris un sens ironique : « harmoniser » est devenu synonyme de réprimer ou de censurer. On ne dit plus : « on l’a arrêté », mais « on l’a harmonisé » ; « on a censuré mon article » est remplacé par « mon article a été harmonisé »… Ces discussions ébranlent profondément la crédibilité du parti et son autorité. Elles mettent en cause jusqu’à son rôle historique et à sa nature au moment où on s’apprête à en fêter l’anniversaire. Mais le malaise ne s’arrête pas là : il touche aussi l’organisation du PCC.

En octobre 2006, un jeune chercheur de l’Institut politique de la jeunesse (à Pékin), M. Chen Shengluo, a remis un rapport de recherche menée sur le terrain pour observer comment le parti s’organisait au sein des entreprises d’Etat, naguère un de ses bastions. Conclusion : il n’y a pratiquement plus d’organisation à la base ; sur 70 millions de membres, 40 millions seraient inactifs ou « laisseraient glisser ».
Il faut dire que, depuis dix ans, avec les privatisations et les fermetures d’usines, beaucoup de membres du parti ont été licenciés ; d’autres, les paysans membres du parti, ont quitté la campagne et abandonné leur groupe politique initial et sont devenus « communistes immigrants ». En ville, ils ne trouvent pas d’association équivalente dans les entreprises étrangères dont le patronat, venu de Hongkong ou de Taïwan, s’intéresse peu à la présence de communistes dans ses entreprises.

Certains vont jusqu’à dire du PC qu’il s’agit d’un parti clandestin ! En effet, 60 % des entreprises sont privées ou appartiennent à des capitalistes étrangers. Nombre de patrons n’ont donc pas de carte du parti, bien que ce soient eux qui prennent les décisions ; la cellule du parti se borne à soutenir leurs choix. Autrement dit, dans l’entreprise, c’est plutôt les capitalistes qui dirigent le parti que l’inverse ; ils peuvent licencier les salariés, membres ou non du PC.

Dans cette situation peu glorieuse, nombre de communistes n’avouent plus leur appartenance. Ils redoutent les moqueries et, en outre, se faire reconnaître comme communiste compliquerait pour eux la recherche d’un autre emploi. Dans l’entreprise, d’ailleurs, avec des journées de travail de douze ou quatorze heures, il n’y a souvent ni temps ni local réservé pour mener les activités du parti.

Dans l’idéologie officielle, le parti constitue toujours une « avant-garde » de classe ouvrière et de paysans, dirige le pays vers la société communiste. Mais personne ne croit plus à cette fiction dans une Chine où la croissance s’emballe sur les marchés extérieurs. Cette crise n’est pas sans engendrer de graves problèmes, et d’abord sur les motifs d’adhésion.

Pourquoi aujourd’hui adhérer au Parti communiste ? Les motivations glorieuses d’autrefois ont disparu, et il n’y a plus guère d’idéologie depuis la fin des années 1970. Maintenant, l’on adhère par intérêt personnel, pour obtenir une promotion, par arrivisme. Les candidats se recrutent donc souvent dans les milieux affairistes. Les pratiques courantes de corruption les éloignent des gens honnêtes et talentueux, soucieux de garder leurs distances envers le parti. On doit cependant reconnaître que l’organisation se maintient dans plusieurs sphères de la société, et notamment dans l’armée, dans la police et dans l’administration. Mais ailleurs, dans les campagnes ou dans les usines, on peut dire qu’il s’agit pratiquement d’une coquille vide.

Un tel parti, sans organisation de base ni prestige et dont les membres s’attirent le mépris de la population, ne peut plus absorber les élites politiques et les forces vives de la population. Il dirige un pays à la puissance grandissante et de plus en plus complexe. Il lui faut donc inévitablement se poser la question de son avenir et de celui du monde. A 86 ans, il est entré dans une crise aux multiples aspects et symptômes, mais dont on ne voit pas l’issue pour l’instant.

Cai Chongguo, dissident chinois en exil en France, auteur de « Chine, l’envers de la puissance » (Editions Mango)

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Répression policière contre nos camarades du PCR

Posted by Libertad ! sur 26 août, 2007

Samedi le 11 août 2007 avait lieu une manifestation contre le capitalisme et l’exploitation organisée par la section locale du Parti communiste révolutionnaire. On aurait pu s’attendre à une manifestation calme comme celle du premier mai à Montréal ou celle de Valleyfield le 26 mai mais cette fois-ci, la répression frappa ! 9 personnes ont été arrêtés sous le couvert d’accusation comme «trouble à la paix» quand ils n’ont rien fait, sinon que de marcher dans les rues de Saint-Jérôme avec des drapeaux rouges. Le Parti communiste du Québec, bien que régulièrement en prise de bec avec le PCR était présent.

Voilà que l’affaire vient d’être médiatisé dans un journal régionale, nous venons de savoir qu’il y a eu 11 auto-patrouilles pour près de 50 personnes. Est-ce qu’il y aurait du Montebello dans l’air par hasard ? La répression fut expliqué par les corps policiers locaux à cause de la distribution de soi-disant tract haineux (sic)…

Tract haineux ? Le PCR n’encourage pas le racisme et le négationnisme de ce qu’on sait, mais de quel type de haine il pourrait s’agir ? Haine de l’exploitation, du chômage ? La police paniqua à la vue de la bannière on a raison de se révolter, qui l’a vu comme étant provocante.

Selon Éric Smith, porte-parole du PCR, les véritables raisons de cette répression policière pourrait se résumer à ceci :

«C’était une intervention non justifiée et politiquement ciblée, clame Éric Smith. On a le droit de défendre notre point de vue. Soit qu’il y avait un lien avec Montebello, soit qu’il y avait un contentieux régional parce qu’on s’était impliqué lors de la grève étudiante en 2005, soit qu’ils n’ont pas aimé se faire désobéir.»

Nous souhaitons par le fait même remercier le Parti communiste du Québec, plus particulièrement le camarade Zach qui interpella ce journal local, ainsi que la NEFAC pour son appui dans cette histoire.

==> Lire la suite
==> Le Drapeau rouge Express: Répression politique à Saint-Jérôme

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