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Posts Tagged ‘Société’

Au royaume des imbéciles

Posted by jimmystgelais sur 17 avril, 2009


Il y a un royaume que vous connaissez où les habitants n’ont aucune conscience des répercussions de leurs gestes. Comme un idiot sciant la branche sur laquelle il se maintient, leurs actions menacent de plus en plus leur survivance.

Le Roi de cette contrée en péril clame à ses sujets de jouir de la vie sans penser au lendemain tandis qu’on empile d’indécentes richesses dans le palais royal. Les champs de blé se vident, l’eau des puits commence à se tarir et les forêts meurent à petit feu.

Contre toute attente, on ne fait rien. On se cache la tête sous le sable. Les conseillers du Roi le rassurent en lui disant que tout va bien.

Et les paysans, dont la pensée est totalement atrophiée par les beaux discours du Roi et de sa cour, offrent stupidement toujours et encore leurs services à l’élite monarchique qui s’enrichit excessivement.

Malgré l’évidence d’un futur incertain ainsi que problématique, rien ne bouge sur ces terres autrefois prospères. Les ressources commencent à manquer, la pauvreté s’installe pernicieusement et le peuple accepte le tout sans quémander de changements cruciaux à la pérennité de son existence.

À croire qu’au royaume des imbéciles, rien n’est impossible…

Homo Politicus

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Barack Obama et sa politique conservatrice en éducation

Posted by jimmystgelais sur 14 mars, 2009

boUne étonnante nouvelle provenant des États-Unis a défilé sur les fils de presse du monde entier. Barack Obama veut imposer à son pays une réforme de l’éducation que l’on pourrait qualifier de conservatrice et de populiste.

 

Une amère déception pour tous les progressistes de la planète.

 

Tout comme la pensée de la politique éducative de son prédécesseur, l’actuel président fleurte avec des mesures inspirées du principe de la carotte et du bâton.

 

Avec G.W.Bush et son programme « No Child Left Behind », on punissait les écoles ne réussissant pas à hausser les « scores » de leurs élèves et l’on récompensait celles y parvenant. Au final, ce programme fut soldé par un constat d’échec avec les révélations de manipulation de chiffres de la part de plusieurs écoles, par l’exclusion des étudiants les moins doués ainsi qu’en raison des récentes statistiques sur la médiocrité académique des jeunes américains dans les principales matières de base.

 

Ici, le nouveau président ne s’attaque pas aux institutions d’enseignement comme le fit son prédécesseur, mais s’en prend directement au personnel enseignant. Méthode différente, mais même logique basée sur l’idéal du « rendement » si prisé par les idéologues de droite américains.

 

En effet, Barack Obama blâme les instituteurs pour les déboires du système éducatif américain. Il envisage de payer au mérite les plus « performants » et de simplement congédier ceux qui ne « livrent pas la marchandise » selon les critères établis par le Département de l’Éducation.

 

Mais une telle mesure ne générerait-elle pas des manœuvres malhonnêtes comparables à celles du No Child Left Behind Act? Et qui déterminerait les évaluations des enseignants? Les écoles? Les élèves? Les parents?

 

Les écoles auront tendance à falsifier les données si elles connaissent une rareté de personnel enseignant; les élèves attribueront de mauvaises évaluations aux professeurs les surchargeant trop de devoirs; les parents jugeront les performances des enseignants en fonction des dires subjectifs de leurs enfants ou des notes biaisées par les écoles; et cela est sans compter les différences socio-économiques d’une région, d’une ville ou d’un quartier envers un autre qui faciliteront ou compliqueront le travail des professeurs. Ainsi, l’instituteur d’une école aisée aura sûrement moins de difficulté à faire apprécier son travail qu’un autre localisé dans un secteur plus problématique au niveau social.

 

Par ailleurs, cette nouvelle initiative ne tient pas compte des complications de la pratique de cette profession. Le métier est ardu et les épuisements professionnels fréquents. Est-il alors opportun d’instaurer un régime répressif dans un domaine qui pousse déjà au bout du rouleau bien des enseignants? Une des conséquences serait sûrement l’accentuation des départs volontaires des professeurs. Qu’on ne vienne alors pas râler lorsque les États-Unis connaitront une pénurie de professionnels de l’enseignement.

 

De plus, ce projet de Barack Obama vient de signer l’arrêt de mort de la lune de miel qu’il entretenait avec le mouvement syndical américain l’ayant pourtant supporté moralement et financièrement durant la campagne présidentielle. En jetant la faute des ratés du système éducatif américain sur les instituteurs du secteur public, Barack Obama ne fait guère mieux que ses prédécesseurs républicains.

 

Incroyable! Ce sont bien les démocrates avec ce président se proclamant l’un des plus progressistes de l’Histoire qui détiennent maintenant les clefs de la Maison Blanche et la majorité au Congrès? On a de la difficulté à le croire.

 

En vérité, le tort ne retombe pas entièrement sur le corps enseignant. Il est trop facile de pointer du doigt un groupe précis en les accablant de toutes les responsabilités.

 

En fait, l’échec revient à toute la société américaine : les parents ont délaissé leurs enfants en s’investissant trop dans leurs occupations professionnelles et dans l’accumulation de biens matériels; le gouvernement n’a pas cherché à établir des programmes de conciliation travail/famille; les entreprises ont négligé leurs employés en les accaparant avec de plus en plus de tâches au détriment de leurs vies familiales au nom de la productivité-à-tout-prix.

 

Cette proposition de Barack Obama nous rappelle que les américains sont, au fond, des conservateurs acharnés dans la sphère sociale nonobstant leurs affiliations au Parti Démocrate ou Républicain.

 

Malgré l’accession de ce nouveau président qui ravivait bien des espoirs, il ne faut pas s’attendre à une transformation profonde de la psyché des États-Unis d’Amérique. L’idéologie fondamentale demeurera semblable et l’avènement de la véritable révolution culturelle américaine semble encore loin dans l’horizon.

 

Homo politicus

 

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La fin de la logique comptable

Posted by jimmystgelais sur 3 mars, 2009

comptNous pouvons qualifier cette crise économique de virtuelle.

 

Ce n’est pas un cataclysme ou une catastrophe naturelle qui en est l’instigateur, mais cette logique comptable si importante pour nous qui vient de démontrer son échec.

 

Il n’y a aucun sens dans ce système capitaliste basé sur la croissance infinie. Tout ce château de cartes économique dont nous étions si fiers vient de s’écrouler malgré les taux de croissance démesurés des grandes entreprises et les hausses vertigineuses des bourses d’une part et d’autre du monde depuis 10 ans.

 

Le crédit est le sang qui coule dans les veines du capitalisme. Sans le crédit, il n’y aurait pas de croissance, pas de profit, pas de plein-emploi. En conséquence, l’élastique de l’endettement finit par « péter » lorsque les consommateurs ne disposent plus de revenus nécessaires afin de soutenir l’économie. Et la crise s’ensuit…

 

La reconstruction de l’Europe a pu, lors de la dernière crise économique d’une semblable magnitude, renflouée les coffres des États lourdement endettés suite à la grande dépression des années 30 et de la guerre mondiale qui suivit. C’est ce qu’on a appelé les Trente Glorieuses. L’Âge d’or du capitalisme.

 

Mais, en 2009, aucune grande guerre n’a dévasté un continent et ne pourra stimuler l’économie mondiale pour plus d’un quart de siècle. Aujourd’hui, on investit à tout va des milliards appartenant aux contribuables dans les infrastructures, dans le soutient aux banques, mais comme ce fut le cas avec le New Deal de Roosevelt dans les années 30 du siècle dernier, les résultats seront sûrement mitigés.

 

Et si ces plans de relance ne fonctionnaient pas? Si l’économie ne se relevait pas? Si le chômage endémique ne se résorbait pas? Si l’endettement démesuré des autorités publiques dans leur lutte contre la débâcle économique les empêchaient d’assurer un minimum vital pour l’ensemble de leurs citoyens?

 

Nous devrions alors opter pour un nouveau modèle socio-économique. Un modèle au-delà de la simple comptabilité avec ses équilibres budgétaires, ses bilans, ses actifs, ses passifs, ses « plus « et ses « moins ».

 

Par ailleurs, la tendance est déjà amorcée. On nationalise les grandes institutions bancaires en péril. On légifère afin de mieux baliser une économie qui a perdu les pédales. Nécessité oblige.

 

N’en déplaise aux anti-étatistes de toutes allégeances, les gouvernements interviendront de plus en plus dans l’économie afin de calmer les ardeurs d’une population appauvrie et affamée qui demandera réparation.

Ils laisseront alors tomber cette logique comptable virtuelle et inefficace pour retourner sur le terrain du monde économique réel, là où le capitalisme a échoué: c’est-à-dire la satisfaction des besoins matériels de la majorité.

 

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Citation pleine de sagesse d’un précurseur de la justice sociale

Posted by jimmystgelais sur 30 octobre, 2008

« Partout où la propriété est un droit individuel, où toutes choses se mesurent par l’argent, là on ne pourra jamais organiser la justice et la prospérité sociale, à moins que vous n’appeliez juste la société où ce qu’il y a de meilleur est le partage des plus méchants, et que vous n’estimiez parfaitement heureux l’État où la fortune publique se trouve la proie d’une poignée d’individus insatiables de jouissances, tandis que la masse est dévorée par la misère. »

Thomas MoreL’Utopie (1516 après Jésus-Christ)

Ces lignes auraient pu être écrites hier matin…

Un excellent ouvrage de philosophie politique que je recommande à tous. Un incontournable!

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Le régime communiste aux U.S.A.

Posted by L'Agitateur sur 1 septembre, 2007

Voici un excellent texte de Léon Trotsky expliquant comment une société industrialisée pourrait générer la révolution, et ainsi organiser une toute nouvelle économie. Bien que ce texte date de 1935, plusieurs points sont encore d’actualités, notamment la croyance droitiste qui dit que ce qui est communiste est ce que la Russie était en 1917 à 1925 dans les régions les plus arriérées au plan culturel et économique.

Si le régime communiste est instauré aux Etats-Unis, comme une conséquence de l’incapacité de votre ordre social capitaliste à résoudre ses difficultés et ses problèmes, vous découvrirez que ce régime bien loin de signifier une tyrannie bureaucratique intolérable et l’enrégimentement des individus, sera à l’origine d’un développement des libertés individuelles et donnera l’abondance pour tous.

A l’heure actuelle, la plupart des Américains ne considèrent le régime communiste que d’après l’expérience de l’Union Soviétique. Ils craignent que ce régime n’engendre en Amérique les mêmes résultats matériels que chez les peuples culturellement arriérés de l’Union Soviétique.

Ils craignent que l’on ne veuille les coucher sur un lit de Procuste, et considèrent, par ailleurs, le conservatisme anglo-saxon comme un obstacle insurmontable même pour des réformes éventuellement souhaitables. Ils soutiennent que la Grande-Bretagne et le Japon interviendraient par la force armée contre les Soviets américains. Ils redoutent de s’entendre dicter quels vêtements ils doivent mettre, quels aliments ils doivent consommer; d’être contraints à se contenter de rations de famine; à ne trouver dans la presse qu’une propagande officielle stéréotypée; à entériner des décisions prises sans leur participation active; à garder leurs pensées pour eux, et à chanter bruyamment en public les louanges de leurs dirigeants soviétiques pour échapper à la prison ou à l’exil.

Ils ont peur d’être la proie de l’inflation monétaire, de la tyrannie bureaucratique, d’une paperasserie intolérable dans toutes les démarches de l’existence quotidienne. Ils craignent d’assister à une standardisation mécanique des arts et des sciences, comme de la vie de tous les jours; à la destruction, par la dictature d’une monstrueuse bureaucratie, de toute spontanéité politique et de la liberté de la presse. Et ils tremblent à l’idée d’être obligés à parler un incompréhensible jargon de dialectique marxiste et à professer une philosophie sociale obligatoire. Ils craignent, en un mot, que l’Amérique soviétique ne devienne la contre-partie de la Russie soviétique telle qu’on la leur a dépeinte.

En réalité, le régime. soviétique américain diffèrera autant du régime soviétique russe que les Etats-Unis du Président Roosevelt différent de l’empire russe du tsar Nicolas II. Cependant, le régime communiste ne peut être instauré en Amérique que par une révolution, comme l’y furent l’indépendance et la démocratie. Le tempérament américain est énergique et violent, et il exigera pas mal de vaisselle cassée avant que le régime communiste ne soit solidement établi. Les Américains sont des enthousiastes et des sportifs avant d’être des spécialistes ou des hommes d’état, et il serait contraire à la tradition américaine d’opérer un changement majeur sans se diviser, tout d’abord, en camps opposés et fendre des crânes.

Néanmoins, si élevé qu’il puisse être, le coût de la révolution communiste aux Etats-Unis sera insignifiant, rapporté à votre richesse nationale et à votre population, en comparaison de celui de la révolution bolcheviste en Russie.

Cela tient à ce que, dans une guerre civile révolutionnaire, ce n’est pas la poignée d’hommes qui se trouve au sommet de l’échelle sociale qui se bat –les 5% ou 10% qui possèdent les neuf dixièmes de la fortune américaine: ils ne peuvent recruter les armées de la contre-révolution que dans les couches inférieures des classes moyennes. Or la révolution pourrait facilement amener ces dernières sous son drapeau en leur démontrant que le soutien des soviets leur ouvrirait seul une perspective de salut.

En dessous de ce groupe social, tout le monde, au point de vue économique, est préparé au communisme. La crise a ravagé votre classe ouvrière, et a porté un coup terrible à vos agriculteurs, déjà atteints par le long déclin agricole de la décade d’après guerre. Il n’y a aucune raison pour que ces groupes opposent une ferme résistance à la révolution; ils n’ont rien à y perdre, en admettant, bien entendu, que les dirigeants de la révolution adoptent une politique modérées et clairvoyante à leur égard.

Quels autres hommes voudront se battre contre le communisme? Vos milliardaires et multimillionnaires? Vos Mellon, Morgan, Ford, Rockefeller? Ils cesseront la lutte dès qu’ils ne pourront plus trouver d’autres gens pour se battre à leur place.

Le gouvernement soviétique américain prendra fermement possession des leviers de commande de votre système économique: les banques, les industries-clés et les moyens de transport et de communication. Il donnera alors aux agriculteurs, aux petits commerçants et négociants, un temps de réflexion suffisamment long pour que ceux-ci aient la possibilité de constater comme le secteur nationalisé de l’industrie fonctionne bien.

C’est ici que les soviets américains pourront faire de véritables miracles. La « technocratie » ne pourra devenir une réalité que sous le régime communiste, une fois votre système industriel affranchi des entraves de la propriété privée et du profit privé. Les plus audacieuses propositions de la commission Hoover sur la standardisation et la nationalisation ne sont que jeux d’enfants auprès des possibilités nouvelles que libérera le régime communiste.

L’industrie nationale sera organisée sur le modèle de la chaîne de montage dans vos usines automatiques modernes à production continue. La planification scientifique pourra sortir du cadre de l’usine individuelle pour être appliquée à votre système économique tout entier. Les résultats seront stupéfiants.

Les coûts de production tomberont à 20%, ou moins, de leur valeur actuelle. De ce fait, le pouvoir d’achat des agriculteurs s’élèverait rapidement.

Bien entendu, les soviets américains institueraient leurs propres entreprises agricoles géantes, en guise d’écoles de collectivisation volontaire. Vos agriculteurs pourraient facilement calculer s’il est de leur intérêt de demeurer des anneaux isolés, ou de se joindre à la chaîne publique.

[…]

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Rappelez-vous de ceci : l’Entreprise d’aujourd’hui est ce que l’Église était autrefois à l’État.

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La jeunesse japonaise se rebelle !

Posted by Libertad ! sur 6 juillet, 2007

Voici un texte fort intéressant sur les problèmes de la jeunesse dans une puissance capitaliste intermédiaire, le Japon. Malgré le fait que la télévision et le cinéma nous présente le Japon comme étant un pays avec une population très propère, il existe de nombreux problèmes sociaux et malaises qui sont rarement montrés en Occident.

En janvier 2007, un garçon de 20 ans a été arrêté pour n’avoir pas payé ses consommations dans un café manga [lieu ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre, où les clients peuvent venir lire des mangas et surfer sur Internet], où il avait passé trois jours. Il avait en tout et pour tout 15 yens [10 centimes d’euro] en poche. Il était entré dans l’établissement pour se protéger du froid et n’avait mangé en trois jours qu’un plat du jour et une assiette de frites. L’employé d’un autre café manga m’a raconté qu’une fois un client était resté une semaine et que, pendant ce temps, il n’avait rien consommé en dehors de quelques boissons. Craignant qu’il ne meure de faim, l’employé avait prévenu la police pour qu’il soit placé sous la protection des autorités. Dans un Japon censé connaître la plus longue période de prospérité depuis la dernière guerre, comment expliquer ce genre de situation ? Cette réalité nous fait comprendre que, pour de nombreux jeunes, ce pays est devenu un champ de bataille, où ceux-ci essaient tant bien que mal de survivre dans la misère et la précarité.

Révolution, la seule solution !

==> À lire sur Courrier International

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