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Éric Duhaime est-il un agent de la CIA? La question se pose!

Publié par sylvainguillemette le 1 décembre, 2010

Éric Duhaime, cofondateur du Réseau liberté Québec (RLQ), accusait récemment Amir Khadir d’avoir un agenda caché. Un agenda islamiste… Il enjoignait madame David de faire attention à son acolyte. Mais aujourd’hui, je vous demande à mon tour, Éric Duhaime a-t-il lui-même un agenda caché? N’a-t-il pas lui-même, des comptes à rendre aux travailleurs mécontents du régime libéral, qu’il tente de berner avec ses promesses d’un moindre État, lui qui travaille à la conciliation des intérêts de la bourgeoisie tout en prônant le démantèlement des forces laborieuses syndicales unies?

Mais d’abord, présentons le personnage.

En tout premier lieu, Éric Duhaime va se chercher un baccalauréat en science politique et une maîtrise en administration publique. On pourrait ici croire que c’est ce n’est que vertus et qu’il a de bonnes intentions.

Mais rapidement, monsieur le populiste prend du galon et se rend responsable de conseiller différents chefs de partis politiques, dont Stockwell Day, Mario Dumont et étonnamment, Gilles Duceppe, jadis marxiste. Qui aurait cru que monsieur Duceppe puisse avoir besoin de conseils d’un apologiste de Pinochet?

Il travaille ensuite pour l’Institut Économique de Montréal, un tentacule néo-libéral financé, entre autre, par les frères Koch.

Il écrira également ses torchons idéologiques dans des couches pleines dédiées pour ce, les Journaux de Québec de monsieur Péladeau, qui reprendront à leur tour, toutes les thèses libertariennes -sans offrir les antithèses- de ceux qui se clament de la lucidité.

Il ira ensuite se donner de la crédibilité, aux yeux des vautours qu’il sert, en auxiliant, en tant que directeur pour une ONG en Irak, le National Democratic Institute (NDI), faisant elle-même partie de la fameuse National Endowment for Democracy (la NED), créée pour cause et créée surtout, pour coordonner les Coups d’État de la maison blanche, et ses dictatures de par le monde. La NED a fait le tour des pays d’Amérique latine dans le dernier siècle, et elle y a mis en place des écoles de torture bien à elle. D’ailleurs, étonnamment, suite au passage de monsieur Duhaime en Irak, occupée alors par des troupes impérialistes états-uniennes, britanniques et autres, le gouvernement fantoche irakien interdira les travailleurs de l’électricité de s’associer sous des bannières syndicales, ce qui crée une grave violation du droit des travailleurs de se syndiquer, de s’unir, comme le font pourtant les bourgeois autour d’oracles tel que le RLQ au Québec. Mais cela va de pair avec les principes étonnamment contradictoires de monsieur Duhaime, et son apologie par exemple, du régime d’Augusto Pinochet au Chili quant à ses prétentions de «sauver la démocratie en Irak». De toute façon, on ne peut pas sauver la démocratie en travaillant pour la CIA, l’entité terroriste la mieux financée du monde… Et d’autre part, on peut préciser que cela va également de pair avec les principes si chers de monsieur Duhaime, qui ne cesse d’apologiser le régime du défunt Augusto Pinochet, mis en place, lui aussi, par la CIA, le 11 septembre 1973.

Alors refaisons le poids des deux personnages.

Éric Duhaime qui accuse Amir Khadir d’avoir un agenda islamiste, alors qu’Amir est athée, et que sa famille ait du fuir le régime islamiste de Téhéran, suite à la révolution islamique… Ou, Éric Duhaime lui-même, qui participe aux côtés d’outils pour ce, au Coup d’État en Irak, et à la mise en place d’un régime où les travailleurs seront tous dociles au diktat des patrons, et où surtout, ils n’auront plus le droit d’unir leurs forces pour défendre leurs intérêts communs, de classe, comme le font pourtant les bourgeois au Québec, sous les bannières de différents groupuscules, comme le RLQ.

Par ailleurs, précisons que l’Irak, suite à l’invasion des amis impérialistes de monsieur Duhaime, qui y feront des tas de crimes de guerre et d’atrocités contre les civils, donc en parfaite cohérence avec les principes de monsieur Duhaime dont l’apologie du régime de Pinochet est connue de toutes et tous au Québec, a privatisé ses ressources pétrolières et gazières, au grand plaisir et profit des Empires pétroliers et gaziers des «pays occupants», qui comme par hasard –il est partout ce hasard!-, sont également les financiers de la carrière de monsieur Duhaime! Bref, il était tout à fait normal que monsieur Duhaime aille traire ses vaches à lait!

Donc finalement, on ne peut pas dire qu’Amir Khadir ait un agenda caché, rien ne le prouve, et rien ne nous laisse le penser. Mais on peut dire que monsieur Duhaime sert les pétrolières, lesquelles ont financé d’ailleurs, son groupe d’extrême droite économique et morale, le RLQ. On peut également dire qu’il a participé à l’occupation de l’Irak, aux côtés des criminels états-uniens et britanniques, et des pétrolières, qu’il a largement servi. On peut aussi déceler une part de jeu politique en Irak de sa part, puisqu’il est évident qu’il y a manipulé les opinions pour faire interdire les syndicats des travailleurs de l’électricité. On peut donc dire qu’il a œuvré pour le compte du patronat irakien, ou étranger, en Irak, et que bref, lui qui nous demande le démantèlement des syndicats au Québec et partout dans le monde, a concilié pour sa part, le patronat autour d’une cause commune, d’une cause de classe!

Éric Duhaime aurait-il un agenda putchiste caché? Mieux encore! Lui qui joue le jeu des faucons états-uniens en Irak, pour le compte du paravent putchiste «NED», et qui sert donc la cause israélienne, n’aurait-il pas un agenda sioniste? La question se pose également!

Une chose est certaine du moins, il a un agenda «anti-travailleur salarié», pro-patronat, anti-syndicat et un agenda putchiste au passage! Et chose certaine aussi, nous n’aurons pas à mettre madame Marcotte en garde des «agendas connus» d’Éric Duhaime, car ils ont de toute façon les mêmes intérêts!

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Un véhicule d’idées!

Publié par sylvainguillemette le 19 novembre, 2010

Contre le RLQLe RLQ vient de faire son arrivée au Québec, comme de nombreux Tea Party sont arrivés sur la place publique états-unienne, à l’instar des compagnies d’assurance qui arrivent aussitôt le déluge passé par chez vous. Aucune coïncidence (sic!). Mais ces regroupements prétendent nous offrir de nouvelles et bonnes idées. Qu’en est-il véritablement et quel est leur but commun réel derrière toutes ces prétentions?

D’abord, les libertariens ne datent pas d’hier. C’est en fait un vieux courant de pensée, pensé par une classe précise, pour des intérêts  précis, mais servi par un mercenariat sans scrupule, voire avide et cupide, peu soucieux des conditions sociales découlant de leurs «pensées magiques». La conciliation d’individus aux allures douteuses y est de mise, et nous pouvons observer que le prolétariat ne colle pas à leurs idées, et pour cause.

En effet, le prolétariat ne peut coller aux idées du Réseau Liberté Québec, puisque les intérêts qui y sont présentés ne le concernent en rien, sauf en apparence. De belles promesses juteuses, mais pieuses, telle la fin des attentes dans le réseau de la santé, y sont répertoriées, comme la fin des impôts l’est également. On y prêche un moindre État, bref, un État manifestement sensible à leurs intérêts, à rien d’autre. Mais quels intérêts? Et ceux de qui?

Les libertariens n’arrivent pas à convaincre le prolétariat de la «bonne cause», parce que précisément, les intérêts des exploitants de ces premiers sont à la une. Ainsi, en parfaite contradiction, certains aliénés, exploités eux-mêmes, mais très rares, vont endosser le combat des intérêts de ceux qui les exploitent. Et on ne peut finalement qu’en déduire une faiblesse d’esprit critique, voire une aliénation totale.

Le RLQ défend sans retenue les intérêts de la bourgeoisie, mais cela, tentant de faire passer le loup pour un mouton. Effectivement, le RLQ, défendant les intérêts de la bourgeoisie, annonce des jours meilleurs pour les payeurs de taxes et d’impôts, en remettant la responsabilité sur chacun d’eux, d’une destinée, ratée ou réussite. Le RLQ considère de la sorte, que tous les humains naissent égaux, niant ainsi les faits réels, que tous les humains ne naissent pas égaux. Mais tel est leur constat, servant de base à leur argumentaire, déjà promis au totalitarisme, conséquemment.

Faisons le tour des idées des libertariens pour nous en convaincre…, mais d’abord, menons un constat clair, pour éviter les totalitarismes émis par ces libertariens et ne pas tomber dans leur piège, et/ou ne pas répéter leurs erreurs.

Les conditionnements mènent aux conditions, un processus s’explique toujours par un autre, et en explique toujours un autre également.

Il est un fait qu’une pomme tombe d’un pommier, comme il est un fait qu’un héritage, constitue un bon point de départ pour quiconque dans la vie. Ainsi, il est permis de constater la relativité, d’un point à un autre, au fil de l’évolution. On peut donc faire le constat suivant : sans pommier, pas de pomme!

Si donc, les pommiers donnent les pommes, qu’est-ce qui peut expliquer, dans nos sociétés, que des individus, minoritaires, et c’est important pour l’exemple d’en préciser la minorité, puissent amasser plus rapidement que d’autres, majoritaires ceux-là, des sommes considérables, relativisant leur richesse comme supérieure à celles des majoritaires? Une explication s’impose, par l’observation. C’est que certains d’entre nous, possédons des conditionnements, menant à nos conditions de mieux nantis, ou de moins nantis. Et c’est que certains disposent de moyens d’enrichissement «plus rapides» que ceux des autres, par exemple, et celui-ci relativise précisément mes «minoritaires» et mes «majoritaires» cités dans l’exemple ci-haut, certains disposent de moyens de production.

Qu’est-ce que viennent faire les moyens de production là-dedans? C’est bien simple en fait, ils constituent un moyen d’enrichissement personnel, au détriment du labeur d’autrui, celui en l’occurrence, des employés «majoritaires» du possédant de ces moyens de production. En effet, via ces moyens de production, le propriétaire dispose d’un moyen d’exploiter le labeur de ses employés, en achetant leur force de travail à un prix concurrentiel, assez bas pour que des profits en soient dégagés, via ce qu’on appelle une plus-value, dont la valeur est inconnue jusqu’à la mise en marché du produit. Mais bien qu’elle soit inconnue, cette plus-value aura lieu, si l’entreprise, le moyen de production, en vaut la peine et n’est pas déficiente dans ses plans d’affaires.

En gros, on peut déjà affirmer que le prolétariat ne pourra jamais acquérir autant de richesses que ne le pourra la bourgeoisie, sauf encore là, et ce n’est jamais arrivé, par l’entremise d’une loterie, ou d’un héritage, ce qui toutefois, viendrait détruire l’argumentaire «des mérites» de cette classe élitiste, que nous proposent pourtant ces libertariens, inconséquents qu’ils sont, en guise d’argumentaire légitimant l’exploitation des besoins, du labeur et des maladies d’autrui.

Définitivement, la partie possédant ces moyens de production sera toujours avantagée par ses possessions, et ne sera donc jamais égale à la majorité, soit au prolétariat, qu’elle exploite d’ailleurs, pour se hisser au-dessus de celui-ci, et pour expliquer la concentration de la richesse en son sein.

Et les libertariens ne pourront jamais nier certains faits, dont celui qu’un arbre à l’ombre, ne poussera jamais plus vite qu’un arbre au Soleil, bien arrosé de rosée. Ainsi, on peut déjà, d’emblée, affirmer que le possédant de ces moyens de production, sera toujours plus riche que la moyenne de ces majoritaires prolétaires, exploités d’ailleurs, pour la cause.

Et puisque j’affirme qu’il y a exploitation, autant argumenter cette affirmation, que je ne saurais laisser en pâture à mes paresseux intellectuels si chéris, que sont les liberta-bon-à-riens.

L’exploitation existe, n’en déplaise au courant libertarien, conciliant à celle-ci.

En effet, le courant libertarien nie l’existence de l’exploitation, puisqu’il y a entente entre deux parties, soit celles que je cite plus haut. Et puisqu’il y a entente entre les prolétaires et les bourgeois, cela signifie t-il que l’exploitation n’existe pas? En fait, je vous pose ma question autrement. Est-ce que le mouton tondu l’est moins parce qu’il se laisse faire? Est-ce que le fait qu’il ne se débatte pas, peut nous permettre de nier l’existence de cette tonte?

Biens sûr que non! Tout comme l’entente entre deux parties, l’une exploitante, l’autre exploitée, ne peut finalement que se traduire par une entente sur les modalités de l’exploitation en question! Rien de plus logique!

Autrement dit, le système de salariat, le capitalisme, et d’emblée la propriété des moyens de production, signifie également, sans l’ombre d’un doute, un divin droit d’exploiter le labeur d’autrui, voire autant ses besoins et ses maladies.

N’en déplaise donc aux libertariens, l’exploitation est un fait bien réel dans le capitalisme, pour expliquer l’enrichissement d’une minorité, dite parasitaire alors, sur le labeur d’autrui, sur les besoins d’autrui et sur les maladies d’autrui.

Cela signifie donc que les dés du jeu sont pipés, et que le système lui-même conditionne ces inégalités économiques, qui elles, conditionnent à leur tour les inégalités sociales par conséquent, d’autant plus dans un système dont l’État ne joue plus aucun rôle, sauf celui de protéger la dictature du ô kapital, bref, des gens surtout, qui le possèdent.

Il n’y a donc aucune possibilité d’avoir des être humains nés sous la même étoile, et non pas parce que «c’est simplement ainsi et que ça l’a toujours été», mais bien parce que le système capitaliste crée ces conditionnements et légitime l’exploitation des divers besoins d’autrui, via la potentialité d’acquérir des moyens de production, eux-mêmes conditionnant l’enrichissement personnel d’une minorité, sur le labeur, les besoins et les maux de la majorité.

Rien d’étonnant alors, à ce que les prolétaires n’engagent pas le lien avec le RLQ, sauf évidemment, par aliénation, ou par aspiration à exploiter à leur tour, le mauvais sort des autres.

Les idées des libertariens et la réalité

1-Les libertariens prônent l’abolition du système de santé actuel, pour sa privatisation totale.

Pourquoi nous sommes-nous donné le système de santé actuel, universel, donc accessible à toutes et tous? Maintenant que nous avons fait le tour de la question du partage des richesses, et bref, des conditions apportées par les conditionnements précis de chacun, et que nous avons conclu que toutes et tous ne naissaient pas égaux, je crois qu’il est aisé de répondre en affirmant que c’était parce que le mauvais partage des richesses d’antan et d’aujourd’hui, ne permettaient et ne permettent toujours pas à tous d’accéder au système de santé, une fois qu’il est privatisé.

D’autre part, outre le simple accès universel, quelque soient vos moyens d’y accéder, il est surtout important de comprendre qui, d’entre nous, pourra entreprendre «librement» dans de tels systèmes de santé, privatisés. Or, il paraîtra désormais évident au lectorat, que la bourgeoisie minoritaire, chez qui s’est entassée la richesse sur le dos de la majorité prolétarienne, sera la seule potentielle actrice d’une telle initiative.

Bref, en parfaits totalitaires qu’ils sont, les libertariens vous affirmeront que toutes et tous, «désormais libres d’entreprendre», pourraient entreprendre cette initiative. Or, on s’entendra pour dire qu’il faut du capital pour entreprendre, et que les faits nous portent à croire, ou plutôt à observer, que la minorité parasitaire bourgeoise, chez qui s’est entassée la richesse -ce dont ils nient l’évidence-, sera porteuse de cet entreprenariat, elle seule. Et que bref, le prolétariat pour sa part, ne pourra qu’être libre, lui, de se plier au diktat du ô kapital, concentré chez nos «chers bourgeois», lesquels sont les véritables cibles d’intérêts de nos amis libertariens.

La privatisation de la santé n’est donc pas une priorité des prolétaires, exploités par les bourgeois minoritaires aptes à entreprendre en la matière, donc à exploiter d’avantages de besoins de ces prolétaires, mais bel et bien celle des bourgeois, précisément, parce que cela constituera, justement, un nouvel outil d’exploitation pour cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, défendue par le RLQ, qui finance d’ailleurs la conciliation des membres de ce groupe sectaire et monolithique.

La privatisation de la santé, d’ailleurs, coûtera plus chère per capita, puisqu’il est déjà admis, qu’une partie, à savoir cette minorité parasitaire qu’est la bourgeoisie, voudra sa cote sur cette pratique parasitaire. Indéniablement. Et cela, sans parler des dépenses qui seront ajoutées pour la simple compétition. Pour un être humain sensé, il s’agit là d’efforts dispensables, alors que le libertarien, lui, voit en la coupe à blanc d’une forêt, une opportunité de faire des profits.

Cette idée n’en vaut donc pas la peine, sauf pour la minorité parasitaire bourgeoise.

2-Les libertariens prônent l’abolition des services publics.

Dans le même genre de constat, nous sommes forcés d’observer, encore une fois, que le capital n’est pas partagé dans ce système, et qu’il est concentré au sein d’une minorité avantagée par ses propres conditionnements, et ce, indéniablement.

Donc, qui dit fin des services publics, dit fin de l’universalité de l’accès à ces services, et bref, cela dit également «fin de la soupape à la grogne populaire» que précipiterait un tel «chacun pour soi».

Autrement dit, ce que prônent les libertariens, c’est ce «chacun pour soi», et tant pis si vous n’avez pas les moyens d’y parvenir. De telle sorte que, les filles et fils de riches, conditionnés par des parents riches, n’auront pas le même souci que les mômes des moins nantis. Et qu’avant même d’avoir «mérité» leurs «droits», selon un argumentaire biaisé, nous l’avons vu, il leur sera octroyés ces divins droits cités, d’accès à tous les services et même d’exploitation, déjà, selon les moyens de papa et maman, qui sont et seront toujours leur conditionnement, jusqu’à maturité, et encore.

Donc, certes, on peut abolir tous les services sociaux, mais non sans admettre que cela perturbera profondément le politique, au point d’hausser les intérêts des prolétaires, à faire la lutte de classe. Cela ne servira donc, que temporairement la cause bourgeoise, et celle des sbires de cette classe minoritaire et parasitaire, soit ces libertariens.

Les prolétaires n’ont donc rien à gagner à suivre un courant politique, s’affichant comme populaire, mais n’étant dans les faits que celui de la minorité parasitaire bourgeoise et de ses valets.

3-Les libertariens prônent l’in-intervention de l’État

Les libertariens voudraient donc que l’État se taise, sous peine d’en accuser son existence, des liens qui lient les membres d’une même classe et des plans machiavéliques qu’ils se mettent en place, afin de concrétiser les conditionnements, qui avantageront leurs intérêts communs, dans le but ultime, de se donner des conditions avantagées, évidemment.

Mais de fait, les libertariens ne désirent pas la disparition de l’État, comme les communistes, mais celle de l’État qui ne se tait pas devant les inégalités sociales, découlant celles-ci des inégalités économiques conditionnées par le système capitaliste lui-même. Bref, les libertariens désirent un État bien à eux, conciliant, voire docile au diktat de ceux qui possèdent le ô kapital.

Qu’est-ce qu’un État conciliant pour les libertariens? Eh bien, c’est un État qui reconnait toujours la propriété privée, dont celle des moyens de production, mais cela, sans jamais ne tenir compte des conditionnements de chacun, apportant à chacun pourtant, des conditions fort différentes. Bref, le «jem’enfoutismedesautres»  s’affiche sans scrupule et prend le dessus. C’est ce que nomment fièrement, les auteurs libertariens, l’individualisme.

On peut donc conclure que le seul bon État pour les libertariens, c’est celui qui sera docile à la minorité parasitaire bourgeoise et que par conséquent, les prolétaires n’ont rien à gagner à suivre ce courant, qui n’a visiblement rien d’un mouvement «populaire».

L’état ne crée pas le corporatisme, les libertariens fabulent.

Les libertariens prétendent que l’État crée le corporatisme. Mais je vous démontrerai à travers ces lignes, que l’État n’est que l’outil que s’est donné cette concertation bourgeoise, mentionnée comme l’élite du système capitaliste, dite corporatiste par les libertariens.

L’État

D’abord, l’État, du terme connu,  vient historiquement des XVe et XVIe siècles et désignait une forme d’organisation du politique qui s’est développée à partir de la Renaissance. Il n’est pas d’hier comme on dit. Il a été précédé par la Polis grecque, la res publica romaine, le Saint Empire romain germanique etc. (Source :Wikipédia)

L’État, c’est l’outil de lance et de relance économique et sociale, mais aussi l’outil de répression par excellence, contre l’opposition à la démocratie par exemple, et parfois, malheureusement, contre la démocratie elle-même. L’État représente une concertation populaire, autour d’une «forme de gouvernement».  L’État naît donc d’abord du besoin des oligarques d’imposer populairement, ou «populistement» plutôt, leur diktat. L’État sert par conséquent, tant à épauler l’imposition d’un  régime démocratique ou non, qu’à donner un semblant de démocratie aux masses populaires, soumises pourtant, aux oligarques qui trônent hiérarchiquement sur eux, si minoritaires soient-ils en comparaison à la majorité populaire, laborieuse celle-ci.

L’État prendra plus tard une forme propre et relative aux «droits». On parlera alors d’État de droits. Mais là encore, cette forme d’État, comme d’autres, ne fait que concilier exploitants et exploités, sous une docilité semblant commune, mais aux nets avantages bourgeois. La propriété privée devient l’emblème privilégiée par les capitalistes, qui possèdent alors les moyens de production, et les capitaux pour s’en approprier, et/ou d’avantage.

L’État de droits, certes, constitue une avancée quant aux droits des travailleurs vendant leur force de travail, mais il leur confère également l’obligation de respecter l’ordre établi par les capitalistes qui d’ores et déjà, mettent à profit les nouvelles règles en vigueur. Car qui dit «droit d’entreprendre», dit droit de tirer profit d’opportunités, tant malsaines que saines. Alors qui dit droit de «profiter d’opportunités», dit  droit de «profiter du labeur d’autrui» entre autre, via cette potentialité que sont les moyens de production détenus par la bourgeoisie. Cela se coordonne via le besoins en général des prolétaires, et via leurs maladies en pratique, lorsque les réseaux de santé sont privatisés, s’il y a tel réseau.

L’État de droits sert donc, oui, la cause des travailleurs en ce qui concerne ses droits communs, comme le droit de vivre et d’être respecté en tant qu’être humain, mais il consent également à permettre aux bourgeois le droit d’exploiter le labeur d’autrui et ce faisant, la concentration de richesse au sein de cette classe devient inévitable. Cet État de droits néglige donc les intérêts d’une classe, pour en avantager une autre. Toutes ententes en perspective, demeure favorable à l’une des deux parties. Et les privilèges des uns, mieux conditionnés par leurs conditions, n’est en rien un argumentaire scientifique pour justifier l’oppression des «autres» et cela, encore moins lorsque les autres sont majoritaires, en comparaison aux «uns».

L’État n’est donc pas l’outil qui mène au corporatisme, mais plutôt, le corporatisme est l’évènement initial qui permet et qui pousse la bourgeoisie à se doter de l’État, ou à user de celui qui existe déjà, sans lequel, elle ne pourrait autrement imposer ses caprices et ses dogmes.

Car qui dit État, dit également répression, et oppression conséquemment. L’État fait respecter les droits qu’il impose, via le bras armé qu’il se donne, que l’on le nomme la «police» ou l’armée. Qu’importe, l’État demeure donc toujours policier, même s’il ne s’affiche pas.

Bref survol, certes, mais en ce qui concerne notre époque contemporaine, nous n’aurons pas besoin de survoler toutes les étapes de la progression de l’État pour donner notre verdict. Le constat final n’en sera point perturbé.

Le capitalisme 101 et le rapport de classes

Le capitalisme est un modèle économique, son nom le dit, carburant aux capitaux. Il met en valeur des dites lois immuables, consistant à donner des valeurs aux produits d’échange, selon leur offre globale, et leur demande globale. Un produit plus rare, grimpera par exemple en valeur, dû sa rareté, comme un autre, dense et facilement accessible aux couches les moins nantis, sera de moindre valeur. Une certaine logique s’applique, tant qu’on peut suivre les véritables statistiques de ces demandes et de ces offres.  Autrement dit, on ne peut pas garantir la parfaite valeur d’un objet, via les outils que nous nous sommes donnés. L’inventaire d’une production par exemple, peut prendre des semaines à se concrétiser en chiffres observés et lorsque ces chiffres sortent, le constat réel n’est déjà plus le même.

La valeur des produits brièvement expliquée, le capitalisme va au-delà des simples constats de valeur. Il permet, entre autre, d’amasser des capitaux, prétextant en cela, des pouvoirs relatifs y convenant, excusés par ce modèle économique et ses lois. Qui possède des capitaux, possède la possibilité d’entreprendre, bonne idée ou non en soutien. Qui possède les capitaux, peut s’approprier des moyens de production, telle une usine par exemple, sans pour autant démontrer quelconque mérite. Via cette usine, le propriétaire de ces moyens de production peut salarier des travailleurs lui offrant forces de travail en échange. Et qu’en disent les capitalistes purs et durs, l’entente entre ces deux parties ne peut que constituer une entente sur les modalités d’une exploitation, s’il y a profit créé par l’entreprise. La valeur de l’objet aura beau n’être connue qu’en temps et lieu de vente, ou d’achat, celle-ci, la valeur, définira néanmoins le taux d’exploitation du prolétaire, vendant lui, sa force de travail aux propriétaires de ces moyens de production pour créer une certaine richesse relative.

D‘autre part, le capitalisme est tellement bien adapté pour favoriser un semblant de partage qu’il s’est donné des loteries, et le droit de léguer des «mérites» et des «sacrifices», permettant ceux-là, dans le système capitaliste, de revendiquer le droit d’en profiter, quitte à ce que ce soit au détriment d’autrui. Cette soupape populaire imposée par l’État n’est pas inutile, elle permet entre autre à la bourgeoisie de profiter allégrement de son titre, sans que le prolétariat ne s’en offusque, car celui-ci espère en la loterie, un véritable repartage des richesses. En effet, la loterie maintient la dictature bourgeoise en place, et elle maintient et fait survivre le système capitaliste par conséquent. La loterie serait donc, selon les prolétaires on ne peut plus aliénés, garante de justice sociale.

Les classes et leurs intérêts

Outre ce simple rapport entre prolétaires et bourgeois, il y a la réalité de leurs intérêts propres à chacun, en tant que classes précisément distinctes.

La bourgeoisie détient les moyens de production, elle y trouve donc intérêt en la matière, en fonction de ce qu’elle peut en retirer économiquement. Par ses moyens de production, la définissant comme bourgeoise, la bourgeoisie se distinct inévitablement du prolétariat qu’elle embauche, devenant ce dernier, redevable à la bourgeoisie qui l’embauche, justement. Sans la bourgeoisie dans le modèle capitaliste, les capitaux sont insuffisants et les prolétaires ne peuvent entreprendre, quand même ils auraient de très, très bonnes idées. Il leur faudrait, par exemple, emprunter aux bourgeois la somme dont ils auraient besoin, et cela, aux modalités imposées par la bourgeoisie, qui ne pourrait qu’y voir une opportunité, là encore, de faire des profits.

Le prolétaire est communément le travailleur salarié. Il vend comme nous le disions, sa force de travail pour subvenir à ses besoins primaires et/ou secondaires.  Il vend cette force aux seuls capables de s’offrir son labeur, donc aux bourgeois en possédant les moyens. Le rapport entre cette classe et la classe bourgeoise n’est donc pas innée en l’humanité, mais relatif aux conditionnements qui menèrent lors de la révolution bourgeoise, à la dictature mondiale de celle-ci –dictature qui s’installa sur plusieurs siècles…- et à l’installation impérialiste, d’États pour ce.

Ces deux classes n’ont donc pas le même intérêt dans leur système capitaliste respectif. L’un emploi l’autre et l’autre lui vend sa force de travail. Le prolétaire retire quelques miettes de la richesse qu’il crée de ses efforts, alors que le bourgeois lui fournissant ses moyens de production pour ce, en retire un véritable profit, profit qui sera nécessaire à la modernisation de ses moyens de production, mais dont il aura tout de même pleinement le contrôle. L’un travaille donc pour que l’autre amasse.

Cette contradiction s’exerce en fait dans toutes les sphères du système capitaliste. Qu’il s’agisse de l’accès aux matières premières qui serviraient à fabriquer des objets de pacotille, ou des voitures de luxe pompeuses d’essence, tous n’ont pas le même accès à celles-ci. Que l’on ne mentionne que des restaurants merdiques où logent les pauvres, et ceux des riches, où les couverts dépassent la paie hebdomadaire moyenne des prolétaires, on y perçoit déjà une garantie d’injustice sociale. Ensuite, les vêtements, les articles ménagers ou les autres appareils qui pourraient légitimement faire l’envie des prolétaires, ne sont pas tous accessibles à ceux-ci, faute de moyens limités, concentrés ceux-là, chez la bourgeoisie minoritaire et parasitaire.

Mais c’est surtout lorsque l’on aborde la question de la santé ou de l’éducation que l’écart de richesse vient perturber le débat. C’est que, sans éducation, il est difficile de se sortir de la pauvreté et que, sans santé, il est difficile de vendre sa force de travail, une fois mal en point. Alors que de l’autre versant, le riche, lui, n’a que faire de ces factures de pacotille, qui ne viendront en rien modifier son budget ou l’étouffer socialement. C’est pourquoi le riche n’espère pas autre chose que la privatisation de ces services, puisqu’il est apte à se les offrir et qu’il en profitera largement. Et que le pauvre de son côté, désire le maintien de la soupape sociale que l’on s’est donné via l’État, c’est-à-dire l’universalité de l’accès à ces services.

D’autre part, on peut également observer l’arrivée d’une autre contradiction concernant la privatisation de la santé. Car certes, la privé en santé rend inévitable les deux vitesses, soit donc que les riches passeront avant les pauvres, parce qu’ils en auront les moyens. Mais il y a un débat tout autre, qu’est celui, précisément, de la capacité d’entreprendre, et de ce faire au détriment d’autrui. L’appropriation donc, des systèmes de santé, nécessite certainement une bonne contribution en capital, ce qui n’est pas d’augure pour tout le monde. Il y a donc une brèche dans la justice sociale, que l’État ne peut éviter que par son propre contrôle de l’universalité des soins, d’où cette révolution lors de la «Révolution Tranquille». Puisque de toute évidence, les moyens de soigner privatisés donneraient aux riches propriétaires de ces moyens, l’opportunité de s’enrichir sur les maladies d’autrui. Il faut noter là, que tous, toutes les classes, n’y trouvent donc pas leur compte.

Les intérêts de classe se heurtent ainsi donc sans cesse. Ils forment les classes, telles qu’elles le sont. Chaque classe et ses intérêts, ne peut se concilier à l’autre classe et ses intérêts, parce qu’il y a contradiction. Parce qu’une classe sur l’autre, y trouve son compte. Parce qu’une classe en particulier, vit apparemment du labeur, des besoins et des maladies de l’autre classe, ce qui n’est rien de moins que de l’oppression, déguisée en conciliation de classes. Une conciliation qui ne sera jamais totale et qui ne pourra jamais l’être.

Les intérêts de classe engendrent le corporatisme

L’État n’est donc pas essentiel pour créer le corporatisme, les intérêts de classe suffisent à concerter les forces de chacune en un front commun. On y décèle par exemple, les syndicats, les outils d’aide aux travailleurs externes tels que les conseillers pour les accidentés du travail. On y trouve également des firmes d’études sans but lucratif comme l’IRIS, qui viennent appuyer demandes et réquisitions des salariés, en apportant celles-ci, des études scientifiques sur la relativité du coût de vie de chaque classe en notre société.

Du côté des employeurs, l’appareil n’est envieux de celui des prolétaires. Conseil du Patronat, pratiquement collé sur le gouvernement… Diverses firmes d’études, financées par la bourgeoisie, appuient leurs demandes et sont même retranscrites dans divers journaux populistes. Le capitalisme en soi, leur lègue des divins droits, tels ceux que nous avons cité plus haut, dont celui d’exploiter les besoins, le labeur et la maladie d’autrui, par simple fait de posséder les moyens de ce faire. Les journaux eux-mêmes, ont un penchant patronat, puisque ces premiers appartiennent ni plus, ni moins, au patronat! Même son de cloche dans les médias télévisés, puisque les plates-formes, mise à part notre société d’État Radio-Canada, sont tous privées, et appartiennent donc à la bourgeoisie. Il serait fort étonnant de voir ces médias s’en prendre à leurs propres intérêts!

Bref, même sans l’État, on peut déceler et y constater des intérêts forts différents d’une part et d’autre des classes qui forment notre société. Avec ou sans l’État, le corporatisme est néanmoins bel et bien présent dans nos sociétés capitalistes, et le seraient d’avantage encore, s’il n’y avait justement pas ces États, pour réguler et donner un semblant de justice sociale. Mais le système capitaliste ne nous donnera jamais justice, puisque même celle-ci s’achète avec des capitaux, que toutes et tous ne possèdent pas en même importance, nous l’avons vu.

Il n’y a donc qu’un seul ingrédient nécessaire pour créer le corporatisme et l’État n’en est pas un. L’État, lui, n’est qu’un outil, créé pour donner au peuple, l’imaginaire émancipation qu’il désirait. Mais rien n’est plus faux. Les intérêts de classe priment et l’État, pour une classe comme pour l’autre, vient parfois embûcher le chemin.

Par ailleurs, certaines soupapes sociales inscrites dans l’historique des États, sont indispensables au maintien du système prévalant. Autrement dit, s’il n’y avait pas eu d’universalisation des soins de santé, ceux-là seraient toujours inaccessibles aux moins nantis, et les cliniques privées profiteraient encore plus aux bourgeois, où déjà, la richesse se concentre étant donné les moyens de production concentrés également chez ceux-là. Qui ici, peut avancer que le prolétariat ne se serait pas rebellé sans cette soupape sociale? Les idiots utiles du capitalisme, qui d’autre!

Conclusion finale

Les libertariens ne sont donc pas les sauveurs qu’ils prétendent être et n’ont rien de bon à apporter aux prolétaires, qui n’ont pas les mêmes intérêts que la classe minoritaire et parasitaire bourgeoise, que défendent ces libertariens.

Bref, le RLQ n’est qu’un ramassis de putes à bourgeois, à qui les travailleurs salariés du Québec ne doivent surtout pas faire confiance!

Certes, ils ont un véhicule plein d’idées, mais d’idées qui ont plus à voir avec les sites d’enfouissement et de compostage qu’autre chose!

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Quand les rats convergent

Publié par sylvainguillemette le 1 septembre, 2010

Les rats, c’est connu, convergent lorsqu’il y a des tragédies comme; des inondations, des débuts d’incendie, des tremblements de terre, etc.. Et c’est pareil en politique, lorsque les Empires s’effondrent ou approchent de leur implosion…, ou de leur explosion.

Ce fait établi jusqu’ici, nous de même, Québécoises et Québécois, concourons à cette même fin d’Empire, du moins, nous commençons en à apercevoir les fissures. Et à travers ce processus, nous observons les clivages d’une société. Des clivages qui se traduisent néanmoins en des divisions déjà observées par le passé. L’une d’elles, est celle entre les classes et les intérêts de chacune de celles-ci.

Une plaie ouverte sur notre social entre les capitalistes, certes motivés par leurs conditions issues de meilleurs conditionnements, et les socialistes, conditionnés eux, à percevoir rapidement les amorces dissimulées par ces premiers et les solutions pour se débarrasser de toute exploitation néfaste pour leur classe, le prolétariat -les salariés-.

Et au Québec, aujourd’hui, on peut déceler cette subdivision des capitalistes à travers cette explosion diverse, de leurs extrémismes. L’un de ceux–là en particulier attire toutefois d’avantage mon attention que les autres, même si celui-ci ne prendra vie que le 23 octobre prochain (2010).

C’est un mouvement d’extrême droite-économique qui désire, comme le Tea Party états-unien, réduire l’État à son plus petit, à sa disparition en fait. Ce mouvement libertarien s’inspire des idées capitalistes les plus sauvages, celles qui carrément, ne tiennent que compte des conditions de chacune et chacun, même sachant que ces conditions sont pourtant elles, issues de conditionnements bien précis. Sachant donc que tous les humains ne peuvent bénéficier de toutes luxures –incluant le droit à la santé, à l’eau, à tout, bref, pour cette droite-là- dans le mode de partage offert par le capitalisme sauvage, ces égoïstes, très individualistes, n’en déroutent pas moins de leur itinéraire idéologique.

Pourtant, ailleurs, n’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit que la Nouvelle-Orléan, une semaine après le passage du célèbre Ouragan, un endroit où l’eau potable n’était toujours pas disponible, où les soins n’arrivèrent toujours pas et finalement, ce qu’elle est toujours aujourd’hui, un décor irakien?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait des systèmes de santé des  pays de l’Amérique du sud, des «moindre performants» vis-à-vis celui de Cuba la socialiste (selon l’OMS)?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fait de la Somalie ou du Ghana, un endroit merdique où vivre pour quiconque sauf les seigneurs de guerre, en plus d’être des plus célèbres paradis fiscaux qui soient, sans couverture médicale pour la «p’tite populasse»?

N’est-ce pas le «moindre Étatisme» qui fit du système banquier états-uniens, l’un des plus corruptibles du monde qui le fit ensuite s’écrouler, puis revivre aux frais du prolétariat de la planète tout entière?

La droite, dans toutes ses propositions, fait le dénigrement des débats de fond. Elle fait l’aveugle, devant ses propres ratées. Elle joue l’innocente, lorsque ses idées sont mises en place par la force. Éric Duhaime, de ce mouvement prétendu lucide, n’a que faire que la droite chilienne se soit hissée par un Coup d’État horrible, où le premier socialiste –Salvador Allende-  élu trois fois de suite, augmentant sa majorité chaque fois, fut détrôné par les armes et la violence. Joanne Marcotte n’a que faire que Cuba soit 100 fois mieux qu’elle était sous Batista, et qu’elle dépasse tant en éducation qu’en services de santé, tous les pays du monde de son calibre économique (Selon l’OMS, l’UNESCO, l’ONU, le FMI et bien d’autres…).  Ces capitalistes extrémistes n’ont que faire que l’on détruise leurs mythes. Ils n’ont de toute façon, que faire des débats.

Cette droite là, extrémiste et aveuglée par ses dogmes, fondera toutefois les bases d’un  parti solide, puisque populiste. Les radio-poubelles de Québec soutiennent l’effort de ces cols rouges. Il ne faut pas sous-estimer la bêtise humaine. Rappelons-nous qu’Adolf Hitler avait bouleversé le monde avec le populisme -et la bière-. Celui-ci a ses vertus. Le mouvement grandira. Les rats se réuniront. Ils formeront une Assemblée, comme d’autres l’ont fait avant eux. Et leurs solutions simplistes reviendront, ratées sociales après ratées économiques, tant qu’elles plairont aux véritables plaidants, que ces valets de la bourgeoisie défendent bec et ongles, faisant passer les intérêts de cette vermine pour les nôtres, à nous les prolétaires.

Ce qu’ils défendent réellement? Ce n’est pas la liberté de toutes et tous, comme ils le prétendent, mais celle d’une classe minoritaire et parasitaire qui détient les rouages de notre économie, ce qui explique l’enrichissement de cette minorité d’ailleurs. Ils défendent par exemple, via le «privé en santé», le droit d’entreprendre en la matière, en octroyant à ceux qui en ont les moyens, les moyens de soigner la population qui conséquemment, en devient dépendante lorsque malade. L’achat et l’exploitation d’une clinique privée permet tout simplement au bourgeois possédant les capitaux nécessaires pour ce, d’exploiter la maladie d’autrui. Voilà son seul mérite d’ailleurs, que de posséder les capitaux pour ce faire. Ce n’est pas la liberté de toutes et de tous qu’on défend ici, mais celle de la minorité capable de se payer une clinique privée, afin, précisément, qu’elle exploite la maladie d’autrui ultérieurement. C’est la bourgeoisie qu’on défend ici.

Qui gagnerait à la privatisation de l’eau, sauf ceux, finalement, qui pourraient s’acheter des sources d’eau, parce qu’ils en auraient les moyens? Encore une minorité. Et qui s’en trouve automatiquement dépendante? La majorité. Le prolétariat. Les salariés. Et les autres, les pauvres sans emploi, les malades mentaux, les handicapés, etc..

Qui gagnerait aux libertés d’entreprendre dans l’électricité, en privatisant Hydro-Québec, si ce n’est encore cette minorité affairiste, aux poches bourrées de capitaux, finalement amassés comment, si ce n’est que par une antécédente exploitation, par une loterie ou par un héritage, ce qui conséquemment, détruit les mythes selon lesquels les bourgeois auraient fait plus d’efforts que les autres et qu’ils auraient pris des risques d’avantage, risqués que ces «fainéants prolétaires»? C’est bien évidemment la bourgeoisie et les mieux nantis qui pourraient se permettre cette richesse, relative à notre dépendance hivernale. Et qui perd de ses libertés, encore une fois, en devenant redevable à ces pourritures qui n’ont pour mérite, encore une fois, que le capital qu’ils détiennent? La majorité. Le prolétariat, cette classe créatrice de richesses, exploité par cette minorité. Et cette richesse dont il est question, c’est celle-là même que ce même prolétariat quémande déjà, sans que le capitalisme ne soit sauvage encore. Imaginez ce «meilleur monde» que nous promettent ces libertariens

Et de fait, toutes les complaintes de cette droite extrémiste, ne sont qu’affirmations populistes. Par exemple, lorsque les débats s’imposent, on les voit s’en soustraire, ou censurer nos efforts cléricaux, qu’ils vulgarisent en «textes fleuves à la Castro», trop orgueilleux pour avouer qu’ils n’y comprennent rien, ou qu’ils sont incapables de réfuter nos dires. Nombre de fois où j’ai dû expliquer en long et en large, le fait que les processus s’expliquaient les uns par les autres, tout en expliquant les prochains. Nombre de fois où j’ai dû, et où j’ai démontré que les conditionnements étaient eux-mêmes, conditionnés par des conditions, qui elles-mêmes, étaient conditionnées, indéfiniment, par d’autres conditionnements, ainsi de suite… Nombre d’exemples, lesquels j’usai, pour expliquer qu’un arbre à l’ombre, ne pousserait pas comme son jumeau au Soleil. Ce qui par ailleurs, relevait les contradictions et les erronés constats de cette droite populiste qui voudrait punir le pauvre, pour ce qu’il est, sans s’attarder au «pourquoi» il l’est.

Ce mouvement populiste vise la classe moyenne, pourtant créée elle-même, par les contrats sociaux d’une révolution qui n’avait rien de tranquille et où les constats multiples de diverses ratées sociales, découlant elles, de ratées économiques d’une droite jadis, «plus sauvage», ont donné naissance à cette révolution «socialiste» québécoise. Ainsi, encore une fois, tel que j’expliquai à ces vautours, c’étaient les conditionnements qui donnaient dans les années 1970 au Québec, naissance au «Socialisme Québécois». Les conditions présentes pour ce, elles ont créé les conditionnements pour convaincre la population du Québec du bien fondé d’une telle entreprise collective qui d’ailleurs, fait aujourd’hui du Québec l’un des meilleurs endroits où vivre au monde, entre autre pour nos tampons sociaux, qui rappelons-le, ont fait toute une différence lors de la crise bourgeoise de 2008-2009 sur Wall Street.

Et d’autant plus que, les fameux «coûts exorbitants» exhibés par nos détracteurs sur nos services sociaux, ne sont que le reflet, de fait, des caprices dogmatiques d’un système parasitaire, n’ayant justement pas fait ses preuves et qui fait faillite aux 30-40 ans, cela, à nos frais à nous, les majoritaires prolétaires exploités par cette minorité qui dicte. Les chiffres des lucides ne sont redevables ici, qu’aux dogmes du système défaillant en place. Il ne faut pas tomber dans le panneau. De plus, les services au privé n’ont que cela de différent, soit le fait que ces services soient encombrés d’un parasite, sans aucun autre mérite que sa possession préalable de capitaux, désirant sa cote sur les besoins d’autrui. Rien d’autre. Car la gestion n’a que faire du financement et vice-versa. Les deux n’ont de fait rien à voir l’un avec l’autre.

Alors pourquoi ces extrémistes continuent d’avancer leurs idées outre nos débats de fond, qu’ils ignorent certes, si ce n’est qu’ils se fient sur la bêtise humaine, armée de  leurs populismes, pour convertir les masses, comme Adolf Hitler le faisait dans une brasserie loufoque allemande. Alors, il ne manque plus que la bière pour ce 23 octobre 2010! Il sera toutefois difficile de prétendre à la lucidité après la brosse!

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