Reactionism Watch

Centre de Surveillance de la Droite Internationale

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Nous y serions

Posted by sylvainguillemette sur 10 août, 2010

Vous rappelez-vous cette banderole «Victory» accrochée sur le porte-avion où George Walker Bush Jr atterrissait en héros dans un avion de chasse? Vous rappelez-vous ses prétentions, interprétées par la machine à propagande bourgeoise états-unienne? Les ADM? L’Axe du mal? Les crimes affreux de Saddam Hussein? Ses liens avec al-Qeada? Et la «Victoire», vite annoncée par Washington?

Aujourd’hui, en Irak, rien ne va plus et ce sol n’a probablement pas été aussi violenté que depuis les débuts de son invasion, en 2003.  La guerre interethnique n’en finit plus, les luttes de pouvoir s’y multiplient et s’y intensifient. Il n’y avait peut-être pas les Armes de Destruction Massive prétendues, ni de lien entre al-Qeada et le défunt Raïs, mais les risques de carnage annoncés par les pacifistes, eux, étaient bien réels et aujourd’hui, c’est l’Irak et son peuple qui paient l’avidité de la bourgeoisie occidentale. L’Irak s’est littéralement transformé en enfer bien réel, en un bourbier duquel elle ne tirera aucun profit et duquel Washington doit maintenant sortir, sans perdre la face.

Chaque jour y est peut-être votre dernier. Les courses au marché public irakien sont les évènements les plus risqués de votre semaine. Et votre occupant vous assure que tout va bien, alors que vous voyez de vos yeux, quotidiennement, des actes de barbarie perpétrés par de nouveaux escadrons de la mort, du «bon côté» cette fois, enfin dit-on. En mai dernier, 563 morts… Mais tout va bien, le pétrole coule à flot, lui. Même les kurdes indépendantistes n’y sont pas négligés. Mais la contribution civile y est monstrueuse.

Le compte de morts dépasse maintenant le million et ce, chez la portion civile uniquement. Quant aux Armes de Destruction Massive censées se trouver dans ce pays, on en trouve effectivement des traces, mais ce sont celles apportées par l’Occident et non celles d’une Irak en alliance avec le Mal, comme le stipulait le mal incarné lui-même, George Walker Bush Jr. Bien que je ne sois pas croyant, Bush n’a-t-il pas contrevenu, ainsi que ses disciples, aux lois de la Bible sur laquelle ils jurent ironiquement allégeance?

Le seul mois de juillet fut l’un des plus meurtriers depuis le déclenchement de l’invasion illégale de l’Irak, berceau des nations civilisées pourtant. Et sur les 535 morts répertoriés par les ministères de la Santé, de la Défense et de l’Intérieur, 396 d’entre eux étaient des civils, ce qui ne vient surtout pas démentir les dires selon lesquelles les civils paient un plus lourd tribut que les hommes en armes dans quelconque conflit opposant ces derniers. Sur ce lot, seuls 50 étaient des soldats armés, et 89, des policiers. Et il ne faut surtout pas déconsidérer les 1043 blessés lors du même mois, une donnée qui explique ensuite, les conditions sociales locales et les difficultés du pays à remonter la pente en ce qui concerne…, à peu près tout en fait. Comment soigner les malades, quand les hôpitaux sont jonchés de cadavres, parce que la morgue est aussi pleine? Comment assurer une sécurité publique quand même la police, fait parfois partie du problème? Comment promettre l’eau, le toit, la nourriture, les soins et les autres services quand l’instabilité est une conséquence de la lutte de pouvoir qui se joue en Irak sans dictature établie et que celle-ci n’est pas sur le point de se terminer?

L’Irak est devenu un véritable enfer, grâce aux États-Unis d’Amérique capitalistes et ses alliés, assoiffés de capital. Sous les prétentions de jouer à la «police du monde» se cachent des faits. Des intérêts. Ceux de la bourgeoisie, de toute évidence. Le pétrole irakien, suite à la mise en place de la dictature amie, fut privatisé. Les politiques étrangères irakiennes sont celles du Pentagone. Les contrats de reconstruction furent octroyés, sans appel d’offre, à des intérêts du pouvoir en place (Halliburton, etc..). L’Irak s’est peut-être débarrassé du Raïs, mais elle s’est embourbée dans une guerre civile, camouflée sous une fausse démocratie.

Et outre ces intérêts particulièrement bourgeois, il faut aussi tenir compte des pertes de soldats «alliés», à qui l’on ment pour user de leur chair. Ces soldats qui meurent, autant les nôtres, ces Canadiens en Afghanistan comme en Irak le font les États-uniens, il faut se rappeler que l’aliénation fait souvent partie de l’équation pour expliquer de tels sacrifices. Donner sa vie pour sauver un peuple, en tuant ce peuple, en y imposant une dictature, en y pratiquant le terrorisme, l’enlèvement, la séquestration et la torture, ça n’a rien d’analogue, je me trompe?

L’Irak est un tel fiasco humanitaire qu’il me vient à l’esprit une constatation soudaine. Quand on y songe, si notre gouvernement conservateur canadien avait été au pouvoir en 2003, ou s’il était majoritaire aujourd’hui, nous y serions, nous aussi, dans ce bain de sang prévisible et prédit par les militants pacifistes qui couvraient les rues du monde entier et sur lesquels crachaient les conservateurs canadiens.

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La Droite a peur des communistes ?

Posted by sylvainguillemette sur 28 juillet, 2010

Qui ne connait pas encore Éric Duhaime, ce triste et sombre personnage qui ne cesse de faire l’apologie de son idole chilien, Augusto Pinochet?

Hier, monsieur Duhaime a récidivé et réattaqué les valeurs socialistes, en se drapant des siennes, capitalistes sauvages. Il a décidé de faire un texte populiste et de «basher» du communiste pour s’auto-valoriser. Une ratée monumentale étant donné les faits historiques qui peuvent autant couvrir les staliniens que les fanatiques capitalistes comme Éric Duhaime, de honte et des relativités sociales qui couvrent notre planète.

Éric Duhaime attaque Jaffar et Amir Khadir. La droite a peur des communistes?

Éric Duhaime a décidé, à l’instar des journaux populistes détenus par Quebecor, de faire du populisme pour attaquer ses ennemis idéologiques. Il accuse dans un billet signé du 27 juillet 2010 sur le réseau Canoë, Amir Khadir de fricoter avec les «communistes», comme s’il y avait de quoi d’illégal dans le fait de vouloir nationaliser les moyens de production… Mais encore, il va plus loin.

Il accuse Amir Khadir et le Parti communiste du Québec, dont j’ai fait partie, de faire, comme lui fait l’apologie du Coup d’État d’Augusto Pinochet (de sa dictature, de ses enlèvements, des séquestrations, de la torture, des assassinats, etc..), de faire l’apologie de l’Union Soviétique –tout en ne mettant que le contexte stalinien, dépourvu de l’historique de l’avant-révolution, la révolution elle-même, et l’après-révolution (prise de pouvoir par Staline et la suite par exemple)-. Or, je sais que le Parti communiste du Québec condamne d’emblée tout ce qui ne serait pas respectueux des lignes du communisme, et donc par conséquent, les dérives autoritaires et dictatoriales d’un seul homme exerçant SA dictature sur le prolétariat, plutôt que la dictature de celui-ci sur l’ensemble du peuple. Bref, rien n’indique que le PCQ ou Amir Khadir n’ait donné quelconque appui à la dictature de Joseph dit «Staline» sur le prolétariat en Russie, ni les conquêtes impérialistes qu’ont ensuite imposé cette dictature et cet homme.

Ainsi, nous, communistes ou socialistes respectant les principes du communisme, condamnons fermement la dictature de Staline en Union Soviétique (Les soviets y ont été remplacés par des faux-soviets soumis au diktat de Staline), qui aurait en réalité du être celle du prolétariat, et non celle d’un seul homme. Il serait donc opportun pour Éric Duhaime de corriger le tir, lui qui devrait savoir que le communisme (l’absence de l’État, la dictature du prolétariat…) n’a jamais existé sur Terre, ni en Russie, ni à Cuba et ni dans aucune prétention de la sorte munie de l’«habit du moine».

Quant à Amir Khadir, le fait qu’il ait des «contacts socialistes» ne l’oblige pas à soutenir des crimes commis en Russie dite soviétique –mais où le soviétisme n’existait pas…- (et où elle a mis les pieds), perpétrés par des États –pas de communisme s’il y a État…-, contrôlés eux par des hommes uniques, et non par des conseils démocratiquement élus et révocables en tous temps. Éric Duhaime devrait donc revoir son argumentaire d’une autre époque, digne des commentaires disgracieux, mais surtout erronés du grand tueur de masse que fut Ronald Reagan et ses comparses à l’endroit de ceux qui voulaient partager les richesses.

Les communistes ne veulent qu’une chose, débarrasser l’humanité de toute exploitation faite par les humains, sur d’autres humains. Il importe donc, pour nous, de nationaliser les moyens de production pour que cela ne soit tout simplement pas possible. Ce qu’ont fait les Russes sous la dictature de Staline n’a rien à voir –Sauf dans les cas de défense, où par exemple la Russie a dû se défendre dès sa révolution accomplie, d‘une attaque des grands amis d’Éric Duhaime, la bourgeoisie de l’Ouest.- avec le socialisme, encore moins avec le communisme, sauf peut-être du temps de Lénine –Que Duhaime nous raconterait encore hors contexte, en parlant des meurtres de masse… Mais qui est Duhaime, lui qui soutient les mêmes meurtres de masse chez Pinochet, ou ceux perpétrés lors de la révolution bourgeoise, pour condamner les meurtres commis lors de la révolution russe de 1917 –Et autant de meurtres étaient commis à l’endroit des Bolcheviks à cette époque.- ?-. La Russie a exercé une dictature d’un seul homme. Ses prétentions, ensuite, ne sont que cela, des prétentions. Sous Staline et ses successeurs, les soviets n’ont jamais remplacé l’État et n’ont jamais obtenu les pouvoirs qui devaient leur être décrétés par la voie même du socialisme.

Éric Duhaime, pour se conforter dans son argumentaire biaisé, cite aussi le régime de Pol-Pot et des Khmers rouges au Cambodge. Or, ce régime fut lui aussi financé, comme Al-Qeada et les Talibans (Monsieur Duhaime sera étonné! Même le PKK Kurde est financé par Washington!)  et bien d’autres groupes terroristes par Washington (Source : L’État voyou de William Blum).  Pourquoi? Parce que Pol-Pot détestait les Vietnamiens et les communistes. Contre de l’aide médicale, logistique et financière, le dictateur unique –Où est passé le communisme monsieur Duhaime?- Pol-Pot a accepté de liquider tous les ressortissants Vietnamiens, et le soutien local aux «rouges». Pol-Pot n’était pas communiste, comme Kim-Jong-Il ne l’est pas non plus, et comme Maurice Thorez ne l’était pas non plus…, etc.. L’habit ne fait pas le moine. Éric Duhaime devrait le savoir, lui qui parle de «liberté» -Celle d’entreprendre surtout! Et, étant donné le mauvais partage des richesses, ce sont des libertés que toutes et tous ne partagent pas.-, tout en soutenant un Coup d’État suivi de meurtres de masse, de torture et de disparitions multiples. La double-mesure n’est jamais loin d’Éric Duhaime.

Éric Duhaime cite ensuite la Chine, où le communisme n’a jamais mis les pieds non plus. Il y a eu, et il le dit lui-même, la dictature d’un seul homme, Mao. Mais jamais la dictature de conseils populaires, dont les élus étaient révocables en tout temps, n’a vu le jour en Chine –mise à part dans quelques villages et villes («Quelques» en Chine, c’est plus que 2 ou 3…), où des Chinois ont cru au système de Marx et d’Engels. Cependant, jamais l’État ne s’y est dissous. Mais Éric Duhaime se trouve encore dans l’erreur historique et patauge un peu plus chaque fois, dans le totalitarisme de ses propres affirmations, par exemple en affirmant que la «Chine était communiste», où par exemple en affirmant que «nationaliser des moyens de production», ce serait «INQUIÉTANT –ce sont ses dires- ».

Cuba… Éric Duhaime choisit mal ses cibles. Cuba utilise une forme de socialisme, très près de ce que prônaient Marx, Engels, et leurs successeurs. Mais ce sont surtout les statistiques qui démentent ici les propos accusateurs du populiste. Cuba, en comparaison aux pays de son calibre économique, s’en tire mieux que tous. Cuba n’a pas à envier la République dominicaine ou la Jamaïque quant à l’accessibilité à la santé ou aux hautes études. Cuba n’envie aucun pays d’Amérique du sud ou centrale en ce qui concerne les soins de santé ou l’éducation. Éric Duhaime voudrait citer l’Argentine ou le Chili, mais ces pays ont aussi subi les malheurs du capitalisme et n’ont pas en priorité, donc, la santé et l’éducation de leur peuple. Et ces pays ne sont pas du calibre de Cuba quant à leur économie. Et notons qu’en privatisant leur pays d’un bout à l’autre, en suivant les conseils magiques du FMI, les Argentins ont fait faillite. Il serait impératif que monsieur Duhaime s’informe de ce qu’il avance. Comme son acolyte maladroit Éric Caire, il attaque un pays qui n’a rien à envier quant à la productivité de son système de santé et d’éducation à notre propre «province du Québec». À Cuba, il y a 60 médecins pour 10 000 habitants (Au Canada, c’est 16 médecins pour 10 000 habitants. Et les médecins de Cuba sont compétents. Monsieur Duhaime ne contredira tout de même pas l’OMS sur la situation.) Il y a un taux de mortalité infantile en de ça de celui des États-Unis d’Amérique et comparable au nôtre du Canada. Tout le monde a accès à un médecin, et aux études supérieures dans des régimes universels financés par l’effort collectif. En contrepartie, les pays du calibre économique de Cuba n’offrent guère de soins de santé à qui n’a pas les moyens de s’en payer. Il en est généralement de même pour la question des études. En République dominicaine, on remercie les vedettes comme Jennifer Lopez qui passent par là et financent une école, alors qu’à Cuba, les études universitaires sont payées par l’effort collectif. Les dogmes économiques des capitalistes fanatiques comme Éric Duhaime ont de réelles répercutions sociales, qui font véritablement mal à une partie de l’humanité, majoritaire, malheureusement pour ses prétentions. Ensuite, l’individualisme prôné par ces égoïstes avoués dissout les efforts d’humaniser nos collectivités et proposent plutôt le retour aux massues et aux roches comme moyens de hiérarchiser notre société. Je m’explique. En proposant un pouvoir relatif aux capitaux, dans un système où les capitaux ne sont tristement pas partagés, les capitalistes proposent en fait de concentrer ces pouvoirs chez ceux qu’ils nomment maladroitement, ou vainement en tout cas lorsque je suis dans les parages, «les méritants». Or, nous voyons qu’ils ne sont point méritant d’autre chose que d’avoir possédé les capitaux nécessaires, au bon moment, dans un système où ces capitaux valent même le droit d’exploiter le labeur d’autrui via des moyens de production.

Et notons, surtout, que Cuba n’a jamais été l’ombre des pays impérialistes comme les États-Unis d’Amérique. Cuba n’a pas envahi de pays souverain, Cuba n’a pas torturé des étrangers, Cuba n’assassine pas des gens à l’extérieur de son pays, Cuba ne pratique pas le terrorisme et Cuba permet bien plus de libertés –Seulement, ce ne sont pas les libertés défendues par Duhaime et ses comparses «-putes à bourgeois.- que bien des pays de son calibre économique, que défendrait ici Éric Duhaime. Il faudrait par exemple prendre en considération que les pays Européens accusant Cuba de ne pas respecter les droits humains, ont eux-mêmes contrevenus aux droits humains de plusieurs êtres humains, comme le rapportait Salim Lamrani dans plusieurs de ses travaux. Et que dire des «dissidents» cubains pratiquant le terrorisme avec le support des inconditionnels valets de la bourgeoisie, tel Éric Duhaime qui ne se gêne pas d’excuser rapidement le Coup d’État perpétré par Augusto Pinochet au Chili –l’autre 11 septembre!-, avec l’aide de l’entité  terroriste la mieux financée du monde, la CIA –made in USA- (Et à ce moment précis du Coup d’État, Salvador Allende était plus populaire que jamais et avait, pour la troisième fois, augmenté son «score démocratique» à la présidentielle! Éric Duhaime parle ensuite de liens inquiétants, lui qui défend les crimes de Pinochet! Quelle cohérence!)? Cuba n’a rien à se reprocher aujourd’hui. Elle n’est en rien le danger que posent les bourgeois sur l’ensemble de l’humanité, ces mêmes bourgeois que le valet Duhaime sert tel un chevalier.

Autrement dit, Éric Duhaime condamne Amir Khadir et le Parti communiste du Québec sur des prétentions qu’il ne peut pas prouver. Il dit du PCQ qu’il ne s’est jamais autocritiqué, mais j’ai personnellement participé à des réunions où la condamnation des évènements «staliniens» était unanime. Je peux donc ici, contrer les prétentions d’Éric Duhaime et l’accuser de faire aux autres, des procès –des procès tout court aussi –d’intentions.

Amir Khadir et le PCQ n’ont jamais affirmé qu’ils soutiennent les crimes perpétrés par les staliniens, les maoïstes ou de quelconque autre religion se prétendant du communisme. Et je peux certainement condamner ces actes en leur nom, car j’en suis certain, ils les condamnent, tout en les remettant dans leur contexte, contrairement au propagandiste et populiste crasse  Éric Duhaime. Quant à Éric Duhaime, on sait à tout de moins, et il le dit lui-même, qu’il a appuyé le Coup d’État et le régime d’Augusto Pinochet. Et Duhaime ne trouvera certes pas de contestation du régime de Pinochet –malgré qu’il y en ait, maintenant…- au Chili, car elle a été liquidée.

Les attaques personnelles de monsieur Duhaime cachent mal la peur que partagent, lui et les autres valets de la bourgeoisie, des communistes qui gagnent sur le terrain, visiblement, des points en s’associant à l’ensemble des forces de gauche. Et il fait bien d’avoir peur. Ce n’est toutefois pas des communistes qu’il devrait avoir peur, mais d’un prolétariat conscient de l’existence des classes, de la sienne et des intérêts qui y sont reliés. Et à ce titre, il faut continuer de travailler dans Québec-solidaire, démocratiquement, et nous verrons si les capitalistes fanatiques comme Duhaime accepteront notre élection démocratique, ou s’ils feront comme Augusto Pinochet a fait aux socialistes chiliens!

Éric Duhaime et les liens inquiétants. Il n’a pas de leçon à donner celui-là.

D’abord, commençons ce paragraphe en résumant ce que l’on vient de dire ci-haut, pour éviter les totalitarismes.

Éric Duhaime ne sait pas ce que c’est que le communisme, ou fait semblant de ne pas le savoir, lorsqu’il pointe la Russie, le Cambodge et la Chine quand il parle du communisme. Les communistes sont dangereux au Canada ou au Québec, pour les bourgeois seulement. Et c’est ceux-ci que sert officiellement Éric Duhaime, quand il parle des dangers que l’on pourrait représenter, où que ce soit. Pourquoi?

Parce que les communistes sont contre l’exploitation du labeur des êtres humains par d’autres êtres humains et ne reconnaissent pas la propriété privée comme juste en cela. Pourquoi?

Parce que des conditions précises vous amènent aux capacités d’acquérir des moyens de production privés, vous permettant par ailleurs d’exploiter le labeur d’autrui et que ces conditions, sont issues de conditionnements, eux-mêmes amenés par d’autres conditions et conditionnements, et cela, sans cesse. Bref, la richesse d’un être humain X, par rapport au Y, est explicable. Ce n’est pas comme ça, que parce que c’est comme ça, mais bien parce que des conditionnements existent derrière chaque condition et que les processus, ainsi, s’expliquent par d’autres processus, quoiqu’en disent les capitalistes «croyant» au contraire, qu’une «main invisible contrôle  le tout».

Voilà ce que pensent les socialistes et les communistes. Et en somme, nous ne sommes des dangers que pour ceux qui sont avantagés dans ce système parasitaire qu’est le capitalisme. Car le capitalisme permet cette appropriation des moyens de production et excuse de la sorte l’exploitation du labeur d’autrui. Et il n’est pas étonnant par conséquent, d’observer les valets de la bourgeoisie tel Éric Duhaime proposer que l’on privatise la santé, car la clinique privée, ici, doit être perçue comme un moyen de production, soit donc de faire des profits, autant cette fois, sur le labeur d’autrui que sur les maladies d’autrui. Pareil pour l’éducation…, et les autres services. Tout ce qui compte pour Duhaime et ses semblables, c’est l’enrichissement personnel d’une minorité –la bourgeoisie- au détriment d’une majorité, le prolétariat.

Mais ironiquement, c’est sur les «liens inquiétants» que m’étonne le plus ce populiste crasse qu’est Éric Duhaime. Lui qui est complaisant des massacres commis par les capitalistes à l’étranger, comme par exemples les nombreux Coup d’État de Ronald Reagan et les mises en place d’écoles de torture – la torture des socialistes spécifiquement!- à travers l’Amérique latine, dont au Chili, vient ensuite accuser, à tort en plus, Amir Khadir et le PCQ de soutenir les horreurs commises par des dictatures Sur le prolétariat, et non par des dictatures DU prolétariat. C’est en fait, pathétique!

Qui n’est pas au courant des horreurs commises par les fascistes chiliens sous Pinochet? Qui n’est pas au courant des assassinats commis avant, pendant et après la dictature de Pinochet au Chili? Savez-vous quoi? Éric Duhaime dit que c’est une bonne chose que ce soit arrivé. Conséquent qu’il est, il n’a jamais condamné les meurtres de masse commis par Pinochet. Ni les politiques sociales et économiques qui furent imposées sous ce régime, par les armes. Pire encore, il ne condamne même pas le Coup d’État lui-même, qui pourtant, relevait du pouvoir d’un homme démocratiquement élu par le peuple, cela, en augmentant ses appuis aux trois élections successives de plus! Éric Duhaime est un putchiste, comme ses idoles, de par ses appuis à ses idoles! Quand les socialistes prendront le pouvoir démocratiquement, vous pourrez compter sur lui pour appuyer le massacre des nôtres, qui ne seront pas d’accord avec un retour de force du capitalisme sauvage par les armes! S’il est capable d’appuyer ces horreurs au Chili, j’ai confiance qu’il soit capable d’y participer ici, au Québec!

Éric Duhaime peut bien cracher son sale venin sur les socialistes –à partir d’un blogue sur Canoë, où les modérateurs de Quebecor se font une joie de censurer toute opinion divergente de leur «ligne éditoriale»-, et sur les soit disant liens inquiétants qu’entretiendraient les membres de Québec-solidaire, mais il est lui-même adorateur d’un dictateur qui a fait des milliers de morts et qui a été soutenu par les États-Unis d’Amérique, qui eux, en ont fait des millions à travers plus de 45 Coups d’État sur la planète entière, cela, en moins d’un siècle! Comme cohérence, on pourrait difficilement trouver pire. La guerre du Vietnam, contre des «socialistes», a fait plus de 4 millions de morts à elle seule et les Vietnamiens souffrent encore de l’Agent Orange, répandu dans leurs nappes phréatiques ou des multiples bombes qui n’ont pas explosé, parmi les 22 000 000 de tonnes de bombes qui ont été larguée «contre des idées» et qui constituent aujourd’hui un champs de mine. L’Anticommunisme, inconditionnellement au fait que le communisme n’a jamais existé, détrône aisément ce dernier quant aux atrocités commises contre des êtres humains! Duhaime a de quoi être fier de ses chums! Il peut bien défendre ses idées là où elles ne seront jamais débattues! J’ai hâte de voir «Sunshit» à l’ouvrage dans l’Ouest!

Éric Duhaime devrait donc se poser la question suivante. « Moi qui suis de droite et qui ne condamne pas les crimes d’Augusto Pinochet, ne suis-je pas l’égal de ceux qui n’ont pas condamné ceux de Staline?» Sa morale, c’est à son miroir qu’il devrait la faire, le soir, avant de se coucher…

Logique tordue

Éric Duhaime est probablement l’un de ces dinosaures, issu, par des conditionnements tels, d’autres dinosaures.  Éric Duhaime, d’abord confondant le stalinisme avec ce qu’il ne connait point du communisme et du socialisme, en arrive au point où, au Canada, ou en Amérique même, il ne devrait  être permis de s’associer aux communistes et leurs idées obscures –de vouloir nationaliser les moyens de production-. Selon lui, mais il ne le dit pas clairement, ça devrait être illégal, comme «au bon vieux temps» sous Duplessis.

Si je suis la logique de monsieur Duhaime, et que je prenais la Russie pour un vestige du communisme, et que je l’accusais des crimes qu’elle a commis sous le stalinisme –ce que je ne nie point qu’elle ait fait en tant qu’État stalinien…-, je pourrais en arriver aux mêmes conclusions sur l’OTAN et questionner ce populiste crasse sur ses liens avec les pays de l’OTAN. Car l’OTAN commet des tas de crimes, renverse des États, y installe des dictatures pétrolières amies, etc.. Et que l’OTAN commet des actes de terrorisme au passage, possède des arsenaux nucléaires et bien d’autres ADM, etc.. Et alors, je pourrais donc arriver aux conclusions suivantes : Éric Duhaime a des liens douteux et appuie la dictature de Pinochet et les Coups d’État et des tas d’autres salauds qui font des tas de crimes partout dans le monde avec l’appui armé de l’OTAN qui tue, elle, en tant qu’organisation, plus de civils que de terroristes! Assez douteux merci! Mais pour Duhaime, si ces crimes sont faits au nom du capital, ils en valent la peine! Quant aux humains et leurs besoins…, pas un sou!

Mais au Québec, ce n’est plus vrai que les gens croient encore au discours de l’Église sur le communisme. Éric Duhaime devrait revoir son argumentaire, et sa propagande censée épeurer les masses populaires. Nous ne mangeons pas d’enfant non plus. Nous voulons simplement la fin de l’exploitation des humains par les humains. Seulement, partout où nous allons de l’avant démocratiquement –Et nous l’avons vu spécifiquement au Chili!-, les amis d’Éric Duhaime, les putchistes et les dictateurs, suivis des tortionnaires et des meurtriers de masse, viennent contrecarrer nos desseins pacifiques, justes, mais surtout légitimes, de par leur appui démocratique. Et légitimement, les socialistes peuvent aussi parfois prendre les armes. Je ne vais tout de même pas condamner les Vietnamiens d’avoir résisté aux impérialistes États-uniens ou les Cubains d’avoir foutu dehors les opportunistes ne voulant pas suivre le pas ou de se défendre contre Washington. Et je trouve sur cela, Éric Duhaime bien muet quant aux terroristes à la solde des capitalistes tel, Luis Posada Carriles qui a fait exploser un avion Cubain avec ses civils abords. Duhaime possède deux codes d’honneur. Un pour les capitalistes. Et un autre pour les communistes.

C’est bien simple en fait! Éric Duhaime, comme ses comparses de merde, utilise deux poids, deux mesures! Ce qui est bon pour l’OTAN, ne l’est pas nécessairement pour les socialistes ou les communistes. Si l’OTAN bombarde 52 civils avec des ADM, elle n’est pas en faute, les civils n’avaient qu’à se tasser après tout! Mais si les socialistes Cubains par exemple, repoussent un ennemi bourgeois hors de leur territoire souverain, là, c’est une toute autre histoire -Baie des cochons 1961-! Pareil comme pour la démocratie, sur laquelle Éric Duhaime crache sans retenue, si les putchistes sont ses amis idéologiques! Bien entendu!

La peur des communistes s’explique

La peur qu’ont de nous, les capitalistes tel Éric Duhaime est explicable. Éric Duhaime, valet de la bourgeoisie, défendant les intérêts de celle-ci, voit en notre projet la fin des siens, et de celui des bourgeois minoritaires et parasitaires de s’enrichir sur le labeur et les besoins d’autrui.

Nous, socialistes, croyons que le labeur peut être géré par des travailleurs conditionnés pour ce, tout comme le bourgeois est conditionné pour gérer lui-même ses moyens de production. En effet, nous ne croyons pas que le bourgeois soit d’une quelconque indispensabilité et en ce sens, désirons mettre fin à la possibilité du parasitisme, en mettant fin au salariat. Rien n’empêchera jamais quiconque de démontrer ses compétences en la matière et donc, rien n’empêchera quiconque de se présenter dans un conseil ouvrier à titre de «leader» quelconque de sa localité. La peur des capitalistes n’est donc justifiée que par ses intérêts économiques, relatifs eux, au système permettant l’exploitation du labeur d’autrui, ce qui est très payant pour la minorité au sommet de la pyramide, personne ne peut le nier. Il n’y a que 10 000 000 de millionnaires sur Terre, ce qui représente en tout 0.15% de la population mondiale environ.  Il n’y a jamais eu de partage de la richesse sous le capitalisme et les dogmes menant à ce dogme que de croire en ce système, sont eux-mêmes issus de seules prétentions bourgeoises et de leurs valets, des valets comme Éric Duhaime. Aussi, les conditions sociales observées sont dramatiques à travers le monde, et tout ne s’annonce pas bien pour le futur tant qu’on aura à suivre religieusement des dogmes à la con ne respectant aucunement les mérites de toute la population. Mais elles sont elles-mêmes relatives à des conditionnements, indéniablement. Une pomme ne tombe pas du ciel, elle tombe d’un pommier. En général. Or, ces mêmes tristes conditions sociales se creusant, elles n’en sont pas moins l’issue d’un  long processus, elles aussi. Et le capitalisme n’y est pas étranger.

Ayant la «possibilité» de faire fructifier plus rapidement qu’un autre ses capitaux, vous ne me ferez pas croire, chers capitalistes, que le premier fils de Céline Dion part du même départ que ceux issues des familles pauvres du Québec. Et pourtant, n’expliquerait-on pas, quelque part dans l’argumentaire capitaliste relatif à la défense de leur système, le mérite par l’effort? Par les sacrifices? Bien que nous ayons déjà démentis ces prétentions premières, j’aimerais quand même souligner qu’un enfant n’est en rien responsable de sa situation, de sa condition, issue elle, d’un conditionnement qui lui échappait indéniablement à son âge de naissance. Ou, comme les Palestiniens, ils n’avaient qu’à éviter les mauvais coups de leurs parents, comme les Palestiniens, selon les sbires d’Israël et des sionistes comme Éric Duhaime, auraient du, eux, éviter les trajectoires des armes de destruction massive larguées par Israëlviolant les frontières d’un État souverain, ce, armé d’ogives nucléaires sans vouloir signer le TNP d’armes nucléaires!-! Mais quand même, tout le monde n’a pas les mêmes conditions à la naissance, et cela, le capitalisme n’en tient que compte, sans toutefois tenir aussi compte des processus expliquant ces situations. En cela, le capitalisme est un système totalitaire en soi. Éric Duhaime défend le totalitarisme de ses propres dogmes.

Les mérites et les sacrifices expliqueraient le capitalisme et le droit à la propriété privée des moyens de production.

Je dis que nous avons fait le tour de la question du mérite et des sacrifices, mais l’ai-je fait avec monsieur Duhaime? J’en doute, alors je vais le refaire, pour tout le monde cette fois.

Les capitalistes prétendent que le droit à la propriété privée des moyens de production s’explique par le mérite et les sacrifices. Or, je peux ici prouver que tel n’est pas souvent le cas et que les mérites et les sacrifices plus amples des prolétaires ne sont en cela, aucunement reconnus par cette bourgeoisie prétentieuse.

Par exemple, je pourrais à titre de sacrifice dénombrer les accidentés du travail et ceux qui en sont morts. Même en proportion, les statistiques de la CSST et celles des pays du monde entier me seraient favorables. La bourgeoisie ne sacrifie que très rarement une partie de son corps pour son moyen de production, encore plus rarement donne t-elle sa vie promptement pour celui-ci. Et quel sacrifice peut  dépasser celui de sa vie ou même de sa santé? Nommez m’en.

Quant au mérite, je défie les bourgeois d’aller à la pelle et au pic. Il sera pour eux, aussi difficile que c’est pour un prolétaire de gérer une entreprise sans conditionnement pour ce, d’effectuer un acte qu’ils ne seront pas conditionnés à effectuer. Il n’y a pas de méritomètre, et honte à celui qui méprise quelconque labeur. Je ne méprise pas celui du gestionnaire pour ma part, mais je me questionne quant aux possibilités que ce gestionnaire puisse posséder les moyens de production. J’ai beaucoup plus de respect pour le prolétaire qui crée la richesse, que pour le bourgeois qui ne fait qu’en profiter. Et ce n’est pas le fait qu’il possède, qui rend le bourgeois utile, mais le fait qu’il investisse les capitaux qu’il possède préalablement, grâce à des moyens qui malheureusement, ne partagent pas le capital fructifié pourtant, par celui qui le quémande. Autrement dit, c’est le système capitaliste qui rend le bourgeois utile, rien d’autre. Le système capitaliste confère des pouvoirs aux détenteurs du capital, qui pourtant, n’ont pas plus de mérite ou fait plus de sacrifices que les autres habitants de cette Terre. Pour se mériter le droit d’exploiter le labeur d’autrui, le fait de posséder le capital suffit, qu’il soit issu d’un héritage, d’une loterie ou de quoique ce soit d’autre. Et encore, qui donc a statué que ce capital valait le droit d’exploiter le labeur d’autrui, sauf les valets du capitalisme et la bourgeoisie?

En cela, aucun prolétaire n’est moins méritant que la bourgeoisie. Aucun. Les bourgeois deviennent donc par conséquent, dispensables, du moment qu’on se dispense du salariat, excusant donc leur existence par des lois en ce sens.

Le capitalisme n’a donc plus aucune raison d’exister, car nous savons que le capital dans ce système n’est pas partagé, et que les pouvoirs sont relatifs aux capitaux que vous possédez, indéniablement. Le système, ne partageant pas les richesses, ne peut donc pas partager les pouvoirs non plus. Il permet l’élaboration de corporations, comme Marx nous en avertissait dès le 19e siècle.

Le capitalisme est la plaie d’où émanent les horreurs sociales et c’est aussi lui qui mène à l’impérialisme indéniablement, dans notre ère. Nous voyons d’ailleurs comment Éric Duhaime applaudit l’impérialisme, en applaudissant le Coup d’État de la maison blanche au Chili (et partout ailleurs!) et la dictature sanguinaire qu’elle a mise en place. Éric Duhaime a peur de nous, car nous dénonçons les ratées de sa secte capitaliste. Les fidèles de cette secte ne remettent d’ailleurs jamais en question leur système qui fait faillite aux 30-40 ans –Les capitalistes disent qu’on peut enrayer ces faillites, en omettant le social! Bonne chance! C’est peut-être pour ça qu’Éric Duhaime appuie la solution finale que Pinochet mettait en place avec sa dictature!-. Le capitalisme mène inévitablement à l’enrichissement d’une minorité au détriment d’une majorité appauvrie, mais laborieuse. Même s’il semble créer des classes moyennes, le capitalisme crée également des fossés de pauvres. Et la classe moyenne n’en est pas moins exploitée, elle n’est que mieux rémunérée, car elle produit plus de richesse au sens des capitalistes.

En privatisant par exemple les soins de santé, cela permettrait à un parfait non-méritant de démarrer une entreprise basée sur le profit fait sur la maladie d’autrui et sur le labeur des professionnels y pratiquant leur métier. Il y a donc naissance de deux nouveaux problèmes. L’accessibilité est réduite et il y a encore concentration de richesse. Personne n’est mieux soigné –Ce n’est pas la qualité des services notre problème, mais les capitaux (relatifs au coût dans ce système), le manque de relève et l’obstruction du privé -En déshabillant Pierre pour habiller Paul, Pierre a plus froid. C’est logique.-!

La nationalisation des moyens de production et les coopératives

Éric Duhaime a peur de nous parce qu’il sait qu’un prolétariat plus conscient de sa classe et des intérêts de sa classe serait manifestement plus dangereux pour les pouvoirs qu’Éric Duhaime tente d’octroyer aux bourgeois. Avec un prolétariat conscient de sa classe, on peut passer aux choses sérieuses. On peut parler de nationalisation des moyens de production, ce qui est évidemment et relativement plus alléchant pour le prolétariat, qui désormais, partagerait entre lui-même, les fruits de son propre labeur et cela, sans intermédiaire bourgeois qui de fait, ne sert strictement à rien d’autre que de parasiter le labeur d’autrui en bon paternaliste. Oui, je veux plus d’autonomie des travailleurs, et je ne suis pourtant pas un «lucide». Du moins, je ne le prétendrai pas moi-même.

Bref, les moyens de production nationalisés, les profits reviennent à l’État, et non à des individus dont les mérites ne sont issus que d’affirmations.

Mais encore, une autre approche fut prise par des travailleurs et récemment, ma région en a exprimé plusieurs concepts déjà vus ailleurs. Les coopératives. Celles-ci appartiennent aux travailleurs, mais les profits y étant fait sont partagés dans un réseau social d’entre-aide entre coopératives. Ainsi, il n’est plus possible d’y posséder solitairement les capitaux ou d’en décider l’avenir, et les travailleurs ne peuvent que s’y sentir plus concernés. Les sacrifices à faire pour les moyens de production sont relativement bien accueillis chez les propriétaires de ces moyens de production, les travailleurs. Et en cela, on y perçoit encore l’inutilité du bourgeois, sauf en son aspect de détenteur de capitaux, dans un système en étant dépendant.

Conclusion

Éric Duhaime est contradictoire. Il condamne d’une part, le «bashing» d’Israël, mais «bash» Cuba, la Chine, le Cambodge et la Russie. Il condamne d’une part les régimes dictatoriaux, mais soutient ironiquement la dictature menée par Augusto Pinochet, mise en place par un Coup d’État contre Salvador Allende, qui a lui, remporté trois fois ses élections, ce, en augmentant chaque fois sa cote. Il condamne le socialisme, qui veut partager les richesses, mais appuie son système capitaliste, qui tient à les concentrer chez une minorité parasitaire et inutile à l’évolution de l’humanité. Éric Duhaime condamne les gens qui dénoncent Israël, mais ne reconnait pas qu’Israël commet des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, du terrorisme, et qu’elle possède illégalement un arsenal nucléaire sans que quiconque ne lui impose quelconque sanction économique –ALLÔ LAWWRENCE CANNON, LA COHÉRENCE VOUS APPELLE! YA QUELQU’UN LÀ-DEDANS?-.

Éric Duhaime est un clown. Mais un clown dangereux pour la démocratie, surtout si les socialistes gagnent démocratiquement le pouvoir au Québec! Gare à vous! Comptez sur lui pour monter une milice de tueurs de socialistes, il aura certainement des amis pour financer sa cause! Hitler en a eu, Pol-Pot en a eu, et Pinochet en a eu. Je ne suis pas inquiet pour Éric Duhaime, il y a toujours des donateurs généreux pour défendre les intérêts de la bourgeoisie.

(Ceux qui veulent débattre avec moi du contenu de ce texte seront priés de le faire sur  Reactionism Watch , où je ne manquerai pas de répondre à quelconque commentaire. À basse vitesse (56k), il est difficile de suivre tout ce qui se passe sur internet.)

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Les Conservateurs sont des terroristes par association

Posted by sylvainguillemette sur 27 mai, 2010

https://i2.wp.com/accel22.mettre-put-idata.over-blog.com/0/00/14/02/2004-11-16t161333z-01-nootr-rtridsp-3-ofrtp-irak-usa-prisonnier-20041116.jpghttps://i2.wp.com/www.arabamericannews.com/news/images/articles/2008_06/1202/u1_Iraq_Deformed_Children_3.gifAu Canada, et au Québec, sur la plupart des lieux de débats (internet, séances publiques, etc..), certains d’entre vous ont surement déjà eu l’occasion d’échanger avec les conservateurs, qu’ils soient officiels du parti, ou qu’ils soient simplement les piliers de leur électorat. Un constat vous a surement frappé. Soit qu’ils soient toujours prêts à défendre l’indéfendable, même si cela les place en position contradictoire évidente.

Cette semaine, par exemple, les conservateurs condamnaient les nord-coréens d’avoir délibérément attaqué un navire sud-coréen. Or, c’est bel et bien un crime condamnable, s’il est prouvé que c’est bien ce qui s’est produit, ce qui n’est pas encore le cas, puisque les seuls investigateurs sont du même côté de l’échiquier. Mais faisons comme si c’était  bien le cas, et qu’il y avait eu crime. Bref, condamnons le geste! Bon! C’est fait! Mais maintenant que c’est fait, comment les conservateurs expliquent-ils que Washington, elle, soit apte à faire ce genre d’attaque tout au long de l’année, tuant de nombreux civils au passage,  et ce, sur plusieurs décennies? Pourquoi ces conservateurs ne condamnent-ils pas Washington par exemple? En un siècle, cette capitale a massacré des millions de personnes, impunément… Et les conservateurs ne sont pas là pour nous le rappeler, au contraire! En 2003, alors qu’ils étaient dans l’opposition, nos conservateurs canadiens défendaient délibérément la mission états-unienne de George W. Bush en Irak, soit une mission illégale condamnée par l’ONU, basée sur des mensonges avérés, et menée, rappelons-le, avec des armes de destruction massive – pour soit disant faire la chasse aux ADM!!!-, ce dont pourtant, Washington accusait l’Irak pour se permettre de l’envahir! Double-mesure? Donc, si je comprends bien, les états-uniens, eux, peuvent posséder des ADM et les utiliser à souhait, mais pas l’Irak de Saddam Hussein, qui a reçu de plus, rappelons-le, des ADM directement des États-Unis d’Amérique? C’est ça? C’est à n’y rien comprendre! L’argumentaire ne tient pas un seul instant.

Prenons par exemple le cas de l’enfant-soldat Omar Khadr, arrêté et accusé, rappelez-vous, d’avoir assassiné un soldat états-unien en Afghanistan. Or, là encore, la double-mesure est évidente et cela, sans même s’attarder au statut d’enfant-soldat d’Omar Khadr. Comment peut-on accuser un enfant-soldat de tuer des gens, quand ces «gens» sont là pour la même raison, mais inversement?!? Le soldat états-unien tué n’était-il pas lui-même appelé à tuer l’enfant-soldat? Ainsi, et autrement dit, on peut accuser tous les soldats de l’OTAN de vouloir tuer ou de tuer des Talibans, n’est-ce pas? Sans quoi, c’est la double-mesure qui règne, non? Et là, je vous épargne les faits, comme par exemple celui qui veut que la grenade ayant tué le soldat états-unien, était une M-67, soit donc, une grenade de fabrication états-unienne! Mais peu importe, c’est l’idée même qu’une riposte soit illégale qui est inquiétante! Les États-Unis d’Amérique envahissent illégalement un pays souverain, y tuent ses opposants idéologiques, et lorsque ceux-ci se défendent, leur défense constitue un «crime grave»… N’importe quoi! La double-mesure règne encore! Et Ottawa se défend bel et bien de rapatrier le jeune enfant-soldat canadien, parce qu’il est accusé de «crime grave», mais ce crime grave a été de fait, commis par bien des canadiens, par bien des français, par bien des anglais, par bien des états-uniens et bref, par bien des membres de l’OTAN qui occupent l’Afghanistan illégalement. Autrement dit, la logique conservatrice me permettrait de mettre en prison un bon pourcentage de l’armée impérialiste états-unienne, et une autre bonne part de notre armée impérialiste canadienne, puisqu’ils ont au moins commis le même crime qu’Omar Khadr. C’est sinon, une double-mesure évidente qui détruit d’amblée l’argumentaire puérile des conservateurs.

https://i2.wp.com/www.24heures.ch/files/imagecache/468x312/story/gaza_4.jpghttp://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2009/01/a-shell-fired-by-the-isra-0011.jpgSoyons clairs! Les actes commis par Israël au Liban en 2006, et à Gaza en 2008, étaient bien des actes de terrorisme et pour sûr, des armes de destruction massive ont été utilisées pour les accomplir. Au Liban, plus de 1100 civils ont été tués par des armes de toutes sortes, mais surtout par des bombes ou des obus très puissants. Du phosphore blanc fut utilisé offensivement également, ce qui est clairement identifié comme un crime de guerre par les instances internationales. Des armes à sous-munitions ont été larguées… Du NAPALM aussi… Ce sont des armes qui ne peuvent pas déterminer s’il s’agit au sol, d’un ennemi armé et dangereux, ou d’un civil. Lorsqu’une arme à fragmentation est utilisée, c’est de 5% à 15% des sous-munitions qui n’explosent pas et qui constituent un champ de mines anti-personnelles. Des villes habitées ont été rasées sous les pluies de bombes «terrorisantes». Des ponts, des centrales électriques, des points d’eau, des hôpitaux, des écoles et des habitations ont été délibérément visés et détruits par Tsahal. Pareil à Gaza! 1600 civils tués! Et ce, impunément, sans sanction quelconque! Et savez-vous quoi? Ottawa qui condamne Omar Khadr d’avance pour s’être défendu contre un ennemi qui désirait sans aucun doute le tuer, donc commettre un «crime grave», a répété, mots pour mots, que les israéliens avaient le droit de se défendre parlant de l’invasion d’autres pays qu’Israël. Les conservateurs ont donc défendu le droit d’Israël, de faire du terrorisme, d’envahir des pays et de ne jamais se faire punir par la communauté internationale –Imaginez-les dans le Conseil permanent de Sécurité de l’ONU!-. Parce que là encore, il faut admettre que ces milliers de morts ont connu, comme leurs proches toujours vivants, une terrorisante expérience!

https://i0.wp.com/3.bp.blogspot.com/_w_DGcfHhjPk/SO2rXLVXoYI/AAAAAAAADl0/30GqSS72SKs/s320/orange.jpgLes conservateurs sont des terroristes par association, il faut l’admettre. Ils font d’abord eux-mêmes, usage de torture pour obtenir des renseignements, via leurs services secrets SCRS, qui collabore de facto de toute façon, avec l’organisation terroriste la mieux financée du monde (CIA). La Central Intelligence Agency a commis des crimes répugnants à travers le monde et ce, impunément. Elle a reçu des mandats d’assassinats politiques, de massacres de mouvements de masse populaires, de torture, d’enlèvements, de séquestration, de renversements d’État, de mettre en place des dictatures, de faire du terrorisme chimique, bactériologique et nucléaire, etc.. La CIA est responsable de bien plus de morts qu’Al-Qeada au final. Elle est pourtant légale, et passe même pour une héroïne dans les films hollywoodiens ou dans les jeux vidéo. Mais pourtant, c’est un triste sort qui vous attend, si vous êtes sur la liste noire de celle-ci. Les conservateurs canadiens sont pourtant bien à l’abri d’accusation, en soutenant ce genre de labeur. Ce qui pourtant, révèle un appui au terrorisme de leur part, de toute évidence!

https://i0.wp.com/a6.idata.over-blog.com/499x283/2/03/61/62/ACTUALITES/Charnier-de-la-macarena--Colombie-.jpgLorsque les médias nous ont fait part des allégations sur les cas de torture en Irak, et à Guantanamo, les conservateurs n’ont pas réagi, et n’ont surtout pas condamné. Lorsque les états-uniens ont renversé le gouvernement du Honduras l’an dernier, les conservateurs ont joué la comédie, et appuyé ce Coup d’État en ne le condamnant pas. Lorsque les forces de l’opposition au Venezuela ont tenté de renverser le président démocratiquement élu en 2002, à titre d’opposition, les conservateurs n’ont pas plus condamné le geste. Lorsqu’un charnier bourré de plus de 2000 corps de syndicalistes et militants de toutes sortes a été découvert en Colombie, et qu’il était attribuable au président Alvaro Uribe et ses forces paramilitaires, les conservateurs ont nié l’odieux, puis se sont plutôt concentrés à signer des contrats juteux avec le régime meurtrier d’Uribe! Les conservateurs détestent les socialistes au point de ne pas condamner leur meurtre, c’est aussi simple que cela.

https://i0.wp.com/www.planetenonviolence.org/photo/779137-953516.jpgAujourd’hui, nous savons que la guerre en Irak n’a rien donné au peuple irakien, et qu’il est mort plus de gens depuis la chute du défunt dictateur, que sous la totalité de son règne. Nous savons également qu’au plus fort de la guerre menée par Washington en Irak, des tas de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ont été perpétrés. On a par exemple tué des centaines de civils à Fallujah, en y larguant du phosphore blanc offensivement, ce qui constitue un crime de guerre grave, et dans ce cas, un crime contre l’humanité puisqu’il s’agissait au sol, de civils, et non de combattants seulement. Cela n’a pas empêché nos conservateurs de défendre cette guerre illégale et meurtrière à la Chambre des Communes.

Pourquoi Ottawa condamne t-elle la Corée du Nord, pour un geste que son amie Washington fait annuellement 100 fois plus? 46 marins sud-coréens tués? C’est déplorable! Et certes qu’il faille condamner le régime du dictateur nord-coréen, qui n’a rien de socialiste dois-je ajouter. Mais qui condamnera Washington d’avoir fait des millions de morts partout dans le monde? En Irak seulement, c’est plus d’un million de morts! Au Vietnam, on parle de 4 millions de morts! Dans les nombreux Coup d’État menés partout dans le monde, dont en Amérique latine, on parle encore de plusieurs centaines de milliers de personnes assassinées pour leurs idées, par les forces états-uniennes, cela, sans s’attarder aux blessés, aux torturés, etc..

La violence, la violence… Je crois qu’il faut comprendre que ce n’est mal que lorsque les ennemis idéologiques des conservateurs en font usage! Sinon, il n’y aurait pas toutes ces doubles-mesures! Une chose est certaine, les conservateurs sont mal placés pour condamner qui que ce soit dans le monde, eux qui collaborent avec le régime le plus meurtrier depuis l’Allemagne nazie, sans se soucier des maux qu’ils causent! Les conservateurs sont des terroristes par association, comme quelconque financier des Talibans, comme quelconque financier d’Al-Qeada! De toute façon, même les Talibans et Al-Qeada n’auraient pas pu faire autant de mal, si ça n’avait été de leur large financement octroyé par Washington! L’argent ne pousse pas dans les arbres en Afghanistan non plus, et les arbres en montagnes sont rares!

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Nouvelles internationales… (Voltaire http://www.voltairenet.org/fr)

Posted by sylvainguillemette sur 13 mai, 2010

Honduras : l’ONU s’émeut des assassinats de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

http://www.voltairenet.org/article165370.html

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Les généraux de l’Atlantic Council honorent leur partenaire humanitaire

Le U.S. Atlantic Council —principale association de soutien à l’OTAN— a décerné ses prix annuels, lors d’un prestigieux dîner de gala, 28 avril 2010 à Washington.

Parmi les personnalités présentes, on remarquait Mikhail Saakachvili (président de la Géorgie), Aleksander Kwasniewski (ancien président de Pologne), José Maria-Aznar (ancien chef du gouvernement espagnol), plus d’une cinquantaine d’ambassadeurs et d’une centaine de généraux, dont Brent Scowcroft (ancien conseiller de sécurité nationale) et Mike Muller (chef d’état-major interarmes). L’ancien président George H. Bush, qui n’avait pu faire le déplacement, s’est exprimé par vidéo.

Les généraux Stéphane Abrial (France) et James Mattis (USA) ont reçu le prix des leaders militaires pour avoir réussi à réintégrer la France sous le commandement de l’OTAN et à l’avoir engagée en Afghanistan. Recevant cette distinction, le général Abrial (ancien chef du cabinet militaire du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin) a raillé l’orgueil d’un De Gaulle, tandis que le général Mattis a salué la décision du président Sarkozy de mettre un terme à la politique gaulliste.

Josef Ackermann, directeur de la Deutsche Bank, a reçu le prix des leaders économiques pour avoir stabilisé les marchés financiers après les attentats du 11-Septembre et pour avoir sauvé le capitalisme lors de la crise financière mondiale. Le banquier suisse, qui a épousé une finlandaise, avant de quitter son pays pour diriger une banque allemande et soutenir les Etats-Unis, a appelé à la maîtrise de la globalisation.

Cette année, l’U.S. Atlantic Council a innové en créant un prix des leaders humanitaires pour encourager la nouvelle politique du smart power, c’est-à-dire l’usage de l’aide humanitaire pour susciter l’américanophilie. La distinction a été décernée au chanteur Bono pour avoir mobilisé l’opinion publique internationale notamment en faveur de la lutte contre la pauvreté en Afrique. Il a été présenté à l’assistance par ses amis le sénateur John McCain et le général James Jones (actuel conseiller de sécurité nationale). Tous l’ont félicité pour l’excellent travail de communication qu’il a réalisé en lien avec le Pentagone.

Enfin, l’ancien président Bill Clinton a reçu le prix des leaders internationaux pour l’ensemble de son oeuvre, notamment l’élargissement de l’OTAN, les accords de Dayton démantelant l’ancienne Yougoslavie, et les négociations pour maintenir l’Irlande du Nord au sein du Royaume-Uni.

http://www.voltairenet.org/article165371.html

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Palmarès des paravents de la C.I.A.

Posted by sylvainguillemette sur 3 mai, 2010

https://i1.wp.com/www.interet-general.info/IMG/CIA-Logo-1-25.jpgRSF, comme toujours, rend disponible son propre palmarès subjectif des libertés d’expression brimées dans le monde. Mais ce faisant, ladite «ONG» rend également disponible sa teinte idéologique, et donc, le fait qu’elle ferme les yeux sur d’autres privations de ces droits, dans des pays qui lui semblent démocratiquement modernes, mais qui n’agissent pourtant pas selon leurs prêcheries (1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 ).

En exemples, RSF cite toujours ses mêmes ennemis idéologiques; «la dictature cubaine», les FARC en Colombie,  la Libye, quelques groupes africains armés, le président du Yémen, le Mollah Omar, le président tchétchène, etc..

Mais dans cette liste, comme vous le constatez, s’y trouvent des pays qui respectent la liberté de presse et d’expression. Par exemple, Cuba, souvent accusée injustement par le paravent qu’est RSF pour la CIA. Cuba n’a pas brimé la liberté de presse et d’ailleurs, laisse une cubaine du nom de Yoani Sánchez, pourtant financée, comme d’autres dissidents, illégalement par un ou des États étrangers pour renverser le gouvernement cubain, dire ce qu’elle veut sur le gouvernement, que cela soit fondé ou non. Or, rappelons également que, ce crime, aux États-Unis, est passible de la peine de mort, ou d’une peine à perpétuité. Il n’y a pas de liberté d’expression brimée à Cuba, qui ne soit pas brimée aux États-Unis, mais un socialisme, qui dérange les capitalistes et leurs valets, autant à Washington qu’en Europe. Et RSF, visiblement, est l’un de ces valets.

Quant au régime avec lequel n’est pas d’accord RSF à Cuba, il serait aisé aujourd’hui de dénoncer la position de l’«ONG», puisque si le tableau devait faire état de la qualité de vie des cubains, versus celle des pays avoisinants dont ne parle guère le paravent de la CIA, Cuba se hisserait facilement au sommet. À Cuba, la qualité de vie, malgré la pauvreté de l’État, demeure une priorité pour l’État. La longévité cubaine se compare à celle du Canada, et son taux de mortalité infantile est meilleur que ce lui des États-Unis d’Amérique. Dans ce pays dernièrement cité, les soins de santé sont inaccessibles à plusieurs millions de ses habitants (près d’un sixième!), ce qui n’est pas vrai à Cuba. Si Cuba exerce une économie alternative à celle des grands bourgeois de ce monde, elle ne tient pas pour autant, son peuple en otage, contre des capitaux. N’importe lequel des lecteurs ici, préféreraient de loin vivre à Cuba, qu’en République dominicaine, qu’à Haïti, etc.. Des pays dont ne parle pourtant pas RSF quant à leur liberté de presse, également malmenée et concertée pour soutenir toute aberration capitaliste.

Les Forces Armées Révolutionnaires de Colombie sont également de la partie, eux qui auraient, selon le paravent de la CIA qu’est RSF, tué ou enlevé des journalistes. Or, en Colombie, le gouvernement d’Alvaro Uribe est loin d’être transparent, et s’inscrit au nombre des tueurs de masse les plus importants; des journalistes, des syndicalistes et des militants pacifistes. En décembre 2009, la presse internationale faisait mention de la découverte d’un charnier important, regroupant plus de 2000 cadavres. Aux alentours, les habitants parlaient eux, du débarras du gouvernement en ce qui concerne les «militants syndicalistes». Le gouvernement parle pour sa part, de corps de militants des FARC. Mais l’un ou l’autre des scénarios supposent tout de même, une exécution sommaire et arbitraire. RSF demeure muette sur le dossier, et contradictoire donc, avec ses propres prétentions! C’est que cela ne va pas de pair avec l’agenda de la CIA qu’est également le sien. Ce charnier aurait été rempli par les forces paramilitaires d’extrême droite, payées elles, par le gouvernement d’Alvaro Uribe, ami de Washington.

Il serait aussi important de rappeler qu’RSF a supporté ouvertement la guerre illégale déclenchée par George Bush Jr en Irak, et qu’elle n’a jamais condamné les exactions commises par son armée là-bas. Elle n’a jamais condamné le meurtre délibéré des deux journalistes de Reuters sur le balcon d’un hôtel populaire de Bagdad, et n’a pas non plus condamné la prison d’Abu Graïb et ses tortures systématiques et quotidiennes. Elle n’a pas non plus condamné la prison illégale de Guantanamo, où sont également systématiquement torturés, des prisonniers dits d’exception, qui finalement, n’ont plus aucun droit, ni pour les États-Unis d’Amérique, ni pour RSF. RSF n’a jamais condamné l’emprisonnement de l’enfant-soldat Omar Khadr, qui était pourtant mineur lors de son arrestation dans un pays qu’occupait Washington, illégalement également.

RSF est similairement demeurée discrète, quant au Coup d’État mené par les États-Unis, l’an dernier, au Honduras. Des stations de radio s’opposant au Coup d’État y ont été systématiquement fermées, et les opposants de ce Coup d’État disparaissent peu à peu, laissant pourtant la prétendue «ONG» sans le moindre mot sur le cas. Pourtant, après que Caracas n’ait légalement pas renouvelée les licences de quelques stations putchistes (Globovision et RCTV entre autres) ayant participé à une tentative Coup d’État en 2002 – ayant appelé la population à assassiner le président et à prendre les armes contre le gouvernement– contre le gouvernement démocratiquement élu d’Hugo Chavez, ladite «ONG» s’insurgeait contre un soit disant «droit d’expression» brimé de ces stations putchistes. Incapable d’être une seule seconde cohérente, RSF n’a jamais pu expliquer son soutien aveugle à l’opposition vénézuélienne. Ce sont plutôt ses liens prouvés avec la CIA, qui ont tout expliquer…

En Bolivie également, les meurtres commis à l’endroit du gouvernement, et les milices d’extrême droite et sécessionnistes de Santa Cruz, organisées et financées elles aussi par Washington, n’ont jamais été dénoncées par le paravent de la CIA qu’est RSF. Mais là aussi, le gouvernement est à tendance socialiste, donc alternatif aux intérêts de la haute bourgeoisie que défend finalement, ladite «ONG».

L’Amérique latine toute entière s’est vue imposée de la doctrine états-unienne par les armes durant le dernier siècle, une habitude qui ne semble pas se désister à Washington pour ce siècle-ci. Washington a mobilisé une flotte toute entière aux abords du Venezuela, menaçant ainsi, un pays souverain «ayant pratiqué sa démocratie». Et en Colombie, que ne dénoncent pas les vautours de RSF, les forces terrestres états-uniennes s’y sont aussi massées, dans un accord entre la Colombie et les États-Unis d’Amérique, se préparant ainsi, à jouer un rôle d’extermination des FARC, et à faire pression sur le Venezuela d’Hugo Chavez voisin. C’est sans parler là, des basses tactiques qu’emploient les forces capitalistes pour exterminer leurs opposants. Raul Reyes avait été assassiné par les états-uniens et les français, qui lui avaient donné un téléphone satellite à des fins de négociations, sur lequel était en réalité braqué un missile guidé (Cette attaque a tué des civils au passage, et n’a pourtant pas choqué RSF ou les instances internationales «chargées de surveiller le terrorisme international».). Cela n’est pas sans rappeler la façon dont les russes se débarrassaient des leaders tchétchènes, ce que dénonçaient pourtant ses opposants de l’OTAN, qui aujourd’hui, pratiquent le même «sport».

http://futurrouge.files.wordpress.com/2010/02/cia1.jpgBref, en gros, Reporters Sans Frontières est incapable d’accuser ses amis, des mêmes accusations qu’elle laisse pourtant planer sur des États qui font exactement la même chose pourtant, même en moindre gravité. Par exemple, aux États-Unis d’Amérique, il est illégal de recevoir des matériaux subversifs, d’un État étranger, en vue de déstabiliser le gouvernement, ce que font pourtant les «dissidents cubains» que soutiennent les sbires d’RSF.  Aux États-Unis, il est condamnable de commettre des attentats terroristes, mais pourtant, Luis Posada Cariles jouit d’une liberté quasi-totale, et d’une protection mafieuse pratico légale. Ce dernier a pourtant fait exploser un avion bourré de civils, fait exploser des discothèques et des hôtels cubains, cela, avec le soutien inconditionnel de la CIA, donc des États-Unis d’Amérique. Pourquoi ici, RSF ne dénonce pas ce qui s’apparente à du «terrorisme», et à ce qui semble à tout de moins être, un «financement d’actes terroristes» de la part de Washington.

La réponse à ces questions est pourtant simple, et la provenance des fonds permettant à RSF d’opérer à travers le monde, renchérie cette réponse. RSF n’est pas une ONG et ne défend pas les libertés d’expression. Elle n’est qu’un paravent à l’organisation terroriste la mieux financée du monde, et la seule apte à opérer sans se faire accuser par quiconque. Elle est un portevoix pour les agents de la CIA et l’interprète de la cause bourgeoise internationale!

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Mensonges et vérités dans la guerre médiatique contre Cuba par Arnold August

Posted by sylvainguillemette sur 10 avril, 2010

(Source: http://www.voltairenet.org/article164842.html)

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Le traitement médiatique récent de la mort d’Orlando Zapata et de la manifestation des Dames en blanc, à Cuba, pose un vrai cas d’école : les imputations des médias dominants sont délibérément fausses. Il ne s’agit pas d’un mensonge véhiculé par un média particulier, mais d’une campagne massive à laquelle presque tous participent. Or aucune grande holding de presse ne trouve d’intérêt direct dans cette manipulation. Il s’agit uniquement d’un système politique qui se protège en dénigrant un modèle qui le conteste.

Manifestation des Dames en blanc à La Havane pour la libération des personnes condamnées pour espionnage au profit des Etats-Unis.

La guerre médiatique qui sévit actuellement contre Cuba — et qui semble destinée à un nouvel épisode — est basée sur quatre mensonges fondamentaux :
a) Les prisonniers cubains faisant l’objet d’une controverse ont été emprisonnés en raison de leurs convictions politiques [1] ;
b) Le prisonnier Orlando Zapata Tamayo, récemment décédé des suites d’une grève de la faim qu’il avait entreprise de son propre chef, était emprisonné pour des raisons politiques [2] ;
c) Tamayo est décédé en raison de négligence ou peut-être même de gestes délibérés de la part des autorités médicales et politiques de Cuba ;
d) Les Damas de Blanco (Dames en blanc) ont été harcelées physiquement par des citoyens, puis brutalement détenus par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane [3].
La majorité des médias de masse à la solde de l’oligarchie aux États-Unis, au Québec, au Canada et en Europe et au sein de l’Union européenne s’arrogent le droit de mentir sur Cuba ou sur d’autres pays qui, selon des critères déterminés par les normes de l’hémisphère nord, ne représentent pas des États « convenables » sur le plan politique. Mais pire encore, c’est que les médias issus du monopole ne croient même pas devoir répondre à cette accusation des plus graves.

Voici la transcription partielle d’une entrevue diffusée le 8 mars 2010 sur la chaîne HBO entre Bill Maher et Sean Penn, acteur et producteur hollywoodien (voir vidéo ci-dessous). Cette partie de la transcription aborde le thème des mensonges propagés par les médias. On parle ici d’Hugo Chávez, mais le procédé est le même pour toutes les victimes de campagnes diffamatoires.

— MAHER : Son image médiatique [celle de Chávez] est celle d’un bouffon. Or, toi, tu es déjà allé au Venezuela. Tu le connais, tu lui as parlé. Pour ma part, tout ce que je connais d’Hugo Chávez, c’est ce que j’en lis dans les médias. Un dictateur qui s’est emparé de plusieurs branches du gouvernement et qui voudrait être président à vie. Qu’est-ce que tu connais de lui que je ne connais pas, et qui pourrait attendrir mes sentiments face à cet homme ?
— PENN : Je crois que si vous préférez que 20 % d’une population puisse réaliser ses rêves, avoir une identité et être entendue, si cela vous convient que seuls 20 % y aient accès plutôt que les 80 % à qui Hugo Chávez en a offert la possibilité, alors vous pouvez le critiquer. Vous savez, il y a beaucoup de questions complexes qui dépendent strictement de notre point de vue. Ici, aux États-Unis, nous avons beaucoup de difficulté à concevoir ce qu’a pu être l’histoire du Venezuela, de l’Amérique latine et de bien d’autres endroits. Nous sommes très mono-culturels. De plus, nous sommes aveuglés par les médias. Par exemple, dans le cas d’Hugo Chávez. Selon vous, qui, aux États-Unis, pourrait se targuer d’avoir été élu démocratiquement à la suite de quatorze des élections les plus transparentes au monde, comme l’a été Hugo Chávez ? […] Le projet de collaboration en Haïti [avec Cuba et le Venezuela], lorsque l’on parle d’Hugo Chávez et d’autres personnalités que l’on représente comme des démons […] Parce que tous les jours, ce leader élu se fait appeler « dictateur » ici, et l’on acquiesce comme si de rien n’était ! Et l’on continue d’acquiescer. […]
— MAHER : Je dois me déplacer – vers le panel.
— PENN : Désolé.
— MAHER : Non, car nous allons vous réinviter un jour, que Chávez soit ou non un dictateur.

À l’écoute de cette émission, j’ai pu constater sans peine que Maher était profondément troublé par le commentaire de Penn. Une image vaut parfois mille mots. Ici, ceux-ci en disaient aussi long que les images. Maher a changé le sujet, prétextant qu’il devait passer la parole à un membre du panel. Or, ce n’était pas vrai. Il a simplement contourné le commentaire de Penn tout en échangeant quelques blagues avec lui. Il a affirmé qu’il allait le réinviter à son émission, « que Chávez soit ou non un dictateur ». Néanmoins, ce n’est pas de cela que Penn parlait. En effet, celui-ci a plutôt rejeté les accusations portées contre Chávez en se contentant d’établir les faits selon le critère employé par la frange dirigeante états-unienne elle-même, c’est-à-dire la victoire électorale. La question était et demeure donc la suivante : comment se fait-il que les médias issus du monopole puissent mentir impunément ? Comment peuvent-ils répéter des faussetés et s’en tirer à bon compte, tandis qu’aucune mesure n’est mise en place contre ceux qui pratiquent ce qu’on appelle le journalisme jaune ?

À la lumière de ce droit au mensonge autoproclamé, regardons de plus près les quatre points soulevés plus haut.

D’abord, les prisonniers en question n’ont pas subi leur procès ni été condamnés parce que leurs convictions politiques s’opposent à celles prônées par le système cubain. Cuba, comme la plupart des pays de l’hémisphère Nord, dispose de lois qui interdisent aux individus de collaborer avec une puissance étrangère au détriment de leur propre peuple. Considérons le cas des États-Unis à travers l’exemple suivant : le Bureau de contrôle des capitaux étrangers (Office of Foreign Assets Control, OFAC) est un organisme issu du département du Trésor et tire son autorité, entre autres, du Trading with the Enemy Act (loi sur le commerce avec l’ennemi). Chaque année, le président états-unien signe un mémorandum de prorogation à la Loi sur le commerce avec l’ennemi telle qu’elle s’applique au blocus des États-Unis contre Cuba. Par exemple, Obama l’a fait le 11 septembre 2009. Ainsi, non seulement en termes juridiques mais dans la réalité bien concrète, les États-Unis mènent une guerre non-déclarée contre Cuba afin d’en modifier le système politique. Selon le code pénal états-unien, article 115 intitulé « Trahison, sédition et subversion », la section 2381 stipule que tout citoyen états-unien qui « s’associe à ses ennemis [des États-Unis], en leur fournissant une aide et un soutien aux États-Unis ou ailleurs, est coupable de trahison et passible de peine de mort, ou d’une peine de prison supérieure à cinq ans et d’une amende supérieure à 10 000$. De plus, il lui sera interdit d’occuper une fonction officielle aux États-Unis. » En d’autres termes, un citoyen des États-Unis qui collabore avec un pays contre lequel ces derniers se considèrent en guerre afin d’appuyer cette puissance étrangère peut être condamné à mort.

Cuba, comme bien d’autres pays, dispose d’une législation semblable. En 2003, quelques citoyens cubains ayant subi été soumis à un procès équitable, ont été déclarés coupables et emprisonnés pour avoir travaillé en étroite collaboration avec la Section des intérêts des États-Unis à la Havane, laquelle leur avait fourni des fonds et du matériel afin de renverser les institutions constitutionnelles de l’île. Ces incidents ont été publiés et n’importe qui peut en vérifier l’exactitude.

Deuxièmement, Zapata a bel et bien subi un procès et été reconnu coupable, mais ce n’était aucunement pour des raisons politiques. Les médias de masse ne font que répéter ce dont ils veulent convaincre l’opinion publique. En réalité, depuis 1988, Zapata s’est adonné à toutes sortes d’activités criminelles, mais jamais rien de politique. À plusieurs reprises, il a été arrêté et reconnu coupable d’avoir troublé l’ordre public et par deux fois, d’avoir commis une fraude. Il est également coupable d’exhibitionnisme, de coups et blessures et de possession d’armes autres que des armes à feu. En 2000, il a fracturé le crâne d’un citoyen cubain et maintes fois fait preuve de violence contre les autorités carcérales pendant qu’il était emprisonné. Il a obtenu sa libération conditionnelle en mars 2003, onze jours avant que les soi-disant dissidents politiques ne soient arrêtés et qu’ils ne subissent leur procès. Le 20 mars 2003, il a commis un autre crime et fut à nouveau jeté en prison. Or, bien que ce dernier épisode soit tombé le même mois que le procès des soi-disant dissidents, il n’y est aucunement relié. Ce n’est qu’une coïncidence dont les dissidents et les États-Unis se sont servis pour présenter Zapata après coup comme un prisonnier politique. D’ailleurs, lors des très rares occasions où les médias de masse évoquent, ne serait-ce que vaguement, les déclarations de Cuba en ce qui a trait au véritable dossier criminel de Zapata, ils le font toujours dans des termes qui ridiculisent la crédibilité de la position cubaine, tout en omettant de fournir au public les renseignements cités plus haut, qui pourtant sont tous disponibles dans la presse de Cuba.

Troisièmement, Tamayo n’est pas mort en raison de la négligence ou de gestes délibérés de la part des autorités cubaines, ni médicales ni carcérales. Le 1er mars, un bulletin spécial présenté à la télévision cubaine lors des nouvelles quotidiennes exposait en détails les circonstances ayant conduit à sa mort. Cette vidéo circule toujours sur l’Internet pour les journalistes étrangers qui se soucient de véracité. Dans ce document, l’on peut voir des médecins, nutritionnistes et autres spécialistes cubains témoigner de leurs efforts pour sauver sa vie. Avec une grande rigueur scientifique, on y explique comment on l’a maintenu en vie à l’aide d’injections intraveineuses et autres méthodes. Néanmoins, lorsqu’un individu refuse de digérer sa nourriture, les organes vitaux amorcent un processus de détérioration irréversible qui conduit inévitablement à la mort, peu importe les efforts déployés pour sauver sa vie. Une psychologue a même témoigné de la façon dont elle avait essayé de le convaincre d’abandonner sa grève de la faim et d’adopter d’autres moyens pour faire entendre ses griefs. La vidéo montre également sa mère, qui affirme que son fils avait à ses côtés les meilleurs médecins cubains. Elle les a remerciés pour leur soutien. Enfin, un détail qu’il faut absolument prendre en compte : les déclarations de la mère furent enregistrées lors d’une discussion spontanée, sans qu’elle ne sache qu’elle était filmée. Voilà qui élimine tout soupçon voulant qu’elle ait fait ses déclarations sous la pression des autorités. Bien sûr, par la suite, elle a blâmé les Cubains pour la mort de son fils. Mais ce n’est là qu’un témoignage supplémentaire de la façon dont elle et Zapata furent manipulés par des forces politiques, et non une condamnation du traitement subi par le prisonnier.

Qui croire ? Pourquoi ne pas montrer la vidéo et permettre au public d’en tirer ses propres conclusions plutôt que de réitérer le même mensonge ? Pour ma part, après plusieurs visionnements du bulletin de nouvelles initial et de la vidéo diffusée sur Internet, j’ai constaté que les termes utilisés, les explications et le style des spécialistes cubains n’étaient rien d’autre que le prolongement d’un des attributs les plus remarquables de cette société et de sa culture politique. N’importe quel documentaliste ou journaliste non-Cubain qui travaille sur place et s’intéresse sérieusement à Cuba aura compris que cette nation est profondément humanitaire, et que l’être humain et la vie elle-même y sont tenus en très haute estime. L’humanité y est sacrée, et les valeurs qui s’y rattachent touchent tous les citoyens cubains sans aucune discrimination. Les commentaires et la sincérité démontrée par les spécialistes cubains représentent bien la vie quotidienne au pays. Et pour ceux d’entre nous qui la connaissent, le témoignage présenté à la télévision est tout à fait normal et naturel pour la société cubaine et ce, en toutes circonstances.

Néanmoins, il est important pour les médias de masse à la solde de l’oligarchie de garder cet aspect de la société cubaine à l’abri de l’opinion publique afin de pouvoir manipuler la situation à leur avantage lorsque les circonstances l’exigent. Ainsi, tandis que tous les yeux étaient rivés sur Haïti après le tremblement de terre du 12 janvier, les médias états-uniens, qui sont restés sur place 24 heures par jour pendant plusieurs semaines, ont réussi à trouver le moyen de cacher au public que des professionnels de la santé et autres spécialistes cubains travaillaient en Haïti depuis plus de onze ans, de la façon la plus désintéressée qui soit. D’ailleurs, à partir du 12 janvier, ces travailleurs ont non seulement continué d’offrir leur soutien mais l’ont même augmenté. Sean Penn a eu le courage d’en parler pendant l’entrevue. On s’imagine donc difficilement comment les journalistes états-uniens, qui disposaient pourtant de moyens à la fine pointe de la haute technologie, sont parvenus à ne jamais rencontrer un seul médecin ou spécialiste de la santé cubaine après tout le temps qu’ils ont passé en Haïti. On ne comprend pas non plus comment ils ont fait pour ne jamais croiser un seul des milliers d’Haïtiens ayant reçu des soins offerts par les missions médicales cubaines au cours des onze dernières années et pendant les semaines après le tremblement de terre. Cette omission est tout à fait délibérée car lorsque l’occasion se présente (comme actuellement dans le cas de la mort de Zapata et des événements qui en ont découlé), elle permet de convaincre plus facilement l’opinion publique du mensonge selon lequel les fonctionnaires médicaux et le système de santé cubains peuvent être impitoyables. Bien sûr, il est indéniable que des situations comme celle qui concerne Zapata n’ont rien à voir avec l’exemple haïtien cité plus haut. Néanmoins, lorsqu’une société tout entière ainsi qu’une profession comme la profession médicale se fondent sur l’humanité des individus et sur la préservation de la vie humaine, le principe s’applique à tous. Aucune exception n’est possible et ce, sous aucune considération.

Cuba est une société qui s’exerce à la patience et à l’éducation depuis plus de cinq décennies afin de tout mettre en œuvre pour réparer quelque tort que ce soit et régler ses problèmes. Que ce soit au niveau des CDR de quartier (Comités de Defensa de la Revolución), dans les assemblées municipales et les délibérations au sein des conseils populaires, dans les organes gouvernementaux les plus directement et intimement liés aux citoyens des quartiers ainsi que dans les centres de production et de services, ou encore pendant les sessions où les élus rendent des comptes à leurs électeurs, lors des discussions et consultations des commissions parlementaires ou dans les commissions de travail permanentes du parlement, au sein des centres de travail, tous les problèmes sociaux sont traités sous le signe de la patience, de la compréhension et de l’éducation, lesquelles constituent une part fondamentale de l’autocritique initiée par le système lui-même. Qu’il s’agisse des problèmes à régler au quotidien, ou même d’une violation mineure de la loi ou encore d’une infraction plus sérieuse, comme des crimes impliquant des individus ou de petits groupes, il est tout à fait remarquable de constater de visu la patience dont les Cubains font preuve, utilisant toujours l’éducation comme principal moyen de changer les comportements qui affectent la société. Dans ce contexte, le contenu de la vidéo cubaine où les professionnels de la santé affirment avoir tout fait pour sauver la vie de Zapata me semble tout à fait normal et plausible. C’est ainsi que se font les choses à Cuba.

Ce n’est pas par hasard si l’administration Bush a brusquement interrompu la plupart des visites éducatives à Cuba. En effet, une majorité écrasante des jeunes et de leurs professeurs cessaient immanquablement d’être dupes des mensonges des médias de masse et constataient à tout le moins cette réalité : Cuba est une société pacifique fondée sur la valeur de l’être humain, ce qui transcende toute autre considération puisque cette réalité demeure la même en toutes circonstances. C’est ainsi que les étudiants rentraient aux États-Unis avec une vision de Cuba située à l’extrême opposé de ce qu’en disent les médias de masse.

Le quatrième mensonge qui circule actuellement concerne les Damas de Blanco. On affirme qu’elles ont été harcelées par les citoyens puis violemment agressées par les autorités cubaines pendant leur manifestation du 18 mars à la Havane. Qui sont donc les Damas de Blanco et quelle est leur importance ? Depuis 1960, le gouvernement états-unien soutien officiellement l’implantation de « groupes d’opposition » à Cuba, lesquels entretiennent des liens étroits avec les États-Unis. Or, dernièrement, dans le document de juillet 2006 intitulé Commission d’assistance à un Cuba libre [4], on réitère que ces groupes nécessitent « des programmes bien financés pour les rendre plus opérants » et on souligne le besoin « d’arriver à un consensus international en faveur de ces groupes » (page 16). Plusieurs personnes et de nombreux groupements sont cités dans ce rapport : l’un d’eux est le Damas de Blanco. L’un des individus ayant très clairement reçu l’aval états-unien il y a près de quatre ans est Guillermo Fariña. À l’époque, selon le document en question, il « avait entrepris une grève de la faim de longue durée » (page 19). Aujourd’hui, au moment où j’écris ces lignes, il a entrepris une autre et se fait manipuler de la même façon que Zapata l’a été et l’est encore aujourd’hui.

Lorsque l’on parle de médias de masse, cela inclut You Tube ainsi que les rapports sur les derniers incidents concernant les Damas de Blanco. You Tube reflète la couverture médiatique biaisée et mensongère dont il est question dans cet article. Fabriquée à partir d’un montage d’extraits vidéo, d’images figées dont on ne sait si elles sont reliées avec les événements cités et de descriptions verbales à propos de confrontations, la vidéo fut ensuite montée de manière à donner une impression de violence. Néanmoins, il est possible de visionner la vidéo intégrale et sans montage qui fut présentée à travers le monde à la télévision, tout en ignorant le commentaire audio qui affirme à plusieurs reprises que les partisans pro-Cuba ont fait usage de violence à l’encontre des Damas de Blanco et que la police les a détenus brutalement. En réalité, même si les opposants aux Damas étaient absolument furieux et qu’ils hurlaient leur soutien à la Révolution, en aucun cas ils n’ont fait usage de violence. De la même manière, les policières qui ont fait monter les Damas dans des autobus de la ville pour ensuite les reconduire chez elles n’ont jamais violenté celles qui n’avaient pas été arrêtées. Même si les États-Unis reconnaissent et promeuvent officiellement les Damas de Blanco comme étant un véritable « groupe d’opposition » et que leurs liens avec eux sont d’une évidence irréfutable, jamais les autorités n’ont usé de violence à leur égard. Affirmer le contraire est un mensonge. Et le répéter dans l’espoir qu’on en vienne à le considérer comme une vérité est le genre d’hypocrisie que dénonçait Sean Penn lorsqu’il parlait de l’accusation répétée par les médias de masse à l’endroit d’Hugo Chávez, à l’effet qu’il s’agirait d’un dictateur.

Ceux qui ont été arrêtés et emprisonnés suite à leur procès, en 2003, ainsi que leurs défenseurs – dont les Damas de Blanco – ne sont pas en conflit avec le gouvernement cubain ni avec les gens qui descendent immanquablement dans la rue pour combattre ces petits groupes et défendre la Révolution, à cause des opinions politiques des « dissidents ». Le problème, c’est qu’ils collaborent avec une puissance étrangère (les États-Unis) au détriment de leur propre peuple et de leur propre pays. Actuellement à Cuba, et plus que jamais auparavant, les discussions ainsi que les débats en profondeur et à grande échelle vont bon train, que ce soit dans les médias, les familles, les quartiers, les organisations de masse ou les différents niveaux de pouvoir populaire. On discute ouvertement des opinions contraires concernant les mesures qui devraient être prises afin d’améliorer le système socio-économique cubain. Par exemple, il peut s’agir de mesures pour donner plus pouvoir aux représentants élus ainsi qu’aux fonctionnaires œuvrant dans les organes de l’État et du gouvernement, pour régler les problèmes de corruption (qu’on ne peut aucunement comparer à ceux auxquels sont confrontés les pays capitalistes, que ce soit en termes de l’ampleur ou de la nature des actes reprochés), de production et distribution de nourriture et de marchandises nécessaires à la population. Or, ces délibérations n’ont pas pour but de remplacer le système socialiste actuel par un système capitaliste, ni de faire de Cuba un satellite des États-Unis comme c’était le cas avant la Révolution. Les « groupes d’opposition » se sont volontairement exclus de cet important débat qui n’est pas dirigé contre le système actuel, lequel fut établi de manière constitutionnelle. Au contraire, ces discussions sont même encouragées par le leadership historique révolutionnaire qui désire sincèrement voir le peuple participer de plus en plus étroitement au perfectionnement de son propre système. Par conséquent, la position tout à fait marginale de « l’opposition » ou des soi-disant « dissidents » par rapport à la société cubaine en général n’est pas la faute du système cubain, pas plus qu’elle n’en révèle un vice qui devrait être éliminé. Les « groupes d’opposition » sont les seuls responsables de leur isolement total. Si ce n’était des campagnes médiatiques, des fonds états-uniens et des autres appuis qu’ils reçoivent, les « dissidents » ne mériteraient pas une seule minute d’antenne en ce qu’ils n’affectent aucunement la vie politique cubaine à quelque niveau que ce soit.

Les soi-disant dissidents cubains, qui sont complètement isolés, insignifiants et marginaux dans la société et la vie politique cubaines, sont des traîtres à la nation tout comme leurs homologues de Miami. Et les traîtres sont imprévisibles. Ils n’obéissent qu’à leurs propres intérêts et à leur mentalité opportuniste. Ils peuvent être à la solde de n’importe qui puisque c’est ainsi qu’ils gagnent leur vie. Les traîtres, par nature, sont capables de vendre leur âme. Les peuples d’Europe et des États-Unis, qui n’obtiendraient que des bénéfices d’un meilleur rapport avec Cuba, devraient se demander s’il est possible que Washington, Bruxelles et les médias à leur solde aient créé un monstre qui, en plus de leur échapper, est au service l’extrême-droite. Ces individus gagnent leur vie dans l’unique but de créer des tensions entre Cuba et le tandem Europe/États-Unis. Et ces tensions, par essence, entravent les relations normales qu’entretiennent les nations entre elles. Pour sa part, le président Obama devrait se servir de son intelligence afin de dévoiler les intentions de l’extrême-droite qui cherche à saboter son initiative pour améliorer les relations entre les deux pays. Dans ce contexte, les journalistes sérieux, les parlementaires sincères et ouverts d’esprit, les personnalités politiques, les leaders syndicaux et les intellectuels ne devraient-ils pas être conscients de toute cette duperie ?

Comment se fait-il que Cuba soit actuellement victime d’une autre campagne médiatique et des pressions de Washington et de Bruxelles ? Il y a plusieurs explications. L’une d’entre elles est peut-être le fait que la rencontre des 22 et 23 février 2010, réunissant tous les États de l’hémisphère sauf le Canada et les États-Unis, ait débouché sur un accord pour établir une organisation régionale favorisant l’intégration économique, politique et culturelle. Il s’agit d’un événement historique. Tout le monde sait que dès 1959, Cuba a été l’initiateur et sert encore aujourd’hui de base politique et morale pour la coopération régionale, en dépit de conditions des plus défavorables. Les États-Unis et la vieille Europe n’ont jamais pardonné à Cuba d’avoir pris cette initiative il y a plus de cinquante ans. Ils n’ont jamais admis que Cuba refuse de suivre la voie de la capitulation aux mains des Occidentaux comme l’ont fait l’ex-URSS et l’Europe de l’Est. Défendre Cuba et sa Révolution aujourd’hui signifie défendre toute l’Amérique latine et les Caraïbes dans leur noble initiative d’intégration. La mort de Zapata a eu lieu à un moment des plus opportuns. De plus, sa manipulation par l’Union européenne, ses médias de masse et ceux de l’Amérique du nord sert admirablement la tentative de renverser la nouvelle tendance régionale en attaquant son inspiration première et sa plus prestigieuse : Cuba. Dans le document de 2006 cité plus haut, on peut lire que les États-Unis sont préoccupés par « l’axe » Cuba-Venezuela en ces termes : « Ensemble, ces deux pays encouragent une tendance alternative rétrograde et anti-états-unienne pour l’avenir de l’hémisphère, laquelle trouve une résonance […] dans la région […] » (page 24). Dans ce contexte, les États-Unis affichent clairement leurs visées pour organiser, maintenir et promouvoir leurs propres groupes et initiatives individuelles voués à l’opposition cubaine.

Mais Cuba n’est pas seule. Au contraire, car malgré toutes les tentatives pour l’isoler depuis plus de cinquante ans, le pays n’a jamais occupé une place aussi centrale dans la politique régionale et mondiale. Cette dernière campagne médiatique, qui repose sur des mensonges et sur la distorsion du réel, n’aura d’autres conséquences que d’éveiller la conscience politique des peuples du monde pour leur démontrer comment fonctionnent les médias de masse à la solde de l’oligarchie, c’est-à-dire par le mensonge et la manipulation.

 Arnold August
Auteur, journaliste et conférencier spécialiste de Cuba. Livre Democracy in Cuba and the 1997-98 Elections. Chapitre « Socialism and Elections » du livre Cuban Socialism in a New Century : Adversity, Survival, and Renewal, (University Press of Florida, 2004) édité par les professeurs Max Azicri et Elsie Deal. Prochain volume Cuba : démocratie participative et élections au XXIème siècle (automne 2010 en français, anglais, et espagnol). Membre de la Latin American Studies

Association (LASA).

[1] « Les mercenaires cubains de la Maison-Blanche », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 27 septembre 2009.

[2] « Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er mars 2010.

[3] « Les « Dames en blanc » de Cuba », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 1er juin 2008.

[4] « Le nouveau plan de Bush pour renverser les institutions cubaines », par Salim Lamrani, Réseau Voltaire, 2 août 2006. On pourra télécharger sur cette page le rapport cité.

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Bush veut renverser Castro

Posted by Hugo Jolly sur 24 octobre, 2007

Drapeau de Cuba

George W. Bush a appelé mercredi la communauté internationale à joindre ses efforts à ceux des États-Unis pour précipiter le changement à Cuba à un moment où le «goulag tropical» de Fidel Castro touche à sa fin et où le mouvement démocratique va grandissant.

 

Dans ce discours à Washington conclu par un «Viva Cuba Libre» qu’il voulait prophétique, M. Bush a affirmé sa volonté de maintenir l’embargo américain sur Cuba jusqu’à un changement de régime.

 

Et il a annoncé la création d’un fonds international doté selon lui de plusieurs milliards de dollars pour favoriser la transition vers la démocratie.

 

Dénonçant en termes forts la répression des libertés et la «misère économique» cubaine, M. Bush a insisté sur l’importance du moment, parlant des «derniers soupirs d’un régime qui a échoué».

 

«Le moment est venu de soutenir le mouvement pour la démocratie qui est en train de grandir sur l’île (…) Le moment est venu pour le monde de laisser de côté ses différences et de préparer pour les Cubains une transition vers un avenir prometteur de liberté et de progrès», a dit M. Bush, entouré de proches de prisonniers politiques.

 

«Au moment où nous parlons, les appels à un changement fondamental se font plus nombreux sur l’île. Les manifestations pacifiques se répandent», a-t-il déclaré.

 

M. Bush entendait à l’évidence pousser le mouvement pour la démocratie à un moment où son vieil ennemi Fidel Castro est éloigné du pouvoir par la maladie depuis quinze mois.

 

Mais il a refusé l’éventualité que le changement se résume à «remplacer un dictateur par un autre».

«Le paradis socialiste est un goulag tropical», a-t-il dit.

 

À la veille de ce discours, le quatrième seulement de M. Bush entièrement consacré à Cuba et le premier depuis octobre 2003, Fidel Castro a accusé le président américain de vouloir «reconquérir Cuba par la force».

 

Le gouvernement américain a assuré qu’il ne s’agissait pas d’appeler les Cubains à se soulever contre le régime qui défie le grand voisin américain depuis près de 50 ans.

 

S’adressant directement aux Cubains pouvant écouter sur certaines radios et télévisions son discours, M. Bush a appelé les soldats, les policiers et les officiels cubains à «faire un choix»: «Quand les Cubains se dresseront pour réclamer leur liberté (…) défendrez-vous un régime en disgrâce et qui se meurt en recourant à la force contre votre propre peuple, ou vous joindrez-vous au désir de changement de votre peuple ?»

 

Selon M. Bush, les autres pays peuvent favoriser le changement par exemple en ouvrant leurs ambassades à La Havane aux dissidents et en leur donnant accès à l’internet.

 

De leur côté, les États-Unis sont prêts à permettre à des organisations non-gouvernementales de fournir aux Cubains cet accès à l’Internet et à inviter de jeunes Cubains qui bénéficieraient de bourses d’études, a-t-il dit.

 

Quant au fonds international, il financerait des prêts ou des subventions pour «reconstruire (le) pays».

 

Mais le bénéfice est sous conditions: au préalable, «le gouvernement cubain doit démontrer qu’il a adopté, par la parole et par les actes, les libertés fondamentales», a dit M. Bush.

 

L’embargo imposé en 1962 et renforcé par différentes dispositions interdisant aux Américains de faire des affaires avec Cuba restera en place «aussi longtemps que le régime maintiendra son monopole sur la vie politique et économique des Cubains», a-t-il dit.

 

Cet embargo est critiqué parce qu’il rendrait encore plus difficiles les conditions de vie des Cubains.

 

M. Bush a réfuté que la faute en incombe à l’embargo américain. La levée de l’embargo ne ferait qu’enrichir les dignitaires cubains, et les États-Unis sont le pays au monde qui octroie la plus importante aide humanitaire en veillant à ce qu’elle aille directement aux Cubains, a-t-il dit.

Source: LOZANO, Laurent. «Bush dénonce Cuba comme un ‘goulag tropical’», Cyberpresse.ca, 24 octobre 2007, http://www.cyberpresse.ca/article/20071024/CPMONDE/71024122/1014/CPMONDE.

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Condoleezza Rice et la «démocratie»

Posted by Libertad ! sur 13 octobre, 2007

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Condoleezza Rice est possiblement l’une des figures américaines les plus détestées de la planète avec Georges W. Bush et Dick Cheney. Elle nous parle sans cesse de «démocratie» et de «liberté». Mais dans quel sens ? Liberté d’exploiter les masses pour les propriétaires ? Démocratie bourgeoise pour les patrons ? Cette dernière dans laquelle les citoyenNEs ont reçoive la liberté de choisir entre des partis politiques qui se ressemblent tous ?

Récemment, elle critiquait durement la Russie et la «concentration du pouvoir dans les mains de Vladimir Poutine». Même si nous pouvons être en accord sur le fait que le gouvernement Poutine va parfois trop loin, elle est très mal placée pour l’accuser. Nous n’aimons nullement Poutine au Reactionism Watch, mais cela ne nous empêche pas de l’appuyer sur ses critiques contre Bush, ou bien quand il refuse l’implantation de bases militaires américaines près du territoire russe.

Le gouvernement, dont elle fait partie, concentre beaucoup les pouvoirs également. Nous pouvons prendre en exemple les pouvoirs spéciaux du président des États-Unis, ainsi que son «droit» de veto. Ceux-ci lui donnent la possibilité de passer outre les projets de lois de l’opposition, majoritaires au congrès. Les Républicains sont loin d’être un modèle de démocratie car ils préfèrent imposer des vetos plutôt que de suivre la volonté de l’opposition majoritaire et de la majorité de la population sur la question irakienne, ou sur la santé par exemple.

Deuxièmement, l’attaque contre l’Irak était illégale et totalement injustifiée. Nul n’a jamais trouvé la moindre trace d’armes de destructions massives (possiblement détruites après la première guerre du Golfe). Même si les États-Unis prétendent avoir donné la «démocratie» aux irakienNEs, la réalité est tout autre. Cette soi-disante «démocratie» ne tient pas debout, et les irakienNEs vivent en ce moment une guerre civile, en plus d’une constante agression de la part de la coalition.

En dernier lieu, cette sorcière appuie les coups d’États anti-démocratiques qui se sont fait en Palestine et au Venezuela. Pour les néo-conservateurs, ce n’est pas compliqué. Selon eux, lorsque la population vote pour le parti conservateur pro-américain, il s’agit là d’un progrès social et du triomphe de la démocratie, mais quand elle vote en faveur d’un parti socialiste qui s’oppose à l’impérialisme militaire, il s’agit là d’une «tragédie» ou d’une élection «truquée et illégitime». Parfois même, ceci est qualifié de « menace socialiste » !

==> En savoir plus

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Bush veut éliminer Chavez

Posted by Hugo Jolly sur 29 juillet, 2007

Selon le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Nicolas Maduro, la vie du président Hugo Chavez serait en danger. M. Maduro a affirmé mercredi que le président étasunien «avait donné des ordres contre» le «comadante» Chavez.

Lors de la cérémonie de célébration du 440e anniversaire de la fondation de Caracas, le ministre a précisé que «chaque jour qui passe, les menaces contre la vie du « comandante » Hugo Chavez se font plus dangereuses […] Nous savons de bonnes sources, de sources directes que Bush a donné des ordres contre le président Chavez et contre la paix des Vénézuéliens».

Hugo Chavez entretient des liens très serrés avec Fidel Castro, son mentor, et tout comme celui-ci, il confronte verbalement le gouvernement Bush régulièrement. Il soutient d’ailleurs que la CIA oeuvre à son élimination… comme ils l’ont fait déjà à plusieurs reprises.

Le Vénézuela est bien sur une menace pour la paix mondiale puisque selon Bush «Chavez est pire qu’Hitler»… Je crois que ce cher George aurait peut-être besoin d’une leçon d’histoire…

==> Cette nouvelle sur Cyberpresse

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L’oppression américaine dans l’histoire.

Posted by Libertad ! sur 12 juillet, 2007

Voici un document et un vidéo fort pertinent qui montre comment les États-Unis ne sont pas le pays « défenseur de la démocratie » qu’ils disent être. Le document publié sur le site Agenda Militant montre que le gouvernement américain est responsable de la mort de plusieurs millions de personnes, de façon directe ou indirecte, ainsi que les nombreux coups d’États fait contre des gouvernements élus démocratiquement comme au Chili. N’oublions pas aussi qu’ils ont été une source de financement pour des génocides comme au Cambodge durant le règne du sanguinaire Pol Pot ou de son aide militaire à des régimes tout aussi réactionnaires qui excellent dans l’impérialisme comme Israel.

Liste établie par Zoltan Grossman

Ce qui suit constitue une liste partielle des interventions militaires américaines de 1890 à nos jours. Elle n’inclut pas:

Présence obligatoire de la police militaire lors de manifestations. Mobilisations de la Garde nationale. Déploiements de la force navale au large des côtes nationales. Renforcement du personnel des ambassades. Emploi de personnel n’émargeant pas au Département de la Défense (tels les DEA). Exercices militaires. Mobilisations sans but de combattre.Stationnement permanent de forces armées. Actions couvertes alors que les Etats-Unis n’y ont pas joué un rôle de commandement et de contrôle. Emploi de petites unités de libération d’otages. La plupart des recours à des troupes interposées. Pilotage par des Américains d’appareils étrangers. Assistance lors de désastres à l’étranger. Entraînement militaire et programmes de supervision n’impliquant pas participation directe à des combats. Programmes d’action civique et de nombreuses autres activités militaires.

Activités militaires américaines dans le monde
DAKOTA DU SUD 1890 (-?) Troupes, 300 Indiens lakota massacrés à Wounded Knee.

ARGENTINE 1890 Troupes, protection des intérêts à Buenos Aires.

CHILI 1891 Troupes et Marines, affrontements avec rebelles nationalistes.

HAÏTI 1891 Troupes, répression d’une révolte de travailleurs noirs dans l’île de Navassa revendiquée par les Etats-Unis.

IDAHO 1892 Troupes, l’armée réprime une grève dans les mines d’argent.

HAWAII 1893 (-?) Marine, troupes, royaume indépendant renversé, annexion du territoire.

CHICAGO 1894 Troupes, dislocation d’une grève du rail, 34 tués.

NICARAGUA 1894 Troupes, occupation pendant plusieurs mois de Bluefields.

CHINE 1894-95 Marine, troupes. Les Marines débarquent en pleine guerre sino-japonaise.

COREE 1894-96 Troupes, Marines cantonnés à Séoul durant la guerre.

PANAMA 1895 Troupes, les Marines de la Navy débarquent dans la province colombienne.

NICARAGUA 1896 Troupes, les Marines débarquent dans le port de Corinto.

CHINE 1898-1900 Troupes, la rébellion des Boxers combattue par des armées étrangères.

PHILIPPINES 1898-1910(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, 600.000 Philippins tués.

CUBA 1898-1902(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, la Navy y occupe toujours une base.

PUERTO RICO 1898(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, l’occupation se poursuit.

GUAM 1898(-?) Marine, troupes, territoire ravi à l’Espagne, toujours base militaire.

MINNESOTA 1898(-?) Troupes, l’armée défait les Indiens chippewa à Leech Lake.

NICARAGUA 1898 Troupes, les Marines débarquent dans le port de San Juan del Sur.

SAMOA 1899(-?) Troupes, bataille pour la succession du trône.

NICARAGUA 1899 Troupes, les Marines débarquent dans le port de Bluefields.

IDAHO 1899-1901 Troupes, l’armée occupe la région minière de Coeur d’Alene.

OKLAHOMA 1901 Troupes, l’armée mate une révolte d’Indiens creek.

PANAMA 1901-14 Marine, troupes, sécession cvis-à-vis de la Colombie 1903, annexion zone du Canal 1914-99.

HONDURAS 1903 Troupes, les Marines interviennent dans la révolution.

REPUBLIQUE DOMINICAINE 1903-04 Troupes, protection des intérêts américains dans la révolution.

COREE 1904-05 Troupes, les Marines débarquent dans la guerre russo-japonaise.

CUBA 1906-09 Troupes, les Marines débarquent en pleine élection démocratique.

NICARAGUA 1907 Troupes, « Diplomatie du dollar », instauration d’un protectorat.

HONDURAS 1907 Troupes, les Marines débarquent au cours de la guerre contre le Nicaragua.

PANAMA 1908 Troupes, les Marines interviennent au cours d’une contestation électorale.

NICARAGUA 1910 Troupes, les Marines débarquent à Bluefields et Corinto.

HONDURAS 1911 Troupes, protection des intérêts américains durant la guerre civile.

CHINE 1911-41 Marine, troupes, occupation permanente avec escarmouches.

CUBA 1912 Troupes, protection des intérêts américains à La Havane.

PANAMA 19l2 Troupes, les Marines débarquent durant des élections mouvementées.

HONDURAS 19l2 Troupes, Marines, protection des intérêts économiques américains.

NICARAGUA 1912-33 Troupes, bombardements, 20 ans d’occupation, combats contre diverses guérillas.

MEXIQUE 19l3 Marine, les sujets américains sont évacués pendant la révolution.

REPUBLIQUE DOMINICAINE 1914 Marine, combats contre les rebelles pour Santo Domingo.

COLORADO 1914 Troupes, dislocation par l’armée d’une grève de mineurs.

MEXIQUE 1914-18 Marine, troupes, série d’interventions contre les nationalistes.

HAITI 1914-34 Troupes, bombardements, occupation de 19 ans après révoltes.

REPUBLIQUE DOMINICAINE 1916-24 Troupes, 8 ans d’occupation par les Marines.

CUBA 1917-33 Troupes, occupation militaire, protectorat économique.

PREMIERE GUERRE MONDIALE 19l7-18 Marine, troupes, torpillage navires, guerre contre l’Allemagne.

RUSSIE 1918-22 Marine, troupes, cinq débarquements pour combattre les bolcheviks.

PANAMA 1918-20 Troupes,  » devoir de police  » durant troubles après élections.

YOUGOSLAVIE 1919 Troupes, les Marines interviennent au profit de l’Italie contre les Serbes en Dalmatie.

HONDURAS 1919 Troupes, les Marines débarquent au cours d’une campagne électorale.

GUATEMALA 1920 Troupes, deux semaines d’intervention contre unionistes.

VIRGINIE OCCIDENTALE 1920-21 Troupes, bombardements, l’armée intervient contre des mineurs.

TURQUIE 1922 Troupes, combats contre les nationalistes à Smyrne (Izmir).

CHINE 1922-27 Marine, troupes, déploiements au cours des révoltes nationalistes.

HONDURAS 1924-25 Troupes, deux débarquements durant troubles électoraux.

PANAMA 1925 Troupes, les Marines répriment une grève générele.

CHINE 1927-34 Troupes, les Marines stationnent un peu partout dans le pays.

SALVADOR 1932 Envoi de navires de guerre durant la révolte de Faribundo Marti.

WASHINGTON DC 1932 Troupes, l’armée met un terme à la protestation en faveur des primes pour les vétérans de la Première Guerre Mondiale.

SECONDE GUERRE MONDIALE 1941-45 Marine, troupes, bombardements, frappes nucléaires, 3 années de combats contre l’Axe ; plus de 200.000 victimes lors des premières frappes nucléaires.

DETROIT 1943 Troupes, l’armée mate une rébellion noire.

IRAN 1946 Menace nucléaire, les troupes soviétiques se voient intimer l’ordre de quitter le Nord (Azerbaïdjan iranien).

YOUGOSLAVIE 1946 Réponse navale après qu’un appareil américain est abattu.

URUGUAY 1947 Menace nucléaire, déploiement de bombardiers (étalage de puissance).

GRECE 1947-49 Commandement des opérations, direction des forces d’extrême droite durant la guerre civile.

CHINE 1948-49 Troupes, les Marines évacuent les ressortissants américains avant la victoire communiste.

ALLEMAGNE 1948 Menace nucléaire, des bombardiers à capacité nucléaire surveillent le pont aérien vers Berlin.

PHILIPPINES 1948-54 Commandement des opérations, la CIA dirige la guerre contre la rébellion des Huk.

PUERTO RICO 1950 Commandement des opérations, rébellion en faveur de l’indépendance écrasée à Ponce.

COREE 1950-53 Troupes, marine, bombardements, menaces nucléaires, les EU et la Corée du Sud combattent la Chine et la Corée du Nord, c’est l’impasse, menace de bombe atomique en 1950 et contre la Chine en 1953. Bases américaines toujours en Corée du Sud.

IRAN 1953 Commandement des opérations, la CIA renverse la démocratie et installe le shah au pouvoir.

VIETNAM 1954 Menace nucléaire, offre de bombes aux Français pour qu’ils l’utilisent durant leurs opérations militaires.

GUATEMALA 1954 Commandement des opérations, bombardements, menace nucléaire, la CIA dirige l’invasion des exilés après que le nouveau gouvernement a nationalisé les terres appartenant à des compagnies américaines ; bases de bombardiers au Nicaragua.

EGYPTE 1956 Menace nucléaire, les troupes soviétiques sont priées de se tenir à l’écart de la crise de Suez ; les Marines évacuent les étrangers.

LIBAN 1958 Troupes, marine, occupation navale contre les rebelles.

IRAK 1958 Menace nucléaire, Irak est mis en garde contre une invasion du Koweït.

CHINE 1958 Menace nucléaire, la Chine est priée de ne pas débarquer sur les îles taïwanaises.

PANAMA 1958 Troupes, des protestations contre le drapeau se muent en conrontations.

VIETNAM 1960-75 Troupes, marine, bombardements, menaces nucléaires, combats contre la révolte au Sud-Vietnam et contre le Nord-Vietnam ; 1 à 2 millions de tués au cours de la plus longue des guerres américaines, menaces de bombes atomiques en 1968 et 1969.

CUBA 1961 Commandement des opérations, la CIA dirige une invasion d’exilés, cuisant échec.

ALLEMAGNE 1961 Menace nucléaire, alerte durant la crise du Mur de Berlin.

CUBA 1962 Menace nucléaire, marine, blocus naval durant la crise des missiles ; c’est presque la guerre contre l’URSS.

LAOS 1962 Commandement des opérations, mise sur pied d’une armée durant la guerre de guérilla.

PANAMA 1964 Troupes, des Panaméens sont abattus alors qu’ils réclament la restitution du canal.

INDONESIE 1965 Commandement des opérations, un million de morts dans le coup d’Etat militaire orchestré par la CIA.

REPUBLIQUE DOMINICAINE 1965-66 Troupes, bombardements, les Marines débarquent durant une campagne électorale.

GUATEMALA 1966-67 Commandement des opérations, les Bérets verts interviennent contre les rebelles.

DETROIT 1967 Troupes, l’armée intervient contre des Noirs, 43 tués.

ETATS-UNIS 1968 Troupes, après l’assassinat de Martin Luther King, 21.000 soldats dans différentes villes.

CAMBODGE 1969-75 Bombardements, troupes, marine. Quelque 2 millions de morts en sept ans de bombardements, de famine et de chaos politique.

OMAN 1970 Commandement des opérations, les USA dirigent l’invasion de la marine iranienne.

LAOS 1971-73 Commandement des opérations, bombardements, les USA dirigent l’invasion sud-vietnamienne, carpet-bombing des campagnes.

DAKOTA DU SUD 1973 Commandement des opérations, l’armée dirige le siège de Wounded Knee contre les Indiens lakota.

MOYEN-ORIENT 1973 Menace nucléaire, alerte mondiale durant la guerre du Moyen-Orient.

CHILI 1973 Commandement des opérations, coup d’Etat soutenu par la CIA contre président marxiste élu (Salvador Allende).

CAMBODGE 1975 Troupes, bombardements au gaz, capture de navire, 28 morts dans un accident d’hélico.

ANGOLA 1976-92 Commandement des opérations, la CIA aide les rebelles soutenus par l’Af. du Sud.

IRAN 1980 Troupes, menace nucléaire, bombardement avorté, raid pour délivrer les otages de l’ambassade ; 8 soldats meurent dans un accident d’hélico. Les Soviétiques avertis de ne pas s’impliquer dans la révolution.

LIBYE 1981 Jets de la Marine, deux appareils à réaction libyens abattus durant des manoeuvres.

SALVADOR 1981-92 Commandement des opérations, conseil des troupes, survols, aide à la guerre contre les rebelles, des soldats brièvement impliqués dans une prise d’otages.

NICARAGUA 1981-90 Commandement des opérations, marine, la CIA dirige les invasions d’exilés (contras), largues de mines portuaires contre la révolution.

LIBAN 1982-84 Marine, bombardements, troupes, les Marines expulsent l’OLP et soutiennent les phalangistes, la marine bombarde et arrose d’obus les positions musulmanes et syriennes.

HONDURAS 1983-89 Troupes, des manoeuvres assistent la construction de bases à proximité des frontières.

GRENADE 1983-84 Troupes, bombardements, invasion quatre ans après la révolution.

IRAN 1984 Jets, deux jets iraniens abattus au-dessus du golfe Persique.

LIBYE 1986 Bombardement, marine, frappes aériennes pour renverser le gouvernement nationaliste.

BOLIVIE 1986 Troupes, l’armée assiste des raids dans la région de la cocaïne.

IRAN 1987-88 Marine, bombardements, les USA interviennent aux côtés de l’Irak dans la guerre.

LIBYE 1989 Jets de la marine, deux jets libyens abattus.

ILES VIERGES 1989 Troupes, St. Croix :émeutes noires après l’assaut.

PHILIPPINES 1989 Jets, couverture aérienne fournie au gouvernement contre éventuel coup d’Etat.

PANAMA 1989-90 Troupes, bombardement, le gouvernement nationaliste est destitué par 27.000 soldats, les dirigeants sont arrêtés, 2000 morts et plus.

LIBERIA 1990 Troupes, les étrangers sont évacués durant la guerre civile.

ARABIE SAOUDITE 1990-91 Troupes, jets, l’Irak est contré après son invasion du Koweït ; 540.000 hommes stationnés à Oman, au Qatar, à Bahrain, dans l’UEA, en Israël.

IRAQ 1990-? Bombardements, troupes, marine, blocus de l’Irak et des ports jordaniens ; 200.000 morts et plus lors de l’invasion de l’Irak et du Koweït, zone d’interdiction de vol sur le Nord kurde, sur le Sud chiite, destruction à grande échelle des équipements militaires irakiens.

KOWEÏT 1991 Marine, bombardements, troupes, le famille royale du Koweït est réinstallée sur le trône.

LOS ANGELES 1992 Troupes, l’armée et les Marines sont déployés contre les émeutes antipolicières.

SOMALIE 1992-94 Troupes, marine, bombardements, l’occupation des Nations unies durant la guerre civile : sous la direction des USA, raids contre une faction de Mogadiscio.

YOUGOSLAVIE 1992-94 Marine, blocus de l’Otan contre la Serbie et le Montenegro.

BOSNIE 1993-95 Jets, bombardements, zone d’interdiction de vol surveillée durant la guerre civile ; avions abattus, bombardements des Serbes.

HAITI 1994-96 Troupes, marine, blocus contre le gouvernement militaire, les troupes réinstallent le président Aristide trois ans après le coup d’Etat.

CROATIE 1995 Bombardements de la Krajina, les aérodromes serbes attaqués avant l’offensive

ZAIRE (CONGO) 1996-97 Troupes, Marines dans les camps de réfugiés hutu, dans la zone où commence la révolution.

LIBERIA 1997 Troupes, soldats sous le feu durant l’évacuation des étrangers.

ALBANIE 1997 Troupes, soldats sous le feu durant l’évacuation des étrangers.

SOUDAN 1998 Attaques par missiles d’une usine pharmaceutique supposée être une usine névralgique ‘terroriste’ de fabrication de gaz. Plus de 30.000 civils tués. Les USA bloquent l’enquête de l’ONU au Conseil de sécurité des Nations unies.

AFGHANISTAN 1998 Attaques par missiles contre les anciens camps de la CIA utilisés par les intégristes musulmans supposés avoir attaqué des ambassades.

IRAQ 1998-? Bombardements, missiles, quatre jours de frappe aériennes intensives après que les inspecteurs de l’armement soupçonnent les Irakiens de faire obstruction.

YOUGOSLAVIE 1999-? Bombardements, missiles, lourdes frappes aériennes de l’OTAN après que la Serbie refuse de se retirer du Kosovo.

YEMEN 2000 Marine, attentat suicide à la bombe contre le navire USS Cole.

MACEDOINE 2001 Troupes, les troupes de l’OTAN se déplacent et désarment en partie les rebelles albanais de l’UCK.

ETATS-UNIS 2001 Jets, marine, réponse aux attentats sur détournements.

AFGHANISTAN 2001 Mobilisation massive des Etats-Unis pour attaquer les taliban et Bin Laden. La guerre pourrait s’étendre à l’Irak, au Soudan et ailleurs encore.

Sources

Parmi les sources utilisées, outre des rapports d’infos, il y a les Archives du Congrès (23 juin 1969), 180 débarquements, par la Section Histoire de l’U.S. Marine Corps, Ege & Makhijani dans Counterspy (Juillet-août 1982), et Daniel Ellsberg dans Protest & Survive. « Exemples de recours aux Forces américaines à l’étranger, 1798-1993 » par Ellen C. Collier du Service des Recherches de la Bibliothèque du Congrès.

Elle n’inclut pas la guerre en Irak, car cette liste a été possiblement faite en 2001. Nous pourrions également inclure sa récente contribution au coup d’État du Fatah contre le Hamas, élu démocratiquement.

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