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Partout sur Terre, le prolétariat se mobilise à nouveau

Posted by sylvainguillemette sur 1 octobre, 2010

Alors qu’au Québec se chamaillent les oppositions à savoir si le capital corrompt avec pour ce, rien de moins qu’une commission au coût exponentiel, ailleurs, en Europe, la vague de prolétaires récalcitrants des plans d’austérité bourgeois déferle dans les rues de plus d’une dizaine de pays, rage aux poings.

En effet, l’imposition par les gouvernements européens de ces plans dits d’austérité se bute à la vague insubordonnée de prolétaires envahissant la rue. Alors qu’en Grande-Bretagne, la jeunesse du parti travailliste semble s’être choisis un marxiste comme prochain chef, les rues de l’Espagne et celles de la Grèce laissent place à un fort affront entre les forces laborieuses et l’État policier qui prévaut, qui nécessaire à l’imposition de ce sauvetage du système d’exploitation capitaliste, vient néanmoins enfreindre d’autre part, la véritable démocratie.

Le prolétariat, plus uni que jamais en Europe, semble comprendre l’amorce inhumée dans ces plans, qui imposera la fin du contrat social octroyé comme modalité aux prolétaires du système capitaliste du 20e siècle. Les riches s’enrichiront d’avantage, les pauvres s’appauvriront d’avantage. Ainsi sera-t-il, tel que les dogmes du système capitaliste nous l’imposent. Nous nous imposerons, en les laissant faire, la survie de notre propre exploitation. Il faut y mettre fin.

Mais il brandit le poing, tient des barricades artisanales ici et là, lance des projectiles à celui qui lui en lance, le prolétariat européen. Ce prolétariat, sidéré de ce qu’on tente de lui imposer, ne se laissera pas faire. Et si la vague d’indignation européenne semble plus majeure que celle du Québec, elle n’est pas moins relative aux montants octroyés aux banques européennes, qui dépassent de loin les montants alloués à nos banques du Québec.

Cela dit, il ne faut pas non plus sous estimer le rôle de la Presse nord-américaine à cet effet. Aux États-Unis d’Amérique par exemple, où les montants octroyés par l’État dépassaient 1000 milliards de dollars, le prolétariat, s’y divise. D’une part, les marxistes rappellent leurs multiples mises en garde antérieures et d’autre part, le Tea Party des libertariens, avec comme vedette un pseudo-journaliste du réseau «Fox News», en redemande, affirmant que c’est parce que l’État jouait le rôle de soupape, que cela s’est produit. Selon les libertariens, le corporatisme serait dû à l’existence de l’État, comme si la disparition de ce dernier, entraînerait la disparition des intérêts communs de cette élite minoritaire et parasitaire qu’est la bourgeoisie.

Rien n’est donc plus sur, en notre Amérique du Nord, car pour ce qui est du Sud, fidèle à elle-même, la gauche se développe et prend du galon. Hugo Chavez vient de gagner à nouveau, sa majorité à l’Assemblée. Jusqu’en 2012 donc, il pourra asseoir confortablement ses réformes jusqu’aux prochaines présidentielles. Lula quitte le pouvoir du Brésil, mais non sans y laisser ta trace socialiste. Le Nicaragua de Daniel Ortega va également de l’avant, comme il le peut. La Bolivie fait avec les coups sales de Washington et ses mercenaires, tant bien qu’elle continue d’avoir l’aide de Cuba en santé, et celle du Venezuela en énergie, mais elle tient sa gauche. L’Équateur fut hier le théâtre d’une tentative de Coup d’État à l’endroit de Rafael Corea, mais il a le soutien des forces policières, des forces militaires et des chefs de ces services officiels et surtout, le soutien inconditionnel de la rue! Bref, l’Amérique du sud est à gauche, mise à part quelques bastions où d’ailleurs, la dictature prévaut, ainsi que les enlèvements d’opposants, et leur assassinat. Colombie cheffe de file en cette matière, elle n’en est pas moins occupée par les forces armées révolutionnaires de Colombie, qui expriment ainsi la division du peuple colombien.

Alors qu’attendons-nous, prolétaires? Qu’attendons-nous pour revendiquer d’avantage de pouvoir, maintenant que la bourgeoise s’est tapé une nouvelle faillite générale? C’est effectivement le moment ou jamais de rappeler aux gouvernements provinciaux du Canada, que la bourgeoisie a fait faillite, et que nous ne désirons pas leur offrir un nouveau mandat d’exploitation de nos besoins, de nos labeurs et de nos maladies. Il est temps, en cet instant, de franchir le seuil qui nous sépare d’une véritable révolution. On nous a menti pendant des années, des décennies, afin d’enrichir la minorité possédante. Nos pays ont envahi d’autres pays pour imposer ce modèle que nous ne chérissons même pas. Nos femmes et nos hommes sont tombés au combat en Afghanistan, pour y imposer cette vision étriquée de l’économie, et du social par conséquent. Le Vietnam, pour avoir osé braver le ô Kapital, a subi le bombardement de 22 000 000 de tonnes d’explosifs, en plus de se soumettre à l’épandage de terrible Agent Orange, qui continue après près de 40 ans, d’y faire des victimes. Cela pourquoi chers prolétaires? Parce que les leurs, leurs prolétaires, avaient choisi le socialisme! Tout simplement!

N’oubliez pas ce qu’on nous impose! La fin du contrat social! La fin des régimes de pension à certains endroits, ou leur effacement progressif! Des hausses de coûts des services sociaux! L’effacement progressif de ces services sociaux! Des réformes économiques sans précédent, ouvrant ici et là, des panels de privatisation! Le privé en santé, parce que les dogmes du capitalisme ne nous permettent pas dit le ô Kapital, de nous soigner! Et cela pourquoi chers camarades? Parce qu’ils se sont plantés, encore une fois!

Alors certes, la violence est un peu ce qui attend celui qui ne voudra pas suivre le pas de la fanfare bourgeoise. Mais ne vaut-il pas mieux mourir debout que de vieillir à plat ventre, je vous le demande? Changeons les choses, mettons fin à l’exploitation des humains par les humains! Nos adversaires idéologiques n’ont que faire de nos arguments, c’est par la force qu’ils nous imposent leur modèle de toute façon! Ne perdons plus de temps, renversons le régime capitaliste! Installons notre dictature! Celle du prolétariat! Et faisons table rase!

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Révolution truquée

Posted by sylvainguillemette sur 30 avril, 2010

http://storage.msn.com/x1pbglk-vqL4BtuKFGiALLULdVgeOtfXrLeYd-AXUSOXVIVPhaXSVsqcH30DMKMBgCiCf54mvK8ixPoqZzlr4Hsh1SbGkHPI6KKd6Y0cDCABMn8jcQ_aCblK075f1PNBnJKkRpX7YwxfmgRm8MGk7ewrodRpsb87O2fCette semaine, les médias de masse se sont concertés pour annoncer la possibilité de l’arrivée d’un nouveau parti politique qui regrouperait ce que l’on nomme fautivement, les «lucides». Pour étayer cette possibilité, Radio-Canada, avant hier, invitait Marcel Côté du groupe SECOR, qui proposait ni plus ni moins, une nouvelle révolution tranquille. Mais attention! Cette nouvelle révolution n’irait pas plus loin en avant vers un nouveau progressisme, mais retournerait plutôt en arrière, malgré les échecs patents et multiples du capitalisme, et redonnerait plus de pouvoir au patronat, aux riches et à la classe bourgeoise minoritaire et parasitaire, cela, au détriment des travailleurs salariés.

D’une part, j’aimerais d’abord spécifier que ce parti n’apporterait rien de neuf au bercail, puisque ce bercail est déjà pourvu de quatre partis politiques prônant ouvertement  et sans sourciller, le capitalisme. Ce que proposent ceux qui se nomment eux-mêmes les «lucides», que l’on parle de Lucien Bouchard, de Joseph Facal, ou de tout autre valet de la bourgeoisie qui désire porter le chapeau, ce n’est pas autre chose qu’un capitalisme «plus sauvage», mais parfaitement conforme à l’idéologie, et en rien révolutionnaire vis-à-vis ce qui se fait déjà ailleurs dans le monde, où justement, l’aspect social fut amoché, puis écartés des priorités capitalistes. Il n’y aurait donc pas de révolution, mais un simple retour en arrière de 40 ans, vers la fin d’un progressisme qui pourtant, nous place dans notre confortable position sociale, celle qui fait l’envie de plusieurs pays, pourtant capitalistes eux aussi. Certes, ces services sociaux que nous nous sommes donnés semblent coûter très cher –Et c’est le cas, mais c’est également relatif au système économique que les prix s’emballent. Par exemple, les fabricants de médicaments sont des entreprises privées, puis jouent un grand rôle sur le coût de notre système de santé. Québec-solidaire propose d’ailleurs Pharma-Québec, une nouvelle société d’État qui ajusterait le prix à nos propres intérêts, Q-s propose des valeurs un peu moins «capitalistes sauvages.»-, mais sachez qu’ils nous reviennent moins cher per capita, que si nous les achetions au privé, dans un monde «chacun pour soi» et individualiste comme en rêvent les «lucides». Tout cela, en bout de ligne, dépend de vos priorités. Celles des lucides ne sont pas celles des travailleurs salariés, mais celles des bourgeois propriétaires des moyens de production et des mieux nantis.

Un parti politique qui regrouperait les «lucides» ne ferait pas mieux que les actuels serviteurs de la bourgeoisie pour la classe laborieuse qu’est le prolétariat. Ces serviles et dociles aspirants bourgeois ou valets, n’ont autre chose qu’une vieille idéologie malmenée par les faits et le temps à nous présenter, qui depuis son existence, n’a cessé de présenter ses failles, qu’elles soient comptables ou sociales. De toute façon, l’une est relative à l’autre! Depuis l’existence du capitalisme, les réformes n’ont jamais cessé de se cumuler pour accommoder les populations du monde entier aux failles dudit système capitaliste –qui certes, n’est pas parfaitement capitaliste. C’est justement ce que veulent appliquer les «lucides», un capitalisme «plus sauvage…»-. Ici, au Québec, c’est notre Révolution Tranquille qui a mené ces réformes, devenues essentielles au niveau social avant tout. Les Québécoises et Québécois se sont vite aperçus que le système capitaliste sauvage dont rêvent les «lucides», n’était pas un système pour toutes et tous, mais un système privilégiant une minorité parasitaire détenant les moyens de production, et les riches, gâtés par le conditionnement, ou tout autre hasard conditionné de la vie. Les Québécoises et Québécois se sont donc donné des moyens de contourner ces failles, qui donnaient privilèges à ceux qui détenaient les moyens de production et les établissements de santé ou de services autres. Les Québécoises et Québécois n’étaient et ne sont toujours pas dupes, et se sont donné un système de santé bien à eux, moins coûteux, accessible à toutes et tous et ne permettant pas l’exploitation du labeur et de la maladie d’autrui.

L’argumentaire de ces «lucides» est sensiblement fragile, et cela ne peut que nous étonner que personne ne l’ait encore attaqué dans les médias de masse, si ce n’est que ces médias sont justement vendus à l’idée des «lucides», eux qui sont pour la plupart, privés, donc conséquents avec leurs propres intérêts. Ne prenons un instant que les dires de monsieur Côté du Groupe SECOR, qui définit d’abord, de façon très totalitaire, 3 capitaux importants dans nos sociétés; le Capital humain, l’État et l’Entreprise. Il serait ici aisé pour quiconque s’y connaissant, de remplacer l’entreprise par les moyens de production, et d’expliquer que ces moyens de production dépendent d’un Capital financier, qui lui, respectivement au système économique actuel, se concentre chez la minorité parasitaire bourgeoise, qui possède donc l’entreprise conséquemment. Ne tenant pas compte du processus ayant permis aux bourgeois de s’enrichir au point d’en détenir des moyens de production, l’argumentaire des «lucides» déjà, s’effrite et laisse place au totalitarisme. Les processus sont inexplicables pour les idéalistes que sont les capitalistes. Il n’y a donc pas de lucidité observable dans les logiques desdits «lucides». Par exemple, la logique des lucides nous amènent à croire qu’il faudrait privatiser notre système de santé, et plusieurs autres services. Or, nous savons que le privé en santé, coûte plus cher per capita que le public. Pourquoi alors, accepterions-nous de privatiser ces services que les «lucides» disent «sacro-saints» pour ridiculiser la position adverse –Quoi de mieux que de ridiculiser la position adverse pour s’auto crédibiliser?-? D’abord, nous ne «croyons» pas en un système de santé public, nous *observons*, puis *constatons* qu’il est meilleur que le système privé, ce n’est pas du tout la même chose que de croire en quelque chose aveuglément, comme pourtant, nous le proposent les «lucides» avec leur beau programme bourré de dogmes, répété rappelons-le, depuis plus d’un siècle malgré ces échecs successifs. De plus, il est également facile de repérer les intéressés et leurs intérêts à travers ce beau discours que tiennent ces «lucides», ce qui vient encore préciser leur positionnement quant à leurs prétentions de servir les intérêts de toutes et tous les Québécoises et Québécois. Cela est bien apparent, pour bien des gens, dont les travailleurs salariés, que les «lucides» se préoccupent plutôt des intérêts financiers de la haute bourgeoisie, que de leurs intérêts de simples petits prolétaires.

Ensuite, ceux-là  clament que l’État doit s’amincir, et qu’ainsi, nous retrouverons un certain pouvoir d’achat, nous permettant le libre-choix dans nos achats. Or, les faits sont effarants en ce sens qu’ils prouvent hors de tout doute, que l’on n’amincira pas nos propres dépenses en réduisant celles de l’État, puisque celles de l’État, sont les nôtres et que les coffres de l’État s’emplissent grâce à nos efforts collectifs. Bref, en réduisant la part de services de l’État, ces services deviennent absents, mais toujours essentiels pour une part de la population, qui doit elle désormais, se les approprier au privé! Et là, la surprise arrive… Le privé, per capita, coûte plus cher que ce qu’offre un service public où les efforts de financement sont collectifs et progressistes. La personne réquisitionnant donc ces services au privé, qu’elle ne peut plus retrouver au public pour moins cher, amincie certes pour sa part la taille de son portefeuille. Sinon, le principe même de l’utilisateur payeur, en santé entre autre –puisque ce n’est pas un luxe-, vient brimer aux gens le droit d’être malade. On taxe la maladie autrement dit, alors que pourtant, des études démontrent que les malades sont plus souvent regroupés chez la part moins nantie de nos sociétés, parce qu’elle n’a pas les moyens de se tenir en forme, parce qu’elle n’a pas les moyens d’acheter de bon aliments, parce qu’elle n’a pas les moyens d’aller voir aussi souvent le médecin –Surtout si le ticket modérateur voit le jour!-, parce que les pauvres n’ont pas le temps, ni l’argent, pour pratiquer des sports, parce qu’ils demeurent souvent près de secteurs industriels, ou près des grandes routes et des autoroutes, etc..

Dégel des frais de scolarité, privatisation d’Hydro-Québec, privatisation de notre système de santé, privatisation de la Société des Alcools, privatisation bref, de plusieurs services… Mais cela, en bout de ligne, profite à qui? À qui peut profiter la privatisation de notre Société d’État d’énergie, étant donné que nous savons qu’Hydro-Québec en 2009, a rapporté environ 3 milliards de surplus dans ses coffres –C’est 3 milliards de services que le gouvernement capitaliste libéral ne coupera point!-, et que ses coffres sont les nôtres? À qui peut profiter la privatisation de la SAQ, alors que nous la savons, elle aussi, très profitable pour les travailleurs contribuable du Québec? À qui est-ce que la privatisation de notre système de santé pourrait profiter? Aux malades? Ben non, aux bourgeois! Qui d’autres?!? Les malades, eux, paieront plus cher leurs services au privé, per capita, et les bourgeois s’y enrichiront, parce qu’ils détiendront désormais les moyens de nous soigner et que ce sont eux, que les pauvres-malades iront quémander pour demeurer en santé et donc, avoir le droit de vivre. Bref, la totalité des idées des «lucides», sont des idées profitables aux bourgeois, aux mieux nantis  et aux aspirants bourgeois, assez riches pour se permettre de telles appropriations, que sont les moyens de production. Sinon, elles peuvent amadouer quelques opportunistes égoïstes, mais sans plus. Même le dégel des frais de scolarité va dans le sens de la régression, car nous rendrons ce faisant, l’éducation moins accessible, et nous diminuerons ainsi, l’apport de l’éducation auprès de notre société toute entière pour le futur et à court terme, une société qui pourtant en dépendra certainement prochainement! Une nation éduquée vaut bien plus qu’une nation présentant une carence en ce sens. Ça va de soi! Donc, les idées des soit disant «lucides» ne sont pas de notre intérêt de simples travailleurs exploités, mais visent plutôt, un électorat bien aliéné, ou simplement, les riches et bourgeois de ce système qui en ont assez d’avoir un poids quasi égal –Inégal, et cela pourtant, alors que les prolétaires sont bien plus nombreux qu’eux et qu’ils créent de plus, la richesse qui fait vivre ces parasites bourgeois.- à celui des travailleurs –et qui exploitent en plus, ces travailleurs-.

Un tel parti devrait-il voir le jour au Québec et présenterait-il une nouvelle vision pour notre avenir? Non. D’abord, ce parti devrait endosser sa seule et unique position dont il est véritablement digne, et se nommer selon celle-ci. Ainsi, cela donnerait au Québec la naissance du Parti Capitaliste «plus sauvage» du Québec. Les «lucides» n’ont rien de neuf à nous amener, qui n’ait pas été amené par les autres partis capitalistes ailleurs dans le monde. Et partout où le capitalisme «plus sauvage» a fait son œuvre, il s’est buté à la réalité. Le capitalisme concentre la richesse chez une minorité parasitaire possédant les moyens de production, la bourgeoisie en l’occurrence, et permet de plus l’exploitation du labeur d’autrui, pour autant que celui qui exploite possède les moyens de production. Il a également mené des nations entières à se diviser au plan social des classes, puisque partout dans les systèmes capitalistes, il y a des bourgeois et des prolétaires, ces derniers vendant leur force de travail à la bourgeoisie, laquelle permet la création de richesse, et laquelle explique l’exploitation dont nous parlons nous, les marxistes. Plus loin encore, ce système mène inévitablement à l’Impérialisme, et regardant notre voisin du sud les États-Unis d’Amérique, il devient difficile de nier ce fait. Les guerres s’en suivent donc, et celles-ci portent toujours en elles, un caractère bourgeois. C’est-à-dire qu’elles ont cela en commun, qu’elles servent les intérêts de cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie. La majorité des guerres de ce siècle et du dernier, sont à base économiques et visent pour la plupart, des revendications bourgeoises.

Bref, à quoi bon faire un retour en arrière de 40 ans, où les travailleurs créateurs de richesse, n’étaient même pas l’égal des fientes de la bourgeoisie? Pourquoi insiste-t-on à retourner à un point où les affairistes avaient le pouvoir de décider, relativement à votre portefeuille, si vous aviez le droit de vivre, de manger, de boire ou d’avoir un toitC’est déjà pratiquement le cas, ne leur manque que notre système de santé, et quelques autres services, dont l’énergie, etc..-? Je ne vois pour ma part, et en tant que prolétaire (travailleur salarié), aucun intérêt qu’un tel parti puisse voir le jour –Sinon qu’il se nomme «Parti capitaliste du Québec» et que les autres de son acabit s’y joignent, indépendantistes comme fédéralistes.– Nous avons ces partis capitalistes en place pour servir les intérêts de la bourgeoisie, et la lucidité de ces «lucides» n’est relative qu’aux «croyances» qu’ils portent en eux –comme les autres d’ailleurs-, vis-à-vis  un système désuet, et ne servant pas nos intérêts de classe. D’autre part, j’aimerais bien comprendre comment cette «prétention d’omniscience» ose dire à son électorat, qu’elle est plus lucide que celui-ci, et que le reste de la planète finalement.

Ce parti devrait ironiquement exister, afin que démontrer, encore une fois pourtant, l’inefficacité du capitalisme. Un échec de plus, ça change quoi de toute façon, sinon que quelques générations de plus, sur plusieurs siècles, paieront les failles d’un système économique désuet –qui met entre autre, un prix monétaire sur le droit de vivre…-, et non les mauvaises applications d’un égoïsme crasse et d’un individualisme des plus indigestes.http://byfiles.storage.live.com/y1pXOLKx4gMsiPMFOxWIuN02Ouq1Gnj_Wh3SKyPcvDFLEqBhnQWzfg888Uyb8-g13gm49ZzuZUGBtU

Mais mes chers capitalistes, nous serons en face, et démontrerons, encore une fois, que votre argumentaire ne tient pas la route une seule seconde. Que les «mérites» que vous inventez aux bourgeois; d’exploiter le labeur d’autrui, d’acheter la justice, et d’exploiter la demande finalement, ne sont que chimères. Que les «risques» pris par la bourgeoisie pour expliquer leurs «mérites» ne sont en rien en commun avec ceux que prennent les créateurs de richesses véritables, les travailleurs. Ceux qui s’épargnent la compagnie de leur famille, 40 heures durant, sont les prolétaires. Ceux qui suent, se blessent et se tuent, sont également les prolétaires. Et pourquoi le font-ils? Pour gagner leur croûte, ainsi que répondre à leurs propres demandes. Sinon, ils rêvent quelque fois d’atteindre ce sommet pratiquement inatteignable de la pyramide hiérarchique économique. Mais majoritairement, cela est impossible. Qui créerait de toute façon, la richesse qui fait vivre les bourgeois, si nous étions tous bourgeois? Et en réserve, je ne vois guère l’utilité des bourgeois dans l’équation demande/offre. Ces parasites font un labeur qu’un prolétaire saurait faire, si conditionné pour ce, ce que certains font d’ailleurs, dans des Conseils d’administration par exemple. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande, et ce, précisément dans ce système capitaliste. Autrement dit, le capitalisme excuse l’existence de ce parasitisme, et de ces parasites.

Marcel Côté argue qu’il faille ce nouveau parti pour déloger le Québec du «cul de sac», dont seraient responsables les syndicats, avec leur intérêts à préserver leur acquis. Pourtant, ce faisant, il n’argue pas que les patrons en fassent autant, pour préserver les privilèges que seule une minorité parasitaire sur Terre possède. Selon lui, il faut sortir de l’immobilisme dans lequel s’est enfargé le Québec avec sa Révolution Tranquille, il en faut une nouvelle, à contresens. Mais la révolution dont il parle, n’est autre chose qu’un capitalisme plus sauvage… Donc plus de pouvoir aux riches,  aux bourgeois surtout, qui détiennent les outils permettant la multiplication des capitaux. Et cela, ça ne fonctionne pas si la promesse en est d’une meilleure répartition des richesses. Ce n’est qu’un retour en arrière et non une sortie de l’immobilisme. L’immobilisme, pour les capitalistes, ce sont les barrières laborieuses, la grogne des prolétaires, leurs revendications, l’existence des «maudits syndicats», etc..

Le Québec n’a besoin que des travailleurs et de sa population, et la totalité devrait se gouverner elle-même à travers des conseils démocratiquement gérés, dont les élus seraient révocables en tout temps. Cela donc, n’oblige personne à subir quelconque exploitation. Les outils de production peuvent être gérés par les travailleurs, conditionnés pour ce. Ainsi, nous pourrions éviter le Nouvel Ordre Mondial entrepris par les forces de la bourgeoisie internationale. La Grèce selon les économistes du Capitalisme, de cette secte où les dogmes sans sens sont nombreux, entraînera avec elle les économies internationales et l’on demandera aux gouvernements du monde entier de faire de plus amples efforts quant  à leurs dépenses.

Mais les travailleurs du monde entier ne sont pas dupes eux non plus… Au Québec, la promotion d’un parti plus extrémiste de droite n’est pas sans lien avec cet avènement prédit que le Nouvel Ordre Mondial. Toutefois,  pour l’instant, la «révolution truquée»  enclenchée par la bourgeoisie internationale demeure une réalité.

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Bush se mêle des affaires de Castro

Posted by Hugo Jolly sur 30 octobre, 2007

Bush lors d’un discours à l’ONU

À une semaine du vote à l’ONU sur l’embargo étasunien de Cuba, le président George W. Bush a appellé le peuple cubain à se soulever contre le régime de Castro et a demandé à l’armée cubaine de «se ranger du côté de la liberté».

Le président étasunien a déclaré, en direct, sur les ondes de Radio et TV Marti — financées par Washington — que les Cubains avait le «pouvoir de forger leur propre destin».

«Quand les Cubains se soulèveront pour réclamer leur liberté, allez-vous défendre un ordre moribond contre votre propre peuple ou allez-vous épouser son désir de liberté?» a-t-il demandé aux forces de sécurité.

Interrogés lors de briefings de presse, les officiels de l’armée étasunienne ont affirmé que «ce n’est pas un appel à l’insurrection armée, mais un appel à la conscience».

Felipe Perez Roque, ministe des Affaires étrangères à Cuba l’a entendu autrement. Le discours de Bush «s’entend comme une incitation à la violence, un appel à la guerre pour renverser la révolution et imposer ses desseins à Cuba».

«Cela confirme que la politique du régime Bush reste le changement de régime à Cuba, y compris par la force», a-t-il déclaré en conférence de presse à La Havane, estimant que le chef de la Maison-Blanche était «en plein délire».

Bush est pressé par le temps et cela le rend d’autant plus dangereux, a mis en garde le ministre et il a ajouté que dans son discours à Washington il a fait « une vaine et ridicule tentative de recruter » nos forces armées et le ministère de l’Intérieur, auxquels il épargnerait la vie s’ils trahissent la Révolution.

« J’ai pour vous un message, vous délirez, vous parlez à une armée de libération et à des combattants de la sécurité qui ont empêché plus de 600 tentatives d’assassinat contre Fidel. Vous vous trompez, vous ne connaissez pas ce peuple, qui ne ressemble en rien aux mercenaires que vous payez ici », a déclaré Pérez Roque.

« Une annonce ridicule qui ferait rire si elle n’était pas insérée dans ce durcissement de la politique contre Cuba. Dans un pays qui malgré le blocus a plus de 500 000 ordinateurs installés, qui en installera 150 000 autres l’année prochaine et qui pourra en assembler 120 000 chaque année. Où fonctionnent 600 clubs de jeunes d’informatique qui permettent l’accès gratuit à Internet à plus de deux millions de Cubains chaque année ».

Inspiré, Bush fils a encore terminé son discours par un «Viva Cuba Libre» et a affirmé sa volonté de maintenir un demi-siècle d’embargo contre Cuba jusqu’à un changement de régime. Il a offert des bourses d’études et des ordinateurs aux Cubains «si le régime le permet». Il a annoncé la création d’un fonds international pour favoriser la transition de l’île vers la démocratie.

Les amis de Cuba, déjà mobilisés en vue du vote de mercredi prochain à l’ONU, ont eux aussi dénoncé le discours.

Sources:
KHAN, Jooneed. «Bush appelle les Cubains à se soulever», Cyberpresse, 25 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071025/CPMONDE/710250746/6643/CPMONDE.
CASTAÑEDA, Mireya. «Cuba répond à Bush», Granma International, 25 octobre 2007, http://www.granma.cu/frances/2007/octubre/juev25/Cuba-repond-a-Bush.html.

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Il y a 20 ans, mourrait le Che Guevara africain

Posted by Libertad ! sur 15 octobre, 2007

sankara.jpgIl y a 20 aujourd’hui, un grand révolutionnaire africain mourrait assassiné dans un coup d’État orchestré par un ancien frère d’arme. Thomas Sankara dirigea la révolution anti-impérialiste au Burkina Faso et deviendra premier ministre. Son gouvernement tentera de réformer l’agriculture, l’économie, l’éducation et le statut des femmes, mais se heurtera à une bourgeoisie puissante et aux différents pouvoirs religieux.

Il demeure encore aujourd’hui un exemple pour la jeunesse africaine, au même titre que Nelson Mandela, Patrice Lumumba ou même Che Guevara (le surnom de Sankara est d’ailleurs le Che Guevara africain)

Officiellement, il est décédé de «causes naturelles», mais, en réalité, il est décédé lors du coup d’État contre son gouvernement le 15 octobre 1987. Pour masquer son assassinat, le nouveau gouvernement au pouvoir affirma qu’il était «décédé de mort naturelle». L’absence de tout procès ou d’enquête de la part du gouvernement burkinabè a été condamnée en 2006 par le Comité des droits de l’homme des Nations unies.

Voici quelques liens :

Vidéo du discours de Thomas Sankara, le 29 juillet 1987, à Addis Abeba sur la dette des pays africains
Site dédié au capitaine Thomas Isidore Sankara
Discours de Thomas Sankara devant l’assemblée générale des Nations Unies le 4 octobre 1984

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Pour les 40 ans de la mort de Che Guevara

Posted by Libertad ! sur 9 octobre, 2007

40 ans de la mort de Che Guevara

(Ce billet visait à commémorer le 40e anniversaire de la mort de Enesto Che Guevara dans la jungle bolivienne, le 9 octobre 1967.)

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Hugo Chávez et le socialisme du XXIe siècle

Posted by Libertad ! sur 5 août, 2007

Voici une partie de l’éditorial du Monde Diplomatique sur Hugo Chàvez et la désinformation fait à son endroit:

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Réaction classique de la Droite lorsqu’elle croit que son pouvoir ou celui de ses collègues est en danger : faire une énorme campagne médiatique, mondiale si nécessaire afin de dénigrer les opposantEs au néo-libéralisme qui prennent trop de place. N’oublions pas la campagne particulièrement agressive contre Chàvez lors de la fermeture de la principale chaîne de télévision du pays, qui était particulièrement hostile à la démocratie et qui participé au coup d’État contre lui.

À cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Selon cette même Droite totalement anti-démocratique (peu importe ce qu’elle peut dire), la nationalisation des ressources gazières et pétrolières n’est rien de moins que du vol aux « pauvres entreprises privées avec de bonnes intentions ». Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a affirmé ceci lorsque le pétrole fut officiellement nationalisé au Vénézuéla:

« Les nationalisations ont une longue et peu glorieuse histoire d’échecs dans le monde. Nous soutenons le peuple vénézuélien et c’est un triste jour pour lui ».

Qu’est-ce qu’il y a de triste pour les vénézuélienNEs ? Ils et elles ont enfin le contrôle des ressources naturelles, ils et elles peuvent enfin investir ce revenu pour subvenir à leurs besoins en matière de santé et d’éducation. Rappelons que cette monnaie était autrefois détournée vers les poches des patrons des pétrolières occidentales.

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

La Droite n’en parlera jamais des succès du renouveau socialiste en Amérique Latine car elle n’acceptera point de voir que son système a échoué. Elle préfère mieux fabriquer des campagnes de peur pour dénigrer les instigateurs de ces changements et tenter de les arrêter, avant qu’il ne soit trop tard pour leurs sales intérêts mercantiles et égoïstes !

Notre soutient va au peuple vénézuélien et à son président, et ce n’est pas les mensonges que nous pouvons trouver sur les sites de Droite qui va nous faire changer d’avis !

L’hégémonie ne passera pas !
Hasta la victoria siempre !
Révolution, la seule solution !
Viva Chàvez !

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