Reactionism Watch

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Les coopératives devraient être l’Intérêt Premier des syndicats contemporains

Posted by sylvainguillemette sur 5 octobre, 2010

Les preuves de l’efficacité des syndicats à défendre les intérêts des travailleurs salariés ne sont plus à faire. Largement, ceux-ci nous ont prouvé qu’ils pouvaient apporter un semblant de contrepoids au diktat des employeurs, ou à tout de moins, non seulement sont-ils aptes à quémander certaines conditions de travail pour continuer la création de richesse, mais ils parviennent à imposer cette relative et légitime demande à leurs apports pour la société et l’enrichissement personnel des propriétaires de moyens de production.

Les syndicats ont mené les luttes que toutes et tous n’avaient pas le courage de même entamer. Seul, devant la bourgeoisie unifiée par son régime capitaliste, le prolétaire individuel ne faisait pas le poids contre l’autorité établie, du monde dit de Droit. Mais uni, même s’il a goûté au mousquet plus d’une fois dans son histoire, le prolétariat s’est conséquemment donné des pouvoirs qu’il n’aurait jamais pu obtenir sans l’Union de ses forces laborieuses.

Le syndicat aura également contribué à l’obtention de meilleures modalités d’entente sur l’exploitation du labeur du prolétariat syndiqué et non-syndiqué. Il aura apporté de meilleurs salaires par exemple, ou à des régimes de pension, des couvertures médicales, etc.. Sans l’effort commun des salariés, rien de ceci n’aurait été possible. La dictature bourgeoise n’aurait aucune entrave, comme le souhaitent en fait les libertariens, qui arguent que le corporatisme disparaîtrait avec la disparition de l’État. Reniant ainsi le fait qu’il existe des intérêts communs aux bourgeois, et le fait qu’ils se concerteront, même contre le prolétariat démuni d’outil d’intervention –afin là de mettre en place des structures qui les avantageront d’abord-, les libertariens se campent dans le monde imaginaire qu’ils se sont créé pour la cause, en niant; le rapport d’«exploitation» entre le prolétariat et la bourgeoisie, le fait qu’il faille préalablement –ou l’emprunter– posséder du capital pour entreprendre, mais surtout, que les conditions de chacune et chacun sont relatives à des conditionnements précis, qui ne sont en rien niable et/ou négligeables en regard du jugement social qui sera porté contre les conditionnés, puisque l’économie va de pair au social.

C’est bien simple, sans le syndicat, les travailleurs persisteraient à quémander, sans cesse quémander, chacun de leur côté, sans rapport de force possible.

Mais d’autre part, jusqu’ici, les syndicats n’amènent manifestement rien d’autre qu’un rempart contre les mauvaises gestions bourgeoises, ou les jeux de force comme les «lock-out» ou quelconque autre oppression bourgeoise. Ils ne visent pas plus loin, ils ne jouent plus leur rôle respectif, soit celui de servir l’intérêt des travailleurs salariés. Or, il y a une solution, et non la moindre pour palier à ce surplace historique.

En ce système capitaliste, où les capitaux ne sont pas à portée de toutes et tous, il y existe d’autres orientations que de quémander à ceux qui possèdent le capital nécessaire à l’élaboration de moyens de production. Les toiles sociales que composent les coopératives, permettent ce prêt de capitaux et l’aide nécessaire à l’appropriation de moyens de production par les prolétaires –salariés-, ainsi qu’à la mise en place d’une gestion sérieuse et rigoureuse de la coopérative.

Et où je veux en venir avec les syndicats et les coopératives? Plutôt que de concentrer des sommes pour palier à des «lock-outs» ou à encaisser des grèves de pacotille, non toutes aussi productives que les manifestations de masse –Celles-ci, en Europe, font-elles reculer les gouvernements s’aplatissant devant le concert de demandes bourgeoises d’être sauvé de leurs propres ratées?-, les syndicats devraient mettre des capitaux de côté pour acheter d’éventuels moyens de production que des bourgeois faillant à leur gestion d’entreprise, seraient tentés de laisser partir pour des «peanuts» en cas de faillite. Ils pourraient également, simplement magasiner la possibilité de démarrer leur propre coopérative, entre salariés, et entrer en compétition avec l’employeur actuel.

Les syndicats devraient voir à prendre possession des moyens de production dont ils se spécialisent. Les syndicats doivent revoir leur rôle, et ne pas jouer le jeu du capitalisme, comme le font «les fonds» de certains syndiqués… Il ne faut pas seulement mettre du capital ici et là en guise d’investissement, mais s’approprier les moyens de production, et les développer en coopératives, en guise d’alternative économique et donc, en guise d’alternative sociale à l’individualisme et à l’égoïsme crasses qui sévissent en nos sociétés capitalistes.

Cela, en soi, peut paraître bénin, mais il apparaît qu’une telle entreprise nous permettrait, tout en nous dégageant de la centralisation des pouvoirs en l’État, de nous dispenser de l’exploitation des humains par les humains, mais également de permettre aux entrepreneurs de vaquer à ce qu’ils chérissent le plus de cet univers –outre leurs proches sans doute-, où leur créativité est indispensable à l’innovation, à l’évolution donc, de l’humanité.

Ainsi, les lois de l’offre et de la demande sont temporairement respectées, jusqu’à ce qu’entrent en collision, les contradictions patentes de ce système de consommation, versus la viabilité de ce dernier, pour l’humanité toute entière. Car tôt ou tard, ces lois de sorcier ne seront plus crédibles, ou c’est que, celles-ci imposeront un monde encore plus dur que ce capitalisme corporatif que dénoncent les capitalistes absolus, ceux-là, voulant l’éradication de tout intervenant entre le salarié et l’employeur, logiquement.

Les syndicats doivent démontrer qu’une alternative économique est possible et qu’en rien, nous, prolétaires, ne serons désormais prêts à négocier, dans un proche avenir. Nous sommes majoritaires, nous les faisons vivre, nous les enrichissons, nous leur octroyons des pouvoirs étonnamment démesurés et ne sommes pourtant pas comme eux de nous, dépendants d’eux. Nous devons nous tenir debout, et remplacer ce nouveau cadavre du capitalisme, par un véritable socialisme. Les coopératives en sont une forme, et il faut bien commencer quelque part, non?

Il faut aller de l’avant en ce sens et ne pas réparer ce qui ne fonctionnera de toute façon pas. Il faut faire table rase et remplacer cette dictature par la nôtre. Ramenons la démocratie comme elle se doit d’être. La coopérative est une opportunité à ne pas dénigrer, en ce sens que nos productions seraient également le fruit de notre démocratie réelle.

Est-ce que ça en vaut la peine? Est-ce que ça rapportera plus que les entreprises privées? Eh bien, si la bourgeoisie, elle, investit dans les moyens de production, ce doit être que ça en vaut parfois la peine. Ensuite, afin de savoir si ce sera plus payant que l’entreprise privée, pour le travailleur salarié précisément, vous n’avez qu’à demander aux bourgeois, si  ça en vaut la peine, d’exploiter le labeur, les besoins et les maladies d’autrui. La richesse concentrée en leur petite minorité, me dit que oui…

(Maintenant, à tort, les libertariens croient que les socialistes ne veulent pas reconnaître les légitimes mérites d’un entrepreneur, ou d’un innovateur quelconque. Ils se trompent. Nous reconnaissons de loin ce mérite imaginatif, mais en rien, nous ne considérons ce mérite comme légitimant l’exploitation de quiconque. D’ailleurs, nulle part au monde il n’est nécessaire de se faire exploiter. C’est d’ailleurs tout ce que défendent réellement les libertariens, soit le droit d’exploiter son prochain, quelque soient les besoins…)

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Révolution truquée

Posted by sylvainguillemette sur 30 avril, 2010

http://storage.msn.com/x1pbglk-vqL4BtuKFGiALLULdVgeOtfXrLeYd-AXUSOXVIVPhaXSVsqcH30DMKMBgCiCf54mvK8ixPoqZzlr4Hsh1SbGkHPI6KKd6Y0cDCABMn8jcQ_aCblK075f1PNBnJKkRpX7YwxfmgRm8MGk7ewrodRpsb87O2fCette semaine, les médias de masse se sont concertés pour annoncer la possibilité de l’arrivée d’un nouveau parti politique qui regrouperait ce que l’on nomme fautivement, les «lucides». Pour étayer cette possibilité, Radio-Canada, avant hier, invitait Marcel Côté du groupe SECOR, qui proposait ni plus ni moins, une nouvelle révolution tranquille. Mais attention! Cette nouvelle révolution n’irait pas plus loin en avant vers un nouveau progressisme, mais retournerait plutôt en arrière, malgré les échecs patents et multiples du capitalisme, et redonnerait plus de pouvoir au patronat, aux riches et à la classe bourgeoise minoritaire et parasitaire, cela, au détriment des travailleurs salariés.

D’une part, j’aimerais d’abord spécifier que ce parti n’apporterait rien de neuf au bercail, puisque ce bercail est déjà pourvu de quatre partis politiques prônant ouvertement  et sans sourciller, le capitalisme. Ce que proposent ceux qui se nomment eux-mêmes les «lucides», que l’on parle de Lucien Bouchard, de Joseph Facal, ou de tout autre valet de la bourgeoisie qui désire porter le chapeau, ce n’est pas autre chose qu’un capitalisme «plus sauvage», mais parfaitement conforme à l’idéologie, et en rien révolutionnaire vis-à-vis ce qui se fait déjà ailleurs dans le monde, où justement, l’aspect social fut amoché, puis écartés des priorités capitalistes. Il n’y aurait donc pas de révolution, mais un simple retour en arrière de 40 ans, vers la fin d’un progressisme qui pourtant, nous place dans notre confortable position sociale, celle qui fait l’envie de plusieurs pays, pourtant capitalistes eux aussi. Certes, ces services sociaux que nous nous sommes donnés semblent coûter très cher –Et c’est le cas, mais c’est également relatif au système économique que les prix s’emballent. Par exemple, les fabricants de médicaments sont des entreprises privées, puis jouent un grand rôle sur le coût de notre système de santé. Québec-solidaire propose d’ailleurs Pharma-Québec, une nouvelle société d’État qui ajusterait le prix à nos propres intérêts, Q-s propose des valeurs un peu moins «capitalistes sauvages.»-, mais sachez qu’ils nous reviennent moins cher per capita, que si nous les achetions au privé, dans un monde «chacun pour soi» et individualiste comme en rêvent les «lucides». Tout cela, en bout de ligne, dépend de vos priorités. Celles des lucides ne sont pas celles des travailleurs salariés, mais celles des bourgeois propriétaires des moyens de production et des mieux nantis.

Un parti politique qui regrouperait les «lucides» ne ferait pas mieux que les actuels serviteurs de la bourgeoisie pour la classe laborieuse qu’est le prolétariat. Ces serviles et dociles aspirants bourgeois ou valets, n’ont autre chose qu’une vieille idéologie malmenée par les faits et le temps à nous présenter, qui depuis son existence, n’a cessé de présenter ses failles, qu’elles soient comptables ou sociales. De toute façon, l’une est relative à l’autre! Depuis l’existence du capitalisme, les réformes n’ont jamais cessé de se cumuler pour accommoder les populations du monde entier aux failles dudit système capitaliste –qui certes, n’est pas parfaitement capitaliste. C’est justement ce que veulent appliquer les «lucides», un capitalisme «plus sauvage…»-. Ici, au Québec, c’est notre Révolution Tranquille qui a mené ces réformes, devenues essentielles au niveau social avant tout. Les Québécoises et Québécois se sont vite aperçus que le système capitaliste sauvage dont rêvent les «lucides», n’était pas un système pour toutes et tous, mais un système privilégiant une minorité parasitaire détenant les moyens de production, et les riches, gâtés par le conditionnement, ou tout autre hasard conditionné de la vie. Les Québécoises et Québécois se sont donc donné des moyens de contourner ces failles, qui donnaient privilèges à ceux qui détenaient les moyens de production et les établissements de santé ou de services autres. Les Québécoises et Québécois n’étaient et ne sont toujours pas dupes, et se sont donné un système de santé bien à eux, moins coûteux, accessible à toutes et tous et ne permettant pas l’exploitation du labeur et de la maladie d’autrui.

L’argumentaire de ces «lucides» est sensiblement fragile, et cela ne peut que nous étonner que personne ne l’ait encore attaqué dans les médias de masse, si ce n’est que ces médias sont justement vendus à l’idée des «lucides», eux qui sont pour la plupart, privés, donc conséquents avec leurs propres intérêts. Ne prenons un instant que les dires de monsieur Côté du Groupe SECOR, qui définit d’abord, de façon très totalitaire, 3 capitaux importants dans nos sociétés; le Capital humain, l’État et l’Entreprise. Il serait ici aisé pour quiconque s’y connaissant, de remplacer l’entreprise par les moyens de production, et d’expliquer que ces moyens de production dépendent d’un Capital financier, qui lui, respectivement au système économique actuel, se concentre chez la minorité parasitaire bourgeoise, qui possède donc l’entreprise conséquemment. Ne tenant pas compte du processus ayant permis aux bourgeois de s’enrichir au point d’en détenir des moyens de production, l’argumentaire des «lucides» déjà, s’effrite et laisse place au totalitarisme. Les processus sont inexplicables pour les idéalistes que sont les capitalistes. Il n’y a donc pas de lucidité observable dans les logiques desdits «lucides». Par exemple, la logique des lucides nous amènent à croire qu’il faudrait privatiser notre système de santé, et plusieurs autres services. Or, nous savons que le privé en santé, coûte plus cher per capita que le public. Pourquoi alors, accepterions-nous de privatiser ces services que les «lucides» disent «sacro-saints» pour ridiculiser la position adverse –Quoi de mieux que de ridiculiser la position adverse pour s’auto crédibiliser?-? D’abord, nous ne «croyons» pas en un système de santé public, nous *observons*, puis *constatons* qu’il est meilleur que le système privé, ce n’est pas du tout la même chose que de croire en quelque chose aveuglément, comme pourtant, nous le proposent les «lucides» avec leur beau programme bourré de dogmes, répété rappelons-le, depuis plus d’un siècle malgré ces échecs successifs. De plus, il est également facile de repérer les intéressés et leurs intérêts à travers ce beau discours que tiennent ces «lucides», ce qui vient encore préciser leur positionnement quant à leurs prétentions de servir les intérêts de toutes et tous les Québécoises et Québécois. Cela est bien apparent, pour bien des gens, dont les travailleurs salariés, que les «lucides» se préoccupent plutôt des intérêts financiers de la haute bourgeoisie, que de leurs intérêts de simples petits prolétaires.

Ensuite, ceux-là  clament que l’État doit s’amincir, et qu’ainsi, nous retrouverons un certain pouvoir d’achat, nous permettant le libre-choix dans nos achats. Or, les faits sont effarants en ce sens qu’ils prouvent hors de tout doute, que l’on n’amincira pas nos propres dépenses en réduisant celles de l’État, puisque celles de l’État, sont les nôtres et que les coffres de l’État s’emplissent grâce à nos efforts collectifs. Bref, en réduisant la part de services de l’État, ces services deviennent absents, mais toujours essentiels pour une part de la population, qui doit elle désormais, se les approprier au privé! Et là, la surprise arrive… Le privé, per capita, coûte plus cher que ce qu’offre un service public où les efforts de financement sont collectifs et progressistes. La personne réquisitionnant donc ces services au privé, qu’elle ne peut plus retrouver au public pour moins cher, amincie certes pour sa part la taille de son portefeuille. Sinon, le principe même de l’utilisateur payeur, en santé entre autre –puisque ce n’est pas un luxe-, vient brimer aux gens le droit d’être malade. On taxe la maladie autrement dit, alors que pourtant, des études démontrent que les malades sont plus souvent regroupés chez la part moins nantie de nos sociétés, parce qu’elle n’a pas les moyens de se tenir en forme, parce qu’elle n’a pas les moyens d’acheter de bon aliments, parce qu’elle n’a pas les moyens d’aller voir aussi souvent le médecin –Surtout si le ticket modérateur voit le jour!-, parce que les pauvres n’ont pas le temps, ni l’argent, pour pratiquer des sports, parce qu’ils demeurent souvent près de secteurs industriels, ou près des grandes routes et des autoroutes, etc..

Dégel des frais de scolarité, privatisation d’Hydro-Québec, privatisation de notre système de santé, privatisation de la Société des Alcools, privatisation bref, de plusieurs services… Mais cela, en bout de ligne, profite à qui? À qui peut profiter la privatisation de notre Société d’État d’énergie, étant donné que nous savons qu’Hydro-Québec en 2009, a rapporté environ 3 milliards de surplus dans ses coffres –C’est 3 milliards de services que le gouvernement capitaliste libéral ne coupera point!-, et que ses coffres sont les nôtres? À qui peut profiter la privatisation de la SAQ, alors que nous la savons, elle aussi, très profitable pour les travailleurs contribuable du Québec? À qui est-ce que la privatisation de notre système de santé pourrait profiter? Aux malades? Ben non, aux bourgeois! Qui d’autres?!? Les malades, eux, paieront plus cher leurs services au privé, per capita, et les bourgeois s’y enrichiront, parce qu’ils détiendront désormais les moyens de nous soigner et que ce sont eux, que les pauvres-malades iront quémander pour demeurer en santé et donc, avoir le droit de vivre. Bref, la totalité des idées des «lucides», sont des idées profitables aux bourgeois, aux mieux nantis  et aux aspirants bourgeois, assez riches pour se permettre de telles appropriations, que sont les moyens de production. Sinon, elles peuvent amadouer quelques opportunistes égoïstes, mais sans plus. Même le dégel des frais de scolarité va dans le sens de la régression, car nous rendrons ce faisant, l’éducation moins accessible, et nous diminuerons ainsi, l’apport de l’éducation auprès de notre société toute entière pour le futur et à court terme, une société qui pourtant en dépendra certainement prochainement! Une nation éduquée vaut bien plus qu’une nation présentant une carence en ce sens. Ça va de soi! Donc, les idées des soit disant «lucides» ne sont pas de notre intérêt de simples travailleurs exploités, mais visent plutôt, un électorat bien aliéné, ou simplement, les riches et bourgeois de ce système qui en ont assez d’avoir un poids quasi égal –Inégal, et cela pourtant, alors que les prolétaires sont bien plus nombreux qu’eux et qu’ils créent de plus, la richesse qui fait vivre ces parasites bourgeois.- à celui des travailleurs –et qui exploitent en plus, ces travailleurs-.

Un tel parti devrait-il voir le jour au Québec et présenterait-il une nouvelle vision pour notre avenir? Non. D’abord, ce parti devrait endosser sa seule et unique position dont il est véritablement digne, et se nommer selon celle-ci. Ainsi, cela donnerait au Québec la naissance du Parti Capitaliste «plus sauvage» du Québec. Les «lucides» n’ont rien de neuf à nous amener, qui n’ait pas été amené par les autres partis capitalistes ailleurs dans le monde. Et partout où le capitalisme «plus sauvage» a fait son œuvre, il s’est buté à la réalité. Le capitalisme concentre la richesse chez une minorité parasitaire possédant les moyens de production, la bourgeoisie en l’occurrence, et permet de plus l’exploitation du labeur d’autrui, pour autant que celui qui exploite possède les moyens de production. Il a également mené des nations entières à se diviser au plan social des classes, puisque partout dans les systèmes capitalistes, il y a des bourgeois et des prolétaires, ces derniers vendant leur force de travail à la bourgeoisie, laquelle permet la création de richesse, et laquelle explique l’exploitation dont nous parlons nous, les marxistes. Plus loin encore, ce système mène inévitablement à l’Impérialisme, et regardant notre voisin du sud les États-Unis d’Amérique, il devient difficile de nier ce fait. Les guerres s’en suivent donc, et celles-ci portent toujours en elles, un caractère bourgeois. C’est-à-dire qu’elles ont cela en commun, qu’elles servent les intérêts de cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie. La majorité des guerres de ce siècle et du dernier, sont à base économiques et visent pour la plupart, des revendications bourgeoises.

Bref, à quoi bon faire un retour en arrière de 40 ans, où les travailleurs créateurs de richesse, n’étaient même pas l’égal des fientes de la bourgeoisie? Pourquoi insiste-t-on à retourner à un point où les affairistes avaient le pouvoir de décider, relativement à votre portefeuille, si vous aviez le droit de vivre, de manger, de boire ou d’avoir un toitC’est déjà pratiquement le cas, ne leur manque que notre système de santé, et quelques autres services, dont l’énergie, etc..-? Je ne vois pour ma part, et en tant que prolétaire (travailleur salarié), aucun intérêt qu’un tel parti puisse voir le jour –Sinon qu’il se nomme «Parti capitaliste du Québec» et que les autres de son acabit s’y joignent, indépendantistes comme fédéralistes.– Nous avons ces partis capitalistes en place pour servir les intérêts de la bourgeoisie, et la lucidité de ces «lucides» n’est relative qu’aux «croyances» qu’ils portent en eux –comme les autres d’ailleurs-, vis-à-vis  un système désuet, et ne servant pas nos intérêts de classe. D’autre part, j’aimerais bien comprendre comment cette «prétention d’omniscience» ose dire à son électorat, qu’elle est plus lucide que celui-ci, et que le reste de la planète finalement.

Ce parti devrait ironiquement exister, afin que démontrer, encore une fois pourtant, l’inefficacité du capitalisme. Un échec de plus, ça change quoi de toute façon, sinon que quelques générations de plus, sur plusieurs siècles, paieront les failles d’un système économique désuet –qui met entre autre, un prix monétaire sur le droit de vivre…-, et non les mauvaises applications d’un égoïsme crasse et d’un individualisme des plus indigestes.http://byfiles.storage.live.com/y1pXOLKx4gMsiPMFOxWIuN02Ouq1Gnj_Wh3SKyPcvDFLEqBhnQWzfg888Uyb8-g13gm49ZzuZUGBtU

Mais mes chers capitalistes, nous serons en face, et démontrerons, encore une fois, que votre argumentaire ne tient pas la route une seule seconde. Que les «mérites» que vous inventez aux bourgeois; d’exploiter le labeur d’autrui, d’acheter la justice, et d’exploiter la demande finalement, ne sont que chimères. Que les «risques» pris par la bourgeoisie pour expliquer leurs «mérites» ne sont en rien en commun avec ceux que prennent les créateurs de richesses véritables, les travailleurs. Ceux qui s’épargnent la compagnie de leur famille, 40 heures durant, sont les prolétaires. Ceux qui suent, se blessent et se tuent, sont également les prolétaires. Et pourquoi le font-ils? Pour gagner leur croûte, ainsi que répondre à leurs propres demandes. Sinon, ils rêvent quelque fois d’atteindre ce sommet pratiquement inatteignable de la pyramide hiérarchique économique. Mais majoritairement, cela est impossible. Qui créerait de toute façon, la richesse qui fait vivre les bourgeois, si nous étions tous bourgeois? Et en réserve, je ne vois guère l’utilité des bourgeois dans l’équation demande/offre. Ces parasites font un labeur qu’un prolétaire saurait faire, si conditionné pour ce, ce que certains font d’ailleurs, dans des Conseils d’administration par exemple. Le bourgeois n’est que l’intermédiaire entre l’offre et la demande, et ce, précisément dans ce système capitaliste. Autrement dit, le capitalisme excuse l’existence de ce parasitisme, et de ces parasites.

Marcel Côté argue qu’il faille ce nouveau parti pour déloger le Québec du «cul de sac», dont seraient responsables les syndicats, avec leur intérêts à préserver leur acquis. Pourtant, ce faisant, il n’argue pas que les patrons en fassent autant, pour préserver les privilèges que seule une minorité parasitaire sur Terre possède. Selon lui, il faut sortir de l’immobilisme dans lequel s’est enfargé le Québec avec sa Révolution Tranquille, il en faut une nouvelle, à contresens. Mais la révolution dont il parle, n’est autre chose qu’un capitalisme plus sauvage… Donc plus de pouvoir aux riches,  aux bourgeois surtout, qui détiennent les outils permettant la multiplication des capitaux. Et cela, ça ne fonctionne pas si la promesse en est d’une meilleure répartition des richesses. Ce n’est qu’un retour en arrière et non une sortie de l’immobilisme. L’immobilisme, pour les capitalistes, ce sont les barrières laborieuses, la grogne des prolétaires, leurs revendications, l’existence des «maudits syndicats», etc..

Le Québec n’a besoin que des travailleurs et de sa population, et la totalité devrait se gouverner elle-même à travers des conseils démocratiquement gérés, dont les élus seraient révocables en tout temps. Cela donc, n’oblige personne à subir quelconque exploitation. Les outils de production peuvent être gérés par les travailleurs, conditionnés pour ce. Ainsi, nous pourrions éviter le Nouvel Ordre Mondial entrepris par les forces de la bourgeoisie internationale. La Grèce selon les économistes du Capitalisme, de cette secte où les dogmes sans sens sont nombreux, entraînera avec elle les économies internationales et l’on demandera aux gouvernements du monde entier de faire de plus amples efforts quant  à leurs dépenses.

Mais les travailleurs du monde entier ne sont pas dupes eux non plus… Au Québec, la promotion d’un parti plus extrémiste de droite n’est pas sans lien avec cet avènement prédit que le Nouvel Ordre Mondial. Toutefois,  pour l’instant, la «révolution truquée»  enclenchée par la bourgeoisie internationale demeure une réalité.

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Mensonges et vérités dans la guerre médiatique contre Cuba par Arnold August

Posted by sylvainguillemette sur 10 avril, 2010

(Source: http://www.voltairenet.org/article164842.html)

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Le traitement médiatique récent de la mort d’Orlando Zapata et de la manifestation des Dames en blanc, à Cuba, pose un vrai cas d’école : les imputations des médias dominants sont délibérément fausses. Il ne s’agit pas d’un mensonge véhiculé par un média particulier, mais d’une campagne massive à laquelle presque tous participent. Or aucune grande holding de presse ne trouve d’intérêt direct dans cette manipulation. Il s’agit uniquement d’un système politique qui se protège en dénigrant un modèle qui le conteste.

Manifestation des Dames en blanc à La Havane pour la libération des personnes condamnées pour espionnage au profit des Etats-Unis.

La guerre médiatique qui sévit actuellement contre Cuba — et qui semble destinée à un nouvel épisode — est basée sur quatre mensonges fondamentaux :
a) Les prisonniers cubains faisant l’objet d’une controverse ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques [1] ;
b) Le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, récemment décédé des suites d’une grève de la faim qu’il avait entreprise de son propre chef, était emprisonné pour des raisons politiques [2] ;
c) Tamayo est décédé en raison de négligence ou peut-être même de gestes délibérés de la part des autorités médicales et politiques de Cuba ;
d) Les Damas de Blanco (Dames en blanc) ont été harcelées physiquement par des citoyens, puis brutalement détenus par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane [3].
La majorité des médias de masse à la solde de l’oligarchie aux États-Unis, au Québec, au Canada et en Europe et au sein de l’Union européenne s’arrogent le droit de mentir sur Cuba ou sur d’autres pays qui, selon des critères déterminés par les normes de l’hémisphère nord, ne représentent pas des États « convenables » sur le plan politique. Mais pire encore, c’est que les médias issus du monopole ne croient même pas devoir répondre à cette accusation des plus graves.

Voici la transcription partielle d’une entrevue diffusée le 8 mars 2010 sur la chaîne HBO entre Bill Maher et Sean Penn, acteur et producteur hollywoodien (voir vidéo ci-dessous). Cette partie de la transcription aborde le thème des mensonges propagés par les médias. On parle ici d’Hugo Chávez, mais le procédé est le même pour toutes les victimes de campagnes diffamatoires.

— MAHER : Son image médiatique [celle de Chávez] est celle d’un bouffon. Or, toi, tu es déjà allé au Venezuela. Tu le connais, tu lui as parlé. Pour ma part, tout ce que je connais d’Hugo Chávez, c’est ce que j’en lis dans les médias. Un dictateur qui s’est emparé de plusieurs branches du gouvernement et qui voudrait être président à vie. Qu’est-ce que tu connais de lui que je ne connais pas, et qui pourrait attendrir mes sentiments face à cet homme ?
— PENN : Je crois que si vous préférez que 20 % d’une population puisse réaliser ses rêves, avoir une identité et être entendue, si cela vous convient que seuls 20 % y aient accès plutôt que les 80 % à qui Hugo Chávez en a offert la possibilité, alors vous pouvez le critiquer. Vous savez, il y a beaucoup de questions complexes qui dépendent strictement de notre point de vue. Ici, aux États-Unis, nous avons beaucoup de difficulté à concevoir ce qu’a pu être l’histoire du Venezuela, de l’Amérique latine et de bien d’autres endroits. Nous sommes très mono-culturels. De plus, nous sommes aveuglés par les médias. Par exemple, dans le cas d’Hugo Chávez. Selon vous, qui, aux États-Unis, pourrait se targuer d’avoir été élu démocratiquement à la suite de quatorze des élections les plus transparentes au monde, comme l’a été Hugo Chávez ? […] Le projet de collaboration en Haïti [avec Cuba et le Venezuela], lorsque l’on parle d’Hugo Chávez et d’autres personnalités que l’on représente comme des démons […] Parce que tous les jours, ce leader élu se fait appeler « dictateur » ici, et l’on acquiesce comme si de rien n’était ! Et l’on continue d’acquiescer. […]
— MAHER : Je dois me déplacer – vers le panel.
— PENN : Désolé.
— MAHER : Non, car nous allons vous réinviter un jour, que Chávez soit ou non un dictateur.

À l’écoute de cette émission, j’ai pu constater sans peine que Maher était profondément troublé par le commentaire de Penn. Une image vaut parfois mille mots. Ici, ceux-ci en disaient aussi long que les images. Maher a changé le sujet, prétextant qu’il devait passer la parole à un membre du panel. Or, ce n’était pas vrai. Il a simplement contourné le commentaire de Penn tout en échangeant quelques blagues avec lui. Il a affirmé qu’il allait le réinviter à son émission, « que Chávez soit ou non un dictateur ». Néanmoins, ce n’est pas de cela que Penn parlait. En effet, celui-ci a plutôt rejeté les accusations portées contre Chávez en se contentant d’établir les faits selon le critère employé par la frange dirigeante états-unienne elle-même, c’est-à-dire la victoire électorale. La question était et demeure donc la suivante : comment se fait-il que les médias issus du monopole puissent mentir impunément ? Comment peuvent-ils répéter des faussetés et s’en tirer à bon compte, tandis qu’aucune mesure n’est mise en place contre ceux qui pratiquent ce qu’on appelle le journalisme jaune ?

À la lumière de ce droit au mensonge autoproclamé, regardons de plus près les quatre points soulevés plus haut.

D’abord, les prisonniers en question n’ont pas subi leur procès ni été condamnés parce que leurs convictions politiques s’opposent à celles prônées par le système cubain. Cuba, comme la plupart des pays de l’hémisphère Nord, dispose de lois qui interdisent aux individus de collaborer avec une puissance étrangère au détriment de leur propre peuple. Considérons le cas des États-Unis à travers l’exemple suivant : le Bureau de contrôle des capitaux étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) est un organisme issu du département du Trésor et tire son autorité, entre autres, du Trading with the Enemy Act (loi sur le commerce avec l’ennemi). Chaque année, le président états-unien signe un mémorandum de prorogation à la Loi sur le commerce avec l’ennemi telle qu’elle s’applique au blocus des États-Unis contre Cuba. Par exemple, Obama l’a fait le 11 septembre 2009. Ainsi, non seulement en termes juridiques mais dans la réalité bien concrète, les États-Unis mènent une guerre non-déclarée contre Cuba afin d’en modifier le système politique. Selon le code pénal états-unien, article 115 intitulé « Trahison, sédition et subversion », la section 2381 stipule que tout citoyen états-unien qui « s’associe à ses ennemis [des États-Unis], en leur fournissant une aide et un soutien aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison et passible de peine de mort, ou d’une peine de prison supérieure à cinq ans et d’une amende supérieure à 10 000$. De plus, il lui sera interdit d’occuper une fonction officielle aux États-Unis. » En d’autres termes, un citoyen des États-Unis qui collabore avec un pays contre lequel ces derniers se considèrent en guerre afin d’appuyer cette puissance étrangère peut être condamné à mort.

Cuba, comme bien d’autres pays, dispose d’une législation semblable. En 2003, quelques citoyens cubains ayant subi été soumis à un procès équitable, ont été déclarés coupables et emprisonnés pour avoir travaillé en étroite collaboration avec la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, laquelle leur avait fourni des fonds et du matériel afin de renverser les institutions constitutionnelles de l’île. Ces incidents ont été publiés et n’importe qui peut en vérifier l’exactitude.

Deuxièmement, Zapata a bel et bien subi un procès et été reconnu coupable, mais ce n’était aucunement pour des raisons politiques. Les médias de masse ne font que répéter ce dont ils veulent convaincre l’opinion publique. En réalité, depuis 1988, Zapata s’est adonné à toutes sortes d’activités criminelles, mais jamais rien de politique. À plusieurs reprises, il a été arrêté et reconnu coupable d’avoir troublé l’ordre public et par deux fois, d’avoir commis une fraude. Il est également coupable d’exhibitionnisme, de coups et blessures et de possession d’armes autres que des armes à feu. En 2000, il a fracturé le crâne d’un citoyen cubain et maintes fois fait preuve de violence contre les autorités carcérales pendant qu’il était emprisonné. Il a obtenu sa libération conditionnelle en mars 2003, onze jours avant que les soi-disant dissidents politiques ne soient arrêtés et qu’ils ne subissent leur procès. Le 20 mars 2003, il a commis un autre crime et fut à nouveau jeté en prison. Or, bien que ce dernier épisode soit tombé le même mois que le procès des soi-disant dissidents, il n’y est aucunement relié. Ce n’est qu’une coïncidence dont les dissidents et les États-Unis se sont servis pour présenter Zapata après coup comme un prisonnier politique. D’ailleurs, lors des très rares occasions où les médias de masse évoquent, ne serait-ce que vaguement, les déclarations de Cuba en ce qui a trait au véritable dossier criminel de Zapata, ils le font toujours dans des termes qui ridiculisent la crédibilité de la position cubaine, tout en omettant de fournir au public les renseignements cités plus haut, qui pourtant sont tous disponibles dans la presse de Cuba.

Troisièmement, Tamayo n’est pas mort en raison de la négligence ou de gestes délibérés de la part des autorités cubaines, ni médicales ni carcérales. Le 1er mars, un bulletin spécial présenté à la télévision cubaine lors des nouvelles quotidiennes exposait en détails les circonstances ayant conduit à sa mort. Cette vidéo circule toujours sur l’Internet pour les journalistes étrangers qui se soucient de véracité. Dans ce document, l’on peut voir des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes cubains témoigner de leurs efforts pour sauver sa vie. Avec une grande rigueur scientifique, on y explique comment on l’a maintenu en vie à l’aide d’injections intraveineuses et autres méthodes. Néanmoins, lorsqu’un individu refuse de digérer sa nourriture, les organes vitaux amorcent un processus de détérioration irréversible qui conduit inévitablement à la mort, peu importe les efforts déployés pour sauver sa vie. Une psychologue a même témoigné de la façon dont elle avait essayé de le convaincre d’abandonner sa grève de la faim et d’adopter d’autres moyens pour faire entendre ses griefs. La vidéo montre également sa mère, qui affirme que son fils avait à ses côtés les meilleurs médecins cubains. Elle les a remerciés pour leur soutien. Enfin, un détail qu’il faut absolument prendre en compte : les déclarations de la mère furent enregistrées lors d’une discussion spontanée, sans qu’elle ne sache qu’elle était filmée. Voilà qui élimine tout soupçon voulant qu’elle ait fait ses déclarations sous la pression des autorités. Bien sûr, par la suite, elle a blâmé les Cubains pour la mort de son fils. Mais ce n’est là qu’un témoignage supplémentaire de la façon dont elle et Zapata furent manipulés par des forces politiques, et non une condamnation du traitement subi par le prisonnier.

Qui croire ? Pourquoi ne pas montrer la vidéo et permettre au public d’en tirer ses propres conclusions plutôt que de réitérer le même mensonge ? Pour ma part, après plusieurs visionnements du bulletin de nouvelles initial et de la vidéo diffusée sur Internet, j’ai constaté que les termes utilisés, les explications et le style des spécialistes cubains n’étaient rien d’autre que le prolongement d’un des attributs les plus remarquables de cette société et de sa culture politique. N’importe quel documentaliste ou journaliste non-Cubain qui travaille sur place et s’intéresse sérieusement à Cuba aura compris que cette nation est profondément humanitaire, et que l’être humain et la vie elle-même y sont tenus en très haute estime. L’humanité y est sacrée, et les valeurs qui s’y rattachent touchent tous les citoyens cubains sans aucune discrimination. Les commentaires et la sincérité démontrée par les spécialistes cubains représentent bien la vie quotidienne au pays. Et pour ceux d’entre nous qui la connaissent, le témoignage présenté à la télévision est tout à fait normal et naturel pour la société cubaine et ce, en toutes circonstances.

Néanmoins, il est important pour les médias de masse à la solde de l’oligarchie de garder cet aspect de la société cubaine à l’abri de l’opinion publique afin de pouvoir manipuler la situation à leur avantage lorsque les circonstances l’exigent. Ainsi, tandis que tous les yeux étaient rivés sur Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier, les médias états-uniens, qui sont restés sur place 24 heures par jour pendant plusieurs semaines, ont réussi à trouver le moyen de cacher au public que des professionnels de la santé et autres spécialistes cubains travaillaient en Haïti depuis plus de onze ans, de la façon la plus désintéressée qui soit. D’ailleurs, à partir du 12 janvier, ces travailleurs ont non seulement continué d’offrir leur soutien mais l’ont même augmenté. Sean Penn a eu le courage d’en parler pendant l’entrevue. On s’imagine donc difficilement comment les journalistes états-uniens, qui disposaient pourtant de moyens à la fine pointe de la haute technologie, sont parvenus à ne jamais rencontrer un seul médecin ou spécialiste de la santé cubaine après tout le temps qu’ils ont passé en Haïti. On ne comprend pas non plus comment ils ont fait pour ne jamais croiser un seul des milliers d’Haïtiens ayant reçu des soins offerts par les missions médicales cubaines au cours des onze dernières années et pendant les semaines après le tremblement de terre. Cette omission est tout à fait délibérée car lorsque l’occasion se présente (comme actuellement dans le cas de la mort de Zapata et des événements qui en ont découlé), elle permet de convaincre plus facilement l’opinion publique du mensonge selon lequel les fonctionnaires médicaux et le système de santé cubains peuvent être impitoyables. Bien sûr, il est indéniable que des situations comme celle qui concerne Zapata n’ont rien à voir avec l’exemple haïtien cité plus haut. Néanmoins, lorsqu’une société tout entière ainsi qu’une profession comme la profession médicale se fondent sur l’humanité des individus et sur la préservation de la vie humaine, le principe s’applique à tous. Aucune exception n’est possible et ce, sous aucune considération.

Cuba est une société qui s’exerce à la patience et à l’éducation depuis plus de cinq décennies afin de tout mettre en œuvre pour réparer quelque tort que ce soit et régler ses problèmes. Que ce soit au niveau des CDR de quartier (Comités de Defensa de la Revolución), dans les assemblées municipales et les délibérations au sein des conseils populaires, dans les organes gouvernementaux les plus directement et intimement liés aux citoyens des quartiers ainsi que dans les centres de production et de services, ou encore pendant les sessions où les élus rendent des comptes à leurs électeurs, lors des discussions et consultations des commissions parlementaires ou dans les commissions de travail permanentes du parlement, au sein des centres de travail, tous les problèmes sociaux sont traités sous le signe de la patience, de la compréhension et de l’éducation, lesquelles constituent une part fondamentale de l’autocritique initiée par le système lui-même. Qu’il s’agisse des problèmes à régler au quotidien, ou même d’une violation mineure de la loi ou encore d’une infraction plus sérieuse, comme des crimes impliquant des individus ou de petits groupes, il est tout à fait remarquable de constater de visu la patience dont les Cubains font preuve, utilisant toujours l’éducation comme principal moyen de changer les comportements qui affectent la société. Dans ce contexte, le contenu de la vidéo cubaine où les professionnels de la santé affirment avoir tout fait pour sauver la vie de Zapata me semble tout à fait normal et plausible. C’est ainsi que se font les choses à Cuba.

Ce n’est pas par hasard si l’administration Bush a brusquement interrompu la plupart des visites éducatives à Cuba. En effet, une majorité écrasante des jeunes et de leurs professeurs cessaient immanquablement d’être dupes des mensonges des médias de masse et constataient à tout le moins cette réalité : Cuba est une société pacifique fondée sur la valeur de l’être humain, ce qui transcende toute autre considération puisque cette réalité demeure la même en toutes circonstances. C’est ainsi que les étudiants rentraient aux États-Unis avec une vision de Cuba située à l’extrême opposé de ce qu’en disent les médias de masse.

Le quatrième mensonge qui circule actuellement concerne les Damas de Blanco. On affirme qu’elles ont été harcelées par les citoyens puis violemment agressées par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane. Qui sont donc les Damas de Blanco et quelle est leur importance ? Depuis 1960, le gouvernement états-unien soutien officiellement l’implantation de « groupes d’opposition » à Cuba, lesquels entretiennent des liens étroits avec les États-Unis. Or, dernièrement, dans le document de juillet 2006 intitulé Commission d’assistance à un Cuba libre [4], on réitère que ces groupes nécessitent « des programmes bien financés pour les rendre plus opérants » et on souligne le besoin « d’arriver à un consensus international en faveur de ces groupes » (page 16). Plusieurs personnes et de nombreux groupements sont cités dans ce rapport : l’un d’eux est le Damas de Blanco. L’un des individus ayant très clairement reçu l’aval états-unien il y a près de quatre ans est Guillermo Fariña. À l’époque, selon le document en question, il « avait entrepris une grève de la faim de longue durée » (page 19). Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il a entrepris une autre et se fait manipuler de la même façon que Zapata l’a été et l’est encore aujourd’hui.

Lorsque l’on parle de médias de masse, cela inclut You Tube ainsi que les rapports sur les derniers incidents concernant les Damas de Blanco. You Tube reflète la couverture médiatique biaisée et mensongère dont il est question dans cet article. Fabriquée à partir d’un montage d’extraits vidéo, d’images figées dont on ne sait si elles sont reliées avec les événements cités et de descriptions verbales à propos de confrontations, la vidéo fut ensuite montée de manière à donner une impression de violence. Néanmoins, il est possible de visionner la vidéo intégrale et sans montage qui fut présentée à travers le monde à la télévision, tout en ignorant le commentaire audio qui affirme à plusieurs reprises que les partisans pro-Cuba ont fait usage de violence à l’encontre des Damas de Blanco et que la police les a détenus brutalement. En réalité, même si les opposants aux Damas étaient absolument furieux et qu’ils hurlaient leur soutien à la Révolution, en aucun cas ils n’ont fait usage de violence. De la même manière, les policières qui ont fait monter les Damas dans des autobus de la ville pour ensuite les reconduire chez elles n’ont jamais violenté celles qui n’avaient pas été arrêtées. Même si les États-Unis reconnaissent et promeuvent officiellement les Damas de Blanco comme étant un véritable « groupe d’opposition » et que leurs liens avec eux sont d’une évidence irréfutable, jamais les autorités n’ont usé de violence à leur égard. Affirmer le contraire est un mensonge. Et le répéter dans l’espoir qu’on en vienne à le considérer comme une vérité est le genre d’hypocrisie que dénonçait Sean Penn lorsqu’il parlait de l’accusation répétée par les médias de masse à l’endroit d’Hugo Chávez, à l’effet qu’il s’agirait d’un dictateur.

Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés suite à leur procès, en 2003, ainsi que leurs défenseurs – dont les Damas de Blanco – ne sont pas en conflit avec le gouvernement cubain ni avec les gens qui descendent immanquablement dans la rue pour combattre ces petits groupes et défendre la Révolution, à cause des opinions politiques des « dissidents ». Le problème, c’est qu’ils collaborent avec une puissance étrangère (les États-Unis) au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Actuellement à Cuba, et plus que jamais auparavant, les discussions ainsi que les débats en profondeur et à grande échelle vont bon train, que ce soit dans les médias, les familles, les quartiers, les organisations de masse ou les différents niveaux de pouvoir populaire. On discute ouvertement des opinions contraires concernant les mesures qui devraient être prises afin d’améliorer le système socio-économique cubain. Par exemple, il peut s’agir de mesures pour donner plus pouvoir aux représentants élus ainsi qu’aux fonctionnaires œuvrant dans les organes de l’État et du gouvernement, pour régler les problèmes de corruption (qu’on ne peut aucunement comparer à ceux auxquels sont confrontés les pays capitalistes, que ce soit en termes de l’ampleur ou de la nature des actes reprochés), de production et distribution de nourriture et de marchandises nécessaires à la population. Or, ces délibérations n’ont pas pour but de remplacer le système socialiste actuel par un système capitaliste, ni de faire de Cuba un satellite des États-Unis comme c’était le cas avant la Révolution. Les « groupes d’opposition » se sont volontairement exclus de cet important débat qui n’est pas dirigé contre le système actuel, lequel fut établi de manière constitutionnelle. Au contraire, ces discussions sont même encouragées par le leadership historique révolutionnaire qui désire sincèrement voir le peuple participer de plus en plus étroitement au perfectionnement de son propre système. Par conséquent, la position tout à fait marginale de « l’opposition » ou des soi-disant « dissidents » par rapport à la société cubaine en général n’est pas la faute du système cubain, pas plus qu’elle n’en révèle un vice qui devrait être éliminé. Les « groupes d’opposition » sont les seuls responsables de leur isolement total. Si ce n’était des campagnes médiatiques, des fonds états-uniens et des autres appuis qu’ils reçoivent, les « dissidents » ne mériteraient pas une seule minute d’antenne en ce qu’ils n’affectent aucunement la vie politique cubaine à quelque niveau que ce soit.

Les soi-disant dissidents cubains, qui sont complètement isolés, insignifiants et marginaux dans la société et la vie politique cubaines, sont des traîtres à la nation tout comme leurs homologues de Miami. Et les traîtres sont imprévisibles. Ils n’obéissent qu’à leurs propres intérêts et à leur mentalité opportuniste. Ils peuvent être à la solde de n’importe qui puisque c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie. Les traîtres, par nature, sont capables de vendre leur âme. Les peuples d’Europe et des États-Unis, qui n’obtiendraient que des bénéfices d’un meilleur rapport avec Cuba, devraient se demander s’il est possible que Washington, Bruxelles et les médias à leur solde aient créé un monstre qui, en plus de leur échapper, est au service l’extrême-droite. Ces individus gagnent leur vie dans l’unique but de créer des tensions entre Cuba et le tandem Europe/États-Unis. Et ces tensions, par essence, entravent les relations normales qu’entretiennent les nations entre elles. Pour sa part, le président Obama devrait se servir de son intelligence afin de dévoiler les intentions de l’extrême-droite qui cherche à saboter son initiative pour améliorer les relations entre les deux pays. Dans ce contexte, les journalistes sérieux, les parlementaires sincères et ouverts d’esprit, les personnalités politiques, les leaders syndicaux et les intellectuels ne devraient-ils pas être conscients de toute cette duperie ?

Comment se fait-il que Cuba soit actuellement victime d’une autre campagne médiatique et des pressions de Washington et de Bruxelles ? Il y a plusieurs explications. L’une d’entre elles est peut-être le fait que la rencontre des 22 et 23 février 2010, réunissant tous les États de l’hémisphère sauf le Canada et les États-Unis, ait débouché sur un accord pour établir une organisation régionale favorisant l’intégration économique, politique et culturelle. Il s’agit d’un événement historique. Tout le monde sait que dès 1959, Cuba a été l’initiateur et sert encore aujourd’hui de base politique et morale pour la coopération régionale, en dépit de conditions des plus défavorables. Les États-Unis et la vieille Europe n’ont jamais pardonné à Cuba d’avoir pris cette initiative il y a plus de cinquante ans. Ils n’ont jamais admis que Cuba refuse de suivre la voie de la capitulation aux mains des Occidentaux comme l’ont fait l’ex-URSS et l’Europe de l’Est. Défendre Cuba et sa Révolution aujourd’hui signifie défendre toute l’Amérique latine et les Caraïbes dans leur noble initiative d’intégration. La mort de Zapata a eu lieu à un moment des plus opportuns. De plus, sa manipulation par l’Union européenne, ses médias de masse et ceux de l’Amérique du nord sert admirablement la tentative de renverser la nouvelle tendance régionale en attaquant son inspiration première et sa plus prestigieuse : Cuba. Dans le document de 2006 cité plus haut, on peut lire que les États-Unis sont préoccupés par « l’axe » Cuba-Venezuela en ces termes : « Ensemble, ces deux pays encouragent une tendance alternative rétrograde et anti-états-unienne pour l’avenir de l’hémisphère, laquelle trouve une résonance […] dans la région […] » (page 24). Dans ce contexte, les États-Unis affichent clairement leurs visées pour organiser, maintenir et promouvoir leurs propres groupes et initiatives individuelles voués à l’opposition cubaine.

Mais Cuba n’est pas seule. Au contraire, car malgré toutes les tentatives pour l’isoler depuis plus de cinquante ans, le pays n’a jamais occupé une place aussi centrale dans la politique régionale et mondiale. Cette dernière campagne médiatique, qui repose sur des mensonges et sur la distorsion du réel, n’aura d’autres conséquences que d’éveiller la conscience politique des peuples du monde pour leur démontrer comment fonctionnent les médias de masse à la solde de l’oligarchie, c’est-à-dire par le mensonge et la manipulation.

 Arnold August
Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies

Association (LASA).

[1] « Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 27 septembre 2009.

[2] « Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er mars 2010.

[3] « Les « Dames en blanc » de Cuba », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er juin 2008.

[4] « Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 2 août 2006. On pourra télécharger sur cette page le rapport cité.

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Une caricature de Sarkozy fait des vagues en France

Posted by Hugo Jolly sur 17 octobre, 2007

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L’Union nationale des étudiants de France (UNEF) souhaitait attirer l’attention avec sa nouvelle campagne d’affichage mettant en vedette le président Nicolas Sarkozy. Le résultat a dépassé les attentes!

La nouvelle affiche de l’organisation syndicale étudiante, qui réclame des investissements accrus en éducation, montre le président en train de faire un doigt d’honneur.

Le geste est censé illustrer l’attitude de M. Sarkozy envers les étudiants, qui l’accusent d’avoir accordé des abattements fiscaux de 15 milliards d’euros aux plus riches tout en négligeant les promesses faites aux universités.

Mercredi dernier, trois membres de la section de l’UNEF de La Rochelle ont été interpellés par des policiers peu avant minuit. Ils s’affairaient, à la sortie d’une réunion tardive, à placarder des affiches dans le campus de leur établissement.

«Alors que nous finissions de poser la dernière affiche, les policiers se sont approchés pour nous demander ce que nous faisions. En voyant l’affiche, ils nous ont dit que son contenu posait peut-être problème. Cinq minutes après, ils nous ont annoncé que nous devions les suivre au poste, qu’il y avait outrage et dégradation légère», a relaté hier Thomas Thimonier, président de la section locale de l’UNEF.

M. Thimonier a ensuite été interrogé pendant près d’une heure. «Ils m’ont demandé ce que je pensais de l’affiche. Ils m’ont aussi demandé si j’aurais placardé une affiche montrant le président avec une croix nazie ou le bras levé, faisant un salut hitlérien. Je leur ai dit que ce n’était pas le style de notre organisation et que la question ne se posait donc pas», relate-t-il.

Le jeune homme de 23 ans, qui n’a jamais eu maille à partir avec la justice, croit que l’intervention des policiers était une mesure d’intimidation qui constitue une «atteinte à la liberté d’expression syndicale».

L’affaire est loin d’être close puisque le procureur au dossier doit maintenant décider s’il y a lieu de poursuivre les militants pour «outrage à magistrat», le président étant considéré comme premier magistrat de France. Ce chef d’accusation est prévu dans la loi française depuis plus d’un siècle.

«Il faut vraiment aller chercher loin pour essayer de nous coincer… Des caricatures comme celle de l’affiche, il y en a dans toutes les publications du pays», dénonce M. Thimonier.

L’UNEF, qui presse la justice française d’abandonner l’affaire, dit espérer que «la susceptibilité du président ne va pas déborder à ce point-là».

Zèle des policiers

«Ce qui est arrivé est très choquant… À ma connaissance, on a toujours le droit de se dire mécontent du gouvernement sans courir le risque d’être emmené au poste de police», a déclaré Juliette Griffond, porte-parole de l’UNEF.

Les arrestations survenues à La Rochelle, juge Mme Griffond, découlent d’abord et avant tout d’un excès de zèle des policiers. Mais leur intervention prendra une tournure nettement plus politique si le procureur décide d’aller de l’avant avec les accusations.

L’organisation syndicale n’a de toute manière aucune intention d’interrompre sa campagne, qui prévoit la pose de plus de 10 000 affiches.

«Le ministère de l’Enseignement supérieur l’a vue avant qu’elle sorte. Ils ne l’aiment pas mais ils savent que ça ne sert à rien de nous demander de reculer. Ils auraient préféré une campagne plus tranquille», note la porte-parole de l’UNEF.

«Les étudiants adorent l’affiche. Ils nous en demandent pour les installer dans leur logement», dit-elle.

Le service de presse de l’Élysée n’a pas répondu hier aux demandes d’entrevue de La Presse.

La mésaventure des étudiants rappelle celle de deux jeunes militants originaires de Mulhouse qui avaient été accusés d’outrage à magistrat l’année dernière pour avoir critiqué l’ex-président Jacques Chirac.

Ils avaient été interpellés par les policiers alors qu’ils s’apprêtaient à déployer une banderole sur laquelle était écrit «Chirac au zoo, libérer les animaux!» La poursuite a finalement été abandonnée en raison d’un vice de procédure.

Source:
THIBODEAU, Marc. «Une caricature de Sarkozy fait des vagues en France», mercredi 17 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071017/CPMONDE/710170575/-1/CPMONDE, page consultée le 17 octobre 2007.

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Pourquoi faire la grève ?

Posted by Libertad ! sur 5 septembre, 2007


Le camarade Lénine nous répond pourquoi nous devrions faire la grève:

«Ainsi les grèves apprennent aux ouvriers à s’unir ; elles leur montrent que c’est seulement en unissant leurs efforts qu’ils peuvent lutter contre les capitalistes ; les grèves apprennent aux ouvriers à penser à la lutte de toute la classe ouvrière contre toute la classe des patrons de fabrique et contre le gouvernement autocratique, le gouvernement policier. C’est pour cette raison que les socialistes appellent les grèves « l’école de guerre », une école où les ouvriers apprennent à faire la guerre à leurs ennemis, afin d’affranchir l’ensemble du peuple et tous les travailleurs du joug des fonctionnaires et du capital.»

Même si le texte de Lénine date de 1899, nous pouvons l’adapter au contexte actuelle en 2007, non seulement dans le domaine syndicale professionnelle mais aussi étudiant.

==> A propos des grèves, sur marxists.org

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Les femmes plus syndiquées que les hommes

Posted by Libertad ! sur 3 septembre, 2007

Pour la première fois dans l’histoire canadienne, le nombre de femmes syndiquées a dépassé au premier semestre 2007 celui de leurs collègues masculins, a indiqué le syndicat TCA lundi, jour de la fête du Travail au Canada.

«Le nombre de femmes dans les syndicats a augmenté chaque année au cours des dix dernières années», affirme le syndicat dans un communiqué.

«Les plus récentes données indiquent qu’entre janvier et juin 2007, 2.248.000 femmes étaient représentées par un syndicat, contre 2.237.200 hommes», précise-t-il.

Selon TCA, cette tendance s’explique en partie par l’élargissement de l’éventail des secteurs où des syndicats sont implantés, pour inclure désormais la «vente de détail, les soins de santé et le tourisme, qui sont tous des secteurs où les femmes sont majoritaires».

Mais le syndicat y voit aussi une conséquence de la conjoncture politique du Canada, estimant que «dans le cadre des attaques contre l’égalité des chances lancées par le gouvernement (conservateur du premier ministre Stephen) Harper, les syndicats sont devenus tout à fait pertinents pour les femmes».

Selon un rapport publié en août par l’institut national de la statistique, la population active au Canada compte près de 18 millions de personnes, sur une population totale de quelque 32 millions.

Voilà une excellente nouvelle !

==> Source

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Amnistie Internationale dénonce la torture commis contre les opposants du gouverneur de Oaxaca

Posted by Hugo Jolly sur 3 août, 2007

Rappel des événements
L’État mexicain d’Oaxaca a été embrouillé par un conflit qui a duré plus de sept mois et s’est soldé par au moins dix-huit morts et l’occupation de la capitale d’Oaxaca par l’Assemblée Populaire des Peuples d’Oaxaca (APPO). Le conflit a émergé en mai 2006 lors d’une grève impliquant le syndicat local des enseignants et le mouvement s’est élargi en noyautant l’APPO contre le gouverneur de l’État, Ulises Ruiz Ortiz. Les opposants ont demandé la démission d’Ortiz qu’ils accusent de corruption et d’actes de répression.


Irene Khan, secrétaire générale d’Amnistie Internationale a dénoncé, mardi à Oaxaca, les actes de tortures contre les opposants au gouverneur de l’État d’Oaxaca au sud du Mexique.

Les autorités d’Oaxaca sont responsables «d’une série d’abus, de mauvais traitements et de tortures contre leurs opposants, dans une situation d’impunité puisqu’elles refusent d’ouvrir des enquêtes», a déclaré Irene Khan lors d’une conférence de presse.

Depuis son arrivée au Mexique lundi, Madame Khan a rencontré des victimes de violations des droits de l’Homme commises en 2006 et 2007 lors du conflit qui a opposé les enseignants et militants de gauche au gouverneur Ulises Ruiz, qu’ils accusent de répression et de corruption.

Dans son rapport, elle souligne que de juin 2006 à juin 2007, des dizaines de personnes «ont été victimes de détentions arbitraires et emprisonnées dans droit de communiquer, dont plusieurs mineurs».

Elle a ajouté que des «policiers en civil» étaient responsables de violations des droits de l’Homme, «visiblement autorisés et soutenus par les autorités de l’État (d’Oaxaca)».

Selon elle, «les principales victimes de ces abus sont des professionnels de l’éducation» et des membres de l’APPO (Association populaire des peuples d’Oaxaca) qui rassemble des étudiants et des militants d’organisations indiennes.

Comme Amnesty International, plusieurs organisations internationales de défense des droits de l’Homme ont dénoncé les mauvais traitements et l’impunité dans l’État d’Oaxaca.

À la fin de son séjour au Mexique, Irene Khan doit être reçue par le président Felipe Calderon et demande au gouvernement mexicain, comme lors de sa précédente visite, de faire respecter le droit.


==> La nouvelle sur Cyberpresse
==> Les événements sur Wikipedia

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L’arnaque Olympique et les droits des travailleurs

Posted by Libertad ! sur 10 juin, 2007

Depuis ses débuts à la fin du XIXe siècle, les Jeux Olympiques modernes ont toujours été dénoncés par les militants pour les droits de l’homme. L’arnaque Olympique est l’un terme employés pour montrer comment le Comité International Olympique est la multinationale la plus habile à enrichir les capitalistes locaux et internationaux, en soutirant de l’argent aux différents gouvernements, et après son passage, laisse les contribuables endettés jusqu’au cou ! Et il faut surtout pas oublier l’exploitation de la main d’oeuvre pour faire tourner la « machine » olympique.

Un rapport de la Confédération syndicale internationale (CSI) dénonce les « abus » et « atteintes flagrantes » aux droits des travailleurs dans plusieurs usines implantées en Chine fournissant des articles – sacs, casquettes etc – pour les Jeux olympiques de Pékin de 2008.

« Recours à la main d’oeuvre infantile », « salaires représentant la moitié du salaire minimum légal », « horaires à rallonge », travail « dans des conditions insalubres et dangereuses », « travailleurs obligés de mentir aux inspecteurs indépendants », « non déclaration à la sécurité sociale »…, le réquisitoire, concernant un pays connu pour sa main d’oeuvre docile et bon marché, est sévère.

Ceci est vraiment rien d’étonnant, surtout venant d’un pays comme la Chine, qui préfère mieux faire passer les intérêts des nouveaux riches qui dirigent désormais le pays (par l’entremise d’un faux parti communiste, qui lui est une vraie mascarade) que les intérêts de la classe ouvrière du pays.

« Ici (London: ICI.L – actualité) personne ne porte des gants de protection ! Le fait de porter des gants ralentirait le travail et le superviseur vous accuserait d’arrogance (…) Mes mains me font tellement mal lorsque je fais la lessive ». Ca « me fait pleurer de douleur », explique l’une d’entres elles.

Ridicule, juste carrément ridicule ! Les employeurs sont tellement obsédés par la production qu’ils affirment que la sécurité fait ralentir la production ! Vraiment incroyable les capitalistes, vous ne trouvez pas ? Le salaire des travailleurs chinois (ouvriers en usine) a certe augmenté depuis les années 80, mais ils doivent faire avec de moins bonnes conditions de travails, étant donné la corruption au sein du pays et du Parti « Communiste » ainsi que l’obsession de la production pour les investisseurs occidentaux.

En 1936, les gens de partout au monde ont milité pour le boycott des jeux olympiques en Allemagne nazie, en protestation aux politiques antisémites d’Adolf Hitler et de son aide aux fascistes espagnoles dans leurs guerres contre les républicains (constitués surtout d’anarchistes, de communistes, de socialistes). En 1980, les militants pour la paix ont encore fait campagne pour le boycott des jeux de Moscou, pour protester contre l’invasion social-impérialiste en Afghanistan. Les altermondialistes et les militants pour les droits de l’homme ont toujours été du débat pour s’opposer à chaque jeux olympiques. Pour 2008, ne laissons pas les capitalistes s’enrichir davantage et nous endoctriner avec des idées nationalistes bourgeoises. Boycott totale des jeux de Pékin et des jeux olympiques à venir !

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Gérald Tremblay : l’anti-syndicaliste

Posted by L'Agitateur sur 29 mai, 2007

Le voici, le voilà : Gérald Tremblay, le grand libérateur des consommateurs contre ces méchants syndicats qui ne veulent pas travailler. En effet, ce dernier s’est dit clair sur cette position : il ne cèdera pas devant les pressions syndicales, dont celle de la STM.

« Il faut absolument que nos employés, tous nos employés, pas juste ceux de la STM, réalisent que la situation financière de Montréal est fragile. (…) Il faut considérer dorénavant la capacité de payer des usagers et surtout celle des contribuables montréalais »

Ainsi donc, la situation financière est fragile : demander une hausse de salaire ne ferait qu’empirer la situation. Pourtant, le salaire du maire de Montréal, Gérald Tremblay, tourne autour de 150 000$ par année. Celui des députés dans le parlement va dans les environs de 80 000$ par année, sans oublier les postes de ministres qui dépassent la centaine de milliers par année. En parle-t-on ? Non, et ils sont très satisfaits.

Par contre, lorsque les travailleurs et travailleuses – ceux et celles qui opèrent la société et la font fonctionner en donnant de leur temps, sueur, (parfois) sang, santé et liberté – se mettent en colère et déclarent grève, cela est vue comme une action de paresse ! Pourtant, ils ne le font pas pour nous et vous rendre hostiles ; au contraire, ils le font pour garder leurs droits et suivre l’inflation.

Certes, Gérald Tremblay le dit et le répète : « ça ne veut pas dire que nous, comme employeur, on doit toujours céder ». Il dit même ceci :

«On a 29 000 employés qui ont des conditions de travail très bonnes. Ce qu’on leur dit, c’est: regardez attentivement la situation financière de Montréal, faites un effort pour nous permettre d’améliorer la qualité des services pour l’ensemble des citoyens. Réalisez que les salaires que vous gagnez sont le double et parfois même le triple de ce que les citoyens gagnent. On est en train de bâtir une métropole et on a besoin de votre aide.»

Donc, si nous comprenons bien, la faute revient aux travailleurs et travailleuses ? L’Élite elle, avec des salaires de riches en ne foutant carément rien, est épargnée ? Elle n’a rien à voir là-dedans ? Qui sont ces personnes qui mettent beaucoup d’énergie dans ces travaux publics ?

Certainement pas Gérald Tremblay, le défenseur de la bourgeoisie, de l’Élite et de la Droite. Ce n’est pas parce qu’il y a des travailleurs et travailleuses avec un salaire misérable (mais heureusement mieux que dans les pays ravagés par le terrorisme multinational dont le Ghana, Bangladesh, le Nicaragua et la République Dominicaine) qu’il faut baisser le salaire des autres employés et maintenir celle des plus riches de la société par des moyens purement capitalistes. Même les salariés à très faibles revenus doivent se manifester ! Mais ils ne peuvent le faire puisqu’ils sont pris en otages par leurs employeurs.

Ça, on en parle jamais parce que ce n’est pas important. Ça se « remplace ».

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Dumont et Tremblay blâment la grève à la STM

Posted by L'Agitateur sur 22 mai, 2007

Selon Mario Dumont, ce bouffon de première classe, le gouvernement Charest devrait être plus agressif et hausser le ton envers les syndicats qui ont déclenché une grève à la STM depuis aujourd’hui. Il propose à notre Premier ministre frisé de menacer le syndicat avec une loi spéciale au cas où les négociations sont une échec.

« Le gouvernement devrait donner, dès ce moment-ci, des indications à l’effet que (sic) ce ne sera pas une récréation qui va durer pendant des semaines. Dans un contexte où l’usage du transport en commun est encouragé par les pouvoirs publics, qu’il contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre, il est normal que le gouvernement prenne les moyens à sa disposition pour s’assurer de la fiabilité du service », estime le chef adéquiste.

Si vraiment Mario Dumont voulait montrer une petite goutte de « démocratie », pourquoi ne veut-il pas inviter les autres partis (PQ, PLQ) à s’asseoir à table et négocier avec le syndicat ? Pour nous, l’ADQ ne veut pas « passer à l’action », mais plutôt « passer à la réaction ». Une politique duplessiste où le syndicat est réprimandé parce qu’il « empêche » l’économie de rouler selon les désirs de l’Élite économique et politique.

Pendant ce temps, le maire Trembley fait aussi son sévère ! En effet, selon lui, et son discours, Montréal ne cédera pas à la pression de la part des syndiqués de la STM, parce que la ville ne possède pas les moyens de le faire. Toujours selon ses dires, l’administration a le devoir de rester dogmatique et entêtée envers les syndicats.

« Pendant des années, différentes administrations ont cédé devant la pression de certains syndicats pour obtenir plus, toujours plus. Et ça a marché, avec les conséquences que vous connaissez. Cette fois, nous ne céderons pas parce que le faire serait contre l’intérêt de Montréal, contre votre intérêt. »

Ahh… par contre, vous laissez des tonnes de compagnies privées à la fois de l’étranger et de l’intérieur pondre leurs machines à production. Vous avez même la possibilité de privatiser des courants d’eau, des lieux publics et laisser faire ces droitistes assoifés de profits faire leur travail. S’ils réclament quelque chose, c’est tout de suite l’obéïssance !

Mais quand c’est le syndicat… ah non, ils sont trop bien payés ! Tellement qu’ils ont un salaire inférieur à celui des travailleurs-euses du secteur privé ! « Ah mais, c’est bien ! » certainEs diront. Mais alors, pourquoi donner autant de pouvoir aux compagnies privées, contrairement au peuple qui se le fait enlever années après années ?

Il est drôle de voir que le salaire annuel du maire Tremblay, qui tourne autour de 150 000$, ne vous dérange nullement.

==> Mario Dumont commente
==> Gérald Trembley s’exprime
==> À lire : pourquoi la grève à la STM ? (2)

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