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Les Conservateurs sont des terroristes par association

Posted by sylvainguillemette sur 27 mai, 2010

https://i2.wp.com/accel22.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/14/02/2004-11-16t161333z-01-nootr-rtridsp-3-ofrtp-irak-usa-prisonnier-20041116.jpghttps://i2.wp.com/www.arabamericannews.com/news/images/articles/2008_06/1202/u1_Iraq_Deformed_Children_3.gifAu Canada, et au Québec, sur la plupart des lieux de débats (internet, séances publiques, etc..), certains d’entre vous ont surement déjà eu l’occasion d’échanger avec les conservateurs, qu’ils soient officiels du parti, ou qu’ils soient simplement les piliers de leur électorat. Un constat vous a surement frappé. Soit qu’ils soient toujours prêts à défendre l’indéfendable, même si cela les place en position contradictoire évidente.

Cette semaine, par exemple, les conservateurs condamnaient les nord-coréens d’avoir délibérément attaqué un navire sud-coréen. Or, c’est bel et bien un crime condamnable, s’il est prouvé que c’est bien ce qui s’est produit, ce qui n’est pas encore le cas, puisque les seuls investigateurs sont du même côté de l’échiquier. Mais faisons comme si c’était  bien le cas, et qu’il y avait eu crime. Bref, condamnons le geste! Bon! C’est fait! Mais maintenant que c’est fait, comment les conservateurs expliquent-ils que Washington, elle, soit apte à faire ce genre d’attaque tout au long de l’année, tuant de nombreux civils au passage,  et ce, sur plusieurs décennies? Pourquoi ces conservateurs ne condamnent-ils pas Washington par exemple? En un siècle, cette capitale a massacré des millions de personnes, impunément… Et les conservateurs ne sont pas là pour nous le rappeler, au contraire! En 2003, alors qu’ils étaient dans l’opposition, nos conservateurs canadiens défendaient délibérément la mission états-unienne de George W. Bush en Irak, soit une mission illégale condamnée par l’ONU, basée sur des mensonges avérés, et menée, rappelons-le, avec des armes de destruction massive – pour soit disant faire la chasse aux ADM!!!-, ce dont pourtant, Washington accusait l’Irak pour se permettre de l’envahir! Double-mesure? Donc, si je comprends bien, les états-uniens, eux, peuvent posséder des ADM et les utiliser à souhait, mais pas l’Irak de Saddam Hussein, qui a reçu de plus, rappelons-le, des ADM directement des États-Unis d’Amérique? C’est ça? C’est à n’y rien comprendre! L’argumentaire ne tient pas un seul instant.

Prenons par exemple le cas de l’enfant-soldat Omar Khadr, arrêté et accusé, rappelez-vous, d’avoir assassiné un soldat états-unien en Afghanistan. Or, là encore, la double-mesure est évidente et cela, sans même s’attarder au statut d’enfant-soldat d’Omar Khadr. Comment peut-on accuser un enfant-soldat de tuer des gens, quand ces «gens» sont là pour la même raison, mais inversement?!? Le soldat états-unien tué n’était-il pas lui-même appelé à tuer l’enfant-soldat? Ainsi, et autrement dit, on peut accuser tous les soldats de l’OTAN de vouloir tuer ou de tuer des Talibans, n’est-ce pas? Sans quoi, c’est la double-mesure qui règne, non? Et là, je vous épargne les faits, comme par exemple celui qui veut que la grenade ayant tué le soldat états-unien, était une M-67, soit donc, une grenade de fabrication états-unienne! Mais peu importe, c’est l’idée même qu’une riposte soit illégale qui est inquiétante! Les États-Unis d’Amérique envahissent illégalement un pays souverain, y tuent ses opposants idéologiques, et lorsque ceux-ci se défendent, leur défense constitue un «crime grave»… N’importe quoi! La double-mesure règne encore! Et Ottawa se défend bel et bien de rapatrier le jeune enfant-soldat canadien, parce qu’il est accusé de «crime grave», mais ce crime grave a été de fait, commis par bien des canadiens, par bien des français, par bien des anglais, par bien des états-uniens et bref, par bien des membres de l’OTAN qui occupent l’Afghanistan illégalement. Autrement dit, la logique conservatrice me permettrait de mettre en prison un bon pourcentage de l’armée impérialiste états-unienne, et une autre bonne part de notre armée impérialiste canadienne, puisqu’ils ont au moins commis le même crime qu’Omar Khadr. C’est sinon, une double-mesure évidente qui détruit d’amblée l’argumentaire puérile des conservateurs.

https://i2.wp.com/www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/gaza_4.jpghttp://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2009/01/a-shell-fired-by-the-isra-0011.jpgSoyons clairs! Les actes commis par Israël au Liban en 2006, et à Gaza en 2008, étaient bien des actes de terrorisme et pour sûr, des armes de destruction massive ont été utilisées pour les accomplir. Au Liban, plus de 1100 civils ont été tués par des armes de toutes sortes, mais surtout par des bombes ou des obus très puissants. Du phosphore blanc fut utilisé offensivement également, ce qui est clairement identifié comme un crime de guerre par les instances internationales. Des armes à sous-munitions ont été larguées… Du NAPALM aussi… Ce sont des armes qui ne peuvent pas déterminer s’il s’agit au sol, d’un ennemi armé et dangereux, ou d’un civil. Lorsqu’une arme à fragmentation est utilisée, c’est de 5% à 15% des sous-munitions qui n’explosent pas et qui constituent un champ de mines anti-personnelles. Des villes habitées ont été rasées sous les pluies de bombes «terrorisantes». Des ponts, des centrales électriques, des points d’eau, des hôpitaux, des écoles et des habitations ont été délibérément visés et détruits par Tsahal. Pareil à Gaza! 1600 civils tués! Et ce, impunément, sans sanction quelconque! Et savez-vous quoi? Ottawa qui condamne Omar Khadr d’avance pour s’être défendu contre un ennemi qui désirait sans aucun doute le tuer, donc commettre un «crime grave», a répété, mots pour mots, que les israéliens avaient le droit de se défendre parlant de l’invasion d’autres pays qu’Israël. Les conservateurs ont donc défendu le droit d’Israël, de faire du terrorisme, d’envahir des pays et de ne jamais se faire punir par la communauté internationale –Imaginez-les dans le Conseil permanent de Sécurité de l’ONU!-. Parce que là encore, il faut admettre que ces milliers de morts ont connu, comme leurs proches toujours vivants, une terrorisante expérience!

https://i0.wp.com/3.bp.blogspot.com/_w_DGcfHhjPk/SO2rXLVXoYI/AAAAAAAADl0/30GqSS72SKs/s320/orange.jpgLes conservateurs sont des terroristes par association, il faut l’admettre. Ils font d’abord eux-mêmes, usage de torture pour obtenir des renseignements, via leurs services secrets SCRS, qui collabore de facto de toute façon, avec l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA). La Central Intelligence Agency a commis des crimes répugnants à travers le monde et ce, impunément. Elle a reçu des mandats d’assassinats politiques, de massacres de mouvements de masse populaires, de torture, d’enlèvements, de séquestration, de renversements d’État, de mettre en place des dictatures, de faire du terrorisme chimique, bactériologique et nucléaire, etc.. La CIA est responsable de bien plus de morts qu’Al-Qeada au final. Elle est pourtant légale, et passe même pour une héroïne dans les films hollywoodiens ou dans les jeux vidéo. Mais pourtant, c’est un triste sort qui vous attend, si vous êtes sur la liste noire de celle-ci. Les conservateurs canadiens sont pourtant bien à l’abri d’accusation, en soutenant ce genre de labeur. Ce qui pourtant, révèle un appui au terrorisme de leur part, de toute évidence!

https://i0.wp.com/a6.idata.over-blog.com/499x283/2/03/61/62/ACTUALITES/Charnier-de-la-macarena--Colombie-.jpgLorsque les médias nous ont fait part des allégations sur les cas de torture en Irak, et à Guantanamo, les conservateurs n’ont pas réagi, et n’ont surtout pas condamné. Lorsque les états-uniens ont renversé le gouvernement du Honduras l’an dernier, les conservateurs ont joué la comédie, et appuyé ce Coup d’État en ne le condamnant pas. Lorsque les forces de l’opposition au Venezuela ont tenté de renverser le président démocratiquement élu en 2002, à titre d’opposition, les conservateurs n’ont pas plus condamné le geste. Lorsqu’un charnier bourré de plus de 2000 corps de syndicalistes et militants de toutes sortes a été découvert en Colombie, et qu’il était attribuable au président Alvaro Uribe et ses forces paramilitaires, les conservateurs ont nié l’odieux, puis se sont plutôt concentrés à signer des contrats juteux avec le régime meurtrier d’Uribe! Les conservateurs détestent les socialistes au point de ne pas condamner leur meurtre, c’est aussi simple que cela.

https://i0.wp.com/www.planetenonviolence.org/photo/779137-953516.jpgAujourd’hui, nous savons que la guerre en Irak n’a rien donné au peuple irakien, et qu’il est mort plus de gens depuis la chute du défunt dictateur, que sous la totalité de son règne. Nous savons également qu’au plus fort de la guerre menée par Washington en Irak, des tas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été perpétrés. On a par exemple tué des centaines de civils à Fallujah, en y larguant du phosphore blanc offensivement, ce qui constitue un crime de guerre grave, et dans ce cas, un crime contre l’humanité puisqu’il s’agissait au sol, de civils, et non de combattants seulement. Cela n’a pas empêché nos conservateurs de défendre cette guerre illégale et meurtrière à la Chambre des Communes.

Pourquoi Ottawa condamne t-elle la Corée du Nord, pour un geste que son amie Washington fait annuellement 100 fois plus? 46 marins sud-coréens tués? C’est déplorable! Et certes qu’il faille condamner le régime du dictateur nord-coréen, qui n’a rien de socialiste dois-je ajouter. Mais qui condamnera Washington d’avoir fait des millions de morts partout dans le monde? En Irak seulement, c’est plus d’un million de morts! Au Vietnam, on parle de 4 millions de morts! Dans les nombreux Coup d’État menés partout dans le monde, dont en Amérique latine, on parle encore de plusieurs centaines de milliers de personnes assassinées pour leurs idées, par les forces états-uniennes, cela, sans s’attarder aux blessés, aux torturés, etc..

La violence, la violence… Je crois qu’il faut comprendre que ce n’est mal que lorsque les ennemis idéologiques des conservateurs en font usage! Sinon, il n’y aurait pas toutes ces doubles-mesures! Une chose est certaine, les conservateurs sont mal placés pour condamner qui que ce soit dans le monde, eux qui collaborent avec le régime le plus meurtrier depuis l’Allemagne nazie, sans se soucier des maux qu’ils causent! Les conservateurs sont des terroristes par association, comme quelconque financier des Talibans, comme quelconque financier d’Al-Qeada! De toute façon, même les Talibans et Al-Qeada n’auraient pas pu faire autant de mal, si ça n’avait été de leur large financement octroyé par Washington! L’argent ne pousse pas dans les arbres en Afghanistan non plus, et les arbres en montagnes sont rares!

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Mensonges et vérités dans la guerre médiatique contre Cuba par Arnold August

Posted by sylvainguillemette sur 10 avril, 2010

(Source: http://www.voltairenet.org/article164842.html)

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Le traitement médiatique récent de la mort d’Orlando Zapata et de la manifestation des Dames en blanc, à Cuba, pose un vrai cas d’école : les imputations des médias dominants sont délibérément fausses. Il ne s’agit pas d’un mensonge véhiculé par un média particulier, mais d’une campagne massive à laquelle presque tous participent. Or aucune grande holding de presse ne trouve d’intérêt direct dans cette manipulation. Il s’agit uniquement d’un système politique qui se protège en dénigrant un modèle qui le conteste.

Manifestation des Dames en blanc à La Havane pour la libération des personnes condamnées pour espionnage au profit des Etats-Unis.

La guerre médiatique qui sévit actuellement contre Cuba — et qui semble destinée à un nouvel épisode — est basée sur quatre mensonges fondamentaux :
a) Les prisonniers cubains faisant l’objet d’une controverse ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques [1] ;
b) Le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, récemment décédé des suites d’une grève de la faim qu’il avait entreprise de son propre chef, était emprisonné pour des raisons politiques [2] ;
c) Tamayo est décédé en raison de négligence ou peut-être même de gestes délibérés de la part des autorités médicales et politiques de Cuba ;
d) Les Damas de Blanco (Dames en blanc) ont été harcelées physiquement par des citoyens, puis brutalement détenus par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane [3].
La majorité des médias de masse à la solde de l’oligarchie aux États-Unis, au Québec, au Canada et en Europe et au sein de l’Union européenne s’arrogent le droit de mentir sur Cuba ou sur d’autres pays qui, selon des critères déterminés par les normes de l’hémisphère nord, ne représentent pas des États « convenables » sur le plan politique. Mais pire encore, c’est que les médias issus du monopole ne croient même pas devoir répondre à cette accusation des plus graves.

Voici la transcription partielle d’une entrevue diffusée le 8 mars 2010 sur la chaîne HBO entre Bill Maher et Sean Penn, acteur et producteur hollywoodien (voir vidéo ci-dessous). Cette partie de la transcription aborde le thème des mensonges propagés par les médias. On parle ici d’Hugo Chávez, mais le procédé est le même pour toutes les victimes de campagnes diffamatoires.

— MAHER : Son image médiatique [celle de Chávez] est celle d’un bouffon. Or, toi, tu es déjà allé au Venezuela. Tu le connais, tu lui as parlé. Pour ma part, tout ce que je connais d’Hugo Chávez, c’est ce que j’en lis dans les médias. Un dictateur qui s’est emparé de plusieurs branches du gouvernement et qui voudrait être président à vie. Qu’est-ce que tu connais de lui que je ne connais pas, et qui pourrait attendrir mes sentiments face à cet homme ?
— PENN : Je crois que si vous préférez que 20 % d’une population puisse réaliser ses rêves, avoir une identité et être entendue, si cela vous convient que seuls 20 % y aient accès plutôt que les 80 % à qui Hugo Chávez en a offert la possibilité, alors vous pouvez le critiquer. Vous savez, il y a beaucoup de questions complexes qui dépendent strictement de notre point de vue. Ici, aux États-Unis, nous avons beaucoup de difficulté à concevoir ce qu’a pu être l’histoire du Venezuela, de l’Amérique latine et de bien d’autres endroits. Nous sommes très mono-culturels. De plus, nous sommes aveuglés par les médias. Par exemple, dans le cas d’Hugo Chávez. Selon vous, qui, aux États-Unis, pourrait se targuer d’avoir été élu démocratiquement à la suite de quatorze des élections les plus transparentes au monde, comme l’a été Hugo Chávez ? […] Le projet de collaboration en Haïti [avec Cuba et le Venezuela], lorsque l’on parle d’Hugo Chávez et d’autres personnalités que l’on représente comme des démons […] Parce que tous les jours, ce leader élu se fait appeler « dictateur » ici, et l’on acquiesce comme si de rien n’était ! Et l’on continue d’acquiescer. […]
— MAHER : Je dois me déplacer – vers le panel.
— PENN : Désolé.
— MAHER : Non, car nous allons vous réinviter un jour, que Chávez soit ou non un dictateur.

À l’écoute de cette émission, j’ai pu constater sans peine que Maher était profondément troublé par le commentaire de Penn. Une image vaut parfois mille mots. Ici, ceux-ci en disaient aussi long que les images. Maher a changé le sujet, prétextant qu’il devait passer la parole à un membre du panel. Or, ce n’était pas vrai. Il a simplement contourné le commentaire de Penn tout en échangeant quelques blagues avec lui. Il a affirmé qu’il allait le réinviter à son émission, « que Chávez soit ou non un dictateur ». Néanmoins, ce n’est pas de cela que Penn parlait. En effet, celui-ci a plutôt rejeté les accusations portées contre Chávez en se contentant d’établir les faits selon le critère employé par la frange dirigeante états-unienne elle-même, c’est-à-dire la victoire électorale. La question était et demeure donc la suivante : comment se fait-il que les médias issus du monopole puissent mentir impunément ? Comment peuvent-ils répéter des faussetés et s’en tirer à bon compte, tandis qu’aucune mesure n’est mise en place contre ceux qui pratiquent ce qu’on appelle le journalisme jaune ?

À la lumière de ce droit au mensonge autoproclamé, regardons de plus près les quatre points soulevés plus haut.

D’abord, les prisonniers en question n’ont pas subi leur procès ni été condamnés parce que leurs convictions politiques s’opposent à celles prônées par le système cubain. Cuba, comme la plupart des pays de l’hémisphère Nord, dispose de lois qui interdisent aux individus de collaborer avec une puissance étrangère au détriment de leur propre peuple. Considérons le cas des États-Unis à travers l’exemple suivant : le Bureau de contrôle des capitaux étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) est un organisme issu du département du Trésor et tire son autorité, entre autres, du Trading with the Enemy Act (loi sur le commerce avec l’ennemi). Chaque année, le président états-unien signe un mémorandum de prorogation à la Loi sur le commerce avec l’ennemi telle qu’elle s’applique au blocus des États-Unis contre Cuba. Par exemple, Obama l’a fait le 11 septembre 2009. Ainsi, non seulement en termes juridiques mais dans la réalité bien concrète, les États-Unis mènent une guerre non-déclarée contre Cuba afin d’en modifier le système politique. Selon le code pénal états-unien, article 115 intitulé « Trahison, sédition et subversion », la section 2381 stipule que tout citoyen états-unien qui « s’associe à ses ennemis [des États-Unis], en leur fournissant une aide et un soutien aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison et passible de peine de mort, ou d’une peine de prison supérieure à cinq ans et d’une amende supérieure à 10 000$. De plus, il lui sera interdit d’occuper une fonction officielle aux États-Unis. » En d’autres termes, un citoyen des États-Unis qui collabore avec un pays contre lequel ces derniers se considèrent en guerre afin d’appuyer cette puissance étrangère peut être condamné à mort.

Cuba, comme bien d’autres pays, dispose d’une législation semblable. En 2003, quelques citoyens cubains ayant subi été soumis à un procès équitable, ont été déclarés coupables et emprisonnés pour avoir travaillé en étroite collaboration avec la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, laquelle leur avait fourni des fonds et du matériel afin de renverser les institutions constitutionnelles de l’île. Ces incidents ont été publiés et n’importe qui peut en vérifier l’exactitude.

Deuxièmement, Zapata a bel et bien subi un procès et été reconnu coupable, mais ce n’était aucunement pour des raisons politiques. Les médias de masse ne font que répéter ce dont ils veulent convaincre l’opinion publique. En réalité, depuis 1988, Zapata s’est adonné à toutes sortes d’activités criminelles, mais jamais rien de politique. À plusieurs reprises, il a été arrêté et reconnu coupable d’avoir troublé l’ordre public et par deux fois, d’avoir commis une fraude. Il est également coupable d’exhibitionnisme, de coups et blessures et de possession d’armes autres que des armes à feu. En 2000, il a fracturé le crâne d’un citoyen cubain et maintes fois fait preuve de violence contre les autorités carcérales pendant qu’il était emprisonné. Il a obtenu sa libération conditionnelle en mars 2003, onze jours avant que les soi-disant dissidents politiques ne soient arrêtés et qu’ils ne subissent leur procès. Le 20 mars 2003, il a commis un autre crime et fut à nouveau jeté en prison. Or, bien que ce dernier épisode soit tombé le même mois que le procès des soi-disant dissidents, il n’y est aucunement relié. Ce n’est qu’une coïncidence dont les dissidents et les États-Unis se sont servis pour présenter Zapata après coup comme un prisonnier politique. D’ailleurs, lors des très rares occasions où les médias de masse évoquent, ne serait-ce que vaguement, les déclarations de Cuba en ce qui a trait au véritable dossier criminel de Zapata, ils le font toujours dans des termes qui ridiculisent la crédibilité de la position cubaine, tout en omettant de fournir au public les renseignements cités plus haut, qui pourtant sont tous disponibles dans la presse de Cuba.

Troisièmement, Tamayo n’est pas mort en raison de la négligence ou de gestes délibérés de la part des autorités cubaines, ni médicales ni carcérales. Le 1er mars, un bulletin spécial présenté à la télévision cubaine lors des nouvelles quotidiennes exposait en détails les circonstances ayant conduit à sa mort. Cette vidéo circule toujours sur l’Internet pour les journalistes étrangers qui se soucient de véracité. Dans ce document, l’on peut voir des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes cubains témoigner de leurs efforts pour sauver sa vie. Avec une grande rigueur scientifique, on y explique comment on l’a maintenu en vie à l’aide d’injections intraveineuses et autres méthodes. Néanmoins, lorsqu’un individu refuse de digérer sa nourriture, les organes vitaux amorcent un processus de détérioration irréversible qui conduit inévitablement à la mort, peu importe les efforts déployés pour sauver sa vie. Une psychologue a même témoigné de la façon dont elle avait essayé de le convaincre d’abandonner sa grève de la faim et d’adopter d’autres moyens pour faire entendre ses griefs. La vidéo montre également sa mère, qui affirme que son fils avait à ses côtés les meilleurs médecins cubains. Elle les a remerciés pour leur soutien. Enfin, un détail qu’il faut absolument prendre en compte : les déclarations de la mère furent enregistrées lors d’une discussion spontanée, sans qu’elle ne sache qu’elle était filmée. Voilà qui élimine tout soupçon voulant qu’elle ait fait ses déclarations sous la pression des autorités. Bien sûr, par la suite, elle a blâmé les Cubains pour la mort de son fils. Mais ce n’est là qu’un témoignage supplémentaire de la façon dont elle et Zapata furent manipulés par des forces politiques, et non une condamnation du traitement subi par le prisonnier.

Qui croire ? Pourquoi ne pas montrer la vidéo et permettre au public d’en tirer ses propres conclusions plutôt que de réitérer le même mensonge ? Pour ma part, après plusieurs visionnements du bulletin de nouvelles initial et de la vidéo diffusée sur Internet, j’ai constaté que les termes utilisés, les explications et le style des spécialistes cubains n’étaient rien d’autre que le prolongement d’un des attributs les plus remarquables de cette société et de sa culture politique. N’importe quel documentaliste ou journaliste non-Cubain qui travaille sur place et s’intéresse sérieusement à Cuba aura compris que cette nation est profondément humanitaire, et que l’être humain et la vie elle-même y sont tenus en très haute estime. L’humanité y est sacrée, et les valeurs qui s’y rattachent touchent tous les citoyens cubains sans aucune discrimination. Les commentaires et la sincérité démontrée par les spécialistes cubains représentent bien la vie quotidienne au pays. Et pour ceux d’entre nous qui la connaissent, le témoignage présenté à la télévision est tout à fait normal et naturel pour la société cubaine et ce, en toutes circonstances.

Néanmoins, il est important pour les médias de masse à la solde de l’oligarchie de garder cet aspect de la société cubaine à l’abri de l’opinion publique afin de pouvoir manipuler la situation à leur avantage lorsque les circonstances l’exigent. Ainsi, tandis que tous les yeux étaient rivés sur Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier, les médias états-uniens, qui sont restés sur place 24 heures par jour pendant plusieurs semaines, ont réussi à trouver le moyen de cacher au public que des professionnels de la santé et autres spécialistes cubains travaillaient en Haïti depuis plus de onze ans, de la façon la plus désintéressée qui soit. D’ailleurs, à partir du 12 janvier, ces travailleurs ont non seulement continué d’offrir leur soutien mais l’ont même augmenté. Sean Penn a eu le courage d’en parler pendant l’entrevue. On s’imagine donc difficilement comment les journalistes états-uniens, qui disposaient pourtant de moyens à la fine pointe de la haute technologie, sont parvenus à ne jamais rencontrer un seul médecin ou spécialiste de la santé cubaine après tout le temps qu’ils ont passé en Haïti. On ne comprend pas non plus comment ils ont fait pour ne jamais croiser un seul des milliers d’Haïtiens ayant reçu des soins offerts par les missions médicales cubaines au cours des onze dernières années et pendant les semaines après le tremblement de terre. Cette omission est tout à fait délibérée car lorsque l’occasion se présente (comme actuellement dans le cas de la mort de Zapata et des événements qui en ont découlé), elle permet de convaincre plus facilement l’opinion publique du mensonge selon lequel les fonctionnaires médicaux et le système de santé cubains peuvent être impitoyables. Bien sûr, il est indéniable que des situations comme celle qui concerne Zapata n’ont rien à voir avec l’exemple haïtien cité plus haut. Néanmoins, lorsqu’une société tout entière ainsi qu’une profession comme la profession médicale se fondent sur l’humanité des individus et sur la préservation de la vie humaine, le principe s’applique à tous. Aucune exception n’est possible et ce, sous aucune considération.

Cuba est une société qui s’exerce à la patience et à l’éducation depuis plus de cinq décennies afin de tout mettre en œuvre pour réparer quelque tort que ce soit et régler ses problèmes. Que ce soit au niveau des CDR de quartier (Comités de Defensa de la Revolución), dans les assemblées municipales et les délibérations au sein des conseils populaires, dans les organes gouvernementaux les plus directement et intimement liés aux citoyens des quartiers ainsi que dans les centres de production et de services, ou encore pendant les sessions où les élus rendent des comptes à leurs électeurs, lors des discussions et consultations des commissions parlementaires ou dans les commissions de travail permanentes du parlement, au sein des centres de travail, tous les problèmes sociaux sont traités sous le signe de la patience, de la compréhension et de l’éducation, lesquelles constituent une part fondamentale de l’autocritique initiée par le système lui-même. Qu’il s’agisse des problèmes à régler au quotidien, ou même d’une violation mineure de la loi ou encore d’une infraction plus sérieuse, comme des crimes impliquant des individus ou de petits groupes, il est tout à fait remarquable de constater de visu la patience dont les Cubains font preuve, utilisant toujours l’éducation comme principal moyen de changer les comportements qui affectent la société. Dans ce contexte, le contenu de la vidéo cubaine où les professionnels de la santé affirment avoir tout fait pour sauver la vie de Zapata me semble tout à fait normal et plausible. C’est ainsi que se font les choses à Cuba.

Ce n’est pas par hasard si l’administration Bush a brusquement interrompu la plupart des visites éducatives à Cuba. En effet, une majorité écrasante des jeunes et de leurs professeurs cessaient immanquablement d’être dupes des mensonges des médias de masse et constataient à tout le moins cette réalité : Cuba est une société pacifique fondée sur la valeur de l’être humain, ce qui transcende toute autre considération puisque cette réalité demeure la même en toutes circonstances. C’est ainsi que les étudiants rentraient aux États-Unis avec une vision de Cuba située à l’extrême opposé de ce qu’en disent les médias de masse.

Le quatrième mensonge qui circule actuellement concerne les Damas de Blanco. On affirme qu’elles ont été harcelées par les citoyens puis violemment agressées par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane. Qui sont donc les Damas de Blanco et quelle est leur importance ? Depuis 1960, le gouvernement états-unien soutien officiellement l’implantation de « groupes d’opposition » à Cuba, lesquels entretiennent des liens étroits avec les États-Unis. Or, dernièrement, dans le document de juillet 2006 intitulé Commission d’assistance à un Cuba libre [4], on réitère que ces groupes nécessitent « des programmes bien financés pour les rendre plus opérants » et on souligne le besoin « d’arriver à un consensus international en faveur de ces groupes » (page 16). Plusieurs personnes et de nombreux groupements sont cités dans ce rapport : l’un d’eux est le Damas de Blanco. L’un des individus ayant très clairement reçu l’aval états-unien il y a près de quatre ans est Guillermo Fariña. À l’époque, selon le document en question, il « avait entrepris une grève de la faim de longue durée » (page 19). Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il a entrepris une autre et se fait manipuler de la même façon que Zapata l’a été et l’est encore aujourd’hui.

Lorsque l’on parle de médias de masse, cela inclut You Tube ainsi que les rapports sur les derniers incidents concernant les Damas de Blanco. You Tube reflète la couverture médiatique biaisée et mensongère dont il est question dans cet article. Fabriquée à partir d’un montage d’extraits vidéo, d’images figées dont on ne sait si elles sont reliées avec les événements cités et de descriptions verbales à propos de confrontations, la vidéo fut ensuite montée de manière à donner une impression de violence. Néanmoins, il est possible de visionner la vidéo intégrale et sans montage qui fut présentée à travers le monde à la télévision, tout en ignorant le commentaire audio qui affirme à plusieurs reprises que les partisans pro-Cuba ont fait usage de violence à l’encontre des Damas de Blanco et que la police les a détenus brutalement. En réalité, même si les opposants aux Damas étaient absolument furieux et qu’ils hurlaient leur soutien à la Révolution, en aucun cas ils n’ont fait usage de violence. De la même manière, les policières qui ont fait monter les Damas dans des autobus de la ville pour ensuite les reconduire chez elles n’ont jamais violenté celles qui n’avaient pas été arrêtées. Même si les États-Unis reconnaissent et promeuvent officiellement les Damas de Blanco comme étant un véritable « groupe d’opposition » et que leurs liens avec eux sont d’une évidence irréfutable, jamais les autorités n’ont usé de violence à leur égard. Affirmer le contraire est un mensonge. Et le répéter dans l’espoir qu’on en vienne à le considérer comme une vérité est le genre d’hypocrisie que dénonçait Sean Penn lorsqu’il parlait de l’accusation répétée par les médias de masse à l’endroit d’Hugo Chávez, à l’effet qu’il s’agirait d’un dictateur.

Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés suite à leur procès, en 2003, ainsi que leurs défenseurs – dont les Damas de Blanco – ne sont pas en conflit avec le gouvernement cubain ni avec les gens qui descendent immanquablement dans la rue pour combattre ces petits groupes et défendre la Révolution, à cause des opinions politiques des « dissidents ». Le problème, c’est qu’ils collaborent avec une puissance étrangère (les États-Unis) au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Actuellement à Cuba, et plus que jamais auparavant, les discussions ainsi que les débats en profondeur et à grande échelle vont bon train, que ce soit dans les médias, les familles, les quartiers, les organisations de masse ou les différents niveaux de pouvoir populaire. On discute ouvertement des opinions contraires concernant les mesures qui devraient être prises afin d’améliorer le système socio-économique cubain. Par exemple, il peut s’agir de mesures pour donner plus pouvoir aux représentants élus ainsi qu’aux fonctionnaires œuvrant dans les organes de l’État et du gouvernement, pour régler les problèmes de corruption (qu’on ne peut aucunement comparer à ceux auxquels sont confrontés les pays capitalistes, que ce soit en termes de l’ampleur ou de la nature des actes reprochés), de production et distribution de nourriture et de marchandises nécessaires à la population. Or, ces délibérations n’ont pas pour but de remplacer le système socialiste actuel par un système capitaliste, ni de faire de Cuba un satellite des États-Unis comme c’était le cas avant la Révolution. Les « groupes d’opposition » se sont volontairement exclus de cet important débat qui n’est pas dirigé contre le système actuel, lequel fut établi de manière constitutionnelle. Au contraire, ces discussions sont même encouragées par le leadership historique révolutionnaire qui désire sincèrement voir le peuple participer de plus en plus étroitement au perfectionnement de son propre système. Par conséquent, la position tout à fait marginale de « l’opposition » ou des soi-disant « dissidents » par rapport à la société cubaine en général n’est pas la faute du système cubain, pas plus qu’elle n’en révèle un vice qui devrait être éliminé. Les « groupes d’opposition » sont les seuls responsables de leur isolement total. Si ce n’était des campagnes médiatiques, des fonds états-uniens et des autres appuis qu’ils reçoivent, les « dissidents » ne mériteraient pas une seule minute d’antenne en ce qu’ils n’affectent aucunement la vie politique cubaine à quelque niveau que ce soit.

Les soi-disant dissidents cubains, qui sont complètement isolés, insignifiants et marginaux dans la société et la vie politique cubaines, sont des traîtres à la nation tout comme leurs homologues de Miami. Et les traîtres sont imprévisibles. Ils n’obéissent qu’à leurs propres intérêts et à leur mentalité opportuniste. Ils peuvent être à la solde de n’importe qui puisque c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie. Les traîtres, par nature, sont capables de vendre leur âme. Les peuples d’Europe et des États-Unis, qui n’obtiendraient que des bénéfices d’un meilleur rapport avec Cuba, devraient se demander s’il est possible que Washington, Bruxelles et les médias à leur solde aient créé un monstre qui, en plus de leur échapper, est au service l’extrême-droite. Ces individus gagnent leur vie dans l’unique but de créer des tensions entre Cuba et le tandem Europe/États-Unis. Et ces tensions, par essence, entravent les relations normales qu’entretiennent les nations entre elles. Pour sa part, le président Obama devrait se servir de son intelligence afin de dévoiler les intentions de l’extrême-droite qui cherche à saboter son initiative pour améliorer les relations entre les deux pays. Dans ce contexte, les journalistes sérieux, les parlementaires sincères et ouverts d’esprit, les personnalités politiques, les leaders syndicaux et les intellectuels ne devraient-ils pas être conscients de toute cette duperie ?

Comment se fait-il que Cuba soit actuellement victime d’une autre campagne médiatique et des pressions de Washington et de Bruxelles ? Il y a plusieurs explications. L’une d’entre elles est peut-être le fait que la rencontre des 22 et 23 février 2010, réunissant tous les États de l’hémisphère sauf le Canada et les États-Unis, ait débouché sur un accord pour établir une organisation régionale favorisant l’intégration économique, politique et culturelle. Il s’agit d’un événement historique. Tout le monde sait que dès 1959, Cuba a été l’initiateur et sert encore aujourd’hui de base politique et morale pour la coopération régionale, en dépit de conditions des plus défavorables. Les États-Unis et la vieille Europe n’ont jamais pardonné à Cuba d’avoir pris cette initiative il y a plus de cinquante ans. Ils n’ont jamais admis que Cuba refuse de suivre la voie de la capitulation aux mains des Occidentaux comme l’ont fait l’ex-URSS et l’Europe de l’Est. Défendre Cuba et sa Révolution aujourd’hui signifie défendre toute l’Amérique latine et les Caraïbes dans leur noble initiative d’intégration. La mort de Zapata a eu lieu à un moment des plus opportuns. De plus, sa manipulation par l’Union européenne, ses médias de masse et ceux de l’Amérique du nord sert admirablement la tentative de renverser la nouvelle tendance régionale en attaquant son inspiration première et sa plus prestigieuse : Cuba. Dans le document de 2006 cité plus haut, on peut lire que les États-Unis sont préoccupés par « l’axe » Cuba-Venezuela en ces termes : « Ensemble, ces deux pays encouragent une tendance alternative rétrograde et anti-états-unienne pour l’avenir de l’hémisphère, laquelle trouve une résonance […] dans la région […] » (page 24). Dans ce contexte, les États-Unis affichent clairement leurs visées pour organiser, maintenir et promouvoir leurs propres groupes et initiatives individuelles voués à l’opposition cubaine.

Mais Cuba n’est pas seule. Au contraire, car malgré toutes les tentatives pour l’isoler depuis plus de cinquante ans, le pays n’a jamais occupé une place aussi centrale dans la politique régionale et mondiale. Cette dernière campagne médiatique, qui repose sur des mensonges et sur la distorsion du réel, n’aura d’autres conséquences que d’éveiller la conscience politique des peuples du monde pour leur démontrer comment fonctionnent les médias de masse à la solde de l’oligarchie, c’est-à-dire par le mensonge et la manipulation.

 Arnold August
Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies

Association (LASA).

[1] « Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 27 septembre 2009.

[2] « Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er mars 2010.

[3] « Les « Dames en blanc » de Cuba », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er juin 2008.

[4] « Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 2 août 2006. On pourra télécharger sur cette page le rapport cité.

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Condoleezza Rice et la «démocratie»

Posted by Libertad ! sur 13 octobre, 2007

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Condoleezza Rice est possiblement l’une des figures américaines les plus détestées de la planète avec Georges W. Bush et Dick Cheney. Elle nous parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté». Mais dans quel sens ? Liberté d’exploiter les masses pour les propriétaires ? Démocratie bourgeoise pour les patrons ? Cette dernière dans laquelle les citoyenNEs ont reçoive la liberté de choisir entre des partis politiques qui se ressemblent tous ?

Récemment, elle critiquait durement la Russie et la «concentration du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine». Même si nous pouvons être en accord sur le fait que le gouvernement Poutine va parfois trop loin, elle est très mal placée pour l’accuser. Nous n’aimons nullement Poutine au Reactionism Watch, mais cela ne nous empêche pas de l’appuyer sur ses critiques contre Bush, ou bien quand il refuse l’implantation de bases militaires américaines près du territoire russe.

Le gouvernement, dont elle fait partie, concentre beaucoup les pouvoirs également. Nous pouvons prendre en exemple les pouvoirs spéciaux du président des États-Unis, ainsi que son «droit» de veto. Ceux-ci lui donnent la possibilité de passer outre les projets de lois de l’opposition, majoritaires au congrès. Les Républicains sont loin d’être un modèle de démocratie car ils préfèrent imposer des vetos plutôt que de suivre la volonté de l’opposition majoritaire et de la majorité de la population sur la question irakienne, ou sur la santé par exemple.

Deuxièmement, l’attaque contre l’Irak était illégale et totalement injustifiée. Nul n’a jamais trouvé la moindre trace d’armes de destructions massives (possiblement détruites après la première guerre du Golfe). Même si les États-Unis prétendent avoir donné la «démocratie» aux irakienNEs, la réalité est tout autre. Cette soi-disante «démocratie» ne tient pas debout, et les irakienNEs vivent en ce moment une guerre civile, en plus d’une constante agression de la part de la coalition.

En dernier lieu, cette sorcière appuie les coups d’États anti-démocratiques qui se sont fait en Palestine et au Venezuela. Pour les néo-conservateurs, ce n’est pas compliqué. Selon eux, lorsque la population vote pour le parti conservateur pro-américain, il s’agit là d’un progrès social et du triomphe de la démocratie, mais quand elle vote en faveur d’un parti socialiste qui s’oppose à l’impérialisme militaire, il s’agit là d’une «tragédie» ou d’une élection «truquée et illégitime». Parfois même, ceci est qualifié de « menace socialiste » !

==> En savoir plus

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Hugo Chávez et le socialisme du XXIe siècle

Posted by Libertad ! sur 5 août, 2007

Voici une partie de l’éditorial du Monde Diplomatique sur Hugo Chàvez et la désinformation fait à son endroit:

Peu de gouvernants au monde font l’objet de campagnes de démolition aussi haineuses que M. Hugo Chávez, président du Venezuela. Ses ennemis n’ont hésité devant rien : coup d’Etat, grève pétrolière, exode de capitaux, tentatives d’attentat… On n’avait pas vu un tel acharnement en Amérique latine depuis les attaques de Washington contre M. Fidel Castro. Les calomnies les plus misérables sont colportées contre M. Chávez, conçues par les nouvelles officines de propagande – National Endowment for Democracy (NED), Freedom House, etc. – financées par l’administration du président des Etats-Unis George W. Bush. Dotée de moyens financiers illimités, cette machine à diffamer manipule des relais médiatiques (dont des journaux de référence) et des organisations de défense des droits humains, enrôlés à leur tour au service de ténébreux desseins. Il arrive aussi, ruine du socialisme, qu’une partie de la gauche sociale-démocrate ajoute sa voix à cette chorale de diffamateurs.

Réaction classique de la Droite lorsqu’elle croit que son pouvoir ou celui de ses collègues est en danger : faire une énorme campagne médiatique, mondiale si nécessaire afin de dénigrer les opposantEs au néo-libéralisme qui prennent trop de place. N’oublions pas la campagne particulièrement agressive contre Chàvez lors de la fermeture de la principale chaîne de télévision du pays, qui était particulièrement hostile à la démocratie et qui participé au coup d’État contre lui.

À cet égard, le bilan de M. Chávez est spectaculaire. On comprend que, dans des dizaines de pays pauvres, il soit devenu une référence obligée. Dans le respect scrupuleux de la démocratie et de toutes les libertés (1), n’a-t-il pas refondé la nation vénézuélienne sur une base neuve, légitimée par une nouvelle Constitution qui garantit l’implication populaire dans le changement social ? N’a-t-il pas rendu leur dignité de citoyens à quelque cinq millions de marginalisés (dont les indigènes) dépourvus de documents d’identité ? N’a-t-il pas repris en main la compagnie publique Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ? N’a-t-il pas déprivatisé et rendu au service public la principale entreprise de télécommunication du pays ainsi que la compagnie d’électricité de Caracas ? N’a-t-il pas nationalisé les champs pétrolifères de l’Orénoque ? Enfin, n’a-t-il pas consacré une part de la rente pétrolière à acquérir une autonomie effective face aux institutions financières internationales, et une autre au financement de programmes sociaux ?

Selon cette même Droite totalement anti-démocratique (peu importe ce qu’elle peut dire), la nationalisation des ressources gazières et pétrolières n’est rien de moins que du vol aux « pauvres entreprises privées avec de bonnes intentions ». Le porte-parole de la Maison Blanche, Tony Snow, a affirmé ceci lorsque le pétrole fut officiellement nationalisé au Vénézuéla:

« Les nationalisations ont une longue et peu glorieuse histoire d’échecs dans le monde. Nous soutenons le peuple vénézuélien et c’est un triste jour pour lui ».

Qu’est-ce qu’il y a de triste pour les vénézuélienNEs ? Ils et elles ont enfin le contrôle des ressources naturelles, ils et elles peuvent enfin investir ce revenu pour subvenir à leurs besoins en matière de santé et d’éducation. Rappelons que cette monnaie était autrefois détournée vers les poches des patrons des pétrolières occidentales.

Trois millions d’hectares de terre ont été distribués aux paysans. Des millions d’adultes et d’enfants ont été alphabétisés. Des milliers de dispensaires médicaux ont été installés dans les quartiers populaires. Des dizaines de milliers de personnes sans ressources, atteintes d’affections oculaires, ont été gratuitement opérées. Les produits alimentaires de base sont subventionnés et proposés aux plus démunis à des prix inférieurs de 42 % à ceux du marché. La durée de travail hebdomadaire est passée de 44 heures à 36 heures, tandis que le salaire minimum montait à 204 euros par mois (le plus élevé d’Amérique latine après le Costa Rica).

Résultats de toutes ces mesures : entre 1999 et 2005, la pauvreté a baissé de 42,8 % à 37,9 % (2), tandis que la population vivant de l’économie informelle chutait de 53 % à 40 %. Ces reculs de la pauvreté ont permis de soutenir fortement la croissance, qui, au cours des trois dernières années, a été en moyenne de 12 %, parmi les plus élevées du monde, stimulée aussi par une consommation qui a progressé de 18 % par an (3).

Devant de tels succès, sans parler de ceux obtenus en politique internationale, faut-il s’étonner que le président Chávez soit devenu, pour les maîtres du monde et leurs affidés, un homme à abattre ?

La Droite n’en parlera jamais des succès du renouveau socialiste en Amérique Latine car elle n’acceptera point de voir que son système a échoué. Elle préfère mieux fabriquer des campagnes de peur pour dénigrer les instigateurs de ces changements et tenter de les arrêter, avant qu’il ne soit trop tard pour leurs sales intérêts mercantiles et égoïstes !

Notre soutient va au peuple vénézuélien et à son président, et ce n’est pas les mensonges que nous pouvons trouver sur les sites de Droite qui va nous faire changer d’avis !

L’hégémonie ne passera pas !
Hasta la victoria siempre !
Révolution, la seule solution !
Viva Chàvez !

==> Lire la suite sur le Monde Diplomatique

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Bush veut éliminer Chavez

Posted by Hugo Jolly sur 29 juillet, 2007

Selon le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Nicolas Maduro, la vie du président Hugo Chavez serait en danger. M. Maduro a affirmé mercredi que le président étasunien «avait donné des ordres contre» le «comadante» Chavez.

Lors de la cérémonie de célébration du 440e anniversaire de la fondation de Caracas, le ministre a précisé que «chaque jour qui passe, les menaces contre la vie du « comandante » Hugo Chavez se font plus dangereuses […] Nous savons de bonnes sources, de sources directes que Bush a donné des ordres contre le président Chavez et contre la paix des Vénézuéliens».

Hugo Chavez entretient des liens très serrés avec Fidel Castro, son mentor, et tout comme celui-ci, il confronte verbalement le gouvernement Bush régulièrement. Il soutient d’ailleurs que la CIA oeuvre à son élimination… comme ils l’ont fait déjà à plusieurs reprises.

Le Vénézuela est bien sur une menace pour la paix mondiale puisque selon Bush «Chavez est pire qu’Hitler»… Je crois que ce cher George aurait peut-être besoin d’une leçon d’histoire…

==> Cette nouvelle sur Cyberpresse

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Harper veut contrer la montée bolivarienne du Vénézuéla !

Posted by L'Agitateur sur 11 juillet, 2007

Selon un haut responsable, Stephen Harper, Premier ministre du Canada envisage de faire allusion au modèle canadien dès sa première visite dans les Caraïbes et en Amérique latine ce dimanche. Voici ce qu’il a dit :

« Les pays de cette région sont confrontés à plusieurs défis. Nous pensons qu’il y a des secteurs où le Canada peut aider. Nous pensons que le modèle canadien et la façon dont nous abordons certains enjeux, auxquels ils sont aussi confrontés, peut leur être utile. Nous souhaiterions que le modèle canadien soit une alternative viable au modèle vénézuélien »

Quel est ce modèle canadien ? Nul ne le sait, sauf l’Élite canadienne même qui en a fait référence. Par contre, ce que l’on peut présumer, c’est un modèle qui se base sur les valeurs néoconservatrices canadiennes se rapportant tous au conservatisme mélangé au libéralisme. Or, un modèle de la Droite canadienne dans le but de freiner le projet bolivarien d’Hugo Chavez à travers l’Amérique latine. Ce projet regroupe le socialisme et le bolivarisme en un seul tout.

Certes, la question qui se pose est la suivante : est-ce que le Canada tenterai d’épandre son impérialisme vers l’Amérique du Sud ?

==> Lire la suite
==> Le bolivarisme (en anglais)
==> Société Bolivarienne du Québec

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Critiques douteuses à l’endroit de Chavez (Article paru dans La Presse)

Posted by L'Agitateur sur 19 juin, 2007

Ceci est un texte d’opinion à lire pour tous et toutes concernant l’affaire RCTV et les oligarchistes de la Droite. Voici le texte d’opinion en question :

Le 28 mai dernier, la société vénézuélienne était le théâtre d’un autre séisme sociopolitique. Cette fois, le sujet de la polémique qui laissera plusieurs policiers et des dizaines de manifestants blessés, est le non-renouvellement du permis d’émission sur fréquence publique de la cinquantenaire Radio Caracas Télévision (RCTV).

La censure, la persécution des journalistes ou la pression exercée sur les médias sont des gestes condamnables peu importe où et quand ils se produisent. Nonobstant, la liberté d’expression reste un principe passablement délicat dont l’exercice ne signifie rien si sa critique ne vise plus à éclairer la population tout en favorisant l’exercice de la démocratie. Avec raison, on qualifie souvent les médias de «quatrième pouvoir»: leur responsabilité, immense, peut facilement se confondre avec la politique. Dans cette optique, la liberté d’expression doit être envisagée comme un droit public et non privé; ce que reconnaissent d’ailleurs l’ensemble des régimes démocratiques.

Voilà pourquoi le Canada s’est doté d’un Conseil de la Radiodiffusion et des Télécommunications (CRTC) tout comme le Venezuela compte sur sa Commission Nationale des Télécommunications. De fait, c’est cette commission, et non pas Hugo Chavez (comme trop de médias le laissent tendancieusement croire), qui a refusé de renouveler le permis de la RCTV.

Les événements qui marquent en ce moment la scène politique et sociale du Venezuela doivent s’inscrire dans le cadre de ces considérations. Or c’est loin d’être le cas; une grande partie de la couverture que l’on fait de l’affaire RCTV, en Occident ou en Amérique latine, est non seulement douteuse mais frise carrément la mauvaise foi.

Le débat soulève des passions qui dépassent largement la simple question de la fermeture partielle d’une chaîne de télévision: c’est l’État de Chavez qui est visé, et surtout, son projet d’édifier ce qu’il qualifie de «socialisme du XXIe siècle».

Au nom de cette liberté d’expression, semble-t-il si chère aux pourfendeurs de Chavez, il est donc nécessaire de rectifier le tir. Radio Caracas Télévision n’a rien du média informatif et critique: il s’agit d’un véritable mouvement politique utilisant frauduleusement la liberté d’expression pour se livrer à des actions littéralement subversives. La chaîne se vouait depuis 2001 à une véritable campagne politique anti-gouvernementale et anticonstitutionnelle.

En 2002, elle jouait un rôle actif dans un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu et un an plus tard, elle coordonnait une grève pétrolière organisée par les forces de l’opposition. Deux exemples de ces efforts répétés de la RCTV pour forcer le gouvernement à démissionner.

Paradoxalement, les médias vénézuéliens, prétendument soumis à un régime totalitaire, ont réussi à faire croire à une grande partie du globe que Hugo Chavez est un véritable dictateur. Pourtant, il y a eu sept consultations populaires en neuf ans au Venezuela, toutes sanctionnées par les observateurs internationaux, qu’il s’agisse de l’ONU ou de l’ex-président étasunien Jimmy Carter. Bien que les urnes ne soient pas les seules garantes de la souveraineté populaire, elles demeurent un indice probant pour mesurer l’état d’une démocratie. Hugo Chavez a non seulement été élu directement au suffrage universel à trois reprises, mais il a aussi remporté un référendum sur sa propre révocation.

Tout comme faire de Chavez un despote est pour le moins contestable, on peut légitimement douter de la bonne foi de ces médias s’indignant librement contre la censure. En outre, ce doute devrait germer en une sérieuse réflexion lorsque l’on apprend qu’une méga-chaîne telle que CNN présente malhonnêtement les dernières manifestations à Caracas sur fond d’images prises au Mexique, question de mousser le scandale.

Environ 903 médias privés sont toujours actifs au Venezuela (sur un total de 908, incluant radio, télévision et presse écrite) et ceux-ci ont pu vilipender à leur guise le gouvernement en place pendant près d’une décennie. L’opposition vénézuélienne, représentée actuellement par une poignée d’étudiants aisés manifestant dans les quartiers riches de Caracas, est parfaitement consciente de la cause qu’elle sert. Et répétons-le, malgré des nobles habits qu’elle revêt frauduleusement, cette cause n’a rien à voir avec la liberté d’expression.

ALEX BOISSONNEAULT

L’auteur est professeur de relations internationales et de commerce à l’Université de San Martin de Porres, au Pérou.

==> Source

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Album photo M.-À.-J.

Posted by L'Agitateur sur 10 juin, 2007

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Événement : Contre-manifestation du 9 juin (*urgence*)

Posted by L'Agitateur sur 7 juin, 2007

Nous avons reçu un communiqué dit urgent de la Société bolivarienne du Québec. Ceci est à diffuser partout où vous pouvez ! Faites vite ! Voici le communiqué en question :

Camarades, amiEs,

Samedi matin le 9 juin 2007 à 9h30 au métro Papineau les Vénézuéliens de l’opposition contre-révolutionnaire se sont donné rendez vous pour rencontrer les médias corporatifs canadiens.

En réponse, la SBQ vous convoque à une contre-mobilisation au même endroit à 9h00 pile, soit, une demie heure avant eux. Notre mobilisation pacifique sera une concentration et conférence de presse à la fois. Nous profiterons de la présence des médias pour faire entendre notre point de vue, qui est jusqu’à maintenant complètement censuré par les médias corporatifs, les soi-disant et ironiquement auto-proclamés « défenseurs de la liberté d’expression ».

Nous distribuerons notre communiqué de presse signé par plus d’une douzaine d’organisations qui appuient la décision populaire du gouvernement vénézuélien de ne pas renouveler la licence de diffusion de RCTV.

Nous vous appelons à venir en grand nombre (notre succès ou ridicule dépend de votre participation!), venez habilléEs en rouge, et SVP soyez ponctuel, c’est à dire, soyez là à 9h00 pile pour être là avant eux.

Donc c’est un rendez vous spontané et massif…!!!!!!

SAMEDI LE 9 JUIN À PARTIR DE 9H00 (PILE) DU MATIN À LA SORTIE DU MÉTRO PAPINEAU

NON à leurs fausses prétentions de défendre la liberté d’expression (lorsqu’ils censurent les manifestations d’appui)!
NON au renouvellement de l’impunité médiatique!
NON à RCTVas!
NON aux mensonges de Radio-Canada et les médias capitalistes canadiens!
OUI au processus révolutionnaire bolivarien!
OUI à la VÉRITÉ.

NO PASARAN!!!!!! (Ils ne passeront pas!!!!!!!!)

Ricardo Astudillo
Société Bolivarienne du Québec

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Venezuela – Réponse aux mensonges concernant RCTV

Posted by L'Agitateur sur 28 mai, 2007

Encore une fois, la Droite vénézuélienne tente de se rendre victime d’une agression du gouvernement Chavez qui tente de rendre le pays bien socialiste. Fort heureusement, il a le soutient de millions de personnes contrairement aux droitistes qui n’ont le soutient que des gouvernements riches tels que les États-Unis, la France et le Canada.

Ainsi donc, cette même Droite a crée des tonnes de mensonges dans le but de désinformer la population et la ramener, par la voie démagogique, à sa cause. Voici donc un article très intéressant qui répond à tout ces mensonges véhiculés à l’instant même où nous écrivons ces lignes. Le voici :

Depuis que le Président du Venezuela a annoncé que son gouvernement ne renouvellerait pas la licence de la chaîne de télévision RCTV, une campagne hystérique a été lancée, dans la presse capitaliste internationale, accusant Hugo Chavez de s’en prendre à la liberté d’expression dans le but de « museler l’opposition ».

Il n’est pas difficile de réfuter les arguments de tous ceux qui font mine de s’inquiéter pour la « liberté de la presse » au Venezuela, car ces arguments reposent sur une montagne d’hypocrisie et de mensonges – purs ou par omission. Voici nos réponses à quatre des allégations les plus courantes, concernant cette affaire.

« Hugo Chavez a fermé RCTV »

Hugo Chavez n’a pas fermé RCTV. RCTV avait l’autorisation de diffuser ses programmes par le biais de fréquences TV qui sont propriété publique, et que le gouvernement ouvre à des chaînes pour une période donnée. Le 28 mai, date de l’expiration de la licence de RCTV, celle-ci ne sera pas renouvelée. La loi vénézuélienne – qui prévaut également dans la plupart des pays – ne dit pas qu’un gouvernement accorde des droits de diffusion à telle ou telle chaîne pour une durée indéfinie.

« RCTV est l’une des rares chaînes de TV privées »

C’est évidemment faux. D’après un rapport de juin 2006, la vaste majorité des grands médias vénézuéliens (Chaînes TV, stations de radio et journaux) sont entre les mains de propriétaires privés. En ce qui concerne la télévision, 90% du marché est contrôlé par quatre compagnies : RCTV, Globovision, Televen et Venevision. Le propriétaire de RCTV, Marcel Garnier, possède également 40 chaînes de télévisions locales à travers le pays. 79 des 81 chaînes de télévisions sont privées. La situation est sensiblement la même en ce qui concerne les autres médias : 706 des 709 radios et tous les journaux sont privés.

« RCTV était un obstacle au projet populiste de Chavez »

Le projet politique de Chavez n’est pas l’objet de cet article. Ceci-dit, il faut quand même souligner que les médias bourgeois ont tendance à qualifier de « populiste » tout projet politique qui ne repose pas sur le principe de l’exploitation capitaliste.

Dans quelle mesure RCTV était-elle un obstacle au projet politique du gouvernement bolivarien ? De fait, RCTV était directement et ouvertement impliquée dans le coup d’Etat du 11 avril 2002 contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez. Cette implication de RCTV était tellement flagrante qu’un membre de la direction de la chaîne, Andres Izarra, qui était opposé au coup d’Etat, démissionna en toute hâte de façon à ne pas être partie prenante de ce crime. Dans un témoignage officiel adressé à l’Assemblée Nationale vénézuélienne, Izzara a raconté que le jour même du coup d’Etat, le patron de RCTV lui avait demandé de ne pas diffuser la moindre information, pendant plusieurs jours, sur Chavez, son personnel, ses ministres et l’ensemble de l’entourage du président.

C’est exactement ce qui s’est passé. Le jour du coup d’Etat, RCTV a diffusé l’information – mensongère – selon laquelle Chavez avait démissionné. Et lorsque, deux jours plus tard, des millions de Vénézuéliens descendaient dans la rue pour réclamer le retour de Chavez à la tête du pays, RCTV ne programma que des dessins animés ! Il existe un excellent documentaire sur les journées du coup d’Etat, réalisé par deux journalistes irlandais qui ont filmé chaque heure de ces journées décisives, y compris à l’intérieur du palais présidentiel. Son titre est significatif : La révolution ne sera pas télévisée.

« Fermer RCTV, c’est réduire au silence l’une des seules sources d’informations qui ne dépendent pas directement de l’Etat »

Comme nous l’avons déjà montré, ceci est absolument faux. La plupart des médias, au Venezuela, soutiennent ouvertement l’opposition au gouvernement de Chavez. C’est d’ailleurs l’une des contradictions flagrante de la situation, au Venezuela : alors que les deux-tiers de la population soutiennent le gouvernement (d’après le résultat des élections de décembre 2006), la vaste majorité des médias, eux, mènent une campagne active et systématique contre Chavez.

En 2002, même l’organisation Human Rights Watch, qui fait campagne contre le gouvernement vénézuélien, avait dû admettre que « loin de diffuser des informations précises et justes, les médias cherchent à provoquer le mécontentement populaire et une opposition radicale au gouvernement ». (Human Rights News, le 9 octobre 2002)

Malgré cela, le gouvernement vénézuélien a fait preuve d’une grande tolérance – trop grande, à notre avis –, en ne fermant aucune chaîne TV, aucune radio et aucun journal de l’opposition. Ce n’est qu’aujourd’hui, cinq ans après le coup d’Etat soutenu par RCTV, que le gouvernement décide de ne pas renouveler sa licence. Nous posons la question : quel autre régime « démocratique » tolèrerait qu’une chaîne de télévision ayant ouvertement soutenu un coup d’Etat poursuive son activité au lendemain de l’échec du coup ? Dans quel autre pays le propriétaire de la chaîne ne serait pas poursuivi par la justice pour son implication dans le coup d’Etat ?

Non seulement le patron de RCTV n’a pas été poursuivi, mais sa chaîne n’a pas cessé de se livrer à la propagande la plus outrancière à l’encontre de Chavez – y compris en le qualifiant de « fou » et en soutenant les appels à son assassinat. Elle a systématiquement appelé à son renversement par la force.

Simon Bolivar disait qu’une peuple ne serait jamais libre sans liberté d’expression. C’est parfaitement exact. Mais la liberté d’expression n’est pas assurée dans un système où les grands médias sont contrôlés par une poignée de multi-millionnaires qui s’en servent pour promouvoir leurs intérêts – contre ceux de la grande majorité de la population.

Alessandro Villari

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Voici par ailleurs le texte d’une résolution, signée par des responsables de notre campagne internationale « Pas touche au Venezuela ! » (PTAV), qui approuve le non-renouvellement de la licence de la chaîne putschiste RCTV.

« Nous considérons que le non-renouvellement de la licence de RCTV est une décision légitime et démocratique du gouvernement vénézuélien. Cette mesure n’est pas due à l’opposition de RCTV au gouvernement d’Hugo Chavez, mais au fait que cette chaîne a directement participé à l’organisation du coup d’Etat d’avril 2002 contre le gouvernement démocratiquement élu. Nous approuvons la décision d’ouvrir une nouvelle chaîne publique, TVes. Le problème des médias, au Venezuela, ne réside pas dans une limitation de la liberté d’expression par le gouvernement, mais plutôt dans la nécessité de démocratiser l’accès aux médias, lesquels sont dominés par une poignée de grands groupes privés qui utilisent leur position pour saboter les aspirations de la majorité du peuple vénézuélien. »

Signataires :

Manzoor Ahmed (Député de l’Assemblée Nationale pakistanaise, président du PTUDC et de PTAV au Pakistan)
John McDonnell (Député du Parlement britannique, Président de PTAV en Grande Bretagne)
Alan Woods (Fondateur de PTAV et éditeur d’In Defence of Marxism (www.marxist.com)
Fernando Buen Abad Domínguez (Philosophe des médias, membre du comité de conseil de Telesur).
Claudio Belloti (Membre de l’exécutif national du PRC, Italie)
Juanjo López (Secrétaire Général du Syndicat des Etudiants, Espagne)
Juan Ignacio Ramos (Président de la Fondation Frédérico Engels, Espagne)
David Rey (Coordinateur national de PTAV Argentine)
Emanuel Tomaselli (Coordinateur national de PTAV Autriche)
Erik Demeester (Coordinateur national de PTAV Belgique)
PTAV Brésil
Jorge Martin (Secrétaire international de PTAV)
Alex Grant (Coordinateur national de PTAV Canada)
Patrick Larsen (Coordinateur national de PTAV Danemark)
Jérôme Métellus (Coordinateur de PTAV France)
Hans-Gerd Offinger (Coordinateur national de PTAV Allemagne)
Stamatis Karayannopoulos (Coordinateur national de PTAV Grèce)
Roberto Sarti (Coordinateur national de PTAV Italie)
PTAV Mexique
PTAV Pérou
Rui Faustino (PTAV Portugal)
Jordi Rosich (Coordinateur national de PTAV Espagne)
Egil Karlow (Coordinateur national de PTAV Suède)
John Peterson et Cort Greene (PTAV Etats-Unis)

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