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Posts Tagged ‘Saddam Hussein’

Divers (Voltairenet.org)

Posted by sylvainguillemette sur 24 juin, 2010

Les USA vont tester un outil de trucage électoral en Guinée



Le département d’Etat des Etats-Unis va tester un nouvel outil de trucage électoral à l’étranger.

L’expérience aura lieu en Guinée à l’occasion de la prochaine élection présidentielle, le 27 juin 2010. Les 4 297 686 électeurs inscrits auront la possibilité d’envoyer des SMS à un centre de surveillance électorale pour rapporter si le scrutin se déroule normalement où s’ils ont assisté à des fraudes.

Les électeurs n’ont évidemment pas tous des téléphones portables et il ne sera pas possible de vérifier l’authenticité des SMS.

Le Centre de surveillance —en fait un faux-nez de l’ambassade des Etats-Unis auquel auront été associées des ONG— analysera ces messages et les réexpédiera sur le site internet de la Commission nationale électorale, non sans les avoir bien évidemment filtrés. C’est sur cette base biaisée que la Commission nationale se basera pour valider ou non le scrutin.

Le but de cette expérience n’est pas de truquer ce scrutin, que l’on souhaite exemplaire, mais d’affiner comment on pourrait le faire avec de tels moyens dans d’autres pays.

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Khalilzad revient en Irak



En mai 2010. l’ambassadeur Zalmay Khalilzad a été nommé administrateur de la société émiratie Ras Al Khaimah Petroleum (RAK), et le 16 juin administrateur de la société norvégienne Det Norske Oljeselskap (DNO).

Né en Afghanistan d’un père conseiller du roi Saher Shah, M. Khalilzad a suivi des études à l’université américaine de Beyrouth (Liban) où il se lia à un autre étudiant afghan, Hamid Kharzai (dont le père était vice-président de l’Assemblée sous le roi Saher). C’est durant cette période que les deux hommes furent approchés par la CIA et la rejoignirent. C’est aussi à l’université américaine de Beyrouth qu’il rencontre Cheryl Benard, qu’il épouse.

Il continua ses études à l’université de Chicago (Etats-Unis) sous l’autorité du professeur Albert Wohlstetter (un des principaux théoriciens de la dissuasion nucléaire), avec entre autres étudiants Paul Wolfowitz et Richard Perle.

Il enseigne bientôt à l’université de Columbia, où il travaille en étroite collaboration avec le professeur Zbigniew Brzezinski. Celui-ci le sollicite pour participer à l’« Opération Cyclone » visant à déstabiliser l’Afghanistan, à contraindre les Soviétiques à y intervenir et à les y enliser. Son rôle est suffisamment important pour que le président Reagan lui confie la supervision de l’insurrection des mujahidines contre les Soviétiques.

En 1992, il travaille au Pentagone pour Paul Wolfowitz. Pour son compte, il rédige le célèbre Defense Planning Guidance (La « doctrine Wolfowitz »), qui préconise d’instaurer un nouvel ordre mondial en bloquant le développement des compétiteurs des Etats-Unis, et en premier lieu celui de l’Union européenne.

Après avoir travaillé pour la Rand Corporation, il entre dans le secteur privé. Il devient —comme son ami Hamid Kharzai— conseiller de la firme californienne Unocal et assure la liaison avec les Talibans (c’est-à-dire les ex-moujahidines de l’Opération cyclone) pour la construction d’un oléoduc transafghan.

Au sein de l’American Enterprise Institute, il participe au groupe qui rédige le programme international du candidat Bush fils, le Project for the New American Century et milite pour le renversement de Saddam Hussein.

Une fois élu, Bush fils, le nomme directeur des affaires proche-orientales au Conseil de sécurité nationale, puis ambassadeur itinérant chargé des exilés irakiens (en vue de l’attaque de l’Irak). Il met en place un parlement irakien en exil autour d’Ahmed Chalabi (un autre ancien élève d’Albert Wohlstetter) et d’Hussain al-Shahristani (un savant nucléaire qui servira de principal faux témoin pour accréditer l’existence des armes de destruction massive de Saddam Hussein).

Après la rupture entre Unocal et les Talibans, suivie de la guerre contre eux, il devient envoyé spécial, puis ambassadeur en Afghanistan. Il écarte le roi Saher Shah (qui disposait pourtant d’une majorité à l’assemblée) et impose Hamid Kharzai comme président. ll confie également des programmes d’éducation et de propagande à son épouse l’écrivain féministe Cheryl Benard.

A la mi-2005, il est nommé ambassadeur en Irak. Il compose le nouveau gouvernement et impose Hussain al-Shahristani comme ministre du pétrole. Il organise le démantèlement de l’Irak en trois provinces fédérées et détermine le pouvoir des gouvernement régionaux et du gouvernement central en matière pétrolière.

En 2007, Zalmay Khalilzad est nommé ambassadeur aux Nations Unies. Il fait adopter par le Conseil de sécurité les premières sanctions contre l’Iran et tente de faire condamner la Russie lorsqu’elle intervient en Géorgie où elle bombarde les bases aériennes israéliennes.

Lorsqu’en 2009, son ami Hamid Karzai est en difficulté, il envisage de lui succéder comme président. Cependant, l’annonce de sa possible candidature étant très mal reçue dans le pays, il renonce et organise, au vu et au su des Nations Unies, le trucage des élections pour la réélection de Karzai.

RAK, dont il est désormais administrateur, a acquis 30 % de DNO, dont il est également devenu administrateur. Et DNO est le principal exploitant du pétrole au Kurdistan, grâce à la constitution qu’il a imposé au pays et à son obligé le ministre du pétrole Hussain al-Shahristani. Zalmay Khalilzad va donc pouvoir récolter à son profit personnel les fruits de son action politique.

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Le fascisme est-il possible au Canada?

Posted by sylvainguillemette sur 26 mai, 2010

Le gouvernement Harper n’en finit plus de museler ses opposants ou ceux que ceux-là voudraient entendre en commission, de les discréditer via des formules simplistes et rétrogrades, et de dépenser les finances publiques pour des intérêts qui n’ont rien de public.

Nous avons appris cette semaine que le gouvernement des conservateurs allait espionner les conversations électroniques, afin dit-il, de voir à ce que tout soit «vrai» dans les affirmations le concernant. Cela n’est pas sans rappeler le «Patriot Act» états-unien, adopté sous le règne de George W. Bush, qui a permis au gouvernement de ce tueur de masse impuni d’espionner des millions de ses concitoyens dans leurs conversations privées, tant téléphoniques qu’électroniques ou autres. Ainsi, les conservateurs veulent mettre fin aux discussions le concernant sur les places publiques. Cela vise également à faire fermer certains blogues ou sites internet, qui pourraient proférer de telles informations, ce qui le dérangerait. Le site FACEBOOK serait parmi les préoccupations du gouvernement de Stephen Harper, ce qui pourtant, représente d’avantage la démocratie que le peu de soutien populaire qu’il a pu retenir pour tenir le pouvoir à Ottawa.

Aussi, nous avons appris que le gouvernement de Stephen Harper interdira désormais, toute convocation de quelconque bureaucrate  d’Ottawa. Ainsi, fini les interrogations déplaisantes des «Richard Colvin», qui mettaient pourtant à nues les prétentions mensongères du gouvernement conservateur sur les allégations de torture systématique des prisonniers afghans en Afghanistan. Il n’est donc plus possible de faire la lumière sur des dossiers jugés sensibles, autant par l’opposition que par le gouvernement.

Nous apprenons, en même temps, que les conservateurs de Stephen Harper vont dépenser près d’un milliard de dollars pour la sécurité d’un évènement de seulement 3 jours! En effet, le G20 et le G8 réunis coûteront à eux-seuls plus cher que les 17 jours olympiques à Vancouver en termes de sécurité! Pourtant, les discussions entreprises par nos élus minoritaires, n’ont rien d’opportun pour le public, si ce n’est qu’on prend des décisions qui les concerne, à leur insu et sans leur consentement. On y discutera de partenariat contre ce que l’on nomme le «terrorisme» –tout en ignorant les actes terroristes qu’ils commettent ou appuient eux-mêmes…- , de sanctions contre les régimes détestés par les États capitalistes –qui ne commettent comme crime, que ce que se permettent ces mêmes États hypocrites qui participent à ces sommets du G20 et du G8…-, de privatisation des marchés globaux –de gré ou de force…-, de plans d’austérité –qui ne visent qu’à mettre en place le Nouvel Ordre Mondial-, bref, rien qui n’ait un quelconque lien avec l’intérêt collectif des travailleurs canadiens, sauf si ce n’est que celui de les appauvrir d’avantage, au profit de cette bourgeoisie minoritaire et parasitaire. L’hypocrisie de ces sommets est inégalable. Et ces sommets ne sont obligation, que pour les économies totalitaires capitalistes, voulant continuer sur cette voie, malgré les patents échecs de celle-ci sur plus d’un siècle. Il s’agit bel et bien d’une réunion de parasites, tentant de nous faire croire qu’ils prennent ces cocktails de princiers, pour nos intérêts de travailleurs du bas de cette pyramide sociale! D’une part, Ottawa et les capitalistes nous demandent de concéder à leur chantage économique quant aux plans d’austérité et d’une autre, ces mêmes parasites se la coulent douce, au coût de près d’un milliard de dollars canadiens, pendant que le prolétariat international encaisse toujours aujourd’hui, la débâcle boursière états-unienne et bourgeoise! C’est le monde à l’envers!

Nous notons aussi qu’à partir de maintenant, certaines organisations comme celles des anarchistes toutes confondues –Le porte-parole de la police d’Ottawa parle d’une idéologie d’abord terrorisante…- seront jugées, sans preuve, de terrorisantes, au même titre qu’Al-Qeada. Pourtant, ce gouvernement conservateur a toujours fermé ses yeux sur le financement d’Al-Qeada ou des Talibans, qui nous le savons, relève du passé et du présent états-unien, donc issu des poches de son partenaire économique principal! Ainsi, le gouvernement conservateur adopte deux poids, deux mesures! Il est de toute façon vrai aussi, qu’Ottawa, sous Harper et ses sectaires, n’a jamais condamné le terrorisme d’autres belligérants, comme celui des israéliens par exemple, qui ont en deux ans, massacrés plus de 3000 civils impunément et avec le soutien des conservateurs! Rappelons qu’Israël avait utilisé des armes de destruction massive  – Sans doute celles que Saddam Hussein ne détenait finalement pas! Les conservateurs ont pourtant appuyé idéologiquement la guerre illégale de George W. Bush en Irak, qui a fait jusqu’ici, plus d’un million de morts chez les civils irakiens!– pour ce et que cela n’a aucunement titillé ni Ottawa, ni Washington! Au contraire! Cette dernière avait même, durant le massacre, envoyé des tonnes de munitions en signe d’approbation du massacre! Ottawa n’a pas condamné le geste de soutien au terrorisme de Washington et pourtant, notre capitale fédérale condamne aujourd’hui la dictature de Kim-Jong-Il, qui s’il est vrai que son pays ait coulé un bateau, n’aura tués que 46 marins… Cohérence…

Voilà que nous avons devant nous, un gouvernement fascisant, qui nous rappelle une certaine époque où les socialistes et tous les opposants au capitalisme, étaient des ennemis et des traîtres à jeter en prison ou à abattre. Certes aux États-Unis, cela a toujours demeuré une réalité. Mais ici… Le Canada sous les conservateurs est peut-être entrain de franchir le seuil qui le sépare du fascisme. Pour sûr, son sectarisme n’est plus une simple supposition, ni quant à son aveuglement volontaire vis-à-vis les crimes de guerre, ni vis-à-vis les crimes commis contre l’humanité ou la torture, ni son soutien aux pétrolières, etc..

Le Canada sous les conservateurs, se dirige tout droit vers le fascisme.

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